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Monde

À la UneMonde

France: le Nouveau Front populaire vent debout contre Emmanuel Macron

by Sam's Londele 24 juillet 2024
written by Sam's Londele

Emmanuel Macron a écarté hier soir d’un revers de la main l’hypothèse d’un gouvernement du Nouveau Front populaire (NFP). Logiquement, cette décision provoque la colère dans les rangs de la gauche et des écologistes. Les chefs de parti du NFP et leur candidate pour Matignon, Lucie Castets, se succèdent dans les médias depuis ce matin pour protester contre la position du chef de l’État.

« Le déni de démocratie est grave ! », a asséné Lucie Castets qui a demandé mercredi au président Emmanuel Macron de « prendre ses responsabilités » et de la nommer à Matignon. Mais Emmanuel Macron n’a même pas daigné prononcer son nom mardi soir, après sa désignation comme candidate du NFP au poste de Première ministre. Le chef de l’État a rompu hier le silence qu’il observait depuis le deuxième tour des législatives à l’occasion d’une interview sur France 2, Franceinfo et France Inter. Le Nouveau Front populaire, arrivé en tête au second tour des législatives avec 182 députés, n’a « pas de majorité » à l’Assemblée nationale, a martelé Emmanuel Macron.

Une attitude pas à la hauteur du moment, selon la patronne des Écologistes. « On dirait mon fils de cinq ans quand il triche au Monopoly Junior ! Quand autant de Français s’intéressent à la politique, lui leur dit « ben non, on attend ! » Ce n’est pas possible !, a tancé Marine Tondelier. Il ne peut pas faire comme si de rien n’était jusqu’à mi-août, a-t-elle jugé, balayant l’idée d’une trêve olympique. On est capables de faire deux choses en même temps, c’est-à-dire de regarder la finale du 400 mètres haies et de composer un gouvernement. »

Emmanuel Macron on dirait mon fils de 5 ans quand il perd au Monopoly Junior.

Il conteste les règles, en invente des nouvelles, joue sur les mots et refuse de reconnaitre qu'il perd. Tout ce qu'on apprend à un enfant de ne plus faire ! 🧐

Le résultat des #Legislatives2024 est… pic.twitter.com/RGl6LWSedQ

— Marine Tondelier (@marinetondelier) July 24, 2024

Emmanuel Macron doit laisser à un gouvernement du Nouveau Front populaire la possibilité de faire ses preuves, estime quant à lui le coordinateur des Insoumis, Manuel Bompard : « La logique consiste en ce qu’il appelle la personnalité que nous lui proposons pour constituer un gouvernement, que nous commencions à mettre en place notre politique. Si ensuite une majorité de députés à l’Assemblée nationale considère qu’un tel gouvernement doit être censuré, c’est leur responsabilité de le faire. »

Et si le chef de l’État persiste à refuser l’hypothèse NFP ? Le leader communiste Fabien Roussel promet une réaction : « Ce président de la République se moque de nous ! Il ne va pas changer de politique parce que c’est les Jeux. On se croirait dans la Rome antique. C’est honteux et scandaleux, alors oui, nous allons faire appel aux Français. »

Des mobilisations qui pourraient intervenir pendant les Jeux olympiques : il n’y a pas de trêve qui tienne, avertit le NFP, alors que des préavis de grève ont d’ores et déjà été déposés par plusieurs syndicats.

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À la UneMonde

Kamala Harris vs Donald Trump : que disent les derniers sondages aux États-Unis ?

by Sam's Londele 24 juillet 2024
written by Sam's Londele

Le désistement de Joe Biden a modifié la dynamique de la campagne présidentielle américaine. L’espoir du camp démocrate est désormais tourné vers celle qu’il a désignée comme sa successeuse, sa vice-présidente Kamala Harris. Les derniers sondages montrent qu’elle fait mieux que le président sortant, mais ne creuse pas l’écart face à Donald Trump. La démocrate le devance de deux points, selon une enquête de Reuters/Ipsos publiée mardi.

Le match semblait plié. Mais avec le retrait de Joe Biden, la campagne pour la présidentielle américaine a été bousculée et les cartes complètement rebattues. Alors que les sondages donnaient Donald Trump en tête des suffrages, le parti démocrate espère se relancer dans la course à la Maison Blanche avec la candidature de Kamala Harris, qui devrait être formellement investie lors de la convention du parti en août pour le scrutin du 5 novembre.

L’ancien président n’a eu de cesse de répéter que la victoire sera « plus facile » face à la vice-présidente de Joe Biden, mais la démocrate de 59 ans l’assure : « nous allons gagner ». Les États-Unis sont-ils prêts à élire la première femme à la tête du pays ? 

Malgré un engouement pour la candidature de Kamala Harris perceptible dans les sondages, les résultats restent mitigés sur la question, plaçant les deux candidats au coude-à-coude.

Dans le cadre d’un duel face à Donald Trump, Kamala Harris devance son rival de deux points, avec 44 % d’intentions de vote contre 42 %, rapporte un sondage Reuters/Ipsos publié mardi 23 juillet aux États-Unis. Preuve d’un sursaut : la semaine dernière, ils étaient à égalité à 44 % dans une enquête réalisée par le même institut — l’hypothèse d’une candidature de Kamala Harris a été testée dans plusieurs enquêtes depuis le débat raté de Joe Biden contre Donald Trump.

Dans une course à trois, incluant le candidat indépendant Robert F. Kennedy Jr. (8 %), la candidate démocrate obtient 42 % des suffrages, devant Donald Trump (38 %).

Elle retrouve la seconde position dans d’autres sondages. Celui de PBS News/NPR/Marist, réalisé lundi, lui confère 45 % des suffrages contre 46 % pour Donald Trump. En tenant compte d’éventuels candidats tiers ou indépendants, les deux candidats sont à égalité à 42 %.

Dans le cadre d’un duel, l’enquête d’opinions de Morning Consult, menée auprès de 4 000 Américains le 21 juillet, crédite de son côté le candidat républicain de 47 % des suffrages, contre 45 % pour Kamala Harris. 

Selon une moyenne de sondages établie par RealClearPolitics, mardi, Donald Trump conserve une très légère avance de 1,6 point sur l’ancienne procureure.

Depuis l’officialisation de sa candidature, la démocrate a resserré l’écart : un sondage de CBS News-YouGov, réalisé entre le 16 et le 18 juillet, donnait trois points d’avance à Donald Trump sur la vice-présidente (51 % contre 48 %).

Mais ces enquêtes sont à relativiser. Dans un sens comme dans l’autre, l’avantage qu’elles dessinent reste dans la marge d’erreur.

Un score légèrement supérieur à celui de Joe Biden 

Au regard des derniers sondages, Kamala Harris fait tout de même un peu mieux que Joe Biden dans un affrontement contre Donald Trump. 

Deux points séparaient les deux hommes, selon un sondage Reuters/Ipsos daté du 16 juillet. Le président américain obtenait 41 % contre 43 % pour Donald Trump (dans la marge d’erreur de trois points).

Chez CBS News/YouGov, dont l’enquête a été réalisée entre le 16 et le 18 juillet, le résultat est plus tranché : Donald Trump s’offre une avance de 5 points, avec un soutien de 52 % contre 47 % pour le président sortant. 

À contre-sens, les enquêtes de FiveThirtyEight, réactualisées le 16 juillet, ont révélé que Joe Biden était en tête avec 53 % de chances de gagner en novembre, contre 46 % pour Donald Trump.

Reste que ces sondages sont à prendre avec précaution… Ils ont été réalisés dans les jours qui ont suivi la tentative d’assassinat contre Donald Trump le 13 juillet et alors que la Convention nationale républicaine battait son plein, offrant une dynamique positive à la campagne de l’ex-président.

Plus populaire auprès des femmes

Le choix de Kamala Harris a été applaudi par les pontes du parti et les donateurs qui ont envoyé cent millions de dollars en à peine 48 heures. Mais est-ce que les Américains se réjouissent de cette candidature ? 

Près de la moitié de la population américaine (48 %) soutient Kamala Harris comme candidate démocrate, selon le sondage Reuters/Ipsos.

Morning Consult estime, lui, que sa popularité prend de l’ampleur. 65 % des électeurs démocrates soutiennent pleinement Kamala Harris pour mener la campagne, soit plus du double que fin juin.

Dans le détail, la candidate de 59 ans fait déjà de meilleurs scores que Joe Biden auprès de certaines populations. Elle séduit davantage la population noire (54 % contre 39 % pour le président actuel), rapporte l’institut.

En revanche, selon un sondage de NBC News, Donald Trump fait légèrement mieux auprès des électeurs blancs face à Kamala Harris plutôt qu’à Joe Biden, devançant la candidate de 16 points et le président sortant de 14. Le Parti républicain s’appuie sur le soutien des électeurs blancs sans diplôme universitaire et des chrétiens évangéliques. 

La défense du droit à l’avortement, chère à Kamala Harris, peut lui permettre de convaincre de nombreuses électrices, notamment dans les zones périurbaines. Elle séduit déjà plus les femmes que son prédécesseur : un retard de 5 points pour la vice-présidente face au républicain, alors que Joe Biden avait un retard de douze points.

Kamala Harris pourrait faire de meilleurs scores dans certains États pivots

Pour aller plus loin, et prendre en compte le mode de scrutin américain (suffrage universel indirect), il convient de prendre en compte les résultats par État. Kamala Harris pourrait faire de meilleurs scores dans certains « Swing states » — ces États clés qui peuvent basculer dans un camp ou dans l’autre. 

Selon un sondage réalisé entre le 16 et le 18 juillet par Redfield & Wilton Strategies, Kamala Harris obtient un meilleur score que Joe Biden dans cinq États clés : Arizona, Floride, Nevada, Caroline du Nord et Wisconsin. Le président sortant est crédité de plus de voix en Géorgie et au Michigan, mais lui et Kamala Harris sont à égalité en Pennsylvanie.

Les deux démocrates devancent Donald Trump de 5 points en Virginie mais sont à la traîne de l’ancien président de 6 points en Géorgie, rapporte une enquête de FAU/Mainstreet datée du 17 juillet.

Enfin, un sondage d’InsiderAdvantage (des 15 et 16 juillet, avec une marge d’erreur de plus ou moins 3,52 %) révèle que Donald Trump mène Joe Biden de 7 points au Nevada, mais devance Kamala Harris de 10 points. En Arizona, l’ex-président a devancé Joe Biden de 5 points et Kamala Harris de 6 points.

Sans s’offrir une percée significative dans les sondages, Kamala Harris bénéficie encore d’une marge de manœuvre. Dans une note envoyée à l’équipe de campagne du républicain, le sondeur de Donald Trump, Tony Fabrizio, prédit un « bond » dans les sondages pour la démocrate.

La candidature de la vice-présidente de 59 ans met notamment fin aux préoccupations liées à l’âge et à la santé de Joe Biden. Et en tant que deuxième femme à se présenter à la présidence — et première Jamaïcaine sud-asiatique —, elle pourrait galvaniser les jeunes électeurs progressistes. Mais les républicains espèrent que ses « points forts » se retourneront contre elle.

FRANCE 24 via CONGO PUB Online

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À la UneMonde

JO 2024: plusieurs journalistes russes écartés par les autorités françaises

by Sam's Londele 23 juillet 2024
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La Russie s’indigne de la décision des autorités françaises d’interdire l’accès aux Jeux olympiques à certains de ses journalistes. Le Kremlin a vivement réagi, lundi 22 juillet, en accusant Paris de censure à l’encontre de la presse russe. De leur côté, les autorités françaises assurent avoir refusé plusieurs accréditations pour des raisons de sécurité.

« C’est une décision inacceptable et une violation de la liberté de la presse » : le Kremlin a réagi avec colère, lundi 22 juillet, au refus des autorités françaises d’accréditer plusieurs journalistes russes pour les JO 2024. Selon l’agence RIA Novosti, cinq de ses journalistes se sont vu opposer une fin de non-recevoir à leurs demandes d’accréditation. Ce qui a donc suscité l’indignation de la Russie, par la voix de Dmitri Peskov : « Nous aimerions entendre la réaction à ce sujet des ONG qui défendent la liberté de la presse », a ajouté le porte-parole du Kremlin.

La France vigilante face aux risques d’espionnage

Pour l’heure, la France n’a pas précisé combien de journalistes étaient concernés par la mesure. Mais le ministre français de l’Intérieur, Gérald Darmanin, a confirmé, dans les colonnes du Journal du Dimanche, que des journalistes russes avaient été écartés à l’issue d’une enquête administrative. Motif invoqué : le risque d’espionnage, mais aussi de cyberattaques.

L’enquête n’a pas ciblé que des journalistes, le ministre cite également le staff technique ou encore les kinés. Une centaine de personnes au total ont été écartées, venant de Russie, de Biélorussie, mais aussi d’autres pays. En raison de la guerre en Ukraine, seule une quinzaine d’athlètes russes prendront part aux Jeux, sous bannière neutre, et sans pouvoir participer à la cérémonie d’ouverture.

RFI via CONGO PUB Online

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À la UneMonde

Présidentielle aux États-Unis: Joe Biden annonce le retrait de sa candidature et soutient Kamala Harris

by admin9775 21 juillet 2024
written by admin9775

Le président démocrate Joe Biden a annoncé dimanche 21 juillet dans un communiqué publié sur le réseau social X le retrait de sa candidature pour l’élection présidentielle américaine de novembre, lors de laquelle il devait affronter l’ancien président républicain Donald Trump.

« Ce fut le grand honneur de ma vie d’être votre président. Et même si j’ai eu l’intention de me faire réélire, je crois qu’il est dans l’intérêt de mon parti et du pays que je démissionne et que je me concentre uniquement sur mes fonctions de président pour le reste de mon mandat. » C’est en ces termes que Joe Biden, 81 ans, a annoncé son retrait de la course à la Maison Blanche dans un communiqué publié sur X. « Je m’adresserai à la Nation plus tard dans la semaine et détaillerai davantage ma décision », ajoute le document.

Joe Biden, qui vient de contracter le Covid-19, devait reprendre sa chaotique campagne cette semaine malgré les nombreux appels au retrait de sa candidature. Depuis plusieurs semaines, surtout depuis le débat chaotique face à Donald Trump, les manifestations de l’âge ont mis à mal la candidature du plus vieux président de l’histoire des États-Unis. Chutes, lapsus et bourdes à répétitions avaient orienté la campagne sur une seule question : Biden est-il en capacité de gouverner le pays un second mandat ? Lors d’une conférence de presse censée faire oublier les terribles performances de Biden durant le débat, le président américain avait par exemple appelé, devant les médias du monde entier, le président ukrainien Volodymyr Zelensky : « le président Poutine ».

Les dernières polémiques avaient donc semé la panique au sein du clan démocrate. Le camp démocrate craignait tellement la déroute électorale en novembre prochain que plusieurs élus démocrates du Congrès l’enjoignaient de se retirer au profit d’un ou d’une autre candidate pour le scrutin du 5 novembre. Le dernier appel au désistement émanait ce dimanche d’un vieil ami de Joe Biden, qui reste une voix qui compte sur l’échiquier politique. Joe Manchin, le sénateur démocrate de Virginie-Occidentale devenu indépendant, a déclaré sur CNN et ABC : « J’ai le cœur lourd, mais je pense qu’il est temps pour [Joe Biden] de passer le flambeau à une nouvelle génération ».

Cet appel s’est ajouté à ceux d’une trentaine d’élus démocrates qui demandaient au président sortant de laisser la place à un ou une candidate plus jeune. D’autres poids lourds du parti démocrate, comme l’ancien président Barack Obama selon plusieurs médias américains, avaient même fait part de leur volonté de voir Joe Biden se retirer. L’acteur George Clooney avait aussi appelé le président américain à se retirer de la course à la Maison Blanche dans une tribune publiée le 10 juillet dans le New York Times « J’aime Joe Biden. Mais il nous faut un nouveau candidat ».

Kamala Harris, candidate démocrate pour 2024 ?

Dans un message publié sur X quelques minutes après l’annonce de son retrait, Joe Biden a soutenu la candidature de sa vice-présidente Kamala Harris. « Ma toute première décision en tant que candidate du parti en 2020 a été de choisir Kamala Harris comme vice-présidente. Et c’est la meilleure décision que j’ai prise. Aujourd’hui, je souhaite offrir mon plein soutien et mon approbation à Kamala pour qu’elle soit la candidate de notre parti cette année », a écrit le président, appelant les démocrates à « s’unir et battre Trump ».

Toutefois, le processus pour formellement remplacer Joe Biden risque d’être un peu technique. joe Biden a été désigné comme le candidat démocrate après une série de primaires. Il devait donc, en théorie, être intronisé lors de la convention du parti, à Chicago mi-août.

Mais avec ce retrait surprise, les délégués du parti – 3 900 personnes au profil très varié -, sont désormais libres de choisir leur candidat. Dans une note écrite avant le retrait de Joe Biden, la chercheuse Elaine Kamarck de l’institut Brookings imaginait qu’une telle éventualité donnerait lieu à un « genre de convention où tous les coups sont permis », chaque camp essayant de pousser pour son candidat. C’est donc une ère de grandes incertitudes qui s’ouvre pour les États-Unis.

Un éléphant de la politique

ARCHIV – 13.12.1972, USA, Washington: Joe Biden, damals neu gewählter demokratischer Senator aus Delaware in Washington. (zu dpa «Der alte Präsident – Joe Biden wird 80») Foto: Uncredited/AP/dpa +++ dpa-Bildfunk +++

En tout cas, même s’il reste encore président, ce renoncement signe la fin abrupte et tragique d’une longue carrière politique, riche de rebondissements et marquée par des épreuves personnelles. Par exemple, lorsque Joe Biden entre au Sénat, le groupe Abba vient de sortir son premier single et la France est gouvernée par le président Pompidou. Nous sommes en 1972. Joe Biden a alors 29 ans lorsqu’il fait ses premiers pas au Capitole. Et, déjà, la question de l’âge commence à le hanter car la presse se demande s’il n’est pas trop jeune pour assumer ces fonctions.

Candidat malheureux aux primaires démocrates de 2008, Joe Biden accède à la Maison Blanche par la petite porte en tant que vice-président de Barack Obama. C’est seulement en 2020 qu’il réalise enfin son vieux rêve et devient président en battant Donald Trump, un comeback spectaculaire. Ce dernier a d’ailleurs immédiatement taclé M. Biden estimant que « Joe l’escroc n’était pas à apte à être candidat et il n’est certainement pas apte à exercer ses fonctions ».

RFI via CONGO PUB Online

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France: à l’Assemblée, le camp présidentiel obtient six commissions, LFI conserve les Finances

by Sam's Londele 20 juillet 2024
written by Sam's Londele

Après une nouvelle matinée de tensions, le camp présidentiel a obtenu ce samedi 20 juillet six des huit présidences de commission à l’Assemblée nationale. L’Insoumis Eric Coquerel a été réélu à la présidence de la commission des Finances, dévolue à l’opposition et qui était convoitée par la droite. 

En France, les désignations au sein de l’Assemblée nationale s’achèvent ce samedi. De nouveaux rebondissements ont eu lieu. Les votes ont de nouveau été âpres et disputés, notamment pour la très convoitée présidence de la commission des Finances. La majorité sortante, le camp présidentiel, avait décidé de peser dans le vote, contrairement aux usages. Cela n’a pas suffi. L’Insoumis Eric Coquerel a finalement été réélu pour sa plus grande satisfaction. « Je suis d’autant plus fier de dire que cette tentative a été déjouée. Pas seulement parce que je suis élu mais parce que je pense que c’est totalement contraire à l’esprit qui prévaut, c’est-à-dire que le président de la commission des Finances soit le garant du contrôle de l’exécution du budget », a déclaré Eric Coquerel au micro d’Aurélien Devernoix.

Eric Coquerel était face à l’élue de la Droite républicaine (ex-LR) Véronique Louwagie qui avait pourtant le soutien du bloc central au terme d’un accord conclu entre les deux présidents de groupe Gabriel Attal et Laurent Wauquiez sur la répartition des postes clés. Cet accord avait été dénoncé comme un « pacte de corruption » par le RN Jean-Philippe Tanguy qui convoitait également cette présidence, chargée notamment de la supervision du budget et qui revient depuis 2007 à un député d’un groupe s’étant déclaré dans l’opposition. Eric Coquerel a cependant promis de démissionner si Emmanuel Macron nommait un Premier ministre du Nouveau Front populaire.

Le Nouveau Front populaire obtient aussi la présidence de la commission des Affaires culturelles mais essuie une double désillusion au développement durable et surtout à la puissante commission des Lois. Cette dernière a été remportée par l’alliance présidentielle, grâce au soutien du Rassemblement national.

Aux premières heures samedi, le Nouveau Front populaire (NFP), bloc le plus nombreux de la nouvelle Assemblée, est de son côté parvenu à rafler neuf des 12 postes de secrétaires, s’assurant la majorité au sein de cette instance chargée notamment de décider des sanctions contre les députés.

Le Rassemblement national bredouille

Le parti de Marine le Pen ressort de cette séquence totalement bredouille. Aucune des six vice-présidences, pas de poste de questeur sur les trois en jeu, pas même un secrétaire sur douze : Marine Le Pen et ses alliés ont été barrés des postes du bureau de l’Assemblée, sa plus haute instance exécutive. « Nous avons voté à chaque élection pour des candidats représentant la diversité des positions des groupes politiques. C’est respectueux du règlement de l’Assemblée nationale. Les autres groupes politiques devraient plutôt s’inspirer de nos pratiques plutôt que de les dénoncer de manière absurde », explique le député RN Emeric Salmon.

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« C’est l’indignation qui prédomine. Nous avons assisté à des magouilles qui consistaient à essayer de s’arracher des places auxquelles ils n’avaient pas droits », a-t-elle dénoncé.

Il y a deux ans, la Macronie avait concédé au Rassemblement national deux vice-présidences, dans le souci d’une représentation équitable des groupes, comme le préconise le règlement de l’Assemblée. Cette fois-ci, rien de tel : le groupe Ensemble pour la République (EPR) présidé par le Premier ministre démissionnaire Gabriel Attal avait décidé lundi de ne mettre aucun bulletin « ni pour le RN, ni pour LFI », et de s’affranchir de cette proportionnalité. Marine Le Pen a dénoncé des « magouilles » et des « achats de postes » qui « foulent aux pieds la démocratie », privant les « 11 millions d’électeurs » du RN de représentants dans les instances de l’Assemblée.

Aucune majorité solide

Aucune majorité solide ne s’est cependant dégagée de cette semaine de reprise à l’Assemblée. Si le NFP veut croire que ses quelques victoires prouvent sa capacité à former un gouvernement, la menace d’une censure immédiate pèse toujours. Il y a toutefois un consensus. Avec 193 députés, mais loin de la majorité absolue, le NFP revendique Matignon. Mais il s’est montré jusqu’ici incapable de s’entendre sur un nom pour le poste de Premier ministre. « Le Nouveau Front populaire a la majorité. Maintenant, il faut nommer un Premier ministre NFP sans tarder. Assez de déni du vote des Français », a insisté samedi le leader insoumis Jean-Luc Mélenchon sur la plateforme X.

Cette entrée en piste de la nouvelle Assemblée laisse présager des fortes tensions qui traverseront cette 17e législature et de l’étroitesse du chemin pouvant conduire à la formation d’un gouvernement stable. C’est à Emmanuel Macron de se positionner désormais, « Moi, j’en ai marre », souffle un député du camp présidentiel, les traits tirés.

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À la UneMonde

La Knesset adopte une résolution contre la création d’un État palestinien, « consternation » de Paris

by Sam's Londele 18 juillet 2024
written by Sam's Londele

Le Parlement israélien a adopté dans la nuit de mercredi à jeudi une résolution s’opposant à « la création d’un État palestinien », à quelques jours d’une visite du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu à Washington. La France a exprimé « sa consternation », soulignant que cette décision était « en contradiction avec les résolutions adoptées au Conseil de sécurité des Nations unies ».

Le parlement israélien a adopté une résolution contre la création d’un État palestinien, suscitant jeudi 18 juillet des critiques à l’international, au moment où Israël frappe sans relâche la bande de Gaza malgré les appels à un cessez-le-feu.

Au dixième mois de guerre dans le territoire palestinien, déclenchée le 7 octobre par l’attaque sans précédent du Hamas contre Israël, la résolution, symbolique, adoptée par la Knesset, « s’oppose fermement à la création d’un État palestinien à l’ouest du Jourdain » c’est-à-dire en Cisjordanie, territoire palestinien occupé par Israël depuis 1967, ou dans la bande de Gaza.

« La création d’un État palestinien au cœur de la terre d’Israël constituera un danger existentiel pour l’État d’Israël », stipule la résolution votée avant une visite à Washington du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu qui s’exprimera le 24 juillet devant le Congrès.

« Nous regardons nos enfants mourir et nous nous réveillons et dormons dans la peur », se lamente sur les décombres de son habitation une Palestinienne, qui dit à l’AFP avoir perdu sa fille, ses petits-enfants et son gendre dans une frappe dans le secteur de Deir-Al-Balah (centre).

L’armée a affirmé avoir « éliminé » le commandant des forces navales du Jihad islamique, dans la ville de Gaza, et un autre combattant de ce groupe armé allié du Hamas, ayant « participé au massacre » du 7 octobre. Elle a indiqué avoir « éliminé plusieurs terroristes » à Rafah.

« Augmenter encore la pression »

« C’est le moment d’augmenter encore la pression » sur le Hamas, a dit mardi Benjamin Netanyahu, qui veut poursuivre la guerre jusqu’à la destruction du Hamas, au pouvoir à Gaza depuis 2007 et considéré comme terroriste par les États-Unis, l’Union européenne et Israël, et la libération de tous les otages.

Benjamin Netanyahu fait face dans son pays à de vives critiques pour l’absence d’accord permettant la libération des otages. Mercredi, des centaines de proches d’otages ont une nouvelle fois manifesté à Tel-Aviv.

Il est aussi sous pression de ses alliés d’extrême droite. Dans une vidéo tournée sur l’esplanade des Mosquées de Jérusalem, le ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, a mis en garde contre « un accord de capitulation ».

« Le bain de sang à Gaza doit cesser immédiatement », a pour sa part lancé la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, appelant à « un cessez-le-feu immédiat et durable » et « la libération des otages israéliens ».

Destructions à Bani Suheila, près de Khan Younès, dans le sud de la bande de Gaza, après un bombardement israélien le 17 juillet 2024

« Consternation » de Paris

La France a exprimé sa « consternation » après le vote de la Knesset, « en contradiction avec les résolutions adoptées au Conseil de sécurité de l’ONU ». L’Égypte et la Jordanie ont condamné ce vote.

La communauté internationale est favorable à la solution de deux États, palestinien et israélien, pour un règlement du conflit israélo-palestinien vieux de plusieurs décennies.

La guerre a plongé le territoire palestinien dans un désastre humanitaire et sanitaire, avec plus de la moitié de ses 2,4 millions d’habitants déplacés et manquant de tout. Les organisations humanitaires ne cessent de dénoncer la multiplication des frappes et les obstacles mis par Israël aux livraisons humanitaires.

« Le très grand nombre de victimes (…) a poussé jusqu’au point de rupture » les établissements de santé dans le sud de Gaza, a souligné le Comité international de la Croix-Rouge.

L’ONG Oxfam a dénoncé « l’utilisation par Israël de l’eau comme arme de guerre ». « La coupure par Israël de l’accès à l’eau, la destruction systématique des installations et l’obstruction délibérée de l’accès à l’aide ont réduit la quantité d’eau disponible à Gaza de 94 %, à 4,74 litres par jour et par personne, soit moins du tiers de la quantité minimum recommandée dans les situations d’urgence. »

Amnesty International a elle exhorté Israël à cesser de placer « au secret » des Palestiniens de Gaza et de les soumettre à une « torture généralisée » dans ses geôles. L’armée israélienne rejette « catégoriquement les allégations concernant des maltraitances systématiques de détenus ».

Avec AFP

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États-Unis: J.D. Vance accepte d’être le colistier de Trump et devient le plus jeune candidat à la vice-présidence

by Sam's Londele 18 juillet 2024
written by Sam's Londele

Le sénateur de l’Ohio James David Vance est officiellement le nouveau colistier du candidat républicain à la présidence Donald Trump. Surtout connu en tant que J.D. Vance, l’homme de 39 ans a accepté ce mercredi 17 juillet au soir sa nomination pour le poste de candidat à la vice-présidence des États-Unis, devant les délégués républicains réunis dans leur convention à Milwaukee, dans l’État du Wisconsin.

En acceptant officiellement sa nomination, J.D. Vance devient l’un plus jeunes candidats au poste de vice-président des États-Unis à 39 ans. Devant la convention républicaine, le sénateur de l’Ohio raconte son histoire, se décrivant comme l’incarnation du « rêve américain ». C’est l’histoire d’un enfant issu de cette Amérique blanche déclassée, élevé dans la pauvreté par une mère toxicomane, puis devenu sénateur de l’Ohio en 2022. « Le Président Trump représente le dernier espoir de l’Amérique de restaurer ce qui ne sera peut-être jamais retrouvé : un pays où un garçon de la classe ouvrière, né loin des allées du pouvoir, peut se tenir sur scène en tant que prochain vice-président des États-Unis d’Amérique », a-t-il déclaré. 

Désormais colistier de Donald Trump, J.D. Vance promet de défendre la classe ouvrière américaine en particulier dans son État-clé de la « Rust Belt » désindustrialisée dont il est issu et qui fait partie des États où se joue l’élection présidentielle. « On va construire de nouvelles usines. On va arrêter d’acheter notre énergie à des pays qui nous détestent et on va le produire ici, avec des travailleurs américains, en Pennsylvanie, en Ohio et dans tout le pays », a-t-il lancé.

Il ajoute : « La vision du président Trump est si simple et pourtant si puissante. Nous en avons fini, Mesdames et Messieurs, avec Wall Street, nous allons nous engager en faveur des travailleurs. Nous en avons fini avec l’importation de main d’œuvre étrangère. Nous allons nous battre pour les citoyens américains pour qu’ils aient de bons emplois et de bons salaires. »

J.D. Vance représente aussi une famille savamment mise en scène : ses trois enfants métis et sa femme Usha, fille d’immigrés indiens, rencontrée lorsqu’ils étaient étudiants en droit à la prestigieuse université de Yale. Il a aussi un passé de vétéran de l’armée passé par l’Irak. Pour les délégués républicains, toutes les cases du parfait colistier sont cochées : « Il représente le rêve américain. À 39 ans, avec un tel parcours, il va devenir un leader de notre pays », lance un Américain présent. « C’est un fort et on voit qu’il aime sa femme quand il la regarde », assure une militante.

L’incarnation de la ligne dure du mouvement trumpiste

Politiquement, J.D. Vance incarne la ligne dure du mouvement trumpiste en étant farouchement anti-immigration, anti-avortement, anti-écologie et favorable à l’arrêt de l’aide militaire à l’Ukraine. 

« Il apporte son expérience de marine vétéran de guerre, celle d’entrepreneur avec une compréhension de la tech avec beaucoup de soutiens dans cette industrie. Et il apporte de l’énergie. Il n’est pas un néo-conservateur. Il est contre de nouvelles guerres. Je crois qu’il peut séduire les électeurs de la classe ouvrière catholique du Midwest. Il a des origines humbles, une histoire extraordinaire. Il incarne le rêve américain. Le Parti républicain a changé, nous ne sommes plus le parti de Wall Street et de l’élite dirigeante. Nous sommes le parti de la classe moyenne et ouvrière américaine, le parti de l’Amérique d’abord. C’est un parti complètement renouvelé. C’est pour ces raisons que je pense qu’il est le parfait colistier », a analysé Roger Stone, conseiller historique de Donald Trump et grande figure républicaine.

En Chine, la nomination de J.D. Vance comme numéro deux de Donald Trump fait des vagues

Avec notre correspondante à Pékin, Clea Broadhurst

En Chine, l’on se prépare à un changement radical des relations entre les deux puissances. Si le duo républicain remporte les élections en novembre, cela pourrait indiscutablement mener à une nouvelle phase de tensions très fortes entre Pékin et Washington.

Pékin a des raisons de s’inquiéter : rappelons qu’en 2018 et 2019, l’administration Trump avait imposé des droits de douane allant jusqu’à 25%, sur des centaines de milliards de dollars de marchandises chinoises. Lors de sa campagne électorale cette année, l’ancien président américain est allé jusqu’à dire que ces droits de douane pourraient grimper jusqu’à 60% sur toutes les importations en provenance de la Chine. 

Et les craintes sont redoublées depuis que Donald Trump a choisi J.D. Vance comme colistier. Ce dernier a expliqué à plusieurs reprises que la Chine était « la plus grande menace » pour les États-Unis. « Je n’aime pas la Chine », a-t-il déclaré, avant d’ajouter : « Je n’aime pas le fait que la Chine ait volé de nombreux emplois américains ».

Le sénateur estime que l’augmentation des droits de douane créera des opportunités économiques dans certains États de la Rust Belt comme le Michigan, l’Ohio et la Pennsylvanie.

J.D. Vance s’est également inquiété de voir les États-Unis perdre du terrain face à la Chine dans la course au développement des technologies de pointe, en particulier si les entreprises américaines continuent de s’associer à la nation asiatique. Beaucoup de signes laissent donc entrevoir que le gouvernement Trump se montrerait à nouveau très dur à l’égard de la deuxième plus grande économie du monde.

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Présidentielle américaine: «J.D. Vance représente le futur du Parti républicain»

by Sam's Londele 16 juillet 2024
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J.D. Vance a été désigné colistier de Donald Trump dans la course à la Maison Blanche. Un fidèle parmi les fidèles qui confirme un changement radical du Parti républicain et prépare déjà « l’après-Trump », selon Soufian Alsabbagh, spécialiste de la politique intérieure des États-Unis et membre du think tank Forum transatlantique.

Soufian Alsabbagh : Absolument. Encore plus que la sécurité, c’est le choix de quelqu’un qui lui sera totalement fidèle pendant son mandat et effectivement sur la même ligne politique. C’est aussi quelqu’un de très jeune qui, lorsque Trump se retirera en 2028, à la fin de son second mandat, sera un successeur politique, un héritier idéologique tout à fait désigné.

Donald Trump tient en J.D Vance quelqu’un qui va pouvoir faire campagne quasiment dès le premier jour de son mandat, qui sera incontesté au sein du Parti républicain. J.D. Vance représente le futur du Parti républicain, le futur que Trump lui-même a voulu, notamment en termes d’idéologie. Il est sans doute beaucoup plus à droite que Donald Trump lui-même.

J.D. Vance est l’un des représentants de la « new right », cette nouvelle droite américaine. Quels en sont les principaux traits ?

Ce sont des traits tout à fait inédits, absolument différents de tout ce qu’on a connu avant au Parti républicain. J.D. Vance est totalement différent de ce qu’on a connu il y a 40 ans, par exemple. Ronald Reagan était un mondialiste, très interventionniste, qui était pour une Amérique conservatrice, mais qui gardait un certain nombre d’ouvertures sur la société, notamment civile. J.D. Vance, c’est absolument l’inverse.

C’est quelqu’un de très conservateur sur les valeurs morales. Il est notamment partisan d’une loi nationale qui interdirait l’avortement, et ce même en cas de viol. C’est une idée qui n’est pas du tout soutenue pourtant par la population américaine. Ensuite, avec J.D. Vance, c’est la fin de l’interventionnisme. Il explique qu’il veut réduire le financement pour l’Ukraine notamment. Il s’est déplacé jusqu’à la conférence de sécurité de Munich, où, pour la première fois de l’histoire, on a entendu un Américain dire qu’il fallait réduire les financements à un allié à l’international.

Il entend se désengager de l’Europe pour mieux se concentrer sur l’Asie ?

Absolument. Mais je pense que ce qui va vraiment compter, c’est de se concentrer sur l’Amérique avant tout. C’est une plateforme tout à fait nationale populiste. Non seulement l’international, c’est fini – on va arrêter de dépenser de l’argent dans des guerres à l’étranger –, et on va se concentrer uniquement sur « l’aide au peuple américain ». L’autre point, vraiment majeur, c’est la mondialisation. Ce virage avait commencé avec Donald Trump, mais J.D. Vance est un défenseur assumé de l’antimondialisation. C’est un changement radical pour le Parti républicain.

Est-ce qu’à la lumière de ce que vous venez de nous expliquer, ce choix de colistier très à droite ne représente pas aussi pour Donald Trump un risque de s’aliéner une partie de l’électorat américain ?

C’est possible. Mais si on analyse la course à la présidentielle avec les règles qui sont celles des États-Unis, c’est sans doute un choix qui fait sens. Géographiquement, J.D. Vance vient de cette « rust belt », la « ceinture de rouille » du nord de l’Amérique, qui est très industrielle, très ouvrière. J.D. Vance est sénateur de l’Ohio, un État clé que Donald Trump doit capturer. Comme les États voisins, notamment le Michigan, la Pennsylvanie et le Wisconsin.

Si jamais Joe Biden perd l’un de ces trois États clés, il ne sera très probablement pas réélu. Et J.D. Vance présente un profil propice à délivrer à Donald Trump au moins un, voire deux, voire trois de ces États. Son profil très modeste – il a grandi dans une communauté ouvrière très reculée du Kentucky – représente aussi la voix de cette Amérique qui se sent abandonnée.

Une Amérique que Donald Trump a très bien saisie depuis 2006, en colère contre les élites, contre le libéralisme, le capitalisme mondialisé. Le Parti républicain, il y a encore quelques années, était là pour représenter cette voix des élites. Avec J.D. Vance, on a la confirmation d’un grand virage pour le parti.

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Tout cela avec un avenir judiciaire qui se dégage un peu plus pour Donald Trump. Lundi 15 juillet, les poursuites pénales contre lui dans l’affaire des documents classifiés conservés à la fin de son mandat ont été annulées. Que vous inspire cette décision ?

C’est tout à fait extraordinaire. Il y a 10 ou 15 ans, Donald Trump n’aurait pu être que condamné pour ce type d’affaires. Et aujourd’hui, une juge a totalement balayé du revers de la main les accusations pourtant très lourdes qui pesaient sur lui.

Une juge, rappelons-le, que l’ancien président avait lui-même nommée ?

C’est la clé évidemment. Donald Trump a fait un très bon travail de sape du système judiciaire américain, du système démocratique américain de façon plus générale depuis sa première élection en 2016. Et là, je crois qu’il en récolte les fruits.

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JO 2024: la flamme olympique arrive à Paris pour le 14-Juillet

by Sam's Londele 14 juillet 2024
written by Sam's Londele

En ce jour de fête nationale, la flamme olympique continue son périple et arrive dans la capitale, à douze jours du début des Jeux. Plus de deux mois après son débarquement en France et après 55 étapes, la torche sillonne les rues et lieux emblématiques de la Ville-Lumière.

La course de la flamme dans la capitale a débuté à la mi-journée sur l’avenue Foch, en clôture d’une parade militaire au format réduit pour l’occasion. Le chef de l’État a descendu l’avenue devant un public clairsemé, l’accès à la cérémonie ayant été restreint pour des questions de sécurité. Les installations nécessaires à la tenue des prochains Jeux olympiques de Paris ont obligé la parade militaire organisée chaque année le 14 juillet à délaisser la célèbre avenue parisienne des Champs-Elysées. C’est le colonel Thibault Vallette, écuyer en chef du Cadre noir de Saumur et médaillé d’or aux Jeux olympiques de Rio, qui a été le premier porteur de la flamme avenue Foch. Il fait le lien entre ces deux célébrations, celle du 14 juillet et les prochains Jeux de Paris.

Thierry Henry, le sélectionneur de l’équipe de France olympique masculine de football, doit lui succéder, à partir des Champs-Élysées (à 11 h TU) pour un parcours avec d’illustres décors en toile de fond : le Panthéon, Notre-Dame-de-Paris, La Bastille ou encore le Louvre.

La Flamme Olympique participe aux festivités du 14 juillet à Paris ! 🔥

Pour faire patienter Paris jusqu’à la Cérémonie d’Ouverture, la Flamme va parcourir de nombreux lieux iconiques en ce jour de fête nationale : elle descendra les Champs Elysées, se promènera au Jardin du… pic.twitter.com/BMToWJaID7

— Paris 2024 (@Paris2024) July 14, 2024

Tout ce que Paris compte comme lieux iconiques va servir à un spectacle assuré par plus de 540 relayeurs.

La fête s’achèvera place de la République lundi soir (20h45), avec un concert gratuit, avant un repos mérité à l’Hôtel de Ville, où la flamme passera la nuit avant un second tour dans la capitale, avec des passages à Montmartre, l’Arc de Triomphe ou Roland-Garros.

Pour chaque porteur, seulement quatre minutes et 200 mètres pour profiter de l’instant, qu’il soit anonyme ou s’appelle Marie-José Pérec, Laura Flessel ou Jamel Debbouze. À partir de mercredi, la torche ressortira de Paris pour montrer en Piacrdie et dans toute l’Ile-de-France, avant de revenir le 26 juillet pour la cérémonie d’ouverture.

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Gaza: le Hamas annonce des dizaines de morts dans une frappe israélienne sur le camp de déplacés d’Al-Mawasi

by Sam's Londele 13 juillet 2024
written by Sam's Londele

Le ministère de la Santé du gouvernement du Hamas a annoncé samedi 13 juillet qu’au moins 71 Palestiniens avaient été tués, et près de 300 autres blessés, dans une frappe israélienne sur le camp de déplacés d’Al-Mawasi dans le sud de la bande de Gaza, revoyant à la hausse son précédent bilan. La frappe israélienne visait un des chefs du Hamas, selon l’armée israélienne.

L’armée israélienne confirme avoir tenté d’éliminer Mohamed Deif, le chef d’état-major du Hamas à Gaza. Et également le commandant de la brigade Khan Younès de l’organisation islamiste, Rafa’a Salameh, rapporte notre correspondant à Jérusalem, Michel Paul. Ce dernier aurait été tué. Mohamed Deif, qui a échappé dans le passé à de nombreuses attaques ciblées, serait grièvement blessé. Une information qui n’est pas encore vérifiée. Les militaires israéliens affirment que les deux hommes se trouvaient dans un bâtiment entre la zone humanitaire d’Al-Mawasi et Khan Younès, dans un environnement civil, mais le porte-parole souligne qu’il ne s’agissait pas d’un camp de tentes pour Palestiniens déplacés.

Côté palestinien, on dément cette information. « Les allégations israéliennes sont absurdes et visent à justifier l’horrible massacre, affirme à l’agence Reuters Sami Abu Zuhri, haut responsable du Hamas. Tous les martyrs sont des civils. »

Une frappe dans une « zone humanitaire censée être protégée »

La zone d’Al-Mawasi, sur la côte entre Rafah et Khan Younès, avait été déclarée « zone humanitaire » par Israël, en théorie sûre pour les déplacés de Gaza. L’Unrwa, agence onusienne pour les réfugiés palestiniens, estime qu’environ 1,5 million de personnes se trouvent dans l’ensemble d’Al-Mawasi, a indiqué une porte-parole à l’AFP. La frappe de ce samedi matin a touché la partie d’Al-Mawasi dans le secteur de Khan Younès.

« Il reste de nombreuses dépouilles de martyrs éparpillées dans les rues, sous les décombres et autour des tentes de déplacés que l’on ne peut atteindre en raison des tirs intenses de l’occupation », a rapporté à l’AFP Mahmoud Bassal, porte-parole de la Défense civile.

Les victimes ont été transférées vers plusieurs hôpitaux de la région. À l’hôpital koweïtien de Rafah, le directeur Suhaib al-Hams, a indiqué que la plupart des blessures étaient graves, et certaines nécessitaient des amputations.

L’ONG Médecins sans frontières (MSF) a des équipes à l’hôpital Nasser de Khan Younès. Caroline Seguin, responsable des opérations d’urgence de MSF pour la bande de Gaza, s’attend à un bilan encore plus lourd, explique-t-elle, jointe par téléphone par Julien Chavanne du service international de RFI.

« On sait déjà que le bombardement a eu lieu dans une zone appelée “zone humanitaire” par les Israéliens qui est censée être une zone protégée où des millions de déplacés se sont réfugiés. C’est une zone qui est hyper dense. Chaque fois qu’il y a un bombardement, il y a forcément énormément de victimes collatérales. Nous travaillons à [l’hopital] Nasser et depuis le bombardement, il y a un flux incessant de blessés et de morts qui arrivent à l’hôpital. » Elle ajoute que les chiffres donnés par le Hamas sont confirmés « par [leurs] équipes sur place qui avaient [compté] près d’une centaine de morts qui seraient arrivés et les équipes sont encore en train de gérer tout cet afflux de blessés et de décès, donc on n’a pas encore les derniers chiffres parce que le flux n’est pas encore terminé. »

Vue du camp bombardé d'al-Mawasi, dans la bande de Gaza, le 13 juillet 2024.
Vue du camp bombardé d’al-Mawasi, dans la bande de Gaza, le 13 juillet 2024. © Bashar Taleb / AFP

MSF dénonce une « situation insupportable»  pour les Gazaouis 

Caroline Seguin dénonce une « situation insupportable » pour la population gazaouie. « On a du mal à trouver les mots pour décrire cette situation tellement elle est insupportable. Cela fait des mois maintenant que les gens ne font que se déplacer comme des lapins en cage, pour essayer de se protéger des bombardements incessants d’Israël. Tout ça dans un contexte de blocus où l’aide humanitaire arrive au compte-gouttes, la nourriture arrive au compte-gouttes, donc les gens commencent à être plus qu’épuisés, ils sont dans un état de traumatisme avancé qui est insupportable à entendre, avec des morts, des blessés, des enfants, au milieu de tout ça. Et c’est de pire en pire. On ne voit rien qui s’arrange depuis des mois. »

On ne peut pas entendre qu’encore des dizaines, voire des centaines, d’enfants ont été tués et blessés pour une cible potentielle d’Israël. Ce n’est pas possible d’entendre ça. Ce n’est pas possible d’accepter ça.

Caroline Seguin, responsable des opérations d’urgence de MSF pour la bande de GazaJulien Chavanne

Sur place, les équipes de MSF ont de plus en plus de mal à travailler, faute de moyens suffisants. « C’est extrêmement compliqué. Malheureusement, on a des afflux de blessés quasiment toutes les semaines depuis début juin et certains même plusieurs fois dans une semaine. Donc, on est complètement atterrés de cette situation », décrit Caroline Seguin.

« Des afflux de blessés, ce doit être des moments très particuliers, ce sont des choses qui n’arrivent pas souvent dans la vie d’un hôpital, malheureusement, à Gaza, et spécifiquement à l’hôpital de Nasser où nos équipes travaillent, ça devient le lot quotidien », poursuit-elle. « Tout ça dans un contexte où nous n’arrivons quasiment plus à faire rentrer de médicaments et où nous sommes en train de compter la moindre petite compresse pour traiter les patients. Donc, cet afflux-là va encore réduire le peu de stocks qui nous reste dans la bande de Gaza. Là, aujourd’hui, après ce qui vient de se passer, je ne sais même plus ce qui reste dans nos stocks. »

Un développement majeur dans le conflit

Pour le Hamas, la frappe montre qu’Israël n’est pas intéressé par un accord de cessez-le-feu. Tous les détails ne sont pas encore connus, mais il est d’ores et déjà qu’il s’agit d’un développement majeur qui aura des conséquences importantes sur le conflit entre Israël et le Hamas qui perdure depuis 280 jours.

La guerre, entrée dans son dixième mois, a éclaté le 7 octobre après une attaque sans précédent menée par des commandos du Hamas infiltrés depuis Gaza dans le sud d’Israël, qui a entraîné la mort de 1 195 personnes, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP établi à partir de données officielles israéliennes.

En riposte, Israël a juré de détruire le Hamas et lancé une offensive qui a fait au moins 38 345 morts, en majorité des civils, d’après des données du ministère de la Santé du gouvernement de Gaza, dirigé par le Hamas. Cette dernière semaine, quatre écoles abritant des déplacés ont été visées en quatre jours par des frappes, faisant au moins 49 morts, d’après des sources à Gaza dont le Hamas. Israël a dit viser des « terroristes ».

Gaza compte trois checkpoints principaux. Mais, sans permis israélien délivré, le passage de Rafah est la seule sortie possible pour les Palestiniens de la Bande.
Gaza compte trois checkpoints principaux. Mais, sans permis israélien délivré, le passage de Rafah est la seule sortie possible pour les Palestiniens de la Bande. © Anthony Terrade/RFI

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