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Category:

Santé

À la UneSanté

Épidémie d’Ebola: un premier cas identifié en France, chez un médecin de retour de RDC

by admin9775 24 juin 2026
written by admin9775

Pour la première fois, un cas d’Ebola a été identifié sur le territoire français, chez un médecin de retour de République démocratique du Congo (RDC) actuellement confrontée à une importante épidémie, ont annoncé les autorités sanitaires françaises.

Le ministère de la Santé « confirme ce jour l’identification d’un premier cas positif de maladie à virus Ebola sur le territoire national », dit-il dans un communiqué. Interrogé par l’AFP, le ministère a précisé que le cas avait été identifié en métropole.

Il avait déjà été isolé dès son arrivée sur le territoire national, avant que la maladie soit officiellement identifiée. « Toutes les mesures de précaution, et notamment l’isolement du patient, ont été prises dès son arrivée », précise le ministère.

La situation est suivie « de très près » par le Premier ministre, selon son entourage cité par l’AFP.

Une urgence de santé publique internationale

En RDC, où l’épidémie sévit au moins depuis le 15 mai, l’Institut national de santé publique congolais (INSP) a enregistré 1 003 cas et 254 décès, soit un taux de létalité moyen de 25,3%. La capacité de test de la RDC, très faible au début de l’épidémie, s’est améliorée, ce qui explique en partie l’augmentation du nombre des cas recensés. Mais les organisations humanitaires internationales et ONG déployées sur le terrain estiment de façon unanime que les chiffres officiels sont encore sous-estimés.

Le virus, qui provoque une fièvre hémorragique, s’est également propagé en Ouganda, où les autorités ont déclaré le 11 juin que la situation était « sous contrôle ». Vingt cas confirmés, dont deux décès, ont été recensés dans le pays frontalier de la RDC.

L’épidémie est causée par le virus Bundibugyo, pour lequel il n’existe aujourd’hui ni vaccin, ni traitement. Les vaccins mis au point ne sont efficaces que contre le virus Zaïre, responsable des plus grandes épidémies d’Ebola connues jusqu’ici.

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a déclaré une urgence de santé publique de portée internationale et l’Africa CDC estime que dix pays de la zone sont à risque. Ebola a tué plus de 15 000 personnes en Afrique au cours des 50 dernières années.

RFI

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À la UneSanté

Ebola: la Belgique rejette la demande des États-Unis de fermer ses frontières aux Congolais

by admin9775 11 juin 2026
written by admin9775

Les États-Unis ont demandé à plusieurs pays européens de ne plus accueillir sur leur territoire de ressortissants de RDC, du Soudan du Sud et d’Ouganda, craignant de voir l’épidémie d’Ebola se propager sur leur territoire via l’Europe à l’occasion du Mondial de football. Washington a même menacé de ne pas admettre sur son territoire les ressortissants des pays qui n’appliqueraient pas ces mesures. La Belgique a rejeté cette demande. Une position élaborée en commun avec l’Union européenne.

Les ministres européens de la Santé ont débattu, vendredi 5 juin, de la réaction commune à adopter face à l’épidémie d’Ebola. Et la demande américaine d’interdire l’entrée des Congolais, Sud-Soudanais et Ougandais sur le territoire de l’Union européenne a été immédiatement écartée. Les Européens ont aussi décidé de répondre d’une seule voix à Washington. Le gouvernement fédéral belge a expressément annoncé le rejet de cette demande.

« Une interdiction d’entrée, personne ne propose cela en Europe. Et je vais aller encore plus loin. Les États-Unis, en tant que pays, portent une responsabilité écrasante dans ce qui se passe en Afrique, du fait qu’ils ont drastiquement réduit leur coopération au développement et leur aide médicale. Cette politique américaine aura bientôt des millions de morts sur la conscience », a déclaré Frank Vandenbroucke, ministre de la Santé de Belgique.

La fermeture des frontières et la quarantaine automatique ne sont pour l’instant recommandées ni par l’Organisation mondiale de la santé, ni par le Centre européen de détection et de contrôle des maladies. Or, les pays de l’Union européenne ont décidé de se plier aux consignes de ces deux organisations. Les Européens préfèrent la mise en place de contrôles aéroportuaires au départ de la RDC et de l’Ouganda.

RFI

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11 juin 2026 0 comments
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À la UneSanté

Ebola : le médecin missionnaire américain Peter Stafford déclaré guéri après son traitement en Allemagne

by admin9775 8 juin 2026
written by admin9775

Le médecin missionnaire américain Peter Stafford, contaminé par le virus Ebola alors qu’il prenait en charge des patients au Centre médical évangélique (CME) de Nyankunde, dans la province de l’Ituri en République démocratique du Congo, a été déclaré guéri et autorisé à quitter l’hôpital universitaire de la Charité à Berlin.

L’information a été confirmée par l’organisation Serge, qui accompagne les activités du médecin en Afrique centrale. Transféré en Allemagne et admis le 20 mai 2026, Peter Stafford avait été diagnostiqué porteur du virus Ebola de souche Bundibugyo, une variante relativement rare de la maladie.

Selon les responsables de l’hôpital universitaire de la Charité, l’évolution de son état de santé a été favorable. Les examens réalisés ont montré l’absence de charge virale détectable depuis le 30 mai. Après plusieurs tests PCR négatifs et plus de 72 heures sans symptôme, les autorités sanitaires allemandes ont officiellement levé les mesures d’isolement auxquelles il était soumis.

L’établissement hospitalier a également indiqué qu’aucun membre de sa famille n’a contracté la maladie. Placés en quarantaine à titre préventif en raison de leur statut de contacts à haut risque, ses proches n’ont développé aucun symptôme et les tests effectués n’ont révélé aucune infection.

Cette guérison constitue une évolution encourageante dans la prise en charge de ce cas d’Ebola identifié en République démocratique du Congo. Elle intervient alors que les autorités sanitaires congolaises et leurs partenaires poursuivent leurs efforts de surveillance et de riposte afin de contenir toute propagation éventuelle du virus dans les zones concernées.

Par Pascal Kabeya
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Ebola : l’OMS revoit ses estimations de 906 à 116 cas suspects en RD Congo et en Ouganda

by admin9775 2 juin 2026
written by admin9775

L’Organisation mondiale de la santé a revu drastiquement à la baisse ses estimations de cas suspects du virus Ebola en République démocratique du Congo et en Ouganda de 906 à 116. De son côté, l’agence sanitaire de l’Union africaine fait encore état de 1 139 cas suspects de cette maladie extrêmement contagieuse.

Alors que le virus Ebola dans l’est de la RD Congo et en Ouganda continue d’inquiéter la région, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a offert mardi 2 juin une nouvelle rassurante.

Son estimation du nombre de cas suspects de virus Ebola est drastiquement revue à la baisse, passant de 906 à 116, pour 330 cas confirmés.

Dissonance entre les organisations de santé

De nombreux malades « ont été écartés après vérification et souffrent soit d’autres maladies, soit n’ont présenté qu’un épisode de fièvre sans autre symptôme », a déclaré mardi Christian Lindmeier, porte-parole de l’OMS, lors d’un point de presse à Genève.

Il a souligné que les cas suspects incluaient « toute personne repérée par le système de surveillance ou se présentant dans un établissement de santé avec des symptômes pouvant évoquer Ebola ».

Ainsi, l’estimation du nombre de cas suspects par l’OMS passe de 906 (chiffre publié le 29 mai) à 116. Dans le même temps, d’autres patients ont été testés positifs, engendrant une revue à la hausse du nombre de cas confirmés pour les deux pays, de 134 à 330.

L’OMS recense par ailleurs 49 décès confirmés de la maladie due au virus et a indiqué avoir enregistré à ce jour six guérisons.

De son côté, l’Africa CDC, l’agence sanitaire de l’Union africaine, faisait encore état vendredi de 1 139 cas suspects pour 246 décès probables du virus, alors que l’OMS n’évoque plus ces décès « probables ».

L’actuelle épidémie de maladie à virus Ebola, fièvre hémorragique extrêmement contagieuse, a été déclarée le 15 mai dans le nord-est de la RD Congo. L’Ouganda voisin, où l’OMS a confirmé neuf infections, dont une mortelle, est le seul autre pays où le virus s’est pour l’heure propagé.

L’OMS a déclenché une alerte sanitaire internationale, et son directeur général Tedros Adhanom Ghebreyesus s’est rendu samedi en Ituri, épicentre de l’épidémie.

Il n’existe ni vaccin, ni traitement spécifique pour le virus Bundibugyo. L’Africa CDC a promis un vaccin d’ici la fin de l’année, et l’OMS planche sur des essais cliniques.

AFP

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À la UneSanté

Ebola en RDC : la Chine annonce une aide humanitaire d’urgence et l’envoi d’experts médicaux

by admin9775 2 juin 2026
written by admin9775

La Chine a annoncé sa disponibilité à soutenir activement la République démocratique du Congo (RDC) dans la lutte contre la 17ᵉ épidémie d’Ebola qui frappe actuellement l’est du pays. L’annonce a été faite lundi à Pékin par le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Lin Jian.

Lors d’un point de presse, le diplomate chinois a exprimé la solidarité de son pays envers les populations touchées et confirmé la mise en place d’une assistance d’urgence.

« Le gouvernement chinois a décidé d’apporter une aide humanitaire d’urgence à la RDC et d’y envoyer des équipes d’experts médicaux afin de fournir une assistance technique et des services de santé », a déclaré Lin Jian.

Pékin a rappelé son engagement de longue date dans la lutte contre les épidémies en Afrique, notamment lors de la crise Ebola qui avait frappé plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest en 2015. Les autorités chinoises soulignent que leurs équipes médicales présentes sur le continent poursuivent déjà leur collaboration avec les systèmes de santé locaux.

La Chine a également appelé la communauté internationale à renforcer son soutien aux pays affectés afin de contenir rapidement la propagation du virus.

« Nous appelons la communauté internationale à prendre des mesures concrètes pour aider la RDC et les autres pays africains concernés à venir à bout de cette épidémie dans les meilleurs délais », a insisté le porte-parole chinois.

Cette annonce intervient alors que la RDC poursuit sa riposte contre l’épidémie d’Ebola de souche Bundibugyo déclarée en mai 2026. Le gouvernement congolais bénéficie déjà de l’appui de plusieurs partenaires internationaux, dont l’Organisation mondiale de la santé (OMS), dans les domaines médical, logistique et financier.

Face à l’évolution de la situation sanitaire, les autorités congolaises multiplient les efforts de surveillance, de prise en charge des patients et de sensibilisation communautaire afin de limiter la propagation du virus dans les provinces touchées.

Par Marius Bopenga
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À la UneSanté

Ebola : l’OMS réaffirme son soutien à la RDC et appelle à la confiance dans la riposte en cours

by admin9775 31 mai 2026
written by admin9775

Le directeur général de l’Organisation mondiale de la Santé, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a réaffirmé le samedi 30 mai 2026 la solidarité de son institution envers la République démocratique du Congo dans la lutte contre la 17ᵉ épidémie d’Ebola, tout en exprimant sa confiance dans la capacité du pays à contenir cette nouvelle flambée.

S’exprimant à Bunia, épicentre de l’épidémie de la souche Bundibugyo, lors d’un point de presse conjoint avec le ministre de la Santé, Roger Kamba, et le ministre de la Communication, Patrick Muyaya, le patron de l’OMS a rappelé que la RDC dispose d’une expérience unique après avoir affronté seize épidémies d’Ebola depuis 1976.

« Alors que nous combattons cette épidémie à vos côtés, nous restons déterminés à veiller à ce que les autres services essentiels ainsi que l’assistance humanitaire continuent d’être fournis aux communautés à travers l’Ituri et au-delà », a déclaré Tedros Adhanom Ghebreyesus.

Le responsable de l’OMS a également insisté sur l’importance de l’implication des communautés locales dans la riposte sanitaire.

« Les communautés comprennent mieux que quiconque leurs propres défis et sont souvent les mieux placées pour proposer les solutions adaptées à leurs réalités », a-t-il souligné.

De son côté, Roger Kamba a appelé la communauté internationale à faire confiance aux autorités congolaises dans la gestion de cette crise sanitaire et à éviter des mesures susceptibles d’isoler davantage le pays.

Depuis Bunia, le ministre de la Santé a notamment plaidé pour le maintien de l’ouverture des frontières et des échanges internationaux, estimant que la situation reste sous contrôle malgré les inquiétudes suscitées par l’évolution de l’épidémie.

Selon les chiffres communiqués par le gouvernement, sur plus de 900 cas suspects recensés depuis le début de l’épidémie, environ 240 seulement ont été confirmés positifs après analyses en laboratoire. Les autorités sanitaires poursuivent les opérations de surveillance, de dépistage, de prise en charge des malades et de sensibilisation des populations dans les provinces de l’Ituri, du Nord-Kivu et du Sud-Kivu.

Alors que la vigilance demeure de mise, l’OMS et le gouvernement congolais assurent poursuivre une riposte coordonnée visant non seulement à freiner la propagation du virus, mais également à garantir la continuité des soins de santé essentiels et de l’assistance humanitaire aux populations affectées.

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À la UneSanté

Ebola en RDC : Roger Kamba appelle à relativiser l’ampleur de la crise

by admin9775 29 mai 2026
written by admin9775

Le ministre congolais de la Santé, Roger Kamba, a appelé à « relativiser les cris d’alarme » autour de l’épidémie d’Ebola qui touche actuellement l’Est de la République démocratique du Congo, assurant que la situation demeure sous contrôle malgré l’augmentation du nombre de cas suspects.

Lors d’une conférence de presse tenue à Bunia, chef-lieu de l’Ituri, le ministre a indiqué qu’environ 210 cas suspects avaient été recensés, dont la grande majorité dans cette province. En dehors de l’Ituri, seuls 21 cas suspects ont été signalés, dont 20 au Nord-Kivu et un au Sud-Kivu.

« Nous ne sommes pas dans une situation telle qu’elle est ressentie, surtout à l’international ou dans les médias », a déclaré Roger Kamba, soulignant que la riposte sanitaire se poursuit de manière « systématique et méthodique ».

Selon les autorités sanitaires, 505 personnes sont actuellement hospitalisées tandis que 915 autres font l’objet d’un suivi médical. Par ailleurs, 223 décès restent en cours d’analyse afin d’établir un éventuel lien avec le virus Ebola.

La RDC fait face depuis le 15 mai à sa 17ᵉ épidémie d’Ebola. La souche identifiée appartient à la variante Bundibugyo, réputée moins létale que la souche Zaïre qui avait provoqué plusieurs épidémies majeures dans le pays.

Le professeur Jean-Jacques Muyembe, directeur de l’Institut National de Recherche Biomédicale (INRB), a indiqué que cette variante est génétiquement distincte des précédentes flambées de Bundibugyo observées en 2007 et 2012 et proviendrait directement d’un réservoir animal.

Les autorités sanitaires, appuyées par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), insistent sur le respect des mesures de prévention, notamment le lavage régulier des mains, l’utilisation de solutions hydroalcooliques et le port d’équipements de protection pour les agents de santé et les proches aidants.

Le gouvernement rappelle également que les funérailles des personnes décédées de maladies suspectes doivent être prises en charge par des équipes spécialisées afin de limiter les risques de transmission.

Par Marius Bopenga
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À la UneSanté

Ebola : Donald Trump face au casse-tête de ses ressortissants exposés au virus

by admin9775 28 mai 2026
written by admin9775

Les États-Unis projettent d’ouvrir un centre de quarantaine et de soins au Kenya pour accueillir les ressortissants nord-américains qui ont pu être exposés au virus Ebola à l’origine d’une épidémie en RD Congo et en Ouganda. Une approche qui rompt avec la pratique habituelle des États-Unis, et d’une majorité de pays, de rapatrier leurs ressortissants confrontés à des épidémies mortelles.

Un peu en Allemagne, un peu en République tchèque et pourquoi pas au Kenya. Les États-Unis semblent chercher à éviter, autant que faire se peut, de rapatrier sur leur sol des ressortissants qui ont pu être exposés à l’épidémie d’Ebola active en République démocratique du Congo et en Ouganda depuis mai 2026.

Dernier exemple en date : Washington serait sur le point d’ouvrir un centre de soin au Kenya pour y traiter les soignants américains qui ont pu être au contact du virus ou de malades, racontent le Wall Street Journal et le New York Times, mardi 26 mai. Le Kenya, sans aborder le point précis de l’ouverture d’un nouveau centre de soin voulu par Washington, a reconnu dans un communiqué publié mercredi mener des « discussions avec le gouvernement américain et d’autres partenaires internationaux » pour renforcer la réponse à l’épidémie d’Ebola dans la région

Quand Donald Trump critiquait Barack Obama

« C’est une rupture forte avec la manière dont les précédentes administrations ont réagi aux épidémies, en rapatriant les soignants et autres ressortissants américains pour être pris en charge dans des unités médicales spécialisées aux États-Unis », soulignent ces deux médias nord-américains.

En 2014, lors de la précédente importante épidémie d’Ebola, « Barack Obama avait fait rapatrier des Américains et Donald Trump, déjà à l’époque, avait vivement critiqué cette décision« , souligne Nathalie MacDermott, épidémiologiste associée au King’s College de Londres qui a travaillé sur les épidémies d’Ebola frappant le continent africain.

Autre président, autres mœurs. Déjà au début de cette épidémie – qui a contaminé plus de 1 000 personnes et causé la mort d’au moins 220 patients en moins de deux semaines -, Washington avait préféré envoyer un médecin américain en Allemagne afin qu’il soit pris en charge en Europe. Depuis lors, six autres ressortissants américains ont été accueillis, à la demande de l’administration Trump, dans des unités spécialisées sur le territoire allemand et en République tchèque, a appris le quotidien The New York Times.

La réaction américaine « est plutôt inhabituelle », assure Nathalie MacDermott. « D’ordinaire, les pays occidentaux cherchent à faire rapatrier leurs ressortissants qui ont pu être exposé à des virus dans des pays étrangers », confirme Paul Hunter, épidémiologiste à l’université East Anglia.

Ce n’est pas une règle absolue. Par exemple, « il faut d’abord déterminer si le patient est en état de voyager. S’il est déjà gravement malade, il vaut peut-être mieux le soigner d’abord sur place pour stabiliser son état avant de penser à le rapatrier », explique Nathalie MacDermott.

Des centres de soins spécialisés

Le retour au bercail s’explique en partie par le souhait des autorités nationales de veiller directement sur le sort et la santé de leurs ressortissants, surtout dans le cas de pathologies aussi graves qu’Ebola. De plus, « la plupart des pays dits à hauts revenus disposent de centres de soins spécialisés où ces patients peuvent recevoir les meilleurs soins possibles », souligne Nathalie MacDermott.

« Les États-Unis disposent de plusieurs structures dotées des équipements les plus perfectionnés et d’un personnel soignant spécialement formé pour la prise en charge de personnes exposées aux virus les plus dangereux comme Ebola », confirme The New York Times.

Ce qui ne signifie pas que le continent africain en est dépourvu. « Il y a vraiment de tout, et certaines installations n’ont rien à envier à celles qui existent en Europe ou aux États-Unis. Surtout le personnel est souvent très bien formé car ces pays ont pu être confrontés plus directement à d’importantes épidémies », analyse Paul Hunter.

Le rapatriement peut surtout permettre de mettre le patient entre les mains de médecins moins débordés. C’est important pour la personne exposée au virus et pour le personnel soignant. Ainsi, en Ouganda, il existe de très bonnes installations d’après les experts interrogés. Mais si le flux des patients augmente au fur et à mesure que l’épidémie se propage, la pression sanitaire sur les installations locales ou régionales – y compris au Kenya – risque de devenir très forte. « Dans le cas d’un virus comme Ebola, il faut pouvoir prendre son temps pour être très précautionneux et changer souvent de combinaison afin de minimiser le risque de contagion, ce qui est difficile à faire lorsqu’on est débordé », assure Paul Hunter.

Pour le patient, une prise en charge dans le meilleur environnement possible peut s’avérer vitale car la souche Bundibugyo du virus Ebola, responsable de l’épidémie actuelle, a un taux de létalité élevé compris entre 30 % et 50 %. « Même si on ne dispose pas de suffisamment de données pour l’étayer, on peut dire que généralement les patients transférés dans les centres de soins les plus sophistiqués ont un bien meilleur pronostic », affirme Nathalie MacDermott.

Fermer les frontières américaines à Ebola ?

En ne rapatriant pas le personnel soignant américain exposé au virus Ebola, l’administration Trump met-elle en danger ces ressortissants ? Un centre de quarantaine et de soin construit au Kenya pour l’occasion risque de ne pas être à la hauteur des installations américaines dernier cri « qui existent depuis des décennies », souligne Craig Spencer, un spécialiste des questions de santé publique à l’université Brown, interrogé par The New York Times.

Il peut cependant faire l’affaire. « Lors de la dernière épidémie d’Ebola en Afrique de l’Ouest en 2014, la plupart des centres de soins construits pour l’occasion se sont révélés de bon niveau compte tenu de la situation », nuance Paul Hunter.

Il n’empêche qu’une telle gestion sanitaire de la part de Donald Trump peut sembler discutable. En 2014, il avait ainsi reproché à Barack Obama de prendre le risque « d’importer » l’épidémie aux États-Unis. Le danger de propagation d’un virus comme Ebola « suscite des craintes légitimes, mais d’un point de vue scientifique, elles ne sont pas rationnelles car aujourd’hui on sait prendre toutes les précautions nécessaires pour rapatrier en toute sécurité des personnes exposées au virus. Le risque de contagion – si la personne a été effectivement contaminée – est minime », affirme Nathalie MacDermott.

Mais si le président américain refuse de rapatrier ses ressortissants par crainte de contagion, qu’en est-il du Kenya ? Le pays  ne compte pour l’heure aucun cas d’Ebola et l’ouverture d’un centre de soins destiné à des patients américains n’est peut-être pas sans risque, même si les États-Unis assurent qu’il sera doté des meilleurs équipements et encadré par une équipe de soignants américains spécialement formée, selon les experts interrogés. Contactées par France 24 pour savoir si elles donneraient leur accord à ce projet, les autorités kenyanes n’ont pas répondu.

France 24

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À la UneSanté

Est de la RDC : l’OMS appelle à un cessez-le-feu pour lutter contre l’épidémie d’Ebola

by admin9775 28 mai 2026
written by admin9775

Le Directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom, appelle toutes les parties en guerre dans l’Est de la RDC à accepter un cessez-le-feu pour faciliter la riposte contre la maladie à virus Ebola. Il a publié cette déclaration ce mercredi 27 mai 2026 sur son compte X.

Tedros Adhanom estime que l’Est de la RDC fait maintenant face à une « collision catastrophique de maladies et à un conflit », avec l’épidémie d’Ebola dans la province de l’Ituri dépassant la capacité de réponse.

Le patron de l’OMS explique que le virus Ebola Bundibugyo n’a pas de vaccin ni de traitement approuvé. L’arrêt de cette transmission d’Ebola dépend entièrement de l’accès humanitaire.

Pourtant, les affrontements en cours entraînent des déplacements massifs, poussent les contacts exposés dans des camps surpeuplés et coupent des couloirs de confinement critiques. Les travailleurs de première ligne risquent tout, tandis que les attaques contre les établissements de santé rendent le suivi des cas et de leurs contacts presque impossibles.

« Nous ne pouvons pas établir la confiance communautaire ou isoler les malades pendant que les bombes tombent », affirme Dr Tedros Adhanom. « Nous exhortons toutes les parties en guerre à accepter un cessez-le-feu immédiat pour contenir cette épidémie, afin de nous permettre un accès sûr et soutenu aux équipes médicales. Nous plaidons pour donner la priorité à la survie humaine avant tout le reste », conclut le numéro un de l’OMS.

Radio okapi

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À la UneSanté

Ebola en RDC : la 17ᵉ épidémie s’accélère, l’Ituri sous forte pression sanitaire après de nouveaux cas et l’évasion de patients à Mongbwalu

by admin9775 25 mai 2026
written by admin9775

La 17ᵉ épidémie d’Ebola qui frappe la République démocratique du Congo poursuit sa progression à un rythme préoccupant. Dans son dernier rapport de situation publié dimanche 24 mai, le gouvernement congolais fait état d’une augmentation rapide du nombre de cas, dans un contexte marqué par des défis sécuritaires et sanitaires majeurs dans l’Est du pays.

Selon les données officielles arrêtées au 23 mai, le cumul national atteint désormais 101 cas confirmés d’Ebola. Dix nouveaux cas ont été enregistrés en l’espace de vingt-quatre heures, dont neuf dans la zone de santé de Mongbwalu, en Ituri, et un autre à Katwa, dans la province du Nord-Kivu.

Le bilan humain continue également de s’alourdir. Les autorités sanitaires comptabilisent à ce stade 10 décès confirmés liés au virus, tandis que 904 cas suspects et 119 décès suspects restent en cours d’investigation dans les différentes zones touchées.

L’Ituri demeure l’épicentre de cette nouvelle flambée épidémique. Les zones de santé de Rwampara, Bunia et Mongbwalu concentrent actuellement la majorité des cas enregistrés, renforçant les inquiétudes sur une éventuelle accélération de la propagation dans plusieurs territoires de l’Est du pays.

Au-delà des chiffres, les capacités de surveillance sanitaire suscitent de vives préoccupations. Les équipes de riposte signalent qu’à peine 20 % des personnes identifiées comme contacts à risque font effectivement l’objet d’un suivi régulier.

Au total, 1 394 contacts identifiés n’auraient pas encore pu être localisés ou suivis par les équipes sanitaires, compliquant davantage les efforts visant à interrompre les chaînes de transmission.

La situation a pris une tournure encore plus préoccupante après un incident survenu dans la nuit du vendredi 23 au samedi 24 mai à l’Hôpital général de Mongbwalu, territoire de Djugu, en Ituri.

Selon plusieurs sources sanitaires locales, un incendie ayant détruit une tente d’isolement destinée aux patients atteints d’Ebola a provoqué un mouvement de panique généralisé.

Dans la confusion, 18 personnes présentant des signes compatibles avec Ebola ou prises en charge dans le dispositif d’isolement auraient quitté le centre médical avant d’être localisées à nouveau.

Des sources locales indiquent que plusieurs de ces personnes se seraient dispersées dans la communauté, suscitant de nouvelles inquiétudes quant au risque d’accélération de la transmission.

Les circonstances exactes de l’incendie restent encore à établir. Des sources locales évoquent l’intervention de personnes non identifiées.

Mongbwalu apparaît aujourd’hui comme l’un des principaux foyers de cette 17ᵉ épidémie, dans une région déjà fragilisée par l’insécurité persistante, les déplacements de populations et les difficultés d’accès aux soins.

À ce stade, les autorités sanitaires poursuivent les opérations de surveillance épidémiologique, d’identification des cas contacts et de renforcement des capacités de prise en charge.

Depuis la découverte du virus Ebola en RDC en 1976, le pays a développé une expertise reconnue dans la gestion des flambées épidémiques. Toutefois, cette nouvelle épidémie intervient dans un contexte particulièrement complexe, où les défis sécuritaires et humanitaires pourraient compliquer davantage la riposte sanitaire.

Par José Lumbala, correspondant à Bunia
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