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Monde

À la UneMonde

Gaza: le président américain appelle le Hamas à accepter une nouvelle offre «globale» de trêve

by Sam's Londele 1 juin 2024
written by Sam's Londele

Joe Biden appelle le Hamas à accepter une offre israélienne de paix « globale » à Gaza. Le président américain s’est exprimé depuis la Maison Blanche et a notamment déclaré qu’il ne fallait pas laisser passer cette occasion pour la paix. « Il est temps que cette guerre se termine », a-t-il dit, présentant une feuille de route qui, selon lui, a été soumise au Hamas via le Qatar. Le mouvement islamiste a réagi, affirmant qu’il « considère positivement » ce qui a été annoncé.

Il s’agit d’un plan en trois phases, la première prévoyant un cessez-le-feu total de six semaines, incluant le retrait des forces israéliennes des zones peuplées du territoire palestinien, ainsi que la libération des otages les plus vulnérables du Hamas – malades, blessés, âgés – en échange de celle de centaines de prisonniers palestiniens. Dans ce laps de temps, des négociations seraient engagées pour parvenir à une seconde phase, soit l’arrêt permanent des hostilités et la libération des otages restants, dont les soldats israéliens. En cas de poursuites des pourparlers, le cessez-le-feu serait prolongé au-delà de ces six semaines. Enfin, la troisième phase serait le lancement d’un vaste plan de reconstruction de la bande de Gaza.

C’est le président américain qui a fait cette annonce, en précisant que l’offre a été transmise au Qatar et au Hamas. Cela faisait plusieurs jours que Joe Biden ne s’était pas exprimé sur la situation à Gaza, alors même qu’Israël avait lancé une opération sur Rafah en dépit des mises en garde du président des États-Unis. Selon les médias américains, Joe Biden se trouvait aujourd’hui dans sa résidence balnéaire du Delaware et s’est rendu spécialement à la Maison Blanche pour annoncer cette proposition de paix. Reste à voir si elle se verra acceptée par le Hamas. Ce jeudi, ce dernier avait annoncé avoir informé les médiateurs de sa disposition à parvenir à une trêve, mais uniquement si Israël arrêtait ses bombardements.

« La guerre ne s’arrêtera pas tant que tous ses buts ne sont pas atteints »

Israël a réagi. « Le gouvernement israélien est uni dans son désir de ramener nos otages aussi vite que possible », fait savoir l’État hébreu, et « le Premier ministre a autorisé l’équipe de négociations à présenter un plan pour atteindre cet objectif ». Mais d’insister « sur le fait que la guerre ne s’arrêtera pas tant que tous ses buts ne sont pas atteints », peut-on lire dans un communiqué du bureau de Benyamin Netanyahu, citant le retour de tous les otages, mais également « l’élimination des capacités militaires et gouvernementales du Hamas ». Aux yeux d’Israël, qui ne fait aucune mention du discours du président américain, la feuille de route proposée par l’État hébreu permet de « maintenir ces principes ».

Dans son allocution, Joe Biden s’est refusé à tout commentaire sur l’offensive israélienne à Rafah, déclarant simplement : « Il est temps que cette guerre se termine. » Il a rappelé que le Hamas avait été dévasté par cette guerre, et a demandé au gouvernement israélien de ne pas succomber aux pressions de tous ceux, au sein de l’État hébreu, qui veulent occuper Gaza et « continuer à se battre durant des années ». Selon le ministère de la Santé du gouvernement de Gaza, dirigé par le Hamas, le bilan depuis huit mois s’établit désormais à 36 284 personnes tuées et 82 057 blessés, dans l’enclave.

Le Hamas « considère positivement ce qui a été inclus aujourd’hui »

Le haut représentant de l’Union européenne pour les Affaires étrangères a également salué la prise de parole du chef d’État américain. « Tout notre soutien à la feuille de route du président des États-Unis pour un cessez-le-feu durable et la libération des otages conduisant à une cessation permanente des hostilités et au retrait de l’armée israélienne et les efforts de reconstruction doivent commencer », écrit Josep Borrell sur le réseau social X. « La guerre doit cesser maintenant. »

Le Hamas a finalement fait savoir son avis sur les dernières déclarations de M. Biden tard vendredi soir, par communiqué. Et le groupe islamiste palestinien « considère positivement ce qui a été inclus aujourd’hui dans le discours du président américain Joe Biden aujourd’hui quant à un cessez-le-feu permanent, le retrait des forces israéliennes de Gaza, la reconstruction et l’échange de prisonniers », a-t-il indiqué. Quant à la ministre allemande des Affaires étrangères Annalena Baerbock, elle considère que la proposition « offre une lueur d’espoir et éventuellement une issue pour débloquer le conflit ».

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La situation à Rafah a poussé finalement l’administration américaine à demander aux Israéliens de proposer une sortie de crise

Analyse d’Hasni Abidi, directeur du Centre d’études et de recherche sur le monde arabe et méditerranéen à GenèveDaniel Vallot

L’administration américaine doit aussi demander au Qatar et aux Egyptiens d’exercer une pression sur le Hamas.

Hasni Abidi (Cermam): que va faire le Hamas?Daniel Vallot

RFI via CONGO PUB Online

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À la UneMonde

Affaire Stormy Daniels: Donald Trump déclaré coupable des 34 chefs d’accusation à son procès pénal

by Sam's Londele 31 mai 2024
written by Sam's Londele

Donald Trump a été déclaré jeudi 30 mai coupable de l’ensemble des 34 chefs d’accusation à son procès pénal à New York. L’ancien président américain, en campagne pour un retour à la Maison Blanche, est resté stoïque, les épaules basses, dans la salle d’audience après la lecture du verdict. Le prononcé de la peine aura lieu le 11 juillet à 10h00 au tribunal de New York.

Après deux jours de délibérations, les 12 jurés ont déclaré à l’unanimité Donald Trump coupable de l’ensemble des 34 délits de falsifications de documents comptables, destinées à cacher un paiement de 130.000 dollars à l’actrice de films X Stormy Daniels pour éviter un scandale sexuel à la toute fin de sa campagne présidentielle de 2016.

Le juge a fixé le prononcé de la peine au 11 juillet à 10h au tribunal de New York. Il a donné à la défense jusqu’au 13 juin pour présenter ses arguments en vue du prononcé de la peine et jusqu’au 27 juin à l’accusation pour y répondre. 

L’avocat de Donald Trump, Todd Blanche, a fait savoir qu’il comptait faire appel du verdict de culpabilité contre son client dès qu’il le pourrait, après d’autres étapes judiciaires.

« Nous ferons appel dès que possible », a déclaré sur CNN Todd Blanche, principal avocat de l’ex-président dans ce dossier. « À New York, la procédure dit : il y a le prononcé de la peine. Ensuite, nous ferons appel ».

 ».

Oh, ça c’est New-York ! C’est n’importe quoi. Biden a fait la même chose. Selon moi, ils allaient de toute façon le condamner pour quelque chose. C’est une chasse aux sorcières. Pour moi Trump est l’un des meilleurs présidents que nous ayons eus, parce que c’est avant tout un businessman, et c’est ce qui fait tourner notre pays…

01:06

Réactions à Houston, au TexasThomas Harms

Verdict inédit

C’est la première fois qu’un président ou ancien président américain est condamné par la justice pénale. Toutefois, ce verdict n’empêche pas le milliardaire républicain de 77 ans d’être candidat à la présidentielle de novembre face au démocrate Joe Biden, même en cas de condamnation à une peine de prison.

Stormy Daniels avait reçu, à quelques jours du scrutin, 130 000 dollars pour se taire sur une relation sexuelle qu’elle affirme avoir eue avec Donald Trump en 2006, quand il était encore un magnat de l’immobilier et du divertissement et qu’il était déjà marié à son épouse Melania.

Les 130.000 dollars avaient été versés à l’actrice par l’ancien homme de confiance du milliardaire, Michael Cohen, devenu depuis son ennemi juré. Quand ce dernier s’était fait rembourser en 2017, par plusieurs chèques signés de Donald Trump, alors à la Maison Blanche, les dépenses avaient été maquillées en « frais juridiques » dans les comptes de la Trump Organization. Pour les procureurs, derrière ces falsifications comptables, « le coeur de (l’)affaire, (était) un complot et une dissimulation » pour gagner l’élection contre Hillary Clinton en 2016.

Justice a été rendue finalement pour quelqu’un qui a été un criminel toute sa vie. Donc justice est enfin faite et les gens devraient commencer à écouter ce qu’il a vraiment fait toute sa vie. C’est incroyable que des gens soient de l’autre côté…

01:18

Réactions devant le tribunal de ManhattanRFI

« Le vrai verdict aura lieu le 5 novembre »

L’ancien président américain a immédiatement dénoncé un procès « truqué » et une « honte ». « Le vrai verdict aura lieu le 5 novembre, par le peuple américain », a-t-il déclaré devant les caméras dans un couloir du tribunal de New York.

De son côté, l’équipe de campagne de Joe Biden a aussi réagi à cette décision. « Nous avons vu aujourd’hui à New York que nul n’était au-dessus des lois », a dit un porte-parole de la campagne de Joe Biden. « Il n’y a toutefois qu’une manière de garder Donald Trump en dehors du Bureau ovale: le bulletin de vote. Délinquant ou pas, Trump sera le candidat des républicains », a ajouté Michael Tyler dans un communiqué.

Le procureur qui a instruit le dossier contre Donald Trump à New York, Alvin Bragg, a salué jeudi la condamnation, soulignant que « le jury a parlé ». « La seule voix qui compte est celle du jury », a-t-il dit.

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À la UneMonde

Chine : Xi Jinping reçoit le président égyptien Abdel-Fattah el-Sissi

by Ruben Yale 30 mai 2024
written by Ruben Yale

À la veille du Forum de coopération Chine-États arabes, le président égyptien Abdel-Fattah el-Sissi s’est rendu à Pékin pour s’entretenir avec le président chinois.

Le président chinois Xi Jinping a reçu le président égyptien Abdel-Fattah el-Sissi, lors d’une cérémonie de bienvenue en grande pompe, devant l’immense Palais du peuple.

La rencontre visant à renforcer les liens entre les deux pays a permis la signature des accords de coopération entre la Chine et l’Egypte concernant l’initiative « la Ceinture et la Route » dans les domaines de la science et de la technologie, du commerce et de l’investissement.

Le président égyptien participe également à la séance d’ouverture de la 10e réunion ministérielle du Forum de coopération Chine-États arabes aux côtés des dirigeants de Bahreïn, des Émirats arabes unis, de la Tunisie et du secrétaire général de la Ligue arabe.

Le président chinois s’entretiendra avec les quatre chefs d’État afin d’échanger des points de vue sur les relations bilatérales et les questions régionales et internationales d’intérêt commun.

Africanews via CONGO PUB Online

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À la UneMonde

Garry Conille, un technocrate à la carrière internationale pour tenter de sortir Haïti du marasme

by Sam's Londele 29 mai 2024
written by Sam's Londele

Haïti a enfin un nouveau Premier ministre. Deux mois et demi après la démission forcée d’Ariel Henry, Garry Conille a été nommé mardi 28 mai 2024 par le Conseil présidentiel de transition (CPT). Ce médecin de formation, actuellement directeur régional de l’Unicef pour l’Amérique latine et les Caraïbes, a fait l’essentiel de sa carrière aux Nations unies. C’est, donc, un profil international qui a été retenu pour relever un défi d’ampleur : arrêter la descente aux enfers d’Haïti.

Garry Conille est bien connu des Haïtiens. Ce gynécologue de 58 ans a déjà été Premier ministre pendant huit mois, entre 2011 et 2012. Un mandat écourté en raison de différends avec le président de l’époque, Michel Martelly, et les membres de son propre gouvernement. Aujourd’hui, c’est une tâche colossale qui l’attend. Le nouveau Premier ministre de transition prend la tête d’un pays « au bord de devenir un État défaillant », selon les termes employés récemment par le secrétaire d’État américain Antony Blinken. Mais Garry Conille dispose d’une solide expérience. Ce spécialiste du développement et de l’aide humanitaire a fait la majeure partie de sa carrière au sein des Nations unies. Il a notamment travaillé aux côtés de l’ancien président américain Bill Clinton, envoyé spécial de l’ONU pour Haïti au lendemain du dramatique tremblement de terre de 2010. Il a également occupé des postes dans plusieurs pays d’Afrique. Il maîtrise, donc, parfaitement les codes de la diplomatie internationale et devrait pouvoir compter sur de nombreux soutiens à l’étranger, à commencer par les États-Unis qui ont poussé au déploiement d’une force internationale pour aider la police haïtienne. Déploiement qui se fait toujours attendre.

L’homme de Washington ?

Faut-il voir dans sa nomination l’influence de Washington ? C’est une évidence, pour le politologue haïtien Jacques Nési, membre du Laboratoire caribéen de sciences sociales, qui parle même d’« un choix délibéré imposé par les États-Unis ». Face aux atermoiements et aux luttes internes qui minent le Conseil présidentiel de transition depuis son entrée en fonction, il y a plus d’un mois, « on peut dès lors penser que l’international aurait d’abord fait confiance à quelqu’un du sérail et qui vient des États-Unis et comprendrait mieux les relations entre Haïti et les autres acteurs internationaux », explique Jacques Nési. Une analyse que nuance Diego Da Rin, consultant pour l’International Crisis Group, qui relève que le profil de Garry Conille correspond en tout cas au portrait du Premier ministre idéal dressé par l’ambassade des États-Unis en Haïti. Vendredi dernier, dans un message, elle indiquait attendre avec « impatience un processus transparent qui permettra à Haïti d’avoir un Premier ministre et un gouvernement de transition sélectionnés sur la base du mérite technique et de l’impartialité ».

« Garry Conille est un technocrate qui a une longue expérience dans la coopération internationale, qui a l’habitude de traiter avec des gouvernements, des bailleurs de fonds, la société civile et des acteurs privés », détaille Diego Da Rin. Autant de compétences qui pourraient lui permettre de relever les défis qui s’imposent à lui. Rétablir l’ordre est la priorité absolue alors que les gangs contrôlent presque toute la capitale, sèment la terreur et désorganisent une bonne partie du pays. Pénurie de nourriture, de médicaments et d’autres produits de première nécessité… la population est confrontée à une grave crise humanitaire. Le système de santé est « au bord de l’effondrement », alertait l’Unicef, la semaine dernière. Garry Conille doit également relancer l’économie du pays et organiser des élections d’ici à 2025. Cela fait huit ans que les Haïtiens n’ont pas été convoqués aux urnes.

Ramener le calme et former un gouvernement

Pour mener à bien tous ces chantiers, Garry Conille va d’abord devoir constituer un gouvernement et la tâche s’annonce ardue. Le nouveau Premier ministre a été désigné à l’unanimité des six membres du Conseil présidentiel de transition présent lors du vote hier. « Il ne semble pas avoir été imposé par un secteur particulier », explique Diego Da Rin. Reste que chaque groupe va vouloir obtenir sa part du gâteau. « Les postes de ministres et certains postes clefs au gouvernement sont très convoités par les membres du CPT. Il faut s’attendre à de nouvelles disputes entre eux », prédit l’expert. « En Haïti, occuper un poste ministériel s’assimile assez souvent à l’accumulation de richesses. Or, tous ces acteurs politiques ou ces clans qui sont au sein du Conseil présidentiel vont concourir aux prochaines élections, et ont donc besoin de nouvelles ressources pour y participer », complète Jacques Nésy. « La difficulté pour Garry Conille est de laisser place soit à ces acteurs politiques, soit de faire appel à des gens de la société civile (…) compétents, honnêtes, patriotes », estime le politologue haïtien.

RFI via CONGO PUB Online

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À la UneMonde

En Israël, l’ex-candidate à la présidentielle américaine Nikki Haley écrit « Achevez-les » sur un obus

by Sam's Londele 29 mai 2024
written by Sam's Londele

L’ancienne candidate républicaine à la présidence des États-Unis Nikki Haley a inscrit les mots « Achevez-les » sur un obus israélien lors d’une visite dans le nord d’Israël, près de la frontière libanaise, selon une photo publiée mardi sur X par le député israélien Danny Danon.

Les deux mots écrits en anglais ont déclenché une tempête de réactions. L’ex-candidate républicaine à l’élection présidentielle américaine Nikki Haley a écrit « Achevez-les » (« Finish them! ») sur un obus israélien, lors d’un déplacement dans le nord d’Israël, près de la frontière libanaise, selon une photo publiée mardi 28 mai sur X par un parlementaire israélien.

Le député Danny Danon, ancien ambassadeur à l’ONU, accompagnait Nikki Haley, elle aussi ex-ambassadrice aux Nations unies, lors de ce déplacement près de la frontière nord avec le Liban.

« ‘Achevez-les’, c’est ce que mon amie l’ancienne ambassadrice a écrit », a déclaré Danny Danon dans la légende de la photo montrant l’ancienne candidate républicaine agenouillée, un marqueur à la main et en train d’écrire sur un obus.

Sur l’obus sont également écrits les mots « L’Amérique aime Israël ».

Nikki Haley n’a pas précisé à qui le mot « les » renvoyait, mais Danny Danon a suggéré indirectement le Hezbollah libanais.

« Israël doit prendre l’initiative et changer la donne. Les habitants de Tyr et de Sidon (villes libanaises) évacueront leurs maisons, et les habitants du nord (d’Israël) rentreront chez eux », a écrit Danny Danon, en référence aux Israéliens vivant près de la frontière et déplacés par les échanges de tirs quasi quotidiens avec le Hezbollah libanais.

« Pas de changement de la politique »

La publication de cette photo intervient néanmoins alors qu’un bombardement, dimanche, de l’armée israélienne sur un camp de déplacés à Rafah a fait 45 morts et suscité une vague mondiale d’indignation.

Notamment aux États-Unis, où les critiques se multiplient sur la politique du président Joe Biden, qui a offert à Israël un soutien quasi inconditionnel, tout en critiquant ponctuellement la manière dont l’armée israélienne mène ses opérations à Gaza.

La Maison Blanche a déclaré qu’elle ne voyait toujours pas d' »opération terrestre majeure » contre Rafah, dans le sud de Gaza, et que par conséquent il n’y aurait « pas de changement de la politique » américaine de soutien à Israël.

L’armée israélienne a promis d’anéantir le Hamas et lancé une offensive qui a fait au moins 36 096 morts, en majorité des civils, selon des données du ministère de la Santé de l’administration du Hamas, en riposte à l’attaque en octobre des commandos du mouvement islamiste palestinien infiltrés depuis la bande de Gaza, entraînant la mort de plus de 1 189 personnes, majoritairement des civils, selon un nouveau décompte réalisé mardi par l’AFP à partir des derniers chiffres officiels disponibles.

Nikki Haley, 52 ans, avait quitté la course à la Maison Blanche en mars après une défaite sans appel contre Donald Trump lors des primaires républicaines. Malgré ses critiques parfois virulentes contre le milliardaire, elle a déclaré la semaine dernière qu’elle voterait en novembre pour l’ancien président.

Avec AFP

FRANCE 24 via CONGO PUB Online

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À la UneMonde

Reconnaissance de l’État palestinien: l’Union européenne divisée sur la question

by Sam's Londele 28 mai 2024
written by Sam's Londele

Il s’agit d’une décision conspuée par le gouvernement israélien : trois pays européens ont décidé ce mardi 28 mai de reconnaître l’existence de l’État palestinien. La Norvège, l’Irlande et l’Espagne, dont deux appartiennent à l’Union européenne, espéraient entraîner avec eux d’autres membres de l’UE mais sur cette question très sensible, les pays européens sont encore très divisés.

Pour l’heure, seules Malte et la Slovénie ont indiqué leur volonté de suivre l’exemple de Madrid, Dublin et Oslo concernant la reconnaissance officielle de l’État de Palestine. Au sein de l’Union européenne, la France a déclaré que le sujet n’est « pas un tabou » – ce qui est déjà une évolution – mais que le moment n’était pas encore le bon pour reconnaitre l’État palestinien. Cette décision doit être « utile et ne pas relever seulement d’un positionnement politique », a justifié Stéphane Séjourné, le chef de la diplomatie française.

Toutefois, il convient de noter que le camp d’Emmanuel Macron reste circonspect, voire partagé sur la reconnaissance d’un État palestinien, au moment où Madrid, Dublin et Oslo officialisent cette démarche diplomatique qui provoque la fureur d’Israël. Pour la tête de liste de la majorité aux élections européennes, Valérie Hayer, qui s’inscrit dans la position diplomatique de la France, « les conditions ne sont pas réunies » pour une telle reconnaissance, même s’il faudra aboutir « à une solution à deux États ».

La France « reste très timorée »

L’ancien ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, qui pilote aussi le comité de soutien de Valérie Hayer, considère lui que la France devrait reconnaître un État palestinien pour faire pression sur Israël. « Il faut poser des actes de ce type pour avancer en Israël », avait-il dit début avril. Ce geste diplomatique est devenu « indispensable », a-t-il insisté la semaine dernière.

La gauche de son côté est unanime à réclamer une telle reconnaissance. Socialistes, communistes, écologistes et insoumis appellent tous la France à imiter l’Espagne, la Norvège et l’Irlande, ce dont la droite et l’extrême droite ne veulent pas entendre parler.

« Il faut rappeler que le Sénat et l’Assemblée nationale en France, il y a dix ans exactement, ont demandé au gouvernement de reconnaître l’État de Palestine. […] La France est sur l’idée d’une solution à deux États, mais elle reste très timorée, très hésitante sur le moment de la décision de le faire », analysait Jean-Paul Chagnollaud, président de l’Iremmo et professeur émérite des universités, la semaine dernière au micro de RFI. Autre contradiction de Paris : le pays a voté pour l’admission de l’État de Palestine aux Nations unies en avril dernier, mais tergiverse sur la question de la reconnaissance de cet État par le pays lui-même.

Fissure au sein de l’UE

Autre poids lourd de l’UE, l’Allemagne reste alignée sur la position américaine qui consiste à refuser toute reconnaissance unilatérale de l’État Palestinien tant qu’il n’y aura pas de négociations de paix entre Israël et les Palestiniens.

L’UE est donc divisée sur cette question, même si avec le ralliement de l’Espagne et de l’Irlande, l’on dénombre désormais 10 pays de l’UE reconnaissant la Palestine : outre la Suède qui a franchi le pas en 2014, il s’agit de Chypre et des anciens pays du bloc de l’Est, qui eux avaient reconnu la Palestine à la fin des années 1980, avant même la chute du mur de Berlin.

Quoi qu’il en soit, « pour les Palestiniens, ça veut dire que là où est le noyau dur du refus, il est en train de se fissurer. Au cœur de l’Europe de l’Ouest, il y a des États qui franchissent le pas. Et pour les Palestiniens, c’est très important en termes de rapport de force sur le plan diplomatique », estimait encore Jean-Paul Chagnollaud.

L’UE est divisée et de ce fait désarmée, inaudible sur le dossier du Proche-Orient, un fait flagrant depuis l’attaque du 7 octobre en Israël. Avec ces trois reconnaissances supplémentaires, elle apparaît en outre isolée puisqu’il y a de plus en plus de pays qui reconnaissent désormais l’État palestinien : 145 sur les 193 États membres des Nations unies.

L’Espagne reconnaît officiellement l’État palestinien

Ce mardi 28 mai, le gouvernement espagnol reconnait l’État de Palestine dans ses frontières de 1967 et Jérusalem-Est comme sa capitale. L’annonce de Pedro Sanchez, le chef du gouvernement, prendra immédiatement effet au terme du Conseil des ministres. C’est une décision aux grandes répercussions internationales. « Il s’agit d’une décision historique qui ne poursuit qu’un seul objectif : contribuer à ce que Israéliens et Palestiniens parviennent à la paix. La reconnaissance de l’État palestinien n’est pas seulement une question de justice historique, étant donné les aspirations légitimes du peuple palestinien. C’est en outre une nécessité impérieuse si on veut tous ensemble obtenir la paix », a déclaré le Premier ministre espagnol.

La reconnaissance des deux États comme condition indispensable à un scénario pacifique. C’est une opinion largement partagée dans le monde, mais la prise de position espagnole a une force toute particulière étant donné que le pays se dit être un allié d’Israël, et veut le rester, indique notre correspondant à Madrid, François Musseau. À l’extérieur, les pays arabes s’en réjouissent et Israël est en colère. À l’intérieur, Pedro Sanchez est seul : à droite, le parti populaire et les ultras de Vox disent que ce n’est pas le bon moment. À sa gauche, le parti Sumar veut aller bien plus loin, en coupant les relations diplomatiques avec Israël. L’opinion espagnole, quant à elle, est le principal soutien du chef du gouvernement socialiste : selon les sondages, une très large majorité approuve la reconnaissance d’un État palestinien.

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À la UneMonde

Ukraine: la Belgique s’engage auprès de Zelensky à fournir des avions de combat

by Ruben Yale 28 mai 2024
written by Ruben Yale

Le président Ukrainien Volodymyr Zelensky est depuis ce mardi midi 28 mai à Bruxelles pour un accord de coopération militaire avec la Belgique. Il est arrivé de Madrid où il a signé un accord selon lequel l’Espagne fournira à l’Ukraine des équipements militaires d’une valeur d’un milliard d’euros en 2024. Il doit repartir bientôt de Belgique vers le Portugal pour un accord similaire. Les accords bilatéraux progressent donc, alors qu’en même temps la Hongrie continue de bloquer l’aide militaire commune des 27. L’accord avec la Belgique a un poids particulier car le royaume va livrer des avions F-16 à l’Ukraine.

Trente avions F16 seront livrés à l’Ukraine avant 2028 et l’accord signé ce matin stipule que la Belgique fera tout son possible pour que les premières livraisons surviennent d’ici la fin de 2024. Volodymyr Zelensky affirmait peu avant avoir des assurances de recevoir au moins l’un des avions de combat d’ici décembre.

Jusqu’ici, les Belges étaient dans la coalition F-16 où figurent par exemple les Danois ou les Néerlandais, mais ils étaient engagés pour la formation des pilotes ukrainiens. Cette livraison d’avions par la Belgique est rendue possible par le fait qu’elle participe au programme américain pour remplacer les chasseurs bombardiers F-16 par des F-35 de cinquième génération. Les États-Unis pourraient d’ailleurs avoir accéléré les livraisons de F-35 à la Belgique pour qu’elle puisse ainsi soutenir l’Ukraine.

Un appel à Joe Biden

Ces F-16 devront, selon l’accord, être utilisés sur le territoire ukrainien mais au sein de l’Union européenne et de l’Otan, le débat progresse pour que les armes occidentales livrées à l’Ukraine puissent être utilisées contre le territoire de la Russie.

Volodymyr Zelensky accuse par ailleurs le président russe de tenter de faire échouer le sommet pour la paix prévu à Lucerne les 15 et 16 juin ; il lance un appel pour la venue de Joe Biden car selon lui, l’absence du président américain à ce sommet reviendrait à applaudir Vladimir Poutine.

Pierre Benazet

RFI via CONGO PUB Online

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À la UneMonde

Papouasie-Nouvelle-Guinée : près de 2 000 morts dans un glissement de terrain

by Ruben Yale 27 mai 2024
written by Ruben Yale

Plus de 2000 personnes ont été enterrés vivantes par le glissement de terrain de vendredi en Papouasie-Nouvelle-Guinée.

Luseta Laso Mana, directrice par intérim du Centre national des catastrophes de la nation insulaire du Pacifique Sud a officiellement demandé l’aide internationale après avoir annoncé un bilan qui a triplé l’estimation des Nations Unies.

Elle fait également état de « destructions majeures » dans le village de Yambali, dans la province d’Enga, dans une lettre adressée au coordinateur résident de l’ONU.

Le glissement de terrain est survenu dans l’intérieur montagneux de la Papouasie-Nouvelle-Guinée. Les restes de six personnes seulement ont été retrouvés jusqu’à présent.

Il est difficile de déterminer l’ampleur de la catastrophe en raison des conditions difficiles sur le terrain, notamment l’éloignement du village, l’absence de télécommunications et les guerres tribales qui sévissent dans la province ce qui signifie que les travailleurs humanitaires internationaux et les convois d’aide doivent être escortés par des militaires.

Le glissement de terrain a également enseveli un tronçon de 200 mètres de l’autoroute principale de la province sous des débris d’une profondeur de 6 à 8 mètres, ce qui constitue un obstacle majeur pour les travailleurs humanitaires.

Du matériel de terrassement utilisé par l’armée de Papouasie-Nouvelle-Guinée a été transporté sur les lieux de la catastrophe, à 400 kilomètres de la ville de Lae, sur la côte est.

Les villageois traumatisés sont divisés sur la question de savoir s’il faut autoriser les engins lourds à déterrer et éventuellement à endommager davantage les corps de leurs proches enterrés, ont indiqué des responsables.

La directrice par intérim du Centre national des catastrophes de la Papouasie-Nouvelle-Guinée a déclaré que le glissement de terrain aurait un impact économique majeur sur l’ensemble du pays.

Africanews via CONGO PUB Online

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Gaza: des frappes israéliennes sur Rafah au lendemain de la décision de la CIJ

by Sam's Londele 25 mai 2024
written by Sam's Londele

Israël ne semble pas vouloir obtempérer après la décision de la Cour internationale de justice, qui lui a ordonné vendredi 24 mai de stopper « immédiatement » son offensive à Rafah. L’Afrique du Sud, qui avait saisi la CIJ, avait estimé la semaine dernière que « le génocide » commis par Israël à Gaza avait atteint un « niveau horrible ». Le Premier ministre Netanyahu a consulté son gouvernement immédiatement après la publication de l’ordonnance du tribunal de la Haye, vendredi 24 mai.

Israël a sa propre interprétation de la décision de la Cour internationale de justice, et, selon un communiqué commun du ministère des Affaires étrangères et du Conseil de la sécurité nationale, « n’a pas mené et ne mènera pas d’opérations militaires dans la zone de Rafah qui pourraient conduire à la destruction de la population civile palestinienne, en tout ou en partie ».

En d’autres termes, les responsables israéliens ont l’intention de poursuivre les combats à Rafah. Ce samedi matin, l’armée israélienne bombardait d’ailleurs déjà Rafah. Ils indiquent cependant leur intention de se conformer aux directives de la Cour internationale de la Haye en permettant le passage d’aide humanitaire, notamment par le terminal de Rafah. Et prendre les précautions possibles pour minimiser les dommages à la population civile.

Son armée a lancé le 7 mai des opérations au sol à Rafah, avec l’objectif d’y anéantir les derniers bataillons du Hamas qui est à l’origine de l’attaque sans précédent sur le sol israélien le 7 octobre ayant déclenché la guerre.

Le bureau du premier ministre Netanyahu a rejeté une fois de plus les accusations de l’Afrique du Sud contre Israël, les qualifiant de mensongères. De son côté, le chef de l’opposition Yair Lapid a estimé que le fait que les juges de La Haye n’aient pas établi de lien entre l’arrêt des combats et la libération des otages est un désastre moral. Et à l’extrême droite, le ministre des Finances Betsalel Smotrich proclame, lui, que l’histoire jugera ceux qui se sont tenus aux côtés du Hamas.

Pourparlers à Paris sur un cessez-le-feu

Plus tôt cette semaine, le procureur de la Cour pénale internationale (CPI) avait demandé l’émission de mandats d’arrêt pour des crimes présumés commis dans la bande de Gaza et en Israël contre des dirigeants du Hamas mais aussi israéliens, parmi lesquels le Premier ministre Benjamin Netanyahu. Si le gouvernement israélien a fustigé l’annonce du procureur, il avait néanmoins ordonné à ses négociateurs de « retourner à la table des négociations pour obtenir le retour des otages », selon un haut responsable.

Début mai, des négociations indirectes entre Israël et le Hamas, par l’entremise du Qatar, de l’Égypte et des États-Unis, n’avaient pas abouti à un accord de trêve associée à la libération d’otages et de prisonniers palestiniens détenus par Israël.

Le chef de la CIA, William Burns, est attendu à Paris pour tenter de relancer les pourparlers sur une trêve et le président français, Emmanuel Macron, a reçu vendredi le Premier ministre du Qatar et les ministres saoudien, égyptien et jordanien des Affaires étrangères. Selon la présidence française, les dirigeants ont discuté de la mise en œuvre de la « solution à deux États », soit un État palestinien viable aux côtés d’Israël. L’Espagne, l’Irlande et la Norvège ont récemment annoncé reconnaître l’État de Palestine. Les dirigeants ont aussi parlé des « leviers qui pouvaient être activés afin d’obtenir la réouverture de tous les points de passage » vers ce territoire palestinien et examiné comment « augmenter et approfondir leur coopération en matière d’aide humanitaire ». 

RFI via CONGO PUB Online

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À la UneMonde

USA : banquet d’Etat à la Maison Blanche en l’honneur de William Ruto

by Ruben Yale 24 mai 2024
written by Ruben Yale

Aux Etats-Unis, un dîner d’État donné en l’honneur du président kényan, William Ruto et de son épouse, Rachel Ruto a réuni quelques 500 convives à Washington.

Le couvert a été dressé dans une immense verrière installée pour l’occasion dans le jardin sud de la Maison-Blanche, offrant une vue imprenable sur Washington DC.

Joe Biden a porté un toast en hommage au couple présidentiel kenyan :  « Il règne une lumière éclatante à la Maison Blanche ce soir grâce à nos invités. Ils ont été impressionnants et conciliants. Jill et moi-même sommes honorés de vous compter parmi nous . Vous représentez de nombreux membres de la diaspora africaine. L’un d’entre eux vient de partir, Barack (Obama). Il a été très aimable. Il a rencontré le président william Ruto ce matin, et il était là il y a quelques instants. « 

Le déplacement, de lundi à samedi, de William Ruto aux Etats-Unis confirme le partenariat stratégique noué entre Washington et Nairobi. Sur un continent en pleine convulsions politiques, et où la Chine et la Russie gagnent du terrain, le président américain voit dans le Kenya un allié clé. 

Le premier créancier du Kenya est la Chine, qui a lancé de grands projets d’investissement sur le continent africain, assortis dans certains cas de créances insurmontables pour les pays concernés. William Ruto, qui s’était rendu à Pékin en octobre dernier, a estimé que les États-Unis avaient désormais l’occasion de  » revoir complètement leur stratégie pour l’Afrique et de renforcer leur soutien » au continent.

Les objectifs de Nairobi sont de tirer profit des financements et de l’influence des Etats-Unis. Le Kenya s’engage, en échange, à déployer une force de maintien de la paix en Haïti.

La Maison-Blanche n’avait pas organisé de dîner d’Etat pour un pays africain depuis seize ans.

Africanews via CONGO PUB Online

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