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Category:

Santé

Santé

Covid-19: trois ans après le premier mort à Wuhan, la Chine reste dans le flou statistique

by admin9775 11 janvier 2023
written by admin9775

C’était le 11 janvier 2020, la Chine annonçait son premier mort du Covid-19. Trois ans plus tard, le pays affronte une vague Omicron sans précédent. Le bilan des victimes reste très bas comparé aux autres pays, 5 354 décès officiellement. Que faut-il penser de ces chiffres ? Même si les crématoriums ont eu un regain d’activité cet hiver, officiellement, le Covid continue de faire très peu de décès en Chine.

Il en fait même pas du tout. La pneumonie virale ne tue pas en Chine, tout simplement parce que les autorités ont cessé de publier leurs bilans quotidiens sur l’épidémie. On est dans le noir le plus complet question statistiques. De nombreuses mégalopoles chinoises ont déclaré avoir dépassé le pic des infections, mais les patients positifs en état critique continuent d’affluer dans les services respiratoires et de soins intensifs des hôpitaux et les crématoriums saturent.

À tel point que certaines pompes funèbres ont eu recours à de l’intérim. L’un de ces intérimaires à Shanghai, qui a travaillé pendant deux semaines en extra dans l’un des plus grands funérariums de la ville, témoigne : « En fait c’est plein ! Il n’y a plus de place ! Dans le salon funéraire ou je travaillais, on peut conserver jusqu’à 4 000 corps. Mais la vitesse de combustion ne suit pas. Parfois 700 à 800 cadavres arrivent une seule journée. Or, seuls 50 à 60 corps peuvent être incinérés. Il y a dix fours au total. J’étais responsable de l’un d’entre eux. Un four ne peut brûler que 5 à 6 cadavres par jour. Il faut donc être patient et parfois attendre 15 jours avant qu’une place se libère. »

L’inquiétude maintenant vaut pour les campagnes, avec la grande migration des vacances du Nouvel An lunaire. Les médias d’État affirment que les systèmes de santé et l’approvisionnement en médicaments en milieu rural ont été renforcés. Selon l’agence Chine Nouvelle, 23 000 établissements médicaux au niveau des comtés, 35 000 hôpitaux de canton et 599 000 cliniques de village forment « un système de protection de la santé collaboratif et efficace, afin que les patients ruraux puissent bénéficier de services médicaux à plusieurs niveaux ». Ce qui n’a pas empêché certains villages d’être submergés par la marée Covid, rapporte Bloomberg. Une situation d’autant plus difficile à vivre pour les familles confrontées aux décès Covid, devenus tabou. Non seulement la Commission nationale de la santé a requalifié la maladie, mais elle a aussi redéfini les critères de la mort des suites du Covid. Désormais, seuls les décès liés à une insuffisance respiratoire pourront-être comptabilisés. Ce qui fait qu’on a en ce moment une épidémie de crises cardiaques ou de « pneumonies ordinaires ».

Monsieur Xu a perdu sa grand-mère de 93 ans, elle est décédée début décembre de complications de ses maladies antérieures, juste après avoir attrapé le Covid. Il raconte : « Bien sûr que vous ne pouvez pas dire qu’il s’agit d’une mort du Covid. Covid ou pneumonie virale, c’est impossible ! Tous les hôpitaux refusent ! Ils ne vous donnent pas de certificat de décès si vous dites cela. Il vaut mieux éviter, sachant qu’aujourd’hui c’est difficile de trouver un endroit pour conserver les morts. Nous on a pu trouver un endroit dans le sous-sol d’un hôpital, car le décès a eu lieu début décembre. Après cela, ça aurait été difficile de trouver de la place. »

Le Covid n’est donc pas spécifié dans les actes de décès, donc les morts dans les statistiques officielles devraient rester sous évaluées. Il y a quand même des proches des disparus qui parlent de ces morts du Covid sur les réseaux sociaux et notamment des personnalités du monde académique, du sport, du cinéma qui disent combien l’épidémie leur a coûté.  

Quelle tristesse dans ce message de Wang Jinsong mercredi soir. Le brillant acteur des séries Ming Dynasty, The Thunder etc pleure la disparition de sa mère emportée par le tsunami Omicron qui frappe la capitale et de nombreuses villes chinoises.#CovidLesChinoisMeurentAussi pic.twitter.com/St8iC6Lp5L

— Stéphane Lagarde (@StephaneLagarde) December 23, 2022

L’encombrement des urgences

« Un de mes collègues n’est resté qu’une demi-journée, confie un interim des pompes funèbres. Il ne pouvait pas supporter l’odeur. C’est juste l’odeur des corps en décomposition. Les cadavres restent trop longtemps en chambre froide, et ils sont en décomposition. L’odeur est difficilement supportable. Vous avez vu probablement les images de ces personnes décédées posées par terre dans les hôpitaux. Il n’y a plus de place là aussi. Au moment du pic de l’épidémie, il y avait 60 à 70 morts par jours dans certains hôpitaux avec des corps par terre. »

Aujourd’hui l’OMS dit qu’il ne faut pas que l’Europe s’inquiète de l’épidémie en Chine, mais il y a encore deux semaines, l’Organisation mondiale de la santé évoquait un manque de transparence de la part des autorités chinoises.

Pékin a répondu que le bilan serait fait une fois la vague passée -c’est plus commode. Concernant le séquençage, selon les autorités sanitaires, trois hôpitaux dans chaque région et provinces sont chargés de faire des relevés, de tester leurs patients positifs pour constituer la base de données, alors que les dépistages massifs, comme on y était habitué ici, ont été également supprimés.

« Il faut voir qu’en Chine, si nous revenons un ou deux mois en arrière, des villes entières étaient testées Covid via des PCR quasi quotidiens, explique Been Cowling, épidémiologiste à l’école de santé de l’Université publique de Hong Kong. Mais aujourd’hui, les dépistages ont disparu. Même à l’hôpital, les personnes présentant des symptômes respiratoires sévères ne sont pas testées pour la plupart. Il n’y a donc pas beaucoup d’informations sur le nombre d’infections. Mais je ne pense pas que ce soit un problème de transparence. Je ne pense pas qu’ils retiennent l’information. C’est juste qu’ils ne font plus les tests. C’est dommage parce que la Chine a les capacités de le faire. »

Dommage effectivement, car selon les modèles mathématiques se basant notamment sur la fulgurance des contaminations, cette première vague épidémique en Chine, qui a suivi l’abandon de la politique zéro-Covid le mois dernier, pourrait faire entre 300 000 et 1,6 million morts dans le pays.

RFI via CONGO PUB Online

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Santé

L’Ouganda devrait annoncer la fin de l’épidémie d’Ebola le 11 janvier

by admin9775 10 janvier 2023
written by admin9775

L’Ouganda devrait annoncer mercredi la fin de l’épidémie d’Ebola si aucun cas n’est déclaré d’ici là, a annoncé lundi le ministère de la Santé.

Depuis que les autorités ont déclaré une épidémie d’Ebola le 20 septembre, le pays d’Afrique de l’Est a enregistré 142 cas confirmés et 56 décès. Cette maladie est réapparue dans le centre de l’Ouganda, avec un premier cas issu d’une souche dite « soudanaise ».

Selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), une épidémie est dite enrayée lorsqu’il n’y a pas de nouveau cas pendant 42 jours consécutifs, soit deux fois la période d’incubation d’Ebola.

La déclaration de fin d’Ebola « aura lieu mercredi dans le district de Mubende », dans le centre du pays, où a commencé l’épidémie, a déclaré le porte-parole du ministère de la Santé, Emmanuel Ainebyoona.

Le dernier patient confirmé porteur du virus est sorti de l’hôpital le 30 novembre, ont annoncé les autorités sanitaires.

Vaccin

Il n’existe pour l’instant aucun vaccin contre la souche « soudanaise » du virus. Mais trois vaccins expérimentaux – l’un développé par l’Université d’Oxford et le Jenner Institute en Grande-Bretagne, un autre par le Sabin Vaccine Institute aux Etats-Unis et un troisième par l’International AIDS Vaccine Initiative (IAVI) – sont actuellement testés en Ouganda, après des premières livraisons en décembre.

Ebola est une fièvre hémorragique virale souvent mortelle. La maladie doit son nom à une rivière de la République démocratique du Congo (RDC) où elle a été découverte en 1976.

L’Ouganda, pays d’Afrique de l’Est, a connu six épisodes d’Ebola, dont le dernier en 2019. Quatre d’entre eux ont été causés par la souche dite soudanaise.

La transmission humaine se fait par les fluides corporels, avec pour principaux symptômes des fièvres, vomissements, saignements et diarrhées.

Africanews via CONGO PUB Online

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COVID19
Santé

Covid-19 : après les USA, le nouveau sous-variant est en Afrique du Sud

by admin9775 9 janvier 2023
written by admin9775

Le nouveau sous-variant d’Omicron, XBB.1.5, qui se propage rapidement aux Etats-Unis, a été détecté en Afrique du Sud mais les scientifiques du pays africain officiellement le plus touché par la pandémie de Covid-19 assurent ne pas craindre de nouvelle « grande vague » de contaminations.

« Je ne m’attends pas à une grande vague de contaminations avec des hospitalisations en Afrique du Sud en raison de la forte immunité de la population et des vagues précédentes de variantes d’Omicron », a affirmé vendredi sur Twitter la star de la virologie sud-africaine, Tulio de Oliveira, devenu célèbre pour avoir repéré les variants Beta et Omicron.

L’Afrique du Sud, qui a détecté le premier cas d’Omicron fin 2021, a enregistré plus de quatre millions de cas de coronavirus pour plus de 102 500 morts. 

48 % de la population éligible est vaccinée.

XBB.1.5, petit-fils de la famille Omicron, est le « sous-variant le plus transmissible qui ait été détecté jusqu’à présent », a mis en garde cette semaine l’Organisation mondiale de la Santé (OMS).

Le sous-variant a été détecté vendredi dans le pays d’Afrique australe sur un échantillon prélevé fin décembre, selon Tulio de Oliveira. Reste qu’aucune « augmentation du nombre de cas, des hospitalisations ou des décès » n’a été constatée à ce stade.

XBB.1.5 est présent dans une trentaine de pays notamment en Europe et aux États-Unis où il est en passe de devenir dominant.

Ses caractéristiques ne sont pas encore précisément connues. 

Mais selon les premières données, une dose de rappel avec un vaccin bivalent permettrait notamment de produire des anticorps neutralisants, selon l’OMS.

Africanews via CONGO PUB Online

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Santé

CONTRÔLE DES VOYAGEURS CHINOIS: LE GOUVERNEMENT APPELLE AÉROPORTS ET COMPAGNIES À SE PRÉPARER À VÉRIFIER LES TESTS COVID

by admin9775 29 décembre 2022
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Même si aucune mesure n’a été annoncée par le gouvernement, il s’agit d’anticiper la mise en place de dispositifs de contrôle pour les voyageurs en provenance de Chine.

Face à la flambée de cas de covid en Chine, se pose la question du contrôle des voyageurs chinois qui débarquent chaque jour dans les aéroports internationaux.

Après qu’Emmanuel Macron ait « demandé des mesures adaptées de protection » des Français au gouvernement d’Elisabeth Borne, l’exécutif a décidé d’alerter les aéroports et les compagnies aériennes françaises.

Selon nos informations, le ministère des transports a demandé hier aux compagnies aériennes et aéroports français de mettre en place un dispositif de vérification des tests pour être prêts sans délai quand les décisions seront prises au niveau européen. 

Olivier Chicheportiche

BMTF via CONGO PUB Online

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Le Japon impose un test Covid-19 aux voyageurs venant de Chine
Santé

Le Japon impose un test Covid-19 aux voyageurs venant de Chine

by admin9775 28 décembre 2022
written by admin9775

Le Premier ministre japonais, Fumio Kishida, a déclaré que son pays renforcera les mesures liées à la lutte contre le coronavirus à ses frontières, annonçant que Tokyo exigera un test de dépistage de toutes les personnes arrivées de Chine.

Kishida a fait savoir dans des déclarations rapportées par l’Associated Press (AP) que la nouvelle mesure sera appliquée à partir de vendredi prochain, en tant que mesure « d’urgence temporaire » contre le nombre croissant d’infections à la covid-19.

La décision du gouvernement japonais est intervenue quelques jours après les déclarations de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), dans lesquelles elle a révélé sa « préoccupation » face à l’augmentation du nombre d’infections au coronavirus en Chine, à la suite de l’assouplissement des restrictions.

Dans ce contexte, Kishida a souligné que les nouvelles décisions à cet égard seront « flexibles », poursuivant : « La nouvelle mesure n’affectera pas la politique du Japon visant à poursuivre notre transition continue vers un mode de vie normal en présence du virus, avec précaution et constance ».

L’agence américaine a cité des responsables japonais anonymes selon lesquels le trafic aérien direct entre le Japon et la Chine sera limité à 4 aéroports à l’heure actuelle.

Plus tôt cette année, le Japon a suspendu l’obligation des tests de dépistage du coronavirus pour tous ceux qui ont reçu trois doses de vaccin.

AA via CONGO PUB Online

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covid-19
Santé

Face à la flambée du Covid-19 en Chine, la peur de répercussions en Europe

by admin9775 28 décembre 2022
written by admin9775

Alors que la Chine fait face à un pic de contaminations au Covid-19, surgit l’inquiétude de l’émergence de nouveaux variants et sous-variants. Après l’annonce par les autorités, lundi, de la fin de la quarantaine obligatoire à l’arrivée dans le pays, cette vague pourrait-elle changer la donne de la pandémie au-delà des frontières chinoises? 

C’était le dernier vestige de la politique « zéro Covid » en Chine. Après avoir levé, le 7 décembre dernier, la majorité des strictes restrictions sanitaires en vigueur dans le pays depuis 2020, les autorités sanitaires ont annoncé, lundi 26 décembre, la fin de la quarantaine obligatoire à l’arrivée sur son territoire. À partir du 8 janvier, seul un test négatif de moins de 48 heures suffira.

L’annonce a immédiatement provoqué des effusions de joie dans le pays, de nombreux Chinois s’empressant de réserver des vols à l’étranger. Mais alors que le pays fait aussi face depuis plusieurs semaines à une flambée massive des contaminations, cette annonce provoque l’inquiétude à l’étranger, et pose question : cette vague de Covid-19 pourrait-elle avoir des répercussions sanitaires au-delà des frontières de la Chine ?

Le variant BF.7 pointé du doigt 

Selon plusieurs médias anglophones, dont The Financial Times, qui citent le directeur adjoint du centre chinois de contrôle et de prévention des maladies, 250 millions de personnes auraient été infectées en Chine depuis le 1er décembre, soit 18 % de la population totale. Un chiffre non confirmé officiellement et impossible à vérifier – les autorités sanitaires locales ayant mis fin aux tests de dépistage systématique et à la publication de chiffres sur la pandémie – mais qui, additionné aux nombreux témoignages faisant état d’hôpitaux et crématoriums submergés confirment l’ampleur de cette vague de contaminations.

Pour expliquer cette situation, les spécialistes mettent en avant plusieurs facteurs. D’abord, une grande partie de la population n’a jamais croisé le Covid-19 et n’est pas immunisée naturellement contre lui. Ensuite, « la population âgée et vulnérable est peu ou mal vaccinée : 60 % des plus de 80 ans n’auraient reçu que deux doses ou moins », explique Antoine Flahault, épidémiologiste à l’université de Genève. Or, plusieurs études montrent que les vaccins chinois, exclusivement utilisés partout dans le pays, ne sont efficaces qu’à partir de trois doses.

À cela, l’épidémiologiste ajoute un autre paramètre. « Le sous-variant BF.7, descendant d’Omicron, serait le principal responsable de cette vague ». Et celui-ci, détecté pour la première fois en mai dernier en Belgique puis repéré aussi en France, aux États-Unis, au Royaume-Uni ou encore en Allemagne, serait particulièrement contagieux.

« BF.7 aurait un R0 (taux de reproduction du virus) de 10 à 18.6. Autrement dit, une personne contaminée transmettra le virus, en moyenne, à entre 10 et 18,6 autres personnes, contre 5,08 en moyenne pour Omicron », explique-t-il. « C’est donc une souche du virus extrêmement transmissible dans les conditions actuelles de la faible immunité de la population chinoise. »

Pour le moment, BF.7 ne représente que 0,99 % des séquençages en France, selon l’outil Cov-Spectrum et 1,5 % des infections aux États-Unis. « Ce chiffre pourrait effectivement augmenter », confirme Mircea Sofonea, maître de conférences en épidémiologie à l’université de Montpellier. « Mais ce n’est pas si inquiétant. L’Europe a déjà vécu plusieurs vagues de Covid-19 liées à Omicron et nous sommes mieux immunisés. Nous avons d’ailleurs désormais décidé de vivre avec. »

La crainte de nouveaux variants

Pour les deux spécialistes, la principale inquiétude n’est donc pas BF.7 mais plutôt celle de voir un nouveau variant émerger de cette flambée épidémique en Chine. « Chaque infection offre une opportunité pour le virus de muter et donc la possibilité qu’un sous-variant ou un variant du SARS-Cov2 n’apparaisse », rappelle Mircea Sofonea. « Nous devons nous y préparer », abonde Antoine Flahault, « le risque est évident alors que le virus circule dans un pays de 1,4 milliard d’habitants et au sein d’une population peu immunisée. »

« À court terme, l’hypothèse la plus probable est que, si un sous-variant émerge, celui-ci soit un dérivé d’Omicron », poursuit Mircea Sofonea. « Comme BF.7, il viendrait juste s’ajouter à ceux qui existent déjà et ne représenterait certainement pas un réel danger pour la population occidentale, bien immunisée. »

« La vraie crainte est qu’apparaisse un variant éloigné d’Omicron, qui échapperait à notre immunité, naturelle et vaccinale », prévient-il. Pour rappel, pour qu’un nouveau variant s’impose, il doit être plus contagieux que son prédécesseur, comme ça a été le cas pour Omicron face à Delta, ou qu’il échappe à l’immunité de la population.

D’autant plus que, si les experts s’accordent à dire que le pic de contaminations est peut-être déjà passé à Pékin, il faudra plusieurs mois avant que la situation ne revienne à la normale dans l’ensemble du pays. « La Chine doit s’attendre à vivre plusieurs vagues successives comme cela a été le cas dans les pays occidentaux », poursuit Antoine Flahault. « Quoiqu’il en soit, même en dehors de ce qu’il se passe en Chine, l’émergence de nouveaux variants plus transmissibles et éventuellement plus virulents doit rester une préoccupation majeure partout et justifier que nous ne baissions pas complètement notre garde », insiste-t-il. 

Par ailleurs, outre cette menace, la situation sanitaire aura certainement des répercussions économiques avec un ralentissement des chaînes de production dans le pays qui est l’usine du monde, comme cela a déjà été le cas en 2020. Plus inquiétant, alors que les autorités chinoises ont annoncé la réquisition de la production de certaines entreprises pharmaceutiques, cela pourrait aussi venir aggraver les pénuries de médicaments qui touchent plusieurs pays occidentaux cet hiver. En 2020, le pays concentrait 50 % de la production mondiale de paracétamol.

>> La dépendance à la Chine au cœur de la pénurie mondiale d’amoxicilline et de paracétamol

Instaurer des contrôles aux frontières ?

Face à l’inquiétude suscitée par la réouverture des frontières chinoises, l’Inde et le Japon voisins ont d’ores et déjà décidé d’imposer des tests aux voyageurs arrivant de Chine sur leur territoire. Les États-Unis « envisagent de prendre des mesures similaires », selon des responsables. Une mesure à laquelle Antoine Flahault se dit aussi favorable en Europe. « L’ensemble de l’espace Schengen ferait bien de remettre rapidement en place un contrôle sanitaire visant à tester et séquencer les virus identifiés auprès de tous les voyageurs en provenance de Chine. C’est seulement de cette façon que nous pourrons observer précocement l’arrivée de ces nouveaux variants que l’on redoute. Et cela nous permettrait de mieux anticiper les mesures à prendre éventuellement », insiste-t-il. 

Mircea Sofonea, de son côté, appelle avant tout à continuer d’utiliser des gestes barrières. « Il ne faut pas oublier que les Chinois sont les premières victimes de cette situation », conclut-il. « La stratégie zéro Covid était intenable et aujourd’hui ils paient sa levée soudaine et mal préparée. Il va falloir que leur gouvernement réagisse vite pour éviter une catastrophe sanitaire. »

France24 via CONGO PUB Online

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Santé

La dépendance à la Chine au cœur de la pénurie mondiale d’amoxicilline et de paracétamol

by Pius KAMBU 24 décembre 2022
written by Pius KAMBU

Une pénurie d’amoxicilline et de paracétamol, deux médicaments très courants, affecte actuellement un grand nombre de pays dans le monde. En cause, des facteurs structurels, aggravés par une baisse de la production héritée de la pandémie de Covid-19 et la résurgence de l’épidémie en Chine.

En ce mois de décembre, pourvoyeur d’épidémies comme la grippe et le Covid-19, il est « difficile » de se procurer certains des médicaments les plus prescrits en France.

« La situation est très tendue depuis le début de l’année 2022 », explique Pierre-Olivier Variot, président de l’Union des syndicats des pharmaciens d’officine (USPO). « Les ruptures de médicaments ont augmenté de 15 % par rapport à l’an dernier, et 3 000 molécules sont en tension d’approvisionnement. En ce moment, on manque particulièrement de paracétamol et d’amoxicilline. »

Ces deux médicaments font défaut en France sous leur forme pédiatrique, alors qu’une épidémie de bronchiolite fait rage et que l’amoxicilline représente 90 % des prescriptions d’antibiotiques chez l’enfant. L’agence publique du médicament (ANSM) a ainsi alerté sur la situation dès novembre, évoquant une pénurie qui pourrait durer jusqu’en mars, tandis qu’une délégation de professionnels de la pédiatrie a été reçue vendredi à l’Élysée.

Une problématique mondiale

Pour le moment, rapporte Andréas Werner, président de l’Association française de pédiatrie ambulatoire (AFPA), les médecins parviennent à « se débrouiller », en prescrivant les formes adultes des antibiotiques aux enfants. Charge ensuite aux parents d’adapter le dosage au poids et à l’âge de leur progéniture, en suivant les recommandations du pédiatre. Mais la solution n’est pas pérenne, selon Andréas Werner : les reports de traitement risquent d’avoir un effet domino et de provoquer de nouvelles pénuries et le développement de résistances.

La situation est d’ailleurs loin de se limiter à la France : selon le Groupement pharmaceutique de l’Union européenne (PGEU), 25 des 27 États membres manquent en ce moment d’amoxicilline. L’Italie, la France, le Royaume-Uni, l’Espagne et le Portugal sont particulièrement touchés. De l’autre côté de l’Atlantique, les États-Unis, tout comme le Canada et l’Australie, peinent eux aussi à trouver cet antibiotique, inscrit depuis octobre sur la liste des médicaments en pénurie. De fait, 80 % des 35 pays suivis par l’OMS font état d’une situation de manque. Des pénuries de médicaments courants, dont le paracétamol, ont également été signalées.

Exportations mises en pause

En cause, une multitude de facteurs, dont la reprise épidémique en Chine. Face à l’explosion des contaminations à la suite de l’arrêt de la politique « zéro Covid », Pékin a réquisitionné ses usines pour alimenter son marché national. Dans la province du Shandong, au sud de Pékin, un fabricant d’ibuprofène a même vu ses exportations « mises en pause », rapporte France Info.

Or, explique Hubert Testard, spécialiste de l’Asie et des enjeux économiques internationaux à Sciences Po, auteur de « Pandémie, le basculement du monde » (éd. de l’Aube, 2021), la Chine est responsable de la production de la majorité des matières premières nécessaires à la confection de l’amoxicilline et du paracétamol.

« Les médicaments ‘basiques’ comme le paracétamol et l’amoxicilline sont sous-traités par les Occidentaux à l’Inde et à la Chine depuis trente ans », résume l’expert. « Ces médicaments ne sont pas très rentables et leur production réclame de gros investissements, ce qui a abouti à leur délocalisation en Chine, provoquant une dépendance assez forte. En revanche, la Chine dépend de l’Occident pour les médicaments traitant des maladies chroniques complexes. »

Extrêmement concentrée, la production de ces médicaments « de base » est ainsi particulièrement sensible aux crises sanitaires et géopolitiques. Le problème date de bien avant la crise du Covid-19 et va en s’aggravant : depuis 2000, le nombre de pénuries de médicaments signalées en France a été multiplié par vingt.

« L’indisponibilité des médicaments est en augmentation en Europe (et) les pénuries sont une préoccupation mondiale », s’alarme ainsi Ilaria Passarani, secrétaire générale du PGEU, dans son rapport annuel. « Les pénuries de médicaments sont un problème structurel et concernent aussi bien des médicaments essentiels que des médicaments d’usage très courant. »

Une production plus faible depuis 2020

Une situation problématique, aggravée par l’explosion des maladies hivernales, la défense immunitaire des populations étant au plus bas après deux ans de distanciation sociale, et ceci alors que les industriels ont baissé leur production durant la pandémie.

« On est bien plus souvent malades en 2022 qu’en 2020, le taux moyen d’anticorps a chuté car les gens n’ont pas eu de maladies infectieuses ces dernières années », remarque ainsi Andréas Werner. « Cela a fait baisser la demande d’antibiotiques, et les industriels ont donc réduit leur offre. »

Les fabricants de médicaments peinent ainsi à retrouver le niveau de production d’antibiotiques d’avant-crise. Si Sandoz, l’un des plus grands fabricants d’antibiotiques génériques, a affirmé avoir réaugmenté sa production, il lui faudra entre quatre et six mois pour commencer à distribuer effectivement les médicaments. La pénurie ne sera donc pas résolue tout de suite, même si elle devrait, espère Hubert Testard, s’alléger dans quelques semaines, lorsque la Chine aura passé son pic épidémique.

En attendant, les professionnels de santé préconisent de généraliser les tests de dépistage, pour ne pas prescrire des antibiotiques inutiles et épargner les stocks, tout en remplaçant les molécules manquantes par d’autres lorsque c’est possible. Et pour éviter que cette situation ne se reproduise, le PGEU préconise d’obliger les fabricants de médicaments à commercialiser leurs produits dans tous les États membres et à créer un mécanisme de redistribution en cas de crise. Une usine de paracétamol devrait en outre rouvrir dans l’Isère, en France, mais ses premiers médicaments ne sont pas attendus avant 2025.

France 24 via CONGO PUB Online

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Santé

Sud-Kivu : la province enregistre 8 000 cas de tuberculose non compliqués en 2022

by admin9775 23 décembre 2022
written by admin9775

La province du Sud-Kivu a enregistré près de 8 000 cas de tuberculose non compliqués durant l’année 2022.

Ces statistiques ont été révélées par le Coordonnateur provincial du Programme national de lutte contre la tuberculose (PNLT), Dr Freddy Birembano, lors d’un point de presse animé le mardi 20 décembre 2022.

« La tuberculose est une réalité dans la province. Les données dont nous disposons à mi-parcours nous renseignent qu’on est à près de 8 000 cas de tuberculose non compliqués, plus de 60% de cas de tuberculose multirésistants et parmi ce nombre, il y a 13% d’enfants de moins de 5 ans, et nous avons 9% de co-infectés VIH-TBC. » a-t-il souligné.

Dr Freddy Birembano a
par ailleurs a invité la Fédération des entreprises du Congo/Sud-Kivu à octroyer des kits nutritionnels à ces malades tuberculeux.

Il existe aussi de nombreux cas où des malades ayant commencé le traitement l’ont interrompu pour une raison ou une autre.

« En arrêtant, ces malades développent maintenant une forme compliquée, une forme qui nous contraint maintenant, nous, de les mettre en quarantaine parce que c’est une forme qui est grave », a expliqué Dr Freddy Birembano.

Selon le Coordonnateur provincial du PNLT au Sud-Kivu, la RDC est parmi les trois premiers pays ayant une forte prévalence de la tuberculose dans le monde.

Le Fonds mondial, principal bailleur financier de lutte contre la tuberculose ces 25 dernières années, a toujours souhaité que les populations puissent s’approprier cette lutte.

Agnès KAYEMBE

Zoomeco via CONGO PUB Online

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Santé

L’hyposmie, un nouveau symptôme de la Covid-19 ?

by admin9775 22 décembre 2022
written by admin9775

Les médias anglophones relaient l’arrivée de l’hyposmie comme un « top » symptôme de la Covid-19. Mais est-ce vraiment une nouvelle manifestation de la maladie ?

À quelques jours de Noël, le pic de la neuvième vague épidémique de Covid-19 est derrière nous. Environ 50 000 cas sont confirmés tous les jours, soit une baisse de 10 % par rapport à la semaine dernière. La situation à l’hôpital est encore tendue, puisque les admissions en soins critiques continuent toujours de grimper : 10 % de plus en comparaison avec la semaine passée.

Avec la triple épidémie de grippe, de Covid-19 et de bronchiolite chez les enfants, il est parfois difficile de savoir quel virus nous a contaminés sur la simple base des symptômes. Les médias anglophones relaient l’apparition d’un symptôme de la Covid-19 jugé comme « nouveau » et « mystérieux » : l’hyposmie.

L’hyposmie, une perte d’odorat partielle

En réalité, la capacité du coronavirus a affecté le système olfactif est connu depuis le début de la pandémie. L’hyposmie est une perte partielle et temporaire de l’odorat, un symptôme très commun chez les personnes ayant la Covid-19 ou toute autre infection respiratoire. En revanche, l’anosmie est une perte totale de l’odorat temporaire ou permanente.

Une étude allemande parue en 2020 indique que l’hyposmie touche environ 30 % des personnes infectées par le coronavirus. Les tests ont été menés avant l’apparition du variant Omicron, il se pourrait qu’avec son apparition les pertes d’odorat tiennent plus de l’hyposmie que de l’anosmie, très fréquente au début de la pandémie. Mais ce symptôme n’est ni nouveau ni mystérieux.

FUTURA Science via CONGO PUB Online

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Santé

Maniema : Fièvre jaune , le gouverneur appelle la population à se faire vacciner

by admin9775 9 décembre 2022
written by admin9775

Le gouverneur intérimaire de la province au Maniema, Dr Kibungi Mutanga Junior a invité, ce vendredi 10 décembre 2022, sa population à se faire vacciner contre la fièvre jaune.

Cette campagne préventive contre la maladie de fièvre jaune devrait démarrer le 12 décembre prochain annonce le ministre provincial de la santé, faisant office de gouverneur intérimaire; d’après les sources locales.

Par ailleurs, il invite toute la population à respecter cet engagement afin, de mettre fin à cette épidémie qui ne cesse de ronger le bien être de la population. Il convie par conséquent la communauté de Maniema, notamment les autorités politico- administratives, forces vives et les associations de relayer ce message pour le bien être la région.

Notons que cette campagne de vaccination va cibler les personnes âgées de 9 mois à 60 ans durant 10 jours.

Gracia KAKELA

Objectif Info via CONGO PUB Online

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