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Monde

À la UneMonde

Dominé par les tensions géopolitiques, le sommet du G7 s’ouvre en Italie

by Sam's Londele 13 juin 2024
written by Sam's Londele

L’Italie accueille de jeudi 13 à samedi 15 le sommet du G7 à Borgo Egnazia, près de Bari, dans les Pouilles (sud-est). Au menu de ce regroupement des sept plus puissantes démocraties du monde, les tensions internationales autour de l’Ukraine ou de Gaza occuperont une place de choix. Il sera aussi question des rapports avec la Chine, la lutte contre le réchauffement climatique et la dette des pays en développement.

C’est sur un site enchanteur et loin des regards que se tient le sommet du G7, dans les Pouilles, au sud de l’Italie. En plus des pays historiques (États-Unis, Japon, Allemagne, France, Italie, Canada et Royaume-Uni), les dirigeants de l’Ukraine, de l’Inde, du Brésil, de l’Algérie, du Kenya et même le pape François sont invités à ce rendez-vous, rapporte notre envoyée spéciale à Bari, Aabla Jounaïdi.

Lors du premier G7 pour un souverain pontife, François aura plusieurs rendez-vous bilatéraux, comptant parler des dangers de l’intelligence artificielle non maîtrisée. Cela en plus d’appeler à la paix, alors que les pays seront en pleines discussions sur la recherche d’une trêve à Gaza.

Avoirs russes gelés

En plus du Proche-Orient, l’autre grand dossier est ukrainien. Le président Volodymyr Zelensky viendra en espérant entendre de bonnes nouvelles car les dirigeants du G7 se sont mis d’accord pour mettre à profit les avoirs gelés de la Russie afin d’aider financièrement l’Ukraine et son effort de guerre. Depuis des mois, les dirigeants occidentaux étaient divisés sur comment donner accès à Kiev à une partie des bénéfices générés par les avoirs russes gelés depuis deux ans.

Au total, 300 milliards de dollars de la banque centrale russe ont été rendus inaccessibles dans le monde. Certains États – comme l’Allemagne et même la France et l’Italie – s’inquiètent des conséquences légales, voire de la stabilité du marché européen, en cas de saisie pure et simple de ces sommes.

Interrogé la semaine dernière en France, le président américain Joe Biden a assuré avoir trouvé une solution. La proposition des États-Unis consiste à octroyer eux-mêmes un prêt de 50 milliards de dollars à Kiev d’ici la fin de l’année qui serait remboursé grâce aux profits générés par les avoirs russes en Europe.

Les 50 milliards de dollars garantiraient à Kiev le financement de son effort de guerre pour 2025. Cela en plus de ce qui existe déjà au niveau européen : la facilité européenne pour la paix et ses 11 milliards d’euros. L’accord entre chefs d’États trouvé, reste à voir les modalités pratiques de ce prêt de 50 milliards de dollars. Ce sera le travail des ministres des Finances du G7, confie une source à l’Élysée.

Dans ce cadre, les États-Unis ont annoncé mercredi 12 juin de nouvelles sanctions contre la Russie. Cette panoplie plus large vise notamment à empêcher Moscou de contourner les sanctions occidentales pour s’équiper en matériel technologique dans sa guerre contre l’Ukraine.

Via ces nouvelles sanctions, Washington vise également la Chine et son rapprochement économique avec la Russie, qui pourrait aider cette dernière dans la guerre. Les dirigeants du G7 pourraient interpeler directement Pékin dans une déclaration finale.

Meloni met l’immigration sur la table

En plus des questions de migrations et de l’accès à l’énergie, qui devraient être deux autres thèmes abordés, l’Italie a insisté pour inscrire l’Afrique et la méditerranée au menu des discussions. En évoquant le développement des pays africains, la présidente du Conseil italien Giorgia Meloni ne cache pas les ambitions de son pays et de son programme d’extrême droite anti-immigration.

L’Union africaine, l’Algérie, l’Égypte, la Tunisie, le Kenya et l’Afrique du Sud ne seront pas tous du voyage. Mais Giorgia Meloni a invité leurs dirigeants dans les Pouilles. La Première ministre avait réussi l’exploit d’en réunir une vingtaine déjà fin janvier à Rome, pour un sommet Italie-Afrique. Elle y avait présenté son plan « Mattei » pour l’Afrique. Ce dernier veut encourager le développement durable du continent via des investissements vertueux. Cela dans un objectif affiché de décourager les départs de migrants.

Des investissements à hauteur de 5,5 milliards d’euros avaient été annoncés dans une série de projets censés donner une large place aux infrastructures énergétiques car l’Italie veut toujours être la plaque tournante qui fait transiter le gaz, et bientôt l’hydrogène, entre les deux rives de la Méditerranée.

Dans les échanges annoncés, la société civile est remarquablement absente. Celle-ci est pourtant inquiète des conséquences potentielles de ces politiques pour le climat et pour les populations les plus vulnérables. Le financement de long-terme du développement dans les pays les plus pauvres et la restructuration de leur dette, seront des sujets sur la table également à Borgo Egnazia.

Influence italienne grandissante

La dirigeante italienne et hôte de l’événement profitera d’ailleurs d’une légitimité supplémentaire cette année, elle qui est confortée par le récent scrutin européen. Giorgia Meloni a été l’une des grandes gagnantes des Européennes : son parti Fratelli d’Italia a recueilli 28,8 % en Italie, soit le plus grand score.

En revanche, le président français Emmanuel Macron, souvent extrêmement investi dans ce genre de rassemblements internationaux, arrive affaibli par l’échec de son parti aux européennes et la perspective d’une victoire de l’extrême-droite lors des élections législatives anticipées qu’il a convoquées. Il aura donc une voix qui « ne pourra que très difficilement engager l’avenir, même à court terme, de la France », analyse Bertrand Badie, professeur émérite à Science Po Paris.

Après son échec aux Européennes et en raison des législatives anticipées, la voix d’Emmanuel Macron au G7 « ne pourra que très difficilement engager l’avenir même à court terme de la France », selon Bertrand Badie, professeur émérite à Science Po ParisHeike Schmidt

Un dispositif sécuritaire pléthorique déployé par l’Italie pour le G7, dont les contrôles aux frontières

Afin de garantir la sécurité du G7, l’Italie, qui assure sa présidence tournante, a réintroduit les contrôles aux frontières pour la période du 5 au 18 juin. Alors que l’extrême droite est au pouvoir à Rome, les autorités ont imposé des mesures drastiques, notamment dans les Pouilles, région du sud bordée par la mer Adriatique et la mer Ionienne et où les nombreux dirigeants se réunissent.

Le dispositif pour l’ordre public et la prévention du terrorisme mobilise près de 10 000 hommes, dont des policiers démineurs, des tireurs d’élite, des soldats, des pompiers, des scaphandriers et des experts des services de renseignement.

Parmi les équipements, on compte une myriade de caméras de surveillance installées entre Bari, Brindisi et Borgo Egnazia, le lieu du sommet. Particulièrement le contre-torpilleur Doria armé de missiles, des scooters de mer, des avions de reconnaissance, des hélicoptères et une multitude de drones.

Les résidents dans les zones « rouges » ne pourront circuler qu’avec des laissez-passer et les plages seront interdites à la baignade jusqu’au 16 juin. Le coût total pour protéger les dirigeants du G7 et les autres invités, dont le pape François et le président ukrainien Volodymyr Zelensky, s’élève à environ 25 millions d’euros.

RFI via CONGO PUB Online

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À la UneMonde

Après la réponse du Hamas, l’accord sur une trêve à Gaza reste introuvableX

by Sam's Londele 12 juin 2024
written by Sam's Londele

Au Proche-Orient, le Hamas a donné sa réponse aux États-Unis au sujet de l’accord de trêve avec Israël. Washington l’examine. L’État hébreu reste silencieux alors que la presse israélienne affirme que le Hamas a rejeté le plan. Le mouvement islamiste palestinien précise que sa réponse est « responsable, sérieuse et positive » et qu’elle « ouvre la voie à un accord ». 

La confusion est totale. Les positions des principaux acteurs engagés dans ces négociations pour un cessez-le-feu à Gaza et la libération des otages israéliens restent en effet ambiguës. Alors qu’Antony Blinken effectue ce 12 juin une nouvelle tournée au Moyen-Orient, le Hamas dit que sa réponse est positive, mais ce n’est pas un oui catégorique et définitif.

Le groupe armé palestinien aurait apporté des amendements à la proposition initiale, rapporte notre correspondant à Jérusalem, Sami Boukhelifa. Le Hamas a appelé à un « arrêt total de l’agression » israélienne à Gaza et proposé « notamment un calendrier pour un cessez-le-feu permanent et le retrait total des troupes israéliennes de la bande de Gaza », selon une source au fait des discussions.

Parmi les demandes du Hamas, « certains changements sont réalisables, d’autres ne le sont pas », a dit M. Blinken. « Voici, en résumé, où nous en sommes : il y avait sur la table un accord qui était presque identique à ce que le Hamas avait défendu le 6 mai. Un accord soutenu par le monde entier, un accord accepté par Israël, et auquel le Hamas aurait pu répondre d’un seul mot : « Oui ». Au lieu de ça, il a attendu presque deux semaines et a proposé davantage de changements, dont certains vont au-delà des positions qu’il avait prises et acceptées », a tancé Blinken. « Je pense que ce fossé peut être comblé », a toutefois indiqué le responsable américain, avant d’ajouter: « cela ne veut pas dire qu’il sera comblé car, en fin de compte, c’est le Hamas qui devra décider ». 

 Le plan présenté par M. Biden évoque une libération des otages détenus àGaza, un cessez-le-feu, une augmentation de l’aide humanitaire et la reconstruction de Gaza.

Des divergences en Israël sur l’attitude à adopter

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Les États-Unis se sont érigés en porte-parole du gouvernement de l’État hébreu. La Maison-Blanche tente ainsi de convaincre que le plan actuellement négocié est un plan israélien. Une posture qui vise à mettre les dirigeants israéliens à l’abri des critiques tout en faisant porter la responsabilité d’un échec au Hamas.

Une posture qui ne fait pas l’unanimité en Israël. Le pouvoir refuse d’endosser ce plan dont la paternité lui est attribuée par Washington. Le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahu, ne cesse en effet de répéter que la guerre à Gaza doit se poursuivre. Israël n’a encore jamais formellement accepté l’accord, le gouvernement estimant « incomplet » le plan présenté par M. Biden. Et le Premier ministre Netanyahu répète que ses conditions pour un cessez-le-feu permanent sont « la destruction des capacités militaires et de gouvernement du Hamas » et la libération « de tous les otages ».

Une source diplomatique explique : « Washington n’a aucun plan pour le jour d’après et refuse toutes les initiatives qui lui sont présentées par les partenaires arabes pour mettre un terme à la guerre à Gaza. Les Américains ont peur des répercussions que peuvent avoir leurs décisions en cette année d’élection présidentielle. Leur politique étrangère est ainsi dictée par des considérations électorales nationales ».

Ces dernières semaines, de nombreux chefs d’État et institutions internationales, comme lundi le Conseil de sécurité de l’ONU, ont exhorté les belligérants à s’entendre après plus de huit mois d’une guerre ayant dévasté la bande de Gaza et ébranlé l’idée que les Israéliens se faisaient de leur sécurité.

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À la UneMonde

France: la droite implose après la proposition de Ciotti d’une alliance entre les Républicains et le Rassemblement national

by Sam's Londele 11 juin 2024
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C’est une autre déflagration après la dissolution de l’Assemblée nationale. Sur la chaîne TF1, le président du parti conservateur Républicains (LR) Éric Ciotti a annoncé jeudi 11 juin qu’il souhaitait un accord avec le parti d’extrême droite Rassemblement national (RN) pour les élections législatives à venir. Une perspective qui semble exploser le parti de la droite traditionnelle.

C’est peut-être l’acte de décès des Républicains (LR) que vient de prononcer son patron Éric Ciotti en annonçant qu’il souhaitait un accord avec l’extrême droite du Rassemblement national (RN) pour les législatives à venir. Un accord auquel Jordan Bardella avait ouvert la porte dès lundi 10 juin. Les chefs de parti se sont parlés et ont donc topé, rapporte Valérie Gas du service politique de RFI.

Le RN veut élargir son socle et Éric Ciotti estime que les LR sont trop faibles et ont besoin d’alliance pour préserver un groupe à l’Assemblée. Les députés sortants qui le suivront n’auront donc pas de candidats RN face à eux. L’accord prévoit aussi ce qu’Éric Ciotti appelle des circonscriptions de conquête pour les LR.

L’objectif est ainsi de combattre le président Emmanuel Macron et former une nouvelle majorité : « un choix courageux », a tout de suite salué Marine Le Pen. « Quarante ans d’un pseudo-cordon sanitaire, qui a fait perdre beaucoup d’élections, est en train de disparaître », a fait valoir auprès de l’AFP la patronne des députés Rassemblement national à l’Assemblée nationale.

Si l’accord se concrétise, ce sera le premier de ce genre en France entre la droite et l’extrême droite. Le patron de LR a estimé que la droite avait besoin de cet accord pour préserver sa représentation à l’Assemblée nationale, qui compte aujourd’hui 61 députés, dont beaucoup ne sont pas sur la ligne du président du parti.

Une grande partie des responsables LR opposés à l’accord

Cette annonce marque en effet un point de non-retour pour une grande partie des responsables LR. Ceux-ci, dès avant la prise de parole d’Éric Ciotti, sont montés au créneau pour dénoncer toute alliance avec le parti de Marine Le Pen. De Xavier Bertrand à Jean-François Copé en passant par Valérie Pécresse, Olivier Marleix et même Laurent Wauquiez.

Ce dernier, qui est le président LR de la région Auvergne-Rhône-Alpes, a affirmé qu’il ne « croit pas » aux « alliances » et prône une ligne de « clarté » qui « ne trahit jamais » : « Je vois tous ceux qui sont en train de s’agiter pour faire des coalitions, pour faire des alliances, pour faire des petites combinaisons. Je le dis tout de suite : je n’y crois pas », a ajouté l’ancien patron de LR, qui a annoncé être candidat aux législatives à venir, dans son fief de Haute-Loire.

Le sénateur Bruno Retailleau s’est, lui aussi, désolidarisé en dénonçant une « ligne personnelle » d’Éric Ciotti, tout comme Gérard Larcher. Celui qui est le président des sénateurs LR a accusé Eric Ciotti d’avoir « menti » et de « déloyauté » : il « nous a menti dans un but sans doute personnel vis-à-vis de Nice, mais aussi dans un but qui était de nous placer dans une situation telle qu’on ne puisse pas se retourner », a déploré Bruno Retailleau.

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Volodymyr Zelensky en France: le soutien militaire annoncé par Paris examiné à la loupe à Kiev

by Sam's Londele 8 juin 2024
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La visite de Volodymyr Zelensky en France s’est achevée ce vendredi 7 juin, à l’issue d’une rencontre entre le chef de l’État ukrainien et son homologue français, au palais de l’Élysée. Deux journées placées sous le registre du symbolique, avec la participation de Volodymyr Zelensky aux commémorations du 80e anniversaire du Débarquement allié et sa prise de parole devant les députés de l’Assemblée nationale.

Très médiatisée en France, la venue de Volodymyr Zelensky sur les plages de Normandie l’a été nettement moins en Ukraine. C’est plutôt normal, car si l’histoire du D-Day est connue en Ukraine, à travers les films de Steven Spielberg notamment, la bataille de Normandie, n’est pas au centre du récit historique de la Seconde Guerre mondiale, de ce côté de l’Europe, où s’est jouée l’importante bataille du front de l’Est. Les médias ukrainiens ont fait le service minimum, passant assez rapidement sur les commémorations dans les journaux.

Néanmoins, des éditorialistes de Kiev se sont arrêtés un peu plus sur la prise de parole de Volodymyr Zelensky à l’Assemblée nationale, qualifiée de « discours passionné ». Mais l’essentiel était ailleurs, à savoir le contenu politique de la visite, les entretiens bilatéraux de Volodymyr Zelensky avec Joe Biden et Emmanuel Macron. Et de façon très pragmatique, les Ukrainiens se sont intéressés avant tout aux nouvelles annonces faites par le président français.

Ce vendredi soir, à la télévision ukrainienne, des spécialistes en aéronautique expliquaient les spécificités de l’avion de chasse français Mirage 2000, qui fera son apparition dans le ciel ukrainien, piloté par des pilotes ukrainiens. À Kiev, tout le monde s’est un peu focalisé sur les F-16 américains, mais la fourniture de Mirage est appréciée à sa juste valeur, car on sait qu’il faudra 200 avions de chasse pour faire le poids face aux Russes.

Les journaux ukrainiens commencent aussi à parler de la « brigade française », pour évoquer ces 4500 hommes qui seront formés par des instructeurs français. Tout est bon à prendre pour alléger le fardeau des officiers ukrainiens, pour que ces derniers se consacrent à leur tâche sur le front.

L’autre annonce qui a été retenue, c’est la création en Ukraine d’une filiale du groupe d’armement franco-allemand KNDS, pour produire sur place des équipements d’artillerie et des obus, qui sont le nerf de la guerre.

Infrastructures

On en a moins parlé, mais la création d’un fonds de soutien de 200 millions d’euros pour les infrastructures énergétiques est fondamentale. C’est désormais officiel : l’agence française de développement va s’installer en Ukraine.

Des investissements français, publics et privés, vont être ciblés sur le secteur énergétique, et c’est tout aussi important que le militaire, car actuellement les Ukrainiens sont privés de courant plusieurs heures par jour. Certains experts estiment que l’hiver prochain, les habitants de Kiev pourraient disposer d’électricité seulement de deux à quatre heures par jour…

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Liban: situation explosive entre le Hezbollah et Israël

by Sam's Londele 7 juin 2024
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Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, s’est dit inquiet d’un risque de « conflit plus large » entre Israël et le Liban « aux conséquences dévastatrices pour la région ». Sa mise en garde intervient après que le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu a déclaré le 5 juin, lors d’une visite à la frontière avec le Liban, qu’Israël est « prêt » pour une « opération très intense ». Des menaces auxquelles le numéro 2 du Hezbollah a répondu en affirmant que si l’État hébreu décidait d’étendre la guerre contre le Liban, il ne connaîtrait que « dévastation, destruction et déplacement ».

Les menaces réciproques entre le Hezbollah et Israël se traduisent depuis quelques jours par une escalade qualitative et quantitative sans précédent sur le terrain. La puissance de feu déployée par le Hezbollah est inégalée depuis le début des affrontements, il y a huit mois.

Le parti de Hassan Nasrallah a massivement introduit les drones sur le champ de bataille et a multiplié les tirs de roquettes en plus grand nombre et plus en profondeur en territoire israélien. En mai, le Hezbollah a mené 280 attaques, avec une moyenne quotidienne passée de six opérations en avril à dix en mai et depuis début juin.

« Alors que les échanges de feu continuent autour de la Ligne bleue, le secrétaire général appelle à nouveau les parties à un cessez-le-feu urgent, a déclaré le porte-parole d’Antonio Guterres, Stéphane Dujarric dans un communiqué. Ces échanges de feu pourraient déclencher un conflit plus large avec des conséquences dévastatrices pour la région », a-t-il mis en garde.

Importantes destructions

Le parti chiite utilise plus fréquemment des missiles lourds al-Burkan et Falaq, dotés d’une forte charge explosive, provoquant de graves incendies en Galilée et entraînant d’importantes destructions, notamment à Kyriat Shmona, Metulla, Shlome et Margaliot.

Israël ne fait pas non plus dans la dentelle. Les drones et les avions de combat israéliens ont intensifié leurs frappes et poussent bien au-delà de la ligne de front. L’armée israélienne utilise des munitions incendiaires et au phosphore blanc, selon Human Rights Watch, réduisant en fumée des milliers d’hectares de forêts et de vergers au Sud-Liban.

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Gaza: l’armée israélienne frappe une école de l’Unrwa «abritant une base du Hamas»

by Sam's Londele 6 juin 2024
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Tôt ce jeudi 6 juin, l’armée israélienne a revendiqué une frappe aérienne contre une école de l’agence de l’ONU pour les réfugiés palestiniens (Unrwa) dans la bande de Gaza. Selon un communiqué de l’armée, cette école abritait « une base du Hamas ». L’attaque a fait une trentaine de morts selon le Hamas.

L’armée israélienne assume son opération, rapporte notre correspondant à Jérusalem, Sami Boukhelifa. Son aviation a mené une frappe contre « une base du Hamas située dans cette école. Plusieurs membres de groupes armés palestiniens (Hamas et Jihad Islamique), ayant participé au massacre du 7 octobre ont été éliminés », détaille l’armée israélienne dans un communiqué.

« Des avions de combat de l’armée […] ont mené une frappe précise sur une base du Hamas placée à l’intérieur d’une école de l’Unrwa dans la région de Nousseirat », a affirmé dans un communiqué l’armée israélienne qui a fait état de « plusieurs terroristes tués. […] Des terroristes du Hamas et du Jihad islamique appartenant aux forces Nukhba et ayant participé à l’attaque meurtrière contre des communautés du sud d’Israël le 7 octobre dernier opéraient dans cette enceinte. Les terroristes ont dirigé leur campagne de terreur depuis la zone de l’école tout en l’exploitant et en l’utilisant comme abri », a assuré l’armée.

Les images qui proviennent de Gaza montrent une nouvelle fois des scènes de chaos, rapporte notre correspondant à Jérusalem. Des dizaines de corps alignés au sol. Des familles décimées. Des survivants en pleurs. Des blessés transportés vers un hôpital de campagne. Des enfants morts.

« Un nombre considérable de martyrs et de blessés continuent d’affluer à l’hôpital des martyrs d’al-Aqsa », situé dans la ville de Deir al-Balah, près de Nousseirat, annonce le service de presse du Hamas. Plus tôt dans la nuit, cet hôpital avait indiqué faire face à la « panne de l’un de ses générateurs électriques », ce qui risquait de compliquer le traitement de patients vulnérables et de provoquer « une catastrophe humanitaire ».

« L’odeur de sang »

Avant cette frappe, l’hôpital d’al-Aqsa avait déjà reçu, depuis le 4 juin, « au moins 70 morts et plus de 300 blessés, en majorité des femmes et des enfants, à la suite des frappes israéliennes sur les zones centrales de la bande de Gaza, selon Médecins sans frontières (MSF). L’odeur du sang dans la salle des urgences ce matin était insupportable. Il y a des gens étendus partout, sur le sol, dehors. Des corps étaient apportés dans des sacs en plastique. La situation est insoutenable », avait déclaré sur X, Karin Huster, coordinatrice de MSF pour Gaza.

Il y a une dizaine de jours, ces mêmes scènes de dévastation, des corps mutilés, brûlés à la suite d’une frappe aérienne israélienne contre un camp de déplacés dans la région de Rafah. Israël avait reconnu « un accident tragique » et annoncé « ouvrir une enquête ». Ce jeudi, pas besoin d’enquêter. L’armée affirme avoir pris un certain nombre de mesures pour minimiser les pertes civiles. Les Palestiniens dénoncent « un horrible massacre ».

Une école de l’Unrwa

La frappe aérienne a touché une école de l’agence de l’ONU pour les réfugiés palestiniens (Unrwa). L’organisation, qui coordonne la quasi-totalité de l’aide à Gaza, s’est retrouvée au cœur d’une tempête diplomatique et au bord de la rupture après qu’Israël a accusé, en janvier, une douzaine de ses 13 000 employés de Gaza d’être impliqués dans l’attaque meurtrière du mouvement islamiste palestinien, le Hamas, ayant déclenché la guerre en cours, le 7 octobre 2023.

Cela a conduit de nombreux pays, dont les États-Unis, principal bailleur de fonds, à suspendre brusquement le financement de l’agence, menaçant ainsi ses efforts d’acheminement de l’aide à Gaza, bien que plusieurs États aient depuis repris leurs versements. Et le chef de l’Unrwa, Philippe Lazzarini, a exigé qu’Israël cesse « sa campagne » contre son agence, dans une tribune publiée vendredi dernier dans le New York Times.

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Inde: après la courte victoire du BJP, Narendra Modi ne pourra plus gouverner seul

by Sam's Londele 5 juin 2024
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L’Inde s’éveille après une intense journée de dépouillement lors des élections nationales, qui a vu le Premier ministre, Narendra Modi, reconduit avec une très courte majorité. Ces résultats, beaucoup plus serrés que prévus, dessinent un nouveau paysage politique en Inde. Quelles conséquences peut-on déjà tirer des résultats du 4 juin ?

Ce 4 juin au soir, pas de grande fête ni de klaxons de victoire à New Delhi, comme si ces élections n’était pas vraiment terminées. Car, même si Narendra Modi devrait rempiler pour cinq ans comme Premier ministre, on sent bien que le mandat qui s’ouvre sera différent des précédents.  

Son parti, le BJP, n’obtient qu’une majorité relative au Parlement, il va donc devoir compter sur les alliés de sa coalition qui jusqu’alors servaient plutôt de prise de guerre. Ils peuvent désormais dicter leur condition sous peine de le mettre en minorité, voire de rejoindre l’opposition qui n’est pas loin non plus de la majorité. Cela va forcément impacter la formation du futur gouvernement. 

Des réformes plus difficiles à faire passer

Narendra Modi va avoir plus de difficultés à faire passer de grandes réformes qui lui tenaient à cœur mais sont loin de faire l’unanimité dans le pays. Par exemple, la synchronisation des élections nationales, auxquelles on vient d’assister, avec les élections des différents États de l’Inde, dont beaucoup craignent qu’elles ne renforcent la centralisation du pouvoir. 

Plus généralement, Narendra Modi, l’homme fort, ne pourra plus gouverner seul, cela pourrait le conduire à offrir un visage plus consensuel et éviter les excès envers les minorités religieuses pour se montrer rassembleur. L’avenir nous le dira. 

Les réactions internationales

Le troisième mandat obtenu par Narendra Modi a suscité les réactions de plusieurs pays dans les heures qui ont suivi l’annonce des résultats. La Chine a félicité ce mercredi la coalition menée par le Premier ministre sortant. « La Chine voudrait adresser ses félicitations » à Modi ainsi qu’à son parti et elle « est prête à travailler avec l’Inde pour promouvoir le développement sain et stable des relations entre les deux pays », a déclaré à la presse Mao Ning, porte-parole du ministère des Affaires étrangères. « Une relation saine et stable entre la Chine et l’Inde est dans l’intérêt commun des deux parties et est aussi propice à la paix et au développement dans la région et dans le monde », a-t-elle ajouté.

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a lui aussi félicité ce mercredi matin le Premier ministre indien. « Tout le monde dans le monde reconnaît l’importance et le poids du rôle de l’Inde dans les affaires mondiales. Il est essentiel que nous travaillions tous ensemble pour garantir une paix juste pour toutes les nations », a déclaré Volodymyr Zelensky dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux.

« Nous félicitons la coalition au pouvoir dirigée par le Premier ministre Modi pour sa déclaration de victoire », a également déclaré le Japon par la voix a déclaré le porte-parole du gouvernement, Yoshimasa Hayashi. « L’Inde est un partenaire important pour la réalisation d’une région Indo-Pacifique libre et ouverte, et nous continuerons à renforcer les relations entre le Japon et l’Inde », a-t-il ajouté. Le Japon et l’Inde sont membres avec les États-Unis et l’Australie de l’alliance de coopération informelle sur la sécurité dite « Quad »

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À la UneMonde

Iran : fin des dépôts de candidatures pour l’élection présidentielle

by Ruben Yale 4 juin 2024
written by Ruben Yale

En Iran, la période de dépôt de candidature pour les élections présidentielles du 28 juin prend fin ce lundi 3 juin.

Plusieurs personnalités ont pu déposer leur candidature pour cette élection anticipée.

Parmi elles, l’ancien négociateur nucléaire et chef de l’organe suprême de sécurité du pays, Saeed Jalili. Il a été l’un des premiers candidats à se lancer dans la course dès le premier jour de dépôt.

L’ancien président ultraconservateur Mahmoud Ahmadinejad a également déposé sa candidature en fanfare dimanche, ainsi que le conservateur Ali Larijani âgé de 66 ans. Ce dernier s’était positionné comme un candidat pragmatique lors du scrutin de 2021 qui avait vu l’élection d’Ebrahim Raïssi.

Le président par intérim du pays, Mohammad Mokhber pourrait par ailleurs être un candidat de premier plan. Pour pouvoir candidater, selon la loi électorale iranienne, les postulants doivent être âgés de 40 à 75 ans, titulaires d’au moins un master universitaire et peuvent être ou non membres du clergé.

Les candidats devront ensuite être approuvés par le Conseil des Gardiens de l’Iran. L’institution composée de 12 membres n’a jamais accepté de femme ou de personne appelant à un changement radical dans la gouvernance du pays.

Le Conseil des Gardiens de la Constitution, contrôlé par les religieux ultraconservateurs, chargé de filtrer les candidats, devra publier la liste définitive des candidats le 11 juin. Dès lors, une courte campagne de deux semaines se déroulera.

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Gaza : Israel annonce la mort de 4 nouveaux otages

by Ruben Yale 4 juin 2024
written by Ruben Yale

JERUSALEM – L’armée israélienne a confirmé lundi la mort de quatre nouveaux otages détenus par le Hamas, dont trois hommes âgés apparaissant dans une vidéo du Hamas implorant leur libération.

Les trois hommes, Amiram Cooper, Yoram Metzger et Haim Peri, étaient tous âgés de 80 ans ou plus. L’air faible et méfiant, ils apparaissent dans une vidéo diffusée en décembre par le Hamas sous le titre « Ne nous laissez pas vieillir ici ».

Le quatrième otage a été identifié comme étant Nadav Popplewell.

Le porte-parole militaire israélien, le contre-amiral Daniel Hagari, a déclaré que les quatre hommes étaient morts ensemble dans la ville de Khan Younis, dans le sud de la bande de Gaza, alors qu’Israël y menait une opération. La cause du décès n’a pas été immédiatement connue.

« Nous examinons toutes les possibilités », a déclaré M. Hagari. « Il y a beaucoup de questions.

Israël a mené une offensive majeure à Khan Younis, bastion du Hamas, au début de cette année.

En mai, le Hamas a affirmé que M. Popplewell était mort après avoir été blessé lors d’une frappe aérienne israélienne, mais n’avait fourni aucune preuve.

Africanews via CONGO PUB Online

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À la UneMonde

Gaza: le président américain appelle le Hamas à accepter une nouvelle offre «globale» de trêve

by Sam's Londele 1 juin 2024
written by Sam's Londele

Joe Biden appelle le Hamas à accepter une offre israélienne de paix « globale » à Gaza. Le président américain s’est exprimé depuis la Maison Blanche et a notamment déclaré qu’il ne fallait pas laisser passer cette occasion pour la paix. « Il est temps que cette guerre se termine », a-t-il dit, présentant une feuille de route qui, selon lui, a été soumise au Hamas via le Qatar. Le mouvement islamiste a réagi, affirmant qu’il « considère positivement » ce qui a été annoncé.

Il s’agit d’un plan en trois phases, la première prévoyant un cessez-le-feu total de six semaines, incluant le retrait des forces israéliennes des zones peuplées du territoire palestinien, ainsi que la libération des otages les plus vulnérables du Hamas – malades, blessés, âgés – en échange de celle de centaines de prisonniers palestiniens. Dans ce laps de temps, des négociations seraient engagées pour parvenir à une seconde phase, soit l’arrêt permanent des hostilités et la libération des otages restants, dont les soldats israéliens. En cas de poursuites des pourparlers, le cessez-le-feu serait prolongé au-delà de ces six semaines. Enfin, la troisième phase serait le lancement d’un vaste plan de reconstruction de la bande de Gaza.

C’est le président américain qui a fait cette annonce, en précisant que l’offre a été transmise au Qatar et au Hamas. Cela faisait plusieurs jours que Joe Biden ne s’était pas exprimé sur la situation à Gaza, alors même qu’Israël avait lancé une opération sur Rafah en dépit des mises en garde du président des États-Unis. Selon les médias américains, Joe Biden se trouvait aujourd’hui dans sa résidence balnéaire du Delaware et s’est rendu spécialement à la Maison Blanche pour annoncer cette proposition de paix. Reste à voir si elle se verra acceptée par le Hamas. Ce jeudi, ce dernier avait annoncé avoir informé les médiateurs de sa disposition à parvenir à une trêve, mais uniquement si Israël arrêtait ses bombardements.

« La guerre ne s’arrêtera pas tant que tous ses buts ne sont pas atteints »

Israël a réagi. « Le gouvernement israélien est uni dans son désir de ramener nos otages aussi vite que possible », fait savoir l’État hébreu, et « le Premier ministre a autorisé l’équipe de négociations à présenter un plan pour atteindre cet objectif ». Mais d’insister « sur le fait que la guerre ne s’arrêtera pas tant que tous ses buts ne sont pas atteints », peut-on lire dans un communiqué du bureau de Benyamin Netanyahu, citant le retour de tous les otages, mais également « l’élimination des capacités militaires et gouvernementales du Hamas ». Aux yeux d’Israël, qui ne fait aucune mention du discours du président américain, la feuille de route proposée par l’État hébreu permet de « maintenir ces principes ».

Dans son allocution, Joe Biden s’est refusé à tout commentaire sur l’offensive israélienne à Rafah, déclarant simplement : « Il est temps que cette guerre se termine. » Il a rappelé que le Hamas avait été dévasté par cette guerre, et a demandé au gouvernement israélien de ne pas succomber aux pressions de tous ceux, au sein de l’État hébreu, qui veulent occuper Gaza et « continuer à se battre durant des années ». Selon le ministère de la Santé du gouvernement de Gaza, dirigé par le Hamas, le bilan depuis huit mois s’établit désormais à 36 284 personnes tuées et 82 057 blessés, dans l’enclave.

Le Hamas « considère positivement ce qui a été inclus aujourd’hui »

Le haut représentant de l’Union européenne pour les Affaires étrangères a également salué la prise de parole du chef d’État américain. « Tout notre soutien à la feuille de route du président des États-Unis pour un cessez-le-feu durable et la libération des otages conduisant à une cessation permanente des hostilités et au retrait de l’armée israélienne et les efforts de reconstruction doivent commencer », écrit Josep Borrell sur le réseau social X. « La guerre doit cesser maintenant. »

Le Hamas a finalement fait savoir son avis sur les dernières déclarations de M. Biden tard vendredi soir, par communiqué. Et le groupe islamiste palestinien « considère positivement ce qui a été inclus aujourd’hui dans le discours du président américain Joe Biden aujourd’hui quant à un cessez-le-feu permanent, le retrait des forces israéliennes de Gaza, la reconstruction et l’échange de prisonniers », a-t-il indiqué. Quant à la ministre allemande des Affaires étrangères Annalena Baerbock, elle considère que la proposition « offre une lueur d’espoir et éventuellement une issue pour débloquer le conflit ».

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La situation à Rafah a poussé finalement l’administration américaine à demander aux Israéliens de proposer une sortie de crise

Analyse d’Hasni Abidi, directeur du Centre d’études et de recherche sur le monde arabe et méditerranéen à GenèveDaniel Vallot

L’administration américaine doit aussi demander au Qatar et aux Egyptiens d’exercer une pression sur le Hamas.

Hasni Abidi (Cermam): que va faire le Hamas?Daniel Vallot

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