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Category:

Monde

À la UneMonde

Un séisme frappe le sud du Mexique sans faire de dégâts, l’alerte tsunami levée

by admin9775 19 juillet 2026
written by admin9775

Un séisme de magnitude 7,3, suivi d’une réplique de 5,3 a frappé vendredi le sud du Mexique à sa frontière avec le Guatemala, selon l’institut géologique américain USGS. La secousse, qui s’est produite au large dans le Pacifique et à 15 km de profondeur, n’aurait pas fait de dégâts majeurs.

Un tremblement de terre de magnitude 7,3 a frappé sans faire de dégâts majeurs ni de victimes vendredi 17 juillet le sud du Mexique à sa frontière avec le Guatemala, a annoncé l’Institut géologique américain USGS, déclenchant une alerte au tsunami qui a depuis été levée.

Le séisme, qui s’est produit au large dans le Pacifique et à 15 km de profondeur, a été enregistré à 9 h 48 heure locale (14 h 48 GMT) à une cinquantaine de kilomètres de la ville de Tapachula, dans l’État du Chiapas. Plusieurs répliques de magnitude 5 ont été enregistrées.

Peu après, l’Agence américaine d’observation océanique et atmosphérique (NOAA), a émis une alerte au tsunami qui moins de trois heures après a été levée.

La population avait été appelée à s’éloigner des rivages de la partie méridionale des côtes du Mexique sur le Pacifique et, au Chiapas, les autorités locales de la protection civile avaient mis en garde sur des variations du niveau de la mer d’un peu plus d’un mètre.

La secousse a été ressentie dans l’État voisin d’Oaxaca, ainsi qu’au Guatemala et au Salvador, ont constaté des journalistes de l’AFP.

La présidente mexicaine Claudia Sheinbaum a dit sur X que, selon les gouvernements locaux, « aucun dégât majeur » n’avait « pour l’heure été signalé » mais que « les protocoles » avaient été activés.

« Les autorités des différents niveaux de gouvernement effectuent des constatations sur le terrain pour évaluer d’éventuels dommages structurels et coordonner les mesures préventives », a-t-elle ajouté.

Dégâts mineurs et journée de travail suspendue 

« Il n’y a pas de dommages graves », a affirmé pour sa part le secrétaire mexicain à la Marine, Raymundo Morales.

À Tuxtla Gutiérrez, la capitale de l’État du Chiapas, quelques scènes de panique ont été observées dans ses rares immeubles de grande hauteur, a constaté une journaliste de l’AFP sur place.

« On se sent horriblement mal là-haut », a déclaré à l’AFP Araceli Sánchez, une employée du gouvernement qui se trouvait dans un bâtiment de 15 étages. « Il y a des gens qui ont pleuré », a-t-elle ajouté, la voix tremblante, après être descendue par les escaliers de secours.

Le gouvernement du Chiapas, qui a fait état de dégâts matériels mineurs dans deux municipalités, a suspendu la journée de travail.

Dans la capitale du Guatemala, l’intensité du séisme a entraîné l’évacuation de plusieurs bâtiments et les cours ont été suspendus, a constaté l’AFP.

Le Mexique et l’Amérique centrale se situent à la jonction de plusieurs plaques tectoniques dont les mouvements font de la région l’une des plus sismiques du monde.

AFP

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À la UneMonde

Royaume-Uni: Andy Burnham confirmé à la tête du Labour avant de devenir Premier ministre

by admin9775 17 juillet 2026
written by admin9775

Andy Burnham a été intronisé vendredi 17 juillet à la tête du Parti travailliste, s’engageant à « redonner espoir » aux Britanniques. Il devrait être automatiquement confirmé lundi 20 juillet à Downing Street, où il va succéder à Keir Starmer au poste de Premier ministre.

L’ancien maire du Grand Manchester, l’une des personnalités politiques les plus populaires du pays, était le seul candidat à se présenter pour succéder à Keir Starmer, qui a annoncé son départ le 22 juin. Andy Burnham, 56 ans, a obtenu le soutien d’environ 95 % des 403 députés travaillistes, ainsi que celui des 11 syndicats affiliés au parti.

Lors de son premier discours en tant que leader dans les locaux de la confédération syndicale TUC à Londres, où il est apparu souriant et détendu, il a promis aux électeurs d’emprunter « une nouvelle voie, différente de celle que nous suivons depuis 40 ans », avec « une économie et un pays qui fonctionnent pour tous ses habitants et tous ses territoires ».

Andy Burnham a promis de « redonner espoir » et d’incarner un parti « authentiquement » travailliste : « Nous n’allons pas essayer d’être plus verts que les Verts, ni d’être encore plus Reform que Reform UK », a-t-il déclaré, faisant référence au parti anti-immigration de Nigel Farage.

Le Labour, arrivé au pouvoir pour un mandat de cinq ans lors des législatives de 2024 après 14 ans de gouvernements conservateurs, est le parti majoritaire au Parlement. Son chef devient automatiquement Premier ministre, sans qu’il y ait besoin de nouvelles élections.

Les travaillistes espèrent qu’Andy Burnham, homme charismatique et habile communicant, parviendra à barrer la route à Reform UK, en tête des sondages pour les prochaines élections législatives prévues en 2029.

Le nouveau chef du Labour va présenter des propositions autour d’un renouveau économique, promettant notamment la réindustrialisation. Le Royaume-Uni a pris « une série de mauvaises décisions dans les années 1980 », lorsque « le pouvoir politique a été centralisé et le pouvoir économique privatisé », a-t-il déclaré.

Le « roi du Nord »

Lundi, après avoir rencontré le roi Charles III, il deviendra le septième Premier ministre britannique en dix ans, signe d’une forte instabilité politique dans le pays. Il succède à Keir Starmer, devenu Premier ministre il y a deux ans après la victoire écrasante des travaillistes aux législatives, mais qui est rapidement devenu impopulaire après des faux pas et des revirements.

L’élection d’Andy Burnham comme député le 18 juin dans la circonscription de Makerfield, dans le nord de l’Angleterre, a ouvert la voie vers Downing Street au « roi du Nord », comme il est surnommé.

Après deux échecs pour prendre la tête du parti travailliste – en 2010 et 2015 – Andy Burnham avait quitté Londres pour retourner dans le Nord, dont il est originaire. Il a été élu maire du Grand Manchester en 2017. À la tête de cet ancien bastion industriel qui a connu un renouveau économique, il est devenu populaire, s’attaquant régulièrement au gouvernement à Londres.

Gouvernement annoncé lundi

« Nous reprendrons le pouvoir à Westminster et Whitehall (le quartier des ministères, NDLR) pour le redonner à l’endroit où vous vivez », a-t-il promis vendredi en référence à sa future politique de décentralisation, qu’il n’a pas encore détaillée.

Il devra cependant composer avec les mêmes défis que Keir Starmer, au premier rang desquels une croissance atone et des finances publiques sous pression, sur fond de lourd endettement.

Pour le politologue Tony Travers, interrogé par l’AFP, « le principal défi auquel Andy Burnham est confronté consiste à donner aux Britanniques le sentiment qu’il a un projet, et qu’il s’agit d’un projet optimiste, capable de générer de la croissance et d’apporter le changement ».

Le futur Premier ministre et ses partisans sont pour l’instant « restés assez vagues », et il va devoir rapidement « présenter un programme concret et des mesures que les gens comprennent », a-t-il ajouté.

Les rumeurs se multiplient sur sa future équipe gouvernementale. Selon plusieurs médias britanniques, l’actuelle ministre de l’Intérieur Shabana Mahmood pourrait devenir la ministre des Finances de celui qui s’est encore qualifié vendredi de dirigeant « favorable aux entreprises ». Son gouvernement devrait être annoncé lundi.

RFI

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AfriqueMonde

La Russie accuse l’Ukraine de soutenir le M23, sans présenter de preuves

by admin9775 14 juillet 2026
written by admin9775

La Russie affirme que des ressortissants ukrainiens soutiendraient la rébellion de l’AFC/M23 dans l’est de la République démocratique du Congo. Une accusation formulée ces dernières semaines par Moscou, mais qui n’est, à ce stade, étayée par aucune preuve publique.

Lors d’une conférence de presse tenue le 10 juillet à Bujumbura, le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a déclaré que les autorités congolaises et le Burundi faisaient face à une agression menée par le M23, soutenu par des représentants étrangers, « parmi lesquels figurent également des Ukrainiens ». Le chef de la diplomatie russe n’a toutefois fourni aucun élément permettant d’étayer cette affirmation.

Quelques jours auparavant, le 26 juin, devant le Conseil de sécurité des Nations unies, la représentante permanente adjointe de la Russie, Anna Evstigneeva, avait adopté un ton plus nuancé. Elle s’était dite préoccupée par des informations faisant état de la présence de « mercenaires étrangers, y compris ceux ayant acquis une expérience de combat en Ukraine », employés comme instructeurs ou opérateurs de drones. Contrairement aux déclarations de Sergueï Lavrov, cette intervention ne faisait pas explicitement état d’une implication de l’État ukrainien ni de ressortissants ukrainiens.

Kiev et l’AFC/M23 rejettent les accusations

Le ministère ukrainien des Affaires étrangères a fermement rejeté les accusations russes, les qualifiant de « désinformation du Kremlin » dépourvue de preuves. Kiev affirme au contraire que la Russie contribue à l’instabilité dans la région en soutenant des groupes armés en violation des sanctions internationales.

De son côté, l’AFC/M23 a également démenti toute présence de ressortissants ukrainiens au sein de ses rangs.

Le gouvernement congolais, interrogé sur ces accusations, s’est limité à rappeler les relations diplomatiques qu’entretiennent Kinshasa et Kiev, sans commenter directement les déclarations de Moscou.

Les enquêtes ne relient pas les drones à l’Ukraine

L’utilisation croissante de drones dans le conflit a alimenté les interrogations sur leur provenance. Plusieurs enquêtes indépendantes ont confirmé la présence d’appareils de fabrication chinoise et turque sur le théâtre des opérations.

Dans son dernier rapport, le Groupe d’experts des Nations unies sur la RDC indique avoir examiné les débris d’un drone kamikaze utilisé lors d’une attaque contre l’aéroport de Kisangani. Les experts y ont identifié des composants provenant de Chine, de Taïwan et de République tchèque, estimant que leur assemblage avait précisément pour objectif de rendre impossible l’identification d’un fournisseur unique. Le même rapport confirme également l’utilisation par l’armée rwandaise de drones Bayraktar TB2 de fabrication turque.

Le centre de recherche américain Critical Threats Project a, pour sa part, évoqué un possible recours par l’AFC/M23 à des drones turcs à longue portée lors de certaines opérations militaires. Toutefois, cette analyse ne remet pas en cause les conclusions techniques des experts de l’ONU.

À ce jour, aucune enquête indépendante, qu’il s’agisse de celles des Nations unies, d’ACLED ou du Critical Threats Project, n’établit de lien entre les drones utilisés dans le conflit et l’Ukraine. Les accusations formulées par Moscou ne sont donc, à ce stade, corroborées par aucun élément rendu public.

Par Pascal Kabeya
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À la UneMonde

Donald Trump menace de « détruire complètement » l’Iran tout en laissant la porte ouverte au dialogue

by admin9775 11 juillet 2026
written by admin9775

La tension reste vive entre les États-Unis et l’Iran, malgré un calme précaire observé ces dernières heures au Moyen-Orient. Le président américain Donald Trump a averti vendredi 10 juillet que son pays « décimerait et détruirait complètement » l’Iran si Téhéran tentait de l’assassiner, tout en affirmant être disposé à poursuivre les discussions pour mettre fin aux hostilités.

Ces déclarations interviennent après une nouvelle semaine d’escalade militaire marquée par des échanges de frappes entre Washington et Téhéran, les plus importantes depuis la signature, à la mi-juin, d’un protocole d’accord de cessez-le-feu. Selon le ministère iranien de la Santé, les bombardements américains ont fait 14 morts et 78 blessés en Iran.

Téhéran affirme avoir respecté ses engagements

Les autorités iraniennes ont assuré samedi avoir « tenu parole » vis-à-vis des États-Unis depuis la conclusion du protocole d’accord. Toutefois, Donald Trump estime que le cessez-le-feu est désormais caduc, même s’il affirme privilégier une solution négociée pour mettre un terme au conflit.

De son côté, Téhéran a averti qu’il riposterait à toute nouvelle attaque contre ses infrastructures stratégiques, y compris en visant Israël si nécessaire.

Selon plusieurs médias américains, dont CNN, l’administration Trump continue de privilégier la voie diplomatique, tout en préparant d’éventuelles nouvelles opérations militaires si les négociations venaient à échouer.

Le détroit d’Ormuz sous haute surveillance

Sur le plan économique, les tensions continuent d’affecter le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz, passage stratégique pour le commerce mondial du pétrole. Depuis le 8 juillet, la circulation des navires y a fortement diminué.

Le président du Parlement iranien et principal négociateur avec Washington, Mohammad Bagher Ghalibaf, a déclaré que le détroit ne resterait ouvert qu’« selon les modalités définies par l’Iran et non sous la pression des menaces américaines », laissant planer l’incertitude sur la sécurité de cette voie maritime essentielle.

Une explosion près de Téhéran attribuée à une destruction contrôlée de munitions

Par ailleurs, une explosion entendue samedi dans l’est de la province de Téhéran a suscité des interrogations. Les médias d’État iraniens ont indiqué qu’il s’agissait d’une opération contrôlée de destruction de munitions qui étaient destinées à être utilisées dans la guerre contre Israël et les États-Unis.

Selon un responsable local cité par ces médias, cette opération ne présentait aucun danger pour la population et aucun incident n’a été signalé. Plus tôt dans la journée, des habitants de Pakdasht et Qiyamdasht avaient rapporté avoir entendu une forte détonation, alimentant les spéculations avant les précisions fournies par les autorités.

Malgré l’accalmie relative observée sur le terrain, les déclarations des deux camps montrent que la crise demeure extrêmement fragile. Si Washington et Téhéran affichent encore leur volonté de poursuivre les discussions, les menaces réciproques et les préparatifs militaires illustrent la persistance d’un risque élevé de nouvelle escalade dans la région.

Par Marius Bopenga
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À la UneMonde

Les États-Unis frappent de nouveau l’Iran, Trump promet une riposte « encore plus forte » en cas d’escalade

by admin9775 9 juillet 2026
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Les États-Unis ont lancé, dans la nuit de mercredi à jeudi, une nouvelle série de frappes contre plusieurs sites iraniens, en réponse à des attaques attribuées à l’Iran contre des navires dans le détroit d’Ormuz, marquant une nouvelle escalade des tensions entre Washington et Téhéran.

Selon des responsables américains, plus de 80 cibles auraient été visées lors de cette opération, présentée comme une riposte aux tirs qui auraient ciblé trois navires dans le Golfe. D’après l’agence Reuters, ces frappes seraient plus importantes que celles menées la veille.

Le président américain Donald Trump avait annoncé quelques heures auparavant que les États-Unis frapperaient « fort » dans la nuit, tout en affirmant que ces nouveaux affrontements prendraient fin « très rapidement ». Après le lancement des opérations, il a averti sur son réseau Truth Social que toute nouvelle attaque iranienne entraînerait une réponse encore plus sévère.

L’Iran promet une réponse « décisive »

Téhéran a dénoncé les frappes américaines et annoncé avoir mené des attaques contre des bases militaires américaines situées au Koweït et à Bahreïn, sans qu’un bilan officiel n’ait été communiqué dans l’immédiat.

Le conseiller militaire du Guide suprême iranien, Mohsen Rezaei, a également adressé un message de fermeté sur les réseaux sociaux, déclarant que « l’ennemi agresseur et ses complices seront sévèrement punis ».

Selon les médias iraniens, plusieurs explosions ont été enregistrées dans les régions de Bandar Abbas, Sirik, Jask et Chabahar. Les autorités iraniennes indiquent que des installations portuaires, notamment des jetées et une tour de contrôle maritime, ont été touchées. En revanche, elles affirment que la centrale nucléaire de Bouchehr n’a subi aucun dommage.

Trump annonce une ouverture envers l’Ukraine

Parallèlement à cette crise au Moyen-Orient, Donald Trump a rencontré le président ukrainien Volodymyr Zelensky en marge du sommet de l’OTAN à Ankara.

À l’issue de leur entretien, le président américain a annoncé son intention d’autoriser l’Ukraine à produire sous licence des missiles Patriot, essentiels à la défense antiaérienne ukrainienne contre les missiles balistiques russes.

« Nous allons vous donner une licence pour fabriquer des Patriot », a déclaré Donald Trump, tout en reconnaissant que cette mesure ne répondrait pas aux besoins immédiats de Kiev.

Le président ukrainien a salué cette annonce et indiqué que ses équipes poursuivraient rapidement les discussions avec leurs homologues américains.

L’OTAN réaffirme son soutien à Kiev

Le sommet de l’OTAN s’est achevé par une déclaration commune dans laquelle les 32 États membres réaffirment leur « soutien indéfectible » à l’Ukraine face à l’agression russe.

Sur le terrain, les autorités ukrainiennes continuent d’alerter sur l’intensification des frappes russes, notamment contre Kiev, où une nouvelle attaque a fait plusieurs victimes mercredi.

Ces développements illustrent un contexte international marqué par deux crises majeures : la poursuite de la guerre en Ukraine et une montée des tensions militaires entre les États-Unis et l’Iran, faisant craindre un élargissement des foyers d’instabilité à l’échelle régionale et internationale.

Par Pascal Kabeya
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À la UneMonde

Condamnée mais éligible, Marine Le Pen candidate à l’élection présidentielle de 2027

by admin9775 8 juillet 2026
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La dirigeante du Rassemblement national (RN), Marine Le Pen, a confirmé mardi 7 juillet sa candidature à l’élection présidentielle française de 2027, quelques heures après sa condamnation en appel dans l’affaire des assistants parlementaires du Parlement européen.

Invitée du journal de TF1, la cheffe de file du RN a annoncé qu’elle briguerait l’Élysée et a indiqué que Jordan Bardella occuperait le poste de Premier ministre en cas de victoire.

Quelques heures plus tôt, la cour d’appel l’avait condamnée à trois ans d’emprisonnement, dont un an sous bracelet électronique, dans cette affaire de détournement de fonds liés aux assistants parlementaires du parti. Elle a également été condamnée à 15 mois d’inéligibilité ferme, une peine déjà purgée à la suite de l’exécution immédiate de la condamnation prononcée en première instance, ce qui lui permet, en l’état, de demeurer éligible pour le scrutin présidentiel de 2027.

Marine Le Pen a toutefois annoncé son intention de se pourvoir en cassation et a réaffirmé qu’elle entendait mener sa campagne sans être soumise au port d’un bracelet électronique.

« Quand on est candidat à l’élection présidentielle, il faut être totalement libre de ses mouvements, et ce n’est pas le cas lorsqu’on porte un bracelet électronique », a-t-elle déclaré.

L’affaire concernait également dix autres responsables du Rassemblement national, jugés aux côtés de Marine Le Pen et condamnés en appel.

En première instance, l’ancienne candidate à l’Élysée avait écopé d’une peine de quatre ans de prison, dont deux ans sous bracelet électronique, ainsi que de cinq ans d’inéligibilité avec exécution provisoire, pour détournement de fonds publics au préjudice du Parlement européen. La décision rendue en appel a réduit ces sanctions, lui permettant de conserver la possibilité de se présenter à la prochaine élection présidentielle.

Finaliste des élections présidentielles de 2017 et 2022, Marine Le Pen demeure l’une des principales figures de l’opposition en France. Portée par la progression électorale du Rassemblement national et la stratégie de « dédiabolisation » engagée depuis plusieurs années, elle apparaît régulièrement parmi les favoris des enquêtes d’opinion en vue de l’échéance présidentielle de 2027.

Par Marius Bopenga
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À la UneMonde

JD Vance réaffirme la position de Washington : priorité aux négociations pour mettre fin à la guerre en Ukraine

by admin9775 6 juillet 2026
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Le vice-président américain JD Vance a réaffirmé la ligne de l’administration américaine concernant le conflit en Ukraine, estimant qu’une victoire militaire totale de Kyiv contre la Russie demeure peu probable et que la priorité doit désormais être la recherche d’un règlement négocié.

Selon lui, malgré les succès remportés par les forces ukrainiennes et les pertes importantes infligées à l’armée russe depuis le début du conflit, la situation militaire reste largement figée, aucun des deux camps n’étant en mesure d’obtenir une victoire décisive sur le terrain.

Dans ce contexte, JD Vance a indiqué que l’objectif des États-Unis n’était pas de poursuivre indéfiniment une logique d’escalade militaire, mais de favoriser les conditions d’un accord de paix.

S’adressant aux autorités ukrainiennes, il a souligné que la stratégie américaine vise avant tout à parvenir à une solution négociée, plutôt qu’à rechercher une défaite totale de la Russie.

Parallèlement, le vice-président américain a adressé un avertissement à Moscou. Il a affirmé qu’un refus de s’engager dans un processus de paix exposerait la Russie à un renforcement des sanctions économiques ainsi qu’au maintien de la pression exercée par les États-Unis et leurs alliés.

Cette déclaration confirme l’orientation actuelle de Washington, qui continue de soutenir l’Ukraine tout en privilégiant une issue diplomatique au conflit, estimant que la stabilité durable passera par des négociations plutôt que par une victoire militaire complète de l’un ou l’autre camp.

Par Pascal Kabeya
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Monde

Sabotage des gazoducs Nord Stream : un ancien officier ukrainien devant la justice allemande

by admin9775 4 juillet 2026
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Un ancien officier ukrainien, identifié par la justice allemande sous le nom de Serhii K., est accusé d’avoir participé au sabotage des gazoducs Nord Stream 1 et Nord Stream 2, survenu en septembre 2022 en mer Baltique.

Selon le parquet fédéral allemand, l’ancien militaire aurait fait partie d’un commando qui aurait loué un voilier en Allemagne avant de se rendre à proximité de l’île danoise de Bornholm, où des charges explosives auraient été placées sur les conduites sous-marines.

Au moment des faits, Nord Stream 2 n’était pas encore entré en exploitation, tandis que Nord Stream 1 constituait, avant l’invasion russe de l’Ukraine en 2022, l’une des principales voies d’approvisionnement en gaz naturel de l’Allemagne, couvrant près de la moitié de ses besoins annuels.

Le parquet évoque un objectif stratégique

Les enquêteurs allemands estiment que l’opération visait à interrompre durablement les livraisons de gaz russe vers l’Europe, en détruisant une infrastructure énergétique majeure.

Arrêté le 21 août 2025 en Italie, Serhii K. a été extradé vers Allemagne en septembre de la même année afin d’y être poursuivi.

Moscou dénonce un « acte terroriste »

À la suite des développements de l’enquête allemande, le Kremlin a estimé que les éléments réunis par la justice démontraient une implication ukrainienne dans ce qu’il qualifie d’« acte terroriste » contre une infrastructure critique européenne.

Le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov, a déclaré que ces informations devraient être prises en compte par les États membres de l’Union européenne dans leurs discussions sur le renforcement des relations avec Ukraine et sur une éventuelle adhésion de Kiev à l’Union européenne.

Kiev reste prudent

Interrogé sur cette affaire, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a indiqué ne pas disposer, à ce stade, de suffisamment d’éléments pour commenter en détail les accusations portées par la justice allemande.

Le sabotage des gazoducs Nord Stream demeure l’une des affaires les plus sensibles liées aux conséquences géopolitiques de la guerre en Ukraine. L’enquête allemande se poursuit afin de déterminer les responsabilités individuelles et les éventuelles implications étatiques dans cette opération.

Par Pascal Kabeya
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À la UneMonde

250 ans des États-Unis: Donald Trump au Mont Rushmore pour lancer les festivités

by admin9775 4 juillet 2026
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Les festivités marquant le 250ᵉ anniversaire de l’indépendance américaine se sont intensifiées à travers les États-Unis ce vendredi à la veille du 4 juillet. Donald Trump a lancé les célébrations au pied du Mont Rushmore.

La Statue de la Liberté est au centre, pour la première fois de son histoire, d’un spectacle musical et visuel créé à l’initiative de la France pour célébrer les 250 ans des États-Unis, qui sera diffusé vendredi soir sur les chaînes du groupe Disney. Le DJ et producteur français Michael Canitrot a concocté ce show d’une quinzaine de minutes, destiné à mettre en valeur la célébrissime statue offerte par la France il y a 140 ans et qui trône dans la baie de New York. Il sera diffusé en France dimanche sur la chaîne France 2.

Le spectacle à New York a notamment nécessité l’autorisation spéciale du Service des parcs nationaux, puissante administration fédérale qui gère de nombreux monuments, au terme d’une discussion qui a duré plusieurs mois entre les autorités américaines et françaises.

À l’origine du projet, le consul général de France à New York, Cédrik Fouriscot, qui considère ce spectacle comme l’illustration de « l’importance des alliances ». Dans un contexte de « tensions géopolitiques fortes », quand « la France et les États-Unis sont ensemble et créent des choses ensemble, comme la Statue de la Liberté ou comme ce show, ça peut devenir inoubliable », a-t-il soutenu.

Rythmé par de la musique techno, avec des jeux de lasers semblant mettre en mouvement la statue, il avait été enregistré mercredi soir devant quelque 250 invités, dont le ministre américain des Finances Scott Bessent et le patron de la banque JPMorgan Chase, Jamie Dimon. Peu avant, la Patrouille de France (PAF) a survolé le monument pour déployer des fumigènes aux couleurs du drapeau tricolore. En mission aux États-Unis depuis plusieurs semaines, la PAF doit rentrer en France le 5 juillet, au lendemain de la fête nationale américaine.

Pour le 250e anniversaire des États-Unis, le maire de New York prononce un discours ouvert aux migrants

Le maire de New York, Zohran Mamdani a prononcé un discours en vidéo pour les 250 ans des États-Unis, entouré de citoyens récemment naturalisés de New York, une métropole d’environ neuf millions d’habitants où l’on parle plus de 200 langues différentes.

Le maire lui-même est un citoyen naturalisé depuis 2018. Il a exhorté son auditoire à rejeter ces forces « puissantes » qui prônent un pays où « la liberté n’est accordée qu’à une poignée d’élus et où tous ne naissent pas égaux ». « Pour eux, l’Amérique s’amoindrit à mesure qu’elle accueille de nouvelles personnes. L’Amérique, vous diront-ils, n’appartient qu’à ceux qui ont le bon accent ou la bonne couleur de peau », a déclaré Zohran Mamdani.

Donald Trump transforme la fête nationale en démonstration politique

Depuis un an, le président américain fait tout pour que les célébrations soient surtout à propos de lui. Protégé par une vitre pare-balles, Donald Trump a fait un discours au Mont Rushmore devant les visages gravés dans la pierre de quatre de ses prédécesseurs : Washington, Jefferson, Lincoln et Roosevelt, rapporte notre correspondant à New York, Gwendal Lavina. En 2017, il avait dit qu’il aimerait bien y être ajouté. La Maison Blanche affirmait très sérieusement ce vendredi « qu’il n’y aurait pas de meilleure option possible ».

Le président a vanté son action plutôt que de proposer un discours rassembleur, dénonçant une menace communiste résurgente et une offensive contre l’identité américaine. Ce sera probablement pareil ce samedi soir à Washington.

Mais ce n’est pas une surprise : Donald Trump a politisé toutes les festivités pour les 250 ans de l’indépendance. Que ce soient les combats de MMA sur la pelouse de la résidence présidentielle le jour de son anniversaire, la grande foire dans la capitale qui est un échec cuisant en terme de fréquentation ou encore une prière géante pour rechristianiser le pays.

Pour Donald Trump, ces célébrations sont davantage à propos de lui qu’à propos des États-Unis, ce qui fait beaucoup réagir. De nombreux Américains expriment leur scepticisme, voire leur colère, contre le comportement de Donald Trump. Même certains de ses supporters dénoncent un nombrilisme du président, auquel on est pourtant habitués de sa part. Mais pour une fête aussi importante, il faut croire que c’est trop.

Les démocrates sont aussi évidemment en colère et accusent le président d’avoir détourné les célébrations dans son propre intérêt. Les élus au Congrès ont d’ailleurs publié un rapport de 55 pages intitulé « De la vanité à la folie, comment la Maison Blanche a privé les Américains de leur 250ᵉ anniversaire ».

RFI

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À la UneMonde

Ukraine: plusieurs morts dans une «attaque massive» de missiles et de drones sur Kiev

by admin9775 2 juillet 2026
written by admin9775

La capitale ukrainienne a été ciblée par des barrages de missiles et de drones russes qui ont provoqué des incendies et fait au moins dix morts jeudi 2 juillet, après un avertissement de Volodymyr Zelensky sur une attaque « de grande envergure ». Le président ukrainien avait indiqué la veille depuis Dublin qu’il rentrait immédiatement à Kiev à la suite d’informations sur une nouvelle attaque de la Russie en préparation.

Une série de frappes russes sur Kiev a fait au moins treize morts et « au moins 80 blessés » a indiqué ce jeudi le maire de Kiev, Vitali Klitschko. « Durant la nuit, l’ennemi a de nouveau lancé une attaque massive contre la région de Kiev en utilisant des drones d’attaque, des missiles balistiques et des missiles de croisière », a déclaré tôt jeudi Mykola Kalachnyk, responsable de l’administration militaire de la région de Kiev sur Telegram, précisant que cinq districts avaient été touchés. Les trois millions d’habitants de la capitale ukrainienne ont vécu une nuit infernale. Des dizaines de milliers de personnes se sont abritées dans des caves, des parkings souterrains ainsi que dans le métro, rapporte notre correspondante à Kiev, Emmanuelle Chaze.

Des journalistes de l’AFP ont entendu des explosions pendant plusieurs séries d’attaques sur plusieurs heures. Un nuage de fumée s’est élevé après une détonation dans l’hypercentre de la capitale ukrainienne, suivi de flammes et de braises, selon un journaliste présent à Kiev. Des pompiers et des ambulances sont arrivés rapidement sur place. Environ cinquante minutes après la première explosion, ils ont entendu une seconde déflagration près du site de l’impact initial, qui a projeté des débris dans les airs. Dans les rues, les habitants se dirigeaient vers les abris, portant des matelas sous le bras.

« Ne retardez pas les décisions concernant la défense aérienne pour l’Ukraine ! C’est notre principale demande à nos partenaires après une nuit d’horreur à Kiev », a déclaré le chef de la diplomatie ukrainienne Andriï Sybiga. « Une fois de plus, l’ennemi vise délibérément des zones résidentielles et tue des civils », a écrit le responsable de l’administration militaire de Kiev Timour Tkatchenko sur Telegram, les autorités locales ayant fait état d’immeubles résidentiels très endommagés. Il a précisé que 28 sites avaient été touchés par les attaques, « essentiellement des immeubles résidentiels et des infrastructures civiles ». 

Plusieurs bâtiments endommagés

Le maire de la ville, Vitali Klitschko, a indiqué que des frappes avaient endommagé un bâtiment du centre de la capitale qui abritait un poste d’ambulances. « Cinq professionnels de santé ont été blessés dans le district de Chevtchenkivskyï. L’un d’eux, un ambulancier, est dans un état critique », a-t-il détaillé sur Telegram. « Le toit d’un immeuble résidentiel de grande hauteur est en feu » dans un autre district, tandis que des personnes sont prises au piège dans un autre immeuble endommagé de neuf étages, a ajouté le maire. Plusieurs autres incendies se sont déclarés et plus de 570 pompiers sont sur place. Un peu partout dans la capitale, la forte concentration de fumée a rendu l’air irrespirable.

Plus de quatre ans après le début de l’invasion russe de l’Ukraine, la capitale est régulièrement la cible d’attaques aériennes meurtrières et parfois massives. Le 2 juin, une attaque russe massive menée avec 656 drones et 73 missiles a fait 23 morts, dont 16 à Dnipro, dans le centre-est, et sept à Kiev, où une cinquantaine de personnes ont aussi été blessées, selon les autorités.

Kiev a de son côté intensifié ces derniers mois ses frappes sur la Russie et les territoires occupés par Moscou, alors que les négociations sous médiation américaine pour mettre fin à la guerre sont à l’arrêt. Le 18 juin, une attaque ukrainienne massive a fait 17 blessés et touché une raffinerie majeure de Moscou, provoquant des explosions et un incendie spectaculaires.

rfi

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