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Category:

Santé

Santé

Beni : plus de 1000 cas de rougeole enregistrés dans la zone de santé d’Oicha depuis octobre 2022

by admin9775 3 février 2023
written by admin9775

Au moins 1048 cas de rougeole dont 12 décès ont été enregistrés depuis le mois d’octobre 2022 dans la zone de santé d’Oicha, territoire de Beni. Ces chiffres sont communiqués mercredi 2 février par l’infirmier superviseur chargé des activités de prévention et de surveillance épidémiologique dans cette zone de santé, Archipe Kyusa.

Il annonce pour lundi prochain, le début de vaccination pour empêcher l’explosion des cas :

 « Il y a notre antenne PEV qui nous a encore accordé 20.000 doses supplémentaires. Jusque-là nous avons 30.000 doses. Et d’ici là, si tout va bien, le lundi nous allons commencer à faire la vaccination autour des cas. Ce qui bloquait c’était les outils de récolte des données ».

RADIO OKAPI via CONGO PUB Online
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Santé

Lubumbashi : une vingtaine d’enfants ciblés à la 3e phase de la chirurgie cardiaque

by admin9775 2 février 2023
written by admin9775

Lancée il y a quelques jours à Lubumbashi (Haut-Katanga), la 3e phase de la chirurgie cardiaque pédiatrique cible une vingtaine d’enfants âgés de six mois a 14 ans.

Menée par une équipe des médecins cardiologues au centre Diamant, cette campagne va durer deux semaines.

Les patients viennent de Kinshasa, de Mbuji Mayi, du Lualaba, de Lubumbashi et du Zimbabwe.

« Sur plus de 180 enfants sur la liste d’attente, ceux qui seront opérés sont ceux dont l’état de santé est préoccupant et nécessite une intervention urgente avant quatre mois », a indiqué, la DG de la Fondation centre médical diamant, Nurrine Tajdfin.

Il est revenu sur le caractère onéreux de ce genre de chirurgie. 

Le directeur   général de centre médical diamant, a réitéré son vœu de voir les entreprises minières contribuer à ce genre de campagne pour donner à ces enfants malades la chance de vivre et de mener une vie normale. 

De son côté, le ministre provincial de la Santé au Haut-Katanga, Joseph Sambi Bulanda a ex prime l’engagement de son gouvernement à appuyer aussi ce genre de campagne :

« Pour cet exercice budgétaire, nous avons pu aligner au moins un million de dollar américain, répartis en deux campagnes, ça veut dire 500 000 USD par campagne. C’est un engagement ferme et nous allons toujours le faire ».

Cette campagne bénéficie de l’appui des membres de Novic Cardiac Alliance.

RADIO OKAPI via CONGO PUB Online

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ActualitésSanté

Santé: vérités et contre-vérités sur le vin et le cancer

by admin9775 31 janvier 2023
written by admin9775

L’Institut national du cancer a publié son quatrième Baromètre relatif aux attitudes et comportements des Français face au cancer. Dans son étude, il apparaît que 23,5% des 15-85 ans pensent que boire un peu de vin diminue le risque de cancer. L’occasion de se pencher sur les croyances autour d’un alcool érigé en symbole de l’identité française.

« Le vin n’est pas un alcool comme un autre ». C’est ce qu’a déclaré Didier Guillaume début 2019, alors qu’il était ministre de l’Agriculture et de l’alimentation dans le gouvernement d’Édouard Philippe. Une déclaration qui avait à l’époque irrité nombre d’addictologues et de médecins mais qui s’inscrivait dans un courant de pensée répandu en France, où l’on tend à relativiser la dangerosité du vin par rapport à d’autres boissons alcoolisées et spiritueuses.

Cette image a la peau dure et participer à l’émergence d’autres croyances, comme le démontre l’un des chiffres du dernier Baromètre cancer, établi par l’Institut national du cancer. Selon l’enquête, 23,5% des Français âgés de 15 à 85 ans « pensent que boire un peu de vin diminue le risque de cancer plutôt que de ne pas en boire du tout ».

La réputation d’un vin bénéfique pour la santé tient de plusieurs sources. L’Institut national du cancer pointe le poids de la consommation d’alcool dans la société française, et notamment la consommation de vin. Celle-ci est « valorisée par les représentants de la filière vitivinicole, certains élus et politiques qui la décrivent comme un ’’socle de l’identité française’’ », explique le Baromètre. Les propos de l’ancien ministre Didier Guillaume en 2019 ne sont pas un cas isolé. Bien que les dernières études montrent une baisse de la consommation d’alcool en France, le vin reste un symbole fort du patrimoine gastronomique français.

Enfin, dans le même raisonnement, une idée s’est largement répandue et reste solidement ancrée : le vin, consommé avec modération, serait bon pour le cœur. C’est le fameux slogan « un verre de vin par jour, c’est bon ». Sur RFI, nous publions, en 2010, un article expliquant ces bienfaits. Une affirmation qui a toujours des défenseurs au sein de la communauté médicale.

Le quotidien régional La Dépêche s’est encore penché sur la question fin 2021 et a recueilli l’avis d’un professeur en cardiologie, selon lequel « nous sommes certains à 99,9% que le vin est protecteur contre les maladies cardiovasculaires et qu’il nous protège également de l’athérosclérose, c’est-à-dire du dépôt de graisses dans les artères ». On trouve en effet des antioxydants dans le vin ; le raisin est riche en polyphénols et en resvératrol.

L’alcool (et donc le vin), un fléau contre le cancer

Une étude antérieure a néanmoins démenti cette croyance. Selon des travaux publiés mi-2018 dans la revue The Lancet, boire un verre de vin quotidiennement, augmente le risque de développer des cancers ou des maladies cardiovasculaires. Dès lors, entre les avis scientifiques divergents et les certitudes acquises au fil du temps, il n’est pas surprenant qu’une part non négligeable de Français se méprennent quant aux prétendus bienfaits du vin dans la lutte contre le cancer.

Car s’il y a des points de vues contradictoires quant aux bienfaits ou aux méfaits du vin dans la prévention des maladies cardiovasculaires, la science se veut claire à propos de la lutte contre le cancer : le vin, même consommé avec modération, n’a aucun effet préventif, au contraire. L’Institut national du cancer est catégorique. « Même à faible dose, l’alcool augmente le risque de cancers. L’éthanol contenu dans les boissons alcoolisées est transformé dans l’organisme en composés favorisant le développement de cancers », écrit-il sur son site.

RFI via CONGO PUB Online

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Santé

Lutte contre la lèpre : la population de la ville de Lubumbashi invitée à se mobiliser

by admin9775 31 janvier 2023
written by admin9775

Lubumbashi, 31 janvier 2023 (ACP).- la lutte contre la lèpre constitue un cheval de bataille du ministre de la santé du Haut-Katanga, Dr Joseph N’sambi Bulanda qui a invité mardi la population à se mobiliser pour l’éradication de cette maladie.

Le Dr Joseph N’sambi Bulanda l’a dit en marge de la célébration du 70ème journée mondiale de lutte contre la lèpre célébrée chaque dernier dimanche du mois de janvier sur le thème retenu pour cette édition à savoir, « vers zéro transmission de la lèpre par un dépistage précoce dans toutes nos communautés ».

 « la lèpre est une maladie infectieuse chronique causée par une mycobactérie appelée Bacille de Hansen qui affecte principalement la peau, les nerfs périphériques, les muqueuses de voies respiratoires supérieures et les yeux » a signifié le ministre.

 « le manque de traitement précoce de cette maladie peut mener progressivement à des lésions permanentes, étendues et invalidantes des yeux, des mains et des pieds » a indiqué le ministre.

Le Dr Joseph N’sambi Bulanda a, à cette occasion appelé la population lushoise et les leaders des communautés à prendre conscience de l’existence de la lèpre, à se mobiliser pour le dépistage et le traitement précoce des cas afin d’éviter la survenue de l’infirmité et à bannir toute forme de stigmatisation et discrimination fondées sur la lèpre.

Haut-Katanga : 932 cas de lèpre identifié en 2021

Par ailleurs, le rapport de l’organisation mondiale de la santé OMS indique que la province du Haut-Katanga a identifiée 932 cas de lèpre en 2021 dont,187 soit 20% chez les enfants et 89 cas soit 10% des infirmités visible.

En 2022 428 cas ont été rapporté dont, 40 soit 9% chez les enfants et 61 cas soit 14% présentant des d’infirmités visible.

Le Dr Joseph N’sambi Bulanda a souligné que ces résultats font suite au dépistage tardif des cas et face à cette situation, il a demandé aux professionnels de santé a tous les niveaux de s’approprier la lutte contre la lèpre à travers la promotion et l’offre des services de qualité et l’accessibilité de l’ensemble de la population en incluant le diagnostic et le traitement précoce de la maladie.

Il a exprimé sa solidarité et celle de tout son ministre à l’endroit des personnes et des familles affectées par la lèpre avant de réitérer la détermination du gouverneur Jacques Kyabula Katwe qui soutient les efforts de l’élimination et de la transmission de la lèpre au sein de toute la communauté.

Le ministre provincial de la santé du Haut-Katanga a salué l’engagement des partenaires techniques et financiers entre autres Action Damien, l’OMS, la fondation Sassakawa et les autres qui soutiennent sans relâche la lutte contre cette maladie. 

ACP via CONGO PUB Online

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Santé

RDC : le Gouvernement annonce la création du Fonds de promotion de la Santé

by admin9775 30 janvier 2023
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Le Gouvernement de République Démocratique du Congo (RDC) a annoncé la création d’un Fonds de promotion de la Santé.

Le projet d’ordonnance y relatif a été adopté au Conseil des Ministres de vendredi 27 janvier 2023, Projet d’Ordonnance-Loi modifiant et complétant la Loi N°18-035 du 13 décembre 2018 fixant les principes fondamentaux relatifs à l’organisation de la Santé publique.

Le texte adopté garantit à toute personne résidant sur le territoire national les services et soins de santé de qualité sans difficultés financières.

Pour y parvenir, le texte crée un établissement public dénommé «Fonds de Promotion de la Santé» pour soutenir le système national de santé.

Les experts du secteur soutiennent que pour financer le paquet de soins en RDC, l’Etat doit débourser au moins 4 milliards de dollars américains par an.

L’établissement public créé a pour entre autres missions d’offrir au public du crédit pour assurer un système de couverture santé universelle fondé sur les principes d’équité, d’assurance qualité des soins, de protection financière pour tous et de solidarité nationale.

Le Fonds de Promotion de la Santé disposera d’une autonomie de gestion.

Olivier KAFORO

ZOOM ECO via CONGO PUB Online

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Santé

Côte d’Ivoire : la lèpre, une maladie encore négligée

by admin9775 30 janvier 2023
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Plus de 10% des nouveaux malades de la lèpre détectés chaque année en Côte d’Ivoire sont des enfants. La maladie reste fortement endémique dans le pays, prévient Vagamon Bamba, directeur de l’Institut Raoul Follereau à Adzopé.

Lorsqu’il s’assoit dans la petite cour de sa maison et raconte son histoire, le chef du village de Duquesne-Crémone, en Côte d’Ivoire, a la voix tremblante et les yeux remplis de larmes. Ses parents ont été stigmatisés jusqu’à leur mort parce qu’ils avaient la lèpre. Trop ému, Camille Kouassi Assi laisse rapidement la parole à son adjoint, qui a connu une expérience similaire.

« Une semaine avant que ma mère ne décède, sa maison a été cassée et brûlée. Après son enterrement, des femmes dansaient dans le village car selon elles, le mal était parti. Je suis marqué à vie« , confie, bouleversé lui aussi, Mathieu Okoma Agoa.

Si les deux hommes vivent au même endroit, c’est parce que le village de Duquesne-Crémone (sud) – du nom d’un prêtre français et d’une ville italienne dont les habitants ont financé sa création – est depuis les années 1960 le refuge de malades de la lèpre et de leurs proches, qui fuient l’exclusion sociale.

A première vue, cette commune de 2 800 habitants, à une centaine de kilomètres d’Abidjan, est un village ivoirien comme un autre. Mais Duquesne-Crémone, isolé au bout d’une longue piste qui fend une immense forêt, est à l’abri du regard des autres. Le village compte encore 54 malades de la lèpre, dont c’est la journée mondiale, dimanche.

« Ici, nous nous sentons chez nous, » affirme  le chef Kouassi Assi, père de quatre enfants et professeur de mathématiques.

Un kilomètre plus loin, en suivant la même route, Gisèle Abena, jeune femme de 29 ans se fait soigner à l’institut Raoul Follereau. Ce centre hospitalier de la fondation française du même nom lutte contre la lèpre et l’ulcère de buruli, une infection de la peau, depuis presqu’un siècle et accueille 157 patients.

Assise en fauteuil car la lèpre a rongé ses pieds, Gisèle Abena sort de l’une des bâtisses de couleur pastel regroupées sur 42 hectares, dont les fenêtres ouvertes laissent entrer la chaleur tropicale. Des cicatrices d’anciennes plaies parsèment ses mains et ses pieds.

« Je me sens bien ici, on est beaucoup et je me suis fait des amis », explique timidement cette mère de deux enfants. Originaire de Bondoukou (nord-est), elle ne souhaite pas retourner dans son village natal où elle est encore stigmatisée.

Désocialisation et dépression

« Le microbe de la lèpre désocialise les malades. Il déforme le visage, les empreintes. Le malade ne se reconnaît plus lui-même, et celui en face de lui ne le reconnaît pas non plus. C’est comme s’il n’existait plus vraiment. Je trouve cela d’autant plus terrible que le patient garde toutes ses facultés mentales », détaille le professeur Bamba Vagamon, directeur général de l’institut Raoul Follereau.

« Entre 70 et 80% des malades ont un symptôme dépressif », ajoute-t-il.

La Côte d’Ivoire concentre 12 des 20 maladies tropicales négligées (MTN) répertoriées par l’OMS, dont fait partie la lèpre. En 2022, 514 nouveaux cas ont été enregistrés dans le pays, mais il est complexe de définir le nombre de malades total car les traitements à base d’antibiotiques sont longs et la guérison difficile à établir.

Si la vie à Duquesne-Cremone se présente comme une alternative rassurante à la sortie du centre, le personnel soignant et celui de la fondation souhaitent le retour des anciens malades dans leur famille, souvent méfiante car mal informée.

« Jusqu’en 2015, même les universités de médecine de Côte d’Ivoire ne proposaient pas d’enseignement sur la lèpre », ajoute le professeur Vagamon, à l’initiative de ce changement, il y a 8 ans.

La lèpre se transmet au terme d’un contact prolongé. Le microbe se multiplie très lentement, pouvant faire durer la période d’incubation jusqu’à 5 ans. Les premiers symptômes font apparaître des tâches, puis rongent progressivement des membres désensibilisés.

« Il n’existe aucun test qui permette de détecter un cas de lèpre avant l’apparition de symptômes physiques », indique Bamba Vagamon. Son institut va devenir prochainement un centre de recherche spécialisé dans les MTN, en vue de mettre au point un moyen de dépistage.

Selon le professeur Vagamon, l’objectif « zéro lèpre d’ici 2030 » lancé par le ministère de la Santé ivoirien en 2022 est atteignable, notamment grâce à la sensibilisation des enfants dans les écoles.

Représentant 10% des cas de lèpre, les enfants des zones rurales sont régulièrement touchés par diverses maladies de peau. Ils sont les cibles de dépistages organisés par l’Etat et financés par la fondation Raoul Follereau, afin qu’ils comprennent les dangers de la maladie.

« Ils arrivent souvent fatigués en classe et ont du mal à se concentrer parce qu’ils se grattent beaucoup. Ça ralentit l’apprentissage« , déplore Pierre Bazié, directeur adjoint de l’école du village de Djougbosso, dans la région d’Adzopé (sud).

Africanews via CONGO PUB Online

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Santé

Choléra en Haïti : « Nous risquons d’être engorgés si la situation ne s’améliore pas »

by admin9775 27 janvier 2023
written by admin9775

Les cas suspects de choléra continuent d’augmenter en Haïti. Alors que l’OMS et l’ONU s’inquiètent d’une flambée épidémique dans un contexte sécuritaire de plus en plus dégradé, Médecins sans frontières a lancé une mission d’urgence pour soutenir les autorités sanitaires.

C’est une nouvelle épée de Damoclès sur Haïti. Le nombre de contaminations au choléra continue de progresser dans un pays déjà en proie à une profonde crise humanitaire et sécuritaire. Cette maladie qui provoque des diarrhées aiguës, parfois des vomissements, peut être fatale en quelques heures en l’absence de traitement.

Selon les derniers chiffres publiés par le ministère haïtien de la Santé publique le 17 octobre, 606 cas suspects et 66 confirmés ont été recensés au total. Entre le 13 et le 17 octobre, ce sont ainsi 222 nouveaux cas suspects supplémentaires qui ont été décomptés.

Si entre 2010 et 2019, l’épidémie qui avait fait 10 000 morts en Haïti avait été introduite par des Casques bleus, les mauvaises conditions sanitaires pourraient expliquer le retour de la maladie.

« Nous ne savons pas exactement ce qui a provoqué la résurgence du choléra dans le pays, explique Auguste Victor Ngantsele, coordinateur médical de Médecins sans frontières en Haïti. En revanche, dans les bidonvilles comme la Cité soleil où on a commencé à recenser les premiers cas, il y avait des éléments très propices comme l’insalubrité, la promiscuité ou l’accès difficile à l’eau potable. »

La prévention est donc capitale. « Nous avons des activités d’épuration de l’eau essentiellement à Carrefour. Et nous renforçons aussi la sensibilisation sur les mesures barrières dans les quartiers les plus touchés comme Brooklyn, Cité soleil, Carrefour-Feuilles, Bel-Air et Delmas 24 », détaille le coordinateur médical.

📢 MSF has launched an emergency response to tackle new cases of #cholera in #Haiti

The resurgence of cholera in Haiti has come when people already face severe insecurity due to conflict and water shortages.

Learn more about our response below ⬇️https://t.co/5Zz9Ctd8Oo pic.twitter.com/hhZZg4Wgy8

— MSF International (@MSF) October 5, 2022

Des cas suspects concentrés à Port-au-Prince

Pour soutenir l’action des autorités sanitaires, l’ONG a déjà ouvert quatre centres de traitement dans la capitale Port-au-Prince et ses alentours, soit une capacité de 205 lits : dans le quartier Turgeau, à Cité soleil (le plus grand bidonville du pays), au Champ de Mars, à l’hôpital Raoul-Pierre-Louis, à Carrefour.

« Les cas suspects viennent de huit communes mais il y a davantage de cas à Port-au-Prince et à Cité soleil, précise Auguste Victor Ngantsele. Le ministère de la Santé publique et de la Population signale aussi des cas suspects dans trois autres départements : Nippes, Artibonite et le centre. »

Près de 800 personnes ont déjà été traitées dans ces structures mais les cas suspects sont « difficiles à confirmer » selon MSF. Une difficulté qui pourrait également expliquer le bilan humain pour l’instant peu élevé.

« Nous enregistrons une dizaine de décès mais il y a des suspicions de cas que l’on ne peut confirmer », ajoute le coordinateur médical. De son côté, l’AFP évoque 22 décès dans des structures médicales.

« La situation évolue rapidement, et il est possible que des cas antérieurs ou supplémentaires de choléra n’aient pas été détectés », a déclaré le 12 octobre le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), Tedros Adhanom Ghebreyesus.

L’inquiétante flambée des cas en prison

L’un des épicentres de la maladie dans le pays se trouve désormais dans la prison civile de Port-au-Prince, avec 271 cas suspectés, 12 confirmés et 14 morts, selon le ministère haïtien de la Santé publique. Au moins 11 000 personnes sont détenues dans les quelque 20 prisons du pays. Quant au taux d’occupation des quatre principales, il dépasserait les 400 %, selon les médias locaux.

Une situation d’autant plus délicate que le pays reste paralysé. Des gangs armés bloquent toujours un terminal pétrolier près de Port-au-Prince, créant de graves pénuries de carburant et un climat d’insécurité grandissant.

Barrages, pénuries d’essence… Ces difficultés ont un impact direct sur les établissements de santé. Cela « entraîne la fermeture des établissements de santé et perturbe l’accès aux services de santé pour les personnes qui vivent dans certaines des communautés les plus démunies », a déploré Tedros Adhanom Ghebreyesus.

« Pour le moment, nous arrivons à assurer nos services. Nous les avons même augmentés, précise de son côté le Dr Auguste Victor Ngantsele. Mais nous risquons d’être engorgés si la situation ne s’améliore pas. Certains centres de santé sont en train de réduire leurs activités ou de fermer carrément leurs portes. Les options des patients seront de plus en plus réduites. Il y a un risque d’afflux dans nos centres. Nous ferons de notre mieux mais nos capacités d’accueil ne sont pas extensibles à l’infini. »

Une mission onusienne à l’étude

Face à une situation de plus en plus chaotique, la question de l’envoi d’une force internationale en Haïti s’est à nouveau posée le 17 octobre au Conseil de sécurité de l’ONU.

« J’ai la délicate mission de porter devant le Conseil de sécurité le cri de détresse de tout un peuple qui souffre et de dire à haute et intelligible voix que les Haïtiens et Haïtiennes ne vivent pas, ils survivent », a lancé à la tribune le ministre haïtien des Affaires étrangères, Jean Victor Généus.

Une perspective qui n’enchante guère une population traumatisée par les précédentes missions onusiennes. Outre l’importation du choléra lors de la précédente épidémie, la Mission des Nations unies pour la stabilisation en Haïti (Minustah) avait été accusée d’agressions sexuelles.

France 24 via CONGO PUB Online

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Santé

Nord-Kivu : Modeste Mutinga lance la vaccination contre le choléra en faveur des déplacés

by admin9775 26 janvier 2023
written by admin9775

Ce mercredi 25 janvier, Modeste Mutinga Mutuishay, ministre des Affaires sociales, Actions humanitaires et Solidarité nationale, a lancé officiellement à Goma chef lieu de la province du Nord-Kivu, la campagne de vaccination contre le choléra dans les camps des déplacés de Kanyaruchinya et Karisimbi, situés dans le territoire de Nyragongo.

Cette campagne de vaccination est prévue du 25 au 30 janvier. Modeste Mutinga a aussi inauguré le nouveau site d’hébergement de Buchagara, équipé pour accueillir 2000 ménages.

Il a en outre remis 250 tonnes des vivres et produits non alimentaires à titre d’assistance humanitaire du gouvernement central aux sinistrés et déplacés de guerre cantonnés dans différents sites.

Face aux déplacés, le ministre Mutinga leur a promis de revenir après un mois afin d’évaluer la situation humanitaire et apporter une fois de plus ce soutien aux victimes de guerres .

Grâcia KAKELA

Objectif Info via CONGO PUB Online

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Santé

Tanzanie : des rats détectent la tuberculose

by admin9775 23 janvier 2023
written by admin9775

Dans ce laboratoire de Dar es-Salaam, ces rats sont considérés comme des héros. Entraînés à renifler des échantillons de crachats humains, ils parviennent à identifier la tuberculose chez les personnes vivant avec le VIH.

Ce projet dénommé APOPO, d’une ONG belge a été initié en 2008, aujourd’hui, les animaux sont utilisés dans 21 centres médicaux de la capitale de la Tanzanie. Selon ce scientifique Joseph Soka, responsable du programme TB à APOPO, la capacité de ses rongeurs à détecter les agents pathogènes est élevée en raison de leur impressionnante sensibilité à l’odorat.

« La sensibilité de ces rats est aussi élevée que celle des microscopes et par rapport aux autres tests, leur sensibilité est indépendante du statut VIH. C’est-à-dire qu’ils peuvent facilement identifier la tuberculose chez les personnes vivant avec le VIH, sachant que ces personnes vivant avec le VIH, il est très difficile d’être diagnostiqué par le test standard, y compris le Genexpert dans les microscopes. »

Une étude réalisée par cette ONG en 2016 montre les rats sont plus précis à 75 % pour détecter la tuberculose que les méthodes standard des laboratoires comme le frottis microscopique, les tests de culture bactérienne ou encore le Genexpert – un test rapide pour la tuberculose. Cela s’explique par leur muqueuse nasale recouverte à 50 % de récepteurs olfactifs, ce qui explique leur capacité supérieure à détecter les odeurs par rapport aux humains qui n’en possèdent que 5 %.

« Ainsi, les techniques de laboratoire conventionnelles peuvent prendre entre deux heures voire même 14 jours par échantillon, en fonction de la technique utilisée, alors que les rats seront en mesure de terminer le test de cinquante échantillons en deux heures et cela serait idéal dans les endroits éloignés ou les endroits éloignés comme le Mozambique ou les endroits au Mozambique qui sont ruraux » a souligné Dhaval Shah, pathologiste.

Ce laboratoire envisage de réaliser une nouvelle étude, car la précédente présentait certaines lacunes. Son personnel est convaincu, qu’elle démontrera que la sensibilité de ces rats peut atteindre 90 %, pour une approbation de cette méthode par l’organisation mondiale de la santé.

Africanews via CONGO PUB Online

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Santé

Malawi : au moins 750 morts dans l’épidémie de choléra en cours

by admin9775 13 janvier 2023
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Le Malawi est l’un des pays les plus durement touché par une épidémie de choléra avec 750 morts enregistrés.

La ministre de la Santé du pays a ordonné jeudi la fermeture de nombreux commerces qui ne disposent pas d’eau potable, de toilettes ni d’installations hygiéniques d’élimination des déchets, et a annoncé des restrictions sur la vente d’aliments précuits.

« Nous continuons à enregistrer un nombre croissant de cas dans tout le pays, malgré des signes de réduction de la transmission et des décès dans quelques régions. Nous tenons à féliciter ceux qui se font soigner. » a déclaréKhumbize Kandodo Chiponda, ministre de la Santé du Malawi. 

L’Organisation mondiale de la santé a précédemment imputé la recrudescence mondiale du choléra sans précédent, à des crises humanitaires complexes dans des pays aux systèmes de santé fragiles, aggravées par le changement climatique.

Le réchauffement des températures et l’augmentation des pluies facilitant la multiplication et la propagation de la bactérie responsable du choléra.

« Nous avons reçu 2,9 millions de doses de vaccin contre le choléra, mais à l’heure où nous parlons, il nous en reste environ 40 000. Cela signifie que les Malawites se sont fait vacciner. Ce qui est inquiétant cependant, c’est que ceux qui ont reçu le vaccin ne sont pas ceux qui sont à haut risque. Ceux qui sont à haut risque s’avèrent difficiles à convaincre de se faire vacciner. » a expliqué la ministre de la santé malawite. 

Mercredi, la ministre a déclaré que 17 personnes étaient décédées après que les infections ont augmenté de 589 nouveaux cas en une journée. Elle a indiqué que le pays avait enregistré de 22 759 cas depuis le début de l’épidémie en mars de l’année dernière.

Africanews via CONGO PUB Online

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