Une commission de la Chambre des représentants a recommandé une procédure d’entrave au Congrès contre Bill et Hillary Clinton. La commission leur reproche de ne pas s’être rendus à une audition dans le cadre d’une enquête parlementaire sur l’affaire Epstein.
Une commission du Congrès américain a voté, mercredi 21 janvier, pour lancer une procédure contre Bill et Hillary Clinton, accusés d’entrave au Congrès pour avoir refusé de se présenter à une audition dans le cadre d’une enquête parlementaire sur l’affaire Epstein.
La semaine dernière, malgré une assignation à comparaître, Bill et Hillary Clinton s’étaient justifiés estimant que cette assignation n’était pas juridiquement valide et qu’ils avaient déjà essayé de leur donner « le peu d’information » qu’ils avaient, rapporte notre correspondant à Atlanta, Edward Maille.
Dans une lettre au ton acerbe, le couple avait annoncé son refus de se présenter aux auditions, accusant le chef de la commission, le républicain James Comer, de s’attaquer à des opposants politiques plutôt que de vouloir chercher la vérité. « Nous avons essayé de vous donner le peu d’informations que nous avons. Nous l’avons fait parce que les crimes de M. Epstein étaient horribles », affirment-ils.
Jusqu’à un an de prison
Désormais, après le vote de la commission, il revient à l’ensemble des élus de la Chambre des représentants de se prononcer et si cela est acté, les élus recommanderont au département de la Justice d’ouvrir une enquête pour entrave au Congrès auquel cas, les Clinton encourraient jusqu’à un an de prison. Une procédure pour formellement les inculper devra ensuite être initiée par le ministère de la Justice, avec à sa tête Pam Bondi, une fidèle de Donald Trump.
Le chef de la commission, le républicain James Comer, se dit confiant qu’il aura les voix nécessaires à la fois grâce à la majorité d’élus républicains mais aussi avec des démocrates. Car des élus de l’opposition dans la commission ont voté pour cette première étape de la procédure soulignant les divisions au sein des démocrates sur cette affaire. Entre volonté de transparence et ceux qui estiment qu’il s’agit de persécutions politiques.
RFI






