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Category:

Monde

À la UneMonde

Donald Trump limoge Susan Monarez, directrice de la principale agence sanitaire américaine

by admin9775 28 août 2025
written by admin9775

Moins d’un mois après sa nomination, Susan Monarez quitte les Centres de contrôle et de prévention des maladies (CDC). Un départ précipité, annoncé sans explication. Selon le Washington Post, la directrice aurait refusé de soutenir les réformes voulues par Robert Kennedy Jr., ministre de la Santé connu pour ses positions antivaccins.

L’affaire a éclaté mercredi 27 août quand le ministère américain de la Santé a annoncé le départ de Susan Monarez, nommée depuis moins d’un mois. Celle-ci a immédiatement réfuté cette version, accusant Robert Kennedy Jr., ministre de la Santé de vouloir imposer une politique « mettant en danger la vie de millions d’Américains ».

Des versions contradictoires

La Maison Blanche a tranché en confirmant le licenciement. « Susan Monarez n’est pas en accord avec le programme du président », a justifié le porte-parole Kush Desai, précisant qu’elle avait « refusé de démissionner malgré avoir informé le ministère de son intention de le faire ».

Les avocats de Susan Monarez contestent cette version, affirmant qu’elle « n’a ni démissionné ni reçu de notification officielle ». Ils dénoncent les tentatives de Robert Kennedy Jr « d’instrumentaliser la santé publique à des fins politiques » après que leur cliente a « refusé de valider des directives non scientifiques et dangereuses ».

Contexte de tensions extrêmes

Dans la foulée, Demetre Daskalakis, haut fonctionnaire des CDC, a claqué la porte en dénonçant sur X les pressions pour « générer des politiques ne reflétant pas la réalité scientifique ». D’autres responsables auraient suivi, selon la presse américaine.

Depuis son arrivée, Robert Kennedy Jr. multiplie les mesures polémiques : limogeages d’experts reconnus, restrictions d’accès aux vaccins Covid-19, coupes budgétaires dans la recherche vaccinale. Ainsi, début août, Robert Kennedy Jr. a annoncé la fin de 22 investissements pour le développement de vaccins à ARN messager, pour un montant total d’ « environ 500 millions de dollars ». Ces financements portaient sur le développement de traitements contre la grippe aviaire ou encore la grippe porcine et étaient attribués ou étaient en cours d’attribution à plusieurs grands noms de l’industrie pharmaceutique, comme les entreprises Moderna, Pfizer et Sanofi.

Ces décisions, prises à contre-courant du consensus scientifique, suscitent de vives critiques.

Début août encore, l’agence avait subi une attaque armée d’un homme vivement opposé au vaccin contre le Covid-19. Des centaines d’employés des agences sanitaires avaient signé dans la foulée une lettre ouverte, accusant le ministre de la Santé de les mettre en danger en propageant de fausses informations, notamment sur les vaccins.

RFI

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À la UneMonde

Le président Trump annonce le limogeage de la gouverneure de la Fed Lisa Cook, une décision sans précédent

by admin9775 26 août 2025
written by admin9775

Le président Donald Trump a annoncé lundi le limogeage de Lisa Cook, gouverneure de la Réserve fédérale, selon une lettre publiée sur ses réseaux sociaux. Cette décision marque la première fois dans les 111 ans d’histoire de la Fed qu’un président révoque un membre de son conseil d’administration.

Cette mesure radicale intervient dans un contexte de tensions croissantes entre la Maison-Blanche et l’institution monétaire, que M. Trump accuse de retard injustifié dans la baisse des taux d’intérêt. Cependant, Lisa Cook a immédiatement contesté la légalité de cette décision, affirmant que le président ne disposait pas de l’autorité nécessaire pour la démettre de ses fonctions.

« Le président Trump prétend me licencier pour motif valable, alors que la loi ne le prévoit pas », a déclaré Mme Cook dans un communiqué transmis par ses avocats. « Je ne démissionnerai pas. Je continuerai à exercer mes fonctions pour soutenir l’économie américaine. »

La gouverneure fait actuellement l’objet de critiques de la part de l’administration Trump concernant des irrégularités présumées dans des dossiers hypothécaires. Le ministère de la Justice a confirmé son intention d’ouvrir une enquête sur ces allégations, initialement formulées par Bill Pulte, responsable fédéral du financement du logement. Il est à noter qu’aucune accusation formelle n’a été portée contre Mme Cook à ce jour.

Le cadre juridique entourant cette affaire reste flou. La loi prévoit qu’un président ne peut révoquer un membre du conseil de la Fed que « pour motif valable », sans que cette notion ne soit précisément définie. Dans sa lettre, M. Trump justifie sa décision en évoquant une « conduite trompeuse et potentiellement criminelle » qui remettrait en question « l’intégrité, la compétence et la fiabilité » de la gouverneure.

Des experts juridiques soulignent le caractère incertain de cette justification. « Ce n’est pas une décision du ministère de la Justice ; il n’a pas inculpé l’intéressée », a commenté l’ancien procureur fédéral Shan Wu. « L’affaire va certainement être portée devant les tribunaux. »

Nommée par le président Joe Biden en 2022, Lisa Cook est la première femme noire à accéder au poste de gouverneure de la Fed. La Réserve fédérale a refusé de commenter le litige en cours, qui pourrait créer un précédent important concernant l’indépendance de l’institution face au pouvoir exécutif.

Par Pascal Kabeya
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À la UneMonde

Donald Trump arme la Garde nationale à Washington et menace Baltimore et Chicago

by admin9775 26 août 2025
written by admin9775

Il y a deux semaines, Donald Trump envoyait plus de 2 000 membres de la Garde nationale à Washington, la capitale américaine qu’il veut « nettoyer » selon ses termes. Depuis quelques jours, il envisage de renouveler l’opération dans d’autres villes américaines, des villes « rongées » par la criminalité selon le président américain.

À Washington, les membres de la Garde nationale déployés depuis le 12 août sont désormais armés. Ces réservistes, présents devant la gare et le long de l’immense esplanade The National Mall, ne sont cependant autorisés à tirer qu’en dernier recours et en réponse à une menace de mort ou de blessures graves. En théorie, ces militaires ne peuvent être déployés qu’en cas d’urgence, dans le cas d’une catastrophe naturelle par exemple, mais pas pour lutter contre la criminalité.

« Hé Donald, on peut te fournir une voiture de golf… »

Pourtant, Donald Trump ne compte pas s’arrêter là. Ce week-end, il a ciblé Baltimore dans l’État du Maryland, un État démocrate. Il veut y envoyer des troupes de la Garde nationale pour là encore, débarrasser la ville de la criminalité. Une décision inconstitutionnelle selon Wes Moore, le gouverneur du Maryland, qui a proposé au milliardaire new-yorkais « une promenade » à Baltimore pour tordre le cou aux « mensonges déblatérés contre les progrès que nous réalisons en matière de sécurité dans le Maryland ». « Hé Donald, on peut te fournir une voiture de golf si ça facilite les choses. Tiens-moi au courant ! », a ironisé le dirigeant de cet État qui jouxte Washington.

Même son de cloche chez le gouverneur démocrate de l’Illinois qui a assuré qu’il ne laisserait pas un dictateur imposer sa volonté. Vendredi 22 août, Donald Trump déclarait que Chicago, plus grande ville de l’Illinois et troisième du pays, serait, avec New-York, la prochaine ville visée par l’envoi de troupes. Même objectif : lutter contre la criminalité et l’immigration. Des déploiements sans base légale, selon les démocrates américains qui l’assurent : le président fabrique ces crises pour justifier l’envoi des militaires.  

Trump veut créer « une unité spéciale »

« Une unité spécialisée au sein de la Garde nationale ». C’est l’idée de Donald Trump qui a signé ce 25 août un nouveau décret chargeant son secrétaire à la Défense de la créer. Des unités qui seront « spécifiquement formées et équipées pour faire face aux problèmes d’ordre public ». C’est aussi et surtout le signe le plus clair à ce jour de l’intention du président américain d’étendre le rôle de l’armée dans les activités de maintien de l’ordre à l’échelle nationale.

Le secrétaire américain à la Défense aura la charge de créer ces unités spécialisées et ainsi de désigner un nombre précis de membres de la Garde nationale. Également de les former afin qu’ils puissent être déployés rapidement, a précisé Donald Trump, qui a fait des villes dirigées par des démocrates ces cibles favorites. 

Après Los Angeles et Washington, « Je me dis que la prochaine étape devrait être Chicago, car comme vous le savez tous, Chicago est actuellement un champ de bataille et les démocrates ne le reconnaissent pas. Mais nous sommes prêts à aller n’importe où. Nous avons une équipe complète de personnes formidables. Nous sommes au complet, notre armée aussi, alors qu’il y a un an, nous étions à court de personnel. Mais aujourd’hui, nous sommes au complet. Nous pouvons donc nous rendre n’importe où en moins de 24 heures ».

Mais de nombreuses interrogations subsistent, quant à la mise en œuvre concrète de ce décret. Des sénateurs démocrates critiquent déjà la tendance continue de Trump à politiser et utiliser abusivement l’armée à des fins politiques.

RFI

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À la UneMonde

États-Unis: le chef du renseignement militaire renvoyé après un rapport sur les frappes en Iran

by admin9775 23 août 2025
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Le gouvernement de Donald Trump a limogé, ce 22 août, le chef du renseignement militaire américain, ainsi que deux responsables de son service. Une décision qui intervient après la publication d’un rapport publié par ce département sur l’efficacité limitée des frappes américaines en Iran. Ce haut gradé est ainsi la dernière victime de ce qui ressemble à une vraie purge politique de Donald Trump dans les services de renseignements.

Aux États-Unis, la raison donnée pour le renvoi du chef du renseignement militaire, ainsi que de deux responsables de son service, est « la perte de confiance ». Mais pour beaucoup, le lieutenant général Jeffrey Kruse serait surtout puni pour son manque de loyauté envers le président américain.

Il y a deux mois, son service du renseignement militaire a en effet publié un rapport préliminaire qui indiquait que les frappes américaines en Iran, contre ses installations d’enrichissement nucléaire, n’auraient retardé ce programme que de quelques mois. Ce qui était l’avis de beaucoup d’experts, mais pas de celui de Donald Trump, qui répète à l’envi que ces bombes avaient « oblitéré » ce programme à jamais. Ce rapport, dont la presse s’est fait l’écho, diffère sensiblement des affirmations du président américain qui martèle que les attaques en question ont totalement détruit les sites nucléaires visés.

Une véritable purge est engagée

Le renvoi de ce militaire reconnu est le dernier épisode d’une purge qui prend des airs soviétiques. Ces derniers mois, une dizaine de chefs des différents corps d’armée ou des agences de renseignements ont été renvoyés à cause de ce « manque de confiance ».

Des membres du gouvernement affirment même qu’ils ne veulent plus aucun cadre nommé par l’administration précédente de Joe Biden, ce qui est loin d’être habituel. Le renseignement et l’armée étant des corps non politiques, censés défendre les intérêts nationaux de sécurité, et non ceux d’un président. 

RFI

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À la UneMonde

Gaza: encore actif, le Hamas mène une attaque inédite à Khan Younès contre les troupes israéliennes

by admin9775 22 août 2025
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Les forces israéliennes intensifient leur offensive sur la ville de Gaza, alors qu’elles se préparent à déplacer de force près d’un million de personnes. Les quartiers résidentiels sont pris pour cible. Les habitants parlent des « pires jours » depuis le début de la guerre. C’est dans ce contexte que la branche armée du Hamas, les brigades al-Qassam, ont affirmé avoir tué plusieurs soldats israéliens au sud de Khan Younès. Une attaque confirmée par Israël.

Mercredi 20 août, l’armée israélienne a affirmé avoir tué une dizaine de combattants du Hamas dans la bande de Gaza en repoussant une attaque de la branche armée du mouvement islamiste palestinien, qui assure elle avoir tué plusieurs soldats israéliens. D’après les médias israéliens, il s’agit « d’une attaque d’une ampleur inédite » contre les troupes à l’intérieur de la bande de Gaza.

« Aujourd’hui, vers 09h00 (06h00 TU), plus de quinze terroristes sont sortis de plusieurs bouches d’un tunnel voisin d’un poste avancé du 90e bataillon dans le sud de Khan Younès », dans le sud de la bande de Gaza, indique un communiqué de l’armée. Les assaillants « ont mené une attaque combinée par des tirs d’armes à feu et des missiles antichars en direction du poste. Plusieurs d’entre eux, qui tentaient de s’infiltrer dans le poste, ont été éliminés dans des combats au corps à corps et des frappes aériennes de soutien. » Dans les faits, cela signifie surtout que le Hamas n’est pas tout à fait à terre.

Le fait que les brigades al‑Qassam, la branche armée du groupe islamiste palestinien, revendiquent une attaque ciblant spécifiquement l’armée israélienne et ses équipements lourds, indique qu’ils disposent encore d’une capacité à mener des actions offensives coordonnées. Et ce, malgré la pression militaire exercée par Israël. Pression qui s’exerce dans le même temps sur tous les civils gazaouis. 

Dans cette guerre, il y a aussi la guerre des mots : l’armée israélienne insiste sur son contrôle de la situation, expliquant qu’elle a déjoué cette attaque avec des pertes limitées, reconnaît des blessures, mais minimise l’impact sur ses troupes. De l’autre, le Hamas adopte un ton victorieux, affirmant avoir tué au moins dix-huit soldats.

Cela prouve surtout que sur le terrain, rien n’est très clair : il y a, certes, une armée lourdement équipée, qui cherche à maîtriser une zone stratégique, la ville de Khan Younès, en plus de la ville de Gaza, et de l’autre, un groupe armé toujours capable de s’organiser pour mettre à mal Israël.

RFI

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À la UneMonde

Washington sanctionne de nouveau la CPI pour ses enquêtes impliquant États-Unis et Israël

by admin9775 20 août 2025
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Les États-Unis ont annoncé mercredi prendre de nouvelles sanctions visant deux juges français et canadien, ainsi que deux procureurs, de la Cour pénale internationale (CPI), devenue la bête noire de l’administration Trump. Israël salue cette annonce. La France exprime sa « consternation ». La CPI qualifie les sanctions américaines d’attaque « flagrante à l’indépendance de l’institution ».

Cela vient s’ajouter aux sanctions annoncées début juin qui avaient visé quatre autres magistrates de la CPI. Et en février, les États-Unis ont sanctionné le procureur de la CPI Karim Khan.

« Aujourd’hui, je désigne Kimberly Prost du Canada, Nicolas Guillou de France, Nazhat Shameem Khan des Fidji et Mame Mandiaye Niang du Sénégal », pour avoir « directement participé aux efforts déployés par la CPI pour enquêter, arrêter, détenir ou poursuivre des ressortissants des États-Unis ou d’Israël, sans le consentement de l’un ou l’autre de ces pays », a déclaré le secrétaire d’État américain Marco Rubio dans un communiqué.

Les États-Unis ‬« ont clairement et fermement exprimé leur opposition à la politisation de la CPI », a-t-il ajouté, en soulignant que l’institution basée à La Haye représentait ‬« une menace pour la sécurité nationale et a été utilisée comme un instrument de guerre juridique contre les États-Unis et leur proche allié Israël ».

Le juge Nicolas Guillou et les procureurs adjoints Nazhat Shameem Khan et Mame Mandiaye Niang sont visés par les États-Unis en raison de leur implication dans la délivrance de mandats d’arrêt contre les dirigeants israéliens, a précisé le département d’État. La juge Kimberly Prost a été sanctionnée pour avoir autorisé une enquête de la CPI sur des membres du personnel américain en Afghanistan, a ajouté le département d’État.

Les États-Unis s’offusquent en particulier des procédures ayant visé des soldats américains en Afghanistan, suspectés de crimes de guerre présumés ou encore les mandats d’arrêt de la CPI contre le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahu, et son ancien ministre de la Défense, Yoav Gallant, soupçonnés de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité dans la guerre à Gaza.

Les mesures annoncées consistent en une interdiction d’entrée sur le sol américain et le gel des avoirs éventuels détenus aux États-Unis et toute transaction financière avec eux.

Israël salue les nouvelles sanctions américaines 

« Je félicite Marco Rubio, le secrétaire d’État des États-Unis, qui a décidé d’imposer des sanctions contre les juges de la Cour pénale internationale à La Haye », déclare M. Netanyahu dans un communiqué publié par son bureau. « C’est une action décisive contre la campagne de diffamation et de mensonges visant l’État d’Israël (et son armée) en faveur de la vérité et de la justice », ajoute le Premier ministre, lui-même visé depuis novembre 2024 par un mandat d’arrêt de la CPI pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité dans la bande de Gaza.

Paris appelle Washington à retirer ces sanctions

« La France a pris connaissance avec consternation des nouvelles sanctions américaines contre la Cour pénale internationale à l’encontre de quatre de ses magistrats, dont un juge français », a dit le ministère français des Affaires étrangères dans un communiqué.

Paris appelle Washington à retirer ses sanctions et exprime sa solidarité à l’égard des magistrats visés par cette décision, fait savoir le Quai d’Orsay.

La France « exprime sa solidarité à l’égard des magistrats visés par cette décision », parmi lesquels le juge français Nicolas Guillou, et estime que les sanctions américaines sont « contraires au principe d’indépendance de la justice », a souligné un porte-parole du ministère.

La CPI dénonce une attaque «flagrante à l’indépendance de l’institution»

« Ces sanctions constituent une atteinte flagrante à l’indépendance d’une institution judiciaire impartiale, mandatée par 125 États parties de toutes les régions. Elles constituent également un affront aux États parties à la Cour, à l’ordre international fondé sur des règles et, surtout, aux millions de victimes innocentes à travers le monde », écrit la CPI dans un communiqué.

RFI

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À la UneMonde

Les nouvelles méthodes d’influence russes en Afrique post-Wagner

by admin9775 19 août 2025
written by admin9775

Deux ans après la mort d’Evgueni Prigojine, le patron du groupe Wagner, et la reprise en main de ses activités par le Kremlin, les opérations d’influence russes continuent sur le continent africain. C’est ce que révèle une enquête menée par RFI et le collectif All Eyes on Wagner.

Le 7 août 2025, deux citoyens russes ont été arrêtés à Luanda, capitale de l’Angola, après des manifestations violentes provoquées par la hausse des prix du carburant. Ils sont accusés d’association criminelle, de falsification de documents, de terrorisme et de financement du terrorisme pour avoir recruté et formé un réseau de désinformation et de propagande qui aurait servi à encourager et financer les manifestations.

Cette affaire lève un coin du voile sur les nouvelles méthodes d’influence russes sur le continent africain. L’un des deux individus arrêtés à Luanda s’appelle Lev Lakshtanov, et il semble être l’homme à la tête de l’opération, explique Carol Valade, journaliste à RFI.

Âgé de 64 ans, Lev Lakshtanov est le fondateur de Farol, une ONG de coopération culturelle avec les pays lusophones – promue par Rossotrudnichestvo, l’agence officielle de la diplomatie culturelle russe fondée par Dmitri Medvedev – qui supervise notamment le réseau des maisons russes et qui prévoyait d’ailleurs d’ouvrir une antenne à Luanda cette année. Lakshtanov a résidé au Brésil, puis fermé ses organisations et quitté la Russie au moment de la mobilisation pour la guerre en Ukraine. Il s’est alors rendu aux Émirats arabes unis, avant de réapparaître à Luanda.

Entré avec un visa touriste, Lev Lakshtanov s’installe avec son collègue, Igor Racthin, dans le quartier Gamek. Ils se présentent comme journalistes et contactent Buka Tanda, russophone et cadre du mouvement de jeunesse de l’Unita, principal parti d’opposition en Angola, sous prétexte de tourner un documentaire et d’ouvrir un centre culturel. Ce dernier leur présente son cousin, journaliste à la télévision publique.

Ensemble, ils réalisent des interviews rémunérées de personnalités politiques, ainsi qu’une enquête d’opinion sur la perception de la Russie en Angola, avant d’être arrêtés et accusés d’être derrière les manifestations contre l’augmentation des prix du carburant.

Les stratégies de Moscou « plus discrètes, mais plus actives que jamais »

Le scénario de Luanda est très similaire aux événements qui se sont déroulés il y a presque un an au Tchad. En septembre 2024, trois Russes et un Biélorusse sont arrêtés par les services secrets à Ndjamena. Parmi eux, se trouvent Maksim Shugaley et Samir Seyfan, deux figures emblématiques des opérations d’influence de Wagner en Afrique. Ils se présentent, eux, comme des investisseurs. Shugaley et Seyfan louent un immeuble, prennent contact avec des politiques, cherchent des informations sur l’économie du pays et commencent à former un réseau de Tchadiens russophones.

Les deux autres membres du quatuor se présentent comme des journalistes. Ils font d’abord miroiter des financements ainsi que des formations à des confrères tchadiens. Mais rapidement, ils leur demandent de publier – contre rémunération – des articles en faveur de la Russie. Ils seront arrêtés lors de l’inauguration d’une maison russe qu’ils ont organisée pour le compte de Rossotrudnichestvo.

Ces deux affaires, au Tchad et en Angola, révèlent que les nouvelles stratégies d’influence russes en Afrique « sont désormais plus discrètes, mais plus actives que jamais, et qu’elles s’étendent et se professionnalisent », indique Lou Osborn, du collectif All Ayes on Wagner.

Ces stratégies s’appuient sur la vitrine « African Initiative », qui accompagne le déploiement d’Africa Corps, entité qui rassemble les anciennes structures militaires de Wagner reprises en main par le Kremlin. Et elles s’appuient aussi sur une multitude d’acteurs privés et de consultants politiques anciennement liés à la galaxie Wagner ou aux services secrets russes ; un pool d’experts, en quelque sorte, désigné par les États occidentaux et la police angolaise sous le nom d’Africa Politology.

On sait désormais que le Tchad et l’Angola font partie des cibles de Moscou. Reste à savoir quelles seront les prochaines.

RFI

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À la UneMonde

Ukraine: le sommet de Washington s’achève sur la perspective d’une rencontre Poutine-Zelensky

by admin9775 19 août 2025
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Les discussions en vue d’avancer vers la paix en Ukraine, ont connu une nouvelle étape importante ce lundi 18 août à Washington. Le président américain a reçu successivement son homologue ukrainien et plusieurs responsables européens. Une rencontre doit maintenant être préparée avec le président russe. Volodymyr Zelensky et Vladimir Poutine s’y sont dits prêts dans les deux semaines, tandis que les garanties de sécurité réclamées par l’Ukraine et les Européens doivent être formalisée dans les dix jours.

Le président des États-Unis, Donald Trump va « commencer les préparatifs » d’une rencontre entre Volodymyr Zelensky et Vladimir Poutine, qui rejetait jusqu’ici une telle réunion, au terme d’une « très bonne » entrevue avec le président ukrainien et ensuite avec élargie à plusieurs dirigeants européens. Le président russe a convenu de cette future rencontre, qui devrait se produire dans les deux semaines à venir, lors d’un entretien téléphonique avec son homologue américain, a fait savoir le chancelier allemand Friedrich Merz, l’un des responsables européens conviés à la Maison Blanche.

Les alliés occidentaux de Kiev vont formaliser « d’ici dix jours » les garanties de sécurité pour l’Ukraine afin de prévenir toute nouvelle attaque russe sur ce pays en cas d’accord de paix avec Moscou, a déclaré à Washington le président ukrainien Volodymyr Zelensky. « Nous sommes prêts à une rencontre bilatérale avec Poutine et après cela, nous nous attendons à une rencontre trilatérale » avec la participation de Donald Trump, a déclaré le chef d’État ukrainien à la presse. Les éventuelles concessions territoriales exigées par la Russie à l’Ukraine sont « une question que nous laisserons entre moi et Poutine », a-t-il ajouté.

« L’idée a été discutée qu’il serait nécessaire d’étudier la possibilité de porter à un plus haut niveau la représentation de l’Ukraine et de la Russie », a de son côté déclaré le conseiller diplomatique du président russe Iouri Ouchakov, cité par l’agence Tass.

La question territoriales vues plus tard

Le chef de l’État français, présent à Washington, a lui affirmé que la question des concessions territoriales éventuelles de l’Ukraine à l’égard de la Russie n’avait pas été abordée lors des discussions à la Maison Blanche. Le président français Emmanuel Macron a également affirmé que l’une des garanties de sécurité qui devra accompagner tout accord de paix avec la Russie sera une armée ukrainienne « robuste » capable de dissuader toute nouvelle attaque.

Le président français Emmanuel Macron a appelé à « augmenter les sanctions » contre la Russie si les futurs pourparlers échouaient, et précisé que la question sans doute la plus difficile, celle d’éventuelles concessions territoriales, n’avait pas été abordée ce 18 août à Washington.

Un cessez-le-feu « pas nécessaire » selon Trump

Donald Trump a répété qu’il n’était selon lui pas nécessaire d’en passer par un cessez-le-feu avant un accord de paix définitif, alors que le plus sanglant conflit en Europe depuis la Seconde Guerre mondiale se poursuit, avec des attaques de drones et de missiles balistiques russes.

Le chancelier allemand Friedrich Merz a de son côté estimé que l’Ukraine ne devrait pas être contrainte de faire des concessions territoriales dans le cadre d’un éventuel accord de paix. « La demande russe visant à ce que Kiev renonce aux parties libres du Donbass correspond, pour parler franchement, à une proposition visant à ce que les États-Unis renoncent à la Floride », a-t-il lancé. Le président finlandais Alexander Stubb a, lui, estimé à Washington que son homologue russe n’était « pas digne de confiance ».

RFI

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Présidentielle en Bolivie: deux candidats de droite au deuxième tour, la gauche et le MAS éliminés

by admin9775 18 août 2025
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En Bolivie, les résultats préliminaires du premier tour de l’élection présidentielle sont tombés. La gauche, au pouvoir depuis 20 ans, a été éliminée et deux candidats de droite participeront au second tour en octobre. L’un d’entre eux, Rodrigo Paz Pereira, est la grande surprise du scrutin. Les deux gagnants s’affronteront lors d’un second tour le 19 octobre prochain.

C’est une élection historique en Bolivie, écrit notre correspondant à La Paz, Nils Sabin. Tout d’abord, un second tour d’élection présidentielle aura lieu pour la première fois dans l’histoire du pays. Et ce ne sont pas un mais deux candidats de droite qui s’y affronteront.

Le candidat en tête, Rodrigo Paz Pereira, est la grande surprise de ce premier tour, aucun sondage ne prédisait qu’il obtiendrait plus 10 % des voix, et pourtant ce 17 août, il a remporté 31% des suffrages. Rodrigo Paz Pereira, fils de Jaime Paz Pereira, président du pays entre 1989 et 1993, semble avoir profité d’un vote rejet de la gauche et de certains candidats de droite. 

Quant au deuxième candidat qualifié, Jorge « Tuto » Quiroga, c’est une figure bien connue de la politique bolivienne, car il a été président du pays entre 2001 et 2002, il a un profil assez conservateur. Le millionnaire Samuel Doria Medina, favori dans tous les sondages jusqu’à il y a une semaine, est en revanche relégué à la troisième place avec 19,8% des voix.

Débâcle pour la gauche

La gauche, qui gouverne depuis 20 ans, elle, subit une véritable débâcle. Son premier candidat, n’arrive que 4ᵉ avec 8% des suffrages et le candidat du MAS, le parti au pouvoir, n’obtient que 3,2%. Quant au vote nul, promu par l’ex-président Evo Morales et ses partisans, il s’élève à près de 18 %, un record dans le pays.

Le scrutin s’est déroulé dans un contexte de grave crise économique marqué par une pénurie chronique de dollars et de carburant, écrit l’AFP, tandis que l’inflation annuelle avoisine les 25%, un niveau inédit depuis 17 ans. Les candidats de droite ont promis de rompre avec le modèle étatiste instauré par Evo Morales. Sous sa présidence, la pauvreté a reculé et le PIB triplé, mais la chute des revenus gaziers depuis 2017 a plongé le pays dans la crise.

RFI

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Études supérieures. Quelles sont les nationalités les plus représentées dans les écoles françaises d’ingénierie et de commerce

by admin9775 14 août 2025
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Durant l’année universitaire 2023-2024, sur les 430.000 étudiants étrangers admis dans les universités et grandes écoles françaises, 22% fréquentent les écoles de commerce et d’ingénierie. Au niveau du continent, le Maroc est de loin le plus représenté.

La France est l’un des plus grands pays d’accueil d‘étudiants étrangers au monde. L’Hexagone se classe au 7e rang mondial en nombre d’étudiants étrangers accueilli durant l’année universitaire 2023-2024 avec un total de 430.000 étudiants internationaux et cible un objectif de 500.000 en 2027, selon les données de Campus France.

Si elle est encore très loin du leader mondial, les États-Unis qui comptent un total de 1.130.000 étudiants internationaux, l’attractivité de la France devrait croître les années à venir en raison de la baisse du nombre d’étudiants étrangers inscrits aux Etats-Unis. Cette baisse devrait s’accélérer avec le retour de Donald Trump au pouvoir et sa politique restrictive de l’immigration qui n’épargne pas les étudiants.

Cette décrue étasunienne devrait profiter à des pays comme la France, notamment dans les filières d’ingénierie et de commerce qui ne cessent de susciter un intérêt grandissant, notamment de la part des étudiants africains et asiatiques.

Si les universités françaises accueillent 63% des étudiants étrangers, les grandes écoles de commerce et d’ingénierie continuent du susciter l’engouement des étudiants étrangers.

En 2023-2024, on comptait 94.643 étudiants étrangers représentant 23% des effectifs de ces écoles, contre 21% en 2022-2023. Un intérêt qui devrait croître à cause de la politique menée outre Atlantique et qui pourrait réorienter de nombreux étudiants vers d’autres pays d’accueil dont le Royaume-Uni, la France, l’Allemagne, l’Australie et la Turquie.

De même, on note une très forte concentration de l’origine de ces étudiants sur une poignée de pays. En effet, 60% des étudiants des écoles d’ingénieurs et plus de 61% des étudiants des écoles de commerce viennent de dix pays.

Parmi ces pays, ceux du continent africain occupent une place de choix. En effet, six pays africains font partie du Top 10 de l’origine des étudiants étrangers aussi bien au niveau des écoles d’ingénieurs que de commerce françaises.

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Évolution par pays d’origine des étudiants étrangers dans les écoles d’ingénieurs en France.

Une situation qui s’explique par plusieurs facteurs: historique (ressortissants issus d’anciennes colonies françaises), linguistique (pays francophones), proximité géographique (notamment pour les pays d’Afrique du Nord, de l’Ouest et centrale), politique (coopération culturelle) et coût des études moins élevés comparativement à ceux des écoles américaines et anglaises.

Au niveau des écoles d’ingénieurs (Polytechnique, CentraleSupelec, Mines-Ponts…) qui comptent 32.000 étudiants étrangers, on note une forte présence des étudiants africains.

En effet, les ressortissants des pays d’Afrique du Nord et du Moyen-Orient dont les Maghrébins (36%) et d’Afrique subsaharienne (24%) sont majoritaires dans ces établissements. Ainsi, dans le Top 10 de l’origine des étudiants étrangers on compte six pays africains: Maroc, Cameroun, Tunisie, Sénégal, Algérie et Côte d’Ivoire. Ces six pays africains concentrent 43,14% des effectifs de ces écoles.

Le Maroc est le pays le plus représenté au sein des écoles françaises d’ingénieurs avec 6.035 étudiants, soit 19% des effectifs totaux. En clair, près d’un étudiant étranger sur cinq d’une école d’ingénieurs est Marocain.

Outre sa domination quantitative, le Maroc brille aussi par la forte présence de ses étudiants dans les écoles françaises les plus prestigieuses dont Polytechnique, Centrale de Paris, Mines et Ponts, Supelec…). Une donnée qui s’explique par la qualité de l’enseignement dans les lycées et écoles d’excellence marocains. A titre d’exemple, pour l’année 2024-2025, le Maroc compte 24 élèves retenus pour intégrer l’École Polytechnique, de loin la première nation étrangère au sein de cette institution française.

Loin derrière le Maroc, arrive la Chine avec seulement 2.630 étudiants admis dans les grandes écoles d’ingénieries françaises, soit 8% des effectifs, devançant le Cameroun (3e avec 2059 étudiants). Celui-ci affiche tout de même une forte progression sur un an de 17% et une forte évolution du nombre de ses étudiants inscrits dans les écoles d’ingénieries de 123% au cours des 5 dernières années.

Derrière, il y a la Tunisie (4e avec 1845), le Sénégal (7e avec 1156), l’Algérie (8e avec 1059) et la Côte d’Ivoire (10e avec 826). A noter que ce dernier pays est celui qui a enregistré la plus forte progression d’étudiants étrangers dans les écoles d’ingénieurs en France avec une hausse de 154% sur cinq ans.

En ce qui concerne les écoles de commerce, on en compte 62.643 étudiants étrangers. Les 10 pays les plus représentés dans ces écoles concentrent 38.378 étudiants soit 61,26% des étudiants fréquentant ces écoles prestigieuses dont HEC, Essec Business School, ESCP Business School, Edhec, Grenoble Ecole de Management, Kedge Business School, Skema Business School…

Les effectifs des étudiants étrangers des écoles de commerce ont connu une croissance rapide avec une progression de 70% sur les cinq dernières années.

Dans ces écoles, ce sont les Chinois qui se hissent au sommet avec 9.130 étudiants, soit 15% de l’effectif total. Juste derrière, suit le Maroc avec 8.403 étudiants présents dans les écoles de commerce françaises, soit 13% de l’effectif total. Un volume en hausse de 4% par rapport à l’année universitaire précédente et 65% sur les 5 dernières années.

Les autres pays africains dont les étudiants sont fortement représentés sont le Cameroun (5e avec 2.761 étudiants), la Côte d’Ivoire (6e avec 2.747), l’Algérie (7e avec 2.234), la Tunisie (8e avec 1.597) et le Sénégal (9e avec 1.547).

Ainsi, si les étudiants marocains sont les plus représentés dans les écoles d’ingénieurs et de commerce en France avec un total de 14.438 étudiants (33,30%), c’est le Cameroun qui détient le taux le plus élevé d’étudiants inscrits dans ces écoles avec 4.820 étudiants sur un total de 10.880, soit 44,30%.

Enfin, rappelons que durant l’année universitaire 2023-2024, la France accueillait 419.694 étudiants étrangers dans ses universités, écoles d’ingénieurs et de commerce, écoles d’art et d’architecture et des lycées. Le Maroc est le pays le plus représenté avec 43.354 étudiants, devant l’Algérie (34.269 étudiants), la Chine (27.123), l’Italie (21.123) et le Sénégal (16.955).

Par Moussa Diop

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14 août 2025 0 comments
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