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Category:

Monde

À la UneMonde

Gaza: les efforts diplomatiques se poursuivent pour arracher une insaisissable trêve

by Sam's Londele 17 août 2024
written by Sam's Londele

Au Moyen-Orient, on n’a jamais été aussi proches d’un accord permettant une trêve, affirme le président américain Joe Biden. Selon la déclaration conjointe qui a été publiée à Doha, les États-Unis proposent un projet pour rapprocher les positions. Et les parties devraient se retrouver la semaine prochaine dans la capitale égyptienne pour finaliser un accord. « Dire qu’on approche d’un accord de trêve est une illusion », a cependant déclaré, samedi 17 août, un haut responsable du Hamas. 

Dans l’entourage du Premier ministre israélien Netanyahou, on souligne qu’il n’y a pas de nouvelles exigences israéliennes. Les négociations achoppent toujours sur deux points principaux qu’Israël présente comme des conditions essentielles. La question du « corridor de Philadelphie » que les Israéliens veulent continuer à contrôler. Il s’agit d’une bande de territoire qui longe la frontière avec l’Égypte au sud de l’enclave palestinienne.

Et également le retour des Gazaouis du sud vers le nord de la bande de Gaza. Par ailleurs, et c’est un troisième point, l’identité des détenus palestiniens qu’Israël devra libérer dans le cadre d’un accord pourrait mettre en danger la coalition du Premier ministre Netanyahou.

En Israël néanmoins, on parle de progrès significatifs qui ont été accomplis pendant cette session de pourparlers dans la capitale qatarienne sans pour pourtant qu’il n’y ait eu de percée majeure. Et on espère que les médiateurs vont réussir à convaincre le Hamas d’accepter cette position pour pouvoir mettre en œuvre un accord.

Le secrétaire d’État Antony Blinken attendu en Israël ce soir

Antony Blinken a une mission double lors de cette nouvelle visite qui a été retardée de quelques jours. Tout d’abord bien sûr peaufiner les détails de l’accord de trêve et des libérations des otages. Mais aussi des efforts pour éviter ou du moins temporiser la déflagration dans la région. Sa présence en Israël en cette période est en soi un message très fort adressé à l’Iran et au Hezbollah. Il doit rencontrer demain Benyamin Netanyahou. Et comme à chacune de ses visites depuis le 7 octobre il s’entretiendra avec les familles d’otages. Il entretient avec ces proches des 115 captifs des relations particulièrement chaleureuses.

RFI via CONGO PUB Online

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À la UneMonde

Bangladesh: la colère monte contre l’Inde, accusée de complicité avec Sheikh Hasina

by Sam's Londele 16 août 2024
written by Sam's Londele

Au Bangladesh, la colère monte contre New Delhi, accusé de complicité avec Sheikh Hasina. Depuis le 5 août, l’ex-dirigeante du Bangladesh est réfugiée en Inde, après un soulèvement contre son régime autoritaire. Alors que beaucoup aimeraient la voir jugée, les Indiens sont accusés de la protéger, mais aussi de répandre de fausses nouvelles concernant un génocide hindou dans le pays.

Parmi les ennemis jurés des manifestants à Dacca : Sheikh Hasina mais aussi l’Inde, qui lui offre l’asile après l’avoir reçue en grande pompe à plusieurs reprises.

« Nous voulons un Bangladesh libre et démocratique, confie Tarequl Islam, coordinateur des Democratic Student Forces. Pour cela, les services secrets de notre voisin doivent arrêter de vouloir contrôler notre pays. L’Inde oppresse notre peuple, elle a toujours soutenu Sheikh Hasina, qui est sa marionnette. Désormais, l’Inde fait courir de fausses informations sur le Bangladesh. C’est intolérable ! »

Cet étudiant fait référence au supposé génocide contre les hindous au Bangladesh depuis le départ de Sheikh Hasina. Une théorie que le Premier ministre indien Narendra Modi relaie depuis dix jours. Une grande manifestation a eu lieu ce vendredi à New Delhi contre ce génocide, malgré l’absence de toute preuve en ce sens.

« Les minorités au Bangladesh sont plus sûres que les minorités en Inde, estime Zillur Rahman, du Center for Governance Studies, à Dacca. Il faut faire très attention aux conspirations venues de notre voisin qui croit encore que nous sommes ses vassaux. Le Bangladesh doit se tourner vers le bloc occidental pour réduire le potentiel de nuisance de l’Inde. »

Le chef du gouvernement intérimaire Muhammad Yunus choisit pour l’instant l’apaisement. Il a assuré à l’Inde que la protection offerte à Sheikh Hasina n’entamerait pas ses relations avec le Bangladesh. Mais dans les rues, la pression monte pour demander son extradition.

RFI via CONGO PUB Online

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Thaïlande: Paetongtarn Shinawatra élue Première ministre par le Parlement

by Sam's Londele 16 août 2024
written by Sam's Londele

Le Parlement thaïlandais a élu, ce vendredi 16 août, Paetongtarn Shinawatra 31e Première ministre de ce pays (319 voix pour, 145 contre, 27 abstentions), après la destitution de son prédécesseur Srettha Thavisin. Elle devient, à 37 ans, la plus jeune cheffe du gouvernement et la deuxième femme Première ministre après sa tante Yingluck qui avait occupé cette fonction avant d’être renversée par un coup d’État.

Seulement deux jours après la destitution de son prédécesseur Srettha Thavisin par voie de justice pour des manquements à l’éthique, voilà Paetongtarn Shinawatra propulsée Première ministre de Thaïlande, la deuxième femme à occuper ce poste. C’est la plus jeune dirigeante qu’ait connue la Thaïlande depuis la fin de la monarchie absolue en 1932. Elle est l’héritière de la dynastie politique la plus puissante de Thaïlande, troisième enfant de Thaskin, l’ex-chef du gouvernement de 2001 à 2006, et nièce de Yingluck, première femme Première ministre de l’histoire du pays entre 2011 et 2014. Les deux avaient été renversés par un coup d’État.

Après l’annonce officielle du résultat du vote, elle a dit « espérer améliorer la qualité de vie et donner du pouvoir à tous les Thaïlandais », au cours d’une conférence de presse. Née à Bangkok en 1986, la nouvelle Première ministre a étudié l’hôtellerie au Royaume-Uni avant de prendre la tête de la branche hôtelière du groupe familial créé par son père, milliardaire. Mariée à un pilote de ligne et mère de deux enfants, Paetongtarn est une novice en politique, placée à la tête du parti Pheu Thai en octobre dernier. Déjà candidate au poste de première ministre, elle avait fait campagne l’an passé lors des élections législatives, au terme desquelles le Peu Thai avait formé un gouvernement de coalition. Critiquée pour son inexpérience, elle a répondu qu’elle consultait souvent son père, ombre inévitable de l’échiquier politique thaïlandais où tout se joue en coulisses. 

Et sa tâche, dit-elle, sera, comme son père, d’améliorer les conditions de vie de la population. Suivie par plus de 600 000 personnes sur Instagram, celle qu’on surnomme « Ung Ing », est aussi une star des réseaux sociaux. Elle partage volontiers des clichés de sa vie familiale et mondaine. Son pari sera de séduire les nouvelles générations, véritable enjeu de son mandat, après que la jeunesse a réclamé une refonte en profondeur du système. Il faudra également conserver les liens avec les électeurs plus âgés, fidèles à son père et éviter un nouveau putsch des militaires.

La candidate a indiqué jeudi qu’elle s’inscrivait dans la lignée de son prédécesseur, qui avait donné la priorité au tourisme et aux investissements étrangers pour relancer une croissance stagnante.

RFI via CONGO PUB Online

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Guerre Israël-Hamas: le président de l’Autorité palestinienne veut «se rendre à Gaza»

by Sam's Londele 15 août 2024
written by Sam's Londele

Mahmoud Abbas a déclaré ce jeudi 15 août son intention de « se rendre à Gaza » accompagné de plusieurs dirigeants palestiniens. Cette annonce a été faite devant le Parlement turc à Ankara, où il avait été invité à prononcer un discours. Mahmoud Abbas, qui ne s’est pas rendu dans la bande de Gaza depuis au moins une dizaine d’années, avait rencontré la veille le président turc Recep Tayyip Erdogan. Ce dernier s’efforce depuis dix mois de se positionner comme le principal défenseur des Palestiniens sur la scène internationale.

Face aux députés turcs et à Recep Tayyip Erdogan, tous vêtus d’un keffieh palestinien, Mahmoud Abbas a ainsi dévoilé son projet de se rendre à Gaza ce jeudi 15 août devant le Parlement turc à Ankara. Sans préciser de date, il a affirmé qu’il s’y rendra « avec tous [ses] frères de l’Autorité palestinienne ». « Nous n’avons plus d’autre solution. Même si c’est au prix de ma vie. Ma vie n’a pas plus de valeur que celle d’un enfant de Gaza », a-t-il ajouté, avant de déclarer également son souhait de se rendre à Jérusalem.

🇹🇷🇵🇸 Une ovation debout pour le président palestinien Mahmoud Abbas de la part de l’ensemble du Parlement turc alors qu’il entrait pour prononcer son discours.pic.twitter.com/0MG5lkRmzK— ICGeopolitics (@ICGeopolitics) August 15, 2024

Abbas tente de renforcer ses liens avec la Turquie

Lors de son intervention, Mahmoud Abbas a longuement remercié ses hôtes, en particulier Recep Tayyip Erdogan, qu’il a félicité pour son « rôle de premier plan » dans la défense des Palestiniens. Ces paroles visaient notamment à apaiser les tensions récentes, après que le président turc avait accusé Mahmoud Abbas d’avoir initialement décliné son invitation à s’exprimer au Parlement.

Pour la Turquie, cette invitation était une réponse symbolique à celle faite par le Congrès américain au Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu. Elle visait également à « rééquilibrer » la perception internationale face aux critiques qui accusent Erdogan d’être trop proche du Hamas, au détriment des autres factions palestiniennes, notamment le Fatah de Mahmoud Abbas.

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À Jérusalem, un ministre israélien d’extrême droite prie avec des fidèles juifs sur l’esplanade des Mosquées

by Sam's Londele 14 août 2024
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Le 9 du mois de Av, le jeûne marque la destruction des deux temples à Jérusalem-Est. Depuis des années, les visites de fidèles juifs se multiplient sur le Mont du Temple, l’esplanade des Mosquées, lieu saint pour les juifs comme pour les musulmans, en opposition aux règles du statu quo, un document qui remonte à 1852 et définit la réglementation religieuse. Une situation explosive avec la prière ce mardi 13 août du ministre de la Sécurité nationale d’extrême droite Itamar Ben-Gvir accompagné de quelque 3 000 fidèles. Les réactions de condamnation se sont multipliées.

Des fidèles juifs prient ce mardi à Jérusalem sur l’esplanade des Mosquées, le Mont du Temple, selon la tradition juive. Ils brandissent des drapeaux israéliens et chantent des prières et l’hymne national. Une violation flagrante des règles du statu quo sur ce lieu saint, et cela, sous les yeux indifférents de la police. Ils sont menés par le ministre d’extrême droite Itamar Ben-Gvir. « Il faut permettre la liberté de culte pour les juifs partout », affirme-t-il.

« Nous sommes à Tisha Be’av, ici sur le Mont du Temple. Nous marquons la destruction du Temple. Notre politique est de permettre les prières, dit Itamar Ben-Gvir. Nous devons gagner cette guerre contre le Hamas. Il ne faut pas aller à des négociations à Doha ou au Caire. Mais il faut les faire capituler. Qu’ils mettent les genoux à terre », poursuit-il. 

מסר חשוב מהר הבית, בתשעה באב: pic.twitter.com/9GYa5CZHHw

— איתמר בן גביר (@itamarbengvir) August 13, 2024

C’est une violation du droit international, proclament le ministre des Affaires étrangères de Jordanie et l’autorité palestinienne à Ramallah. La colère vient aussi de l’opposition israélienne qui estime que cette attitude en temps de guerre met en danger la vie des Israéliens.

Au sein de la coalition, les ultra-orthodoxes qui s’opposent aux visites de juifs sur le Mont du Temple s’interrogent sur leur partenariat avec Ben-Gvir et son parti. Le Premier ministre Benyamin Netanyahu affirme qu’il n’y a pas de politique privée d’un quelconque ministre dans ce lieu saint. Il s’agit clairement d’une violation du statu quo, souligne Benyamin Netanyahu.

دانت وزارة الخارجية وشؤون المغتربين، إقدام وزيرين متطرفين من الحكومة الإسرائيلية وأعضاء من الكنيست، اليوم، على اقتحام المسجد الأقصى المبارك/ الحرم القدسي الشريف تحت حماية شرطة الاحتلال الإسرائيلي، تزامناً مع اقتحامات المتطرفين الإسرائيليين وممارساتهم الاستفزازية وفرض قيود على… pic.twitter.com/zwFGGK381W

— وزارة الخارجية وشؤون المغتربين الأردنية (@ForeignMinistry) August 13, 2024

L’Union européenne a condamné avec force les « provocations » du ministre israélien. Les Nations unies dénoncent une « provocation inutile », tandis que les États-Unis jugent  « inacceptable » cette prière.  Le chef de la diplomatie américaine Antony Blinken a exhorté le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu à empêcher de futurs « actes de provocation », , fustigeant « le mépris flagrant » manifesté par le ministre.

PMO Statement:

It is the Government and the Prime Minister who determine policy on the Temple Mount.

There is no private policy of any minister – not the National Security Minister or any other minister – on the Temple Mount. Thus it has been under all governments of Israel.

— Prime Minister of Israel (@IsraeliPM) August 13, 2024

De son côté, la France a « condamné » une « nouvelle provocation inacceptable » après la prière conduite par le ministre israélien de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, sur le site hautement sensible de l’esplanade des Mosquées. Un communiqué du porte-parole du ministère des Affaires étrangères « appelle le gouvernement israélien à prendre toutes les mesures nécessaires pour faire respecter le statu quo historique sur les lieux saints à Jérusalem ».

Itamar Ben-Gvir, un ministre israélien issu de l’extrême droite radicale

Lieu saint pour les musulmans comme pour les juifs, l’esplanade des Mosquées est un site ultra-sensible. Elle est en principe régie par un statu quo qu’Itamar Ben-Gvir piétine régulièrement.

Itamar Ben-Gvir est une figure du kahanisme, une mouvance d’extrême droite radicale ouvertement raciste et officiellement interdite en Israël. Longtemps considérés comme des extrémistes marginaux, les tenants de ce courant politique sulfureux font aujourd’hui partie de la coalition de gouvernement, rappelle Nicolas Falez, du service International de RFI.

The EU strongly condemns the provocations by Israeli Min. Ben-Gvir who, during his visit to the Holy Sites, advocated for the violation of the Status Quo.

The EU reiterates its June #EUCO Leaders call for the Status Quo to be upheld, incl. with respect to Jordan’s special role.

— Josep Borrell Fontelles (@JosepBorrellF) August 13, 2024

Ministre de la Sécurité Nationale, Itamar Ben-Gvir est en charge de la police israélienne et aussi du service des prisons.  À ce titre, il est mis en cause par l’ONG israélienne B’Tselem qui vient de publier un rapport sur la torture des détenus palestiniens après le 7 octobre.

L’homme fait aussi parti de ces ultra-nationalistes religieux qui rêvent de reconstruire un Temple juif sur l’Esplanade des Mosquées à Jérusalem. Il s’y rend régulièrement, défiant le statu quo en place sur ce lieu vénéré par les Juifs comme par les Musulmans. Durant sa visite, Itamar Ben-Gvir a clamé « notre politique est de permettre les prières » au risque de jeter de l’huile sur une région déjà en feu.

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À la UneMonde

En Israël, malgré la menace imminente d’une attaque iranienne, les Israéliens célèbrent Tisha Bé’Av

by Sam's Londele 13 août 2024
written by Sam's Londele

Les États-Unis mettent en garde contre une attaque iranienne « significative » contre Israël, et ce, dès cette semaine, se joignant à plusieurs pays européens pour demander à Téhéran d’y « renoncer ». En réponse, l’Iran a rejeté mardi 13 août cet appel, affirmant qu’il ne demande pas l’« autorisation » pour riposter contre son ennemi juré, qu’il accuse d’avoir assassiné le chef du Hamas palestinien, Ismaïl Haniyeh, sur son sol.

Hier, le président iranien Massoud Pezeshkian déclarait que son pays avait le « droit de répondre » à toute agression contre lui. Et ce mardi matin, Téhéran a rejeté l’appel de pays occidentaux à renoncer à ses menaces contre Israël, affirmant qu’il ne demanderait pas l’ « autorisation » pour riposter contre son ennemi juré qu’il accuse d’avoir assassiné le chef politique du Hamas palestinien Ismaël Haniyeh sur son sol, le 31 juillet. Téhéran et ses alliés régionaux au Liban, en Irak et au Yémen assurent que cette attaque a été menée par Israël et menacent le pays de représailles armées.

Il faut cependant prendre ces déclarations avec prudence, pointe la correspondante de RFI à Jérusalem, Murielle Paradon. Des responsables américains ont déjà prédit plusieurs fois l’imminence d’une attaque, en donnant même des dates précises. Mais depuis l’assassinat d’Ismaël Haniyeh, et la veille de sa mort celle de Fouad Chokr, responsable militaire du Hezbollah au Liban, rien ne s’est passé. La grande contre-offensive annoncée n’a pas eu lieu.

Négociations pour un cessez-le-feu

Entre temps, les États-Unis ont renforcé considérablement leur présence militaire dans la région. Les Américains ont dépêché un sous-marin nucléaire et un porte-avions en Méditerranée orientale. Ils multiplient aussi les pressions diplomatiques. Selon la presse israélienne, Antony Blinken, le secrétaire d’État américain est attendu ce mardi soir dans la région.

De nouvelles négociations pour un cessez-le-feu à Gaza et pour la libération des otages, doivent en théorie démarrer jeudi. Mais pour l’instant, le Hamas ne semble pas vouloir y participer. Il préfère, dit-il, s’en tenir à un plan présenté il y a deux mois par Joe Biden.

Les Israéliens se préparent à une attaque imminente…

La situation va-t-elle dégénérer en une guerre plus globale ou laisser place à de nouvelles négociations ? Personne ne le sait vraiment. En Israël, en tout cas, on se tient prêt. L’armée affirme être à son plus haut niveau d’alerte. Sans pour autant donner de consignes supplémentaires à la population.

Dans le nord d’Israël, tout près de la frontière libanaise, la population vit avec les alertes aux roquettes quotidiennement, avec une grande lassitude. Notamment à Kiryat Shmona, où 90 % de la population a été évacuée depuis le 7 octobre, les habitants qui restent voudraient dans leur majorité qu’une guerre éclate rapidement et qu’on en finisse, afin que leurs familles qui sont parties puissent revenir.

tout en célébrant Tisha Bé’Av

À Jérusalem, c’était lundi soir le début de Tisha Bé’Av, un jour de jeûne en souvenir de la destruction des deux temples. Beaucoup de religieux priaient devant le Mur des lamentations. Certains se rappelant que la guerre de 1973 avait été déclenché un jour de commémoration, Yom Kippour. Cette année, la tension est encore plus forte que les années précédentes, comme le souligne Etan, kippa sur la tête, rencontré par RFI : « La destruction des deux Temples s’est passée à cette date, il y a des centaines et des milliers d’années. Et le contexte actuel pourrait également produire quelque chose de négatif pour le peuple juif. C’est arrivé par le passé, durant la guerre de Kippour, c’était un jour particulier de commémorations pour nous. Je pense que les Iraniens le savent, ils sont intelligents. Ils savent quel jour est important pour nous, ça rentrerait dans leur narratif ». Une attaque le jour de Tisha Bé’Av, il n’y croit pas trop et cela ne lui fait pas peur, dit-il. « Ça n’a pas de sens. Et on a vu tellement d’attaques au cours des dix derniers mois. Mon fils a été tué pendant cette guerre. Je n’ai plus peur. On n’a pas peur du tout. Cela fait presque 2000 ans qu’on commémore ce jour. Et il ne s’agit pas seulement de se souvenir, nous avons pour objectif de reconstruire un nouveau temple ».

Reconstruire un nouveau Temple, en haut du Mur des lamentations, cela signifierait raser l’esplanade des mosquées, un lieu saint pour les musulmans. C’est ce que réclament les ultra-nationalistes religieux, des extrémistes de plus en plus puissants en Israël. Le ministre israélien de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, colon d’extrême droite habitué des provocations, s’est filmé d’ailleurs filmé sur le site ce 12 août avec ses partisans. Plus de 2000 juifs ont prié, dansé et hissé le drapeau israélien sur l’esplanade, selon l’AFP. Mais à Tel Aviv, c’est une tout autre ambiance. Ce week-end, les plages étaient bondées et les gens faisaient la fête. Une insouciance peut être seulement de façade.

Les Israéliens ont conscience qu’une attaque de l’Iran et de ses alliés peut intervenir à tout moment. Ils sont inquiets, mais globalement, la population dit se sentir protégée par son armée, grâce au bouclier antimissile et à la présence de nombreux abris.

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La Russie assure avoir stoppé l’avancée ukrainienne dans la région de Koursk

by Sam's Londele 12 août 2024
written by Sam's Londele

Le ministère russe de la Défense a reconnu, lundi 12 août, que des troupes ukrainiennes avaient réalisé une percée d’environ 30 kilomètres à l’intérieur de la région de Koursk, au nord de la frontière russo-ukrainienne. Le gouvernement russe affirme toutefois être parvenu à stopper leur avancée et promet une réponse ferme à cette attaque. Le gouverneur de la région estime que 28 localités sont actuellement sous contrôle ukrainien.

Le gouverneur par intérim de la région de Koursk estime qu’à l’heure actuelle, 28 localités sont sous contrôle des forces ukrainiennes et que cette incursion a fait au moins 12 morts et 121 blessés. La zone d’évacuation des civils dans la région a été étendue. « Le centre régional des opérations a pris la décision d’évacuer les habitants » du district de Belovski, a indiqué sur Telegram Alexeï Smirnov. 

Un peu plus tôt ce lundi 12 août, l’armée russe a fait savoir dans un communiqué qu’elle avait stoppé les avancées des forces ukrainiennes sur son territoire. D’après ce document, des troupes déployées auparavant dans la région ukrainienne de Kharkiv lui ont permis d’empêcher ce qu’elle appelle « des tentatives de percées de groupes mobiles de blindés ennemis ». Ces soldats étaient soutenus par des frappes aériennes, de drones et d’artillerie.

Toujours selon la Défense russe, l’offensive ukrainienne serait bloquée à une trentaine de kilomètres au-delà de la frontière. L’armée russe affirme également que son aviation a frappé des troupes ukrainiennes, notamment dans la localité frontalière de Soudja en Russie, rapporte notre correspondant à Moscou, Jean-Didier Revoin.

Poutine veut « expulser l’ennemi », Belgorod en alerte

Ces attaques pourraient préfigurer la riposte de Moscou. Des milliers d’hommes et de nombreux blindés se trouveraient aux abords de la frontière du côté ukrainien. La diplomatie russe a d’ailleurs annoncé que la réponse des forces armées russes à cette incursion ukrainienne sur son sol serait forte et ne se ferait pas attendre. Maria Zakharova, sa porte-parole, s’est même dite convaincue que les auteurs et les organisateurs de ce qu’elle a qualifié de « crimes commis contre des civils en seront tenus pour responsables ». Le président Poutine a promis « d’expulser l’ennemi » de ces territoires, estimant que c’était une manière pour Kiev de chercher à « améliorer sa position de négociation à l’avenir ». 

Dans ce contexte, la Russie a également annoncé ce lundi l’évacuation des habitants d’un district dans la région de Belgorod, frontalière de l’Ukraine et voisine de celle de Koursk. « La matinée s’annonce alarmante chez nous : il y a des activités ennemies à la frontière du district de Krasnoïaroujski », a déclaré dans une vidéo sur Telegram le gouverneur de la région de Belgorod, Viatcheslav Gladkov. « Pour la sécurité de la vie et de la santé de notre population, nous commençons à déplacer » les habitants de ce district « vers des lieux plus sûrs », a-t-il précisé.

« Déplacer la guerre »

Après des mois de retraite face aux soldats russes sur le front oriental, l’Ukraine avait déclenché, mardi 6 août, une opération d’envergure inédite dans la région frontalière de Koursk, y prenant, selon des analystes, le contrôle de plusieurs localités. « L’objectif est d’étirer les positions de l’ennemi, de lui infliger des pertes maximales, de déstabiliser la situation en Russie […] et de transférer la guerre sur le territoire russe », a déclaré un responsable ukrainien du secteur de la sécurité, sous couvert d’anonymat.

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky avait, quant à lui, reconnu l’existence de cette offensive dans son allocution quotidienne samedi 10 août, expliquant que Kiev cherchait à « déplacer la guerre sur le territoire de l’agresseur ».

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Gaza: le Hamas veut l’application du plan Biden pour une trêve, les habitants fuient Khan Younès

by Sam's Londele 12 août 2024
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Le Hamas a réclamé dimanche 11 août la mise en œuvre du plan présenté par Joe Biden pour une trêve à Gaza « plutôt que de mener plus de négociations », à l’heure où des habitants fuient en masse Khan Younès, dans le sud du territoire, avant de nouvelles opérations israéliennes. 

Cet appel du mouvement palestinien intervient au lendemain d’un raid israélien sur une école, considéré comme l’un des plus meurtriers depuis le début de la guerre dans la bande de Gaza, déclenchée le 7 octobre par une attaque d’une ampleur inédite du Hamas sur le sol israélien.

Le 31 mai, le président américain avait annoncé un plan, présenté comme émanant d’Israël, prévoyant, dans une première phase, une trêve de six semaines accompagnée d’un retrait israélien des zones densément peuplées de Gaza et de la libération d’otages retenus dans le territoire palestinien et de prisonniers palestiniens détenus par Israël.

Le Hamas a appelé dimanche soir les médiateurs à « présenter une feuille de route » pour « appliquer » ce plan, « fondé sur la vision du (président américain Joe) Biden et les résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU », « plutôt que de mener plus de négociations ou d’amener de nouvelles propositions ».

Les pays médiateurs avaient appelé à la reprise le 15 août des discussions sur une trêve à Gaza, associé à la libération des otages. Israël a donné son accord, mais le Hamas n’avait pas clairement dit s’il participerait.

Des centaines de Palestiniens fuient des quartiers de Khan Younès

Tôt dimanche, Israël a appelé les civils à quitter la zone d’al-Jalaa (nord), définie auparavant comme zone humanitaire, poussant de nouveau sur les routes des familles souvent déjà déplacées plusieurs fois en plus de dix mois de guerre. L’armée a affirmé que le Hamas y avait « implanté une infrastructure terroriste » et qu’elle « s’apprêtait à mener des opérations ».   

À Gaza-ville, les secours s’activent encore au lendemain de la frappe israélienne qui, selon la Défense civile à Gaza, a tué 93 Palestiniens, dont des femmes et des enfants, dans une école abritant des déplacés, soulevant un tollé international.

« Il va nous falloir encore deux jours pour identifier les corps qui ont été déchiquetés », a affirmé le porte-parole de la Défense civile, Mahmoud Bassal.

Les Palestiniens regardent les dégâts sur le site d'une frappe israélienne sur une école abritant des personnes déplacées, dans le contexte du conflit Israël-Hamas, dans la ville de Gaza le 10 août 2024.

L’offensive israélienne de représailles à Gaza a fait au moins 39 790 morts, d’après des données du ministère de la Santé du gouvernement de Gaza, dirigé par le Hamas.

Régulièrement, les troupes israéliennes reviennent dans des zones dont elles s’étaient retirées face à la résurgence d’unités de combattants palestiniens. Dimanche, de nouveaux bombardements ont été menés sur Khan Younès. D’après des images de l’AFPTV, des Palestiniens ont afflué à l’hôpital Nasser de la ville après une frappe, convoyant des dépouilles et des blessés vêtus de T-shirts maculés de sang.

Ces derniers jours, plus de 75 000 personnes ont été déplacées dans le sud-ouest, selon l’agence de l’ONU en charge des réfugiés palestiniens (Unrwa).

D’autres secteurs dans le centre et le nord du territoire palestinien assiégé ont été visés au cours de la nuit. Au moins deux personnes ont été tuées, selon le Croissant-Rouge palestinien.

Trois morts au Liban

L’escalade militaire menace dans la région.

Dimanche, le Hezbollah a annoncé que trois de ses combattants avaient été tués dans des frappes israéliennes dans le sud du Liban, dont deux dimanche. L’armée a dit avoir frappé des infrastructures du mouvement pro-iranien.

La situation est encore plus explosive depuis l’assassinat le 31 juillet à Téhéran du chef du Hamas Ismaïl Haniyeh, attribué à Israël, et la mort le 30 juillet du chef militaire du Hezbollah Fouad Chokr, tué dans une frappe près de Beyrouth revendiquée par Israël.

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États-Unis: la tempête Debby révèle les vulnérabilités des États du sud-est

by Sam's Londele 9 août 2024
written by Sam's Londele

Aux États-Unis, cela fait maintenant six jours que la tempête tropicale Debby poursuit sa trajectoire le long de la côte est américaine. Au moins six personnes ont été tuées depuis le début de la semaine. Le coût des dégâts dû aux vastes inondations n’est pas encore connu, mais les scientifiques s’accordent d’ores et déjà pour dire que Debby aura mis en lumière les vulnérabilités des États du sud-est américain face au changement climatique.

La tempête tropicale Debby a apporté des pluies torrentielles et des tornades. De la Floride en passant par la Géorgie, la Caroline du Nord et la Caroline du Sud et jusqu’en Virginie : les États du sud-est américain accumulent à eux seuls tous les effets du changement climatique.

Nulle part ailleurs aux États-Unis, l’élévation du niveau de la mer est aussi rapide. Cela s’explique par le réchauffement des océans et l’affaissement du littoral. Mais la menace vient aussi du ciel : si le sud-est américain se situe traditionnellement sur la route des ouragans, les précipitations à l’automne ont presque doublé en 100 ans.

Les fortes chaleurs aggravées par l’humidité

Pour ne rien arranger, toute cette eau a de plus en plus de mal à infiltrer les sols. En cause, les États du sud-est connaissent une croissance démographique plus rapide que le reste du pays. En raison de l’afflux important de nouveaux résidents, les villes s’étalent et l’artificialisation des sols augmente.

Comme ailleurs, les températures ne cessent de grimper. Mais dans ces États du sud-est américain, les fortes chaleurs sont aggravées par l’humidité qui les rend particulièrement dangereuses pour les habitants.

Ce week-end, c’est le Canada qui s’attend à être touché par la tempête tropicale Debby.
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Bangladesh: dans les rues de la capitale, les habitants expriment un besoin de justice et de sécurité

by Sam's Londele 9 août 2024
written by Sam's Londele

Le Bangladesh s’est réveillé ce vendredi 9 août avec un nouveau gouvernement. À sa tête, Muhammad Yunus, prix Nobel de la paix et banquier des pauvres, a effectué un retour triomphal dans son pays. 

L’ambiance est calme, comme tous les vendredis, jour chômé au Bangladesh. Les quelques personnes croisées dans la rue expriment leur désir de changement mais aussi leur confiance dans ce que certains appellent « une révolution » et d’autres « une deuxième indépendance ».

« Ce que les étudiants et les gens dans leur ensemble ont accompli est le reflet de nos attentes. On voulait ce soulèvement massif. Le gouvernement de l’époque a essayé de présenter son peuple et l’opposition de manière général comme des extrémistes ou des terroristes. Mais le Bangladesh ce n’est pas ça. Ce qui se passe aujourd’hui reflète le ressentiment de la population par rapport à tout ce qu’elle a vécu ces quinze dernières années », explique Lalchand Badsha, 29 ans.

Une tâche lourde attend l’autorité de transition

Les personnes rencontrées souhaitent désormais que l’on se concentre sur les besoins de la population. Ils sont nombreux à avoir besoin de sécurité. Les forces de l’ordre ont déserté les rues et plus de 230 personnes sont mortes depuis la chute du régime lundi.

Un besoin de justice également se fait sentir pour les victimes des manifestations. Des rassemblements en leur mémoire sont prévus ce vendredi. Justice également pour les autres victimes du régime et les nombreux prisonniers politiques notamment.

Une tâche très lourde attend donc l’autorité de transition qui devra à la fois panser les plaies d’un pays meurtri par la violence mais surtout restaurer une démocratie très abimée par quinze années de gouvernance autocratique.


Face à l’absence de police, les habitants s’organisent autrement

Ciblés par certains pour leurs agissements, les policiers n’effectuent plus leurs missions, comme gérer le trafic. Alors manifestants, associations et citoyens s’organisent autrement. 

Trouver un feu rouge qui n’a pas été détruit durant les manifestations est devenue une mission presque impossible et cela a nettement aggravé une circulation déjà chaotique. « Il n’y a pas de loi pour l’instant contre les voitures ou les autres véhicules s’ils ne respectent pas les règles de sécurité. C’est un problème car les gens n’ont pas conscience du danger et ne sont pas vigilants », explique Fahim, volontaire au Croissant-Rouge dans un carrefour agité de la capitale.

Des étudiants font la circulation dans les rues de Dacca, au Bangladesh, le 8 août 2024.
Des étudiants font la circulation dans les rues de Dacca, au Bangladesh, le 8 août 2024. © Nicolas Rocca / RFI

Lima Akter Mim, 22 ans, étudiante, porte un gilet jaune et un sifflet à la bouche depuis lundi : « Là, dans ce camp, on m’a donné cette veste. Il n’y a plus de police qui s’occupe de la circulation. C’est pour cela que nous, les étudiants, nous remplaçons la signalisation. Tout le monde nous respecte et apprécie ce que l’on fait. »

À ses côtés, Fahan aussi se réjouit de la réaction des chauffeurs. « Les gens nous soutiennent avec de l’eau, de la nourriture et nous aident avec tout. On n’a aucun souci ou problème ! », dit-il. Finhaz a, lui, tenu à apporter des parapluies aux policiers de fortune. « Les étudiants accomplissent leurs missions sous le soleil. On s’est dit que c’était la meilleure chose à leur donner », pense-t-il. Tous assurent vouloir faire leur part pour la construction de ce qu’ils appellent « un nouveau Bangladesh ».

Avant Muhammad Yunus, plusieurs dissidents Nobel de la paix ont dirigé leur pays

Après les violences qui ont fait plus de 455 morts au Bangladesh, la place est à l’euphorie et à l’espoir. Ces derniers sont incarnés par l’économiste Muhammad Yunus, choisi par les leaders étudiants pour prendre les rênes du gouvernement provisoire. Celui qui est surnommé « le banquier des pauvres a obtenu le prix Nobel de la paix en 2006 pour avoir sorti des millions de personnes de la pauvreté grâce à sa méthode de micro-crédits proposés par sa banque, la Grameen Bank, pionnière en la matière.

Muhammad Yunus n’est pas le seul dissident au monde à accéder au pouvoir. Ces 35 dernières années, cinq personnalités ont été récompensées pour leur engagement pacifiste et humaniste avant de se hisser au pouvoir. Parmi elles, il y a trois Asiatiques. À commencer par Aung San Suu Kyi, l’opposante historique à la junte birmane, nobélisée en 1991, en résidence surveillée pendant des années, est finalement parvenue à la tête du pays avant un retour à la case prison suite au putsch de 2021.

Une autre figure incontournable est celle de José Manuel Ramos Horta, l’infatigable porte-parole de la résistance du Timor oriental à l’oppression du régime indonésien. Prix Nobel en 1996, Ramos Horta devient le chef de l’État insulaire en 2007.

Le Sud-Coréen Kim Dae-jung, condamné à mort, rescapé d’une tentative d’assassinat, a lui d’abord élu président en 1998 avant de recevoir le prix Nobel pour sa main tendue à la Corée du Nord. Sans oublier Nelson Mandela, le héros anti-apartheid sud-africain, qui après 27 ans de prison a été nobélisé en 1993 et est devenu l’année d’après le premier président noir élu démocratiquement.

En Europe enfin, le premier président de la Pologne post-communiste en 1990, Lech Walesa, avait été nobélisé dès 1983, en pleine lutte à la tête de son syndicat Solidarité.

RFI via CONGO PUB Online

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