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Monde

À la UneMonde

Tempête hivernale aux États-Unis: des centaines de milliers de foyers privés d’électricité

by admin9775 25 janvier 2026
written by admin9775

Aux États-Unis, une importante tempête hivernale s’est poursuivie dimanche 25 janvier, déversant du grésil, de la pluie verglaçante et de la neige sur le sud du pays et jusque dans l’est, entraînant des températures glaciales, des pannes de courant généralisées et de nombreux vols annulés. À New York, des premières victimes pourraient avoir succombé au froid.

Dimanche matin, environ 213 millions de personnes étaient concernées par une alerte météo hivernale. Le nombre de clients privés d’électricité dépassait les 880 000, selon PowerOutage.us, et ce nombre était en augmentation. Rien que dans le Tennessee, avec près de 300 000 clients privés d’électricité, tandis que le Texas, la Louisiane et le Mississippi comptaient chacun plus de 100 000 clients sans courant.

Ces États sont peu habitués à ce genre de température. Emmanuelle, habitante de Forestburg au Texas, est inquiète pour elle et son enfant de deux ans, confie-t-elle au micro d’Ilana Ray-Moch du service international de RFI.

Ce qui m’inquiète, c’est maintenant d’avoir un enfant. J’ai peur des coupures d’électricité au milieu de la nuit. Si jamais il y en a une et qu’il fait -20°C, c’est un peu compliqué.

Emmanuelle, habitante de Forestburg au TexasRFI

Dans les aéroports, plus de 10 000 vols ont été annulés. Les principales compagnies aériennes américaines ont appelé les passagers à se préparer à des changements et annulations de dernière minute. Parmi elles, Delta Air Lines, qui a continué d’ajuster ses horaires et procédé à de nouvelles annulations, notamment à Atlanta et le long de la côte Est, comme à Boston ou encore New York.

Cinq personnes décédées à New York

Le maire de la ville, Zohran Mamdani a déclaré samedi soir qu’au moins cinq personnes étaient décédées, alors que les températures ont brutalement chuté avant l’arrivée des fortes chutes de neige dans la ville ce dimanche.

« Bien qu’il soit encore trop tôt pour déterminer les causes des décès, cela nous rappelle que chaque année, des New-Yorkais succombent au froid », a-t-il écrit sur X. « On ne saurait trop insister sur le danger de ces conditions météorologiques. »

L’élu démocrate a par ailleurs ordonné la fermeture des écoles pour lundi et a invité élèves et enseignants à privilégier l’enseignement à distance. Des centres d’urgence ont été ouverts aux quatre coins de la ville pour recueillir les personnes en quête d’un abri pour se tenir au chaud.

La neige et le froid s'emparent de la ville de New York, le 25 janvier 2026.
La neige et le froid s’emparent de la ville de New York, le 25 janvier 2026. © Heather Khalifa / AP

État d’urgence météorologique

Les prévisionnistes ont annoncé que neige, grésil, pluie verglaçante et températures inhabituellement basses balayeraient dimanche ​25 janvier l’essentiel de l’Est américain. Qualifiant ces intempéries d’« historiques », le président Donald Trump avait approuvé dès samedi 24 janvier des déclarations fédérales d’urgence en Caroline du Sud, Virginie, Tennessee, ‍Géorgie, Caroline du Nord, Maryland, Arkansas, Kentucky, Louisiane, Mississippi, Indiana et Virginie-Occidentale.

Des voitures circulent sur l'Interstate 630 enneigée le 24 janvier 2026 à Little Rock, Arkansas.
Des voitures circulent sur l’Interstate 630 enneigée le 24 janvier 2026 à Little Rock, Arkansas. Getty Images via AFP – WILL NEWTON

Dix-sept États et le district de Columbia ont déclaré l’état d’urgence météorologique, a ​fait savoir le département de la Sécurité intérieure (DHS). « Nous avons des dizaines de milliers de personnes dans les États du Sud touchés qui ont perdu l’électricité », a déclaré la secrétaire à la Sécurité intérieure, Kristi Noem. « Il va faire très, très froid », a-t-elle ajouté. « Nous encourageons donc tout le monde à faire des réserves de carburant et de nourriture, et nous nous en sortirons ensemble », a-t-elle également dit.

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25 janvier 2026 0 comments
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À la UneMonde

Affaire Epstein: une procédure lancée contre Bill et Hillary Clinton pour entrave au Congrès

by admin9775 22 janvier 2026
written by admin9775

Une commission de la Chambre des représentants a recommandé une procédure d’entrave au Congrès contre Bill et Hillary Clinton. La commission leur reproche de ne pas s’être rendus à une audition dans le cadre d’une enquête parlementaire sur l’affaire Epstein.

Une commission du Congrès américain a voté, mercredi 21 janvier, pour lancer une procédure contre Bill et Hillary Clinton, accusés d’entrave au Congrès pour avoir refusé de se présenter à une audition dans le cadre d’une enquête parlementaire sur l’affaire Epstein.

La semaine dernière, malgré une assignation à comparaître, Bill et Hillary Clinton s’étaient justifiés estimant que cette assignation n’était pas juridiquement valide et qu’ils avaient déjà essayé de leur donner « le peu d’information » qu’ils avaient, rapporte notre correspondant à Atlanta, Edward Maille.

Dans une lettre au ton acerbe, le couple avait annoncé son refus de se présenter aux auditions, accusant le chef de la commission, le républicain James Comer, de s’attaquer à des opposants politiques plutôt que de vouloir chercher la vérité. « Nous avons essayé de vous donner le peu d’informations que nous avons. Nous l’avons fait parce que les crimes de M. Epstein étaient horribles », affirment-ils.

Jusqu’à un an de prison

Désormais, après le vote de la commission, il revient à l’ensemble des élus de la Chambre des représentants de se prononcer et si cela est acté, les élus recommanderont au département de la Justice d’ouvrir une enquête pour entrave au Congrès auquel cas, les Clinton encourraient jusqu’à un an de prison. Une procédure pour formellement les inculper devra ensuite être initiée par le ministère de la Justice, avec à sa tête Pam Bondi, une fidèle de Donald Trump. 

Le chef de la commission, le républicain James Comer, se dit confiant qu’il aura les voix nécessaires à la fois grâce à la majorité d’élus républicains mais aussi avec des démocrates. Car des élus de l’opposition dans la commission ont voté pour cette première étape de la procédure soulignant les divisions au sein des démocrates sur cette affaire. Entre volonté de transparence et ceux qui estiment qu’il s’agit de persécutions politiques.  

RFI

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À la UneMonde

Donald Trump nomme Marco Rubio et Tony Blair à son Conseil de la paix pour Gaza

by admin9775 17 janvier 2026
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Donald Trump a dévoilé vendredi 16 janvier 2026 dans un communiqué une liste de membres du Conseil de la paix pour Gaza, qu’il présidera et auquel siègeront en particulier le chef de la diplomatie Marco Rubio et l’ancien Premier ministre britannique Tony Blair.

L’émissaire spécial américain Steve Witkoff en fait aussi partie, tout comme le gendre du président américain Jared Kushner ou encore le président de la Banque mondiale Ajay Banga. La liste de sept personnalités – dont 5 Américains – composant ce que la Maison Blanche appelle le « founding executive board » comprend aussi Marc Rowan, un milliardaire patron du fonds d’investissement Apollo Global Management, et Robert Gabriel, un conseiller de Donald Trump.

Chacun d’eux va « superviser un secteur défini, nécessaire à la stabilisation et au succès à long terme de Gaza, ce qui inclut la mise en place de structures de gouvernement, les relations régionales, la reconstruction, l’attractivité pour les investissements, le financement à grande échelle et la mobilisation de capital », selon le communiqué.

La Maison Blanche ajoute que le diplomate bulgare Nickolay Mladenov, que l’on savait destiné à un rôle important, sera Haut-représentant pour Gaza. À 53 ans, ce diplomate a une solide expertise : ancien ministre des Affaires étrangères, il a aussi été envoyé de l’ONU pour la paix au Moyen-Orient de 2015 à 2020. Le général américain Jasper Jeffers dirigera la Force internationale de stabilisation dans le territoire palestinien.

Supervision du comité palestinien de technocrates

Ce conseil aura pour mission de superviser un comité palestinien temporaire et apolitique composé de 15 technocrates. Ali Shaath, un ingénieur civil et ancien haut fonctionnaire, a été choisi pour diriger ce comité transitoire d’experts et aura la lourde tâche de piloter la première étape de la reconstruction du territoire palestinien en ruines. « Ces dirigeants palestiniens sont fermement engagés en faveur d’un avenir PACIFIQUE ! », a assuré Donald Trump dans un message précédent.

La phase deux du plan américain visant à mettre fin à la guerre dans la bande de Gaza est entrée en vigueur mercredi. Elle doit mener à « la reconstruction » du territoire palestinien, selon l’émissaire américain pour le Moyen-Orient, Steve Witkoff. Cette phase prévoit également le désarmement du Hamas, le retrait progressif des troupes israéliennes de la bande de Gaza et le déploiement de la force internationale de stabilisation, selon les termes du plan Trump, endossé par le Conseil de sécurité de l’ONU en novembre.

RFI

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À la UneMonde

Kiefer Sutherland, acteur de « 24 heures chrono », interpellé après avoir agressé et menacé un chauffeur VTC

by admin9775 17 janvier 2026
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La star américaine, également connue pour son rôle dans « Designated Survivor », a été arrêtée à Los Angeles après avoir agressé physiquement et menacé un chauffeur de taxi. Il a été libéré sous caution.

Il devra comparaître devant la justice. Kiefer Sutherland, célèbre pour son rôle de Jack Bauer dans la série 24 heures chrono, a été interpellé à Los Angeles après avoir agressé un chauffeur VTC. Selon la police américaine, l’acteur canado-britannique a été interpellé dans la nuit de dimanche à lundi 12 janvier sur l’un des grands boulevards de la mégalopole californienne, près d’Hollywood. 

D’après un communiqué des forces de l’ordre, cité par les médias américains, les agents sont intervenus pour une agression présumée impliquant un chauffeur VTC. L’acteur de 59 ans est accusé d’avoir agressé physiquement le chauffeur et proféré des menaces à son encontre. Le chauffeur n’a pas eu besoin de soins médicaux, a précisé la police.
 
Kiefer Sutherland, aussi connu pour incarner le président des États-Unis dans la série Netflix Designated Survivor, a été arrêté puis libéré quelques heures plus tard moyennant une caution de 50.000 dollars. L’acteur devra comparaître le 2 février devant un tribunal pour cette affaire. 

Kiefer Sutherland, qui a joué dans Génération Perdue (1987), Stand By Me (1986) et Les Trois Mousquetaires (1993), a déjà été incarcéré en 2007 pour conduite en état d’ivresse, rapporte CNN. Il avait été condamné pour le même motif en 2004 et a fait l’objet de plusieurs interpellations en lien avec l’alcool depuis les années 1990.

RTL

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Manifestations en Iran: l’ayatollah Khamenei affirme que la République islamique «ne reculera pas» face à des «vandales»

by admin9775 9 janvier 2026
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La République islamique ne reculera pas « face aux saboteurs » et aux « vandales » : le guide suprême iranien Ali Khamenei a mis en garde son pays, s’exprimant pour la première fois vendredi 9 janvier après une nuit de manifestations en Iran, en direct sur la télévision d’État. Il a également affirmé que le président américain Donald Trump avait « les mains tachées du sang » des Iraniens.

Le guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, a averti vendredi 9 janvier que son pays, confronté à une vague de contestation, ne « reculerait pas » face à des manifestants qualifiés de « saboteurs » et de « vandales », dans un discours diffusé par la télévision d’État.

S’exprimant devant ses partisans, Ali Khamenei a déclaré que les mains de Donald Trump étaient « tachées du sang de plus d’un millier d’Iraniens », dans une référence apparente à la guerre de douze jours déclenchée en juin par Israël et à laquelle les États-Unis s’étaient associés.

Il a également prédit que « l’arrogant » dirigeant américain serait « renversé », à l’image de la dynastie qui a gouverné l’Iran jusqu’à la Révolution islamique de 1979.

Nuit de manifestations

D’autres vidéos montrent d’importantes manifestations dans plusieurs villes du pays, notamment à Tabriz (nord), dans la ville sainte de Mashhad (est) ainsi que dans l’ouest du pays à majorité kurde, notamment autour de la grande ville de Kermanshah.

Des flammes étaient également visibles dans le bâtiment du gouvernorat à Shazand, dans le centre de l’Iran, après que des manifestants se sont rassemblés à l’extérieur, selon d’autres vidéos.

Sur plusieurs images que l’AFP n’a pas été en mesure d’authentifier à ce stade, on voit des manifestants mettre le feu à l’entrée de l’antenne régionale de la télévision d’État dans la ville d’Ispahan (centre).

Autant de scènes impressionnantes alors qu’internet, coupé jeudi dans tout le pays, demeurait inaccessible, d’après l’ONG de surveillance de la cybersécurité Netblocks. L’Iran « est désormais déconnecté depuis douze heures », écrit l’organisation sur son compte X, « dans une tentative d’étouffer la vague de contestation ».

Le fils de l’ancien chah et figure de l’opposition en exil, Reza Pahlavi, a exhorté vendredi à une nouvelle démonstration de force dans les rues afin d’amplifier la mobilisation et « affaiblir davantage le pouvoir répressif du régime ».

Ces manifestations sont les plus importantes en Iran depuis celles survenues après la mort en 2022 de Mahsa Amini, arrêtée pour un voile prétendument mal ajusté.

Appels à la retenue

La diplomatie européenne a appelé Téhéran à respecter la liberté d’expression et à rétablir l’accès à internet pour tous. « Le peuple iranien exprime son aspiration légitime à une vie meilleure. Toute violence contre des manifestants pacifiques est inacceptable », a affirmé Anouar El Hanouni, porte-parole du service diplomatique de l’Union européenne.

Des organisations de défense des droits humains ont accusé les autorités d’avoir ouvert le feu sur des protestataires, faisant des dizaines de morts depuis le début, fin décembre, de la contestation, initialement contre la vie chère.

La France, disant comprendre « les aspirations légitimes du peuple iranien », a appelé vendredi les autorités iraniennes « à la plus grande retenue » dans leur réponse aux manifestations, selon une source diplomatique.

La veille, Berlin avait dénoncé un « usage excessif de la force » de la part du pouvoir iranien « contre des manifestants pacifiques », et exhorté les autorités de Téhéran à « respecter leurs obligations internationales » en la matière.

RFI

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À la UneMonde

Colombie: le président Petro et les mouvements armés en ébullition après l’opération américaine au Venezuela

by admin9775 6 janvier 2026
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Le président colombien Gustavo Petro, ancien guérillero du M-19, a déclaré ce lundi 5 janvier qu’il était prêt à « reprendre les armes » après les menaces proférées à son encontre par Donald Trump.

Personne ne connaît le degré de préparation de l’administration Trump quant à la suite des évènements au Venezuela, mais pour une partie du monde latino-américain, les faits survenus à Caracas ce week-end sonnent comme un coup de pied dans une fourmilière qui a de la mémoire, et où les fractures sont ancrées.

Le chef d’État de la Colombie voisine, l’ancien guérillero Gustavo Petro, est désormais en mode « branle-bas de combat ». Premier président issu du marxisme dans ce pays historiquement très lié à Washington, il a lui-même été menacé par Donald Trump en des termes on ne peut moins diplomatiques.

Après lui avoir dit samedi qu’il devrait « faire gaffe à ses fesses », l’ami nord-américain est allé par la suite jusqu’à le qualifier d’« homme malade », qui « aime prendre de la cocaïne ». Il avait déjà accablé la Colombie pour ses laboratoires de production.

« Tout commandant des forces armées qui préfère le drapeau américain au drapeau colombien sera immédiatement destitué »

Dans sa réponse à Donald Trump, Gustavo Petro commence, quant à lui, par rappeler sa position sur les stupéfiants, et défend la politique menée par son gouvernement en la matière. Il s’indigne aussi de tout raccourci à son propos, suite aux allusions du président américain relatives à sa supposée consommation de cocaïne.

La suite est d’une toute autre teneur : « J’ai juré de ne plus jamais toucher aux armes après l’accord de paix de 1989, mais pour le bien de mon pays, je reprendrai les armes dont je ne veux plus », promet le chef de l’État, qui avait déjà décrété l’envoi de troupes colombiennes aux frontières avec le Venezuela.

Le président de la Colombie est le commandant suprême des forces armées et de police colombiennes, conformément à la Constitution. Une Constitution qui a 34 ans, à l’élaboration de laquelle mon mouvement a contribué après avoir déposé les armes.

Gustavo Petro ne se fait aucune illusion face à la complexité interne, structurelle, propre à son armée. Il prévient sans ambages : « À compter de cet instant, chaque soldat colombien a un ordre : tout commandant des forces armées qui préfère le drapeau américain au drapeau colombien sera immédiatement destitué. »

J’ai une immense confiance en mon peuple, c’est pourquoi je lui ai demandé de défendre le président contre tout acte de violence illégitime. Pour me défendre, le pouvoir doit être pris dans chaque municipalité du pays. L’ordre donné aux forces de sécurité est de ne pas tirer sur la population, mais sur l’envahisseur.

« Je ne dis pas n’importe quoi, poursuit l’ancien maire de Bogota, j’ai confiance dans le peuple et dans l’histoire de la Colombie, que M. Rubio n’a pas lue », ajoute-t-il, dans une allusion au secrétaire d’État américain monté en première ligne depuis l’enlèvement de Nicolas Maduro, et dont les parents sont des émigrés cubains. Le chef d’État termine par le rappel de références communes : « J’ai confiance dans le soldat qui sait qu’il est un fils de Bolivar et de son drapeau tricolore. Qu’il sache donc qu’il a affaire à un commandant du peuple. Vive la Colombie libre ! Officiers de Bolivar, rompez les rangs et marchez d’un pas victorieux ! »

Depuis le début du deuxième mandat de Donald Trump, les deux dirigeants s’affrontent régulièrement sur des questions comme les droits de douane ou la politique migratoire. La Colombie et les États-Unis sont des alliés militaires et économiques-clés, mais leurs relations sont aujourd’hui au plus bas.

« Les bombardements sur le territoire vénézuélien et la capture de son président dépassent les limites de l’acceptable »

Bien au-delà de Cuba, l’annonce par Washington de frappes aériennes sur Caracas et de la capture du président vénézuélien Nicolas Maduro a frappé bien des esprits en Amérique latine, du Mexique à l’Argentine et au Chili. Au-delà de la solidarité idéologique affichée par plusieurs gouvernements de gauche, cette opération réactive, dans la région, les craintes liées à l’interventionnisme des États-Unis, et avec elles de grands clivages.

« Les bombardements sur le territoire vénézuélien et la capture de son président dépassent les limites de l’acceptable », estime le président Lula, lui-même ancien résistant, au Brésil. Son homologue mexicaine Claudia Sheinbaum a rappelé la Charte de l’ONU : « Tous les membres de l’organisation s’abstiennent, dans leurs relations internationales, de recourir à la menace ou à l’emploi de la force contre l’intégrité territoriale ou l’indépendance politique de tout État, ou de toute autre manière incompatible avec les buts des Nations unies. »

Au Venezuela même, des hommes armés ont été photographiés dimanche 4 janvier dans les rues de la capitale en marge d’une manifestation de soutien au couple Maduro. Et le fils du président, le député Nicolas Maduro Guerra, lui-même visé par la justice américaine, a promis : « Vous nous verrez dans les rues, vous nous verrez aux côtés du peuple, vous nous verrez brandir les bannières de la dignité. Ils veulent nous voir faibles, mais ils ne nous verront pas faibles. »

Des partisans armés du président vénézuélien déchu Nicolas Maduro manifestent à moto à Caracas le 4 janvier 2026.
Des partisans armés du président vénézuélien déchu Nicolas Maduro manifestent à moto à Caracas le 4 janvier 2026. AFP – JUAN BARRETO

Dans une région du monde de longue date divisée, et où Donald Trump a lui-même de fervents soutiens, il est impossible de présager de la suite des évènements. Mais les images d’un Nicolas Maduro exhibé à New York par la DEA et le FBI ne sont pas de nature à calmer les esprits latino-américains les plus anti-impérialistes, ou à panser les plaies du passé.

Indépendamment des dires de Gustavo Petro, dans son propre pays, les guérillas actives à la frontière du Venezuela ont pris la parole, dimanche. L’ELN a dit se joindre à « tous les patriotes, démocrates et révolutionnaires » pour « affronter les plans impériaux contre le Venezuela et les peuples du Sud », et les dissidents des FARC – désormais dissoutes – ont pour leur part averti qu’ils donneraient « jusqu’à la dernière goutte de sang en luttant contre l’empire », « si nécessaire ».

Rien n’a changé, et j’ai peu d’espoirs que les choses s’améliorent, à moins qu’il y ait des élections. Il n’y a que comme ça qu’on arrivera à reprendre le contrôle du pays après 25 ans de tyrannie.

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À la UneMonde

La Cour suprême vénézuélienne nomme Delcy Rodriguez présidente par intérim

by admin9775 4 janvier 2026
written by admin9775

La chambre constitutionnelle ​de la Cour suprême ⁠du Venezuela a donné l’ordre samedi que la vice-présidente Delcy Rodriguez ​assume les fonctions de ‍présidente par intérim en l’absence ​de Nicolas Maduro, capturé par les ​États-Unis dans la nuit de vendredi.

Delcy Rodriguez assumera « les fonctions de présidente de la République bolivarienne du Venezuela ‍afin de garantir la continuité administrative ​et la défense globale de la nation », a indiqué la Cour ‌suprême. La Cour débattra de la question ‍afin de « déterminer le cadre juridique applicable pour garantir la continuité de l’État, l’administration du gouvernement et la défense de la souveraineté en ‍l’absence forcée du président de ‌la ​République », est-il précisé.

Le président vénézuélien Nicolas Maduro et son épouse ont été capturés dans la nuit de vendredi à samedi à l’issue d’une opération de l’armée américaine. Donald Trump a affirmé que les États-Unis « dirigeraient » le Venezuela jusqu’à ce qu’une transition politique « sûre » puisse avoir lieu. Voici ce que l’on sait.

Des avions de combat américains sur le tarmac de l'aéroport José Aponte de la Torre à Ceiba, sur l'île de Porto Rico le 3 janvier 2026.
Des avions de combat américains sur le tarmac de l’aéroport José Aponte de la Torre à Ceiba, sur l’île de Porto Rico, le 3 janvier 2026. © Miguel J. Rodriguez Carrillo, AFP

Les États-Unis ont mené dans la nuit de vendredi 2 à samedi 3 janvier une série d’attaques aériennes sur le Venezuela, et le président américain Donald Trump a annoncé que ses forces avaient capturé et exfiltré son homologue vénézuélien, Nicolas Maduro et la Première dame, Cilia Flores.

Quand ont été lancées les frappes ?

De premières puissantes explosions ont été entendues peu avant 2 h du matin (6 h GMT) à Caracas et dans les environs de la capitale, jusqu’à 3 h 15 (7 h 15 GMT), a constaté l’AFP.

Incendie à Fuerte Tiuna, le plus important complexe militaire du Venezuela, après des frappes américaines le 3 janvier 2026.
Incendie à Fuerte Tiuna, le plus important complexe militaire du Venezuela, après des frappes américaines le 3 janvier 2026. © STR / AFP

Des images sur les réseaux sociaux ont montré des missiles fendant le ciel puis s’abattant sur leur cible. Des hélicoptères ont également été vus dans le ciel de Caracas.

Donald Trump a annoncé à 9 h 21 GMT sur Truth Social que les États-Unis avaient « mené avec succès une frappe de grande ampleur contre le Venezuela » et que Maduro et son épouse avaient été « capturés et exfiltrés ».

« Cette opération, baptisée Absolute Resolve (détermination absolue, NDLR) discrète, précise et menée pendant les heures d’obscurité maximale du 2 janvier, est le point culminant de mois de préparation et d’entraînement », a déclaré le général Caine, le chef d’état-major américain.

Elle a mobilisé plus de 150 avions, dont les frappes aériennes ont ouvert la voie aux hélicoptères utilisés lors du raid de capture du couple présidentiel.

Qu’ont visé ces attaques ?

Des civils quittent Fuerte Tiuna, le plus grand complexe militaire du Venezuela, après des frappes américaines, le 3 janvier 2026.
Des civils quittent Fuerte Tiuna, le plus grand complexe militaire du Venezuela, après des frappes américaines, le 3 janvier 2026. © Federico Parra, AFP

Des explosions suivies de panaches de fumée et d’incendies ont visé le Fuerte Tiuna, le complexe militaire le plus important du Venezuela, qui abrite le ministère de la Défense et l’Académie militaire. De très vaste étendue, il abrite non seulement des structures militaires, mais aussi des espaces urbains de logement de troupes où vivent des milliers de familles.

D’autres explosions ont retenti près du complexe aéronautique de La Carlota, aéroport militaire et de vols privés, dans l’est de Caracas.

Un bus détruit dans l'enceinte du complexe aéronautique de La Carlota, dans l'est de Caracas, le 3 janvier 2026.
Un bus détruit dans l’enceinte du complexe aéronautique de La Carlota, dans l’est de Caracas, le 3 janvier 2026. © Juan Barreto, AFP

Des explosions ont également été rapportées dans l’ouest du pays, à la Guaira (aéroport international et port de Caracas), à Maracay,capitale de l’État d’Aragua (100 km au sud-ouest de Caracas), et à Higuerote (100 km à l’est de Caracas) dans l’État de Miranda, sur la côte Caraïbe.

Quel bilan de victimes ?

Un homme passe devant une fresque à l'effigie du président vénézuélien Nicolas Maduro, le 3 janvier 2026.
Un homme passe devant une fresque à l’effigie du président vénézuélien Nicolas Maduro, le 3 janvier 2026. © Juan Barreto, AFP

Le ministre de la Défense, le général Vladimir Padrino Lopez, a accusé l’armée américaine d’avoir frappé « au moyen de missiles et de roquettes tirés depuis leurs hélicoptères de combat des zones résidentielles de population civile ». Aucun bilan humain n’a été communiqué à la mi-journée par les autorités vénézuéliennes.

© France 24

Donald Trump sur Fow News s’est lui félicité qu’aucun soldat américain n’avait perdu la vie dans l’opération. Il a déclaré au New York Post que « de nombreux Cubains » qui protégeaient Maduro « ont perdu la vie », première indication de pertes humaines dues aux frappes américaines au Venezuela.

Comment le président Maduro a été arrêté et exfiltré ?

Un membre de la garde nationale vénézuélienne en faction devant le complexe militaire de Fuerte Tiuna après les frappes américaines qui ont visé le pays, le 3 janvier 2026 à Caracas.
Un membre de la garde nationale vénézuélienne en faction devant le complexe militaire de Fuerte Tiuna après les frappes américaines qui ont visé le pays, le 3 janvier 2026 à Caracas. © Federico Parra, AFP

Personne ne savait exactement où résidait le président vénézuélien, auquel on prêtait de changer souvent de résidence ces derniers mois.

À lire aussiÉtats-Unis et Amérique latine, une histoire d’interventions armées à répétition

Donald Trump a raconté avoir suivi en direct l’opération de sa capture, « comme un show télévisé ». « Il se trouvait dans un endroit très fortement gardé… en fait, c’était comme une forteresse », a-t-il dit, expliquant que Nicolas Maduro aurait tenté de se réfugier dans un espace ultra-sécurisé mais a été arrêté avant. « Ils se sont rendus sans résister », a ensuite dit le général Caine.

Le président américain a publié une photo de Nicolas Maduro menotté, un masque sur les yeux, déclarant que le président vénézuélien se trouve à bord du navire de guerre USS Iwo Jima.

Visé par une acte d’accusation de « narcoterrorisme », le couple est arrivé sur le sol américain, près de New York, peu après 22 h 30 GMT.

Quel futur gouvernement ?

Donald Trump a dit que les États-Unis « dirigeraient » le Venezuela jusqu’à ce qu’une transition politique « sûre » puisse avoir lieu, sans cependant préciser pour l’heure comment. Il a dit n’avoir « pas peur d’envoyer des troupes sur le terrain si besoin ».

« L’heure de la liberté est arrivée », a aussitôt lancé la cheffe de l’opposition vénézuélienne, Maria Corina Machado, prix Nobel de la paix 2025. Elle a estimé que le candidat de l’opposition à la présidentielle de 2024, Edmundo Gonzalez Urrutia, doit « assumer immédiatement » la présidence « et être reconnu comme Commandant en chef de la Force armée ». « Le Venezuela sera libre », a-t-elle tonné. « Nous sommes prêts », a emboîté Edmundo Gonzalez Urrutia, en exil en Espagne.

Mais Donald Trump a douché leurs espoirs, estimant à propos de Maria Corina Machado « qu’il lui serait très difficile d’être à la tête du pays » car « c’est une femme très gentille, mais elle n’inspire pas le respect ». Il affirme que les États-Unis n’ont pas eu de contact avec l’opposante.

AFP

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À la UneMonde

Venezuela: de fortes explosions entendues à Caracas

by admin9775 3 janvier 2026
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De fortes explosions avec des bruits ressemblant à des survols d’avions ont été entendus vers 02H00 (06H00 GMT) samedi à Caracas, a constaté un journaliste de l’AFP.

Sur les réseaux sociaux, des images de grands incendies avec des dégagements de fumée sont visibles sans qu’il soit possible de localiser précisément le lieu de ces explosions qui semblent avoir eu lieu dans le sud et l’est de la capitale vénézuelienne. Des bruits d’explosion continuaient à être entendus vers 02h15 (06h15 GMT).

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Ces déflagrations surviennent alors que le président américain, Donald Trump, qui a fait déployer une flottille de guerre dans les Caraïbes, a évoqué la possibilité de frappes terrestres contre le Venezuela et affirmé que les jours du président vénézuélien, Nicolas Maduro, étaient « comptés ».

Il a déclaré lundi que les États-Unis avaient détruit une zone de mise à quai utilisée par des bateaux accusés de participer au narcotrafic au Venezuela, ce qui serait la première attaque terrestre américaine sur le sol vénézuélien.

Le président Maduro s’était lui montré confiant lors d’une interview diffusée jeudi affirmant : « le système de défense nationale a garanti et garantit l’intégrité territoriale, la paix du pays et l’usage et la jouissance de tous nos territoires ».

Donald Trump accuse le président Maduro d’être à la tête d’un vaste réseau de narcotrafic que l’intéressé dément, reprochant aux Etats-Unis de vouloir le renverser pour s’emparer des réserves de pétrole du pays, les plus grandes de la planète.

RFI

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3 janvier 2026 0 comments
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À la UneMonde

États-Unis: Donald Trump rappelle trente diplomates de carrière notamment en Afrique

by admin9775 25 décembre 2025
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Donald Trump continue de façonner la diplomatie américaine. Depuis son retour à la Maison Blanche, le président a placé ses alliés à des postes stratégiques pour mieux défendre sa vision à l’étranger. Une trentaine de diplomates viennent ainsi d’être sommés de rentrer à Washington, et cette fois le continent africain est fortement touché. Des manœuvres qui inquiètent certains responsables.

Pour l’administration Trump, la procédure est « tout ce qu’il y a de plus normale, un nouveau président qui nomme ses propres ambassadeurs et représentants à l’étranger des États-Unis ». Ces 11 derniers mois, le républicain a déjà rappelé de nombreux diplomates pour les remplacer par ses alliés, rapporte notre correspondante à New York, Loubna Anaki.

Mais cette semaine, cette réorganisation s’est accélérée avec près de 30 diplomates de carrière rappelés par la Maison Blanche. Les chefs de postes, des diplomates de carrière pour la plupart, se sont vu notifier leur ordre de départ d’ici fin janvier. Parmi eux, les représentants diplomatiques américains en Algérie, Côte d’Ivoire, Cameroun ou encore Sénégal. Au total, 14 pays africains sont concernés. Ces diplomates seront probablement remplacés par des personnes que Donald Trump estime plus alignées avec sa politique de l’Amérique d’abord.

Des décisions qui inquiètent le principal syndicat du corps diplomatique qui affirme qu’un remaniement de cette ampleur est sans précédent. L’organisation estime que le fait de remplacer des diplomates de carrière par des gens moins expérimentés risque d’affaiblir la position des États-Unis dans des zones stratégiques.

Depuis son retour au pouvoir, le président Donald Trump et son secrétaire d’État Marco Rubio ont engagé une profonde réforme de la diplomatie américaine axée autour des priorités des États-Unis, de la lutte contre l’immigration illégale ou les programmes faisant la promotion des politiques de diversité à l’aide étrangère.

Marco Rubio a supervisé le renvoi de centaines de personnels au sein du département d’État, réorganisé autour des priorités de l’administration Trump, et supprimé l’Agence américaine pour le développement (USAID). En parallèle, le président américain, qui nomme les ambassadeurs, a placé des fidèles à travers le monde.

Par Marius Bopenga
CONGO PUB Online

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À la UneMonde

Présidentielle au Honduras: le conservateur Nasry Asfura, soutenu par Donald Trump, déclaré vainqueur

by admin9775 25 décembre 2025
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Après de longs jours de dépouillement et de vérification des bulletins dans un contexte de tensions, de suspicions de fraudes et d’intervention de Donald Trump, on connaît désormais le vainqueur de l’élection présidentielle au Honduras. Nasry Asfura, candidat « favori » du président américain et conservateur de droite, remporte ce scrutin qui s’est déroulé le 30 novembre dernier.

Le Honduras connait enfin le gagnant de l’élection présidentielle qui s’est tenue le 30 novembre dernier. La commission électorale nationale a annoncé le résultat ce mercredi 24 décembre : le conservateur ​Nasry Asfura l’emporte avec 40,3 % de suffrages contre 39,5 % pour son rival le centriste Salvador Nasralla. Des semaines d’attentes, des résultats serrés et un décompte chaotique puisque 15 % des feuilles de pointages ont dû être examinées à la main. 

Après quatre années de mandat de la présidente de gauche Xiomara Castro, cette victoire accentue l’avancée des gouvernements de droite en Amérique latine après les basculements du Chili, de la Bolivie, du Pérou et de l’Argentine. Les deux premières économies de la région, le Brésil et le Mexique, sont toutefois gouvernées par la gauche.

Des accusations de détournement de fonds

Le vainqueur, Nasry Asfura, est âgé de 67 ans. Fils de migrants palestiniens, il est issu du Parti national, le parti qui a pris le pouvoir après le coup d’État de 2009.

Parmi ses faits d’armes, Nasry Asfura compte deux mandats controversés de maire de la capitale du pays durant lesquels il est accusé d’avoir détourné plus de 7 millions d’euros en faveur de son entreprise de construction. Son nom est d’ailleurs apparu dans les « Panama Papers ». 

Soutenu durant toute sa campagne par Donald Trump, sa victoire a été immédiatement saluée par Marco Rubio, le chef de la diplomatie américaine qui reconnaît une victoire « claire » et « incontestable », appelant toutes les parties « à respecter les résultats ».

« Nous sommes impatients de travailler avec son administration pour faire progresser notre coopération bilatérale et régionale en matière de sécurité, mettre fin à l’immigration illégale vers les États-Unis et renforcer les liens économiques entre nos deux pays », a-t-il ajouté.

RFI

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