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Category:

Monde

À la UneMonde

Suspension de l’aide militaire américaine à l’Ukraine: la Pologne juge la situation «très grave»

by admin9775 5 mars 2025
written by admin9775

La situation créée par la suspension de l’aide militaire américaine à l’Ukraine est «très grave», a déclaré mardi 4 mars le porte-parole du ministère polonais des Affaires étrangères.

« Il s’agit d’une décision très importante et la situation est très grave », a déclaré Pawel Wronski à la presse, soulignant que cette décision d’« une grande importance politique » a été prise « sans aucune information ni consultation » ni des alliés de l’Otan, ni du groupe de Ramstein qui réunit les pays aidant l’Ukraine.

« La décision du président Donald Trump de suspendre l’aide à l’Ukraine et les conséquences de cette décision », ont également constitué le sujet d’un entretien téléphonique mardi entre les ministres polonais et ukrainien des Affaires étrangères Radoslaw Sikorski et Andriï Sybiga, a indiqué le ministère polonais sur X.

Alliée fidèle de l’Ukraine, la Pologne se décrit comme un relais important pour le soutien logistique de l’aide occidentale fournie à Kiev. Selon les autorités de Varsovie, jusqu’à 95% de cette aide passe par la Pologne.

Les États-Unis n’ont pas perdu de temps pour tenir leurs promesses. Alors que Donald Trump annonçait hier les interruptions de livraisons américaines en soutien à l’Ukraine, la Pologne en constate déjà les effets, rapporte notre correspondant à Varsovie, Adrien Sarlat.

Les véhicules affrétés pour réceptionner l’aide américaine à l’aérodrome de Rzeszow sont restés vides ce mardi matin. Depuis trois ans, ce petit aéroport permettait de faire transiter l’aide militaire et humanitaire à l’Ukraine voisine via le hub logistique de Jasionka.

Le Premier ministre polonais Donald Tusk a appelé tous les ministères à collaborer face à cette situation exceptionnelle : « Aujourd’hui nous n’avons aucune raison de penser que la suspension de l’aide américaine à l’Ukraine ne sont que des paroles en l’air. Les rapports qui nous parviennent de la frontière et de notre hub à Jasionka. Et évidemment cela met l’Europe, l’Ukraine et la Pologne dans une situation plus difficile ». 

Jusqu’ici, la Défense polonaise reposait en partie sur le parapluie américain. Mais les dernières déclarations de Donald Trump donnent tout leur sens aux 4% du PIB que le pays investit depuis trois ans, pour tendre vers l’indépendance stratégique et militaire.   

« Il faut qu’on accélère radicalement la cadence. Dans une semaine nous allons peut-être adopter un projet de loi qui nous facilitera encore davantage les investissements dans la Défense et l’industrie d’armement. » 

Depuis l’invasion de l’Ukraine, la Pologne et les pays baltes avaient fait des questions de Défense européenne leur priorité. Aujourd’hui, Varsovie assure de ne plus avoir à convaincre ses partenaires européens de s’aligner face à l’urgence de la situation.

RFI via CONGO PUB Online

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À la UneMonde

États-Unis: Donald Trump suspend les aides militaires à l’Ukraine

by admin9775 4 mars 2025
written by admin9775

Le président américain Donald Trump a ordonné ce lundi 3 mars une pause dans l’aide militaire des États-Unis à l’Ukraine dans le cadre du conflit avec la Russie, après l’altercation de vendredi dernier avec son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky.

Le président américain Donald Trump a ordonné une pause dans l’aide militaire des États-Unis à l’Ukraine après l’altercation de vendredi dernier avec son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky, a indiqué ce lundi 3 mars au soir un responsable de la Maison Blanche.

« Nous faisons une pause et réexaminons notre aide pour nous assurer qu’elle contribue à la recherche d’une solution », a déclaré le responsable sous couvert d’anonymat, en soulignant que les États-Unis avaient « besoin que nos partenaires s’engagent, eux aussi, à atteindre l’objectif » de la paix. 

Cette décision a été prise après une réunion à la Maison Blanche lundi après-midi avec les responsables chargés de la défense, Pete Hegseth, et de la diplomatie, Marco Rubio, ainsi que les principaux conseillers du président Donald Trump.

Des livraisons d’armes en suspens

« Ce n’est pas une fin permanente de l’aide, c’est une pause », a déclaré un autre responsable américain, également sous couvert de l’anonymat et cité par la chaîne Fox News. Selon Bloomberg, tous les équipements militaires américains n’ayant pas encore été envoyés à l’Ukraine sont « gelés », dont les armes actuellement en transit par voie aérienne ou maritime et les armes se trouvant dans des zones de transit en Pologne.

L’aide militaire américaine a été approuvée sous l’ancienne administration de Joe Biden. Selon le département d’État américain, les États-Unis ont fourni, du 24 février 2022 au 20 janvier 2025, « 65,9 milliards de dollars en assistance militaire » à l’Ukraine. Interrogé à ce sujet plus tôt lundi, Donald Trump n’avait pas répondu clairement, mais indiqué que des discussions se tenaient « en ce moment même ». S’exprimant devant des journalistes à la Maison Blanche, il avait de nouveau estimé que Volodymyr Zelensky devait se montrer « plus reconnaissant » à l’égard du soutien des États-Unis. 

Le vice-président accuse Zelensky

Le vice-président des États-Unis, JD Vance, s’est quant à lui dit convaincu ce lundi que le dirigeant ukrainien Volodymyr Zelensky finirait par accepter de discuter de la paix avec la Russie, après le fiasco de sa rencontre vendredi avec Donald Trump. Dans un entretien à la chaîne Fox News, il a estimé que le président ukrainien avait « montré un refus clair de s’engager dans le processus de paix » souhaité par le président américain. « Je pense que Zelensky n’y était pas encore, et je pense, franchement, qu’il n’y est toujours pas, mais je pense qu’il finira par y arriver. Il le faut », a affirmé le vice-président dans cet entretien enregistré avant l’annonce d’une pause dans l’aide militaire américaine à l’Ukraine.

Interrogé pour savoir si la porte de la Maison Blanche restait ouverte, il a répondu: « Le président Trump a dit clairement et constamment que la porte était ouverte tant que Zelensky est prêt à parler sérieusement de paix ». Mais « on ne peut pas venir dans le Bureau ovale ou ailleurs et refuser de discuter ne serait-ce que des détails d’un accord de paix », a-t-il dit, en rappelant que Russes et Ukrainiens devront faire des concessions.

Le vice-président américain s’en est encore pris aux Européens les appelant à être « réalistes », plaidant le fait que « cette guerre ne peut pas durer indéfiniment ».

RFI via CONGO PUB Onlinr

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Réarmement de l’Europe, soutien à l’Ukraine: à Londres, les dirigeants européens parlent d’une seule voix

by admin9775 3 mars 2025
written by admin9775

À l’issue du sommet crucial sur la sécurité européenne et la guerre en Ukraine qui se tenait dimanche 2 mars à Londres, les dirigeants européens se sont mis d’accord pour accroître leur défense et continuer à soutenir l’Ukraine.

Après l’onde de choc mondiale provoquée par l’altercation entre Donald Trump et Volodymyr Zelensky à la Maison Blanche vendredi 28 février, les dirigeants européens étaient réunis dimanche 2 mars à Londres pour évoquer l’aide à l’Ukraine et la défense européenne. Et on peut dire que Volodymyr Zelensky a reçu un soutien total des dirigeants présents. Après Keir Starmer samedi, c’est le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez qui a pris le chef d’État ukrainien dans ses bras à son arrivée, rapporte notre correspondante à Londres, Sara Menai. Lors de ce sommet dominical, le message était clair : l’Europe se tient aux côtés de l’Ukraine.

Les alliés de Kiev entendent « maintenir l’aide militaire pour renforcer l’Ukraine ». Pour cela, ils comptent financer leur soutien grâce à l’argent généré par les « actifs saisis à la Russie », a déclaré Keir Starmer. Le Royaume-Uni et la France vont travailler ensemble avec l’Ukraine afin de présenter un plan de paix « pour arrêter les combats », lequel sera ensuite présenté à Washington, a fait savoir le Premier ministre britannique. « L’objectif des réunions d’aujourd’hui était de se mettre d’accord sur notre discours visant à renforcer l’Ukraine pour le bien de tous » et afin que Kiev se trouve dans une position de force lors des négociations avec les États-Unis, a-t-il dit.

Les alliés « souhaitent soutenir l’Ukraine », a confirmé Olaf Scholz, dont le pays est le premier fournisseur d’aide à Kiev depuis l’invasion russe, derrière les États-Unis, avec un total de 44 milliards d’euros. L’Ukraine est « victime des agressions russes, et cette vérité demeure inébranlable pour tous », a-t-il martelé.

« ​​​​​​​Nous devons urgemment réarmer l’Europe »

Concernant la défense européenne, un sujet qui inquiète grandement les 27 depuis l’arrivée de Donald Trump au pouvoir et ses récentes discussions avec la Russie, les dirigeants européens ont évoqué la nécessité d’investissements forts.

« Nous devons urgemment réarmer l’Europe », a déclaré la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen. « ​​​​​​​Nous sommes prêts à défendre la démocratie, à défendre le principe selon lequel il existe un État de droit, selon lequel vous ne pouvez pas envahir votre voisin et le tyranniser ou vous ne pouvez pas modifier les frontières par la force », a-t-elle ajouté, insistant sur le fait que l’Europe ne devait compter que sur elle-même. Ainsi, Ursula von der Leyen a annoncé qu’elle présenterait « ​​​​​​​un plan global sur la manière de réarmer l’Europe » lors du sommet spécial de l’Union européenne sur la défense jeudi 6 mars, évoquant la nécessité d’augmenter les dépenses de défense « sur une période de temps prolongée ».

Le secrétaire général de l’OTAN, Mark Rutte, a lui affirmé que « ​​​​​​​davantage de pays européens vont augmenter leurs dépenses de défense », et salué là une « très bonne nouvelle ».

« Cet effort doit être fortement soutenu par les États-Unis »

Ensuite, le Premier ministre britannique a déclaré que l’Europe devait « ​​​​​​​faire le gros du travail » avec le soutien de Washington, en dépit de l’altercation Trump-Zelensky à la Maison Blanche. « ​​​​​​​Pour défendre la paix sur notre continent, et pour réussir, cet effort doit être fortement soutenu par les États-Unis », a déclaré le dirigeant britannique.

Keir Starmer a promis de mettre en place « ​​​​​​​une coalition des bonnes volontés » pour défendre un futur accord de paix en Ukraine. « ​​​​​​​Un certain nombre de pays » ont indiqué, lors du sommet, vouloir faire partie de ce projet, a-t-il ajouté, sans nommer de pays en particulier. « ​​​​​​​Je leur laisse le soin de se prononcer sur la manière dont ils souhaitent apporter leur contribution », a-t-il expliqué. Sur ce point en revanche, des dissensions sont possibles. La Première ministre italienne, Giorgia Meloni, semble elle d’ores et déjà exclure de rejoindre cette « ​​​​​​​coalition », estimant qu’il s’agissait d’une « ​​​​​​​solution qui risque d’être très complexe ».

Disant avoir « ​​​​​​​parlé plusieurs fois avec le président Trump », Mark Rutte a lui assuré que « ​​​​​​​les États-Unis font partie de l’Otan, ils sont engagés dans l’Otan ». Et face au président russe Vladimir Poutine, il s’agit d’envoyer le message que « l’Occident n’a pas l’intention de capituler devant son chantage et son agression », a déclaré Donald Tusk, le chef de gouvernement polonais, qui insiste : « Tout doit être fait pour garantir que l’Europe et les États-Unis parlent d’une seule voix. »

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À la UneMonde

Zelensky quitte la Maison Blanche précipitamment après une joute verbale avec Trump

by admin9775 1 mars 2025
written by admin9775

Après un échange verbal d’une rare violence avec Donald Trump, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a quitté la Maison Blanche de manière précipitée ce vendredi 28 février. L’accord sur les minerais ukrainiens, censé assurer un soutien américain à l’effort de guerre de l’Ukraine n’a pas été signé.

Après un échange qui a viré au pugilat entre Volodymyr Zelensky d’un côté et Donald Trump et le vice-président américain JD Vance de l’autre, le président ukrainien a quitté la Maison Blanche de manière précipitée ce vendredi 28 février. 

Conférence de presse annulée

La conférence de presse qui devait avoir lieu avec les deux dirigeants a été annulée et la signature de l’accord sur les minerais n’a pas eu lieu, a indiqué la Maison Blanche. Volodymyr Zelensky et Donald Trump étaient censés négocier et signer un accord donnant aux États-Unis un large accès aux ressources minérales de l’Ukraine mais Kiev réclamait en échange des garanties de sécurité.

Sur son réseau Truth Social, Donald Trump a accusé le président ukrainien d’avoir manqué de respect envers les États-Unis et de ne pas vouloir la paix avec la Russie. « Il pourra revenir quand il sera prêt à faire la paix », a ajouté le président américain. « J’ai constaté que le président Zelensky n’est pas prêt pour la paix si l’Amérique est impliquée, car il estime que notre implication lui donne un grand avantage dans les négociations. Je ne veux pas d’avantage, je veux la PAIX », a-t-il expliqué. 

Le dirigeant ukrainien devrait « s’excuser de nous avoir fait perdre notre temps pour une réunion qui allait se terminer de la sorte », a affirmé le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, lors d’une interview à la chaîne CNN.

Un échange très tendu

Quelques heures auparavant, Donald Trump et Volodymyr Zelensky ont eu un échange extrêmement tendu devant les caméras du monde entier. Les hostilités ont été lancées par JD Vance qui a reproché au président ukrainien, venu chercher le soutien de Washington après trois années de guerre contre la Russie, de « manquer de respect » aux Américains.

Ensuite, Donald Trump a appelé Volodymyr Zelensky à conclure un accord et l’a menacé, sinon, de « laisser tomber » l’Ukraine. « Vous jouez avec la vie de millions de personnes. Vous jouez avec la troisième guerre mondiale (…) et ce que vous faites est très irrespectueux pour le pays, ce pays », a lâché Donald Trump très en colère, jugeant qu’il sera « très difficile » de négocier avec son homologue ukrainien, et le sommant d’être « reconnaissant » avec les États-Unis. 

Des « compromis » avec la Russie

Auparavant, le président américain avait prévenu son homologue ukrainien qu’il devra faire « des compromis » avec la Russie, alors que ce dernier a jugé ne pas vouloir en faire avec « le tueur » Vladimir Poutine. « Il n’y a pas d’accord sans compromis. Il est donc certain qu’il devra faire des compromis, mais j’espère qu’ils ne seront pas aussi importants que certains le pensent », a affirmé aux journalistes Donald Trump.

Volodymyr Zelensky avait, avant que la rencontre ne tourne au pugilat, assuré que Donald Trump était « du côté » de l’Ukraine, et le républicain de 78 ans s’était félicité de conclure un accord « très équitable » sur l’accès aux ressources ukrainiennes.

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À la UneMonde

À Riyad, les Russes et les Américains conviennent de nommer des négociateurs sur la guerre en Ukraine

by admin9775 19 février 2025
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Les chefs de la diplomatie des États-Unis et la Russie se sont réunis ce mardi 18 février à Riyad en Arabie saoudite, une première depuis l’invasion russe de l’Ukraine en 2022. Les deux délégations sont convenues d’établir un « mécanisme de consultation » pour régler leurs contentieux et vont nommer des négociateurs pour le règlement de la guerre en Ukraine.

Cette rencontre de Riyad a duré environ quatre heures et demie. C’est le premier tête-à-tête entre Russes et Américains à ce niveau depuis le début de la guerre en Ukraine. Marco Rubio s’est dit à l’issue des pourparlers « convaincu » que la Russie voudrait s’engager dans un « processus sérieux » pour mettre fin à la guerre. Le secrétaire d’État américain a affirmé que les Européens devraient également prendre part aux discussions et qu’il fallait qu’un accord sur l’Ukraine soit « acceptable » pour tous.

Les chefs de la diplomatie américaine Marco Rubio et russe Sergueï Lavrov ont annoncé à l’issue de leur rencontre à Riyad avoir décidé de « désigner des équipes de haut niveau pour commencer à travailler sur une issue du conflit en Ukraine dès que possible, de manière durable, pérenne et acceptable pour l’ensemble des parties », a indiqué le département d’État dans un communiqué.

« Nous nous sommes entendus »

« Nous avons discuté, exposé nos approches de principe et convenu que des équipes distinctes de négociateurs sur ce sujet prendraient contact en temps voulu », a confirmé le conseiller diplomatique du Kremlin Iouri Ouchakov. « Les Américains doivent désigner leurs représentants, nous désignerons les nôtres, et ensuite, probablement, le travail commencera », a-t-il ajouté.

« Il est encore difficile de dire si (les positions russes et américaines) se sont rapprochées, mais c’était le sujet », a encore déclaré à la télévision russe depuis Riyad M. Ouchakov jugeant prématuré de parler « de dates concrètes pour une rencontre des deux dirigeants ». « C’était une conversation très sérieuse sur tous les sujets que nous voulions aborder », a ajouté le conseiller diplomatique de Vladimir Poutine, précisant que la rencontre avait duré quatre heures et demie.

Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a dit être persuadé que les États-Unis avaient commencé à « mieux comprendre » la position de Moscou, lors d’une conférence de presse, jugeant leur conversation « utile ». « Nous ne nous sommes pas contentés de nous écouter, nous nous sommes entendus », a-t-il ajouté. Le ministre russe des Affaires étrangères a aussi affirmé « qu’il y a eu un vif intérêt pour la levée des obstacles artificiels au développement d’une coopération économique mutuellement bénéfique » entre la Russie et les États-Unis, une référence aux sanctions économiques visant Moscou.

« Mécanisme de consultation »

Moscou et Washington et sont également entendus pour mettre sur pied un « mécanisme de consultation » et « poser les bases d’une future coopération sur des enjeux géopolitiques d’intérêt commun et sur les opportunités économiques et d’investissement historiques qui émergeront d’une issue réussie au conflit en Ukraine », a par ailleurs déclaré le département d’État américain.

La rencontre de ce mardi marquait une première au niveau des chefs de la diplomatie américaine et russe dans un tel format depuis l’invasion russe de l’Ukraine le 24 février 2022. Elle intervenait après l’appel téléphonique la semaine dernière entre Donald Trump et Vladimir Poutine, qui a fait voler en éclats l’union occidentale et la stratégie d’isolement visant le président russe.

En visite en Turquie, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a critiqué la rencontre russo-américaine. « Des négociations sont en cours maintenant (…) entre des représentants russes et américains. Encore une fois, sur l’Ukraine et sans l’Ukraine », a-t-il dénoncé. Par ailleurs, le président ukrainien a annoncé reporter son voyage en Arabie Saoudite prévu mercredi. 

Moscou accepte une adhésion de l’Ukraine à l’UE, mais pas à l’Otan

Plus tôt dans la journée, le Kremlin a affiché de nouvelles lignes de négociations. Moscou dit «oui » à l’adhésion de l’Ukraine à l’Union européenne, « non » en revanche à son intégration dans l’Otan, qui constitue une ligne rouge absolue pour le Kremlin. Vladimir Poutine se dit même prêt aujourd’hui à négocier avec Volodymyr Zelensky.

Il n’y aura pas de paix en Ukraine possible, sans discuter largement de sécurité en Europe, a ajouté le Kremlin il y a quelques minutes. « Un règlement à long terme, un règlement viable est impossible sans un examen global des questions de sécurité sur le continent », a indiqué le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov, lors de son briefing quotidien. La Russie réclame de longue date un retrait des forces de l’Otan d’Europe orientale, car elle considère l’Alliance comme une menace existentielle. Elle avait notamment utilisé cet argument pour justifier son invasion de l’Ukraine en 2022.

De son côté, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a dit sur X que l’UE voulait « faire équipe » avec les États-Unis pour une paix « juste et durable » en Ukraine, après une rencontre avec l’envoyé spécial du président américain, Keith Kellogg. 

La Russie joue la carte de l’économie

Les discussions se sont tenues sans Kiev et sans les Européens pour l’instant, ce qui réjouit la Russie. La délégation russe affiche son optimisme, et a même dit ce mardi 18 février, dans la matinée, espérer des « progrès » d’ici « deux ou trois mois » sur le volet économique.

Ce sont les mots du patron du fonds chargé des investissements étrangers en Russie : Kirill Dmitriev, qui a fait partie de la délégation présente à Ryad. Il évoque donc à demi-mots un éventuel assouplissement des sanctions américaines contre la Russie. Et pour convaincre Washington il vise le portefeuille. « Les entreprises américaines ont perdu 300 milliards de dollars en quittant la Russie », disait-il ce mardi matin. Un chiffre largement surévalué, mais l’argument peut parler à Donald Trump qui est toujours dans une logique transactionnelle.

Il faut dire que Kirill Dmitriev connaît bien les États-Unis : il a étudié là-bas et a même travaillé pour la banque Goldman Sachs. Après son retour en Russie, il a aussi aidé Moscou à nouer des contacts avec Donald Trump lors de son premier mandat.

Ce matin, le russe saluait ainsi l’« efficacité » de l’équipe de Donald Trump pour résoudre les problèmes. Derrière ces compliments, un assouplissement des sanctions favoriserait surtout la Russie. Car même si Moscou les contourne en partie, elles s’ajoutent aux dépenses énormes liées à la guerre. L’inflation est à 10% et les perspectives de croissance pour cette année sont moroses.

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À la UneMonde

Donald Trump assure que les États-Unis vont «prendre le contrôle de la bande de Gaza»

by admin9775 5 février 2025
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Donald Trump a annoncé mardi soir que les États-Unis allaient « prendre le contrôle de la bande de Gaza » lors d’une conférence de presse au côté du Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu.

Il ne s’agit pas d’une parole improvisée : Donald Trump lit son discours au pupitre de la Maison Blanche, souligne notre correspondant aux États-Unis, David Thomson. Il propose en pleine conférence de presse conjointe, aux côtés du Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu, « une prise de contrôle à long terme » de la bande de Gaza par les États-Unis. « Je vois ça apporter une grande stabilité à cette partie du Moyen-Orient, et peut-être à tout le Moyen-Orient. Tout le monde à qui j’ai parlé aime l’idée que les États-Unis prennent le contrôle de ce territoire », a affirmé le président américain. « Ce n’est pas une décision prise à la légère », a-t-il insisté.  Il ne s’est pas épanché sur la manière dont il comptait le faire, parlant d’un projet « à long terme ».

Le président américain a également répété que les habitants de Gaza pourraient aller vivre en Jordanie ou en Égypte, malgré l’opposition de ces pays et des Palestiniens eux-mêmes. Donald Trump est convaincu de pouvoir les faire changer d’avis : « J’ai le sentiment que le roi de Jordanie et le général d’Égypte vont ouvrir leur cœur et nous donnerons la terre dont nous avons besoin pour faire ça pour que les gens vivent en paix »

Une « riviera » du Proche-Orient ?

Donald Trump a aussi imaginé pouvoir transformer la bande de Gaza en « Côte d’Azur du Moyen-Orient », après avoir dit vouloir que les États-Unis prennent le contrôle de ce territoire palestinien. « Nous avons l’occasion de faire quelque chose qui pourrait être phénoménal », a insisté le président américain, en espérant superviser la reconstruction de cette enclave bombardée. Des propos qui font écho à de précédentes déclarations de son gendre, Jared Kushner, sur le potentiel immobilier du front de mer gazaoui.  

« Les États-Unis vont prendre le contrôle de la bande de Gaza et nous allons faire du bon boulot avec », parlant du territoire palestinien comme d’un « chantier de démolition ». « Nous en prendrons possession et serons responsables du démantèlement de toutes les bombes dangereuses qui n’ont pas explosé et de toutes les armes », a-t-il ajouté, en soulignant que les États-Unis allaient « aplanir la zone et se débarrasser des bâtiments détruits », afin de développer économiquement le territoire palestinien.

La déclaration sidère l’assistance, d’autant que Donald Trump n’exclut pas d’utiliser la force si nécessaire.

Netanyahu dépassé par les propos de Trump ?

Une proposition qui pourrait « changer l’Histoire » selon le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu qui semble dépassé par les paroles du président américain, souligne encore notre correspondant. Notre objectif, dit-il, est que Gaza ne représente plus jamais une menace pour Israël, mais le président Trump dit-il, met la barre encore plus haut. « Je l’ai déjà dit, je le répète : vous êtes le meilleur ami qu’Israël ait jamais eu à la Maison Blanche », a-t-il affirmé, en saluant la capacité du milliardaire républicain à « penser de manière différente ».

Laisser les Gazaouis rentrer chez eux, dans les villes d’où ils ont été expulsés en 1948

L’annonce de Donald Tump, si elle prenait effet, serait surtout l’aboutissement des visées annexionnistes du gouvernement israélien, qui rêve de mettre la main sur l’enclave palestinienne. Plusieurs ministres israéliens, ceux de l’extrême droite notamment, appellent ouvertement à l’expulsion de tous les Gazaouis, rappelle notre correspondant à Jérusalem, Sami Boukhelifa. 

Durant ces 15 mois de guerre, Benyamin Netanyahu a tout fait pour déplacer de force la population de Gaza. La pousser vers l’Égypte voisine, en vain… Donald Trump, épouse donc cette vision. Et lui donne même un vernis humanitaire. Car pour lui, les Palestiniens de Gaza méritent mieux. Ils méritent de vivre en paix, dans un bel endroit, et dans de bonnes conditions. Loin du champ de ruines qu’est Gaza.  

Donald Trump a tout prévu. Les Gazaouis resteront vivre dans la région en Égypte ou en Jordanie. Mais ces deux pays rejettent catégoriquement cette proposition. « Ils l’accepteront », dit avec détermination Donald Trump, qui affirme que d’autres pays au Proche-Orient « adorent cette idée ». 

Expulser de force les Gazaouis de leur terre constitue un crime de guerre. C’est un nettoyage ethnique. 

Les Palestiniens ont réagi sur les réseaux sociaux et certains suggèrent cette autre idée : 80 % des Palestiniens de Gaza ne sont pas originaires de Gaza, mais de villes devenues israéliennes lors de la création de l’État hébreu en 1948 : Jaffa, Haïfa, Beer Sheva. Si les Gazaouis devaient être déplacés quelque part : le plus simple serait de les laisser rentrer chez eux, dans leurs villes d’origine en Israël. 

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À la UneMonde

Visés par des droits de douane américains, le Canada, le Mexique et la Chine lancent la riposte

by admin9775 2 février 2025
written by admin9775

Alors qu’Ottawa va imposer en représailles des droits de douanes sur certains produits américains dès mardi 4 février, Mexico dit vouloir en faire de même et fustige une « calomnie » après que Donald Trump ait accusé le gouvernement mexicain d’entretenir des liens avec les cartels du narcotrafic. Quant à la Chine, elle promet de prendre des mesures « correspondantes » et affirme vouloir déposer plainte contre Washington auprès de l’OMC.

Alors que Donald Trump a mis sa menace de guerre commerciale à exécution, samedi 1er février, en imposant 25 % de droits de douane sur les produits provenant du Canada et du Mexique et 10 % supplémentaires à ceux déjà existants sur les produits chinois, Ottawa et Mexico ont aussitôt annoncé répliquer. En s’en prenant aux trois principaux partenaires commerciaux des Etats-Unis, le président américain affirme vouloir les forcer à agir pour diminuer le trafic de fentanyl et les arrivées de migrants illégaux sur le territoire américain.

Quelques heures seulement après l’officialisation de ces mesures, la présidente Claudia Sheinbaum, employant un ton cinglant, a annoncé que des droits de douane seraient imposés en représailles sur les produits américains, sans donner de détails. De son côté, le Canada a annoncé imposer « des droits de douane de 25 % sur des produits américains pour un total de 155 milliards de dollars canadiens » [102 milliards d’euros], a annoncé le Premier ministre démissionnaire Justin Trudeau. Ces droits de douane seront appliqués sur 30 milliards de dollars de marchandises dès mardi, a ajouté le chef du gouvernement sur un ton très grave et qui a expliqué avoir parlé à la présidente mexicaine.

Les cartels ont « fait alliance avec le gouvernement mexicain », selon Donald Trump

La taxation américaine entrera en vigueur au plus tôt mardi 4 février, selon un premier décret présidentiel que l’AFP a pu consulter. En cause selon lui : « la menace majeure que représentent les migrants illégaux et les drogues mortelles qui tuent nos concitoyens, notamment le fentanyl. Nous devons protéger les Américains et c’est mon devoir en tant que président de m’assurer de la sécurité de tous », a-t-il écrit. Selon Donald Trump, la Chine exporte vers le Mexique des principes actifs permettant la fabrication par les cartels mexicains du fentanyl ensuite vendu de l’autre côté de la frontière. Il reproche également au Mexique et au Canada de ne pas suffisamment contrôler les flux migratoires vers les Etats-Unis.

 « Les droits de douane annoncés sont nécessaires pour forcer la Chine, le Mexique et le Canada à rendre des comptes à la suite de leurs promesses de faire cesser le flux de drogues toxiques aux Etats-Unis », a expliqué la Maison Blanche sur son compte X.

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Concernant le Mexique, ils resteront en place « jusqu’à ce que le [pays] coopère avec les Etats-Unis pour lutter contre le trafic de drogue. Les cartels mexicains sont les premiers trafiquants mondiaux de fentanyl, méthamphétamine et d’autres drogues ». La présidence américaine a également affirmé que les cartels avaient « fait alliance avec le gouvernement mexicain », sans pour autant fournir de preuves. Une affirmation qualifiée de « calomnie » par Claudia Sheinbaum. Quant au Canada, la présidence américaine a estimé que « la production de fentanyl y progresse ». La Chine, pour sa part, « joue un rôle central dans la crise de fentanyl qui détruit des vies américaines » et les droits de douane s’appliqueront « jusqu’à ce nous nous assurions de la pleine coopération » de Pékin en la matière, selon la même source.

les guerres commerciales n’ont « pas de vainqueurs » affirme Pékin

Au Mexique, la présidente Claudia Sheinbaum a rencontré dans la journée des chefs d’entreprise, son ministre de l’Économie Marcelo Ebrard et plusieurs ministres. « Nous savions pour les droits de douane mais il est sans précédent de voir le gouvernement américain faire officiellement le lien entre le gouvernement mexicain et les narcotrafiquants », a déclaré à l’AFP l’ancien ambassadeur mexicain Agustin Gutierrez Canet. « Ce paragraphe est extrêmement dur et inquiétant, c’est l’élément le plus grave au-delà de l’aspect économique. Trump est coutumier de ce type de rhétorique pour mettre la pression mais personne devrait agir à la légère de la sorte », a-t-il ajouté. Pour le Canada et le Mexique, « la pression intérieure pour des représailles va être forte mais cela va compliquer la possibilité d’une solution négociée ».

Quant à la Chine, elle s’est pour l’instant bornée à déclarer « s’opposer fermement » aux nouveaux droits de douanes américains sur les produits qu’elle exporte aux Etats-Unis, ajoutant que les guerres commerciales n’avaient « pas de vainqueurs » et promettant de répliquer à Washington avec des mesures « correspondantes » pour « résolument protéger » les « droits et intérêts » chinois. Pékin va par ailleurs déposer plainte contre Washington auprès de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), selon le ministère du Commerce.

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Proche-Orient: Trump propose d’envoyer les Palestiniens de Gaza vers l’Egypte et la Jordanie

by admin9775 26 janvier 2025
written by admin9775

Le président Trump a fait samedi plusieurs annonces concernant Israël et Gaza. Il a proposé de déplacer les habitants de la bande de Gaza vers l’Égypte et la Jordanie dans le cadre d’un plan de paix consistant à « nettoyer » le territoire palestinien et annoncé la livraison à Israël de matériel militaire qui avait été bloqué par l’administration Biden.

Pour Donald Trump, il s’agit de « nettoyer » le territoire palestinien, qu’il a comparé à un « site de démolition ». 

« On parle d’environ 1,5 million de personnes, et on fait tout simplement le ménage là-dedans. Vous savez, au fil des siècles, ce site a connu de nombreux conflits. Et je ne sais pas, quelque chose doit se passer », a déclaré M. Trump aux journalistes à bord de l’avion présidentiel Air Force One. « Je préférerais m’impliquer avec certaines nations arabes et construire des logements à un autre endroit où ils pourraient peut-être vivre en paix pour une fois », a ajouté le président.

Donald Trump a ainsi jeté un pavé dans la mare, souligne Nicolas Falez, envoyé spécial en Israël. Mais son idée, qui n’est pas nouvelle, s’est toujours heurtée à la position des principaux intéressés à commencer par les Palestiniens qui revendiquent le droit de vivre libres dans leur État et non dans un autre.

L’idée a aussi de quoi crisper les pays de la région pour des raisons évidentes de souveraineté… 

Premières réactions

Ce projet est une « excellente idée » réagit ce dimanche le ministre d’extrême-droite israélien en charge des Finances, Bezalel Smotrich. « L’idée de les aider à trouver d’autres endroits où commencer une vie meilleure est une excellente idée. Après des années de glorification du terrorisme, (les Palestiniens) pourront établir une nouvelle et belle vie ailleurs », a-t-il déclaré dans un communiqué. Représentant du camp ultra-nationaliste religieux qui revendique une souveraineté israélienne sur la totalité des territoires palestiniens occupés, y compris la Bande de Gaza, Bezalel Smotrich rêve d’en voir partir un maximum d’habitants palestiniens…

Autres réactions, côté palestinien, celle du Jihad islamique, selon lequel la proposition du président Trump « encourage les crimes de guerre ». Du côté du Hamas, un haut-responsable annonce que les Palestiniens « feront échouer » la proposition de Donald Trump de les relocaliser dans d’autres pays « comme ils ont fait échouer tous les projets de déplacement (…) pendant des décennies ». « Nous confirmons que notre peuple, avec tous ses soutiens, est capable de reconstruire Gaza », a ajouté Bassem Naïm, membre du bureau politique du mouvement islamiste palestinien, joint au téléphone par l’AFP.

La Jordanie et l’Égypte pays d’accueil

Selon Donald Trump, le déplacement des habitants de Gaza pourrait être « temporaire ou à long terme » et deux pays accueilleraient les déplacés : la Jordanie et l’Égypte. Le président américain a d’ailleurs déclaré s’être entretenu samedi par téléphone avec le roi Abdallah de Jordanie et prévoir d’appeler le président Sissi.

L’Égypte, où sont arrivés hier — en transit – des dizaines de Palestiniens libérés des geôles israéliennes dans le cadre de la deuxième vague de libérations d’otages israéliens prisonniers du Hamas et de détenus palestiniens en Israël. Ces libérations se font dans le cadre d’une trêve entre Israël et le Hamas qui est entrée dimanche dans sa deuxième semaine. 

À lire aussiGaza: des prisonniers palestiniens arrivent en Egypte après la libération des quatre soldates israéliennes

Déblocage de livraisons d’armes à Israël

Par ailleurs, le président américain Donald Trump a confirmé samedi avoir débloqué une livraison de bombes de 2.000 livres (907 kg) à Israël, suspendue l’an dernier par l’administration de son prédécesseur Joe Biden. « Nous les avons débloquées aujourd’hui, a déclaré M. Trump aux journalistes qui l’interrogeaient à ce sujet à bord de l’avion présidentiel Air Force One. Ils ont payé pour ça et ils les attendent depuis longtemps », a-t-il ajouté.

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Plus tôt hier samedi, le président américain avait affirmé qu’un « grand nombre de choses » commandées par Israël aux États-Unis avaient été livrées, mais sans mentionner spécifiquement les bombes de 2.000 livres. Ce déblocage avait été annoncé en premier lieu dans un article publié sur Axios par un journaliste israélien spécialisé dans la sécurité nationale, Barak Ravid. « Un grand nombre de choses qui avaient été commandées et payées par Israël, mais qui n’avaient pas été envoyées par Biden, sont maintenant en route ! » avait écrit M. Trump sur sa plateforme Truth Social.

L’administration de l’ancien président démocrate Joe Biden avait suspendu l’année dernière les livraisons à Israël de 1.800 bombes de 2.000 livres, alors que l’armée israélienne envisageait une offensive à grande échelle sur Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, où 1,4 million de Palestiniens déplacés par les bombardements et les combats avaient trouvé refuge

Larguées par avion, les bombes de 2.000 livres sont à la fois précises et dotées d’une grande puissance destructrice. Elles sont généralement utilisées pour causer des dommages étendus à des cibles telles que des installations militaires, des centres de commandement et des infrastructures.

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États-Unis: un juge suspend la remise en cause du droit du sol, Donald Trump fait appel

by admin9775 24 janvier 2025
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Un juge américain a suspendu temporairement, jeudi 23 janvier, la remise en cause du droit du sol ordonnée par Donald Trump au lendemain de son investiture en tant que président des États-Unis. « Il s’agit d’un ordre manifestement inconstitutionnel », a estimé le magistrat.

Jeudi 23 janvier, un juge américain a suspendu temporairement la remise en cause du droit du sol ordonnée par Donald Trump, signe qui montre que l’offensive anti-immigration voulue par le milliardaire républicain est promise à une longue bataille judiciaire.

« Il s’agit d’un ordre manifestement inconstitutionnel », a estimé le magistrat fédéral John Coughenour, cité par des médias locaux lors d’une audience à Seattle, au sujet du décret signé par Donald Trump revenant sur le droit du sol, un principe consacré par le 14e amendement de la Constitution américaine et appliqué depuis plus de 150 ans aux États-Unis.

« Il faut espérer que ce décret n’entrera jamais en vigueur »

Cette mesure a immédiatement été contestée en justice par 22 États américains, dont la Californie et New York, et plusieurs associations. Ils ont intenté plusieurs procédures pointant son inconstitutionnalité. La procédure jugée jeudi à Seattle était portée par les procureurs généraux de quatre États : Washington, Arizona, Oregon et Illinois. Ils soulignaient que ce décret pourrait priver de droit 150 000 nouveaux-nés chaque année aux États-Unis, et risquerait de rendre certains d’entre eux apatrides. « Franchement, j’ai du mal à comprendre comment un membre du barreau peut affirmer sans équivoque qu’il s’agit d’un ordre constitutionnel », a ajouté le juge Coughenour, en suspendant le décret. « Cela me laisse perplexe », a-t-il ajouté.

Selon de nombreux juristes, ce décret présidentiel risque de déclencher une bataille judiciaire susceptible de remonter jusqu’à la Cour suprême. Le décret devait interdire au gouvernement fédéral de délivrer des passeports, des certificats de citoyenneté ou d’autres documents aux enfants dont la mère séjourne illégalement ou temporairement aux États-Unis, et dont le père n’est pas citoyen américain ou résident permanent – titulaire de la fameuse carte verte.

« Il faut espérer que ce décret anticonstitutionnel et anti-américain n’entrera jamais en vigueur », a estimé le procureur général de l’État de Washington, Nick Brown, dans un communiqué saluant la suspension. La procureure générale d’Arizona, Kris Mayes, a de son côté salué « ​​​​​​​une victoire pour l’État de droit ». Selon elle, cette décision « est la première de nombreuses victoires à venir (…) contre les cas d’excès de pouvoir de l’exécutif ».

L’administration Trump fait appel

En le signant, Donald Trump avait lui-même reconnu s’attendre à des contestations devant les tribunaux. Le président avait également jugé que le droit du sol est un principe « ​​​​​​​ridicule », et avait faussement affirmé que les États-Unis seraient « ​​​​​​​les seuls » à l’appliquer. En réalité, des dizaines de pays reconnaissent le droit du sol, dont le Canada, le Mexique et la France.

Donald Trump a déclaré dans la foulée que son administration allait interjeter appel de la décision du juge de district John Coughenour. Et outre la remise en cause du droit du sol, le président a signé d’autres décrets lundi pour lancer une vaste offensive anti-immigration, qu’il a érigé en priorité absolue de son retour au pouvoir. Il a notamment déclaré l’état d’urgence à la frontière entre les États-Unis et le Mexique, et y a envoyé l’armée pour en assurer la surveillance. Il compte également s’attaquer au droit d’asile.

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États-Unis: avant de céder sa place, Biden accorde des grâces préventives aux cibles de Trump

by admin9775 21 janvier 2025
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Ce lundi, Donald Trump devient officiellement le 47ᵉ président des États-Unis. Et le 46ᵉ président, Joe Biden, a tout fait tout pour protéger les ennemis du milliardaire de son courroux : ce lundi, à midi heure locale, Joe Biden a accordé, lundi 20 janvier, une série de grâces préventives à des élus ou des fonctionnaires.

Quelques heures avant de céder le pouvoir à Donald Trump, Joe Biden a frustré lundi 20 janvier son successeur d’une possible revanche personnelle en graciant préventivement des élus ou des fonctionnaires pour les protéger de « poursuites judiciaires injustifiées et politiquement motivées. » Parmi eux : l’ancien chef d’état-major des armées, le général Mark Milley, et l’ex-architecte de la stratégie de la Maison Blanche contre le Covid-19, le docteur Anthony Fauci. L’ancienne parlementaire républicaine Liz Cheney en fait également partie, comme tous les élus et fonctionnaires ayant participé à la commission d’enquête sur l’assaut du Capitole par des partisans de Donald Trump le 6 janvier 2021. Les policiers ayant témoigné devant cette commission sont aussi concernés par ces grâces.

« Je crois en l’État de droit et je suis sûr que la solidité de notre système judiciaire finira par s’imposer face aux débats politiciens. Mais nous vivons dans des circonstances exceptionnelles et je ne peux pas, en bonne conscience, ne rien faire », explique dans un communiqué le président démocrate sortant, 82 ans, pour justifier une initiative exceptionnelle. « De manière inquiétante, des serviteurs de l’État ont fait l’objet de menaces et d’intimidations pour avoir rempli fidèlement leurs charges », a déclaré Joe Biden. « Certains ont même été menacés de poursuites judiciaires », a-t-il précisé.

Le président sortant a par ailleurs gracié cinq membres de sa famille quelques minutes avant de céder le pouvoir. « Ma famille a été visée par des attaques et des menaces incessantes, motivées par le seul désir de m’atteindre – la pire sorte de politique partisane. Malheureusement, je n’ai aucune raison de penser que ces attaques vont s’arrêter », a expliqué dans un communiqué Joe Biden.

En septembre, Donald Trump, qui a notamment choisi un très proche, Kash Patel, taxé de complotisme, pour diriger la police fédérale (FBI), avait ainsi promis qu’après sa victoire « ces gens qui ont triché seront poursuivis avec toute la rigueur de la justice, ce qui inclura de longues peines de prison. »

Remerciements des graciés

Le général Milley, chef d’état-major des armées lors du premier mandat de Donald Trump, avait averti pendant la campagne que le milliardaire républicain était un « fasciste jusqu’au bout des ongles » et la « personne la plus dangereuse pour ce pays. » L’intéressé avait de son côté laissé entendre que l’officier s’était rendu coupable de « trahison » et qu’en d’autres temps, il aurait été exécuté. « Ma famille et moi-même sommes profondément reconnaissants au président pour sa décision », a déclaré lundi 20 janvier le général Milley dans un communiqué. Il a confié ne pas vouloir, après 43 ans sous l’uniforme, passer le restant de ses jours à « se défendre contre ceux qui pourraient injustement chercher revanche » ni infliger cette angoisse à ses proches.

Quant au docteur Fauci, dont le franc-parler lors de la pandémie de coronavirus l’a souvent mis en porte-à-faux avec Donald Trump pendant son premier mandat, il est depuis devenu une des personnalités les plus honnies pour une partie de la droite et de mouvements complotistes qui réclament son inculpation. Anthony Fauci a fait l’objet d’un livre en 2021 écrit par Robert J. Kennedy Jr., qui a été choisi par Donald Trump pour diriger le ministère de la Santé, intitulé Le vrai Anthony Fauci : Bill Gates, les grandes sociétés pharmaceutiques et la guerre mondiale contre la démocratie et la santé publique.

Anthony Fauci, 84 ans, a remercié ce lundi dans une interview le président Biden mais a assuré n’avoir « commis aucun crime » susceptible de motiver « une enquête ou des poursuites pénales » contre lui.

Liz Cheney, elle, est devenue la porte-voix des anti-Trump au sein du camp républicain. Cette ancienne élue au Congrès, qui avait perdu en 2022 son siège au profit d’une trumpiste, a fait campagne aux côtés de la candidate démocrate Kamala Harris.

Il s’agit des ultimes mesures de clémence de la présidence sortante. Joe Biden a annoncé vendredi avoir commué le nombre record de près de 2500 peines de condamnés pour des délits non violents liés à la drogue. En décembre, il avait déjà prononcé 39 grâces et 1500 commutations et commué la peine de 37 des 40 condamnés à mort par la justice fédérale.

Ces actions intervenaient après sa décision très critiquée le 1er décembre d’accorder une très large grâce à son fils Hunter, une des cibles privilégiées de la droite dure américaine, qui avait été reconnu coupable dans deux affaires distinctes de détention illégale d’arme à feu et de fraude fiscale.

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