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Category:

Monde

À la UneMonde

Les États membres de la CPI divisés au sujet du procureur, visé par une enquête

by admin9775 28 mars 2026
written by admin9775

Le sort du procureur de la Cour pénale internationale (CPI), Karim Khan, reste toujours incertain. Dans un rapport confidentiel remis à des États membres de la CPI le 9 mars, trois juges le dédouanent d’inconduite sexuelle envers une employée de son bureau.

« Il n’y a pas de preuve suffisante pour soutenir une conclusion d’inconduite »de Karim Khan« au-delà du doute raisonnable »,écrivent trois juges indépendants de la CPI.

Les conclusions de ces juges sont basées sur une enquête de l’ONU, explique notre correspondante à La Haye, Stéphanie Maupas. Et les trois magistrats critiquent âprement la qualité de cette enquête qui, selon eux, laisse intacts deux récits « diamétralement opposés » de Karim Khan et de la plaignante, et n’apporte pas la preuve d’une culpabilité du procureur.

Cette affaire empoisonne la CPI depuis bientôt deux ans. Karim Khan avait dû se mettre en retrait de son poste en mai 2025, le temps de l’enquête. À La Haye, les États se divisent sur les suites à donner à l’affaire.

Les deux rapports sont désormais entre les mains des 21 États qui forment le bureau de l’Assemblée. Ils ont jusqu’au 8 avril pour décider, de préférence par consensus. Si, selon plusieurs sources, la majorité souhaite admettre les conclusions des trois magistrats, d’autres veulent empêcher le retour du procureur à la Cour et procéder à son remplacement.  

Cette affaire complique un peu plus la situation de la CPI, sous menace de nouvelles sanctions de l’administration Trump, alors que les États-Unis demandent l’annulation des mandats d’arrêt contre Benyamin Netanyahu et l’ex-ministre de la Défense Yoav Gallant, émis en novembre 2024. Quelques semaines plus tôt, les accusations contre Karim Khan étaient divulgués.

RFI

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28 mars 2026 0 comments
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À la UneMonde

L’Ukraine visée par une des pires attaques aériennes en plein jour de l’armée russe

by admin9775 25 mars 2026
written by admin9775

L’Ukraine a vécu l’une des pires journées de la guerre. Près de 1 000 drones russes ont visé le pays ces dernières 24 heures, selon Kiev. Au moins deux personnes ont été tuées et quatre autres blessées. Volodymyr Zelensky avait prévenu : avec l’arrivée du printemps, les forces russes vont intensifier leurs attaques.

Comme chaque année, avec la météo qui s’améliore, la Russie en profite pour essayer d’avancer sur le terrain. Dans les airs, on l’a vu avec cette attaque massive. Dans la journée, les forces russes ont lancé sur le territoire ukrainien « 556 drones d’attaque » entre 9h et 18h, a annoncé l’armée de l’air à Kiev. Ils s’ajoutent aux 392 drones et 34 missiles tirés dans la nuit, a-t-elle précisé. Un drone Shahed a par exemple frappé dans la journée le centre historique de Lviv, classé patrimoine mondial de l’Unesco, dans l’ouest du pays.

« Tout au long de la journée, la Russie terrorise de nombreuses villes à travers l’Ukraine avec des essaims de drones Shahed », a dénoncé le ministre des Affaires étrangères Andriï Sybiga sur X. Pour sa part, le président Zelensky a fustigé la « dépravation absolue » de la Russie.

Cette année, le moment est stratégique pour la Russie, et pas seulement pour des raisons météorologiques. « Il y a un moment diplomatique. Les Américains sont très occupés en Iran, pointeUlrich Bounat, analyste géopolitique et chercheur au centre de réflexion Eurocreative. Il y a quand même aussi une volonté d’avancer. Donc si les Russes doivent capturer du terrain, c’est maintenant qu’ils doivent le faire parce que tout ce qui est pris ne sera plus à prendre. Et dernier point, il y a sans doute aussi peut-être un peu un effet d’aubaine vu que l’attention du monde entier est tournée vers l’Iran. »

Large offensive terrestre

L’offensive se fait aussi sentir au sol, sur la ligne de front. Le commandant en chef des forces armées ukrainiennes parle de « combats acharnés » sur les 1 200 km du front. Les forces russes tentent de percer les défenses dans plusieurs zones stratégiques au prix de lourdes pertes. On estime que 30 000 soldats russes sont blessés ou tués chaque mois en Ukraine.

Côté ukrainien, la nouveauté, c’est le rayon d’action des drones. L’Ukraine a lancé des centaines de drones sur la Russie ces derniers jours, c’est déjà l’une des attaques les plus massives depuis le début de la guerre. L’armée ukrainienne est parvenue à frapper la région de Saint-Pétersbourg.

Un changement majeur dans cette guerre aux yeux d’Ulrich Bounat : « Les Ukrainiens ont quand même toujours besoin des missiles de croisière fournis par les Occidentaux parce qu’ils restent extrêmement performants. Mais par contre, effectivement, on voit que les Ukrainiens non seulement arrivent à envoyer des drones de plus en plus loin. Et ils se rapprochent de plus en plus du cercle polaire. Donc, c’est-à-dire, ils arrivent à traverser toute la Russie pour aller frapper. »

Avec le début de l’offensive américaine et israélienne sur l’Iran, les négociations pour un cessez-le-feu sont au point mort. Donald Trump a la tête ailleurs. Si les négociateurs ukrainiens et américains se sont vus le week-end dernier aux États-Unis, les discussions avec Vladimir Poutine sont à l’arrêt. Le président ukrainien a regretté publiquement le manque d’intérêt de la Maison Blanche. Volodymyr Zelensky attend toujours un calendrier « clair » pour la reprise des pourparlers avec Moscou.

RFI

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25 mars 2026 0 comments
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À la UneMonde

Donald Trump menace d’envoyer la police de l’immigration assurer les contrôles de sécurité aux aéroports

by admin9775 23 mars 2026
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Donald Trump a menacé samedi d’envoyer la police de l’immigration (ICE) assurer les contrôles de sécurité dans les aéroports américains, où l’attente peut durer des heures par manque d’agents spécialisés, qui ne sont pas payés du fait d’une paralysie budgétaire partielle.

« Si les démocrates d’extrême gauche ne signent pas immédiatement un accord pour que notre pays, en particulier nos aéroports, soit de nouveau libre et sûr, je vais déployer nos brillants et patriotes agents ICE aux aéroports où ils s’occuperont de la sécurité », a posté le président américain sur son réseau Truth Social.

Depuis le 14 février, le financement du DHS – ministère chargé notamment des contrôles de sécurité dans les aéroports – est gelé en raison du profond différend entre démocrates et républicains au Congrès sur les pratiques de la police de l’immigration, très contestées à gauche.

RFI

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À la UneMonde

États-Unis/Israël: des premiers signes de divergences ?

by admin9775 21 mars 2026
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Le nouveau guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, a proclamé vendredi la « victoire » de la République islamique face à ses ennemis, à l’occasion du Nouvel An persan, Norouz. Dans un message écrit, il a salué l’unité du peuple iranien malgré ses divergences internes, estimant que celle-ci avait permis de vaincre les adversaires du pays.

Cette déclaration intervient dans un contexte particulièrement tendu, marqué par la mort de son prédécesseur, Ali Khamenei, tué lors d’une frappe aérienne au début du conflit opposant l’Iran aux États-Unis et à Israël. Le nouveau guide, qui ne s’est pas encore montré publiquement, a également nié toute implication de Téhéran dans des attaques ayant visé la Turquie et Oman, accusant Israël d’en être responsable.

Sur le plan diplomatique, les tensions restent vives. La ministre britannique de l’Intérieur, Yvette Cooper, a mis en garde l’Iran contre toute attaque visant des intérêts britanniques, réaffirmant la priorité de Londres pour la stabilité régionale. De son côté, le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a dénoncé l’utilisation de bases britanniques par les forces américaines, y voyant une forme de complicité.

En Israël, le Premier ministre Benyamin Netanyahou a insisté sur la coopération étroite avec Washington, tout en rejetant l’idée selon laquelle son pays aurait entraîné les États-Unis dans la guerre. Pourtant, des divergences apparaissent clairement. Devant le Sénat américain, la directrice du renseignement national, Tulsi Gabbard, a reconnu que les objectifs de Donald Trump diffèrent de ceux du gouvernement israélien.

Ces tensions internes ont été accentuées par la démission de Joe Kent, qui a estimé que les États-Unis avaient été entraînés dans le conflit sous pression israélienne, alors que l’Iran ne représentait pas, selon lui, une menace immédiate.

Sur le plan économique, la guerre commence à produire des effets significatifs. La hausse des prix du pétrole et de l’essence alimente l’inquiétude mondiale, alors que les exportations d’hydrocarbures du Golfe sont perturbées. Dans ce contexte, le secrétaire américain au Trésor, Scott Bessent, a évoqué la possibilité d’utiliser les stocks de pétrole iranien — estimés à 140 millions de barils — afin de stabiliser les marchés.

Cette option suscite des réactions en Europe. La ministre allemande de l’Économie, Katherina Reiche, a dénoncé une mesure qui pourrait, selon elle, renforcer un régime en contradiction avec les valeurs occidentales.

Au fil des semaines, la guerre redessine les équilibres géopolitiques et met en lumière des fractures entre alliés occidentaux. Entre objectifs militaires divergents, pressions économiques et risques d’escalade régionale, l’évolution du conflit reste incertaine, avec des conséquences potentiellement durables pour l’ensemble du Moyen-Orient et au-delà.

Par Pascal Kabeya
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À la UneMonde

États-Unis: un juge ordonne la reprise des émissions de la radio internationale Voice of America

by admin9775 18 mars 2026
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Une bonne nouvelle pour l’information mondiale : la station de radio américaine Voice of America va reprendre du service. Elle avait été fermée presque du jour au lendemain et la quasi-totalité de son personnel licencié ou suspendu, au nom des coupes drastiques dans les dépenses publiques. La justice américaine a jugé la procédure illégale.

Un juge fédéral américain a ordonné, mardi 17 mars, la reprise des émissions de la radio publique Voice of America et la réembauche de 1042 personnes licenciées du média en juin 2025, qui se trouvaient en congé administratif rémunéré depuis un an.

La justice ordonne que l’ensemble des salariés soient de retour au travail le 23 mars et que les émissions de la station reprennent leur cours, précise notre correspondant à Washington, Vincent Souriau. Car la plupart des antennes avaient été mises en pause depuis un an.

Kari Lake taclée

Royce Lamberth, le magistrat à l’origine de cette décision, tacle une fois de plus Kari Lake, une ancienne présentatrice républicaine, parachutée à la tête de l’Agence américaine pour les médias mondiaux (USAGM), dont dépendent VOA, après l’élection de Donald Trump et chargée par le président américain de supprimer les radios internationales financées par le gouvernement fédéral.

Royce Lamberth a également ordonné à l’USAGM de présenter un plan visant à reprendre les diffusions à l’international.

Une présidente sans raison valable

Le juge avait déjà estimé la semaine dernière que la nomination de Kari Lake n’avait pas respecté les procédures légales et qu’elle avait occupé la fonction de présidente sans raison valable pendant plusieurs mois. Ce qui a de facto rendu caduques tous les licenciements et les suspensions prononcés pendant son mandat. Parmi les premières réactions, celle de Michael Abramowitz, le directeur en exercice de Voice of America, qui se réjouit de ce jugement. Voice of America, dit-il, « n’a jamais été aussi nécessaire ».

Le gouvernement américain a fait savoir qu’il comptait faire appel de la décision précédente de Royce Lamberth selon laquelle la nomination de Kari Lake était illégale.

RFI

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À la UneMonde

Mort d’Ali Larijani, figure clef du pouvoir iranien

by admin9775 18 mars 2026
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Le ministre de la Défense israélien a annoncé, mardi 17 mars 2026, la mort d’Ali Larijani dans des frappes menées dans la nuit de lundi à mardi. Une information confirmée par Téhéran dans la soirée du même jour. Il était devenu l’homme fort de l’appareil d’État iranien. Alors que le nouveau guide suprême Mojtaba Khamanei n’a pas été vu en public depuis sa nomination, Ali Larijani, lui, s’était présenté ces derniers jours en chef de guerre.

Entre diplomatie et violence, Ali Larijani a revêtu différents costumes, de philosophe à conseiller du guide suprême d’Iran, en passant par haut gradé des Gardiens de la Révolution et responsable de la propagande d’État. C’est finalement en tant qu’homme fort du pouvoir iranien qu’il a été ciblé par Israël, dans la nuit du lundi 16 au mardi 17 mars.

Un homme du sérail

Ali Larijani est né au cœur du système. Il était fils d’un éminent dignitaire chiite proche de l’ayatollah Khomeini, fondateur de la République islamique. Ses trois frères ont eux aussi endossé des postes à haute responsabilité. L’un d’eux, Sadeq Larijani, chef du système juridique iranien puis président du Conseil de discernement, était d’ailleurs pressenti pour être successeur d’Ali Khamenei.

Ali Larijani a lui-même gravi les échelons dans différentes sphères du pouvoir. Après un doctorat en philosophie occidentale, il a servi durant la guerre Iran-Irak au sein des Gardiens de la Révolution, l’armée idéologique de la République islamique. Ministre de la Culture de 1992 à 1994, il a ensuite dirigé l’audiovisuel d’État, s’affichant en conservateur fermement opposé aux réformateurs proches du président Mohammad Khatami, orchestrant ainsi la propagande et la censure.

Un négociateur pragmatique

Durant les années 2000, il est devenu secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale, s’affichant en interlocuteur pragmatique sur la scène internationale lors de négociations sur le nucléaire. Il a soutenu, dix ans plus tard, l’accord nucléaire historique conclu avec les États-Unis, l’Allemagne, la Chine, la France, le Royaume-Uni et la Russie. Un accord piétiné trois ans plus tard par le retrait des États-Unis de Donald Trump.

Président du Parlement iranien de 2008 à 2020, puis conseiller spécial auprès du Guide suprême, il a plusieurs fois été écarté des élections présidentielles.

Massacres et diplomatie

C’est après la guerre des douze jours provoquée par les États-Unis et Israël, en juin 2025, qu’Ali Larijani est revenu sur le devant de scène. Il avait repris, en août de la même année, le poste de secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale, principal organe de décision en politique intérieur comme extérieur. Il est ainsi l’organisateur de la répression des manifestations anti-régime de janvier 2026. Des massacres durant lesquels des forces de sécurité iraniennes ont tué entre 7 000 et 30 000 personnes selon les estimations.

Sur la scène internationale, son nom est également revenu comme l’homme de l’ombre des négociations nucléaires indirectes entre Washington et Téhéran, jusqu’à ce que les États-Unis choisissent d’attaquer. De par son parcours au sein des différentes factions du régime, Ali Larijani assurait depuis le rôle de coordinateur entre les différents pouvoirs.

RFI

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À la UneMonde

Guerre au Moyen-Orient: Trump fait pression sur ses alliés pour la sécurisation du détroit d’Ormuz

by admin9775 17 mars 2026
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Le président américain Donald Trump, au cours d’une longue intervention publique très décousue, a reproché lundi 16 mars à certains pays de ne « pas vouloir s’impliquer » dans la sécurisation du détroit d’Ormuz, après son appel à aider les États-Unis dans cette tâche au cours du week-end. Le Royaume-Uni et l’Allemagne ont écarté toute mission de l’Otan pour rétablir la circulation maritime dans le détroit d’Ormuz.

Un peu plus tôt, le Japon et l’Australie, alliés historiques des États-Unis dans la région indo-pacifique, ont exclu tout envoi de moyens dans cette zone. Réunis à Bruxelles, les chefs de la diplomatie de l’UE ont écarté l’idée d’envoyer la mission européenne Aspides.

« Depuis quarante ans, nous vous protégeons et vous ne voulez pas vous impliquer dans quelque chose de très mineur », a déclaré le président américain depuis la Maison Blanche. « Nous encourageons vivement les autres pays à s’impliquer avec nous, et à s’impliquer vite et avec beaucoup d’enthousiasme », a souligné le président américain.

Donald Trump a convoqué la presse avant une réunion consacrée au Kennedy Center, une salle de spectacles emblématique de Washington dont il a pris les commandes. Il a évoqué rapidement la guerre en Iran pendant une longue déclaration préalable lors de laquelle il a abordé les sujets les plus divers, puis a répondu à quelques questions consacrées à la guerre, qui est entrée dans son 17ᵉ jour. Il a assuré que d’autres nations s’étaient engagées à rejoindre un effort pour rétablir la sécurité de ce point de passage vital pour le commerce de pétrole, mais sans dire lesquelles. « Nous vous donnerons une liste », a-t-il déclaré.

Le président américain, qui a déclenché l’offensive israélo-américaine sans se soucier des réserves ou critiques des alliés des États-Unis, a présenté sa demande d’aide comme une sorte de test de loyauté. « Le degré d’enthousiasme est important pour moi », a-t-il dit. « Nous n’avons besoin de personne », a assuré Donald Trump, avant d’ajouter, à propos des pays de l’Otan en particulier : « Ils devraient bondir pour nous aider, parce que nous les aidons depuis des années. »

Certains sont très enthousiastes, d’autres moins. Il s’agit de pays que nous aidons depuis de très nombreuses années. Nous les avons protégés de menaces extérieures terribles, et pourtant, leur enthousiasme est loin d’être au rendez-vous. Or, le niveau d’enthousiasme, c’est important à mes yeux. Dans certains pays, nous avons 45 000 soldats, d’excellents soldats, qui les protègent du danger, et nous avons fait un travail remarquable. Et quand on leur demande : « Avez-vous des dragueurs de mines ? », ils répondent : « Eh bien, nous préférons ne pas nous impliquer. » Alors je leur dis : « Vous voulez dire que depuis 40 ans, nous vous protégeons, et vous ne voulez pas vous impliquer dans une affaire aussi mineure ? Il ne sera pas nécessaire de tirer beaucoup de coups de feu, car il ne leur reste presque plus de munitions. » Mais ils répètent : « Nous préférons ne pas nous impliquer.

Donald Trump: «Certains sont très enthousiastes, d’autres moins. Il s’agit de pays que nous aidons depuis de très nombreuses années»RFI

Le président américain a dit en des termes vagues s’attendre à ce que la France et le Royaume-Uni répondent positivement à sa demande d’aide.

RFI

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À la UneMonde

Guerre au Moyen-Orient: les Gardiens de la Révolution iraniens jurent de «traquer et tuer» Netanyahu

by admin9775 15 mars 2026
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Au 16e jour de la guerre au Moyen-Orient, les Gardiens de la Révolution iraniens ont juré dimanche 15 mars de « traquer et tuer » le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu, qualifié de« criminel tueur d’enfants ». Cela alors que l’Iran poursuit les frappes contre les pays de la région, notamment Bahreïn, dont la capitale a été secouée par de fortes explosions ce dimanche.

La guerre israélo-américaine contre l’Iran « s’intensifie et entre dans une phase décisive qui se poursuivra aussi longtemps que nécessaire », a affirmé ce samedi le ministre israélien de la Défense, Israël Katz.

Les Gardiens de la Révolution iraniens ont juré de « traquer et tuer » le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu. 

Le président américain Donald Trump a exhorté samedi plusieurs pays, dont la France, à envoyer des navires de guerre pour sécuriser le détroit d’Ormuz. Vendredi, le président américain avait annoncé que la marine américaine allait commencer « très bientôt » à escorter des pétroliers dans ce passage stratégique où transite 20 % de la production mondiale d’hydrocarbures, qui est pour le moment bloquée par l’Iran.

Les frappes israéliennes ont fait au moins 826 morts, dont 106 enfants, et 2 009 blessés au Liban depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah pro-iranien le 2 mars dernier, a annoncé le ministère de la Santé samedi. 

Le chef de la diplomatie israélienne a affirmé qu’aucune négociation directe n’était prévue avec le Liban pour mettre fin à la guerre déclenchée le 2 mars par une attaque du Hezbollah vers Israël, après le lancement des frappes israélo-américaines sur l’Iran. « La réponse est non », a déclaré le ministre Gideon Saar, interrogé par la presse sur d’éventuelles négociations entre Israël et le Liban.

Une source libanaise avait déclaré samedi que des négociations étaient « à l’ordre du jour » et que des préparatifs pour la formation d’une délégation étaient « en cours », tout en relevant qu’il fallait aussi « un engagement israélien en faveur d’une trêve ou d’un cessez-le-feu ».

Le ministre égyptien des Affaires étrangères, Badr Abdelatty, se rend à Doha, la capitale du Qatar, première étape d’une tournée dans plusieurs pays du Golfe, afin d’« évaluer l’évolution de la situation régionale » dans le contexte de la guerre menée par les États-Unis et Israël contre l’Iran. 

Cette tournée « vise à assurer la coordination et la consultation afin d’atténuer l’accélération des événements dans la région et d’envoyer un message de solidarité aux frères arabes », a déclaré le ministère égyptien des Affaires étrangères dans un message publié sur les réseaux sociaux. Au cours de sa visite au Qatar, M. Abdelatty devrait « tenir des réunions de haut niveau pour aborder l’escalade militaire dans la région ».

Dans l’ensemble, cette tournée vise à « souligner la solidarité de l’ensemble des dirigeants, du gouvernement et du peuple égyptiens avec leurs frères [arabes] face aux défis sécuritaires, et à travailler ensemble pour réduire l’escalade ».

RFI

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Guerre au Moyen-Orient: Trump affirme que la guerre «va se terminer bientôt» et menace de frapper l’Iran «beaucoup plus fort»

by admin9775 10 mars 2026
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Israël a annoncé ce lundi 9 mars mener de nouvelles frappes en Iran contre « des infrastructures du régime », et à Beyrouth, au Liban, contre des cibles du Hezbollah. L’Iran continue de répliquer par des attaques dans la région du Golfe. Dimanche soir, l’Assemblée des experts de la République islamique d’Iran a nommé le fils d’Ali Khamenei, Mojtaba Khamenei, comme nouveau guide suprême. Ce lundi dans un communiqué, l’armée israélienne annonce des frappes simultanées à Téhéran, Ispahan et dans le sud de l’Iran.

L’Iran continue de répliquer par des attaques de missiles et de drones contre Israël et les pays du Golfe. Lundi matin, à Bahreïn, une attaque de drone iranien a blessé 32 civils, dont quatre grièvement, sur l’île de Sitra, selon le ministère de la Santé cité par l’agence Bahrein News Agency. Une raffinerie de pétrole Bapco a également été touchée. L’Iran a également tiré dimanche une première salve de missiles vers Israël après l’élection du nouveau guide suprême iranien.

Le Parlement libanais annonce reporter les élections législatives prévues en mai, pour une durée de deux ans en raison de la guerre en cours entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, selon un communiqué de son président Nabih Berri.

De violents combats au sol ont eu lieu dans la nuit de dimanche à lundi entre le Hezbollah et l’armée israélienne dans l’est du Liban. Le mouvement islamiste chiite a indiqué combattre des forces israéliennes qui ont débarqué par hélicoptère dans l’est du Liban depuis la frontière syrienne. Le Hezbollah a ajouté que les soldats israéliens étaient arrivés à bord d’« environ 15 hélicoptères » peu après 22h TU.

Selon le représentant permanent de l’Iran auprès des Nations unies, au moins 1 332 personnes ont été tuées en Iran depuis le début des hostilités, dont 175 écolières et membres de personnel scolaire lors d’une frappe contre une école de filles à Minab, dans le sud du pays. Le chiffre, qui n’a pas pu être vérifié, n’inclut probablement pas les victimes militaires appartenant aux Gardiens de la Révolution. Au Liban, les frappes israéliennes ont fait au moins 394 morts depuis l’extension du conflit au pays du cèdre, lundi.

Donald Trump a affirmé lundi 9 mars que la guerre contre l’Iran allait « se terminer bientôt », estimant que le conflit était « bien en avance » sur le calendrier de quatre à cinq semaines qu’il avait évoqué auparavant. Le président américain a également menacé, lors de la première conférence de presse en dix jours de guerre, de frapper l’Iran « beaucoup plus fort » si Téhéran tentait de bloquer le détroit d’Ormuz.

RFI

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Iran: Mojtaba Khamenei, un nouveau guide suprême dans les pas de son père

by admin9775 9 mars 2026
written by admin9775

Alors que l’Iran est toujours la cible des bombardements israélo-américains, l’Assemblée des experts a désigné, ce dimanche 8 mars, Mojtaba Khamenei, fils de l’ancien chef d’État tué au premier jour de la guerre, comme nouveau guide suprême.

Aux premières heures du jour, ce dimanche, RFI indiquait qu’un consensus s’était dégagé au sein de l’Assemblée des experts, et qu’un nom – qui avait été « évoqué par le grand Satan », c’est-à-dire les États-Unis – avait émergé. Il devenait ainsi de plus en plus certain qu’il s’agissait de Mojtaba Khamenei, dont le nom avait été prononcé récemment par Donald Trump dans un entretien au site Axios. Selon les médias iraniens, Mojtaba Khamenei a été élu avec 90% des voix lors d’une réunion secrète des membres de l’Assemblée des experts dans la ville sainte de Qom, précise notre correspondant à Téhéran, Siavosh Ghazi.

Et bien que le président américain ait déclaré que si ce dernier était nommé, « il serait tué comme son père », Mojtaba Khamenei, 56 ans, a jusqu’à présent survécu à la campagne de bombardements aériens conduite par les États-Unis et Israël contre l’Iran.

Ce dernier était ⁠considéré comme un possible successeur ​d’Ali Khamenei, après des années passées à nouer d’étroites relations avec les Gardiens de la Révolution et à consolider son influence ​au sein de l’institution cléricale iranienne.

Son nom circulait avec plus d’insistance encore depuis la mort d’un autre potentiel candidat, l’ancien président Ebrahim Raïssi, tué ‌dans un accident d’hélicoptère en 2024.

Intransigeant et apprécié des Gardiens de la Révolution

Ce religieux de rang intermédiaire, qui se présente comme ​le « gardien » de la ‌pensée de son père, s’est toujours opposé aux partisans d’un dialogue avec l’Occident dans le cadre des efforts visant à freiner ⁠les ambitions nucléaires iraniennes. 

Ses relations avec le Corps des Gardiens de la Révolution (CGRI), l’armée idéologique du régime, lui donnent un pouvoir accru au sein de l’appareil politique et sécuritaire iranien. « Il jouit d’un fort soutien ‌au sein du CGRI, en particulier parmi les jeunes générations radicalisées », estime Kasra Aarabi, spécialiste du CGRI au sein de l’United ⁠Against Nuclear Iran, une organisation basée aux États-Unis.

Pour ses détracteurs au sein du régime, ‌Mojtaba Khamenei n’a pas les qualifications religieuses requises pour devenir guide suprême. Sa nomination irait également à l’encontre de la volonté des fondateurs de la République islamique de rompre avec la tradition dynastique de la monarchie des chahs.

Visé par des sanctions américaines

Né en 1969 à Machhad, Mojtaba Khamenei a vu pendant son enfance son père se mobiliser aux côtés de l’ayatollah Rouhollah Khomeini contre le régime du chah. Mojtaba Khamenei ​a combattu pendant la guerre Iran-Irak (1980-88) et effectué des études religieuses aux séminaires de Qom, épicentre de la théologie chiite.

Il porte le titre d’hodjatoleslam, inférieur à celui d’ayatollah dans la hiérarchie religieuse chiite, et le turban noir du sayyed, descendant direct du prophète Mahomet. Il n’a jamais occupé de position ​officielle au sein du gouvernement de la République islamique. On a pu le voir à des rassemblements en faveur du régime, mais il ne s’est ​que rarement exprimé en public – notamment après le décès de son père.

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Mojtaba Khamenei est visé depuis 2019 par des sanctions du département du Trésor américain, qui ​a estimé, à l’époque, qu’il représentait le guide suprême « à titre officiel même s’il n’a jamais été élu ni nommé à un poste gouvernemental », hormis son travail au sein du cabinet de son père.

Mojtaba Khamenei, affirmait encore le ​Trésor américain, s’est vu confier certaines prérogatives par son père et entretient d’étroites relations avec le commandant de la force Al-Qods du CGRI, chargée des opérations extérieures, et les Bassidji, milice religieuse affiliée aux Gardiens, « pour promouvoir les objectifs régionaux de déstabilisation et les objectifs intérieurs d’oppression de son père ».

En début d’année, le média américain Bloomberg a révélé, dans une enquête, que Mojtaba Khamenei est à la tête d’un empire financier, « s’étendant du transport maritime dans le golfe Persique aux comptes bancaires suisses, en passant par l’immobilier de luxe britannique et un important service de renseignement occidental ». Un patrimoine d’une valeur de plus de 100 millions de dollars, qui inclut des hôtels haut de gamme, à Londres, Francfort, ou encore à Marbella en Espagne. Reste que la propriété de ces biens immobiliers est difficile à prouver, en raison du manque de transparence financière, qui prévaut, dans les affaires des dirigeants iraniens. Toujours selon l’agence Bloomberg, cette fortune s’appuierait sur un vaste réseau de sociétés écrans, basées à l’étranger, avec notamment des comptes en Suisse.

Le fils d’Ali Khamenei est souvent considéré comme à l’origine de l’ascension fulgurante du ⁠président ultraconservateur Majhmoud Ahmadinejad, élu en 2005, dont il a soutenu la réélection contestée par une vague de manifestations quatre ans plus tard. Il a été, en 2022, une cible privilégiée des manifestants ⁠du mouvement « Femme, vie, liberté » protestant contre ​la mort en détention de l’étudiante Mahsa Amini après son arrestation par la police des mœurs.

Son épouse, fille d’une figure de la ligne dure, l’ancien président du Parlement, Gholamali Haddadadel, a été tuée le 28 février dans les bombardements israélo-américains, ainsi que d’autres membres de sa famille.

RFI

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