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Monde

À la UneMonde

Josh Shapiro, Tim Walz ou Mark Kelly: Kamala Harris à l’heure du choix de son colistier

by Sam's Londele 6 août 2024
written by Sam's Londele

Qui Kamala Harris choisira-t-elle comme vice-président pour affronter le duo Donald Trump et J.D. Vance ? À cette heure, la désormais candidate officielle des démocrates à la présidentielle américaine ne l’a pas toujours pas désigné publiquement. Mais cela devrait être fait ce mardi via une vidéo en ligne.

Josh Shapiro (gouverneur de Pennsylvanie), Mark Kelly (sénateur de l’Arizona), Tim Walz (gouverneur du Minnesota), etc. Au vu des noms des favoris au poste qui circulent dans les médias depuis quelques jours, on peut être certain qu’à moins d’une surprise, le colistier de Kamala Harris sera un homme blanc. Pour le reste, le suspense est entier. Kamala Harris a envoyé un mail lundi soir à ses soutiens pour leur annoncer que sa décision n’avait pas encore été prise. En attendant, les paris sont ouverts. Ce mardi, sur le site de paris américain « BET US », c’est toujours Josh Shapiro, le gouverneur de Pennsylvanie qui est donné ultra-favori.

Première étape, la Pennsylvanie

Quelle que soit la décision de Kamala Harris, Josh Shapiro apparaîtra à ses côtés ce mardi, car elle a rendez-vous sur ses terres, à Philadelphie. La plus grande ville de Pennsylvanie est la première des sept étapes de la tournée de Kamala Harris dans les États clés pour la présidentielle américaine. La Pennsylvanie est l’un des États qui ont fait gagner Joe Biden en 2020 et il est disputé farouchement par le camp républicain. Voilà pourquoi le nom de Josh Shapiro, le gouverneur de l’État âgé de 51 ans, parfait connaisseur du terrain et des subtilités de la politique locale, revient sans cesse. Dans l’État, sa réputation de dirigeant pragmatique et efficace lui ont valu de larges soutiens. La confession juive du gouverneur est un atout pour attirer le soutien de cet électorat important. Mais ses propos contre les étudiants manifestant en faveur des Palestiniens sont encore frais dans les mémoires. Josh Shapiro les avait comparés à l’extrême droite.

Tim Walz, l’autre favori

On l’observe depuis que les appétits s’aiguisent pour le poste. Derrière l’apparente unanimité suscitée par Kamala Harris, la concurrence des colistiers met en lumière les failles internes au Parti démocrate. Depuis ce week-end, un autre nom, celui de Tim Walz, gouverneur du Minnesota, semble avoir ses chances. Âgé de neuf ans de plus que Josh Shapiro, l’homme est beaucoup plus populaire parmi la gauche du parti, notamment pour ses politiques en faveur des plus modestes. Contrairement à lui et à Mark Kelly (de l’Arizona), il n’appartient pas à un État pivot, mais c’est un enfant du « Midwest », un atout pour séduire les populations rurales et semi-urbaines, qui ne sont pas forcément acquises à la successeure de Joe Biden. Car l’enjeu principal de cette campagne éclair pour Kamala Harris, c’est bien d’élargir son électorat, au-delà des minorités et des femmes notamment.

Les « Républicains pour Harris »

Avant d’être intronisée officiellement par son parti à Chicago mi-août, Kamala Harris aura un peu de route à faire. Elle se rendra dans les « swing state », les sept États clés qui feront l’élection aux côtés de son colistier. De la Pennsylvanie au Nevada, en passant par l’Arizona ou la Caroline du Nord, elle s’affichera aussi avec des membres du Parti républicain pour tenter de séduire les électeurs qui ne désirent pas donner leurs voix à Donald Trump. Ils sont de plus en plus nombreux.

À lire aussiPrésidentielle américaine: «Kamala Harris peut attirer les républicains les plus centristes», selon Fanny Lauby

Une trentaine de membres du « Grand Old Party », dont des anciens élus du Congrès, prennent part à la campagne des « Républicains pour Harris ». Lune de miel ou pas, cette dernière, jouit d’un « capital confiance » important. Un élan qui prend la forme d’un pactole : 310 millions de dollars amassés en juillet pour mener campagne. Sur sa route, elle croisera par endroit J.D. Vance, le colistier de Donald Trump, également de passage dans les États pivots. L’occasion de croiser le fer sur les droits des femmes ou la crise migratoire, sujets de campagne centraux, voire sur les origines de Kamala Harris, thème que le camp républicain agite depuis son irruption dans la course, en lieu et place de Joe Biden.

RFI via CONGO PUB Online

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À la UneMonde

Le chef du Hamas Ismaïl Haniyeh tué à Téhéran dans une frappe israélienne

by admin9775 31 juillet 2024
written by admin9775

Les Gardiens de la Révolution, l’armée idéologique de la République islamique iranienne, ont affirmé mercredi  31 juillet que le chef politique du mouvement islamiste palestinien Hamas, Ismaïl Haniyeh, avait été tué à Téhéran avec l’un de ses gardes du corps. Selon le mouvement islamiste, il aurait été assassiné par une frappe israélienne.

Le mouvement islamiste palestinien Hamas a affirmé mercredi qu’une frappe israélienne à Téhéran avait tué son chef Ismaïl Haniyeh. « (Notre) frère, le dirigeant, le mujahid Ismaïl Haniyeh, le chef du mouvement, est mort dans un raid sioniste contre sa résidence à Téhéran après sa participation à l’investiture du nouveau président » iranien, a écrit le Hamas dans un communiqué. « C’est un acte lâche qui ne restera pas sans réponse », a déclaré Moussa Abou Marzouk, un membre du bureau politique du Hamas.

Les Gardiens de la Révolution ont annoncé pour leur part que « la résidence d’Ismaïl Haniyeh, chef du bureau politique de la résistance islamique du Hamas, a été touchée à Téhéran, et (…) lui et l’un de ses gardes du corps sont morts en martyrs », selon un communiqué sur leur site d’information Sepah. Et selon plusieurs médias iraniens,Haniyeh a « été tué par un projectile aérien ».

Le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, a condamné le « lâche assassinat » du chef politique du Hamas et appelé les Palestiniens à  « à s’unir, à faire preuve de patience et de fermeté face à l’occupation israélienne ». « Le président de l’État de Palestine, Mahmoud Abbas, a fermement condamné l’assassinat du chef du Hamas, Ismaïl Haniyeh, qu’il considère comme un acte lâche et une grave escalade », a déclaré le bureau de M. Abbas dans un communiqué.

Cette attaque montre l’échec des services de renseignements et des guerriers de la révolution qui n’ont pas pu empêcher cette attaque au cœur de Téhéran. L’Iran a déjà frappé Israël en lançant près de 300 drones et missiles contre contre Israël lorsqu’un consulat iranien à Damas avait été frappé par une attaque israélienne. Donc, il faut s’attendre à une réaction très dure de l’Iran, dans les prochaines heures ou dans les prochains jours, estime notre correspondant à Téhéran, Siavosh Ghazi.

Israël voulait frapper « la tête du serpent »

Les autorités israéliennes n’ont pas réagi. Face aux nombreux fronts qui se sont ouverts dans le conflit, Israël avait déjà indiqué vouloir frapper « la tête du serpent », soit les principales capitales de l’axe de la résistance. Ce dernier groupe comprend l’Iran, la Syrie, le Hamas, le Jihad islamique, le Hezbollah libanais ou encore les Houthis au Yémen.

Ismaïl Haniyeh – tout comme les principaux responsables de l’axe de la résistance – s’était rendu à Téhéran pour assister mardi à la prestation de serment du nouveau président iranien Massoud Pezeshkian devant le Parlement. L’Iran, allié du Hamas, ne reconnaît pas l’État israélien et a fait du soutien à la cause palestinienne un élément central de sa politique étrangère depuis la Révolution islamique de 1979. Lors de son discours d’investiture mardi, Massoud Pezeshkian a dénoncé les « crimes » d’Israël dans le territoire palestinien, tandis que des Iraniens présents à la cérémonie scandaient « Mort à Israël! Mort à l’Amérique! ».

Membre de l’axe de la résistance, la Turquie a condamné l’assassinat du chef du Hamas, proche du président turc Recep Tayyip Erdogan : « Nous condamnons l’assassinat du chef du bureau politique du Hamas, Ismaïl Haniyeh, dans un acte ignoble à Téhéran» écrit le ministère estimant que « cette attaque a également pour but d’étendre la guerre à Gaza à une dimension régionale ». « C’est un crime terroriste odieux et une violation flagrante des lois », a aussi écrit sur X Mohammed Ali al-Houthi, un haut responsable des Houthis.

La Russie, elle, a dénoncé un « assassinat politique inacceptable ». « C’est un assassinat politique tout à fait inacceptable, et cela va aboutir à une escalade ultérieure des tensions », a déclaré le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Mikhaïl Bogdanov, à l’agence de presse publique RIA Novosti.

Ismaïl Haniyeh, figure emblématique du Hamas

Le chef politique du Hamas, mort à l’âge de 61 ans, est né dans le camp palestinien d’al-Shati, dans la bande de Gaza. Il devient rapidement un militant politique après avoir étudié la littérature arabe à l’université islamique de Gaza. Dès la création du Hamas, en 1987, après la première antifada, il rejoint ce nouveau mouvement islamiste et nationaliste. Arrêté et emprisonné en 1989, Ismaïl Haniyeh est expulsé au Liban en 1992.

De retour dans la bande de Gaza un an plus tard, il est nommé secrétaire du chef spirituel du Hamas, Ahmed Yassine, assassiné en 2004 par l’armée israélienne. C’est alors qu’il devient une personnalité incontournable et sous sa houlette, le Hamas change de cap et s’intègre à la vie politique. Résultat : le mouvement remporte les élections législatives de 2006. Ismaïl Haniyeh est nommé Premier ministre de l’Autorité palestinienne, un poste qu’il va occuper jusqu’en 2014.

Dirigeant de l’ombre de la bande de Gaza jusqu’en 2017, il devient deux ans plus tard le chef du bureau politique du Hamas. Exilé volontairement au Qatar depuis 2019, Ismaïl Haniyeh a vu depuis l’attaque du Hamas du 7 octobre 2023 de nombreux membres de sa famille tués lors des opérations menées par l’armée israélienne, qui considère le Hamas comme une organisation terroriste.

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Liban: une frappe israélienne vise un commandant du Hezbollah près de Beyrouth

by Sam's Londele 30 juillet 2024
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L’armée israélienne a mené une frappe mardi 30 juillet sur la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah libanais, visant selon elle un commandant « responsable » de l’attaque meurtrière sur le plateau du Golan auquel Israël avait promis de riposter. Aucun bilan officiel n’a encore été communiqué, mais les médias libanais font état d’une femme tuée et dix-sept blessés, dont six enfants.

Le raid aérien israélien a visé le cœur de la banlieue sud de Beyrouth, un fief du Hezbollah, et les puissantes explosions ont été entendues dans toute la capitale et sa périphérie. Au moins deux missiles ont détruit plusieurs étages d’un immeuble résidentiel situé près d’un hôpital, à un kilomètre à vol d’oiseau de l’aéroport international, explique notre correspondant à Beyrouth, Paul Khalifeh. Une énorme colonne de fumée a recouvert le quartier de Haret Hreik, cible du raid où se situent la plupart des institutions du Hezbollah.

Les sièges du bloc parlementaire et celui du Conseil de la Choura, la plus haute instance du parti chiite, se trouvent dans le périmètre visé. Des vidéos mises en ligne quelques minutes après l’attaque montrent une rue recouverte de gravats et de verre brisé, et des voitures en feu. Près d’une heure après le raid, les médias du Hezbollah se sont contentés de rapporter une puissante explosion dans la banlieue sud de Beyrouth, sans fournir plus de détails.

« L’armée israélienne a mené une attaque ciblée à Beyrouth contre le commandant responsable du meurtre des enfants de Majdal Shams et de nombreux autres civils israéliens », a expliqué l’armée dans un communiqué, en référence à l’attaque samedi dans cette ville druze, dans la partie du plateau syrien du Golan annexée par Israël, où 12 jeunes ont été tués.

Selon une source proche du Hezbollah, Fouad Chokr, le commandant militaire visé par le raid « a échappé à la frappe israélienne ». Les États-Unis avaient offert en 2017 une récompense de 5 millions de dollars pour toute information le concernant.

Dans un communiqué, le Premier ministre libanais Najib Mikatil a dénoncé un « acte criminel » et a appelé « la communauté internationale à assumer ses responsabilités et faire pression pour contraindre Israël à arrêter son agression et ses menaces et appliquer les résolutions internationales ».

« Le Hezbollah a franchi la ligne rouge »

Le ministre israélien de la Défense, Yoav Gallant, a déclaré mardi soir sur son compte X que « le Hezbollah a franchi la ligne rouge », quelques minutes après l’annonce de la frappe menée par l’armée israélienne.

Cette frappe intervient quelques jours après qu’Israël s’est engagé à riposter à l’attaque meurtrière de samedi sur le plateau du Golan annexé, imputée au Hezbollah soutenu par l’Iran. Le groupe avait nié toute implication.

La Russie a accusé Israël de violation du droit international après cette frappe. « C’est une violation grossière du droit international », a déclaré le ministère russe des Affaires étrangères aux agences russes.

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Venezuela : Maduro accuse l’opposition de provoquer une crise politique

by Ruben Yale 30 juillet 2024
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Le Conseil national électoral, fidèle au parti au pouvoir, a déclaré que M. Maduro avait obtenu 51 % des voix et M. González 44 %.

Le Venezuela est confronté à une paralysie politique depuis. Des milliers de personnes sont descendues dans les rues du pays lundi.

Alors que neuf pays d’Amérique latine demandent un « réexamen complet » des résultats, la vice-présidente américaine Kamala Harris a  appelé Caracas à respecter « la volonté du peuple vénézuélien ».

M. Maduro considère que les résultats de l’élection sont une question réglée.

Mais le candidat de l’opposition Edmundo González a déclaré lors d’une conférence de presse lundi après-midi que sa campagne disposait des preuves nécessaires pour démontrer qu’il était le vainqueur de l’élection.

M. González et la dirigeante de l’opposition María Corina Machado ont déclaré aux partisans rassemblés devant son siège de campagne à Caracas qu’ils avaient obtenu 

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En Inde, des glissements de terrain font des dizaines de morts et de nombreux blessés

by Ruben Yale 30 juillet 2024
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Des glissements de terrain survenus mardi dans le sud de l’Inde ont fait au moins 63 morts et de nombreux blessés, selon les autorités locales.

Glissements de terrain meurtriers en Inde. La catastrophe naturelle survenue mardi 30 juillet dans le sud du pays a fait au moins 63 morts et de nombreux blessés, selon les autorités locales.

« Des centaines de personnes sont potentiellement coincées », a indiqué l’armée dans un communiqué, précisant qu’environ 225 soldats ont été déployés sur site pour participer aux efforts de recherche et de sauvetage des survivants.

Le Premier ministre indien Narendra Modi a réagi sur X, écrivant que ses « pensées vont à tous ceux qui ont perdu leurs proches » et que ses « prières vont aux blessés ». Il a également assuré le ministre en chef du Kerala de « toute l’aide possible » pour faire face à la situation.

Distressed by the landslides in parts of Wayanad. My thoughts are with all those who have lost their loved ones and prayers with those injured.

Rescue ops are currently underway to assist all those affected. Spoke to Kerala CM Shri @pinarayivijayan and also assured all possible…

— Narendra Modi (@narendramodi) July 30, 2024

Le chef de l’opposition indienne Rahul Gandhi, qui représentait sous la précédente mandature le district de Wayanad au Parlement, s’est dit « profondément angoissé » par la catastrophe. « J’espère que toutes les personnes prises au piège seront rapidement mises à l’abri », a-t-il ajouté.

Nouvelles précipitations attendues

Plusieurs personnes, blessées dans la catastrophe, ont déjà été transportées vers un hôpital du district pour y être soignées.

L’agence de gestion des catastrophes du Kerala, qui a expliqué que des équipes de pompiers et des forces de sécurité de l’État participaient aux opérations de recherche et de sauvetage aux côtés de l’armée, a prévenu que de nouvelles précipitations et vents violents sont attendus dans la journée.

Les épisodes de moussons qui s’abattent sur l’Asie du Sud de juin à septembre offrent un répit dans la chaleur de l’été et sont essentiels pour reconstituer les réserves d’eau. Mais ils conduisent aussi à des inondations et glissements de terrain, à l’origine de dégâts matériels et de nombreux décès, dont la quantité a augmenté ces dernières années, en particulier en raison du changement climatique, affirment des experts.

Les barrages, la déforestation ou les projets de développement en Inde sont également des facteurs d’aggravation du bilan humain.

D’intenses tempêtes liées à la mousson s’étaient déjà abattues sur le pays au début du mois. Certains secteurs de la mégapole de Bombay ont été inondés, tandis que la foudre a tué au moins dix personnes dans l’État de Bihar (nord-est).

Au Kerala, au moins 25 personnes ont été tuées dans des inondations et des glissements de terrain en 2021. En 2018, près de 500 autres avaient perdu la vie lors des pires crues recensées dans l’État depuis plus d’un siècle.

France 24 via CONGO PUB Online

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Présidentielle au Venezuela : Nicolas Maduro déclaré vainqueur, l’opposition conteste les résultats

by Ruben Yale 29 juillet 2024
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Le Conseil national électoral a annoncé dimanche soir que Nicolas Maduro avait été réélu à la tête du Venezuela pour un troisième mandat avec 51,2 % des suffrages. La cheffe de l’opposition Maria Corina Machado a, elle aussi, revendiqué la victoire avec 70 % des voix.

Dénouement confus de l’élection présidentielle au Venezuela. Le Conseil national électoral (CNE) a annoncé, dimanche 28 juillet au soir, que Nicolas Maduro avait été réélu à la tête du pays pour un troisième mandat avec 51,2 % des suffrages au terme d’une campagne où l’opposition a dénoncé des intimidations et des craintes de fraudes.

Nicolas Maduro a obtenu 5,15 millions de voix, devant le candidat de l’opposition Edmundo Gonzalez Urrutia, avec un peu moins de 4,5 millions (44,2 %), selon les chiffres officiels annoncés par le président du CNE, Elvis Amoroso, après le dépouillement de 80 % des bulletins et une participation de 59 %. Le résultat est « irréversible », a-t-il déclaré.

L’opposition a, quant à elle, revendiqué la victoire, assurant que son candidat Edmundo Gonzalez Urrutia avait remporté 70 % des suffrages et refusant de reconnaître les résultats proclamés par le CNE.

« Nous avons gagné » avec « 70 % des voix », « le Venezuela a un nouveau président élu et c’est Edmundo Gonzalez Urrutia », a affirmé lors d’une déclaration à la presse à Caracas la cheffe de l’opposition, Maria Corina Machado. « Nous savons tous ce qui s’est passé aujourd’hui (dimanche). Et lorsque je dis que tout le monde sait, je commence par le régime lui-même », a-t-elle assuré. « Toute la communauté internationale le sait, même ceux qui étaient autrefois des alliés. »

« Sérieux doutes » de Washington, « résultats difficiles à croire » pour le président chilien

Le secrétaire d’État américain Antony Blinken a exprimé lundi 29 juillet de « sérieux doutes » quant à l’exactitude des résultats de l’élection. « Nous craignons sérieusement que le résultat annoncé ne reflète pas la volonté ou le vote du peuple vénézuélien », a ajouté Antony Blinken lors d’une conférence de presse au Japon.

« Il est essentiel que chaque vote soit compté de manière juste et transparente, que les responsables électoraux partagent immédiatement les informations avec l’opposition et les observateurs indépendants, et que les autorités électorales publient les résultats détaillés des votes », a déclaré Antony Blinken. « La communauté internationale suit la situation de très près et réagira en conséquence. »

El régimen de Maduro debe entender que los resultados que publica son difíciles de creer. La comunidad internacional y sobre todo el pueblo venezolano, incluyendo a los millones de venezolanos en el exilio, exigimos total transparencia de las actas y el proceso, y que veedores…

— Gabriel Boric Font (@GabrielBoric) July 29, 2024

Le président du Chili, Gabriel Boric, a pour sa part été le premier chef d’État à mettre en doute publiquement le résultat de la présidentielle. « Le régime de Maduro doit comprendre que les résultats qu’il publie sont difficiles à croire », a réagi Gabriel Boric sur X, affirmant que « le Chili ne reconnaîtra aucun résultat qui ne soit pas vérifiable ».

« DICTATEUR MADURO, DEHORS !!! », a écrit sur X le président argentin, Javier Milei. « Les Vénézuéliens ont choisi de mettre fin à la dictature communiste de Nicolas Maduro. »

Le Costa Rica et le Pérou ont également rejeté le résultat proclamé.

Nicolas Maduro fête sa victoire avec ses partisans

Le président Maduro, vêtu d’un survêtement aux couleurs du Venezuela et salué par un petit feu d’artifice et des drones, est sorti sur une scène près du palais présidentiel de Caracas pour fêter sa victoire avec ses partisans chantant « Vamos, Nico ! »

« Il y aura la paix, la stabilité et la justice. La paix et le respect de la loi. Je suis un homme de paix et de dialogue », a-t-il dit.

Malgré des sondages donnant largement vainqueur le candidat Edmundo Gonzalez Urrutia, Nicolas Maduro, qui s’appuie sur l’appareil militaire, s’est toujours montré sûr de sa victoire malgré une crise économique sans précédent.

Nicolas Maduro a reçu le soutien de ses alliés habituels : les présidents de gauche de Cuba, Miguel Diaz-Canel, du Nicaragua, Daniel Ortega, de Bolivie, Luis Arce, et du Honduras, Xiomara Castro.

Caracas avait limité l’observation du scrutin. L’invitation aux observateurs de l’Union européenne a été retirée en mai et de nombreux observateurs internationaux ont été bloqués ou refusés à la dernière minute, dont quatre ex-présidents latino-américains vendredi.

Le pays pétrolier, longtemps un des plus riches d’Amérique latine, est exsangue, empêtré dans une crise économique et sociale sans précédent : effondrement de la production pétrolière, PIB réduit de 80 % en dix ans, pauvreté et systèmes de santé et éducatif totalement délabrés. Sept millions de Vénézuéliens ont fui le pays.

L’opposition, qui espérait mettre fin à 25 années de pouvoir chaviste, était pourtant confiante. « Les résultats ne peuvent être occultés. Le pays a choisi un changement en paix », a écrit Edmundo Gonzalez Urrutia sur X.

Peu avant minuit, Omar Barboza, un leader de l’opposition, s’est insurgé contre un éventuel « faux pas » ou une « précipitation autoritaire » du pouvoir, lui demandant de respecter le résultat « au nom de la paix ». « Les procès-verbaux ne font que confirmer ce que nous avons vu dans les rues. La projection de leur contenu donne clairement un résultat qui ne doit pas être mis en doute. »

France 24 via CONGO PUB Online

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À la UneMonde

Barack Obama annonce son soutien à Kamala Harris comme candidate à la présidentielle américaine

by Sam's Londele 26 juillet 2024
written by Sam's Londele

L’ex-président américain Barack Obama a annoncé vendredi son soutien à la candidature de la vice-présidente Kamala Harris, grande favorite du camp démocrate mais pas encore officiellement désignée, pour l’élection présidentielle de novembre. 

« En début de semaine, Michelle et moi avons appelé notre amie Kamala Harris. Nous lui avons dit que nous pensions qu’elle ferait une fantastique présidente des États-Unis et qu’elle avait tout notre soutien », a écrit, vendredi 26 juillet, Barack Obama sur le réseau social X.

« En ce moment critique pour notre pays, nous allons faire tout ce qui est en notre pouvoir pour qu’elle gagne en novembre. Nous espérons que vous vous joindrez à nous », a-t-il souligné.

L’influent ancien dirigeant est l’un des derniers poids lourds démocrates à s’exprimer, alors que Joe Biden a assuré Kamala Harris de son soutien dès dimanche. Le président sortant avait jeté l’éponge dimanche soir, après des semaines d’appels à quitter la course, sur fond d’inquiétudes quant à sa condition physique et mentale.

Regain de popularité pour les Démocrates selon les sondages

Le soutien de l’ex-président Obama (2009-2017) vient amplifier l’élan croissant pris par la campagne de Kamala Harris, 59 ans, qui a bénéficié d’une vague de soutien de la part de syndicats, de minorités ethniques et de son parti depuis qu’elle a annoncé sa candidature. 

Ce dernier soutien, « Michelle, Barack, c’est si important pour moi », dit l’ancienne sénatrice de Californie lors d’un appel téléphonique avec les Obama, selon une vidéo publiée par sa campagne. « Et on va s’amuser tout ensemble avec tout ça, non ? » ajoute-t-elle.

Depuis le lancement de sa campagne en début de semaine, les démocrates semblent avoir trouvé une nouvelle dynamique : les meetings de Kamala Harris bénéficient d’une ferveur incomparable à ceux de Joe Biden, les levées de fonds battent des records et les bénévoles affluent sur le terrain.

Vendredi matin, c’est même depuis les JO de Paris qu’un soutien est venu, la légende américaine de l’athlétisme Allyson Felix, estimant qu’une victoire de Kamala Harris en novembre « serait monumentale ».

Les sondages confirment un regain de popularité pour le camp démocrate.

Donald Trump ne veut plus débattre

Forte au soutien de son camp, Kamala Harris s’est dite jeudi « prête » à débattre avec Donald Trump, mais le candidat républicain à la présidentielle américaine a quant à lui jugé « inopportun » d’organiser un face-à-face avec sa nouvelle rivale avant que celle-ci ne soit officiellement désignée par le Parti démocrate, ce qui est attendu début août, deux semaines avant la convention de Chicago.

« Trump a accepté un débat le 10 septembre. Il semble maintenant qu’il rétropédale », a raillé la candidate démocrate sur X, première femme noire et personne d’origine asiatique à accéder à la vice-présidence.

L’ancien président républicain avait convenu avec Joe Biden de débattre à deux reprises en amont du scrutin présidentiel de novembre, le 27 juin et le 10 septembre. Mais la performance désastreuse du candidat démocrate lors de ce premier duel télévisé l’a finalement conduit à jeter l’éponge.

La campagne du républicain, jusqu’à dimanche centrée autour de l’opposition avec Joe Biden en visant son âge, ses gaffes et son bilan, est chamboulée par l’arrivée de Kamala Harris.

Le programme de Donald Trump jugé « extrémiste »

Le milliardaire républicain l’a mercredi violemment attaqué lors d’un meeting, l’accusant d’être favorable à l' »exécution de bébés » dans une diatribe anti-avortement. L’ex-président, officiellement investi la semaine dernière lors de la convention républicaine après avoir échappé à une tentative d’assassinat, l’a aussi affublée d’un sobriquet : « Kamala-la-menteuse ».

En campagne au Texas jeudi, Kamala Harris a égrainé les arguments de campagne qu’elle affûte depuis dimanche : éducation, droit à l’avortement, soins de santé accessibles… et multiplié les attaques contre son adversaire et son programme, jugé « extrémiste ».

Quelques heures plus tard, lors d’une rencontre avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, elle a marqué sa différence avec Joe Biden en promettant de ne pas rester « silencieuse » face aux souffrances des civils.

Donald Trump reçoit à son tour vendredi le dirigeant israélien dans sa résidence de Floride.

Avec AFP

FRANCE 24 via CONGO PUB Online

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Les JO de Paris 2024, une poignée d’heures avant que les bateaux s’élancent

by Sam's Londele 26 juillet 2024
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Pour ceux à qui l’information aurait échappé, c’est ce vendredi 26 juillet 2024 que s’ouvrent à Paris les 34e Olympiades avec en point d’orgue de ces Jeux : la cérémonie d’ouverture annoncée hors normes et placée sous haute sécurité. 

C’est à 20h24 précises que les bateaux s’élanceront pour Paris 2024. Les 94 bateaux des délégations des athlètes mettront alors les voiles. C’est la première fois qu’une cérémonie d’ouverture se tient hors d’un stade. Le parcours sera aquatique, sur l’eau entre le pont d’Austerlitz et la tour Eiffel, soit 6 km.

JO pluvieux – JO heureux ?

Pour l’instant les prévisions météo annoncent quelques averses possibles, mais rien de sûr… Les organisateurs croisent les doigts. Il en faudra en tout cas plus pour saper le moral des 330 000 spectateurs attendus, l’équivalent de 4 stades de France.

JO 2024: avant le match de rugby à 7, Stade' de France, Saint-Denis, le 24 juillet 2024.
JO 2024: avant le match de rugby à 7, Stade’ de France, Saint-Denis, le 24 juillet 2024. AFP – CARL DE SOUZA

Les meilleures places, assises, en bord de fleuve, ont été vendues entre 2700 euros et 900 euros. Mais 200 000 invitations ont été distribuées, certes pour des places plus éloignées et débout, mais  gratuites.

De nombreuses places ont été distribuées en Seine-Saint-Denis, le département populaire du Nord de Paris où vont se dérouler certaines épreuves. Souvent par le biais d’associations de quartiers. C’est comme ça que la famille Reverterre-Labroue, les parents et les deux enfants, habitants à Saint-Denis vont pouvoir y assister.

Parmi le public, une centaine de chefs d’États – qui ne devraient pas chanter – et des célébrités. Parmi les surprises ce soir, on attend Céline Dion, Lady Gaga. Les noms du pape de l’électro Ceronne, de Juliette Armanet, Sofiane Pamart reviennent aussi beaucoup, sans oublier la Française la plus écoutée à travers le monde, Aya Nakamura qui a totalisé presque 1 milliard de vues sur YouTube avec son tube Djadja.

Interprétera-t-elle la Vie en rose ou un autre titre d’Edith Piaf ? Quoiqu’il en soit Lady Gaga sera bien de la partie olympique, de même que la star québécoise Céline Dion, atteinte d’une maladie invalidante et qui n’a pas chanté depuis 2020…

C’est la culture, le patrimoine, l’art de vivre à la française qui sera célébré, sans chauvinisme et avec des mélanges de genres étonnants :  Aya Nakamura reprendra le répertoire de Charles Aznavour accompagnée de la garde républicaine, Juliette Armanet est associée au pianiste anticonformiste Sofiane Pamart pour une reprise de l’hymne pacifiste Imagine de John Lennon… Et le groupe de rock metal Gojira se produira avec la chanteuse lyrique Marina Viotti.

Avec ses ponts, ses musées et ses monuments le long de la Seine comme les Tuileries ou Notre Dame, Paris offre des décors somptueux… Les toits seront aussi investis, par exemple le danseur étoile Guillaume Diop évoluera sur celui du théâtre du Châtelet..

La chanteuse franco-malienne Aya Nakamura lors de la 24e édition des NRJ Music Awards à Cannes, le 18 novembre 2022.
La chanteuse franco-malienne Aya Nakamura lors de la 24e édition des NRJ Music Awards à Cannes, le 18 novembre 2022. © Valery HACHE / AFP

Un défi sécuritaire

C’est donc aussi un défi sécuritaire aussi : ce soir l’espace aérien sera entièrement fermé au dessus de Paris. Et entre les forces de l’ordre, les militaires et les agents de sécurité privée.. Ce sont près de 100.000 personnes qui veilleront au grain. Si vous êtes fort en maths cela fait 1 agent pour 3 spectateurs…

La cérémonie en elle-même, elle commencera à 19h30.Alors, il fera encore jour pendant une grande partie des festivités, c’est voulu pour éviter des éclairages très gourmands en énergie. Ces jeux de Paris se veulent aussi exemplaires et verts.

Un militaire et des policiers patrouillent avant le début des Jeux olympiques de Paris, en France, le 17 juillet 2024.
Un militaire et des policiers patrouillent avant le début des Jeux olympiques de Paris, en France, le 17 juillet 2024. AP – Aurelien Morissard

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À la UneMonde

États-Unis: Benyamin Netanyahu devant un Congrès américain divisé

by Sam's Londele 25 juillet 2024
written by Sam's Londele

Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu a prononcé un discours mercredi 24 juillet devant le Congrès américain, plus de neuf mois après l’attaque du Hamas le 7 octobre et le début de la guerre à Gaza. Sa venue a vivement été critiquée, des milliers de manifestants ont protesté devant le Capitole, et des élus démocrates ont décidé de boycotter la venue de l’homme politique.

Benyamin Netanyahu a été longuement applaudi à son entrée dans le Congrès américain par les élus républicains. « Pour que les forces de la civilisation triomphent », les deux pays doivent « rester unis », a-t-il déclaré.

צפו: הנאום המלא של ראש הממשלה בנימין נתניהו בפני הקונגרס האמריקני >> pic.twitter.com/ZQv1L0zNJA

— Benjamin Netanyahu – בנימין נתניהו (@netanyahu) July 24, 2024

Il s’est dit « confiant » sur l’aboutissement des efforts pour faire libérer les otages détenus par le Hamas, considérant que ces efforts « peuvent être couronnés de succès ». Netanyahu a notamment remercié son homologue américain « pour ses efforts inlassables » en faveur des otages. Le Premier ministre israélien a insisté devant les élus du Congrès l’importance du lien qui unit les deux pays.

« Nous ne nous protégeons pas seulement nous-mêmes. Nos ennemis sont vos ennemis, notre combat est votre combat, et notre victoire sera votre victoire », a-t-il déclaré, ajoutant qu’Israël ferait « tout le nécessaire » pour « rétablir la sécurité » à sa frontière nord. Le dirigeant a également partagé sa « vision pour Gaza », avançant que « la démilitarisation et la déradicalisation de Gaza » pourront « conduire à un avenir de sécurité, de prospérité et de paix ».

Lors de son discours, Benyamin Netanyahu s’est montré critique envers l’Iran, qualifiant sa politique « d’axe de la terreur » qui « défie les États-Unis, Israël et nos amis arabes. Il ne s’agit pas d’un choc de civilisations, mais d’un choc entre la barbarie et la civilisation », a-t-il lancé. Les militants pro-Gaza ont, eux, été désignés d’« idiots utiles de l’Iran » par le Premier ministre, qui assure que Téhéran finance ces manifestations.

Il a également rendu hommage à l’ancien président Donald Trump pour avoir promu les accords d’Abraham et d’avoir reconnu Jérusalem comme capitale d’Israël, « une capitale éternelle et indivisible ». Il entretient avec l’ex-président américain de très bonnes relations et a dénoncé la tentative d’assassinat « ignoble » qui a visé le candidat républicain le 13 juillet dernier.

À la veille de sa rencontre avec Joe Biden, Benyamin Netanyahu le remercie pour son soutien à Israël, mais ajoute que son pays a besoin d’outils, c’est-à-dire d’armes, plus rapidement, pour finir le travail plus rapidement. 

C’est la quatrième fois – un record pour un dirigeant étranger – que Benyamin Netanyahu s’adresse ainsi au Congrès, un honneur généralement réservé aux dirigeants en visite d’État.

En Israël, la déception des familles d’otages

Le discours du Premier ministre israélien a été retransmis en direct sur un grand écran, place des otages à Tel Aviv. La déception des familles est grande, soulignent ce jeudi matin les médias car il y manquait la petite phrase qu’ils attendaient : celle annonçant la finalisation d’un accord de libération des captifs. En fait, c’est le contraire qui s’est produit. Juste avant le discours le report de la reprise des pourparlers a été annoncé, rapporte notre correspondant à Jérusalem, Michel Paul.

C’était un discours pour les Américains prononcé par le Premier ministre le plus Américain qu’ait connu Israël, proclame un éditorialiste. « Bibi et sa chorale », titre un journal. « Parler c’est la seule chose qu’il sache faire ». Des paroles mais très peu d’actes, affirment plusieurs articles. Un discours brillant et sans compromis, souligne le quotidien de droite Israël Hayom. Dommage seulement, poursuit l’auteur de l’analyse, qu’un plan détaillé politico-stratégique pour l’après-guerre à Gaza n’y figure pas. Et pour Haaretz, le quotidien de la gauche israélienne, malgré le spectacle donné par cette allocution devant les deux chambres du Congrès, la visite de Netanyahu à Washington est totalement marginalisée. Sans recette pour la fin de la guerre, son discours n’a pas vraiment rencontré la réalité.

Une visite critiquée aux Etats-Unis

La venue de Benyamin Netanyahu a causé une vive polémique aux États-Unis, alors que le pays traverse une période de pleine effervescence politique, suite au retrait de Joe Biden de l’élection présidentielle de novembre prochain, qui laisse sa place à Kamala Harris.

De nombreux élus démocrates sont vent debout contre le dirigeant de droite israélien, condamnant sa conduite de la guerre contre le Hamas dans la bande de Gaza, qui s’est traduite par des milliers de morts palestiniens et une catastrophe humanitaire. Plusieurs d’entre eux ont boycotté le discours au Congrès, dont la très influente Nancy Pelosi ou les élues progressistes Rashida Tlaib et Alexandria Ocasio-Cortez.

Sur son compte X, le sénateur de gauche Bernie Sanders a dénoncé la venue du dirigeant israélien. « Depuis le début de la guerre à Gaza, au moins 39 000 Palestiniens ont été tués et 89 000 blessés. Netanyahu est un criminel de guerre. Il ne devrait pas s’adresser au Congrès », écrit-il.

Since the war in Gaza began, at least 39,000 Palestinians have been killed and 89,000 injured.

Netanyahu is a war criminal. He should not be addressing Congress. pic.twitter.com/rhPKgCcMbX

— Bernie Sanders (@SenSanders) July 24, 2024

Des milliers de manifestants anti-Netanyahu à Washington

Des milliers de manifestants se sont rassemblés derrière un large périmètre de sécurité autour du Congrès. Ils ont notamment scandé « Palestine libre », demandé un cessez-le-feu dans la bande de Gaza et ont brandi des pancartes exhortant les États-Unis à « cesser l’aide américaine à Israël ».

Des manifestants pro-palestiniens protestent le jour du discours du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu lors d'une réunion conjointe du Congrès à Capitol Hill, à Washington, aux États-Unis, le 24 juillet 2024.
Des manifestants pro-palestiniens protestent le jour du discours du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu lors d’une réunion conjointe du Congrès à Capitol Hill, à Washington, aux États-Unis, le 24 juillet 2024. REUTERS – Nathan Howard

Six personnes ont été arrêtées dans l’hémicycle de la Chambre des représentants, lieu où le Premier ministre israélien s’est exprimé, car elles ont « perturbé » le discours, a écrit la police du Capitole sur X.

Il y a deux choses. La première, c’est que Netanyahu est un criminel de guerre et n’aurait jamais dû être invité au Congrès. Et la deuxième, c’est que ce n’est pas seulement Netanyahu qui a été reconnu coupable du crime d’apartheid et du génocide en cours à Gaza. Les gens qui exigent un cessez-le-feu, qui exigent un embargo sur les armes, sont la majorité dans ce pays.

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Joe Biden défend son retrait en disant vouloir « sauver la démocratie » et laisser la place aux jeunes

by Sam's Londele 25 juillet 2024
written by Sam's Londele

Sans s’étendre, le président américain a rappelé, dans un discours attendu mercredi soir, que « la défense de la démocratie est plus importante que n’importe quel titre ». Il explique son retrait de la course à la présidentielle par la nécessité « d’unir (son) parti » avec « des voix plus jeunes ».

Le discours de Joe Biden, resté silencieux depuis son retrait de la course à la Maison Blanche, était attendu. Dans une allocution télévisée empreinte de gravité de moins de 10 minutes, le président américain a expliqué, mercredi 24 juillet au soir, à ses compatriotes avoir pris la décision choc de renoncer à briguer un second mandat pour « sauver la démocratie » et laisser la place à des « voix plus jeunes ».

L’octogénaire a fini par céder dimanche à des semaines de pressions et d’inquiétudes sur son âge et son acuité mentale, provoquant un coup de tonnerre dans la campagne pour la présidentielle de novembre.

« Cela fut l’honneur de ma vie d’être votre président, mais la défense de la démocratie, qui est en jeu, est je pense plus importante que n’importe quel titre », a-t-il déclaré dans cette adresse solennelle à la nation depuis le Bureau ovale.

« Ces dernières semaines, il m’est apparu clairement que je devais unir mon parti », a-t-il déclaré, ajoutant que le « temps » était venu « d’avoir de nouvelles voix (…), des voix plus jeunes ».

La vice-présidente Kamala Harris, 59 ans, qui est depuis le retrait de Biden quasiment assurée d’être la candidate des démocrates, « est expérimentée, elle est forte, elle est compétente », a dit Joe Biden.

« Elle a été une partenaire incroyable pour moi, une dirigeante pour notre pays. Maintenant, c’est à vous, le peuple américain, de choisir », a-t-il poursuivi.

Si Joe Biden a indirectement évoqué son propre âge en parlant de la nécessité de laisser la place à plus jeune, il ne s’est pas réellement étendu sur le sujet.

La question était dans tous les esprits depuis sa performance désastreuse face à Donald Trump lors de leur débat fin juin, qui a suscité une crise chez les démocrates et provoqué une avalanche d’appels à ce qu’il laisse la place à une personne plus jeune.

Donald Trump moque Biden et attaque Harris

Juste après l’intervention mercredi soir de son ex-adversaire, Donald Trump a donné son avis sur le discours : « À peine compréhensible, et tellement mauvais ! »

Peu auparavant, lors d’un meeting de campagne en Caroline du Nord, il s’était moqué du renoncement du démocrate. « Biden ne sait même pas qu’il est en vie », a-t-il dit, méprisant, à ses partisans lors de ce premier événement depuis que le démocrate a jeté l’éponge.

Mais c’est à Kamala Harris, sa nouvelle rivale, qu’il affrontera probablement en novembre, qu’il a réservé ses coups. L’ancienne procureure et sénatrice est une « cinglée de la gauche radicale » qui « va détruire notre pays », a lancé le milliardaire de 78 ans.

« Elle veut des avortements au huitième et au neuvième mois de la grossesse, jusqu’à la naissance et même après la naissance, l’exécution de bébés », a-t-il faussement assuré.

Le candidat de la droite multiplie les événements de campagne et doit s’adresser cette semaine à une association de jeunes ultraconservateurs en Floride avant de s’envoler vers le Minnesota.

Donald Trump a savouré durant quelques jours le spectacle d’un Parti républicain en parfait ordre de marche derrière sa troisième candidature à la Maison Blanche.

Les deux candidats au coude-à-coude

Mais avec l’irruption de Kamala Harris dans l’arène, l’ancien président est obligé de revoir des pans entiers de sa stratégie électorale, qui était jusqu’ici largement axée sur le fait de se camper en leader énergique face à un Joe Biden en déclin.

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Les rares sondages publiés depuis l’entrée de la vice-présidente dans la course sont mitigés, plaçant les deux candidats au coude-à-coude.

La candidature de Kamala Harris suscite un enthousiasme renouvelé pour une élection qui n’emballait jusqu’ici pas grand-monde.

L’organisation indépendante Vote.org, qui aide les électeurs à s’inscrire sur les listes, a, dans les deux jours qui ont suivi le retrait de Joe Biden, enregistré 38 500 nouveaux inscrits, la plupart âgés de moins de 35 ans. C’est le plus grand nombre d’inscriptions enregistré depuis le début de la campagne, battant même le record enregistré lorsque la chanteuse Taylor Swift avait incité ses fans à se rendre sur ce site pour trouver leur bureau de vote.

Avec AFP

FRANCE 24 via CONGO PUB Online

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