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Category:

Monde

À la UneMonde

Présidentielle américaine: Harris s’impose face à Trump lors d’un âpre débat qui a opposé deux visions de l’Amérique

by admin9775 11 septembre 2024
written by admin9775

À moins de deux mois de l’élection présidentielle américaine, les deux candidats Kamala Harris et Donald Trump se sont retrouvés face à face pour un débat télévisé. Une joute verbale offensive durant laquelle deux visions bien différentes de l’Amérique se sont opposées.

Au cours d’un débat télévisé aux enjeux conséquents pour la présidentielle américaine et le pays, Kamala Harris et Donald Trump ont durement ferraillé, s’accusant mutuellement de mentir et opposant leurs visions opposées de l’Amérique à moins de deux mois d’une élection présidentielle d’ores et déjà historique.

Ce fut la première rencontre entre la Démocrate et le Républicain qui briguent la présidence des États-Unis et ce ne fut pas une des plus cordiales. Même si les deux candidats se sont serrés la main au départ de ce débat, très vite, le ton est monté.

« Le taux de chômage le plus important depuis la Grande Dépression »

Dès les premières prises de parole, notamment sur l’économie, les deux candidats se sont écharpés sur la situation économique du pays. « Donald Trump nous a laissé le taux de chômage le plus important depuis la Grande Dépression », a déclaré la vice-présidente démocrate à propos du mandat de l’ancien président républicain de janvier 2017 à janvier 2021, estimant que ce que l’administration Biden a fait durant son mandat, « c’est nettoyer le bazar qu’a mis Donald Trump ». S’adressant au peuple américain, elle a déclaré que « Donald Trump n’a aucun projet pour vous ».

De son côté, l’ancien président américain a choisi l’inflation pour porter les premiers coups. Selon lui, la persistance de l’inflation sous l’administration du président démocrate Joe Biden est un « désastre » pour la population. Avant de basculer rapidement sur son principal thème de campagne, l’immigration, Trump a avancé être le seul à pouvoir faire face à la Chine contrairement à son adversaire, une « marxiste ».

Immigration et fausses informations

Et c’est l’air grave, le visage fermé et le regard braqué vers la caméra, sans jamais regarder son adversaire, que Donald Trump a accusé sa rivale de vouloir « ouvrir les vannes de l’immigration ». Selon lui, la politique migratoire de sa rivale provoquera une « troisième guerre mondiale ».

Et comme à son habitude, l’ex-président n’a pas hésité à user de fausses informations pour faire valoir son point de vue. Ainsi, il a repris l’accusation mensongère de son camp selon laquelle des migrants haïtiens mangent « des chats et des chiens » dans une ville de l’Ohio (nord-est). « À Springfield, […] ils mangent les animaux de compagnie des habitants. C’est ce qui se passe dans notre pays », a déclaré le candidat républicain. Répondant à ces fausses informations, Kamala Harris a parfois eu du mal à réprimer un sourire moqueur.

La vice-présidente a, elle, attaqué sur tous les points faibles de son adversaire, à commencer par l’avortement. Là aussi, Trump a répondu par des infox, accusant sa rivale démocrate de vouloir légaliser les avortements jusqu’au neuvième mois de grossesse et même d’autoriser « l’exécution des bébés après la naissance ». 

Kamala Harris a de son côté avancé que Trump était à l’origine du renversement de Roe v. Wade : « Trump interdit l’avortement sans exception, même en cas de viol ou d’inceste, ce qui signifie qu’une survivante d’un crime, d’une violation de son corps, n’a pas le droit de prendre une décision sur ce qu’il adviendra de son corps ». Et d’ajouter : « C’est immoral. Les Américains ne veulent pas de ça. »

« Si Donald Trump était président, Poutine serait assis à Kiev »

Et si leurs visions de ce que doivent être les États-Unis sont aux antipotes l’une de l’autre, les deux candidats ne s’entendent pas non plus sur la politique internationale américaine. Interrogés sur le conflit entre le Hamas et Israël qui a déjà fait des dizaines de milliers de morts en moins d’un an, Donald Trump a répondu que s’il tenait les rênes du pays, les conflits en Ukraine et en Israël n’auraient jamais eu lieu et a attaqué frontalement Kamala Harris qu’il a accusé de « détester Israël ». 

Il a aussi estimé que si Harris arrivait pouvoir, cela serait une « menace pour la démocratie » et « Israël disparaîtrait en deux ans ». Kamala Harris, elle, s’est contenté du discours américain répété depuis des mois en déplorant le bilan humain du conflit, appelant à un cessez-le-feu et à la libération des otages tout en rappelant le droit d’Israël à se défendre.

C’est sur le dossier de la guerre en Ukraine que le président américain s’est montré davantage impliqué. « Je connais très bien Zelensky et je connais très bien Poutine. J’ai une bonne relation avec eux. Ils me respectent. C’est une guerre qui doit être réglée. Je la réglerai avant même de devenir président. Si je gagne, quand je suis président élu. Et ce que je ferai, c’est que je parlerai à l’un, je parlerai à l’autre. Je les réunirai. », a-t-il dit. En revanche, « ils ne respectent pas Biden », a-t-il estimé, provoquant ainsi l’ire de Kamala insistant sur le fait qu’aujourd’hui, « c’est elle qu’il doit affronter ». 

« Si Donald Trump était président, Poutine serait assis à Kiev en ce moment-même et comprenez ce que cela signifierait, parce que l’agenda de Poutine ne concerne pas seulement l’Ukraine », a-t-elle mis en garde.

RFI via CONGO PUB Online

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À la UneMonde

États-Unis: l’ex-vice-président Dick Cheney apporte son soutien à Kamala Harris, un exemple des républicains contre Donald Trump

by admin9775 8 septembre 2024
written by admin9775

Une bonne nouvelle pour la candidate démocrate à l’élection présidentielle américaine. Kamala Harris, candidate démocrate à la présidence américaine, a reçu vendredi 6 septembre un soutien notable : celui de Dick Cheney, ancien vice-président républicain sous George W. Bush (2001-2009). Connu pour ses positions ultra-conservatrices, l’homme de 83 ans n’hésite pas à qualifier Donald Trump de « plus grande menace » pour la démocratie dans l’histoire politique des États-Unis.

L’annonce tombe au bon moment pour Kamala Harris. À deux mois du scrutin de l’élection américaine de novembre, elle cherche justement à élargir son électorat vers les républicains anti-Donald Trump. Avec le ralliement de Dick Cheney, ancien numéro 2 de la Maison blanche, la candidate démocrate obtient un soutien de poids.

Il y a quelques jours, la fille de Dick Cheney avait, elle aussi, déclaré voter pour Kamala Harris. Comme son père, l’ancienne députée républicaine Liz Cheney considère Donald Trump comme une menace pour la démocratie, notamment depuis l’assaut contre le Capitole en janvier 2021.

L’équipe de campagne de Kamala Harris s’est aussitôt félicitée du choix de Dick Cheney. La candidate démocrate, elle, n’a pas fait de commentaires, sachant que pour beaucoup de ses sympathisants, l’ancien faucon de l’administration Bush n’est pas une personne fréquentable.

Pour l’instant, d’autres figures républicaines comme l’ancien président George W. Bush ou le sénateur Mitt Romney ont manifesté leur vive opposition à Donald Trump, sans pour autant déclarer officiellement leur soutien à Kamala Harris. Donald Trump, quant à lui, a tenté de minimiser le ralliement de Dick Cheney à son adversaire, qualifiant l’ex-vice-président de « dinosaure sans intérêt ».

RFI via CONGO PUB Online

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À la UneMonde

En direct : début de la manifestation à Paris contre le « coup de force » d’Emmanuel Macron

by Sam's Londele 7 septembre 2024
written by Sam's Londele

La manifestation contre la nomination de Michel Barnier au poste de Premier ministre a débuté place de la Bastille à Paris. Des rassemblements sont organisés dans des dizaines de ville à travers le pays à l’appel de LFI et d’organisations de jeunesse pour protester contre le « coup de force » du président Macron, qui a nommé un homme politique de droite alors que la coalition de gauche du Nouveau Front Populaire était arrivée en tête des législatives anticipées.

  •  Après le refus d’Emmanuel Macron de nommer Lucie Castets, candidate du Nouveau Front Populaire (NFP) à Matignon, la France insoumise (LFI) et plusieurs organisations syndicales étudiantes ont appelé à « une grande manifestation contre le coup de force » du président le 7 septembre.
  • Les organisateurs annoncent « 150 points de mobilisation à travers la France », à commencer par Paris où rendez-vous est donné à 14H00 place de la Bastille. Le patron du parti communiste Fabien Roussel y sera aussi, tandis que la cheffe des Ecologistes Marine Tondelier défilera à Lille.
  • De son côté, le nouveau Premier ministre Michel Barnier, a rencontré la présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet.
  • Il effectuera samedi après-midi son premier déplacement en tant que Premier ministre dans un hôpital parisien, « à l’écoute » des soignants et du personnel hospitalier, a annoncé son entourage.

FRANCE 24 via CONGO PUB Online

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À la UneMonde

Le RN « dispose de l’épée de Damoclès » avec la nomination de Michel Barnier à la tête du gouvernement

by Sam's Londele 6 septembre 2024
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Avec la nomination à Matignon de Michel Barnier, issu du camp LR, le RN est devenu « le faiseur de roi » de la vie politique française. Aux portes du pouvoir en juin, tenu en échec par le front républicain en juillet, il est parvenu à imposer en septembre à Emmanuel Macron la désignation d’un Premier ministre. En effet, Michel Barnier ne pourra gouverner que si le RN s’abstient de voter la censure contre son gouvernement. Le parti de Marine Le Pen détient la clé de sa survie au cours des prochains mois.

Il est loin le temps du cordon sanitaire des législatives. En juin dernier, un barrage républicain avait écarté le Rassemblement national (RN) de Matignon par un jeu de désistements en cascade ayant permis d’éviter des triangulaires qui auraient été à l’avantage du parti de Jordan Bardella.

Largement en tête au soir du premier tour, le RN n’était finalement pas parvenu à obtenir une majorité relative, prenant toutefois la place de premier parti de France à l’Assemblée avec 126 députés, 142 avec leurs alliés emmenés par Éric Ciotti. Le « bloc » d’extrême droite était cependant distancé par celui du NFP (193 députés), et par le bloc central rassemblant la majorité présidentielle (166 députés). Avec 47 députés, les LR devenus Droite républicaine complétaient le tableau d’une Assemblée nationale totalement inédite.

En trois mois, le parti d’extrême droite qui semblait marginalisé le 7 juillet est parvenu à retourner la situation en attendant son heure. Exclu des intenses tractations politiques qui ont animé l’été, le RN a finalement offert à Emmanuel Macron une porte de sortie à la crise politique qu’il avait provoquée :  la nomination d’un Premier ministre de droite qui « respecte » son électorat.

Un coup politique subtil. Le RN a su attendre que la coalition de gauche, frustrée de ne pas obtenir la nomination de Lucie Castets, rejette toute autre option pour imposer une solution qui lui donne un véritable pouvoir de vie et de mort sur le prochain gouvernement.

Les 193 députés du Nouveau front populaire ont annoncé vouloir censurer systématiquement. Il suffira alors qu’une centaine d’élus RN s’associent à eux, pour bloquer les mesures du gouvernement Barnier. « Du coup, le RN aura le pouvoir d’appuyer sur le bouton quand il veut pour destituer le Premier ministre nommé par Emmanuel Macron et faire tomber le gouvernement », commente Virginie Martin professeure de sciences politiques et sociologie à la Kedge Business School.

Le RN tempère son discours sur Michel Barnier

Un scénario pour le moment écarté par le parti d’extrême droite, qui a tempéré son discours à l’égard de Michel Barnier en moins de 24 heures. Quand dans la matinale de France inter, jeudi, le député Jean-Philippe Tanguy déplorait le choix de Michel Barnier qualifié de « fossile fossilisé de la vie politique » et « réputé dans tout Paris comme étant l’un des hommes politiques les plus stupides que la Ve République ait donnés », laissant entendre que le RN ne lui laisserait pas sa chance, le vice-président du parti Sébastien Chenu assurait, lui, « nous jugerons sur pièce », écartant donc l’option d’une censure de prime abord.

On apprendra plus tard que Marine Le Pen a été consultée par le président français pour s’assurer que le RN ne s’opposerait pas au choix Barnier. Dans la journée de jeudi, affirme Le Monde, « devant les parlementaires du RN, Jordan Bardella et Marine Le Pen ont expliqué les modalités de ce délai de grâce accordé à l’ancien ministre et commissaire européen. Et chacun a tancé, au passage, Jean-Philippe Tanguy pour sa tirade matinale contre le futur Premier ministre, jugée malvenue ».

Au fil de la journée, le discours s’est adouci, le député européen RN Thierry Mariani, finissant même par lâcher : « Il n’a jamais ostracisé personne, c’est un homme bien élevé et sans a priori ».

.@JphTanguy : "On a menti aux Français : nos adversaires leur ont fait croire qu'il y avait une solution autre qu'une majorité de députés RN, même relative. Il n'y en a pas." #le710inter pic.twitter.com/5koQ11DBs0

— France Inter (@franceinter) September 5, 2024

Les électeurs du RN vont-ils accepter le rapprochement avec la droite ?

Le parti d’extrême droite semble vouloir attendre pour « jouer de son moyen de pression » sur le futur gouvernement, estime Virginie Martin. « Il dispose de l’épée de Damoclès ». Mais à ce jeu, ses dirigeants prennent aussi des risques, analyse la politologue.

« Qu’est-ce que cela va donner si le RN donne l’impression de gouverner avec la droite, alors que ce parti part quand même d’une posture plus protestataire, plus sociale ? », questionne-t-elle. « Ses électeurs vont-ils lui rester fidèles alors que la sociologie électorale du RN est extrêmement populaire avec des profils peu diplômés, parmi les plus précaires ? Et ce d’autant plus que Michel Barnier va certainement adopter une ligne très austère économiquement. Or Marine Le Pen a toujours mis le pouvoir d’achat en avant, en tout cas depuis 2022 pour parler à son socle électoral très populaire ».

Au contraire, Michel Barnier pourrait aussi attirer certains électeurs RN dans son camp. Il dispose de points communs avec le parti d’extrême droite, notamment sur l’immigration et la sécurité. L’ancien commissaire européen avait défendu des positions très fermes sur ces deux sujets dans son programme de 2021 à la primaire des Républicains. Il avait proposé un « moratoire » de trois à cinq ans sur l’immigration ou encore la possibilité de lancer un référendum sur la question. Mesure plébiscitée depuis des années par le RN. 

La gauche vent debout

À gauche, la nomination de Michel Barnier et le rôle d’arbitre du RN font grincer des dents. « Le gouvernement Barnier est suspendu au bon vouloir du Rassemblement national », a dénoncé vendredi sur RTL la prétendante de l’alliance de gauche à Matignon Lucie Castets, dont la candidature a été écartée par Emmanuel Macron. « De fait le président de la République se place en cohabitation avec le Rassemblement national. »

Même indignation pour le premier secrétaire du Parti socialiste (PS) Olivier Faure qui avait dénoncé la veille un déni de démocratie. « C’est désormais l’extrême droite qui fait les rois ou les reines », a-t-il jugé sur France Inter.

Quant à La France insoumise, elle sera en tête des manifestations prévues ce samedi pour dénoncer ce qu’elle considère comme un « coup de force » d’Emmanuel Macron, aux côtés des communistes, des Verts, d’organisations de jeunesse, mais sans les syndicats ni le PS.

FRANCE 24 via CONGO

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France: le nouveau Premier ministre Michel Barnier promet «des changements et des ruptures»

by Sam's Londele 5 septembre 2024
written by Sam's Londele

Le président de la République, Emmanuel Macron, a nommé Michel Barnier au poste de Premier ministre, jeudi 5 septembre. La passation entre le nouveau chef du gouvernement français et son prédécesseur, Gabriel Attal, s’est déroulée à l’Hôtel de Matignon, à Paris, à partir 18 heures. Elle met fin à près de 60 jours de flou politique, depuis le résultat des législatives.

C’est à 18 heures ce 5 septembre que le nouveau Premier ministre, Michel Barnier, a fait son entrée à Matignon. Il a serré la main à Gabriel Attal avant de faire son entrée dans son nouveau lieu de travail, pour un entretien avec son prédécesseur. À la sortie de cet entretien, Gabriel Attal a pris la parole en premier pour un discours d’un peu moins de 20 minutes. Il a d’abord salué son successeur, Michel Barnier, voyant en lui un « élu local » et le négociateur du Brexit. 

« Être Premier ministre, c’est l’honneur d’une vie », a déclaré Gabriel Attal, qui a ensuite défendu son action, ne cachant pas sa « frustration » d’être resté quelques mois à peine à la tête du gouvernement français. 

Huit mois, c’est court, c’est trop court ! Et je ne le cache pas, il y a évidemment une frustration à quitter mes fonctions au bout de huit mois seulement.

00:48

Gabriel Attal, ex-Premier ministreCharlotte Urien-Tomaka

Il a notamment demandé à Michel Barnier de « continuer à faire de l’école une priorité absolue »  car « c‘est l’assurance-vie de la République ». Par ailleurs, le Premier ministre sortant a estimé que la « politique française est malade », tout en assurant que « la guérison est possible à condition que nous acceptions tous de sortir du sectarisme ».

« Nous sommes dans un moment grave »

Gabriel Attal a achevé son intervention avec des applaudissements. Puis, ce fut au tour de Michel Barnier de parler plus d’une dizaine de minutes. « Je peux dire quelques mots-là », a d’abord lancé le nouveau Premier ministre dans la cour de Matignon. Il a évoqué sa mère, « catholique de gauche », dont les convictions tranchaient avec son propre engagement gaulliste.

J’aborde cette nouvelle page qui s’ouvre avec beaucoup d’humilité, une forme olympique, et puis de la détermination.

Michel Barnier, nouveau Premier ministreValérie Gas

« Nous sommes dans un moment grave, j’aborde cette nouvelle page avec beaucoup d’humilité », a-t-il déclaré. Le nouveau Premier ministre a affiché sa volonté de « davantage agir que parler » et de « dire la vérité » sur « la dette financière et écologique ». « Il s’agira de répondre, autant que nous le pourrons, aux défis, aux colères, aux souffrances, au sentiment d’abandon, d’injustice », a déclaré Michel Barnier, disant vouloir « trouver des solutions avec tous ceux qui voudront résoudre les difficultés nombreuses et profondes du pays ». Michel Barnier a insisté sur le fait qu’il y aura « des changements et des ruptures » et a évoqué son parcours d’élu local en Savoie. « Au travail ! », a-t-il lancé enfin. 

Plus tôt ce jeudi, Emmanuel Macron a nommé l’ancien député européen au poste de Premier ministre, près de 60 jours après le second tour des législatives qui ont débouché sur une Assemblée nationale sans majorité. Un choix qui suscite de vives colères de la gauche, mais une réaction plus attentiste du Rassemblement national.

À 73 ans, Michel Barnier, issu des Républicains (LR), devient le plus vieux Premier ministre de la Ve République, succédant au plus jeune Gabriel Attal, 35 ans, qui avait été nommé en janvier seulement et était démissionnaire depuis 51 jours. De son côté, Emmanuel Macron s’est attaché peu avant cette passation de pouvoir sur X (ex-Twitter) à rendre hommage au travail mené par Gabriel Attal.

« Avec le gouvernement, vous avez fait avancer le pays et contribué à son rayonnement dans un moment important. Au service de nos concitoyens, la France au cœur », a-t-il écrit.

Merci cher @GabrielAttal pour ces huit mois en tant que Premier ministre.

Avec le Gouvernement, vous avez fait avancer le pays et contribué à son rayonnement dans un moment important. Au service de nos concitoyens, la France au cœur. pic.twitter.com/siS71fhsyo

— Emmanuel Macron (@EmmanuelMacron) September 5, 2024

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États-Unis: fusillade meurtrière dans un lycée près d’Atlanta, le suspect âgé de 14 ans arrêté

by admin9775 5 septembre 2024
written by admin9775

Au moins quatre personnes ont été tuées et neuf blessées, mercredi 4 septembre, après des tirs au lycée Apalachee de Winder, dans la grande banlieue d’Atlanta, au sud-est des États-Unis, ont annoncé les autorités. Un suspect, un élève de 14 ans, a été arrêté.

« Quatre morts. Neuf personnes ont été envoyées dans divers hôpitaux avec des blessures », a déclaré sur le réseau social X le bureau des enquêtes de l’État de Géorgie. « Le suspect est en détention et vivant », a-t-il ajouté.

Il s’agit d’un garçon de 14 ans. L’adolescent s’est rendu rapidement après l’intervention des forces de l’ordre et « sera inculpé pour meurtre », a déclaré à la presse Chris Hosey, directeur du bureau des enquêtes de l’État de Géorgie, où s’est déroulé la tuerie. Les quatre personnes tuées sont deux élèves et deux professeurs, a-t-il précisé.

De nombreux véhicules de secours et un important dispositif policier ont été dépêchés au lycée Apalachee de la ville de Winder, à quelque 70 kilomètres au nord-est d’Atlanta. Cette tuerie est la dernière d’une triste série frappant depuis des décennies les établissements scolaires aux États-Unis – un phénomène incomparable avec le reste du monde. « Nous ne pouvons accepter que cela devienne la norme », a déclaré dans un communiqué le président Joe Biden qui, depuis des années, tente, sans succès, de mieux réguler l’accès aux armes à feu.

« Mettre fin à cette épidémie de violences par arme à feu », dit Kamala Harris

« Nous devons mettre fin à cette épidémie de violences par arme à feu dans notre pays, une bonne fois pour toutes », a déclaré la vice-présidente Kamala Harris. « Aucune raison de subir cela », a ajouté lors d’un discours de campagne la candidate démocrate à la présidentielle.

Son opposant, le républicain Donald Trump, a lui dénoncé les agissements du tireur, qualifié de « monstre malade et détraqué ». L’État de Géorgie, où a eu lieu la tuerie, est l’un des États-clés qui pourraient décider de l’élection présidentielle en novembre.

En mai 2022, 19 enfants et deux enseignantes avaient été victimes d’un effroyable massacre dans leur école d’Uvalde, au Texas, commis par un jeune homme de 18 ans à l’aide d’un fusil d’assaut acheté légalement. Il faut désormais que le nombre de victimes soit particulièrement important ou les circonstances particulièrement marquantes pour que des fusillades suscitent un intérêt médiatique national aux États-Unis.

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France: l’option Xavier Bertrand à Matignon fait bouger les lignes à droite

by Sam's Londele 3 septembre 2024
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La France n’a toujours pas de nouveau Premier ministre à l’issue de cette journée du mardi 3 septembre 2024. Emmanuel Macron continue ses consultations qu’il a entamé il y a une dizaine jours maintenant. Mardi, il a sondé activement la piste Xavier Bertrand. S’il n’y a aucune garantie que ce potentiel Premier ministre étiqueté Les Républicains (LR) ne soit pas rapidement censuré, cette hypothèse a, au moins, le mérite de faire bouger les lignes à droite.

C’était la semaine dernière : au sortir d’une deuxième réunion avec le président de la République le 28 août, Laurent Wauquiez, chef des députés LR, rejetait à nouveau et plus fermement encore toute participation de la droite au gouvernement. Ce mardi 3 septembre, lors d’une réunion de groupe, quelques heures après un nouvel entretien avec Emmanuel Macron – par téléphone cette fois –, le nouvel homme fort concède faire un « petit geste ».

Laurent Wauquiez accepte, finalement, de laisser gouverner Xavier Bertrand, avec lequel il entretient de très mauvaise relations. Un participant à la réunion salue ce changement de pied : « On ne doit pas bloquer le pays. »

Ancien président des Républicains, Laurent Wauquiez était sous pression. En orientant, en fin de semaine dernière, ses recherches vers la gauche, Emmanuel Macron faisait peser sur lui la responsabilité du blocage. Entretemps, Nicolas Sarkozy, toujours très influent à droite, était aussi sorti du bois. Dans la presse, l’ancien chef de l’État l’appelait à changer de stratégie et à assumer la responsabilité de gouverner.

Si rien n’indique pour le moment que Xavier Bertrand soit nommé, les lignes ont bougé. Et c’est bien ce qui importe au président Macron, qui cherche toujours la sortie de l’impasse.

Les atouts de Xavier Bertrand, potentiel prochain Premier ministre

Après 49 jours de gouvernement démissionnaire et deux mois après des législatives ayant débouché sur une Assemblée nationale sans majorité, l’hypothèse Xavier Bertrand à Matignon pourrait se profiler. Mardi 3 septembre, le vent a soufflé à nouveau du côté du président de la région des Hauts-de-France. Après l’avoir reçu lundi à l’Élysée, le chef de l’État Emmanuel Macron garderait la carte Xavier Bertrand dans sa manche. 

Homme de droite et politique d’expérience, Xavier Bertrand est président d’une des plus grandes régions de France. Ancien ministre de Jacques Chirac et de Nicolas Sarkozy entre 2005 et 2012, il a été tour à tour chargé de la Santé, des Solidarités et de l’Emploi.

Député entre 2012 et 2016, il est aussi un des bénéficiaires du front républicain. En 2015, candidat pour la présidence de la région des Hauts-de-France, l’homme politique avait profité des voix de la gauche pour être élu face à Marine Le Pen. Il est donc la bête noire du Rassemblement national. Le parti à la flamme a prévenu : si Xavier Betrand est nommé à Matignon, il le censurera immédiatement.

Certains de ses proches le disent capable de compromis avec la gauche. Mais pour soutenir l’option Bertrand, les Républicains auraient posé leurs conditions, dont celle-ci : le pacte législatif présenté par Laurent Wauquiez en juillet doit être appliqué. Xavier Bertrand a donc des atouts mais aussi un handicap : peut il échapper à la censure ?

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La Turquie a officiellement demandé à intégrer les Brics

by Sam's Londele 3 septembre 2024
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La Turquie a officiellement déposé une demande d’adhésion aux Brics. Ankara tente de redessiner son rôle sur la scène internationale en diversifiant ses alliances. Le but est notamment d’être moins dépendant de l’Union européenne et des États-Unis. 

Le groupe des Brics+ est une coalition économique formée par le Brésil, la Russie, l’Inde, la Chine et l’Afrique du Sud. Elle plaide notamment pour une refondation des institutions internationales afin de refléter l’émergence de nouvelles puissances.  L’Égypte, les Émirats arabes unis, l’Éthiopie et l’Iran ont officiellement rejoint l’organisation cette année. 

L’intérêt de la Turquie n’est pas nouveau, mais il est donc aujourd’hui officiel. Si sa demande est acceptée, Ankara serait le premier membre de l’Otan à intégrer les Brics à l’heure où ses relations avec les États-Unis et l’Union européenne sont de plus en plus tendues.

Processus d’adhésion à l’UE bloqué

En cause notamment les liens turcs avec Moscou à l’aune de la guerre en Ukraine ainsi que le soutien américain et européen à Israël à l’aune de la guerre à Gaza. Le processus d’Ankara d’adhésion à l’Union européenne, lui, est bloqué.

Si la moitié des échanges de la Turquie restent tournés vers l’Europe, l’idée est donc de tirer profit de la situation stratégique du pays entre l’Asie et l’Europe. Le processus d’adhésion au Brics reste complexe, la demande turque devrait être discuté lors du prochain sommet fin octobre.

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Pourquoi l’incursion ukrainienne à Koursk n’a pas calmé les ardeurs russes dans le Donbass

by Sam's Londele 2 septembre 2024
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L’armée russe s’approche de la ville de Pokrovsk, un important nœud logistique ukrainien dans le Donbass. Une percée qui, pour certains, remet en cause la pertinence de l’opération ukrainienne dans la région russe de Koursk. L’offensive a en effet souvent été présentée comme une tentative de détourner la Russie de son objectif dans le Donbass.

Et pourtant, ils avancent. Alors que les forces ukrainiennes contrôlent toujours plus de 1 000 km² dans la région russe de Koursk, l’armée russe, quant à elle, gagne du terrain dans le Donbass. Elle se trouvait à moins de dix kilomètres de la ville de Pokrovsk, lundi 2 septembre, d’après les informations rendues publiques par le ministère britannique de la Défense.

“La situation est devenue incontrôlable”, s’est plaint sur Telegram vendredi 30 août, Roman Ponomarenko, un officier de la garde nationale ukrainienne. Pour lui, les défenses ukrainiennes ont cédé et ce serait tout le front dans le Donbass qui se serait “effondré” depuis la percée russe vers Pokrovsk.

Défendre Koursk plutôt qu’attaquer dans le Donbass ?

Moins pessimiste, le président ukrainien Volodymyr Zelensky s’est contenté de concéder que le front autour de Pokrovsk était “le plus difficile [à défendre, NDLR]”. “Leur but n’a pas changé”, a ajouté Volodymyr Zelensky : prendre le contrôle de toute la région de Donetsk.

Une précision qui peut sembler étrange : pour quelle raison la Russie aurait-elle révisé ses objectifs de guerre ? L’Ukraine espérait, en fait, que l’incursion dans la région de Koursk calme les ardeurs de l’envahisseur russe dans le Donbass.

Carte de l'Ukraine montrant à la fois l'emplacement de la ville stratégique de Pokrovsk et de l'incursion ukrainienne dans la région de Koursk.

Peu après le début de cette opération en territoire russe le 8 août, les experts militaires interrogés par France 24 estimaient tous que l’un des objectifs de cette incursion était de forcer Moscou à redéployer de précieuses ressources du front du Donbass pour défendre l’intégrité territoriale russe.

La “provocation” ukrainienne dans la région de Koursk “a échoué”, s’est félicité Vladimir Poutine, lundi 2 septembre, en pointant du doigt l’avancée de son armée vers Pokrovsk.

Le maître du Kremlin balaie cependant un peu vite les effets de l’incursion ukrainienne en Russie. Dans le Donbass, “il faut bien se rendre compte que la Russie concentre dorénavant toute son énergie sur le secteur de Pokrovsk”, souligne Gustav Gressel, spécialiste de la guerre en Ukraine au Conseil européen pour les relations internationales (ECFR).

Avant l’incursion dans la région de Koursk, “l’armée russe avançait à sept endroits du front dans le Donbass. Moscou a décidé de redéployer vers Koursk des troupes de la plupart des autres zones d’affrontement, sauf dans la région de Pokrovsk”, précise Huseyn Aliyev, spécialiste de la guerre en Ukraine à l’université de Glasgow.

Pokrovsk, important nœud logistique

Il y a donc bel et bien eu un effet “incursion de Koursk”. Malheureusement pour Kiev, la percée vers Pokrovsk suffit à “fragiliser les défenses ukrainiennes dans toute la région de Donetsk”, affirme Will Kingston-Cox, spécialiste de la Russie à l’International Team for the Study of Security (ITSS) Verona.

Pokrovsk représente, en effet, “un nœud logistique stratégique important pour l’Ukraine”, souligne Gustav Gressel.

La ville – qui comptait plus de 50 000 habitants avant le début de la grande offensive russe en Ukraine en 2022 – est “située au carrefour de plusieurs routes, autoroutes et lignes ferroviaires, ce qui en fait un point de de passage important pour le ravitaillement et les munitions”, résume Veronika Poniscjakova, spécialiste des questions de sécurité internationale et de la guerre en Ukraine à l’université de Portsmouth.

Si elle tombe, “les Russes se seront ouvert la voie vers les deux dernières grandes villes contrôlées par les Ukrainiens dans la région de Donetsk : Kramatorsk et Sloviansk”, ajoute Huseyn Aliyev.

Pire encore pour Kiev, l’armée russe n’a même pas besoin de prendre la ville pour déstabiliser les défenses dans la région. “Il lui suffit de se rapprocher suffisamment pour pouvoir viser ses axes de transports”, note Gustav Gressel.

Au regard des enjeux dans le Donbass, tous les soldats ukrainiens envoyés à l’assaut de la région de Koursk auraient pu être bien utiles pour ralentir ce rouleau compresseur russe, estiment certains experts. Dans le contexte actuel, “cette opération apparaît comme trop ambitieuse”, estime Will Kingston-Cox. Surtout que “les troupes dépêchées en Russie sont des unités très mobiles”, affirme Gustav Gressel. Ce qui peut être important pour avoir des lignes de défenses capables de se replier rapidement.

Koursk, monnaie d’échange

Un point de vue qui n’est pas partagé par tous. “Je ne pense pas que ces unités auraient pu modifier l’équilibre des forces dans le Donbass”, juge Sim Tack, analyste militaire qui suit la guerre en Ukraine depuis le début du conflit.

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L’état-major ukrainien a probablement estimé qu’il “valait mieux les utiliser pour obtenir une victoire marquante dans la région de Koursk plutôt que les envoyer dans le Donbass où leur impact risquait de ne pas suffire”, abonde Huseyn Aliyev.

Le succès ou non de l’incursion en Russie ne doit ainsi pas être mesuré simplement à l’aune de sa capacité à forcer la Russie à redéployer des troupes depuis le front dans le Donbass. “Le territoire que les Ukrainiens contrôlent dans cette région représentera un atout dans de futures négociations de paix”, estime Sim Tack.

Autrement dit, Kiev pourra, le jour venu, tenter d’échanger ces plus de 1 200 km² de territoire russe contre les prises de guerre russes dans le Donbass.

Mais “si Kiev espère vraiment s’en servir comme ‘monnaie d’échange’, c’est probablement un mauvais calcul”, analyse Veronika Poniscjakova. D’abord, parce qu’il n’est pas du tout sûr que les troupes ukrainiennes puissent occuper durablement ce territoire russe.

En outre, “pour que ce territoire en Russie ait une valeur de monnaie d’échange, il faudrait que Moscou donne l’impression d’y tenir vraiment, ce qui n’est pas le cas”, affirme Will Kingston-Cox. En termes de propagande, il est plus important pour le Kremlin de montrer que leur priorité absolue est la prise du Donbass, présentée comme partie intégrante de la Russie. Donner trop de valeur à l’incursion à Koursk donnerait l’image d’une Russie sur la défensive.

FRANCE 24 via CONGO Pub Online

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À la UneMonde

la Russie affirme avoir abattu 158 drones ukrainiens au cours de la nuit

by Sam's Londele 1 septembre 2024
written by Sam's Londele

La Russie a affirmé dans la matinée avoir déjoué de nouvelles attaques nocturnes de drones dans l’ouest, dont une, « massive », dans la région de Briansk, frontalière de l’Ukraine, et une autre qui a ciblé la capitale russe, sans faire de victimes, selon le responsable local. Suivez la situation en direct.  

La Russie a affirmé dimanche matin avoir déjoué de nouvelles attaques nocturnes de drones dans l’ouest, dont une, « massive », dans la région de Briansk, frontalière de l’Ukraine, et une autre qui a ciblé la capitale russe, sans faire de victimes, selon le responsable local.

Un bombardement russe fait un mort et quatre blessés dans la région de Soumy, selon Kiev

Un civil a été tué et quatre autres blessés lors d’un bombardement russe dans la région ukrainienne de Soumy, à la frontière entre les deux pays, a déclaré dimanche l’administration ukrainienne locale.

« Au cours de la nuit et de la matinée, les Russes ont effectué 18 tirs d’obus sur les territoires frontaliers et les localités de la région de Soumy ; 47 explosions ont été enregistrées », a indiqué l’administration sur Telegram.

Neuf districts de la région ont été attaqués.

L’armée de l’air ukrainienne a déclaré dans un autre communiqué qu’elle avait détruit huit des onze drones d’attaque russes utilisés pendant la nuit.

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