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Province

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Sud-Kivu : De nouvelles attaques attribuées au M23 et à des groupes alliés frappent le territoire de Fizi

by admin9775 22 novembre 2025
written by admin9775

De violents affrontements ont éclaté ce matin dans le territoire de Fizi, au Sud-Kivu, suite à de nouvelles offensives lancées contre les localités de Kinyokwe, Timbyangoma et Kwasabuni. Selon des sources locales, ces attaques sont imputées aux rebelles du M23/AFC et de la faction Twitwaneho M23, appuyés par des éléments des groupes Red Tabara et FNL/Zabampema.

La situation sur les hauts plateaux, au sud de Minembwe, est décrite comme extrêmement tendue. La société civile locale rapporte que ces combats ont provoqué des mouvements de population et mis en grave danger les civils restés sur place.

En réponse à cette escalade, les forces d’autodéfense Wazalendo Biloze Bishambuke (FABB), dirigées par le Général Delphin Kalembe Ngomanzito, affirment être intervenues. Elles indiquent que leurs opérations visaient à sécuriser la zone et à procéder à l’évacuation des civils pris au piège des combats. Les FABB assurent que leurs actions se poursuivaient au moment où cette information était diffusée.

Cet épisode marque une nouvelle flambée de violence dans une région déjà en proie à une instabilité chronique, compliquant davantage le paysage sécuritaire et humanitaire dans l’Est de la République Démocratique du Congo.

Par Pascal Kabeya
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22 novembre 2025 0 comments
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À la UneProvince

La reprise des affrontements entre l’AFC/M23 et les Wazalendo plonge les territoires de Kabare et Kalehe dans l’exode et la paralysie

by admin9775 18 novembre 2025
written by admin9775

La journée du 17 novembre a tourné au cauchemar dans les territoires de Kabare et Kalehe, où de violents combats opposant l’AFC/M23 aux Wazalendo ont mis la région à genoux. Villages désertés, écoles fermées et familles en fuite : les civils paient un lourd tribut à cette résurgence des violences.

Dès les premières heures, les localités de Civanga, Mbayo et Kabulungu ont été secouées par des échanges de tirs nourris. « C’était un vacarme infernal… on sentait la terre vibrer », témoigne un jeune homme rencontré à Kalonge, décrivant une pluie continue de balles qui a poussé les habitants à fuir précipitamment.

La RN3 paralysée, le parc national de Kahuzi-Biega sous tension

Les affrontements ont rendu toute circulation impossible sur la route nationale numéro 3, artère vitale reliant Miti à Bunyakiri et traversant le parc national de Kahuzi-Biega. « On nous a dit de rebrousser chemin. Personne ne sait ce qui se passe plus loin », rapporte un chauffeur de camion bloqué depuis des heures, illustrant la paralysie instantanée du trafic dans cette zone stratégique.

L’effondrement de la vie quotidienne

L’escalade des violences a brutalement suspendu toute activité économique et sociale. Les marchés de Bitale, Kalonge et Kafurmaye sont restés fermés, les rues désertes. « On n’entendait plus rien, sauf les tirs. Aucun enfant ne jouait, c’était effrayant », confie une habitante de Bitale, dépeignant le calme angoissant d’une zone en état de siège.

Le système éducatif n’a pas résisté à la pression. Les écoles de Cibinda, Wabika, Tchombo et le secondaire Cibumbiro sont restées portes closes. « Nous ne pouvons pas risquer nos vies et celles des enfants », justifie un directeur d’école, résumant le dilemme des enseignants face à la dégradation sécuritaire.

L’exode forcé des populations

La peur a déclenché un mouvement massif de déplacement. Des centaines de familles ont pris la route, souvent à pied, vers des zones jugées plus sûres. « On a marché des kilomètres. Les enfants pleuraient, mais rester là-bas était impossible », raconte une femme arrivée exténuée à Miti, évoquant l’abandon des champs, du bétail et des maisons dans la précipitation.

À ce stade, aucun bilan précis n’est disponible, les combats se poursuivant et l’accès humanitaire restant limité. « On ne sait pas ce qu’on retrouvera en revenant, si on revient un jour… », murmure un déplacé, le regard perdu. La région retient son souffle, suspendue au rythme des armes qui continuent de résonner.

Par Basengezi Ntomo, correspondant à Goma
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18 novembre 2025 0 comments
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À la UneProvince

Ituri : le manque de moyens freine l’intégration des miliciens dans la Réserve Armée de la Défense

by admin9775 13 novembre 2025
written by admin9775

Le processus d’intégration des miliciens dans la Réserve Armée de la Défense (RAD) en Ituri montre des signes de faiblesse inquiétants. Si l’engouement est réel – plus de 600 combattants de la CODECO, du FPIC et des Maï-Maï ont déposé les armes –, la phase cruciale de leur réinsertion et formation est au point mort.

Si un vent d’espoir souffle à nouveau sur l’Ituri, porté par une amélioration notable de la sécurité, celui-ci reste tributaire de moyens dérisoires. Lors de la cérémonie marquant son premier anniversaire à Bunia, ce mercredi 12 novembre 2025, la Réserve d’Armes de la Défense (RAD) a dressé un bilan en demi-teinte : des résultats conients sur le terrain, mais entravés par un manque de ressources criant..

La sonnette d’alarme a été tirée. Les participants ont déploré qu’en l’absence de formation et de moyens pour leur prise en charge, ces anciens miliciens – pourtant lassés par la guerre –, se retrouvent sans salaire ni revenus. Cette situation crée une fenêtre de vulnérabilité qui pourrait compromettre l’ensemble du processus de paix. « Sans alternative, certains pourraient être tentés de retourner au banditisme, la seule ‘économie’ qu’ils maîtrisent, annihilant ainsi les efforts de pacification », a regretté un participant. Et d’ajouter : « Le gouvernement doit nous donner les moyens », conscient que le délai pour consolider la paix est étroit.

Alors que le gouvernement est appelé à faire de la RAD une priorité, les promesses du coordonnateur provincial sur l’arrivée prochaine de fonds butent sur une réalité : la lassitude de la guerre qui pousse les miliciens à se rendre est une opportunité qui ne durera pas éternellement. Sans une réponse rapide et tangible, cette stratégie de stabilisation risque de se transformer en échec cuisant.

Le Lieutenant-colonel Emmanuel Libandi, coordonnateur de la Réserve Armée de Défense (RAD) en Ituri, a réaffirmé l’engagement de la structure et indiqué que les moyens nécessaires seraient prochainement disponibles. Il a lancé un appel solennel aux miliciens encore en brousse à rejoindre sans délai cette structure nationale, gage de sécurité et de réintégration pour construire ensemble un avenir pacifique en Ituri.

Le lieutenant-colonel Emmanuel Libandi, coordonnateur provincial de la structure, a salué les progrès accomplis, notamment dans l’épineux territoire de Djugu, ancien cœur des affrontements. « Les gens commencent à circuler librement (…) Il n’y a plus les tueries comme dans le passé », a-t-il constaté, dépeignant le retour d’une sérénité que beaucoup croyaient perdue.

Cette rencontre d’évaluation, organisée ,a réuni plusieurs autorités militaires, judiciaires et des représentants de la MONUSCO, ainsi que d’anciens seigneurs de guerre aujourd’hui intégrés au sein de la RAD. L’objectif : dresser un bilan de la première année d’activités de la réserve d’armes de la défense, une structure mise en place pour contribuer à la stabilisation et à la pacification de l’Ituri.

« L’évaluation, je peux dire que c’est positif, mais il y a encore beaucoup à faire », a déclaré le lieutenant-colonel Emmanuel Libandi dans son intervention, reconnaissant que malgré les progrès réalisés, plusieurs défis demeurent sur le terrain.

Des succès qui masquent une vulnérabilité structurelle

Derrière ce tableau optimiste se cache une réalité plus sombre. Si la RAD, en collaboration avec les FARDC, joue un rôle essentiel dans le désarmement et la réinsertion d’anciens combattants, elle opère avec des moyens notoirement insuffisants. La présence d’anciens seigneurs de guerre intégrés au sein de la structure, bien que symbolisant une avancée, représente aussi un défi logistique et financier majeur. Sans une prise en charge adéquate, incluant formation et revenus stables, le risque de voir ces hommes retomber dans la violence reste une épée de Damoclès suspendue au-dessus des efforts de pacification.

Alors que le gouvernement est appelé à faire de la Réserve Armée de la Défense en sigle RAD, une priorité, les promesses du coordonnateur provincial sur l’arrivée prochaine de fonds butent sur une réalité : la lassitude de la guerre qui pousse les miliciens à se rendre est une opportunité qui ne durera pas éternellement. Sans une réponse rapide et tangible, cette stratégie de stabilisation risque de se transformer en échec cuisant.

Par José Lumbala, correspondant à Bunia
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13 novembre 2025 0 comments
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À la UneProvince

Les FARDC affirment détenir des preuves impliquant l’élu de Djugu Savo Mateso dans des activités miliciennes

by admin9775 10 novembre 2025
written by admin9775

Bunia, 9 novembre 2025 – L’affaire prend une tournure politique explosive en Ituri où le député national Savo Mateso, élu de Djugu, est formellement accusé de collusion avec la milice de la Convention pour la révolution populaire (CRP) dirigée par Thomas Lubanga. Ces graves accusations émanent d’un témoin clé identifié comme Tango Papa, actuellement détenu par les FARDC à Bunia.

Révélations du porte-parole militaire

Le lieutenant Jules Ngongo Tshikudi, porte-parole des opérations militaires en Ituri, a révélé ces informations lors du programme Tobongisa sur RTFI 88,6 FM ce 7 novembre. « Tango Papa nous a tout dit. Nous avons les renseignements, toutes les informations », a déclaré l’officier, faisant référence à l’arrestation récente de ce chef de milice du CRP, présenté comme allié au M23-AFC.

Implication présumée du député

Selon le lieutenant Ngongo, le député Savo Mateso serait impliqué dans les activités du CRP et jouerait un « rôle d’organisation le long des rives du lac Albert ». L’officier a affirmé avec assurance : « Maintenant, nous avons tout sur lui », avant d’ajouter : « Personne n’échappera à la poursuite ».

Avertissement aux complices présumés

Le porte-parole militaire a également dénoncé la complicité de tous ceux qui, selon lui, soutiennent la milice de Thomas Lubanga dans ses tentatives de déstabilisation de la province. « Votre temps viendra. Celui qui rit en premier, rit en dernier », a-t-il averti, sur un ton manifestement ferme.

Portée potentielle de l’affaire

Avec ces révélations, les tensions montent considérablement autour de cette affaire qui pourrait entraîner de lourdes conséquences politiques. Tango Papa, présenté par l’armée comme le porte-parole du CRP et détenteur de preuves cruciales, pourrait bien impliquer plusieurs personnalités influentes si la justice s’empare du dossier.

Cette affaire intervient dans un contexte sécuritaire déjà volatile en Ituri, où plusieurs groupes armés continuent de semer la terreur parmi la population civile, malgré les opérations militaires menées par les FARDC et leurs partenaires internationaux.

Par José Lumbala, correspondant à Bunia
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L’AFC/M23 crée un système judiciaire parallèle avec 378 nouveaux magistrats

by admin9775 4 novembre 2025
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Goma, 3 novembre 2025 – L’AFC/M23 a annoncé ce lundi l’intégration de 378 nouveaux magistrats dans son système judiciaire parallèle, une décision qui intervient dans le cadre de la « commission de relance de la justice » (CRJ) mise en place par le mouvement rebelle depuis plusieurs mois.

Un processus de sélection revendiqué comme équitable

Selon le procès-verbal signé par le panel de dépouillement, la sélection s’est déroulée suite à un test d’évaluation organisé le 14 septembre 2025 à Goma. Le mouvement rebelle affirme que les copies ont été corrigées « de manière anonyme » avec les noms des candidats dissimulés « afin de garantir l’équité et l’impartialité du processus ».

Sur les 475 dossiers déposés, 465 ont été jugés éligibles et 378 candidats finalement retenus, avec toutefois une faible représentation féminine (18 femmes, soit 4,8 % contre 360 hommes, 95,2 %).

Une cérémonie officielle symbolique

Le Secrétaire permanent adjoint de l’AFC/M23, Delion Kimbulungu, a procédé à la lecture officielle de la liste des lauréats en présence de cadres du mouvement, d’enseignants de l’Université de Goma et de représentants de la société civile. Deux valves d’affichage ont été installées dans l’enceinte de la CRJ à Goma.

Structuration progressive de l’appareil judiciaire

Selon des sources proches de la direction rebelle, « la haute hiérarchie du mouvement procédera dans les prochains jours à la nomination des hauts magistrats, suivie de l’affectation des juges dans les différentes juridictions ».

Parallèlement, plus de 200 nouveaux avocats ont prêté serment le vendredi 31 octobre 2025 à Beni, chef-lieu provisoire de la province du Nord-Kivu.

Opposition ferme des autorités légitimes

Face à ces initiatives, les autorités congolaises avaient réagi fermement. Le président de la Cour constitutionnelle et du Conseil supérieur de la magistrature, Dieudonné Kamuleta, avait rappelé dans un communiqué du 12 septembre 2025 que « la Constitution et les lois organiques de la RDC confèrent exclusivement au Conseil supérieur de la magistrature le pouvoir de recruter et de gérer les magistrats sur l’ensemble du territoire national ».

De son côté, le ministre de la Justice Guillaume Ngefa avait annoncé la signature prochaine d’une ordonnance « annulant toutes les décisions judiciaires prises par les dirigeants de l’AFC/M23 », qu’il accuse de « ne jurer que par l’amnistie ».

Cette escalade dans la structuration d’institutions parallèles par la rébellion marque une nouvelle étape dans la fragmentation de l’autorité de l’État dans l’Est de la RDC, posant des défis majeurs pour la réunification future du pays et la restauration de l’État de droit.

Par Basengezi Ntomo, correspondant à Goma
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À la UneProvince

David Benji succombe à des tortures après avoir été accusé à tort de collaborer avec les FARDC

by admin9775 4 novembre 2025
written by admin9775

La liste des victimes des centres de détention clandestins du M23 s’allonge tragiquement avec le décès de David Benji, un habitant de Goma arrêté par les rebelles après une dénonciation malveillante et mort des suites de tortures subies durant sa détention.

Une arrestation fondée sur une dénonciation

Selon le témoignage de sa famille recueilli par des sources locales, tout a commencé par une dénonciation mensongère : « Quelqu’un qui ne l’aimait pas est allé et a dit au M23 que David conduisait un colonel des FARDC. On lui a demandé d’aller montrer où les véhicules étaient cachés. Il a répondu qu’ils avaient tous été volés, mais cette explication n’a pas convaincu les rebelles. »

Détention et torture

David Benji a ensuite été jeté dans la prison de l’Assemblée provinciale de Goma, que les rebelles ont transformé en centre de détention. Selon des témoins, il y a subi de graves tortures qui ont considérablement détérioré son état de santé.

Libération trop tardive

Un de ses amis témoigne : « Après plusieurs efforts et paiements, nous avons finalement réussi à obtenir sa libération, mais il est décédé peu de temps après avoir été admis à l’hôpital, laissant derrière lui une femme et un bébé. »

Contexte des prisons clandestines

David Benji rejoint ainsi la longue liste des victimes des centres de détention clandestins du M23, parmi lesquelles figure également le journaliste Ricardo Olenga, toujours détenu dans l’un de ces lieux de souffrance selon les dernières informations.

Ce drame souligne la situation des droits humains dans les zones sous contrôle rebelle, où les arrestations arbitraires, les détentions illégales et les actes de torture semblent être devenus une pratique courante, dans un climat d’impunité totale qui prévaut depuis que le M23 a étendu son contrôle sur une partie du Nord-Kivu.

Par Basengezi Ntomo, correspondant à Goma
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À la UneProvince

Sud-Kivu : 95 assassinats documentés en un mois dans une escalade alarmante des violences

by admin9775 4 novembre 2025
written by admin9775

La situation sécuritaire dans la province du Sud-Kivu a atteint un niveau critique, selon un rapport accablant du Baromètre citoyen sur la paix, la sécurité et les droits de l’homme (BCPSDH) publié par la coalition Pamoja kwa Amani (C-PKA). Le document fait état de 95 assassinats et de 60 corps sans vie documentés au cours du seul mois d’octobre 2025.

Territoires les plus touchés

Le territoire de Kabare arrive en tête de ce macabre classement avec 34 victimes, suivi de la ville de Bukavu et du territoire de Fizi. Cette flambée de violence est attribuée aux affrontements récurrents entre les groupes armés rebelles et les milices d’autodéfense locales « Wazalendo ».

Phénomène Wazalendo : une structuration inquiétante

Le rapport révèle un phénomène particulièrement préoccupant : la prolifération de plus de 65 « généraux » autoproclamés à la tête des factions Wazalendo. Certaines de ces factions recruteraient activement des mineurs, en violation flagrante du droit international humanitaire.

Ces groupes sont accusés de multiples exactions, notamment :

  • Torture et arrestations arbitraires
  • Violence sexuelle
  • Exécutions sommaires
  • Recrutement forcé d’enfants

Balkanisation des zones sous contrôle AFC-M23

Le document décrit également une balkanisation progressive des zones sous contrôle de l’AFC-M23, où des « visas internes » seraient désormais requis pour tout étranger souhaitant circuler. Les autorités locales désignées par le mouvement rebelle administreraient ces territoires de manière autonome.

Financement de l’insurrection

Selon le C-PKA, l’exploitation illégale des minéraux et le contrôle des postes frontaliers constitueraient les principales sources de financement du groupe armé, permettant la pérennisation du conflit dans cette région riche en ressources naturelles.

Ce rapport intervient dans un contexte de dégradation continue de la sécurité dans l’Est de la RDC, malgré les multiples initiatives de paix et les déploiements de forces internationales. La situation humanitaire reste extrêmement préoccupante, avec des millions de déplacés et des besoins criants en assistance vitale.

Par Basengezi Ntomo, correspondant à Goma
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Ituri : quatre morts dans une violente altercation impliquant l’armée ougandaise à l’aérodrome de Zale

by admin9775 3 novembre 2025
written by admin9775

Mahagi, 3 novembre 2025 – Une violente altercation armée survenue dans la soirée du samedi 1er novembre à l’aérodrome de Zale, dans le territoire de Mahagi (Ituri), a coûté la vie à quatre personnes, dont deux militaires ougandais et deux civiles. L’incident, qui implique des éléments de l’Uganda People’s Defence Force (UPDF), risque de fragiliser la coopération militaire entre la RDC et l’Ouganda dans cette région instable.

Le déroulement du drame

Selon la cellule de communication de l’administrateur du territoire de Mahagi, le drame trouve son origine dans un différend privé. Un sergent de l’UPDF, identifié comme EKWAR David, serait entré en conflit avec son supérieur, le major UKOYA Gabriel, qu’il accusait de s’afficher avec sa maîtresse.

Dans un accès de violence, le sergent aurait ouvert le feu, tuant :

  • Le major UKOYA Gabriel
  • Le sergent Mathieu Ovuni, garde du major
  • Mme Giramiya Pascaline, civile ougandaise
  • Mme Mandawun Abedirwoth, civile congolaise et propriétaire d’un bistrot à proximité

Bilan officiel et réactions

Lors d’une réunion présidée dimanche par le colonel Claude Ntumba Kalala, administrateur militaire intérimaire du territoire, le bilan a été fixé à quatre morts. Les corps des militaires ougandais doivent être rapatriés pour inhumation, tandis que celui de Mme Mandawun sera inhumé sur place à Zale.

Les autorités appellent la population au calme, affirmant que la situation « est sous contrôle » et cherchant à éviter tout débordement dans ce territoire « déjà fragilisé par l’instabilité ».

Enjeux sécuritaires et diplomatiques

La présence de l’UPDF à Zale s’inscrit dans le cadre de la coopération conjointe avec les FARDC contre les groupes armés dans la région. Cependant, cet incident met en lumière les défis de la cohabitation entre troupes étrangères et populations locales, ainsi que les impératifs de discipline au sein des forces déployées.

La mort de civils, particulièrement d’une commerçante congolaise, risque d’alimenter les tensions préexistantes et de susciter des réactions communautaires, dans une province où la présence de forces étrangères reste politiquement sensible.

Par José Lumbala, correspondant à Bunia
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Nord-Kivu : calme précaire à Kibati après de violents combats entre l’AFC/M23 et les Wazalendo

by admin9775 29 octobre 2025
written by admin9775

Walikale/Rutshuru, 29 octobre 2025 – Un calme fragile règne ce mercredi à Kibati, dans le groupement de Luberike (territoire de Walikale), au lendemain d’intenses combats ayant opposé les rebelles de l’AFC/M23 aux groupes d’autodéfense Wazalendo. Les affrontements, qui ont duré toute la journée de mardi, ont finalement conduit au repli des Wazalendo vers Mikumbi et Miba, laissant la zone sous contrôle rebelle.

Déroulement des combats à Kibati

Selon des sources locales, les Wazalendo avaient lancé des attaques simultanées sur trois des quatre positions de l’AFC/M23 établies à Kibati. Les rebelles ont opposé une résistance farouche, utilisant des armes lourdes et légères dès 5 heures du matin. Les combats, qui ont débuté en périphérie, se sont propagés jusqu’au centre de l’agglomération et se sont poursuivis jusque tard dans la soirée.

Le bilan exact n’est pas encore connu, mais des sources sécuritaires font état d’au moins deux blessés dans les rangs des Wazalendo, évacués vers Kibua pour recevoir des soins médicaux.

Reprise timide des activités

Le trafic a partiellement repris ce mercredi entre Kashebere (sous contrôle rebelle) et Mungazi (tenu par les forces gouvernementales), bien qu’un climat de peur reste perceptible parmi la population.

Redditions dans le Sud-Kivu

Parallèlement, dans la province du Sud-Kivu, plusieurs membres des FARDC et combattants enrôlés de force dans le M23 après la chute de Goma continuent de déserter les rangs rebelles. Mardi, 15 d’entre eux se sont rendus aux Wazalendo dans le territoire de Kabare avant d’être transférés à Bunyarikiri et remis aux FARDC.

Massacres de civils dans le Bwito

La chefferie de Bwito (territoire de Rutshuru) reste le théâtre de violences contre les civils. À Bishusha, les rebelles du M23 et les Wazalendo s’accusent mutuellement du massacre de 9 personnes, dont un enfant. Par ailleurs, six civils ont été tués par le M23 à Rwindi-Munema lors d’opérations de ratissage : Esaya Bibutsa, Yeremiya, Sore, Boda, Matayo et Kibonge.

La chefferie de Bwito, déjà marquée par les massacres de Binza (Bwisha) et Kalake (Nyiragongo), confirme son statut de zone la plus touchée par les exactions à grande échelle perpétrées par les rebelles, dans un contexte d’impunité persistante.

Par Basengezi Ntomo, correspondant à Goma
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Nord-Kivu : calme précaire à Kabare, tensions persistantes dans plusieurs foyers

by admin9775 27 octobre 2025
written by admin9775

Un calme relatif règne ce lundi matin sur le territoire de Kabare, où les Wazalendo sont parvenus à repousser une tentative de contre-offensive des rebelles du M23 dans la nuit de samedi à dimanche. Cependant, la situation reste volatile dans plusieurs autres zones de la province.

Luhago : les Wazalendo tiennent bon

Dans le groupement de Luhago, les Wazalendo, positionnés sur la colline de Chinabi, ont contenu une tentative des rebelles visant à reprendre les localités perdues depuis samedi. Les deux camps sont désormais séparés par une rivière, les rebelles étant retranchés sur la colline de Chempeke Nzibira.

Bwito : vol de bétail et perturbation de l’éducation

Dans la chefferie de Bwito, le M23 a procédé à des vols de bétail auprès des populations civiles, prétextant que ces animaux appartenaient aux Wazalendo. Les bovins saisis ont été emmenés vers Kishishe, zone sous contrôle rebelle.

Par ailleurs, la rébellion continue de saper la politique d’éducation gratuite instaurée par Kinshasa en imposant aux parents une taxe de 15.000 FC par trimestre et par élève. Une mesure insoutenable pour des familles privées d’accès à leurs champs et à leurs sources de revenus.

Nouveaux affrontements à Mbuhi

Le village de Mbuhi, près de Mweso (chefferie de Bashali, Masisi), a été le théâtre d’affrontements intenses dans la nuit de dimanche à lundi. Un bilan provisoire fait état d’au moins quatre enfants tués par balle lors des échanges de tirs entre l’AFC/M23 et les Wazalendo. Le village serait désormais sous contrôle rebelle.

Crise humanitaire à Mwenga

La ville de Mwenga observe une « ville morte » ce lundi pour protester contre le blocus économique dont elle est victime. La Route Nationale 2 qui la relie à Bukavu est coupée à Bwahungu par le M23 et à Kilungutwe par les FARDC/Wazalendo, privant la population de biens essentiels.

Incendie meurtrier à Bukavu

Par ailleurs, un incendie survenu dans la commune de Kadutu à Bukavu a fait 14 morts et d’importants dégâts matériels, ajoutant une nouvelle tragédie au lourd tribut payé par la population civile dans cette région en proie à l’insécurité chronique.

Par Basengezi Ntomo, correspondant à Goma
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