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Category:

Santé

À la UneSanté

Ouganda : le vaccin contre la fièvre jaune obligatoire pour voyager

by Ruben Yale 28 mai 2024
written by Ruben Yale

L’Ouganda a lancé une campagne nationale de vaccination contre la fièvre jaune afin de protéger sa population contre cette maladie transmise par les moustiques, qui constitue depuis longtemps une menace.

À la fin du mois d’avril, les autorités ougandaises avaient vacciné 12,2 millions de personnes sur les 14 millions visées, a déclaré le docteur Michael Baganizi, responsable de la vaccination au ministère de la santé.

L’Ouganda exigera désormais que toutes les personnes voyageant à destination ou en provenance du pays soient munies d’une carte de vaccination contre la fièvre jaune, conformément au règlement sanitaire international, a indiqué M. Baganizi.

Les autorités ougandaises espèrent que cette exigence incitera davantage de personnes à se faire vacciner contre la fièvre jaune, dans un climat général d’hésitation vis-à-vis du vaccin qui inquiète les prestataires de soins de santé dans ce pays d’Afrique de l’Est.

Dose unique

Le vaccin à dose unique a été offert gratuitement aux Ougandais âgés de 1 à 60 ans. Les centres de vaccination de la capitale, Kampala, et d’autres villes comprennent des écoles, des universités, des hôpitaux et des administrations locales.

Auparavant, les Ougandais devaient généralement payer l’équivalent de 27 dollars pour se faire vacciner contre la fièvre jaune dans des cliniques privées.

L’Ouganda, qui compte 45 millions d’habitants, est l’un des 27 pays du continent africain classés comme présentant un risque élevé d’épidémie de fièvre jaune. Selon l’Organisation mondiale de la santé, cette maladie provoque chaque année environ 200 000 cas et 30 000 décès dans le monde.

L’épidémie la plus récente en Ouganda a été signalée au début de cette année dans les districts centraux de Buikwe et Buvuma.

Symptômes

La fièvre jaune est causée par un virus transmis par la piqûre de moustiques infectés. La majorité des infections sont asymptomatiques. Selon l’OMS, les symptômes peuvent inclure de la fièvre, des douleurs musculaires, des maux de tête, une perte d’appétit et des nausées ou des vomissements.

L’initiative de vaccination de l’Ouganda fait partie d’une stratégie mondiale lancée en 2017 par l’OMS et des partenaires tels que l’agence des Nations unies pour l’enfance afin d’éliminer la fièvre jaune d’ici 2026. L’objectif est de protéger près d’un milliard de personnes en Afrique et dans les Amériques.

Une évaluation à mi-parcours de cette stratégie, dont les résultats ont été publiés l’année dernière, a révélé que 185 millions de personnes dans les pays africains à haut risque avaient été vaccinées en août 2022.

En Ouganda, la plupart des gens se font vacciner contre la fièvre jaune lorsqu’ils se rendent dans des pays tels que l’Afrique du Sud, qui exigent une preuve de vaccination à l’arrivée.

Méfiance

James Odite, un infirmier travaillant dans un hôpital privé qui a été désigné comme centre de vaccination dans une banlieue de la capitale, Kampala, a déclaré à l’AP que des centaines de doses sont restées inutilisées après la clôture de la campagne de vaccination contre la fièvre jaune. Elles seront utilisées lors d’une prochaine campagne de masse.

Parmi les questions soulevées par les personnes hésitant à se faire vacciner, il y a celle de savoir si « le gouvernement veut leur donner des vaccins périmés », a déclaré M. Odite.

Baganizi, le responsable de la vaccination, a déclaré que le gouvernement ougandais avait investi dans des séances de « sensibilisation » des communautés au cours desquelles les responsables expliquent aux gens que les vaccins sauvent des vies.

Africanews via CONGO PUB Online

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28 mai 2024 0 comments
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À la UneSanté

Beni : Plus de 160 cas de la conjonctivite virale identifiés à la prison centrale

by Ruben Yale 27 mai 2024
written by Ruben Yale

Au moins 165 détenus de la prison centrale de Beni appellée « Kangbayi » et située dans la province du Nord-Kivu sont frappés, depuis le 16 mai dernier, par la conjonctivite virale.

C’est Damien Kambale, infirmier superviseur en charge de la surveillance maladie dans la zone de santé de Beni, qui livre la nouvelle à la presse. Il idique qu’à ce jour, 184 cas dont 165 de la conjonctivite virale ont déjà été identifiés parmi les détenus de la prison centrale de Beni-Kangbayi.

« Nous avons déjà enregistré beaucoup de cas de conjonctivite surtout virale dans la zone de santé de Beni. En ville, nous avons déjà enregistré 180. Dans la population carcérale de Kangbayi, sur une population 1497, 165 ont déjà développé la maladie depuis le 16 jusqu’à la date d’hier. Oui, c’est une inquiétude puisque ça constitue un problème de santé publique« , a-t-il déclaré.

Pour éviter la propagation de cette maladie, l’épidémiologiste Damien Kambale conseille la prudence et le respect des mesures d’hygiène, en invitant tout contact avec les personnes déjà touchées par la maladie.

Anderson Shada Djuma

Actu 30 via CONGO PUB Online

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27 mai 2024 0 comments
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À la UneSanté

AVC : des chercheurs français font une découverte majeure

by Guyguy Lelo 17 mai 2024
written by Guyguy Lelo

Un accident vasculaire cérébral (AVC) survient lorsque l’apport sanguin au cerveau est interrompu ou réduit, privant ainsi les tissus cérébraux d’oxygène et de nutriments essentiels. En quelques minutes, les neurones commencent à mourir, ce qui peut entraîner des dommages permanents. Les causes incluent l’obstruction d’une artère (AVC ischémique) ou la rupture d’un vaisseau sanguin (AVC hémorragique). Les conséquences varient selon la région du cerveau affectée, et peuvent inclure des troubles de la parole, de la motricité ou de la mémoire.

Une récente étude menée par le CHU de Montpellier a bouleversé les protocoles traditionnels de traitement des AVC, avec des résultats prometteurs. Auparavant, seuls les patients présentant une destruction cérébrale limitée étaient sélectionnés pour la thrombectomie, une procédure où le caillot est retiré en introduisant un instrument via l’artère de la jambe. Les cas jugés trop sévères étaient souvent laissés pour compte, sous l’hypothèse que les tissus cérébraux étaient irréversiblement endommagés.

Cependant, cette perspective a été radicalement changée grâce à l’initiative des chercheurs montpelliérains. Dans le cadre de l’essai thérapeutique multicentrique « In EXTREMIS-LASTE », ils ont inclus des patients considérés auparavant comme irrécupérables. Leur hypothèse audacieuse de reperfusion des zones cérébrales initialement jugées mortes a non seulement réduit le risque de décès de 20 %, mais a également permis à un patient sur cinq de rentrer chez lui après une période de rééducation.

Le Professeur Vincent Costalat et la Docteure Caroline Arquizan, qui ont dirigé cette étude, ont expliqué que leur méthode pourrait transformer la prise en charge de l’AVC. Leur technique consiste à réintroduire de l’oxygène et des nutriments dans des zones du cerveau auparavant considérées comme perdues, augmentant ainsi les chances de récupération.

Au-delà des implications cliniques immédiates, cette découverte souligne l’importance de la prévention. En effet, 80% des AVC pourraient être évités par des mesures simples telles que le contrôle de la tension artérielle, la gestion du diabète, la réduction du cholestérol, l’arrêt du tabac et la gestion du poids.

Les résultats de l’étude « In EXTREMIS-LASTE », publiés dans la prestigieuse revue New England Journal of Medicine, sont une lueur d’espoir non seulement pour les patients atteints d’AVC sévères, mais aussi pour la communauté médicale mondiale, offrant une nouvelle voie pour améliorer les taux de survie et la qualité de vie après un AVC. Cette avancée majeure, issue d’une collaboration internationale et soutenue par un financement substantiel, incarne le potentiel de l’innovation médicale lorsque des hypothèses établies sont remises en question.

La Nouvelle Tribune via CONGO PUB Online

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À la UneSanté

Choléra au Kasaï : 155 cas dont 35 décès enregistrés à Mushenge et Dekese

by Sam's Londele 8 mai 2024
written by Sam's Londele

Après la déclaration de l’épidémie de choléra dans la province du Kasaï, les zones de santé de Mushenge et Dekese sont en vogue avec cette épidémie. Ces deux zones de santé font un cumul de 155 cas suspects dont 35 décès, soit un taux de létalité de 22,5% depuis le début de cette année. Ces statistiques ont été données par la Division provinciale de la santé.

L’Organisation mondiale de la santé OMS a, face à cette montée des cas, remis, ce mercredi, aux responsables de ces zones de santé de Mushenge et Dekese des fournitures sanitaires de prise en charge contre le choléra, avec le financement du Fonds central d’intervention d’urgence de l’ONU (UNCRF).

Le médecin chef de zone de Mushenge s’est dit persuadé par cette aide. À l’en croire, il est logique et prudent de prendre des mesures pour prévenir ces cas.

« Nous faisons face à une épidémie qui risque de causer la mort et désolation dans la population. Nous estimons qu’avec cette aide, nous pouvons, avec ces fournitures, assurer la prise en charge de ces malades », a t-il déclaré.

Le cumul des cas de choléra notifiés depuis le début de l’année jusqu’à la semaine du 14 en 2024 s’élève à 12.578 cas dont 201 décès (létalité : 1,6%) dans les 81 zones de santé de 26 provinces de la RD-Congo.

Janderson Nyembue/Tshikapa

ACTU 30 via CONGO PUB Online

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Guinée : 167 millions $ du Fonds mondial pour booster la lutte contre le VIH, le paludisme et la tuberculose

by Ruben Yale 7 mai 2024
written by Ruben Yale

Selon le Fonds mondial, la Guinée a réalisé des progrès « significatifs » dans la lutte contre le VIH, la tuberculose et le paludisme, malgré des défis majeurs tels que des infrastructures de santé faibles et des épidémies récurrentes d’Ebola.

La Guinée bénéficiera d’une subvention de 167 millions de dollars du Fonds mondial dans le cadre de la lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, a-t-on appris de l’Agence guinéenne de presse (AGP), le vendredi 3 mai 2024. 

Cette subvention, qui couvre la période 2024-2026, vise à renforcer le système de santé guinéen et à réduire la mortalité liée à ces maladies en corrélation avec la vision de la politique nationale de santé et du Plan national de développement sanitaire (PNDS), rapporte l’AGP. 

« Il s’agira entre autres, pour le VIH de mettre 97% des patients en traitement antirétroviral et une suppression virale à 90% d’entre eux. Pour la tuberculose, d’augmenter le succès thérapeutique des cas à 92% et pour le paludisme, la prévention et la prise en charge des cas déjà recensés », a déclaré Oumar Diouhé Bah (phot), ministre guinéen de la Santé et de l’Hygiène publique.

Selon le Fonds mondial, la Guinée a réalisé des progrès significatifs dans la lutte contre le VIH, la tuberculose et le paludisme, malgré des défis majeurs tels que des infrastructures de santé faibles et des épidémies récurrentes d’Ebola. Grâce à un engagement communautaire et à des programmes améliorés, l’incidence du VIH a diminué, la tuberculose est devenue moins menaçante et la prévalence du paludisme chez les enfants de moins de 5 ans a également baissé.

Cette subvention intervient dans un contexte où les pays africains ont intensifié leurs efforts dans la lutte contre ces maladies, avec le soutien de partenaires internationaux. Selon le dernier Rapport mondial sur la tuberculose de l’OMS pour 2023, environ 70 % des cas sont désormais diagnostiqués et traités dans la région. Outre la tuberculose, les campagnes de vaccination contre le paludisme rencontrent un succès croissant au Cameroun, au Burkina Faso, au Ghana et au Mali entre autres qui figurent sur la liste des pays les plus « durement » touchés par la maladie.

Au total, le Fonds mondial a mobilisé 544,21 millions de dollars en faveur de la Guinée, dont 478,20 millions de dollars ont été décaissés pour soutenir les efforts du pays dans la lutte contre ces maladies.

Charlène N’dimon

Agence Ecofin via CONGO PUB Online

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Maniema : Plusieurs familles touchées par l’épidémie de conjonctivite

by Sam's Londele 6 mai 2024
written by Sam's Londele

Plusieurs familles de la ville de Kindu, chef-lieu de la province du Maniema, sont infectées par l’épidémie de conjonctivite ( Appolo). Les structures sanitaires de la ville n’arrivent pas à communiquer le nombre effectif des cas traités et non traités.

Contacté le weekend dernier, un médecin ophtalmologue exhorte les personnes atteintes de cette infection des yeux à se rendre aux structures sanitaires les plus proches, et surtout à ne pas appliquer n’importe quoi dans les yeux.

Selon le docteur Charles Omesumbu Shako, la maladie de conjonctivite se manifeste premièrement par le changement de la couleur des yeux.

« Ils deviennent rouges et larmoyants. Pour la conjonctivite virale, ce sont plus des larmes, l’écoulement est aqueux. Et pour la conjonctivite bactérienne, lorsqu’il y a surinfection, on a comme des sécrétions micro purulentes qui surviennent. Par moment, les paupières gonflent et puis le malade va sentir la présence d’un des corps étrangers dans les yeux alors qu’en réalité il n’y en a pas », a-t-il déclaré.

En ce qui concerne la prévention de cette maladie, il conseille de faire les gestes barrière tel qu’au temps de l’épidémie de la Covid-19.

« Nous devons nous laver régulièrement les mains au savon, nous devons éviter de toucher nos yeux, il faut éviter de frotter les yeux, parce que ça aggrave les lésions. Pendant cette période, nous évitons de nous saluer par la main. Et lorsque la personne est atteinte, on l’amène à la clinique », a ajouté le Dr Charles Omesumbu Shako.

Signalons que plusieurs provinces de la RDC sont également touchées par cette épidémie de conjonctivite.

Prince Mwembo/Maniema

ACTU 30 via CONGO PUB Online

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À la UneSanté

le programme de la maternité gratuite pas encore au point ! [Enquête]

by Guyguy Lelo 20 avril 2024
written by Guyguy Lelo

En prélude à la mise en application complète de la Couverture santé universelle (CSU) prévue en 2030, le président Félix Tshisekedi a lancé, au mois de septembre 2023, le programme de la gratuité de la maternité. La phase expérimentale concerne Kinshasa, la capitale. A ce jour, plusieurs composantes manquent aux « paquets de soins mère et enfant » de la femme enceinte et du nouveau-né.

Pour commencer, cette gratuité est partielle, elle n’assure pas la totalité des soins. Une sorte de revers de situation pour certaines familles qui sont obligées de payer certains services de la maternité. Il s’agit des produits médicaux et d’autres séances d’échographie exigées aux consultations prénatales. De leur côté, certains médecins relèvent que la liste incomplète des soins contenus dans la convention entre le gouvernement et les hôpitaux représente un possible danger. Le Fonds de solidarité santé, structure gouvernementale, qui finance ce programme, plaide aux partenaires financiers à redoubler d’efforts pour la continuité du programme à travers toute la république.

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L’absence de prise en charge comme première cause de décès

En 2021, les enquêtes démographiques et de santé du Ministère de la santé ont démontré qu’il y avait 846 décès sur 100.000 naissances d’après les statistiques fournies par le ministère de la santé de la RDC. L’absence de la prise en charge de la femme enceinte (consultations et diagnostics) est illustrée parmi les premières causes de décès. Ce qui fait qu’en RDC, les consultations prénatales restent le seul pilier important pour minimiser les risques de mortalité maternelle.

Face à cette situation, en 2022, le pays s’est armé des décrets dans le domaine de la santé dont cinq structures en vue de réduire les risques des décès maternels et rejoindre le cap exigé par l’OMS d’ici 2030.

A Kinshasa, 336 centres de santé ont été sélectionnés pour couvrir 12 paquets de soins suivants :

1) CPN ;

2) CPN référée ;

3) Accouchement ;

4) Accouchement difficile ;

5) Accouchement par césarienne ;

6) Accouchement par césarienne dans l’hôpital secondaire ;

7) Soins ambulatoires des femmes enceintes au centre de santé ;

8) Soins ambulatoires des femmes enceintes au HGR ( Hôpitaux généraux de référence)

9) Hospitalisation des femmes enceintes au HGR ;

10) Soins ambulatoires des nouveau-nés à HGR ;

11) Hospitalisation des nouveau-nés à l’HGR

12) Hospitalisation aux soins intensifs pédiatriques pour les nouveau-nés.

Plus de six mois après le lancement de la gratuité de l’accouchement, certains hôpitaux sélectionnés et le Fonds de solidarité de santé ne semblent pas émettre dans la même direction.

Une cacophonie qui fait en sorte que les bénéficiaires de la gratuité de l’accouchement financent elles-mêmes certains examens et les échographies, voire paient leurs médicaments.

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La médecine recommande 3 échographies et 6 consultations prénatales

Un gynéco obstétricien qui s’exprime sous le sceau d’anonymat à notre micro, revient avec force et détails sur l’importance des séances des échographies essentielles non inscrites par la gratuité de l’accouchement. Pour lui, les échographies obligatoires recommandées par la médecine sont au nombre de trois et peuvent varier selon les complications qu’une femme enceinte rencontre pendant ses différentes périodes de grossesse. Ces trois échographies guident le médecin à prendre toutes les précautions avant l’arrivée du bébé et préserver la maman d’éventuels risques d’hémorragies, causes de l’accentuation du taux de mortalité maternelle.

« La médecine recommande trois échographies et six consultations prénatales, pour suivre de près l’évolution de la grossesse et l’état de santé de la femme enceinte. Il s’agit entre autres de l’échographie de datation (entre 7-12è semaine) d’une grossesse : chaque personnel qualifié aimerait bien dater la grossesse de sa patiente. Il y a, en outre, les échographies de la morphologie (entre 20-23è semaine) du fœtus (bébé) et de la croissance (30-33è semaine). Ces trois échographies nous permettent d’avoir les informations importantes sur le nombre et la vitalité de fœtus (enfant), le sexe, le poids, l’état de liquide amniotique, le niveau d’insertion du placenta, pour réparer les anomalies… », a-t-il insisté.

Il confirme que même quelques jours avant l’accouchement, un médecin peut prescrire une échographie supplémentaire. Ce qui n’est plus faisable avec la gratuité de l’accouchement. Le médecin est désormais plié au respect de la convention.

« Dans la compréhension de ce programme, si j’essaie de réfléchir, il préfère sauter la première échographie parce qu’ils exigent que les consultations prénatales débutent à la 16è semaine. Or, la 16ème semaine peut apparaître tard pour les femmes qui connaissent des complications dès leur 10ème semaine de grossesse».

A la maternité de l’hôpital général de référence (Ex- Mama Yemo), où tout semblait être bon au départ, on constate l’absence de quelques produits manquant dans le kit opératoire pour les cas de césarienne. Mais parfois, les médecins se retrouvent face à un dilemme entre laisser pourrir la situation et faire intervenir immédiatement la famille pour les questions financières.

« Je vais vous illustrer un cas qui nous est arrivé lorsqu’on devrait intervenir parce qu’une patiente a connu la rétention du placenta pendant l’accouchement. J’ai regardé dans le kit, il manquait un produit important pour empêcher l’infection de plaie. J’ai fait les observations à la hiérarchie, on m’a recommandé de me contenter d’un autre produit qui n’avait rien à avoir. J’ai obtempéré et j’ai placé le produit en question, mais quelle n’a pas été notre surprise de constater que le produit placer n’avait aucun effet».

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Des produits sans effets

Pour ce cas très délicat auquel il a assisté, le médecin avoue qu’il était obligé de parler à la famille du malade pour compléter le kit et payer les médicaments supplémentaires pour empêcher l’infection de la plaie. Un acte peut coûter une radiation si sa hiérarchie apprenait ce genre d’informations.

« L’Etat refuse que les familles dépensent. C’est formellement interdit avec la gratuité de la maternité. Mais j’ai aussi l’obligation de sauver la vie de la maman dont l’opération s’est déroulée avec succès. Une fois qu’on a placé le médicament acheté, la patiente est sortie du risque qu’elle courait ».

C’est un flou ou un jeu de cache-cache auquel les médecins assistent entre le gouvernement et les hôpitaux. Les responsables d’hôpitaux auraient signé des conventions sans associer les personnels soignants qui sont en contact direct avec les femmes enceintes Pour ne pas subir et perdre sa réputation, les médecins abordés pensent qu’il faut exposer le problème aux bénéficiaires. Leur dire la vérité sur les limites de la gratuité de l’accouchement.

« La convention existe, oui. C’est de ma responsabilité comme médecin de donner un soin de qualité. Nous refusons de prendre de risques graves. En toute discrétion, nous abordons les patientes qui peuvent nous faire confiance, au cas où nous sommes limités par les examens et produits pris en charge par l’Etat. Celles qui ont déjà accouché une fois ou plusieurs fois ont la facilité de comprendre, mais celles qui viennent pour la première accoucher sont mécontentes », explique le médecin du Mère et enfant de Ngaba qui martèle sur le fait qu’on devrait laisser la liberté aux médecins d’apprécier, et non les limiter par une « convention taillée sur mesure et incomplète » selon les moyens de la politique gouvernementale.

Les femmes enceintes qui viennent aux hôpitaux choisis pour la gratuité de l’accouchement se contentent des étiquettes de sensibilisation affichées à chaque entrée de maternité qui ne donnent pas assez des détails. Il faut voir son médecin consultant qui vous donne les détails de soins concernés.

Quelques femmes enceintes rencontrées ignorent complètement la convention qui lie les hôpitaux au gouvernement, elles restent plutôt à la merci des recommandations de leurs médecins traitants. Surtout quant au choix des produits pour leur santé et la santé du bébé.

Bénédicte Primipare attend bébé pour la première fois. Elle sort de son rendez-vous et approuve la mesure de la gratuité des maternités mais avoue n’avoir pas totalement confiance en cette gratuité : « Quand j’ai entendu parler de la gratuité de la maternité je pensais que c’était une histoire inventée de toute pièce. Quand j’ai commencé mes consultations, je n’ai payé aucun rond à la maternité. Mais en toute honnêteté, j’ai dit à mon médecin de me prescrire les médicaments que j’irai acheter moi-même. Cela n’engage pas l’hôpital, c’est une relation entre médecin et patiente», a-t-elle déclaré.

Noriline a 30 ans. Elle est mariée et à 5 mois de grossesse. Dans ce même centre, elle affirme qu’elle achète régulièrement les gants et autres outils auprès des infirmiers.

« Ils me disent souvent que le stock est fini et qu’il faut acheter, quand vous leur donnez de l’argent eux-mêmes vous les livrent. On a pas de choix».

Une mère qui assiste sa fille qui à accoucher conseille aux autres de ramener toujours de l’argent à la maternité le jour de l’accouchement pour anticiper les urgences.

« Ma fille a accouché par césarienne et on a acheté l’anesthésie ici à l’hôpital. Il y avait également une famille dont la fille a été admise dans la salle d’opération qui était dans l’obligation de courir à 3h du matin pour chercher une poche de sang ».

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Des hôpitaux prêts à se désengager de la mesure

À Kinshasa, deux médecins directeurs de la Clinique de Ngaliema et de l’Hôpital général de référence de Kinshasa ont été suspendus par le secrétaire général à la santé « pour avoir refusé de donner les soins à une femme ne pouvant pas payer et qui venait d’accoucher » qui a fini par perdre la vie en laissant son bébé. Cette suspension a augmenté une dose de vigilance des médecins directeurs des autres hôpitaux concernés par la gratuité de l’accouchement.

Aussi, ces médecins sont censés cacher leurs mécontentements face aux imperfections de ce programme craignant les représailles de la part de l’autorité. Deux responsables des hôpitaux publics affirment que depuis leur adhésion au programme de la gratuité de la maternité, il y a eu baisse en termes de recettes. Ils sont également déçus de la lenteur que prend le traitement de leurs dossiers.

« Nous avons accepté la convention après ventilation telle que répartie par le ministère de la santé. Nous avons accepté 30$ pour toutes les 4 consultations prénatales là où on gagnait plus de 80$. L’accouchement, par voie basse et par voie de césarienne, sans compter d’autres services que nous livrons presque gratuitement ont été revus en baisse sans tenir compte des catégories, nous avons accepté. Aujourd’hui, plusieurs de nos dossiers sont payés en retard et certains sont déclassés sans aucune justification. Qui viendra combler ces manques à gagner parce que ces soins ont été réellement administrés ? », s’exclame un médecin directeur.

L’Hôpital Monkole est l’un des hôpitaux privés modernes dans la partie Ouest de la capitale congolaise, parmi les premiers à signer la convention avait préféré se désengager du programme de la gratuité de la maternité suite aux incompréhensions. Beaucoup craignent que les autres hôpitaux emboîtent le pas.

Au Fonds de Solidarité de santé, on essaie de rappeler à l’ordre en invitant les professionnels de la blouse blanche à faire preuve au maximum possible au respect du serment d’Hippocrate. Il balaie d’un revers de la main toutes les accusations liées à la convention qui, selon lui, (tout) était faite selon les règles de l’art. Il préfère dénoncer la cupidité des médecins qui fabriquaient des chiffres dans leurs dossiers.

« Nous arrivons à réduire des tarifs dont les chiffres ont été exagérés. Vous allez voir qu’ils nous envoient des dossiers de 1,8 millions mais après vérifications, vous n’avez véritablement que 1 millions de dollars américains, voire moins. »

Il croit qu’il y a un très sérieux problème d’éthique dans le chef des médecins !

« Je crois que nous avons prêté le serment d’Hippocrate pour se mettre au service de la population. Je suis tout à fait d’accord qu’on doit vivre décemment, comme médecin, mais les hôpitaux et les centres de santé ne sont pas des supermarchés. On doit faire de l’économie sociale, mais pas le capitalisme. Nous devons être préoccupés par la prise en charge de cas », déclare Anatole Mangala, Directeur général du Fonds de solidarité de santé. Il signale que son organisation est en contact avec les ordres des médecins et des infirmiers pour des journées déontologiques pour placer les personnels de santé devant leurs responsabilités.

Si de septembre à décembre, le FSS déclare avoir payé 85.000 accouchement, à ce jour il affirme payer 10.600 accouchements dans les hôpitaux kinois.

Le fonds de solidarité charge le régulateur (l’administration) qu’il appelle très vite à jouer pleinement son rôle pour lui faciliter la tâche. Dr Anatole se plaint de laisser-aller et du désordre criant au sein de l’administration qui fait observer à un déficit dans la régulation de l’offre des soins.

« Il appartient au régulateur de suivre de près les différents paquets de soin. Nous avons des rapports qu’il y a des centres de santé qui veulent fonctionner comme des hôpitaux. Si aujourd’hui nous avons plusieurs décès en néonatologie dans les hôpitaux, ce n’est pas parce qu’on n’a pas l’expérience, mais c’est pour la plupart de référence tardive. On gère de cas en périphérie, on fait ce qu’on ne devrait pas faire et on transfère le nouveau-né quand il est dans un tableau de septicémie. D’autre part, il y a des hôpitaux où vous pouvez arriver à 11h et celui qui doit vous soigner n’est pas encore là. Il est nécessaire que l’administration de prendre des dispositions pour faire fonctionner correctement ses zones de santé ».

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Gratuité de l’accouchement ou la campagne électorale ?

Une Ong de défense des droits de femmes et filles-mère dénonce une pratique incorrecte de la gratuité de la maternité. Pour la présidente de la Fondation Grâce Mbongi Umek , qui lutte contre la mortalité maternelle et infantile, ce programme a été lancé dans la précipitation totale peut-être pour servir au discours de campagne électorale du chef de l’Etat. Elle réclame la paternité des recherches autour du programme de la gratuité de l’accouchement en RDC, accuse le ministre de la santé de lancer ce programme sans avoir mis en place tous les mécanismes.

Révoltée par les conditions inhumaines auxquelles sont confrontées les femmes pendant l’accouchement et le taux de mortalité élevé, la responsable de l’ONG a interpellé en 2021 le gouvernement à travers un ouvrage intitulé : « Ma loi sur la gratuité des soins de la maternité. Lutte contre la mortalité maternelle et infantile en RD Congo », sorti aux éditions L’Harmattan.

Elle demande au gouvernement d’arrêter ce programme et d’attendre 2 ans s’il veut s’attendre à des bons résultats.

«Beaucoup de paramètres échappent à la pratique de la gratuité de l’accouchement. Je suis celle qui a rencontré le ministre de la santé à l’époque Conseiller du chef de l’Etat pour lui présenter mon projet de la gratuité de l’accouchement et la nécessité. La volonté a été exprimée, mais il fallait attendre que cette décision (la gratuité de la maternité) soit protégée par une loi votée par le parlement, signée et promulguée par le président de la République et publiée par le journal officiel. C’est cela le vrai engagement solennel qui contribuera à sauver la vie de nombreuses maman et de leurs bébés »

Grâce Mbongo Umek, Présidente de la Fondation Grâce Monde.
Grâce Mbongo Umek, Présidente de la Fondation Grâce Monde.

Pour ce qui est de la première à Kinshasa, la prise en charge des nouveau-nés en néonatologie pose de très sérieux problèmes à cause des équipements limités. Cela occasionne la mort des bébés. Le directeur du Fonds de solidarité évoque le nombre réduit des hôpitaux qui peuvent assurer ses soins.

« Nous sommes arrivés déjà au-delà de 20% de décès en néonatologie, c’est déjà trop. Les hôpitaux de référence secondaires sont débordés par les services de néonatalogie parce qu’ils ne sont pas suffisants. Seuls 9 prestataires qui font ces services, mais limités par les équipements », note Anatole Mangala.

Le gouvernement a engagé les études pour étendre ce programme dans le Kongo Central, province voisine à Kinshasa. Mais de leur côté, les autorités prennent des dispositions pour que le coût de cette gratuité soit supporté par certaines couches sociales de la population. Pour Anatole Mangala, la gratuité des soins dans un avenir proche ne restera que pour les vulnérables et les indigents.

Enquête réalisée par Edmond Izuba

OPINION INFO via CONGO PUB Online

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À la UneSanté

Kindu : Plus de 70 prestataires de santé formés sur les stratégies de la couverture vaccinale contre la poliomyélite

by Sam's Londele 19 avril 2024
written by Sam's Londele

Le Programme élargi de vaccination (PEV) a clôturé, mardi 17 avril, la formation de 72 prestataires de santé, notamment des médecins chefs de zones, des infirmiers superviseurs, des animateurs communautaires ainsi que des infirmiers superviseurs chargés de surveillance épidémiologique de 18 zones de santé de la province du Maniema, sur quelques stratégies à mettre en œuvre pour améliorer la couverture vaccinale et éradiquer la poliomyélite.

D’après le docteur Paulin Kalume, facilitateur à ces assises et chef d’Antenne PEV/Kasongo, cet atelier de renforcement des capacités de trois jours, soit du 14 au 16 avril 2024, avait pour objectif de peaufiner des stratégies pour lutter contre la poliomyélite dans cette province.

Parmi les stratégies arrêtées, il cite, entre autres, la multiplication des séances de sensibilisation en faveur des communautés sur l’importance de la vaccination et l’implication des communautés dans les activités de la vaccination.

« Nous avons constaté que parmi les raisons de la non vaccination des enfants, il y a les multiples préoccupations des mères lors des séances de vaccination, l’ignorance des mères lors de la vaccination de routine, certaines ne savent pas, il faut rentrer à la 2ème dose ou à la 2ème, 3ème, 4ème rendez-vous, selon le calendrier vaccinal en RDC », a fait savoir le Dr Paulin Kalume.

À l’en croire, une bonne et très grande communication s’avère nécessaire pour renforcer la couverture vaccinale. Il a appelé les participants à ces assises de s’en approprier pour en faire large diffusion au niveau de la base afin que ces stratégies soient appliquées dans le cadre non seulement de la promotion de la vaccination de routine, mais aussi dans le but de récupérer tous les enfants zéro dose à la vaccination et insuffisamment vaccinés pour arriver à l’éradication de la poliomyélite dans la province du Maniema.

Prince Mwembo/Maniema

ACTU 30 via CONGO PUB Online

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Kinshasa : 15 chirurgiens dentistes participent à l’atelier sur « l’endodontie mécanisée »

by Ruben Yale 12 avril 2024
written by Ruben Yale

15 chirurgiens dentistes de Kinshasa et d’ailleurs ont participé jeudi à l’atelier sur la technique des soins appelée « endodontie mécanisée » dans la capitale de la République Démocratique du Congo (RDC), à l’occasion des premières journées « odontostomatologiques » de l’Ordre national des chirurgiens dentistes (ONCD).

« Cet atelier organisé par le cabinet « Spix dentaire » a plusieurs objectifs, à savoir faire une mise à jour sur les traitements endodontiques, renforcer les capacités des participants sur la technique innovante de prise en charge des pathologies pulpaires par l’endodontie mécanisée », a déclaré le Pr Florent Songo, président de la commission scientifique.

Pour le Dr Brigitte Banza, présidente de l’Ordre national des chirurgiens-dentistes qui a ouvert les travaux de l’atelier, l’endodontie mécanisée est une technique des soins, qui permet de prendre en charge une dent dont la partie interne (la pulpe) est enflammée, grâce à un matériel rotatif au lieu de le faire à la main. Au cours de cet atelier, cette technique thérapeutique a été faite par les animateurs de l’activité, à savoir les Dr Christian Loleke et Nancy Lungwana.

Les participants ont été repartis dans 3 cabinets dentaires pour réaliser des exercices pratiques de cette nouvelle technique sur des dents naturelles, selon la source. Les médecins dentistes et autres experts en santé ont été invités à participer aux premières journées odontostomatologiques (JOS) prévues du 12 au 13 avril à Kinshasa en RDC. Pour l’ONCD, ces premières journées permettront aux participants de se mettre à jour en rapport avec la science universelle pour mieux assurer l’offre des soins de qualité dans l’intérêt du patient.

Elles permettront également d’intégrer et de favoriser une prise en charge multidisciplinaire et interdisciplinaire en faveur du patient dans le cadre de la couverture santé universelle, afin de contribuer à la bonne santé de la population.

ACP via CONGO PUB Online

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Lomami : La campagne de vaccination contre la poliomyélite lancée dans 7 zones de santé

by Sam's Londele 28 mars 2024
written by Sam's Londele

Le maire de la ville de Mwene-Ditu, en Lomami, a lancé, le mercredi 27 mars 2024, la campagne de vaccination contre la poliomyélite. Elle va s’étendre sur trois jours, soit du 28 au 30 mars 2024. La cérémonie s’est déroulée devant la maison communale de Mwene-ditu et ce, en présence des autorités politico-administratives et partenaires.

À en croire le médecin chef d’antenne du Programme élargi de la vaccination (PEV/Mwene-Ditu), cette campagne contre la poliomyélite vise à atteindre plus de 391.000 enfants âgés de 0-59 mois dans 7 zones de santé, à savoir : Kalenda, Makota, Mwene-ditu, Wikong, Kanda-Kanda, Kamiji et Luputa.

Pour sa part, l’autorité urbaine a invité les parents à accueillir les équipes de vaccination qui vont passer porte-à-porte pour vacciner les enfants, mais également à soutenir l’action du gouvernement.

Merveille Mpandanjila/Lomami

ACTU 30 via CONGO PUB Online

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