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Category:

Santé

À la UneSanté

Virus de Marburg: ce qu’il faut savoir de cet agent pathogène cousin d’Ebola

by admin9775 23 mars 2023
written by admin9775

La Tanzanie a annoncé mardi 21 mars la mort de cinq personnes des suites du virus Marburg. En janvier dernier, 11 personnes avaient également perdu la vie des suites de cette maladie en Guinée équatoriale. RFI fait le point sur ce qu’il faut savoir de ce virus cousin d’Ebola et particulièrement dangereux pour l’homme.

  • Premier cas détecté en Europe en 1967

Paradoxalement, alors que les différentes épidémies de virus Marburg ont été observées en Afrique, les premiers cas ont été détectés en Europe. C’est à Marburg en Allemagne, d’où le nom donné au virus, à Francfort et à Belgrade en ex-Yougoslavie, que les premiers cas sont apparus simultanément en 1967. Il s’agissait de chercheurs ayant effectué des prélèvements sur des singes verts importés d’Ouganda probablement en période d’incubation. Dans le laboratoire Behring de Marburg, 31 laborantins sont infectés et sept d’entre eux meurent des suites du virus.

  • Un virus létal et contagieux

Tout comme Ebola, le virus Marburg fait partie de la famille des filovirus et sa létalité reste très élevée et varie de 24% à 88% selon la souche virale et la prise en charge des cas, rapporte l’Organisation mondiale de la Santé. En moyenne, le taux de létalité de la maladie avoisine les 50%.

À l’origine, le virus s’est transmis de l’animal à l’homme. « On connaît bien le réservoir du virus Marburg qui est une grosse chauve-souris, la roussette d’Égypte qui est présente dans les régions d’Afrique de l’Ouest, dans les régions montagneuses, et d’Afrique de l’Est », expliquait à RFI le professeur Denis Malvy, infectiologue au CHU de Bordeaux. L’animal qui niche dans des grottes humides ou des mines du continent peut ainsi transmettre le virus à des primates ou des humains suite à une exposition prolongée à leurs fluides ou à leurs excréments. Les singes et les porcs peuvent également être porteur du virus et le transmettre à l’homme.

Le principal risque de transmission reste cependant interhumain. « Marburg se transmet de la même manière qu’Ebola, par contact d’homme à homme quand une personne est fébrile ou symptomatique », détaille le professeur Denis Malvy. La contamination interhumaine résulte ainsi de « contacts directs avec du sang, des sécrétions, des organes ou des liquides biologiques de personnes infectées, ou avec des surfaces et des matériaux (par ex. draps ou vêtements) contaminés par ces liquides », précise l’OMS.

Des conditions qui font que si la maladie reste contagieuse, son taux de reproduction est relativement faible. Un malade contamine en moyenne une à deux personnes, ce qui est beaucoup moins par exemple que le variant Delta du Covid-19 dont le taux de reproduction a grimpé jusqu’à 6,6. Cela s’explique par la nécessaire exposition prolongée à un malade et à ses fluides corporels pour être contaminé par le virus Marburg.

  • Des symptômes similaires à ceux d’Ebola

La période d’incubation va de 2 à 21 jours et les symptômes de Marburg sont tellement similaires à ceux d’Ebola qui est parfois compliqué d’établir un diagnostic. La maladie s’installe brutalement, avec une fièvre élevée, de fortes céphalées et un malaise grave. Les douleurs musculaires sont des manifestations courantes. Une diarrhée aqueuse profuse, des douleurs et des crampes abdominales, des nausées et des vomissements peuvent apparaître au troisième jour. À ce stade, les malades sont souvent décrits comme ayant « l’aspect de fantômes, avec des yeux profondément enfoncés, un visage inexpressif et une léthargie extrême », détaille l’OMS. Entre le cinquième et le septième jour, de nombreux patients développent des manifestations hémorragiques sévères qui peuvent mener à la mort. Dans les cas mortels, le décès survient en général neuf jours après l’apparition des symptômes et est précédé d’une grosse perte de sang.

  • Des foyers d’infections qui apparaissent toujours en Afrique

Pour la première fois, un foyer est apparu en Tanzanie qui a confirmé ce mercredi 22 mars la mort de cinq personnes. Trois patients sont hospitalisés et 161 contacts sont suivis par les autorités. « Il n’y a pas de raison de paniquer ou d’interrompre les activités économiques […] Nous avons tout ce qu’il faut pour contrôler cette maladie contagieuse », a assuré la ministre de la Santé tanzanienne, Ummy Mwalimu. Précédemment, c’est la Guinée équatoriale qui avait été touchée pour la première fois par le virus en janvier et février 2023, dénombrant onze décès.

Le plus souvent, comme ce fut le cas en Guinée équatoriale, les foyers d’infections sont assez rapidement circonscrits. « Je pense que l’expérience d’Ebola permet en effet aux équipes nationales de riposte des épidémies à mieux prendre en charge et à mieux contrôler. Après pour Marburg, le R0 n’est pas très élevé, en moyenne une personne contamine deux autres personnes. Cela permet de mettre une réponse en place et de contrôler plus rapidement, explique le Dr Éric D’Ortenzio, épidémiologiste au pôle maladies infectieuses émergentes de l’ANRS. Je pense que l’expérience joue énormément dans ces pays et maintenant, il y a des stratégies pour isoler les cas et aller rechercher et isoler les contacts ».

Jusqu’ici, tous les foyers d’infections sont apparus en Afrique pour la simple et bonne raison que la roussette d’Égypte, considérée comme l’animal hôte du virus, est une espèce endémique de l’Afrique de l’Ouest et de l’Est. Les rares cas répertoriés en Europe ou aux États-Unis étaient des voyageurs de retour d’Afrique. Comparativement à Ebola (11 300 morts pour 28 600 cas recensés entre 2013 et 2016, NDLR), les principales flambées de maladie à virus Marburg ont fait assez peu de morts. Les plus virulentes ont eu lieu entre 1998 et 2000 en République démocratique du Congo et en 2005 en Angola causant respectivement 154 et 374 décès.

  • Des épidémies de plus en plus fréquentes ?

Avec des cas en Ouganda en 2017, en Guinée en août 2021, au Ghana en juillet 2022, en Guinée équatoriale en janvier et février 2023 puis tout dernièrement en Tanzanie, les épidémies de maladie à virus Marburg semblent plus fréquentes ces dernières années.

« Des émergences, il y en a un peu tout le temps, le virus circule dans ces zones, il est présent chez les animaux. On pense que le réservoir est la chauve-souris donc quand il y a un contact avec l’homme, il y a un risque. Globalement, sur les émergences, l’accentuation des élevages, des zones agricoles, de la déforestation, ce sont des facteurs favorisants, analyse le Dr Éric D’Ortenzio. De toute façon, depuis une vingtaine d’années, on assiste à des phénomènes d’émergence un peu plus fréquents, notamment dans les zones d’Afrique centrale, dans les zones forestières et il y a probablement un lien, même si on ne peut pas l’assurer avec certitude, avec les activités de l’homme », poursuit l’épidémiologiste.

  • Une maladie dangereuse, mais des épidémies peu virulentes

Le virus Marburg est souvent présenté comme moins dangereux que le virus Ebola, mais la réalité est en fait plus complexe. « Si vous regardez les taux de létalité de Marburg dont la fourchette se situe entre 24 et 88% suivant les épidémies. 88% de létalité, c’est du jamais vu. En termes de gravité clinique, le risque de forme grave et de décès est équivalent à Ebola, après en termes de contrôle, on a effectivement l’impression que les épidémies de Marburg sont un peu moins intenses et plus rapidement contenues. Il y a peut-être un effet sur les facteurs de transmission du virus, mais on a encore peu de recul », détaille le Dr Éric D’Ortenzio.

L’épidémie en cours en Tanzanie n’est en tout cas pas plus inquiétante que ce qui a pu être observé avant. « C’est un peu le même type d’alerte que ce qui a pu être observé en Guinée équatoriale il y a quelques semaines. Il faut être prudent, mais il n’y a pas d’inquiétude particulière. Le seul risque que je vois, c’est que c’est très proche de la frontière avec l’Ouganda, donc il faut faire attention aux passages transfrontaliers pour éviter que des malades porteurs du virus ne disséminent la maladie », prévient l’épidémiologiste.

  • Quel traitement ?

Il n’y a actuellement aucun traitement pour lutter contre la maladie à virus Marburg. Les médicaments peuvent traiter les symptômes, mais pas le virus en lui-même. Une prise en charge adaptée avec notamment une réhydratation par voie orale ou intraveineuse peut grandement améliorer les chances de survie des malades.

Contrairement à Ebola, aucun vaccin n’a encore vu le jour pour protéger les populations de la maladie à virus Marburg, mais cinq candidats vaccins sont actuellement en phase de test. Deux d’entre eux sont plus avancés, et la communauté scientifique avait décidé de lancer une phase d’évaluation en Guinée-équatoriale. « Je pense que les discussions pourraient bientôt reprendre pour inclure la Tanzanie dans cette évaluation de vaccin qui est indispensable en temps d’épidémie pour démontrer une efficacité clinique en termes de prévention de la maladie », estime le Dr Éric D’Ortenzio.

RFI via CONGO PUB Online

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À la UneSanté

Kwilu : deux bébés jumeaux siamois transférés à Bandundu pour une intervention chirurgicale

by admin9775 22 mars 2023
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Deux bébés jumeaux siamois de sexe masculin, nés dans le territoire de Bagata, ont été ramenés à Bandundu dans la province du Kwilu, en vue d’une une intervention chirurgicale.

Le médecin directeur du centre de santé de Misay, où les bébés sont venus à l’existence a déclaré ce qui suit :

«… il y a une dame qui était venue accoucher, elle a accouché par voie haute, nous avons fait une césarienne, nous avons eu deux jumeaux avec siamois. Ils sont vivants et sont de sexe masculin», a-t-il déclaré.

Et de poursuivre:

« Nous ici dans notre centre, n’avons pas assez de matériels ou de possibilité pour opérer ces enfants, nous sommes limités à notre niveau. Nous avons aussi des spécialistes ici au Congo ou soit en dehors du pays qui pouvaient le faire. Voilà pourquoi nous vous demandons de l’aide pour que ces enfants se retrouvent entre les mains de nos confrères spécialistes qui peuvent les opérer ».

Par Kevin Muteba

OBJECTIFS INFO via CONGO PUB Online

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À la UneSanté

Goma : plus de 2 000 cas de choléra enregistrés en 2 semaines au camp des déplacés de Bulengo

by admin9775 22 mars 2023
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La barre de 2000 cas de choléra a été franchi mardi 21 mars dans le camp des déplacés de Bulengo, situé au quartier Lac-vert, à l’ouest de la ville de Goma (Nord-Kivu).

Au total, 166 nouveaux cas ont été enregistrés, s’ajoutant au cumul établi jusqu’au lundi dernier, qui était de 1958 cas.

Le choléra a été signalé le 7 mars courant dans ce camp des déplacés.

A partir du 11 mars, les nouveaux cas enregistrés allaient au-delà de la centaine. 

C’est le dimanche 19 mars que le pic de 219 nouveaux cas a été atteint. 

Ainsi, du 7 au 21 mars, soit en 14 jours, 2 124 cas ont été enregistrés.

Sur ce site, le gouvernement travaille avec plusieurs partenaires pour venir à bout de cette maladie.

Selon Médecins sans frontières (MSF), l’insuffisance de latrines et d’eau potable contribue à la flambée des cas de choléra dans ce camp de déplacés.

 L’ONG indique que, jusque-là, elle fournit 200 000 litres d’eau potable par jour, en plus de 200 latrines déjà construites tandis que 200 autres sont encore en chantier. 

Ce nombre reste largement insuffisant pour répondre aux normes hygiéniques de base, note MSF.

RADIO OKAPI via CONGO PUB Online

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À la UneSanté

Kasaï-Oriental : la campagne de vaccination contre la fièvre jaune lancée, plus de 3 millions de personnes âgées de 9 mois à 60 ans attendues

by admin9775 21 mars 2023
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La campagne de vaccination préventive contre la fièvre jaune dans la ville de Mbuji-Mayi, au Kasaï-Oriental a été lancé ce lundi 20 mars. Plus de 3 millions de personnes âgées de 9 mois à 60 ans sont attendues dans plus de 1100 sites pour se faire vacciner.

Cette activité de santé ira jusqu’au 29 mars prochain, révèle le chef de Division provinciale de la santé au Kasaï-Oriental, Bonheur Tshiteku, qui renseigne que la province du Kasaï-Oriental a déjà enregistré depuis le début de l’année, deux cas de fièvre jaune confirmés par l’Institut National de Recherche bBomédicale (INRB).

« Les vaccinateurs ne sauront pas passés par ménage, mais ils vont s’installer au niveau des centres de santé qui sont déjà ciblés par chaque zone de santé et la population doit s’y rendre pour se faire vacciner », a indiqué Dr Bonheur Tshiteku.

A lui de souligner un détail concernant la délivrance d’une carte après vaccination : « Mais il faut signaler que nous avons de difficulté du côté carte. Ce qui fait qu’on s’est décidé de vacciner sans carte, étant donné que nous n’avons pas pu réunir les moyens pour reproduire les cartes ».

Par Kevin Muteba

Objectif Info via CONGO PUB Online

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À la UneSanté

Un vaccin à ARNm testé pour la première fois contre des bactéries mortelles

by admin9775 20 mars 2023
written by admin9775

Les premiers vaccins à ARNm étaient dirigés contre un virus, celui de la Covid-19. Il semblerait que ce concept soit aussi applicable aux bactéries. Une avancée majeure, quand on connaît l’ampleur grandissante de l’antibiorésistance.

La résistance aux antibiotiques se développe de plus en plus et c’est un véritable fléau. Cela signifie que demain un enfant de 8 ans pourra peut-être mourir d’une simple otite, par exemple. Pour contrer cela, il y a plusieurs moyens d’action. Utiliser correctement les antibiotiques existants pour éviter que de nouvelles résistances ne se développent est le premier d’entre eux. Mais il y en a d’autres, comme mettre au point des thérapeutiques innovantes contre les bactéries. C’est ce qu’une équipe de l’université de Tel-Aviv a essayé de faire en développant un vaccin à ARNm dirigé contre des bactéries mortelles. Leurs travaux ont été publiés dans la revue Sciences Advances.

Principe et particularité d’un vaccin dirigé contre les bactéries

L’ARN messager est une étape intermédiaire entre l’ADN et la synthèse des protéines. Il permet la diffusion de l’information génétique. Les vaccins dits à ARNm pour ARN messager comprennent des molécules d’ARNm codant pour des protéines antigéniques de l’agent pathogène. Notre organisme va lire l’ARNm, synthétiser l’antigène puis produire des anticorps dirigés contre lui. L’antigène est sélectionné en amont comme étant une protéine non pathogène et capable de déclencher une réponse immunitaire massive. Les premiers vaccins à ARNm produits étaient dirigés contre un virus, le SARS-CoV-2, responsable de la Covid-19. Les auteurs de cette étude sont les premiers à proposer un vaccin à ARNm dirigé contre des bactéries.

Lorsqu’une cellule humaine lit le morceau d’ARNm de bactérie et synthétise la protéine correspondante, elle y ajoute des éléments comme des sucres au moment de sa sécrétion hors de la cellule. Les auteurs ont donc dû trouver des voies de contournement pour que le système immunitaire puisse reconnaître l’antigène et produire des anticorps dirigés contre lui.

Quels sont les résultats chez l’animal ?

Les auteurs ont testé leur prototype de vaccin avec l’antigène de la peste chez des souris. Il y avait deux groupes : un groupe de souris vaccinées et un groupe de souris non vaccinées. Après leur avoir inoculé l’agent pathogène responsable de la peste, toutes les souris non vaccinées sont mortes tandis que les souris vaccinées ont su combattre l’infection et sont restées en bonne santé. Si lors de cet essai, c’est la bactérie responsable de la peste qui a été choisie, le concept est applicable à toutes les bactéries et en particulier à celles mortelles et résistantes aux antibiotiques actuellement disponibles. Si de nombreuses étapes sont encore nécessaires avant la mise en route de campagnes de vaccination chez l’Homme, ces données apportent une lueur d’espoir dans le domaine de la résistance aux antibiotiques.

Futura via CONGO PUB Online

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À la UneSanté

Malawi : des Problèmes de santé après le passage de Freddy

by admin9775 20 mars 2023
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Les mauvaises conditions sanitaires, aggravées par le manque d’eau courante et de toilettes adéquates dans les camps, exposent les survivants du cyclone Freddy au Malawi à des maladies d’origine hydrique telles que le choléra.

À Zomba, dans l’est du pays, certains survivants déplorent l’absence d’eau potable et se plaignent de boire de l’eau contaminée d’un cours d’eau situé près de leur camp.

“Nous puisons de l’eau dans la rivière voisine. La rivière se trouve en contrebas d’un cimetière. Dans la même zone se trouvent des latrines. Avec les pluies, les latrines se remplissent d’eau et tous ces déchets sont emportés dans la rivière , ce qui nous expose au risque de choléra….  » explique Elestina Chambo, survivante du cyclone.

Plus de 500.000 personnes ont été touchées par les intempéries depuis le 12 mars selon l’Ocha, le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des nations unies.

Le centre d’évacuation de Chambo qui a accueilli des nombreuses familles doit également gérer une épidémie de gale selon Gomezgani Nyasulu, Responsable des catastrophes.

“Comme si la situation n’était pas déjà assez grave, au centre d’évacuation de Chambo, nous avons enregistré aujourd’hui des cas de gale, et vous savez comment la gale peut se propager dans un endroit comme celui-ci, d’où l’ importance de l’assainissement dans des endroits comme celui-ci……. « 

Près de 300 hébergements d’urgence ont été ouverts mais les destructions limitent encore l’accès aux équipes humanitaires, a expliqué le Programme alimentaire mondial (PAM) .

“Nous avons également des problèmes, comme le fait que certaines personnes déplacées souffrent de maladies non transmissibles telles que l’asthme et l’épilepsie dans nos camps. Nous avons également des personnes sous ART (thérapie antirétrovirale). Les problèmes de santé dans les communautés sont tellement importants qu’ils nécessitent l’intervention du conseil de district.  » dit Innocent Mvula, responsable de l’environnement pour le conseil du district de Zomba

Le cyclone Freddy a fait 360 morts au Malawi, 86 au Mozambique et 17 à Madagascar.

Africanews via CONGO PUB Online

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À la UneSanté

La Tanzanie enquête sur une mystérieuse maladie ayant fait 5 morts

by admin9775 17 mars 2023
written by admin9775

La Tanzanie a demandé à des experts médicaux d’enquêter sur une mystérieuse maladie « transmissible » qui a déjà fait cinq morts dans le pays, ont annoncé les autorités.

Cette maladie a été détectée chez « sept personnes avec des symptômes tels que fièvre, vomissements, hémorragies et insuffisance rénale », a détaillé le ministère de la Santé dans un communiqué diffusé tard jeudi soir.

Des experts médicaux ont été dépêchés dans la région de Kagera (nord-ouest) frontalière de l’Ouganda pour enquêter sur cette maladie « transmissible », a déclaré une responsable de la Santé, Tumaini Nagu.

« Des échantillons ont été prélevés sur les patients et les morts pour identifier la source et le type de maladie« , a-t-elle dit dans un communiqué, en appelant la population au calme.

Cette affaire survient après un épisode épidémique du virus Ebola en Ouganda, qui a duré presque quatre mois et fait 55 morts. L’Ouganda a déclaré la fin de l’épidémie en janvier.

L’an dernier, la Tanzanie avait identifié une épidémie de leptospirose, ou « maladie du rat », qui avait fait trois morts dans la région de Lindi (sud-est).

Cette maladie bactérienne, transmise à l’homme par certains mammifères, se propage par l’eau ou la nourriture contaminée par l’urine d’animaux infectés.

AFRICA NEWS via CONGO PUB Online

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À la UneSanté

Maniema : La campagne de vaccination contre la poliomyélite lancée à Kindu

by admin9775 17 mars 2023
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La campagne de vaccination contre la poliomyélite en faveur des enfants dont l’âge varie entre 0 et 59 mois a été lancée, jeudi, à Kindu, chef-lieu du Maniema.

Cette campagne qui se fera de porte-à-porte, vise 321.058 enfants âgés de 0 à 59 mois, selon les statistiques livrées par le chef intérimaire de la Division provinciale de la Santé, docteur Anaclet Kianga qui a lancé cette campagne à Kindu. À en croire ce dernier, cette campagne sera de trois jours, soit du 16 au 18 mars courant.

« Nous avons l’obligation d’atteindre chaque enfant cible par la combinaison de plusieurs stratégies notamment porte-à-porte, fixe, avancée, mobile et autres spécifiques », a-t-il déclaré.

Le chef intérimaire de la Division provinciale de la Santé du Maniema a indiqué que plusieurs enquêtes ont démontré que le Maniema fait toujours partie des provinces qui ont un grand nombre d’enfants sous vaccinés, pour plusieurs raisons.

Prince Mwembo/Maniema

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À la UneSanté

Rwanda : arrivée de laboratoires mobiles de vaccins à ARN messager

by admin9775 14 mars 2023
written by admin9775

Six unités mobiles de production de vaccins de la société pharmaceutique allemande BioNTech sont arrivées lundi au Rwanda, les premières expéditions de ce type envoyées en Afrique alors que le continent cherche à stimuler la fabrication de vaccins à ARN messager.

Les unités, fabriquées à partir de conteneurs recyclés, sont arrivées à Kigali, la capitale du Rwanda, où elles seront assemblées pour constituer un centre de production de vaccins contre diverses maladies.

« C’est un moment historique », a déclaré le directeur de l’exploitation de BioNTech, Sierk Poetting.

La pandémie de Covid-19 a mis en évidence la dépendance du continent aux vaccins importés.

Le centre de Kigali – capable à terme de produire jusqu’à 100 millions de vaccins à ARN messager par an – mettra au moins douze mois avant de commencer à émettre.

Cette technologie « peut se déplacer n’importe où », a mis en avant Sierk Poetting, sans donner de détails sur le coût du projet.

Les unités mobiles, baptisés BioNTainer, produiront également des traitements pionniers en phase de développement contre des maladies comme le paludisme, la tuberculose et le VIH qui sont parmi les principales causes de mortalité en Afrique.

BioNTech a indiqué avoir employé neuf scientifiques locaux, viser à augmenter le personnel à au moins une centaine d’ici l’année prochaine et faire en sorte que des employés rwandais dirigent l’installation.

Le Rwanda distribuera les vaccins aux 55 pays membres de l’Union africaine.

« Cela montre le pouvoir de la science, des partenariats et de l’humanité, ce que les gens peuvent faire pour lutter contre une terrifiante pandémie », a déclaré le ministre de la Santé, Sabin Nsanzimana.

L’installation du Rwanda est la première des trois prévues pour l’Afrique avec des livraisons prévues pour l’Afrique du Sud et le Sénégal, selon BioNTech.

Africanews via CONGO PUB Online

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À la UneSantéScience et Technologie

Rwanda : un traitement technologique contre le cancer fait ses preuves

by admin9775 10 mars 2023
written by admin9775

Quand les médecins ont diagnostiqué à Lillian un cancer du col de l’utérus, « c’était un moment vraiment effrayant ». Mais un nouveau traitement adapté a redonné de l’espoir à la Rwandaise de 30 ans.

« Le diagnostic médical était très effrayant, mon mari n’arrivait pas à y croire », a déclaré à l’AFP Lillian, dont le nom a été modifié. « Nous avions entendu dire que c’était incurable, donc c’était un moment vraiment effrayant », poursuit-elle. Et ses craintes n’étaient pas infondées.

Le cancer du col de l’utérus est le plus fréquent parmi les femmes de ce pays d’Afrique de l’Est, touchant 42 individus sur 100.000 (contre un peu plus de 13 sur 100.000 à l’échelle mondiale), selon l’Institut national des statistiques du Rwanda.

Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), 940 femmes sont mortes d’un cancer de l’utérus en 2019 dans le pays de la région des Grands Lacs qui compte un peu plus de 13 millions d’habitants.

Beaucoup de femmes redoutent de se faire dépister, en raison de la peur et de la stigmatisation entourant cette maladie. Le cancer du col de l’utérus est en effet le plus répandu parmi les femmes atteintes du VIH, selon ONU Sida.

Par ailleurs, celles qui se font diagnostiquer pensent souvent que le traitement est hors de leur portée, à moins de vivre dans une grande ville.

Pour Lillian, qui réside dans un village à trois heures de route à l’est de la capitale Kigali, être débarassée du cancer, moins de quatre mois après le diagnostic, relevait du fanstasme.

Mais en 2020, le Rwanda a décidé de tester un nouveau dispositif qui traite les lésions précancéreuses par la chaleur et peut être utilisé dans les pays ayant un accès limité à des équipements ou installations médicales de pointe.

« L’infirmière qui m’a soignée a utilisé un petit gadget qui ressemblait à un pistolet. C’est inconfortable mais pas douloureux alors même que cela utilise la chaleur pour tuer les lésions cancéreuses », raconte Lillian.

Économe en énergie 

Le thermocoagulateur portable, adapté aux pays à revenus faibles et intermédiaires, est un appareil semblable à une sonde qui utilise une batterie, et peut ainsi être déployé dans des zones reculées où l’accès à l’électricité se fait par intermitence.

« L’appareil fonctionne en appliquant de la chaleur sur le col de l’utérus, entraînant la mort des cellules anormales », explique à l’AFP Christine Musabyeyezu, infirmière au centre de santé Remera de Kigali.

Cette technologie, selon l’infirmière, est une alternative beaucoup moins coûteuse et moins énergivore à la cryothérapie – qui vise à détruire la lésion par congélation – et est également simple d’utilisation, nécessitant une formation minimale pour les personnels de santé.

Le thermocoagulateur portable, de son côté, est économe en énergie, offrant une semaine d’utilisation, soit environ 140 traitements, avant de nécessiter une recharge.

Au Rwanda, ce traitement est désormais au centre de la lutte contre le cancer du col de l’utérus, en particulier dans les zones rurales.

Mieux dépister

Les personnels de santé espèrent également que les avancées technologiques permettront de manière générale de mieux diagnostiquer le cancer. Le Rwanda teste actuellement une application permettant d’obtenir un diagnostic en quelques secondes.

Cette application mobile fonctionne avec une machine qui utilise de l’acide acétique pour déterminer la présence de lésions cancéreuses dans le col de l’utérus.

Selon Marisol Touraine, ancienne ministre française de la Santé et désormais présidente d’Unitaid, organisation internationale qui vise à réduire le prix des médicaments et soutient les essais cliniques au Rwanda, plus de 300.000 femmes meurent du cancer du col de l’utérus chaque année dans le monde.

L’immense majorité de ces décès – environ 90% – surviennent dans les pays à faibles revenus « parce qu’ils n’ont pas été dépistés à temps, parce qu’ils n’ont pas été traités à temps », a déclaré Mme. Touraine à l’AFP, lors d’un déplacement au Rwanda.

Le nombre de Rwandaises qui viennent se faire dépister augmente, ce qui est une bonne nouvelle.

« Il y a toujours une file d’attente ici de femmes venant se faire dépister pour le cancer du col de l’utérus, plus que pour tout autre test médical », soutient l’infirmière Christine Musabyeyezu.

« C’est une bonne chose car lorsqu’elles se font dépister tôt, elles peuvent être traitées tôt », dit-elle.

AFRICA NEWS via CONGO PUB Online

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