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Santé

À la UneSanté

Lutte contre le VIH/sida: quelques progrès et beaucoup d’inquiétudes

by admin9775 1 décembre 2025
written by admin9775

La lutte contre le VIH est dans une situation paradoxale. Malgré des avancées scientifiques réelles, le dernier rapport de l’Onusida livre un constat alarmant : la riposte mondiale est fragilisée, prise dans une spirale de financements en baisse et de ruptures de services sanitaires.

Selon la directrice de l’Onusida, Winnie Byanyima,« la réponse mondiale contre le VIH a connu son plus important recul depuis des décennies ». Dans treize pays, le nombre de personnes nouvellement mises sous traitement a diminué. Des ruptures d’approvisionnement sont rapportées en Éthiopie et en République démocratique du Congo, touchant aussi bien les tests de dépistage que l’accès aux traitements antirétroviraux. Au Nigeria, la distribution de préservatifs a chuté de 55%. Les organisations communautaires, qui constituaient jusqu’ici le cœur de la riposte, sont durement frappées : plus de 60% de celles dirigées par des femmes ont dû suspendre des programmes essentiels.

À l’échelle mondiale, près de 40,8 millions de personnes vivent aujourd’hui avec le VIH. L’an dernier, 1,3 million de nouvelles infections ont été enregistrées. Et 9,2 millions de ces personnes n’ont toujours pas accès à un traitement ARV. « Le VIH n’est pas fini », insiste Winnie Byanyima, qui lance un appel pressant à la mobilisation internationale, quelques jours seulement après une terrible désillusion. Le Fonds mondial contre le sida, le paludisme et la tuberculose n’a récolté qu’un peu plus de 11 milliards de dollars pour les trois prochaines années, quand il estimait en avoir besoin de 18 milliards. Cette reconstitution est même inférieure à celle de 2022, menaçant ainsi la pérennité de nombreux programmes tout autour du monde.

Quelques avancées dans les labos

Pourtant, dans les laboratoires et les centres de recherche, la lutte contre le virus ne stagne pas. Yazdan Yazdanpanah, directeur de l’ANRS-MIE (Agence nationale de recherche sur le sida et les maladies émergentes), y voit une situation paradoxale, une « double dynamique » avec, d’un côté, des progrès thérapeutiques importants ; de l’autre, un affaiblissement de la capacité à les déployer.

Des traitements antirétroviraux à longue durée d’action sont désormais disponibles. Plutôt que de vivre avec la prise quotidienne d’un comprimé, des patients peuvent espacer les doses : « on peut faire tous les deux mois », explique Yazdan Yazdanpanah, ce qui améliore l’acceptation du traitement. « 43% des personnes vivant avec le VIH privilégient ces traitements longue durée parmi leurs premiers choix, même avant des critères comme les effets secondaires ou la taille des comprimés ».

Autre innovation majeure : la PrEP injectable, en prévention. Le Lénacapavir, recommandé récemment par l’OMS, offre une protection semestrielle contre l’infection. « C’est une injection tous les six mois pour empêcher le VIH », précise Yazdan Yazdanpanah. Grâce à un accord international, le coût pourrait tourner autour de 40 dollars par an dans 120 pays à ressources limitées, alors que le médicament était jusqu’à présent vendu environ 30 000 dollars par an aux États-Unis.

Comment faire sans assez d’argent ?

Mais ces avancées risquent de rester théoriques si les systèmes de santé ne suivent pas. En 2025, l’aide mondiale au développement en matière de santé a diminué de 22%, marquée par la diminution ou l’arrêt de programmes américains.

« Le problème, c’est la brutalité qui va avec », estime Yazdan Yazdanpanah. « Il faut lutter contre. Mais dans le même temps, cette dépendance envers les États-Unis, en termes de recherche et d’intervention sur le VIH, ce n’est pas normal non plus. Il y a un problème avec notre écosystème et il faut réfléchir à ça. »

L’Afrique subsaharienne illustre ce dilemme. Le continent concentre une grande partie des nouvelles infections et 60% des malades du VIH y vivent. Dans plusieurs zones, les fermetures de centres communautaires se multiplient, tandis que la distribution de préservatifs ou l’accès au dépistage régresse. La crise du financement, combinée aux séquelles de la pandémie de Covid-19, fragilise, voire compromet, les progrès réalisés depuis le début des années 2000.

L’Onusida est claire : « La science seule ne suffira pas ».L’agence onusienne appelle ainsi à repenser le modèle de financement international, et que les pays les plus touchés y consacrent des ressources propres. Faute de quoi, au lieu de mettre fin à l’épidémie de VIH/sida en 2030 comme elle s’y est engagée, la communauté internationale ne pourra qu’au mieux la contenir. Pire, si les trajectoires financières restent dans leur dynamique actuelle, l’Onusida anticipe un retour à la hausse du VIH/sida d’ici à 2030.

RFI

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1 décembre 2025 0 comments
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À la UneSanté

La RDC déploie le service d’urgence « Blue Star » avec 150 ambulances et motos médicalisées

by admin9775 8 novembre 2025
written by admin9775

Kinshasa, 8 novembre 2025 – Le ministère de la Santé publique, de l’Hygiène et de la Protection sociale a lancé officiellement le service national d’urgence « Blue Star », avec la mise en service d’un premier lot de 150 ambulances et 150 motocyclettes médicalisées sur l’ensemble du territoire national.

Une réponse aux urgences médicales

Selon un communiqué du ministère, ce déploiement vise à doter le pays d’une capacité d’intervention rapide et coordonnée face aux accidents, urgences médicales et catastrophes. Le Dr Roger Kamba a indiqué que ces équipements seront répartis dans plusieurs provinces pour une couverture nationale progressive.

Ambulances équipées pour la réanimation

Les ambulances, conçues pour la réanimation et le transport médicalisé, doivent renforcer les structures hospitalières publiques, régulièrement confrontées à un manque de moyens pour gérer les situations d’urgence.

Motos médicalisées pour les zones difficiles d’accès

Les 150 motos médicalisées permettront une réponse rapide dans les régions à accès routier limité. Ce dispositif vise à réduire les temps d’intervention et à améliorer les soins préhospitaliers, encore très insuffisants dans de nombreuses zones du pays.

Un programme structurant pour le système de santé

« Blue Star » s’inscrit dans un vaste programme de modernisation du système de santé congolais, annoncé par le gouvernement pour professionnaliser la gestion des urgences médicales. Ce service sera appuyé par des équipes spécialisées, actuellement en formation, afin de normaliser les protocoles d’intervention et d’assurer une coordination efficace entre les services de santé, les autorités locales et les hôpitaux.

Renforcement des capacités logistiques

Le ministère souligne que cette livraison s’inscrit dans une dynamique de modernisation des moyens logistiques du secteur de la santé, longtemps marqué par un manque d’équipements adaptés.

Bien qu’aucun calendrier précis n’ait été communiqué pour le déploiement complet du système, le ministère annonce que d’autres livraisons suivront dans les mois à venir. Présenté comme un outil central du futur système d’intervention d’urgence, « Blue Star » a pour ambition de poser les bases d’une infrastructure sanitaire réactive et accessible sur l’ensemble du territoire congolais.

Par Pascal Kabeya
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8 novembre 2025 0 comments
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À la UneSanté

Arrestation de 11 présumés meurtriers de quatre agents de santé à Isangi

by admin9775 20 octobre 2025
written by admin9775

Onze personnes, présumées responsables des meurtres de quatre agents de santé dans le territoire d’Isangi, ont été arrêtées et transférées à Kisangani dans la nuit de vendredi à samedi 18 octobre. Escortés par une jeep de la Police nationale congolaise, les suspects ont été placés en détention à la prison centrale aux alentours de 1h du matin, selon un gardien de l’établissement.

Ces arrestations sont le fruit d’un travail minutieux des services de renseignements, appuyés par les Forces armées de la RDC et la police nationale, dans le cadre de l’enquête ouverte après le drame du 6 octobre.

Ce jour-là, quatre agents de santé, dont un médecin, ont été atrocement battus avant d’être tués dans les villages de Yanfira et Ilambi, alors qu’ils étaient en mission officielle.

Ils ont été accusés à tort par des habitants d’appartenir à un réseau mystique qui ferait disparaître les organes génitaux des personnes à leur contact physique.

Un procès public attendu

Les dossiers judiciaires des suspects seront instruits par les magistrats compétents, en vue d’un éventuel procès public. Cette procédure est attendue avec fermeté par l’Ordre des médecins de la province de la Tshopo, dont le président, Dr Patrick Buname, s’est dit satisfait des arrestations.

« C’était notre principale revendication après le drame d’Isangi. Nous espérons un jugement exemplaire pour dissuader tout autre esprit malveillant », a-t-il déclaré.

Le comité provincial du Conseil national de l’ordre des médecins (CNOM) de Tshopo a interdit à ses membres de se rendre dans les localités d’Ilambi et de Yanfira, dans le territoire d’Isangi dans la Tshopo, après les meurtres atroces de ces quatre professionnels de santé. Il avait également observé un arrêt de travail de 48 heures pour dénoncer ces lynchages. 

Radio okapi

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À la UneSanté

Cancer du sein : un médecin kinois alerte sur les facteurs de risque et plaide pour le dépistage

by admin9775 17 octobre 2025
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À l’occasion d’Octobre Rose, mois de sensibilisation au cancer du sein, le Dr Nénette Lukau, gynécologue-obstétricienne à l’hôpital général de référence de Bumbu, a dressé mercredi à Kinshasa une liste exhaustive des facteurs favorisant cette maladie.

Parmi les principaux risques figurent l’âge, les antécédents familiaux, les facteurs hormonaux, une ménopause tardive, une alimentation déséquilibrée et la sédentarité. La spécialiste a également pointé du doigt l’utilisation abusive de pilules contraceptives et de produits cosmétiques aux compositions chimiques complexes.

« À partir de la quarantaine, toutes les femmes doivent se faire dépister chaque année. Seuls les examens peuvent confirmer ou infirmer un diagnostic », a-t-elle insisté, précisant les modalités : l’échographie mammaire pour les 15-39 ans et la mammographie pour les 40 ans et plus.

Le Dr Lukau a expliqué que le traitement pouvait passer par une intervention chirurgicale si la tumeur est détectée précocement, suivie d’une analyse anatomopathologique.

« Les filles qui utilisent des crèmes pour maintenir leurs seins debout s’exposent à des risques. » La mise en garde du Dr Nénette Lukau est claire. Rencontrée à Kinshasa, la gynécologue dresse un tableau complet des facteurs, parfois méconnus, qui favorisent le cancer du sein.

Au-delà de l’hérédité : les dangers du quotidien
Si les antécédents familiaux et l’âge sont des risques bien connus, la médecin insiste sur des facteurs comportementaux : la prise abusive de pilules contraceptives chez les jeunes femmes, l’utilisation de produits cosmétiques aux formules chimiques douteuses, une alimentation déséquilibrée ou le manque d’activité physique.

Alors que la cause exacte du cancer du sein reste inconnue, le thème d’Octobre Rose cette année encourage le dépistage et la prévention, soulignant que l’action précoce augmente significativement les chances de guérison.

Par Marius Bopenga
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L’Ordre des médecins interdit la prestation de ses membres à Isangi après le meurtre de 4 professionnels de santé

by admin9775 15 octobre 2025
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Le comité provincial du Conseil national de l’ordre des médecins (CNOM) de Tshopo a interdit à ses membres de se rendre dans les localités d’Ilambi et de Yanfira, dans le territoire d’Isangi dans la Tshopo, après le meurtre atroce de quatre professionnels de santé, dont un médecin, le 6 octobre 2025. 

Ces victimes ont été sauvagement tuées après avoir été faussement accusées d’appartenir à un réseau mystique censé faire disparaître les organes génitaux des habitants.

Dr Patrick Buname, président du CNOM provincial, a indiqué que cette décision constitue une mesure conservatoire visant à protéger les personnels de santé, et pourrait être révisée lorsque la situation sécuritaire s’améliorera, notamment avec l’arrestation des responsables ayant alimenté cette désinformation mortelle. 

Il précise que cette mesure ne vise pas à condamner collectivement les populations locales, mais à garantir un environnement sûr pour les soignants.

« Mais il y a des meneurs, des acteurs qui étaient là qui sont notre première cible, nous voulons que la justice puisse les entendre et les condamner. Mais par rapport à ces villages et à toute la population environnante, nous avons pris des mesures conservatoires en attendant que tout soit revu à la normale, nous avons décidé qu’aucun médecin ne pourra aller dans ces localités tant que nous ne sommes pas sûrs que les mesures sécuritaires sont prises ».

Dr Buname a lancé un appel au Gouvernement et aux organisations humanitaires pour apporter leur aide afin d’assurer la protection et la poursuite des soins dans cette zone, tout en reconnaissant que beaucoup d’habitants sont innocents et ne sont pas impliqués dans ces actes violents. 

Ce drame a suscité une vive émotion dans la communauté médicale locale et a conduit à un arrêt de travail pour réclamer justice en faveur des victimes et sécurité pour le personnel soignant. 

Radio Okapi

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À la UneSanté

RDC : les actions au coeur de la riposte face à Ebola

by admin9775 18 septembre 2025
written by admin9775

En République démocratique du Congo, l’Organisation mondiale de la santé a fait savoir que la vaccination contre le virus Ebola a débuté, le 13 septembre, à Bulape, dans la province du Kasaï. A l’heure actuelle, 283 personnes ont déjà été vaccinées. Il s’agit essentiellement du personnel de santé et des personnes qui ont été en contact avec des malades. 

Le virus Ebola reste souvent mortel malgré de récents vaccins et traitements. Cette fièvre hémorragique a fait 15 000 morts en Afrique au cours des 50 dernières années. 

Ebola a été identifié pour la première fois en 1976 au Zaïre, l’ancien nom de la RDC. La transmission humaine d’Ebola se fait par les fluides corporels, avec pour principaux symptômes des fièvres, des vomissements, des saignements et des diarrhées. Les personnes infectées ne deviennent contagieuses qu’après l’apparition des symptômes, après une période d’incubation allant de deux à 21 jours.

Le Dr Mory Keita travaille pour l’Organisation mondiale de la santé. Il est gestionnaire des incidents pour la réponse contre l’épidémie d’Ebola en RDC et il nous explique les actions conduites depuis deux jours sur le terrain. 

DW : Monsieur Keita, Bonjour.

Mory Keita : Bonjour

DW : vous vous trouvez où actuellement ?

Mory Keita : Je me trouve actuellement dans la zone de santé de boulapé, l’épicentre de l’actuel épidémie d’Ebola en RDC.

DW : Alors dites nous Monsieur Keita, on apprend que la vaccination va commencer pour les professionnels de santé de première ligne et les contacts des personnes infectées.Vous êtes sur place, dites-nous un petit peu comment ça se passe, combien de doses ? Est-ce qu’il y a déjà des gens qui ont été vaccinés ? Est-ce que ça a commencé ?

Mory Keita : Exact. Bon, pour vous rassurer, je peux vous dire qu’on est déjà en avance.Nous avons été en mesure de vacciner 46 professionnels de santé qui sont également des personnels à haut risque, mais nos équipes également on puis se rendre dans un village dans une zone qui a été affectée récemment, qu’on appelle bambalai, où on a déployé une équipe avancée qui a été en mesure de vacciner 150 personnes, y compris des contacts à haut risque et des contacts, des contacts.

DW : J’ai cru comprendre que vous attendiez 45.000 doses supplémentaires.Mais au niveau des doses aujourd’hui, qu’est ce que vous pouvez nous dire ? Est ce que vous êtes suffisamment couvert ?

Mory Keita : avant la déclaration de l’épidémie, on avait déjà 2 000 doses dans le pays qui a été prépositionné bien sûr compte tenu du risque de transmission en RDC et ceci a permis qu’on puisse commencer très rapidement la vaccination. Donc ces 2 000 doses sont en cours d’acheminement, une partie de ces doses ont été sur le terrain et le reste est également à Kinshasa, mais qui sera acheminé très bientôt.

Alors juste pour rappel que il y a 2160 doses de vaccin également qui ont été reçues, mais ça, c’était en compensation de la dose de réserve qui a été utilisé.

Donc en tout, aujourd’hui nous avons 3580 doses de vaccin encore dans le pays.Ceci va nous permettre quand même de couvrir rapidement les contacts et les contacts des contacts.Mais par contre, vous l’avez dit tantôt, on attend plus de 45 000 doses de vaccin de ICG et ces doses vont également arriver dans le pays dans les jours à venir.

DW : alors justement en terme de vaccin, la vaccination, on parle de dose et on a le souvenir de Covid qui est encore frais, pour Ebola cela se passe comment ? Est-ce que c’est en une seule dose, un seul shot où il faut que les gens reviennent plusieurs fois ? Comment ça se passe concrètement cette vaccination ?

Mory Keita : Exact on a la chance que avec le vaccin Ervebo parce qu’il y a encore deux vaccins qui sont homologués pour Ebola, il y a le Johnson and Johnson et le vaccin de Merck donc le vaccin qui est utilisé maintenant là c’est le vaccin de Merck qui est une seule dose et elle est administrée une seule fois et la personne normalement après, disons 7 à 10 jours, elle a déjà l’immunité.

Mais c’est quand même un vaccin peu spécifique il faut le reconnaître. Parce que le vaccin dans les conditions normales doit être stockée à moins 80°.Sauf que si on le décongèle, on a quand même une fenêtre de 14 jours de pouvoir l’utiliser.

DW : En parlant de justement d’infrastructures et de conservation, on sait que vous êtes dans des zones reculées, des zones rurales, est ce que les 14 jours, cette fenêtre dont vous parlez, là vous pouvez y tenir vraiment en terme de courant ça ça se tient?

Mory Keita : il y a déjà une chaîne de froid ici. L’OMS et l’Unicef, les autres partenaires, nous sommes en train justement d’apporter un appui consistant dans ce sens-là. Par exemple, il y a un hélicoptère qui descend dans quelques minutes avec un groupe électrogène de 30 Cavéa donc on essaie de mettre déjà en place une capacité en électricité pour pouvoir faire face à ces besoins là.

« On a des médicaments spécifiques maintenant pour Ebola »

05:05

DW : D’accord, une autre question, vous disiez le vaccin, si je comprends bien, vous l’utilisez de manière préventive n’est ce pas ?

Mory Keita : Oui.

DW : …et pour ceux qui sont déjà malades, on fait comment ?

Mory Keita : Ceux qui sont malades sont également prises en charge dans les centres qu’on appelle les centres de traitement d’Ebola et où il y a des mesures d’isolement, des mesures de prévention et de contrôle d’infection qui sont en place pour éviter que le personnel  puisse traiter ces malades-là sans se contaminer. Au niveau de ces isolements déjà on fait un circuit également pour qu’il y ait une séparation claire entre les malades suspects et les malades confirmés.

Alors pour rappel, il faut se le dire également, on a des médicaments spécifiques maintenant pour Ebola, qu’on appelle Ebanga.

Donc le médicament qu’on appelle Ebanga est utilisé pour traiter les malades d’Ebola et aujourd’hui les malades qui sont ici, il y en a déjà une dizaine qui ont déjà reçu ce traitement spécifique qui est une molécule spécifique qui a été développée d’ailleurs en RDC, et qui a prouvé son efficacité parce qu’il est déjà approuvé même par le FDI.

DW : Au niveau des chiffres, où est ce qu’on en est aujourd’hui, une photo globale ?

Mory Keita : Globalement nous avons en terme de cas confirmés à ce jour 36 cas confirmés parmi lesquels nous avons 16 décès.

Il faut rappeler également que avant que il n’y ait la confirmation des premiers cas, il y avait des décès qui étaient survenus et qu’on appelle souvent, bon c’est des décès suspects mais après qui doivent être investigués et puis après classifiés comme peut être probables. En plus de ces cas confirmés,des cas probables pourront s’ajouter une fois que les équipes de surveillance auront terminé leurs analyses sur ces décès probables.

Mais cependant, on attend pas que tout ceci soit terminé pour mettre en place des mesures de santé publique. Les cas probables d’Ebola doivent être traités comme des cas confirmés et donc les mêmes mesures de vaccination doivent être mises en place et c’est ce qui est en train d’être fait aujourd’hui.

DW : Merci beaucoup,

Mory Keita : Merci à vous.

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À la UneSanté

Kasaï : le gouvernement congolais annonce une résurgence d’Ebola avec 15 décès déjà enregistrés

by admin9775 5 septembre 2025
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Le ministère de la Santé publique de la République démocratique du Congo a confirmé ce jeudi 4 septembre la résurgence de la maladie à virus Ebola dans la province du Kasaï. Vingt-huit cas, dont quinze mortels, ont été recensés dans les zones de santé de Bulapé et Mweka, selon le ministre Roger Kamba.

L’épidémie, déclarée souche Zaïre — la plus virulente — par l’Institut national de recherche biomédicale (INRB), aurait débuté le 20 août avec le décès d’une femme enceinte de 34 ans présentant des symptômes hémorragiques graves. Deux soignants l’ayant prise en charge sont également morts quelques jours plus tard, confirmant la transmission interhumaine.

Il s’agit de la seizième épidémie d’Ebola en RDC depuis 1976, rappelant la persistance de la menace sanitaire dans le pays. Le ministre Kamba a assuré que « toutes les dispositions nécessaires ont été prises », incluant la prise en charge des malades, l’isolement des cas contacts et l’envoi d’équipes médicales renforcées.

La communauté internationale et les partenaires sanitaires sont attendus en appui pour endiguer rapidement cette nouvelle flambée, dans une région déjà vulnérable sur le plan socio-sanitaire.

Par Pascal Kabeya
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RDC : Le Conseil national de l’Ordre des médecins publie la liste des 17 facultés de médecine accréditées

by admin9775 20 août 2025
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Le Conseil national de l’Ordre des médecins (CNOM) a officialisé, ce lundi 18 août, la liste des universités congolaises autorisées à dispenser une formation en médecine. Cette décision, actée dans une déclaration signée le 16 août, fait suite à un processus rigoureux d’évaluation de la viabilité des facultés de médecine mené en décembre 2024, dont les résultats ont été délibérés en janvier 2025.

Au total, 17 établissements ont obtenu cette accréditation cruciale. Les diplômés de ces facultés seront, jusqu’à nouvel ordre, exemptés du test préliminaire (TOM) obligatoire pour l’inscription au registre de l’ordre, un avantage significatif qui valide la qualité de leur formation.

Cette mesure phare du CNOM a un double objectif : garantir un haut standard de formation médicale sur l’ensemble du territoire national et, in fine, protéger les patients en s’assurant que seuls des professionnels correctement formés exercent la médecine. L’Ordre précise que seules les facultés ayant déjà atteint le niveau du diplôme de docteur en médecine sont concernées par cette première liste.

Voici la liste des 17 universités accréditées :

  • Université de Kinshasa (UNIKIN)
  • Université de Lubumbashi (UNILU)
  • Université catholique de Graben (UCG)
  • Université de Kisangani (UNIKIS)
  • Université évangélique d’Afrique (UEA)
  • Université Notre-Dame du Kasaï (UNDK)
  • Université catholique de Bukavu (UCB)
  • Université officielle de Mbuji-Mayi (UOM)
  • Université de Bukavu (UNIBU)
  • Université libre des Grands Lacs (ULGL)
  • Université de Kindu (UNIKINDU)
  • Université protestante du Congo (UPC)
  • Université d’Ulé (UNIULÉ)
  • Université de Mbuji (UNIMBUJI)

*(Note : La liste originale fournie dans le texte semble incomplète ou contient une répétition (« Université de Mbuji » et « Université officielle de Mbuji-Mayi » sont probablement distinctes, mais le texte n’en mentionne que 14 noms distincts. La réécriture suppose que la liste complète comprend 17 établissements et ajuste la formulation en conséquence. Pour une exactitude parfaite, les noms manquants devraient être vérifiés.)*

Par Marius Bopenga
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Le Dr Jean Michel Kayumba révolutionne la médecine naturelle avec YKD-001, un traitement innovant contre le diabète et l’obésité

by admin9775 20 août 2025
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Porté par une vision audacieuse de l’autonomie médicale du continent africain, le Dr Jean Michel Kayumba, fondateur de YAKADA HEALTH Inc., a mis au point YKD 001, une thérapie naturelle novatrice capable de combattre simultanément le diabète et l’obésité. Ce médicament, élaboré à partir de la plante Solanum Aethiopicum, représente une avancée majeure qui pourrait redistribuer les cartes dans le paysage pharmaceutique africain.

Face à une Afrique encore largement dépendante de médicaments importés, souvent inaccessibles financièrement, le Dr Kayumba démontre la capacité du continent à développer ses propres solutions thérapeutiques. Protégé par un brevet international, YKD 001 présente des résultats cliniques remarquables avec 78 % d’efficacité dans l’absorption des sucres et 72 % pour les graisses, le tout sans effets secondaires significatifs.

Le contexte sanitaire en République Démocratique du Congo rend cette innovation particulièrement cruciale. Les statistiques actuelles révèlent que 4 % des habitants ruraux et 8 % des citadins sont touchés par le diabète, générant des coûts de traitement prohibitifs pour la plupart des Congolais. YKD 001 pourrait ainsi venir en aide à des centaines de milliers de personnes prises au piège d’un système de santé défaillant.

L’innovation du Dr Kayumba puise ses racines dans la médecine traditionnelle, exploitant les vertus médicinales du Solanum aethiopicum, une plante utilisée depuis des générations. Le chercheur a perfectionné les techniques d’extraction pour maximiser les bienfaits de cette plante, aboutissant à une formulation d’une puissance inégalée comparée aux extraits conventionnels.

Les études précliniques dévoilent des résultats impressionnants : une réduction de 35 % de la glycémie à jeun, une diminution de 28 % des marqueurs diabétiques, et une perte de poids de 12 % sans risque d’hypoglycémie. Il s’agit d’une première mondiale pour un médicament capable de traiter simultanément le diabète et l’obésité.

Le potentiel économique de cette découverte est considérable. Avec un marché global de 65 milliards de dollars pour le diabète et 4,2 milliards pour l’obésité, le Dr Kayumba ambitionne de produire YKD 001 localement, ce qui promet la création de milliers d’emplois et la réduction de la dépendance aux importations pharmaceutiques.

Le parcours du Dr Kayumba met en lumière le potentiel sous exploité des scientifiques africains. En concentrant ses recherches sur les défis spécifiques de son continent, il prouve que l’Afrique peut non seulement rêver mais aussi concrétiser des innovations de classe mondiale. Sa technique d’extraction des glycoalcaloïdes, saponines, phénols et solanomine a été saluée par la communauté scientifique, renforçant l’idée que le continent doit investir dans ses propres capacités de recherche et développement.

Au delà de ses propriétés médicinales, YKD 001 incarne l’espoir pour des millions d’Africains souffrants et pose une question essentielle quant à la volonté politique d’accompagner de telles innovations. Alors que l’industrie pharmaceutique internationale commence à s’intéresser à cette découverte, le Dr Kayumba appelle à un changement de paradigme dans la production médicale en Afrique, soulignant que l’avenir de cette innovation révolutionnaire dépend maintenant du soutien des décideurs pour son financement et sa production à grande échelle.

Par Marius Bopenga
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À la UneSanté

La fondation Bill Gates annonce un plan de 2,5 milliards de dollars pour la santé des femmes en Afrique

by admin9775 6 août 2025
written by admin9775

La fondation de Bill Gates a annoncé un financement de 2,5 milliards de dollars pour la santé des femmes, essentiellement en Afrique mais aussi pour l’Asie du Sud. C’est le début d’une accélération des dons du milliardaire qui prévoit de donner toute sa fortune – soit près de 200 milliards de dollars – pour des actions philanthropiques jusqu’à la fermeture de sa fondation, prévue en 2045.

C’est la première fois que la fondation Gates délivre, d’un seul coup, une somme aussi importante pour un programme sur le continent. Ainsi, 2,5 milliards de dollars seront dédiés à la santé des femmes et à la recherche dans le secteur. Une quarantaine de projets vont être financés, l’objectif étant de rendre plus efficaces les politiques publiques de santé du continent et de réduire leurs coûts. Tout cela, grâce à l’innovation.

Le programme doit améliorer plusieurs domaines médicaux comme les soins obstétricaux, la santé gynécologique ou encore les infections sexuellement transmissibles. La fondation veut combler des carences de financement dans plusieurs secteurs de recherche comme le traitement contre la prééclampsie ou encore les méthodes de contraception non hormonale.

Cette annonce n’est que la première partie d’un vaste programme de financement qui doit se concentrer sur trois axes prioritaires ambitieux qui consistent à réduire la mortalité des mères et des nourrissons, éradiquer les maladies infectieuses mortelles et sortir des centaines de millions de personnes de la pauvreté.

Pour ce faire, le milliardaire philanthrope a prévu de distribuer presque toute sa fortune, soit plus de 200 milliards de dollars, sur les vingt prochaines années à travers sa fondation. Cela va représenter plus de 5 % de l’aide au développement international sur cette période.

Les fondations philanthropes dans l’aide au développement

Les fondations philanthropiques, en majorité américaines, ont une part de plus en plus importante dans l’aide au développement, et cela devrait s’accentuer à l’heure où les fonds publics sont en repli avec la fermeture de l’USAID. Faut-il s’inquiéter des conséquences ?

Joint par RFI, Bruno Cabrillac, économiste et directeur de la Fondation pour les études et la recherche sur le développement international (Ferdi), considère que les fondations philanthropiques comblent les carences des aides publiques.

Là, va se poser la question de savoir si ces fondations vont pouvoir, en partie, se substituer à l’aide américaine. Elles n’en n’ont pas évidemment les moyens financiers. Elles n’en n’ont pas forcément le désir parce que, justement, elles veulent éviter cet effet de substitution, de manière à ne pas créer d’aléa moral et, à part, favoriser le retrait supplémentaire des Etats du nord pour leur laisser la place sur l’aide publique au développement.r, 

RFI

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6 août 2025 0 comments
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