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Category:

Santé

À la UneSanté

Ebola: dix pays africains risquent d’être touchés par l’épidémie, avertit l’Africa CDC

by admin9775 24 mai 2026
written by admin9775

Dix pays africains risquent d’être touchés par le virus Ebola, en plus de la République démocratique du Congo – épicentre de l’épidémie et de l’Ouganda, a mis en garde samedi 23 mai 2026 l’Agence sanitaire de l’Union africaine (Africa CDC).

L’Africa CDC a pris la parole, samedi 23 mai, lors d’une conférence de presse consacrée à la situation sanitaire en Afrique face à l’épidémie d’Ebola. À Kampala, en Ouganda, le président de l’organisation, Jean Kaseya, a prévenu : « Nous avons dix pays à risque ».

Dans le détail, ces pays sont le Soudan du Sud, le Rwanda, le Kenya, la Tanzanie, l’Éthiopie, le Congo-Brazzaville, le Burundi, l’Angola, la Centrafrique et la Zambie. Tous, à l’exception de l’Éthiopie, sont limitrophes de la République démocratique du Congo et/ou de l’Ouganda, déjà touchés.

En RDC, on compte désormais 867 cas suspects et 204 décès probablement causés par la maladie, selon un dernier bilan publié dans la soirée du samedi 23 mai par le ministère congolais de la Santé. Vendredi 22 mai, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) avait, elle, rehaussé le niveau d’alerte sanitaire à « très élevé » dans le pays, tandis que plusieurs de ses voisins comme l’Ouganda et le Rwanda avaient pris des mesures de restrictions de voyage avec le territoire congolais. Cette épidémie d’Ebola, la 17e qui touche le pays, « est la deuxième plus importante que nous connaissons au monde en termes de nombre de cas après celle survenue en Afrique de l’Ouest. Lorsque cette épidémie a été déclarée, nous comptions déjà plus de 200 cas suspects : cela montre que l’ampleur de cette flambée est énorme », a également affirmé Jean Kaseya, pour qui « une réponse coordonnée urgente est essentielle ».

319 millions de dollars nécessaires pour répondre à cette épidémie

En Ouganda, le ministère de la Santé a lui indiqué, samedi 23 mai, que trois nouveaux cas du virus ont été confirmés, « ce qui porte le nombre total à cinq » cas. D’après les autorités sanitaires, les malades sont « un chauffeur ougandais qui transportait le premier cas confirmé dans le pays », ainsi qu’une « professionnelle de santé qui a été contaminée lors de soins » prodigués sur cette même personne. Ces deux personnes sont actuellement sous traitement. Le dernier cas est une Congolaise arrivée en Ouganda par avion.

Selon notre correspondante à Kigali, Lucie Mouillaud, les ministères de la Santé ougandais, congolais et sud-soudanais ont adopté une feuille de route conjointe portant notamment sur le renforcement de la surveillance transfrontalière et des systèmes d’alerte, l’harmonisation des contrôles aux points d’entrées et du suivi de la mobilité des personnes, ainsi que la consolidation de la coordination régionale et de la gestion des incidents. « Nous mettons en place une seule équipe, un seul plan, un seul budget et un seul modèle de mise en œuvre, le tout placé sous la supervision de l’Équipe continentale d’assistance à la gestion des incidents (IMST) », s’est félicité à ce propos Jean Kaseya.

L’Africa CDC affirme que 319 millions de dollars sont nécessaires pour répondre aux besoins liés à cette épidémie d’Ebola, en majorité pour la RDC et l’Ouganda, mais aussi pour les pays à risque. Jean Kaseya a ajouté que 230 millions de promesses de financements ont déjà été enregistrés.

Ebola provoque une fièvre hémorragique meurtrière mais le virus, qui a fait plus de 15 000 morts en Afrique au cours des 50 dernières années, est moins contagieux que le Covid-19 ou la rougeole. En l’absence de vaccin et de traitement homologué contre la souche Bundibugyo du virus responsable de la flambée actuelle, les mesures pour tenter d’endiguer sa propagation reposent essentiellement sur le respect des mesures barrières et la détection rapide des cas

RFI

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24 mai 2026 0 comments
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À la UneSanté

Ebola : Washington durcit les restrictions d’entrée et renforce le contrôle sanitaire pour les voyageurs en provenance de la RDC, de l’Ouganda et du Soudan du Sud

by admin9775 23 mai 2026
written by admin9775

Les autorités américaines ont annoncé un important renforcement des mesures sanitaires et migratoires visant les voyageurs en provenance de la République démocratique du Congo (RDC), de l’Ouganda et du Soudan du Sud, alors que les inquiétudes internationales grandissent face à la progression de l’épidémie d’Ebola en Afrique centrale et de l’Est.

Selon une ordonnance publiée le 18 mai 2026 par les Centers for Disease Control and Prevention (CDC), les États-Unis suspendent pendant une période initiale de 30 jours l’entrée sur leur territoire de certaines catégories d’étrangers ayant séjourné en République démocratique du Congo, en Ouganda ou au Soudan du Sud au cours des 21 derniers jours précédant leur voyage.

La mesure vise les « étrangers couverts », une catégorie juridique désignant les personnes qui ne sont ni citoyens américains ni résidents permanents légaux (détenteurs de carte verte), indépendamment de leur nationalité d’origine.

Parallèlement, le Département américain de la Sécurité intérieure (DHS) et les services des Douanes et de la Protection des frontières (CBP) ont instauré un dispositif sanitaire renforcé pour les citoyens américains et résidents permanents revenant de ces trois pays.

Ces voyageurs devront désormais emprunter des points d’entrée spécifiques aux États-Unis afin de subir des contrôles sanitaires renforcés destinés à limiter tout risque d’importation du virus Ebola.

Parmi les aéroports américains mobilisés figurent notamment :

  • Washington Dulles International Airport (Virginie)
  • George Bush Intercontinental Airport de Houston (Texas)
  • Hartsfield-Jackson Atlanta International Airport (Géorgie)

Les autorités américaines justifient ce choix par la capacité de ces villes à mobiliser rapidement d’importantes infrastructures spécialisées dans la gestion des maladies infectieuses, notamment la présence du CDC à Atlanta et du Texas Medical Center à Houston.

En parallèle, le Département d’État américain a relevé son niveau d’alerte voyage à « Niveau 4 – Ne pas voyager » pour la RDC, l’Ouganda et le Soudan du Sud.

Washington a également annoncé la suspension temporaire des opérations de délivrance de visas dans ses représentations diplomatiques de Kinshasa, Kampala et Djouba à compter du 18 mai.

Les autorités américaines indiquent par ailleurs vouloir soutenir la réponse sanitaire sur le continent africain avec un engagement annoncé pour le financement de structures médicales supplémentaires dans les régions affectées.

Ces décisions interviennent quelques jours après les confirmations biologiques de nouveaux cas d’Ebola et alors que les organisations sanitaires internationales intensifient leurs dispositifs de surveillance et de riposte.

Face à l’évolution de la situation, les autorités américaines précisent que ces mesures demeurent temporaires et feront l’objet d’une évaluation continue des risques sanitaires afin d’adapter la stratégie de prévention et de protection du territoire américain.

Dans plusieurs pays concernés, les autorités sanitaires poursuivent en parallèle les opérations d’identification des cas contacts, le renforcement des capacités de diagnostic et la mobilisation des équipes de riposte afin de limiter la propagation du virus.

Par Marius Bopenga
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À la UneSanté

Ebola en RDC: un incident éclate au centre de soins de Rwampara, deux tentes mises à feu

by admin9775 21 mai 2026
written by admin9775

À Rwampara, à une dizaine de kilomètres de Bunia, des proches d’un malade décédé d’Ebola ont mis le feu aux tentes du centre de traitement, jeudi 21 mai 2026, après que les équipes médicales ont refusé de leur remettre le corps. Le ministre de la Santé, Roger Kamba, a réagi immédiatement. Le récit d’une journée sous tension.

Le matin : un responsable d’Alima décrit des structures débordées

Barry Mamadou Kaba, chef de mission de l’ONG Alima en RDC, exposait déjà sur RFI une situation difficile. À Rwampara, les malades étaient répartis entre deux structures : l’hôpital général et le CME, une structure privée voisine. Alima avait installé des tentes en urgence pour séparer les cas suspects des autres malades et sécuriser le personnel soignant.

« Les besoins sont criants », disait Barry Mamadou Kaba. Pour construire un vrai centre de traitement Ebola, avec des circuits adaptés, des espaces individualisés, une protection correcte pour les soignants comme pour les patients, il faut des moyens financiers. Des moyens que les partenaires n’ont pas aujourd’hui. Si les fonds arrivent, estimait Barry Mamadou Kaba, le centre peut être prêt en une semaine.

Alima avait aussi acheminé ses cubes vers Bunia : des chambres d’urgence biosécurisées qui permettent d’isoler chaque patient individuellement tout en maintenant sa dignité et en protégeant le soignant. À Rwampara, au moment où Barry Mamadou Kaba s’exprimait, cinq cas suspects et un cas confirmé étaient suivis à l’hôpital général.

À lire aussiEbola en RDC: 159 décès estimés et 626 cas suspects, annonce le ministre de la Santé congolais sur RFI

L’après-midi : l’incident

Alors que la journée n’était pas terminée, un patient positif à Ebola est décédé au centre de traitement de Rwampara. Ses amis, des motards, ont voulu récupérer le corps. Les équipes médicales ont expliqué les risques et tenté de les dissuader, sans succès. Les hommes ont mis le feu aux deux tentes.

Ce qu’explique le ministre de la Santé

Roger Kamba, ministre de la Santé, a réagi immédiatement, interrogé par RFI. Ebola ne se transmet pas comme le Covid-19 : ce n’est pas une maladie respiratoire. Le virus se transmet par contact avec les sécrétions corporelles : sang, urines, selles, vomissures, transpiration. Tous ces liquides contiennent le virus. Un corps décédé d’Ebola reste contagieux. Quiconque le manipule sans protection prend le risque de tomber malade. « Laissez-nous enterrer les décédés de manière sécurisée, a déclaré Roger Kamba. Le mort ne doit pas entraîner avec lui d’autres personnes dans la tombe. »

La réponse d’Alima

Alima déplore la mise en danger de vies humaines et la destruction de dispositifs médicaux essentiels. L’ONG alerte sur la diffusion d’informations non vérifiées circulant sur les réseaux sociaux, susceptibles d’alimenter la peur et la défiance envers les équipes de santé. Dans un contexte aussi sensible, dit-elle, la circulation d’informations vérifiées est essentielle pour protéger les populations et garantir l’accès aux soins.

Des mesures immédiates ont été mises en œuvre : réorganisation temporaire des espaces de soins, sécurisation des activités médicales, redéploiement d’équipements essentiels et préparation de solutions alternatives pour assurer la continuité de la prise en charge.

Les besoins sur le terrain

L’incident de Rwampara s’inscrit dans un contexte de sous-capacité documenté depuis plusieurs jours. À Bunia, Florent Uzzeni, responsable adjoint des urgences pour MSF-Suisse, arrivé sur place deux jours plus tôt, dressait le même tableau. Les structures d’isolement sont saturées. Hôpitaux, centres de santé, cliniques privées : il n’y a plus un seul lit disponible. « Il n’y a pas encore d’action très efficace sur le terrain. Il reste encore beaucoup de travail à faire », a-t-il dit à RFI.

RFI

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À la UneSanté

Africa CDC nomme le professeur Jean-Jacques Muyembe conseiller spécial en pleine épidémie d’Ebola en RDC

by admin9775 21 mai 2026
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Les Centres africains de contrôle et de prévention des maladies (Africa CDC) ont annoncé, mercredi, la nomination du professeur Jean-Jacques Muyembe Tamfum comme conseiller spécial chargé de la préparation, de la prévention et de la riposte aux pandémies.

Cette désignation intervient dans un contexte sanitaire préoccupant marqué par la résurgence d’une épidémie d’Ebola de souche Bundibugyo dans la province de l’Ituri, dans le nord-est de la République démocratique du Congo.

Figure scientifique majeure du continent africain, le professeur Jean-Jacques Muyembe Tamfum est reconnu à l’échelle internationale pour avoir participé à la découverte du virus Ebola en 1976 à Yambuku, dans l’actuelle province de l’Équateur. Depuis près d’un demi-siècle, le microbiologiste congolais est impliqué dans la gestion et la riposte aux différentes flambées épidémiques ayant touché la RDC.

Actuel directeur général de l’Institut national de recherche biomédicale (INRB) et professeur à l’Université de Kinshasa, il est considéré comme l’un des plus grands spécialistes mondiaux de la maladie à virus Ebola.

Cette nomination intervient alors que la RDC fait face à sa 17ᵉ épidémie d’Ebola, avec plusieurs centaines de cas probables recensés et une mobilisation renforcée des autorités sanitaires nationales et internationales.

Outre Jean-Jacques Muyembe, Africa CDC a également procédé à plusieurs autres nominations stratégiques.

Mukesh Chawla, ancien conseiller de la Banque mondiale, a été désigné conseiller principal en économie de la santé et financement stratégique.

Le Dr Karim Bendhaou, ancien dirigeant des opérations de Merck en Afrique du Nord et de l’Ouest, devient conseiller principal chargé du renforcement institutionnel et des partenariats stratégiques.

Le journaliste Christian Lusakweno, fondateur de Radio Top Congo FM, a quant à lui été nommé conseiller principal pour la communication de crise.

Le directeur général d’Africa CDC, Jean Kaseya, a salué l’expérience et l’expertise des nouvelles personnalités désignées.

« Leur expérience, leur jugement et leurs réseaux seront précieux alors que nous approfondissons nos partenariats », a-t-il déclaré.

Ces nominations s’inscrivent dans la stratégie plus large portée par Africa CDC visant à renforcer la souveraineté sanitaire du continent africain, notamment en développant des capacités locales de prévention, de recherche scientifique, de financement et de gestion des crises sanitaires.

Pour la RDC, la désignation du professeur Jean-Jacques Muyembe à ce poste stratégique apparaît également comme une reconnaissance internationale du rôle central joué par les scientifiques congolais dans la lutte contre Ebola depuis plusieurs décennies.

Par Marius Bopenga
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Ebola : fermeture des frontières RDC–Rwanda et premier cas confirmé à Goma

by admin9775 17 mai 2026
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Les principaux postes frontaliers entre la République démocratique du Congo et le Rwanda ont été temporairement fermés ce dimanche 17 mai à Goma, dans un contexte marqué par l’alerte liée à l’épidémie de maladie à virus Ebola qui sévit actuellement dans la province de l’Ituri, au nord-est du pays.

Les deux points de passage reliant Goma à la ville rwandaise de Gisenyi la grande barrière dite « La Corniche » et la petite barrière ont été concernés par cette mesure, provoquant d’importantes perturbations dès les premières heures de la matinée.

Sur place, plusieurs voyageurs congolais en partance vers le Rwanda, Kampala en Ouganda ainsi que vers les villes de Beni, Butembo et Bunia se sont retrouvés bloqués avec leurs bagages et marchandises. Selon des témoins, seuls les ressortissants rwandais étaient autorisés à traverser pour regagner leur pays, tandis que les Congolais présents au Rwanda pouvaient rentrer en RDC sans possibilité de retour immédiat.

Dans ce climat d’inquiétude sanitaire, l’AFC-M23 a confirmé dimanche depuis Goma l’existence d’un cas de maladie à virus Ebola dans la ville actuellement sous son contrôle. Le mouvement rebelle affirme avoir activé des protocoles d’urgence, placé le patient en isolement et lancé des opérations de traçage des contacts.

Une cellule spéciale de riposte composée d’experts en santé publique, de coordinateurs d’urgence et de leaders communautaires a également été mise en place afin de superviser les mesures de réponse sanitaire.

Cette confirmation élargit davantage la portée géographique de la 17ᵉ épidémie d’Ebola déclarée en République démocratique du Congo, dont l’épicentre demeure situé en Ituri, à plusieurs centaines de kilomètres de Goma.

Jusqu’à présent, aucune communication officielle n’a été publiée par les autorités congolaises ou rwandaises au sujet de la fermeture des frontières. Toutefois, plusieurs sources évoquent une mesure préventive destinée à limiter les risques de propagation transfrontalière du virus.

Cette décision intervient alors que des cas suspects impliquant des ressortissants congolais en provenance de l’Ouganda auraient transité par le Rwanda via la frontière de Cyanika avant de rejoindre Goma.

Parallèlement, deux autres cas suspects avaient déjà été signalés samedi 16 mai dans la ville de Goma. Des prélèvements ont été effectués et les analyses sont en cours afin de confirmer ou non la présence du virus.

Face à cette situation, les autorités sanitaires assurent avoir renforcé les dispositifs de surveillance, de prévention et de prise en charge. La population est appelée au calme, au respect strict des mesures d’hygiène et à signaler rapidement tout symptôme suspect auprès des structures sanitaires.

Selon les informations disponibles, la souche Bundibugyo identifiée dans cette nouvelle flambée épidémique ne dispose actuellement ni de vaccin homologué ni de traitement spécifique, ce qui alimente les inquiétudes autour d’un risque élevé de propagation régionale.

L’inquiétude dépasse désormais les frontières congolaises. Le ministère kényan de la Santé a annoncé avoir renforcé ses mesures de surveillance sanitaire face à l’évolution de l’épidémie en RDC.

D’après les données communiquées par les autorités sanitaires, au moins 246 cas suspects et 80 décès ont déjà été recensés depuis le début de cette flambée. Kinshasa a officiellement déclaré, le 15 mai, la 17ᵉ épidémie d’Ebola sur son territoire, avec huit cas confirmés par l’Institut national de recherche biomédicale (INRB) dans les zones de santé de Rwampara, Mongbwalu et Bunia, en Ituri.

Par Basengezi Ntomo, correspondant à Goma
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À la UneSanté

Ebola : une nouvelle alerte sanitaire inquiète la région des Grands Lacs

by admin9775 16 mai 2026
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Une nouvelle épidémie de maladie à virus Ebola suscite une vive inquiétude en Afrique centrale. L’alerte a été donnée dans la nuit depuis Addis-Abeba par Africa CDC, avant même toute communication officielle des autorités congolaises.

Selon les premières informations relayées par les autorités sanitaires africaines, la zone touchée se situe à la frontière entre la République démocratique du Congo, l’Ouganda et le Soudan du Sud, une région déjà marquée par plusieurs précédentes flambées d’Ebola et du virus Marburg.

Un bilan provisoire déjà lourd

Les premiers chiffres communiqués font état de 246 cas suspects et de 80 décès recensés principalement dans les zones de santé de Mongwalu et Rwampara, en province de l’Ituri.

Ces localités sont situées respectivement dans les territoires de Djugu et d’Irumu. Mongwalu, importante zone minière au nord de Bunia, et Rwampara, localisée à proximité immédiate de l’aéroport international de Bunia, représentent des zones stratégiques à forte mobilité de population.

Un responsable sanitaire de Mongwalu, cité anonymement, décrit une situation préoccupante :

« La situation n’est pas encore sous contrôle. Nous enregistrons plusieurs cas suspects similaires qui sont isolés, mais nous manquons d’intrants, d’équipements de protection et même de structures de prise en charge. »

Selon ce témoignage, les décès liés à des symptômes de fièvre hémorragique auraient commencé à augmenter depuis la mi-avril avant de s’intensifier au début du mois de mai.

La souche Bundibugyo suspectée

Des échantillons ont été envoyés à l’Institut national de recherche biomédicale (INRB) de Kinshasa pour analyses. Les premiers résultats évoquent la souche Bundibugyo du virus Ebola, différente de la souche Zaïre identifiée lors de précédentes flambées en RDC.

Cette souche représente un défi particulier pour les autorités sanitaires puisqu’aucun vaccin homologué n’est actuellement disponible contre Ebola Bundibugyo.

La transmission du virus se fait par contact avec les fluides corporels. Les symptômes incluent notamment fièvre, vomissements, diarrhées et saignements. La période d’incubation varie entre deux et vingt-et-un jours.

L’Ouganda confirme un cas importé depuis la RDC

Le ministère ougandais de la Santé a officiellement confirmé, vendredi 15 mai, un cas positif à Ebola Bundibugyo sur son territoire.

Dans un communiqué signé par la secrétaire permanente du ministère de la Santé, le Dr Diana Atwine, les autorités précisent qu’il s’agit d’un ressortissant congolais âgé de 59 ans admis à l’hôpital musulman de Kibuli à Kampala le 11 mai.

Le patient présentait plusieurs symptômes sévères, notamment une détresse respiratoire, de fortes fièvres, des douleurs abdominales et des saignements. Son état s’est rapidement dégradé avant son décès le 14 mai en soins intensifs.

Les analyses effectuées par le laboratoire central de surveillance de Wandegeya ont confirmé qu’il s’agissait bien d’un cas d’Ebola de souche Bundibugyo importé depuis la RDC.

« Le pays n’a pour l’instant confirmé aucun cas de transmission locale », précise toutefois le ministère ougandais.

Des mesures d’urgence déclenchées

Face au risque élevé de propagation régionale, les autorités ougandaises ont activé plusieurs mécanismes d’urgence :

  • déploiement d’équipes de surveillance aux frontières ;
  • activation des dispositifs sanitaires dans les districts à haut risque ;
  • installation d’un laboratoire mobile à l’hôpital de Bwera ;
  • isolement des contacts à haut risque ;
  • quarantaine des personnes exposées ;
  • renforcement des campagnes de sensibilisation communautaire.

Les autorités sanitaires recommandent également à la population d’éviter tout contact avec des personnes symptomatiques et de renforcer les mesures d’hygiène, notamment le lavage régulier des mains.

Un contexte sécuritaire particulièrement fragile

Cette nouvelle épidémie survient dans une région déjà fragilisée par l’insécurité persistante.

En Ituri, plusieurs groupes armés, dont les ADF, la CODECO et d’autres milices locales, continuent de mener des attaques contre les populations civiles malgré les opérations militaires conjointes des FARDC et de l’armée ougandaise.

Cette instabilité complique considérablement le déploiement des équipes médicales, la surveillance épidémiologique et l’accès aux soins pour les populations affectées.

Le directeur d’Africa CDC, Jean Kaseya, a annoncé la tenue d’une réunion régionale d’urgence réunissant la RDC, l’Ouganda, le Soudan du Sud ainsi que plusieurs partenaires internationaux, dont l’Organisation mondiale de la santé et l’UNICEF.

« Ce qui est particulièrement préoccupant, c’est le risque élevé de propagation régionale en raison des importants mouvements de populations et du contexte d’insécurité », a-t-il déclaré.

Les efforts devraient désormais se concentrer sur le renforcement de la surveillance transfrontalière, la prise en charge des malades, la sensibilisation des communautés et le contrôle rapide de cette nouvelle flambée épidémique.

Par José Lumbala, correspondant à Bunia
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À la UneSanté

Qu’est-ce que le hantavirus, le virus responsable d’un possible cluster sur un navire de croisière ?

by admin9775 5 mai 2026
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D’ordinaire transmis par les rongeurs et peu contagieux entre humains, un hantavirus est aujourd’hui suspecté d’être à l’origine d’un foyer mortel à bord d’un navire de croisière, le MV Hondius, placé sous haute surveillance sanitaire au large du Cap-Vert.

C’est un virus qui n’est généralement pas transmissible entre humains. À bord du MV Hondius, un navire de croisière reliant le sud de l’Argentine au Cap-Vert, plusieurs personnes ont été touchées par un « événement de santé publique », a communiqué dimanche 3 mai l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Trois sont mortes, précise l’OMS, qui évoque un possible foyer d’infection à hantavirus, un cas ayant déjà été confirmé.

Le hantavirus, zoonose virale transmise par des rongeurs à l’humain par inhalation de particules provenant de la salive, de l’urine ou d’excréments séchés de ces animaux, peut provoquer deux maladies graves, dont le syndrome pulmonaire à hantavirus (SPH), rare, mais dont le taux de mortalité se situe autour de 40 %, selon les chiffres des Centres américains de contrôle et de prévention des maladies (CDC).

Un virus aux multiples formes, selon la région et les rongeurs

Le hantavirus couvre plusieurs dizaines d’espèces ou de génotypes dans le monde, différant par leur virulence à l’humain. Chaque hantavirus possède une espèce hôte spécifique de rongeur (rat noir, mulot à collier, campagnol roussâtre, souris sylvestre…) ou un groupe d’espèces hôtes étroitement apparentées.

🔎 Les hantavirus peuvent être classifiés en deux groupes :

• Ceux de « l’Ancien Monde », qui entraînent des fièvres hémorragiques à syndrome rénal (FHSR) en Europe et en Asie.

• Ceux du « Nouveau Monde », responsables de syndromes pulmonaires à hantavirus (SPH), dans les Amériques.

À chacun de ces deux groupes a été associée une famille de rongeurs considérés comme étant le réservoir naturel : les muridés pour les virus de l’Ancien Monde (mulot, rat noir, ou encore gerbille, communs dans les champs et forêts) et la sous-­famille des sigmodontidés pour ceux du Nouveau Monde (rat du coton, rat du riz, ou encore souris pygmée d’Amérique, souvent liés à des habitats spécifiques comme les zones humides).

Le syndrome pulmonaire à hantavirus (SPH), l’une des maladies graves provoquées par le virus, débute souvent par de la fatigue, de la fièvre et des douleurs musculaires, suivies de maux de tête, de vertiges, de frissons et de troubles abdominaux.

La seconde maladie induite par le hantavirus, la fièvre hémorragique avec syndrome rénal (FHSR) – plus grave encore – touche principalement les reins. Les symptômes peuvent inclure une hypotension, des hémorragies internes et une insuffisance rénale aiguë.

Aucun traitement curatif spécifique contre le hantavirus n’est disponible. L’élimination ou la minimisation du contact avec les rongeurs est le meilleur moyen de prévenir l’infection, précise l’Institut Pasteur.

En février 2025, alors que l’acteur oscarisé Gene Hackman et son épouse, la pianiste classique Betsy Arakawa, ont été retrouvés morts à leur domicile dans l’État du Nouveau-Mexique, les analyses ont révélé que cette dernière avait succombé à une maladie respiratoire liée au hantavirus (HPS), souche la plus répandue aux États-Unis. Des nids et des rongeurs morts avaient été retrouvés dans les dépendances de sa maison.

Espace confiné et transmission interhumaine

Un rapport des Instituts nationaux de la santé (NIH), l’agence nationale américaine de recherche médicale, estime à 150 000 le nombre de cas de fièvre hémorragique avec syndrome rénal (FHSR) chaque année dans le monde, principalement en Europe et en Asie. Plus de la moitié de ces cas surviennent généralement en Chine. Cependant, le virus de Séoul, l’une des principales souches d’hantavirus transmises par les rats bruns (également connus sous le nom de rats d’égout), est présent dans le monde entier, y compris aux États-Unis.

Concernant le syndrome pulmonaire à hantavirus (SPH), environ 200 cas surviennent chaque année, principalement en Amérique du Nord et en Amérique du Sud.

Si cette épidémie suscite l’inquiétude, c’est notamment en raison des conditions particulières qui règnent sur les navires de croisière, le confinement et la forte densité de population facilitant la transmission du virus.

« En tant que moyens de transport mobiles, les navires de croisière peuvent également propager les virus dans les ports d’escale, ce qui peut entraîner des mesures de quarantaine plus strictes dans les lieux d’amarrage concernés », explique au Global Times Zhuang Shilihe, experte médicale basée à Guangzhou.

« Le risque de transmission de l’épidémie d’hantavirus sur ce navire de croisière est relativement gérable », rassure cependant l’experte, ajoutant que l’hantavirus n’est pas une souche nouvelle. « En Chine, des protocoles éprouvés de lutte contre le virus, incluant l’identification, la prévention et le traitement, ont été mis en place. Il n’est donc pas nécessaire de surestimer les risques de transmission. »

Mais surtout, contrairement au Covid-19, le hantavirus ne se transmet habituellement pas entre humains : il est donc normalement très difficile de propager le virus loin du foyer d’infection initial.

« Au lieu d’une transmission par l’homme, ce sont les rongeurs qui sont les principaux responsables », rappelait en 2020 Charles Patrick Davis, médecin urgentiste, expert en microbiologie et auteur pour la revue médicale en ligne MedicineNet.

« Les hantavirus accomplissent leur cycle de vie chez les rongeurs, mais apparemment sans leur causer de dommages », précisait-il.

Il y aurait cependant eu quelques rares exceptions en Amérique du Sud, le Dr Davis évoquant des « patients pour lesquels les chercheurs ont considéré qu’ils avaient présenté une transmission interhumaine d’un type de hantavirus [sud-américain] appelé ‘Virus des Andes' ».

Face à cette situation, l’OMS a indiqué de nouveaux tests biologiques, une enquête épidémiologique détaillée et un séquençage du virus détecté chez le patient hospitalisé à Johannesbourg. Cela pour retracer la source des infections et comprendre comment un virus d’ordinaire marginal a pu devenir l’épicentre d’un foyer mortel en mer.

France24

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Paludisme: l’OMS donne son feu vert à un nouveau traitement pour les nourrissons

by admin9775 25 avril 2026
written by admin9775

Alors que la Journée internationale de lutte contre le paludisme a lieu ce samedi 25 avril, l’Organisation mondiale de la santé vient de préqualifier un nouvel antipaludéen qui prend la forme de comprimés dispersibles dans le lait. Associant deux molécules – la luméfantrine et l’arthéméter -, il va permettre de remplacer les traitements conçus pour des enfants plus âgés administrés jusqu’alors aux bébés de moins de cinq kilos, avec les risques de surdosages et d’effets secondaires induits.

Une décision en forme de coup d’accélérateur pour un nouveau traitement contre le paludisme. Alors que la Journée internationale de lutte contre le paludisme a lieu ce samedi 25 avril, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) vient de donner son feu vert au déploiement d’un tout nouvel antipaludéen de Novartis spécialement conçu pour les nourrissons.

Commercialisé sous les noms de Coartem Baby ou Riamet Baby, celui-ci se présente sous la forme de comprimés dispersibles dans le lait associant deux molécules : la luméfantrine et l’arthéméter, un dérivé de l’artémisinine utilisée dans la plupart des traitements antipaludéens.

Son originalité ? Se substituer aux antipaludéens que l’on administrait jusqu’à présent aux bébés de moins de 5 kilos infectés par le paludisme. Conçus pour des enfants plus âgés, ils comportaient le risque d’un mauvais dosage et d’effets secondaires, voire d’effets toxiques.

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En Afrique, les enfants de moins de cinq ans représentent les trois-quarts des décès liés au paludisme

La pré-qualification de ce traitement par l’OMS va notamment permettre à une organisation comme GAVI, L’Alliance du vaccin de passer des commandes pour le livrer dans les régions où l’on en a le plus besoin. C’est notamment le cas en Afrique, où sont recensés plus de 95 % de tous les cas de paludisme et où les enfants de moins de cinq ans représentent les trois-quarts de tous les décès liés à la maladie. 

S’il s’agit d’une bonne nouvelle pour les 30 millions de bébés qui naissent chaque année dans les zones à risque d’infection, une responsable de GAVI, L’Alliance du vaccin a cependant annoncé vendredi 24 avril que les coupes récemment opérées dans l’aide internationale ont contraint le programme à réduire le déploiement de vaccins contre le paludisme en Afrique. La maladie est encore aujourd’hui à l’origine de la mort de 600 000 personnes chaque année dans le monde. La plupart vivent sur le continent africain. 

RFI

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25 avril 2026 0 comments
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À la UneSanté

Le Kenya administre les premières injections d’un traitement préventif contre le VIH

by admin9775 4 mars 2026
written by admin9775

Le Kenya a officiellement lancé, jeudi 26 février 2026, l’utilisation d’un nouveau traitement préventif contre le VIH, le lénacapavir, injectable deux fois par an, et considéré comme un progrès immense par rapport aux traitements nécessitant la prise quotidienne d’une pilule. Dans ce pays, la prévalence du VIH est d’environ 3,7% à l’échelle nationale mais atteint 10% dans certaines régions. Ce traitement, recommandé par l’OMS en option supplémentaire de PrEP, était donc très attendu sur place. Quinze comtés ont été sélectionnés en priorité pour la première phase.

Samson Mutua ne cache pas sa joie. Ce livreur de 27 ans est le premier à avoir reçu une injection de lénacapavir dans un hôpital du quartier populaire de Kawangware, à Nairobi. Il avait commencé à prendre la PrEP sous forme de pilule en 2017. « Avoir des rapports sexuels non protégés avec quelqu’un qui n’a pas été testé, c’est un comportement à risque, et c’est ce que je faisais, confie-t-il. J’ai donc commencé à prendre la PrEP. C’est une protection supplémentaire. Mais il m’arrivait parfois d’oublier. J’ai arrêté et repris le traitement à plusieurs reprises. Désormais, avec l’injection, je me sens très protégé, car je le suis pour six mois. »

Daisy Oside vient, elle aussi, de recevoir son injection. Comme Samson, cette Kényane de 28 ans a commencé la PrEP il y a neuf ans, après la naissance de sa fille. Mais l’adhésion au traitement n’a pas toujours été simple. Au Kenya, 41% des nouvelles infections au VIH concernent des jeunes âgés de 15 à 24 ans. Daisy dénonce une stigmatisation qui persiste. « Le partenaire que j’avais à l’époque n’était pas ok avec la PrEP, déplore-t-elle. J’étais obligée de la prendre en cachette. Quand des amis venaient chez moi, il fallait se justifier. Avec le lénacapavir, c’est différent. Une fois l’injection faite, c’est dans mon corps. Je n’ai pas besoin d’en parler à qui que ce soit, sauf si je le souhaite. »

Le traitement est disponible gratuitement dans certains établissements de santé publics. Le Kenya a reçu un premier lot de 21 000 doses de lénacapavir la semaine précédente, dans le cadre d’un accord conclu avec son fabricant américain, Gilead Sciences, et le Fonds mondial de lutte contre le sida. D’autres doses sont attendues dans les prochains mois. L’Afrique du Sud, la Zambie, l’Eswatini et le Zimbabwe ont aussi déjà lancé l’utilisation de ce nouveau traitement.

« Ce qui rend le lénacapavir différent, c’est sa simplicité »

Le ministre kényan de la Santé, Aden Duale, a, lui, salué « un moment d’espoir pour des milliers de familles » : « Nous introduisons le lénacapavir à un moment où de nombreux jeunes continuent à faire face au risque d’infections. Environ 1,4 million de Kényans vivent avec le VIH. Chaque année, de nombreuses nouvelles infections continuent à survenir. Ce qui nous inquiète le plus, c’est qu’une part importante de ces nouvelles infections concerne les moins de 24 ans. »

Il poursuit : « Ce qui rend le lénacapavir différent, c’est sa simplicité : il n’est administré que deux fois par an. Pour beaucoup de personnes, se souvenir de prendre un traitement quotidien peut être difficile. La vie est chargée, les gens voyagent, les jeunes peuvent craindre la stigmatisation. Une injection tous les six mois réduit ce fardeau et offre une option de prévention plus discrète et facile à gérer. »

Aden Duale rappelle toutefois : « Le lénacapavir ne remplace pas les méthodes de prévention existantes, il les renforce. La prévention est la plus efficace lorsque les gens ont des choix. »

RFI

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4 mars 2026 0 comments
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À la UneSanté

Washington et Kinshasa scellent un partenariat sanitaire de 1,2 milliard de dollars

by admin9775 27 février 2026
written by admin9775

Les États-Unis et le gouvernement de la République démocratique du Congo ont signé un mémorandum d’entente (MOU) bilatéral de coopération sanitaire d’une durée de cinq ans, a annoncé le Département d’État des États-Unis.

Selon le porte-parole adjoint principal, Thomas Pigott, cet accord s’inscrit dans le cadre de la « America First Global Health Strategy » et vise à protéger les populations américaine et congolaise contre les menaces liées aux maladies infectieuses.

Jusqu’à 900 millions de dollars mobilisés par Washington

En vertu de ce mémorandum, le Département d’État, en collaboration avec le Congrès américain, prévoit de mobiliser jusqu’à 900 millions de dollars sur cinq ans pour appuyer la RDC dans la lutte contre le VIH/sida, la tuberculose, le paludisme, la mortalité maternelle et infantile, ainsi que d’autres maladies infectieuses.

L’accord prévoit également un renforcement des capacités de surveillance épidémiologique et de riposte aux flambées, notamment par la mise en place d’un système national intégré de détection et d’intervention rapide.

Un engagement financier accru de Kinshasa

De son côté, le gouvernement congolais s’engage à augmenter ses dépenses nationales de santé de 300 millions de dollars sur la même période, afin d’accroître progressivement son autonomie dans la gestion du système de santé.

D’un montant global estimé à 1,2 milliard de dollars, le partenariat prévoit notamment :

  • la création d’un réseau de laboratoires de haute qualité capable de détecter et d’investiguer une flambée de maladie infectieuse en moins de sept jours ;
  • la coordination avec les États-Unis et d’autres partenaires pour contenir rapidement les épidémies et limiter leur propagation ;
  • la professionnalisation des agents de santé communautaires, avec des formations intégrées et une rémunération durable ;
  • la modernisation des systèmes de données sanitaires, incluant des dossiers médicaux électroniques améliorés et des plateformes interopérables ;
  • l’introduction d’innovations sanitaires, notamment des outils de diagnostic rapide pour la septicémie néonatale ;
  • l’élargissement de l’offre intégrée de services essentiels pour le VIH, la tuberculose, le paludisme, la poliomyélite ainsi que la santé maternelle et infantile.

Une stratégie globale en expansion

Selon le Département d’État, les mémorandums conclus dans le cadre de l’« America First Global Health Strategy » représentent à ce jour près de 19,8 milliards de dollars de nouveaux financements en santé, dont plus de 12,2 milliards d’assistance américaine et 7,5 milliards de co-investissements des pays partenaires.

Au 26 février, 19 accords bilatéraux avaient déjà été signés avec plusieurs pays d’Afrique et d’Amérique latine, dont le Botswana, le Burkina Faso, le Burundi, le Cameroun, la Côte d’Ivoire, la RDC, l’Eswatini, l’Éthiopie, le Kenya, le Lesotho, le Liberia, Madagascar, le Malawi, le Mozambique, le Nigeria, le Panama, le Rwanda, la Sierra Leone et l’Ouganda.

Ce partenariat marque une nouvelle étape dans la coopération sanitaire entre Washington et Kinshasa, avec pour ambition affichée de renforcer durablement la résilience du système de santé congolais face aux menaces épidémiques.

Par Marius Bopenga
CONGO PUB Online

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