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Monde

À la UneMonde

Donald Trump en visite en Arabie saoudite: une alliance stratégique, économique et personnelle

by admin9775 14 mai 2025
written by admin9775

Donald Trump débarque au Moyen-Orient ce mardi 13 mai avec une première étape à Riyad. Une halte hautement symbolique pour le président américain, qui entretient depuis huit ans une relation privilégiée avec l’Arabie saoudite. Une alliance stratégique, économique… et personnelle.

Dès son premier mandat, Donald Trump avait choisi l’Arabie saoudite pour sa première visite programmée à l’étranger. Chez celui qu’il considère comme un ami, le souverain Mohammed ben Salman, sous les dorures. Riyad avait acheté pour des dizaines de milliards de dollars d’armes américaines, et Washington fermé les yeux sur le meurtre du journaliste Jamal Khashoggi.

Huit ans plus tard, la formule reste intacte. Une visite américaine consacrant une alliance stratégique avec le royaume contre des investissements massifs. La presse américaine évoque des contrats d’une valeur de plus de 600 milliards de dollars promis côté saoudien, dans l’IA, les semi-conducteurs et les infrastructures. Peut-être 1 000 milliards même pour le président Trump qui aime les chiffres ronds. La Trump Organization tire profit de cette entente puisque plusieurs projets immobiliers doivent être dévoilés.

Donald Trump a promis de grandes annonces…

Par ailleurs, entre les deux pays, il y a toujours les négociations en cours pour l’accession de l’Arabie saoudite à des capacités nucléaires civiles. L’activisme diplomatique américain dans la région trouvera à Riyad un terrain propice pour discuter des nombreux dossiers brûlants, notamment de l’Iran.

Donald Trump a promis de grandes annonces. Est-ce qu’elles concerneront Gaza ? La normalisation avec Israël ? Le mystère est savamment entretenu et les attentes dans la région sont immenses.

Les intérêts personnels de Donald Trump dans les pays du golfe Persique

Donald Trump est en visite d’affaire en Arabie saoudite, puis au Qatar et aux Émirats arabes unis où la Trump Organization – la société familiale  –, a de nombreux projets. La famille Trump mise sur le tourisme de ces monarchies pétrolières. On a pu voir Eric Trump, un des fils du président, à Dubaï fin avril. Pas pour des vacances, mais plutôt un voyage affaires pour promouvoir sa cryptomonnaie USD One. Invité d’honneur d’une conférence où le fonds émirien MGX a annoncé qu’il utiliserait USD One pour investir deux milliards de dollars dans la plateforme de cryptoactifs Binance.

La Trump Organization a aussi récemment dévoilé le gratte-ciel d’un milliard de dollars qu’elle compte bâtir à Dubaï et les appartements pourront être achetés en cryptomonnaies. Également signé le mois dernier un contrat pour la construction d’un golf et de résidences de luxe au Qatar. Ajoutez à cela une tour Trump à Jeddah en Arabie saoudite et un autre projet immobilier à 4 milliards de dollars à Oman.

Officiellement, Donald Trump ne gère rien, mais il est toujours actionnaire du conglomérat. Aucun conflit d’intérêt, assure la Maison Blanche. Sa porte-parole Karoline Leavitt l’assure d’ailleurs : Donald Trump perd de l’argent en étant président. 

RFI

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À la UneMonde

L’Inde et le Pakistan s’accusent mutuellement de violer le cessez-le-feu conclu plus tôt dans la journée

by admin9775 11 mai 2025
written by admin9775

L’Inde et le Pakistan ont accepté samedi 10 mai de cesser leurs hostilités après quatre jours d’attaques meurtrières de drones, de tirs d’artillerie et de frappes de missiles, mais quelques heures plus tard, les deux pays se sont accusés mutuellement de violer le cessez-le-feu.

Le gouvernement indien a accusé samedi 10 mai le Pakistan de « violations répétées » du cessez-le-feu, affirmant que son armée y avait riposté « de façon appropriée ». « Il y a eu ces dernières heures des violations répétées » de l’accord, a déclaré devant la presse le secrétaire du ministère des Affaires extérieures, Vikram Misri, « les forces armées ont répondu de façon appropriée à ces violations ».

De son côté, le Pakistan « maintient son engagement à appliquer fidèlement » le cessez-le-feu convenu avec l’Inde après les accusations de violations formulées par New Delhi qui se dit contraint aux représailles, a affirmé son ministère des Affaires étrangères dans un communiqué.

Les forces armées pakistanaises « gèrent la situation avec responsabilité et retenue », a avancé le ministère, accusant l’Inde de commettre elle-même des violations du cessez-le-feu. « Nous pensons que toute question relative à la mise en œuvre diligente du cessez-le-feu doit être abordée par le biais d’une communication aux niveaux appropriés. Les troupes sur le terrain devraient également faire preuve de retenue », ajoute le communiqué.

Donald Trump avait annoncé un cessez-le-feu « total et immédiat » entre les deux pays

Plus tôt dans la journée, le président américain Donald Trump a annoncé un cessez-le-feu « total et immédiat » entre l’Inde et le Pakistan. Les deux ennemis jurés se livrent depuis mercredi à une intense confrontation militaire, avec attaques de drones, de missiles et échanges de tirs sur leur frontière contestée au Cachemire.

« Après une longue nuit de discussions sous la médiation américaine, je suis heureux d’annoncer que l’Inde et le Pakistan ont accepté un CESSEZ-LE-FEU TOTAL ET IMMÉDIAT », a écrit le président américain sur son réseau Truth Social, adressant ses « félicitations aux deux pays » pour leur « bon sens et grande intelligence ».

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Dans la foulée, le ministre pakistanais des Affaires étrangères Ishaq Dar a annoncé que le Pakistan et l’Inde avaient accepté « un cessez-le-feu avec effet immédiat » dans un message sur X, confirmant l’annonce du président américain Donald Trump. L’Autorité pakistanaise de l’aviation a aussi annoncé rouvrir son espace aérien.

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« L’Inde et le Pakistan sont parvenus aujourd’hui à un accord sur un cessez-le-feu et l’arrêt des opérations militaires », avait également confirmé le ministre indien des Affaires étrangères, Subrahmanyam Jaishankar, lors d’une conférence de presse.

À New Delhi, une source gouvernementale indienne indiquait toutefois que le cessez-le-feu avait été directement négocié entre l’Inde et le Pakistan et que les deux pays voisins n’avaient pas prévu de discuter d’autre chose que du cessez-le-feu. Le conflit autour de l’eau n’a donc pas été abordé. L’Inde menace toujours d’assécher les fleuves qui irriguent le Pakistan après avoir mis fin au traité de partage des eaux entre les deux pays.

De nouvelles discussions prévues pour le 12 mai

Le cessez-le-feu a été négocié entre le responsable des opérations militaires du Pakistan et son homologue indien lors d’un échange téléphonique samedi après-midi, a précisé le secrétaire du ministère, Vikram Misri, devant la presse. « Les responsables des opérations militaires se reparleront le 12 mai », a-t-il ajouté

Le secrétaire d’État américain Marco Rubio a pour sa part déclaré que l’accord faisait suite à des négociations approfondies entre lui-même et le vice-président J.D. Vance avec les Premiers ministres indiens et pakistanais Narendra Modi et Shehbaz Sharif, ainsi que d’autres hauts responsables.

« Je suis heureux d’annoncer que les gouvernements de l’Inde et du Pakistan ont accepté un cessez-le-feu immédiat et de commencer des pourparlers sur un large éventail de questions dans un lieu neutre, a déclaré Rubio sur X. Nous saluons les Premiers ministres Modi et Sharif pour leur sagesse, prudence et l’esprit d’État dans le choix de la voie de la paix », a-t-il ajouté. 

Ce cessez-le-feu met fin à quatre jours d’affrontements particulièrement violents, les plus graves entre les deux puissances nucléaires depuis des décennies. Soixante civils ont été tués, des deux côtés de la frontière. L’accord a été accueilli avec soulagement par la population en Inde et au Pakistan. Des rassemblements spontanés de badauds s’offrant des sucreries ont eu lieu à travers le Pakistan, relate notre correspondante à Islamabad, Sonia Ghezali. Mais l’armée indienne a prévenu que toute action militaire ou future escalade de la part du Pakistan recevra une réponse « ferme et décisive », précise de son côté notre correspondante à New Delhi, Léa Aujal.

« La désescalade est dans l’intérêt de tous », dit le Royaume-Uni

Le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres a salué samedi l’accord de cessez-le-feu conclu entre l’Inde et le Pakistan, disant espérer qu’il aboutisse à « une paix durable ». « Le secrétaire général salue l’accord de cessez-le-feu entre l’Inde et le Pakistan comme une mesure positive vers la fin des hostilités actuelles et la réduction des tensions. Il espère que cet accord contribuera à une paix durable et créera un environnement propice au règlement de problèmes plus vastes et de longue date entre les deux pays », selon un communiqué de son porte-parole.

Le cessez-le-feu est « extrêmement bienvenu », a salué le ministre britannique des Affaires étrangères, David Lammy. « J’exhorte les deux parties à le maintenir. La désescalade est dans l’intérêt de tous », a ajouté le chef de la diplomatie britannique sur X.

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Le ministère allemand des Affaires étrangères a salué, lui aussi, le cessez-le-feu, jugeant qu’il s’agissait d’« une première étape importante pour sortir de la spirale de l’escalade ». « Le dialogue est essentiel. Le gouvernement allemand a été en contact avec les deux parties ces derniers jours », a ajouté le ministère dans un message sur son compte X.

Son homologue français Jean-Noël Barrot a souligné que « La France encourage les parties à assurer un cessez-le-feu durable et souligne la nécessité de poursuivre la lutte contre les groupes terroristes », écrit-il également sur X.

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L’Iran a exprimé l’espoir que le cessez-le-feu puisse « garantir une paix durable ». Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, a également appelé les deux pays à « saisir cette occasion pour réduire les tensions et instaurer une paix durable dans la région ».

Pékin soutient les efforts de l’Inde et du Pakistan pour conclure un cessez-le-feu et reste « disposé à continuer à jouer un rôle constructif » dans ce processus, a dit le ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi, selon l’agence Chine nouvelle. M. Wang a tenu ces propos lors d’un entretien téléphonique avec son homologue pakistanais, Ishaq Dar, et a ajouté que la Chine restait préoccupée par toute escalade du conflit, étant donné qu’elle partage des frontières avec les deux pays, a précisé le média d’État chinois.

AFP

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À la UneMonde

Ukraine : Macron à Kiev avec Merz, Starmer et Tusk pour appeler Moscou à un cessez-le-feu

by admin9775 10 mai 2025
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Le président français est arrivé samedi dans la capitale ukrainienne avec le chancelier allemand Friedrich Merz et les Premiers ministres britannique Keir Starmer et polonais Donald Tusk pour réaffirmer leur solidarité avec le président ukrainien, Volodymyr Zelensky.

Le président français est arrivé samedi dans la capitale ukrainienne avec le chancelier allemand Friedrich Merz et les Premiers ministres britannique Keir Starmer et polonais Donald Tusk pour réaffirmer leur solidarité avec le président ukrainien, Volodymyr Zelensky.

Le président français Emmanuel Macron se prépare à monter à bord d'un train en direction de l'Ukraine à Przemysl en Pologne, le 9 mai 2025

01:53

Emmanuel Macron, Friedrich Merz, Keir Starmer et Donald Tusk sont arrivés à Kiev samedi 10 mai pour afficher leur soutien à l’Ukraine et réclamer, de concert avec les États-Unis, un « cessez-le-feu complet et inconditionnel de 30 jours » à Moscou, au lendemain d’une démonstration de force diplomatique russe.

Cette visite des dirigeants français, allemand, britannique et polonais répond, symboliquement, aux commémorations en grande pompe des 80 ans de la victoire sur l’Allemagne nazie tenues vendredi sur la place Rouge autour du président russe Vladimir Poutine et d’une vingtaine de dirigeants étrangers, dont le président chinois Xi Jinping.

« Nous continuerons d’accroître notre soutien à l’Ukraine. Nous intensifierons notre pression sur la machine de guerre russe jusqu’à ce que la Russie accepte un cessez-le-feu durable », préviennent-ils dans une déclaration commune.

« Coalition des volontaires »

À Kiev, le quatuor européen doit tenir, au côté du président ukrainien Volodymyr Zelensky, une réunion virtuelle avec les autres dirigeants de la « coalition des volontaires », ces pays occidentaux, essentiellement européens, prêts à apporter des « garanties de sécurité » à l’Ukraine.

Ils informeront ainsi les autres pays des « progrès réalisés en vue d’une future coalition rassemblant des forces aériennes, terrestres et maritimes pour aider à régénérer les forces armées ukrainiennes après un éventuel accord de paix et pour renforcer la confiance en la paix future », selon leur déclaration.

Le président français et le Premier ministre britannique assurent le pilotage de cette coalition aux contours encore flous qui s’est déjà réunie à Paris et Londres.

Emmanuel Macron entouré de Keir Starmer (gauche) et Friedrich Merz (droite) lors d'une réunion trilatérale à bord d'un train pour l'Ukraine, le 9 mai 2025
Emmanuel Macron entouré de Keir Starmer (gauche) et Friedrich Merz (droite) lors d’une réunion trilatérale à bord d’un train pour l’Ukraine, le 9 mai 2025 © Ludovic MARIN / POOL/AFP

Emmanuel Macron, Keir Starmer et Friedrich Merz ont embarqué dans le même train en Pologne près de la frontière avec l’Ukraine et se sont retrouvés en tenue décontractée dans un wagon pour un échange à trois, ont constaté vendredi soir des journalistes de l’AFP.

Les Européens se rendent à Kiev forts de l’appel du président américain Donald Trump, qui a pressé jeudi la Russie d’accepter un « cessez-le-feu inconditionnel de 30 jours ». Il a menacé de nouvelles sanctions occidentales en cas d’échec.

Emmanuel Macron a affirmé vendredi souhaiter aboutir « dans les prochaines heures et les prochains jours » à un plan commun américano-européen de cessez-le-feu, assorti de nouvelles « sanctions économiques massives » en cas d’échec.

« Nous réaffirmons notre soutien aux appels lancés par le président Trump en faveur d’un accord de paix et nous demandons à la Russie de cesser (d’y) faire obstacle », ont martelé les quatre dirigeants européens.

« Aux côtés des États-Unis, nous appelons la Russie à accepter un cessez-le-feu complet et inconditionnel de 30 jours afin de permettre la tenue de pourparlers en vue d’une paix juste et durable », ajoutent ces dirigeants qui doivent aussi rendre « hommage aux défenseurs de l’Ukraine tués et blessés lors de cette guerre menée par la Russie, sur la place Maïdan, où flottent des drapeaux en souvenir de ces victimes ».

Armes occidentales

Photo diffusée par l'agence d'État russe Sputnik du président russe Vladimir Poutine saluant les commandants militaires après le défilé militaire du Jour de la Victoire sur la Place Rouge, à Moscou, le 9 mai 2025
Photo diffusée par l’agence d’État russe Sputnik du président russe Vladimir Poutine saluant les commandants militaires après le défilé militaire du Jour de la Victoire sur la Place Rouge, à Moscou, le 9 mai 2025 © Gavriil Grigorov / POOL/AFP

Vendredi à Moscou, Vladimir Poutine a célébré le « courage » des soldats russes engagés dans le conflit depuis l’invasion du pays voisin qu’il a ordonné en février 2022. La guerre en Ukraine a fait des dizaines de milliers de morts et la Russie occupe actuellement 20 % du territoire ukrainien.

Sur la chaîne américaine ABC, le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a estimé qu’un cessez-le-feu devrait être précédé d’un arrêt des livraisons d’armes occidentales, faute de quoi cela donnerait « un avantage à l’Ukraine » à un moment où « les troupes russes avancent de manière assurée » sur le front. Il a jugé que l’Ukraine n’était « pas prête à des négociations immédiates » en vue d’une solution diplomatique.

Moscou a rejeté pour l’instant les appels au cessez-le-feu, se contenant de décréter unilatéralement une trêve de trois jours ; qui doit s’achever samedi, à l’occasion des célébrations de la victoire sur l’Allemagne nazie. L’Ukraine a évoqué des centaines des violations.

Depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche en janvier, et son début de rapprochement spectaculaire avec le maître du Kremlin, les Ukrainiens et les Européens redoutent un accord qui se nouerait sans leur consentement. Mais ils espèrent avoir réussi à accorder leurs violons avec le président américain, notamment depuis un tête-à-tête Trump-Zelenksy à Rome à l’occasion des funérailles du pape François le 26 avril.

Pour Emmanuel Macron, il s’agit de la deuxième visite en Ukraine depuis le début de la guerre après celle de juin 2022 – à l’époque avec les dirigeants allemand et italien. Il a plusieurs fois dit vouloir y retourner, tout en plaidant qu’un déplacement devrait être « utile ».

« Il y a toute une série de symboles », explique son entourage à l’AFP pour justifier le choix de ce 10 mai.

« Que les dirigeants de la France, de l’Allemagne, du Royaume-Uni et de la Pologne viennent en bloc quatre jours après l’élection du chancelier allemand, ça montre l’unité, la force, la réactivité de l’Europe », estime un proche du président français. « Et puis c’est en miroir avec les célébrations de Poutine. »

Avec AFP

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À la UneMonde

9-Mai: une cérémonie moscovite aux accents très diplomatiques

by admin9775 9 mai 2025
written by admin9775

Ces commémorations des 80 ans de la guerre mondiale ont été placées, comme les éditions précédentes, sous le signe de la filiation directe avec la guerre russe en Ukraine. Mais Vladimir Poutine a aussi pris soin de ménager chacun de ses alliés et partenaires importants du moment, et notamment la Chine, les États-Unis et la Corée du Nord.

Sur la place Rouge aux côtés de Vladimir Poutine étaient présents ses alliés du moment, de l’Asie à l’Afrique en passant par l’Amérique latine, mais le Kremlin n’a quasiment pas pu élargir. Pour célébrer les 80 ans de la victoire contre l’Allemagne nazie, aucun représentant – ou presque – des alliés de l’époque à l’ouest, à l’exception notable, parmi les membres de l’Union européenne du Premier ministre slovaque, n’étaient présents.

Depuis le début de la guerre, jamais le petit écran russe ne s’est montré aussi déterminé à vouloir démontrer que la Russie n’est pas isolée. Une présentatrice de la télévision d’État a ainsi comparé les tribunes et le défilé au sommet des Brics à Kazan. Et tant pis, si, en réalité, le cercle était vraiment bien moins large – le Premier ministre indien Narendra Modi était par exemple absent -. Pour le pouvoir, il fallait montrer à l’opinion public le plus de dirigeants possibles,« malgré l’ignorance de l’ouest », a ainsi insisté un commentateur, « le centre de la diplomatie est au Kremlin ».

11 500 soldats ont défilé sur la place Rouge, selon les chiffres donnés par l’agence étatique Tass. Parmi eux, des soldats de 13 pays ont aussi pris part à la parade comme la Chine, le Vietnam, la Birmanie et l’Égypte. Aucun Nord-Coréen n’a battu le pavé moscovite sous les yeux d’un Xi Jinping qui n’a jamais été aussi proche de son homologue russe, mais qu’on sait aussi soucieux de voir Pyongyang récolter de nombreuses contreparties au renforcement de ses liens militaires avec Moscou. Leur présence, discrète, était dans les tribunes. Mais Vladimir Poutine est venu les saluer à la fin du défilé.

Comme en 2023 et 2024, des soldats russes combattants en Ukraine étaient aussi présents dans le défilé et abondamment honorés dans les commentaires des médias légitimistes. Ils étaient 1 500, selon les chiffres officiels. Manière pour le chef de l’État russe de souligner encore et toujours son narratif assimilant la Seconde Guerre mondiale et la guerre en Ukraine.  Autre manifestation de la guerre menée par les soldats de Vladimir Poutine, les armes qui ont été montrées sur la Place Rouge : les drones iraniens Geran et les russes Lancet qui déferlent sur l’Ukraine depuis presque deux ans.

L’ouest, allié de 45 et ennemis d’aujourd’hui, n’a en revanche pas été ciblé dans la traditionnelle courte allocution du chef de l’État russe. Vladimir Poutine a même déclaré : « Nous nous souviendrons toujours que l’ouverture du deuxième front en Europe après les batailles décisives sur le territoire de l’Union soviétique a rapproché la victoire. Nous apprécions hautement la contribution à notre lutte commune des soldats des armées alliées, des participants à la résistance. » Le président n’a pas dit à quels pays il faisait référence. Mais on pouvait lire, dans ces propos, une volonté qu’on lui connaît bien depuis que Donald Trump a pris les rênes de la Maison Blanche : celle de ménager les États-Unis, le seul interlocuteur qui compte à ses yeux. Un geste particulièrement soupesé, dans cette période incertaine où les pourparlers entre Washington et Moscou sur l’arrêt des combats en Ukraine ne donnent pas de résultat visible.

RFI

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À la UneMonde

Israël: le cabinet de sécurité approuve un plan incluant la «conquête» de la bande de Gaza

by admin9775 5 mai 2025
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Les médias israéliens l’annonçaient, c’est confirmé : des dizaines de milliers de réservistes sont appelés par l’armée. C’est ce qui ressort du Conseil de sécurité réuni dimanche 4 mai par le Premier ministre Benyamin Netanyahu. Les dirigeants israéliens ont aussi évoqué une reprise de l’aide humanitaire, bloquée aux portes de Gaza depuis plus de deux mois. Ces projets ne devraient toutefois pas voir le jour immédiatement.

Le cabinet de sécurité israélien a donné le feu vert à une intensification de l’offensive militaire à Gaza, qui comprendra notamment la « conquête de la bande de Gaza » et la promotion du « départ volontaire des Gazaouis » du territoire palestinien. Cela se fera en plusieurs phases et en plusieurs parties de la bande de Gaza etdevrait prendre des mois ont encore indiqué les ministres. Ces derniers ont adopté ce plan à l’unanimité, rapporte notre correspondant à Jérusalem, Michel Paul. Ce dernier prévoit « des frappes puissantes contre le Hamas », selon une source officielle israélienne.

Le Forum des familles, la plus grande association de proches d’otages en Israël, a accusé de son côté le gouvernement israélien de « sacrifier » les otages à Gaza. Ce plan mérite le nom de « plan Smotrich-Netanyahu » car il « sacrifie les otages », selon un communiqué de l’association, en référence à l’influence du ministre des Finances d’extrême droite, Bezalel Smotrich, sur le gouvernement du Premier ministre, Benyamin Netanyahu. « Ce matin, le gouvernement admet qu’il choisit le territoire plutôt que les otages contrairement aux souhaits de plus de 70% de la population », ajoute le texte.

Le Premier ministre israélien a par ailleurs affirmé pendant la réunion qu’il « continuait à promouvoir le plan Trump visant à permettre le départ volontaire des habitants de Gaza et que les négociations à ce sujet se poursuivaient », selon la même source. Ce projet avait suscité un tollé à l’international.

On n’a pas confiance dans ce gouvernement mais en même temps on a peur pour nos vies…

La jeunesse israélienne et l’appel aux réservistes

Amira Souilem

Exclure le Hamas de la chaîne de distribution alimentaire

Le rappel de dizaines de milliers de réservistes a également été entériné. Il a également été décidé d’autoriser l’entrée d’aide humanitaire dans l’enclave palestinienne dans des conditions qui ne sont pas très claires à l’aide d’une fondation internationale. Le but est « d’empêcher le Hamas de prendre le contrôle des approvisionnements », a expliqué une source officielle qui a précisé que lors de la réunion, les membres du cabinet ont estimé qu’il y avait « actuellement suffisamment de nourriture à Gaza ».

Les organisations d’aide internationale, de même que les Gazaouis, témoignent depuis des semaines d’une situation humanitaire dramatique dans ce petit territoire, notamment en raisons des pénuries de biens de première nécessité. Le Programme alimentaire mondial, un des principaux fournisseurs de nourriture dans la bande de Gaza, a par exemple annoncé le 25 avril avoir « épuisé tous ses stocks » dans le territoire palestinien.

Ce plan n’est pas supposé entrer en vigueur de manière immédiate et s’est heurté à l’opposition de l’extrême droite, notamment du ministre Itamar Ben Gvir et a donné lieu à de vives altercations avec le chef d’état-major qui a mis en garde les ministres extrémistes.

Le mouvement islamiste palestinien Hamas a de son côté accusé Israël d’utiliser l’aide humanitaire comme un moyen de « chantage politique » et de porter la responsabilité de « l’aggravation de la catastrophe humanitaire » dans la bande de Gaza. « Nous rejetons l’utilisation de l’aide humanitaire comme un moyen de chantage politique », a déclaré le Hamas dans un communiqué, ajoutant que « l’obstruction continue de l’entrée de l’aide » depuis le 2 mars rendait Israël « pleinement responsable de l’aggravation de la catastrophe humanitaire » dans le territoire palestinien.

Riposte contre les rebelles yéménites et l’Iran

Benyamin Netanyahu a aussi réagi à une nouvelle frappe des Houthis ce dimanche. Il promet des ripostes contre les rebelles yéménites mais aussi contre l’Iran. La riposte se déroulera en plusieurs phases et en temps voulu, a déclaré Benyamin Netanyahu. Ce dernier a également menacé l’Iran qui se trouve derrière les attaques des rebelles houthis.

Cela va demander une certaine coordination avec les États-Unis, précise-t-on en Israël. En attendant plusieurs compagnies aériennes ont décidé de prolonger la suspension de leurs vols à destination de l’aéroport de Tel-Aviv ces prochains jours. Conséquence : des dizaines de milliers d’Israéliens sont bloqués à l’étranger.

RFI

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États-Unis: Trump dévoile un projet de budget d’austérité ultra-conservateur et sécuritaire pour 2026

by admin9775 3 mai 2025
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L’administration Trump continue son effort pour remodeler l’État fédéral. Elle publie ce vendredi 2 mai son projet de budget pour l’année fiscale 2026 qui commencera le premier octobre. Et cette proposition est dans la droite ligne des choix appliqués principalement par décret lors des 100 premiers jours de l’administration.

Les priorités de Donald Trump sont claires : il y a la sécurité intérieure, en hausse de 65%, notamment pour sécuriser les frontières. Et il y a la défense, dont le budget, qui passerait pour la première fois la barre des mille milliards de dollars, augmenterait de 13%. De l’argent, notamment pour un bouclier antimissile, ou pour le domaine spatial.

De quoi permettre à Elon Musk de gagner beaucoup d’argent avec ses sociétés spécialisées. La Maison Blanche explique que cette proposition est un projet en commun avec le département de l’efficacité gouvernementale (Doge) dirigé par le milliardaire. Il n’est donc pas étonnant que les dépenses considérées comme non prioritaires soient largement sabrées, comme elles ont commencé à l’être.

Des coupes budgétaires dans l’Éducation, l’aide internationale ou encore la rechercher sur le climat et la santé

Plus de 160 milliards de dollars d’économies sont proposés. La Maison Blanche va les chercher dans l’Éducation, l’aide internationale, les énergies propres, l’agence de l’environnement, ou la recherche dans le domaine du climat et de la santé. Il s’agit de « réduire ou de supprimer des programmes “woke” détournés contre les Américains moyens, les dépenses inutiles ou qui relèvent des États ou collectivités locales », a expliqué l’exécutif américain.

Le projet budgétaire – qui ne porte que sur la partie dépenses, sans donner d’indication sur les recettes, notamment fiscales – promet de financer des « expulsions massives et mettre un coup d’arrêt au flot d’avantages accordés sans limites aux migrants illégaux », selon la Maison Blanche.

Une « attaque en règle contre les Américains qui travaillent dur », dénoncent les démocrates

Le chef des démocrates au Sénat a immédiatement dénoncé le texte : la politique de Donald Trump « n’est rien d’autre qu’une attaque en règle contre les Américains qui travaillent dur », a déclaré Chuck Schumer dans un communiqué. « Alors qu’il éviscère les programmes de santé, qu’il attaque l’Éducation et qu’il supprime les programmes dont les familles dépendent, il finance des allègements fiscaux pour les milliardaires et les grandes entreprises », a-t-il ajouté.

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Ce projet va maintenant être transmis au Congrès, jusqu’ici largement laissé de côté et qui va donc devoir prendre ses responsabilités. Ces coupes budgétaires vont parfois toucher des États ou des circonscriptions tenus par des républicains qui ne bénéficient que d’une majorité assez courte.

RFI

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Les États-Unis annoncent un accord avec l’Ukraine sur «un fonds d’investissement dans la reconstruction»

by admin9775 1 mai 2025
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Le ministère américain des Finances a annoncé mercredi 30 avril que les États-Unis et l’Ukraine ont signé un accord établissant « un fonds d’investissement dans la reconstruction », après des semaines de dures négociations sur l’accès aux ressources naturelles ukrainiennes.

Cet accord intervient en parallèle à de multiples tractations diplomatiques en cours pour trouver une issue au conflit, trois ans après l’invasion russe de l’Ukraine. « Je suis heureux d’annoncer la signature aujourd’hui de l‘accord historique de partenariat économique» avec l’Ukraine, a déclaré le ministre américain des Finances, Scott Bessent, dans un message vidéo.

« En reconnaissance du soutien financier et matériel important que le peuple des États-Unis a fourni à l’Ukraine depuis l’invasion de la Russie, ce partenariat économique met nos deux pays en position de collaborer et d’investir ensemble pour assurer que nos actifs, nos talents et nos capacités puissent accélérer la reconstruction économique de l’Ukraine », relève le communiqué, qui ne donne pas de détails sur le contenu de l’accord.

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« Avec les États-Unis, nous créons ce fonds qui attirera des investissements mondiaux dans notre pays », s’est félicitée pour sa part la ministre ukrainienne de l’Économie, Ioulia Svyrydenko, qui a fait le déplacement à Washington pour signer le document.

L’accord avec Washington financera des « projets d’extraction de minerais, de pétrole et de gaz », a précisé la ministre ukrainienne sur Facebook. Mais l’Ukraine « conserve l’entière propriété et le contrôle de ces ressources » y compris le sous-sol, et ce sera « l’État ukrainien qui détermine où et quoi extraire », a-t-elle dit. « Le document dans sa forme actuelle est une garantie de réussite pour nos deux pays – Ukraine et États-Unis », a écrit la ministre dans un message sur Facebook.

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Le président américain Donald Trump avait réitéré ce 30 avril, avant la signature, que les États-Unis souhaitaient, « pour nos efforts » vis-à-vis de l’Ukraine, avoir quelque chose en retour. « Et nous avons dit : les terres rares. Ils ont de très bonnes terres rares ». Les États-Unis ont fourni, sous l’ancienne administration de Joe Biden, des dizaines de milliards de dollars d’aide à l’Ukraine, après l’invasion de ce pays par la Russie en février 2022. « Nous avons conclu un accord qui garantit notre argent et nous permet de commencer à creuser et à faire ce que nous avons à faire », avait poursuivi le président américain, soulignant que « c’est aussi une bonne chose pour eux parce qu’il y aura une présence américaine » en Ukraine.

Le projet d’accord a été depuis des semaines au cœur de tensions entre Kiev et Washington, dont le soutien est crucial pour l’Ukraine. Une précédente mouture de ce texte aurait dû être signée lors de la visite du président ukrainien Volodymyr Zelensky à la Maison Blanche fin février, mais son altercation inédite avec son homologue américain, sous les caméras, avait précipité son départ et annulé la signature de l’accord.

Une nouvelle version, proposée par Washington en mars, avait été jugée très défavorable par des députés ukrainiens et des médias. Au fil des négociations, ce document a pu être transformé en une version plus acceptable pour Kiev, selon des responsables ukrainiens.

L’Ukraine parle d’un « bel accord »

« C’est vraiment un bel accord international équitable entre les gouvernements américain et ukrainien concernant des investissements communs dans le développement et la reconstruction de l’Ukraine », s’était félicité à la télévision nationale le Premier ministre ukrainien Denys Chmygal avant l’annonce de la signature du texte. Le document amendé ne reconnaît pas comme une dette vis-à-vis des États-Unis les dizaines de milliards de dollars d’aide militaire et financière américaine. « Aucune dette, aucune aide » accordée avant la signature « ne fait partie de cet accord », avait assuré Denys Chmygal.

Le document doit encore être ratifié par le Parlement ukrainien après sa signature. Il ne semble pas comporter de garanties de sécurité américaines face à la Russie, pourtant demandées par l’Ukraine, un point sur lequel insistait Volodymyr Zelensky. Le texte met en place un « fonds d’investissement pour investir dans la reconstruction » de l’Ukraine, lequel fonds sera financé et géré à parts égales par Ukrainiens et Américains.

La quantité de richesses minières que renferme le sol ukrainien reste peu claire, la plupart de ces ressources étant inexploitées, difficiles à extraire ou de facto sous contrôle russe, car se trouvant dans des territoires occupés par l’armée russe. Cette dernière a d’ailleurs revendiqué ce 30 avril la conquête d’une localité ukrainienne dans le nord de la région orientale de Donetsk, épicentre des combats où ses troupes poursuivent une lente avancée. Parallèlement, Kiev a accusé Moscou d’augmenter l’intensité de ses attaques sur le front, en dépit de l’annonce du président russe d’une trêve du 8 au 10 mai.

RFI

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1 mai 2025 0 comments
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À la UneMonde

Élections au Canada: le Premier ministre Mark Carney somme «de ne jamais oublier la trahison» américaine

by admin9775 29 avril 2025
written by admin9775

Le Premier ministre canadien Mark Carney a estimé, mardi 29 avril, que son pays ne devait jamais oublier « la trahison » américaine, lors de son discours de victoire électorale devant ses partisans à Ottawa. Le chef du parti conservateur canadien Pierre Poilievre, qui a reconnu sa défaite, a promis de travailler avec Mark Carney pour défendre les intérêts du Canada face aux attaques de Donald Trump.

« Qui est prêt à construire un Canada fort ? », a lancé le Premier ministre canadien lors de son discours de victoire aux élections fédérales, ce mardi 29 avril. L’une de nos responsabilités est de nous préparer au pire et espérer le meilleur. Comme je l’ai dit depuis plusieurs mois, les États-Unis veulent nos terres, nos ressources, notre eau, notre pays. Jamais ! Notre ancienne relation avec les États-Unis est terminée, le président Trump essaie de nous briser pour que les États-Unis nous possèdent. Cela n’arrivera jamais, a encore martelé Mark Carney. Mais nous devons reconnaitre que notre monde a changé fondamentalement. »

Le Premier ministre a appelé le pays à l’unité pour les « difficiles mois à venir qui exigeront des sacrifices ». Dans un discours reconnaissant sa défaite, son principal opposant, Pierre Poilievre, a promis de travailler avec Mark Carney et de placer l’intérêt du pays avant les luttes partisanes face aux « menaces irresponsables » du président américain.

Après dix ans de pouvoir de Justin Trudeau, Mark Carney a réussi son pari, celui d’emmener le parti libéral à la victoire. Début 2025, cela semblait tout bonnement impossible : les conservateurs de Pierre Poilievre étaient donnés vainqueurs avec plus de 20 points d’avance, rappelle Marine de la Moissonnière, envoyée spéciale de RFI à Ottawa. Mais le retour de Donald Trump à la Maison Blanche et son offensive inédite contre le Canada, à coups de droits de douane et de menaces d’annexion, ont changé la donne.

Tant pis si les libéraux n’ont pas remporté la majorité absolue à la Chambre des communes, ils savourent leur victoire. Visiblement ému et heureux, Mark Carney a prononcé un long discours en anglais et en français, multipliant les blagues, se faisant longuement applaudir. Il savoure d’autant plus cette victoire qu’il sait que de gros dossiers l’attendent, à commencer par Donald Trump. Mark Carney a redit qu’il ne se laisserait pas faire : « Cette guerre, nous ne l’avons pas créée, mais nous allons la gagner », a-t-il affirmé. Les négociations en vue d’un nouvel accord commercial entre les deux pays doivent commencer début mai. 

RFI

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À la UneMonde

Canada: un automobiliste fonce dans une foule lors d’un festival à Vancouver, des morts et des blessés

by admin9775 27 avril 2025
written by admin9775

Un automobiliste a foncé dans la foule lors d’un festival de rue philippin samedi 26 avril à Vancouver, dans l’ouest du Canada. Le Premier ministre canadien Mark Carney s’est dit « bouleversé ». Âgé de 30 ans, le conducteur est un « suspect isolé » connu de la police. Les enquêteurs excluent « pour l’instant » l’acte de terrorisme et annoncent un bilan de 9 morts.

« Plusieurs personnes ont été tuées et plusieurs autres blessées », a indiqué la police de Vancouver sur X, précisant que « le conducteur est en garde à vue ». Âgé de 30 ans, le conducteur est un « suspect isolé » connu des forces de l’ordre, qui a été interpellé sur place par la foule elle-même, a encore souligné la police de Vancouver.

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L’incident s’est produit peu après 20 h (locales), le samedi 26 avril, alors que des membres de la communauté philippine se rassemblaient pour célébrer la Journée Lapu-Lapu, a indiqué le maire de Vancouver, Ken Sim, sur X. Ce festival rend hommage à un meneur de la lutte anticoloniale du XVIe siècle aux Philippines.  

La programmation de samedi comprenait un défilé, une projection de film, des danses et un concert, avec deux membres des Black Eyed Peas au programme. Les images sur les réseaux sociaux montrent un SUV noir immobilisé, derrière laquelle des débris et plusieurs victimes jonchent le sol. Elles font aussi entendre la panique des témoins de la scène. Le consulat général des Philippines dans la région a exprimé « sa profonde inquiétude » après cet « horrible incident ».

Quelles motivations ?

« Nos pensées accompagnent toutes les personnes touchées et la communauté philippine de Vancouver en cette période incroyablement difficile », a écrit le maire. La police a précisé que l’incident s’était produit dans le quartier Sunset on Fraser de la ville. « Mes pensées vont à la communauté philippine et à toutes les victimes visées par cette attaque insensée », a commenté sur X Pierre Poilievre, chef de file des conservateurs pour les législatives et principal opposant à Mark Carney lors des élections du 28 avril, « attendant d’en savoir plus » sur les motivations de l’auteur. « Nos pensées vont aux victimes et à leurs familles, ainsi qu’à la communauté philippine de Vancouver », a également  réagi sur X le leader de gauche Jagmeet Singh.

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Quelques minutes plus tôt, le chef du Nouveau parti démocratique (NPD), avait participé aux festivités dans le cadre de sa campagne électorale. Sa caravane avait quitté les lieux au moment des événements, précise la chaîne Radio Canada. 

Le Premier ministre canadien Mark Carney s’est dit « bouleversé » par le drame survenu dans la nuit. « Nous sommes tous en deuil avec vous », a-t-il dit ajouté dans un message sur X. Il avait prévu de se rendre dans cette province de la Colombie-Britannique dimanche pour ses derniers meetings de campagne avant le vote de lundi.

Campagne électorale électrique

Cet événement, rapporte l’AFP, survient un an après que le Canadien Nathaniel Veltman a été condamné à la prison à vie pour avoir renversé avec son camion une famille musulmane dans les rues de London, en Ontario, en 2021. Ce verdict fut le premier au Canada à lier le suprématisme blanc au terrorisme dans une affaire de meurtre. Les Canadiens se rendent aux urnes le lundi 28 avril après une campagne électorale électrique dominée par la question de la guerre économique avec les États-Unis de Donald Trump et ses menaces d’annexion.

Le nouveau Premier ministre Mark Carney, qui se présente comme un rempart face au président américain, est donné favori par les sondages.

RFI

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États-Unis: Elon Musk va s’éloigner du gouvernement Trump pour se consacrer à Tesla, en difficulté

by admin9775 23 avril 2025
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Le patron de Tesla, Elon Musk, a annoncé mardi 22 avril qu’il compte prendre ses distances avec l’administration Trump à partir de mai pour se consacrer davantage au spécialiste des véhicules électriques. Son entreprise a pâti au premier trimestre de cette étroite collaboration. L’homme le plus riche au monde était chargé jusqu’ici d’une instance créée pour lui, la commission pour l’efficacité gouvernementale (Doge), chargée de couper drastiquement dans les dépenses du gouvernement fédéral.

« Probablement à partir du mois prochain, de mai, le temps que je vais allouer à Doge va baisser de manière très importante », a indiqué Elon Musk lors d’une audioconférence avec des analystes, faisant référence à la commission pour l’efficacité gouvernementale (Doge). Le milliardaire, propriétaire également du réseau social X et de l’entreprise spatiale SpaceX, pilote cette commission créée par le président américain pour réduire radicalement les dépenses fédérales.

Le « travail crucial » de la commission est « en grande partie accompli », a précisé Elon Musk, évoquant les « répercussions » sur Tesla du fait de son implication. Vandalisme, appels au boycott, manifestations, Tesla est pris à partie aux États-Unis et dans d’autres pays, en particulier en Europe.

Selon le directeur financier Vaibhav Taneja, « l’impact négatif du vandalisme et de l’hostilité injustifiée envers notre marque et nos employés a eu un impact sur certains marchés ». Les ventes mondiales ont chuté plus abruptement qu’anticipé au premier trimestre, avec seulement 336 681 véhicules livrés (-13% sur un an), selon des chiffres publiés début avril.

Le groupe a annoncé, mardi 22 avril, des résultats pour le premier trimestre bien inférieurs aux attentes, affectés par cette étroite collaboration d’Elon Musk avec Donald Trump, mais aussi du fait d’une gamme vieillissante et d’une concurrence accrue. Le chiffre d’affaires a atteint 19,33 milliards de dollars au premier trimestre (-9% sur un an) et le bénéfice net 409 millions (-71%).

AFP

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