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Category:

Santé

Santé

L’OMS alerte sur la baisse de l’utilisation du préservatif chez les adolescents

by Ruben Yale 29 août 2024
written by Ruben Yale

Le bureau européen de l’Organisation mondiale de la santé a dénoncé jeudi une baisse de l’utilisation du préservatif chez les adolescents ces dernières années, mettant en garde contre les risques d’infection et de grossesses non désirées dans des pays allant du Canada à l’Asie centrale.

Les résultats sont présentés dans le dernier rapport de l’OMS Europe sur le comportement sanitaire des enfants d’âge scolaire et sont tirés d’enquêtes menées auprès de près d’un quart de million d’élèves de 15 ans dans 42 pays entre 2014 et 2022.

« Bien que les résultats varient considérablement selon les pays et les régions, la tendance la plus importante observée depuis l’enquête sur le comportement sanitaire des enfants d’âge scolaire en 2014 est une baisse dans certains pays et régions de l’utilisation du préservatif chez les jeunes de 15 ans sexuellement actifs », a déclaré le Dr Hans Kluge, directeur régional de l’OMS Europe, dans une préface au rapport.

Il a déclaré que les résultats, qui examinaient également l’utilisation de la pilule contraceptive, étaient « consternants » mais « pas surprenants », au vu de l’éducation sexuelle négligée dans de nombreux pays. L’OMS et les auteurs ont exhorté les décideurs à faire davantage pour l’améliorer.

Dans les pays où une éducation sexuelle « adaptée à l’âge » est disponible, « elle est de plus en plus attaquée ces dernières années sur la fausse prémisse selon laquelle elle encourage le comportement sexuel », a déclaré Kluge ajouté.

Parmi les adolescents sexuellement actifs interrogés, le pourcentage de garçons déclarant avoir utilisé un préservatif lors de leur dernier rapport sexuel est tombé à 61 % en 2022, contre 70 % en 2014. Parmi les filles interrogées, ce chiffre est passé de 63 % à 57 % sur la même période.

Dans l’ensemble, la proportion d’adolescents déclarant avoir eu des rapports sexuels est restée « relativement stable » depuis 2014, avec un garçon de 15 ans sur cinq et 15 % des filles du même âge déclarant avoir eu des rapports sexuels. Le chiffre pour les garçons est en légère baisse par rapport à 2018, où un sur quatre déclarait avoir eu des rapports sexuels.

Selon les résultats de l’étude, les adolescents issus de familles pauvres ou « à faible revenu » étaient plus susceptibles de ne pas utiliser de préservatif : un sur trois contre un sur quatre parmi les adolescents issus de milieux plus aisés, selon l’OMS Europe, basée à Copenhague, au Danemark.

L’utilisation du préservatif chez les filles était la plus faible en Albanie (24 %) et la plus élevée en Serbie (81 %), selon le rapport. Chez les garçons, le taux d’utilisation le plus faible a été observé en Suède (43 %), tandis que le taux le plus élevé a été observé en Suisse (77 %).

Africanews via CONGO PUB Online

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À la UneSanté

Santé : au moins 610 décès dus à l’épidémie de Monkey pox en 8 mois

by Ruben Yale 28 août 2024
written by Ruben Yale

Le ministre de la Santé publique, Roger Kamba a affirmé avoir notifié au moins 610 cas de Monkey Pox, depuis janvier dernier, en RDC.

Il a livré ces chiffres dans une communication faite, mercredi 28 aout, sur son compte X.

Selon le rapport épidémiologique, a fait savoir Roger Kamba, le pays a enregistré, au cours de cette même période, environ 1372 nouveaux cas suspects de Monkey pox dont 206 confirmés.

« Le cumul de cas suspects depuis le début de l’année est de 17 801 avec 610 décès avec un taux de létalité de 3,5%. Dans l’Ouest du pays, les sont les provinces les plus touchées sont : Equateur, Sud Ubangi et Maï Ndombe alors que les plus touchées dans l’Est sont : Sud et Nord Kivu », a-t-il fait savoir.

Pour lui, les provinces les plus touchées par cette épidémie il y a entre autres, le Lualaba la Tshuapa, le Tshopo et le Kasai.

Roger Kamba a également signalé que les efforts menés par les équipes de la riposte ont amélioré la qualité des informations sur les cas à travers le pays.

Il a cité l’exemple de l’Equateur, où la qualité de ces informations est passée de 38 à 86%.

Le ministre de la Santé publique a en outre rappelé que la maladie de Monkey pox peut se transmettre de trois façons : d’une personne à une autre, d’une personne au contact avec un objet contaminés et d’une personne à un animal.

« Pour protéger vos proches et lutter contre la propagation des maladies, il est essentiel de respecter les mesures et gestes barrières, maintenir une bonne hygiène de mains, éviter tout contact non protégé avec les animaux sauvages ou des animaux malades ou encore mort. Veiller bine cuir tout aliment avant de le consommer net réduisez le nombre de partenaires », a poursuivi Roger Kamba.

Il a par ailleurs recommandé les personnes ayant les symptômes d’appeler gratuitement le numéro 151 pour signaler ces cas.

RadioOkapi via CONGO PUB Online

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À la UneSanté

Kwango : un décès sur 32 cas de Monkey pox enregistré en 8 mois

by Sam's Londele 24 août 2024
written by Sam's Londele

Une personne a trouvé la mort sur au moins 32 cas de Monkey pox enregistrés, depuis janvier dernier, dans la province du Kwango.

Le coordonnateur du Programme élargi de vaccination (PEV) au Kwango, Dr Léon Makambu a livré cette information, vendredi 23 aout, à Radio Okapi.

Il a également indiqué qu’au moins 6 zones de santé sont touchées sur les 14 que comptent cette province et la zone de Kenge est la plus affectée avec 13 cas.

La maladie est signalée dans la zone de santé Kitenda, Muralembo, Kasongo-Lunda, Kenge, Mpanzi et Boko.

« La maladie est en train d’être notifiée dans la province et elle évolue de façon crescendo et la prise en charge est locale, Nous sommes en train de nous baser sur les signes cliniques que les patients présentent mais nous avons besoin d’un appui consistant pour soutenir les zones de santé silencieuses », a souligné Dr Léon Makambu.

Le contact physique avec les personnes atteintes et les animaux morts sont à la base de la propagation de cette maladie, selon le coordonnateur du PEV au Kwango.

Il a également plaidé pour un appui financier et logistique pour dénicher les cas éventuels de Monkey pox qui traînent dans la communauté. 

Six cas suspects de Monkey pox notifiés en Ituri

Six cas suspects de Monkey pox sont notifiés dans des zones de santé dans la province de l’Ituri. Le médecin-chef de la Division provinciale de la santé, Dr Michel Lola Loway a livré ces statistiques à Radio Okapi.

Il a précisé que deux cas ont été enregistrés dans la zone de santé de Bunia, deux autres à Mambasa centre et un à Niania.

Le dernier cas a été signalé jeudi dernier à Tchomia, sur le littoral du Lac Albert.

Il a également fait savoir que sur les cinq échantillons déjà expédiés au Laboratoire de l’Institut national des recherches biomédicales (INRB) à Kinshasa.

Les deux échantillons de Bunia ont été déclarés négatifs alors que ceux de Mambasa et Niania attendent encore leurs résultats.

Dr Michel Lola assure que tous ces cas notifiés sont cliniquement pris en charge et aucun décès n’est enregistré jusque-là.

RADIO OKAPI via CONGO PUB Online

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À la UneSanté

Mpox : plus de 20 cas confirmés à Kinshasa

by Sam's Londele 22 août 2024
written by Sam's Londele

Les cas de l’épidémie Mpox augmentent du jour au lendemain dans la ville de Kinshasa, en RD-Congo. D’après le ministre provincial de la Santé, plus de 21 cas ont été confirmés.

« Cette maladie a une évolution fulgurante. Hier, nous étions à 81 cas suspects et 20 confirmés, ainsi que 2 décès. Aujourd’hui, nous sommes à 111 cas suspects, 21 cas confirmés et 2 décès. La ville de Kinshasa est en danger », a déclaré Patricien Gongo.

Il appelle la population à la « vigilance », mais aussi au respect des mesures barrières pour lutter contre l’épidémie au pays.

Notons que l’épidémie a déjà fait, depuis le début de l’année, 15.664 cas potentiels, dont plus de 500 morts. Dans la capitale congolaise, 7 zones de santé sont touchées, notamment celles de la Nsele a enregistré 3 cas, Ngiringiri 1, Kinkole en compte 2, Limete compte 7 cas, Barumbu 3, Kasa-Vubu 4.

Le gouvernement de la République a annoncé le décaissement de 6 à 10 million de dollars américains pour la prise en charge des malades.

James Arjoun M.

ACTU 30 via CONGO PUB Online

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À la UneSanté

Lutte contre le Mpox : l’Afrique est-elle prête à affronter l’épidémie ?

by Sam's Londele 22 août 2024
written by Sam's Londele

Alors que le monde commence à peine à se remettre des ravages causés par la pandémie de Covid-19, un nouveau défi sanitaire se profile à l’horizon en Afrique : l’épidémie de Mpox, anciennement connue sous le nom de variole du singe. La question se pose : le continent africain est-il prêt à affronter cette nouvelle épreuve ?

Les statistiques sont alarmantes. Depuis le début de l’année 2023, les cas de Mpox en Afrique ont augmenté de 160 %. Parmi les pays les plus touchés, la République Démocratique du Congo (RDC) est en première ligne, mais d’autres nations africaines ne sont pas épargnées. Le Centre africain pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC Afrique) tire la sonnette d’alarme, indiquant que ce que nous voyons actuellement pourrait n’être que « la partie émergée de l’iceberg. »

Pourtant, la réponse à cette crise ne se limite pas aux efforts médicaux. Le Dr Samuel Boland, responsable de l’incident Mpox pour l’OMS Afrique, souligne l’importance cruciale de la communication, en particulier dans les zones rurales et difficiles d’accès. Selon lui, « nous pouvons utiliser des moyens comme la radio pour atteindre des personnes qui seraient autrement difficiles à contacter par d’autres moyens. Nous avons déjà commencé à mobiliser un grand nombre de personnes présentes sur le terrain en RDC et dans d’autres zones affectées par le Mpox, pour qu’elles soient prêtes à intervenir et soutenir la lutte contre cette épidémie, même dans les zones les plus reculées. »

Mais l’information seule ne suffira pas à endiguer la propagation du virus. La vaccination est l’un des piliers essentiels de la stratégie de lutte contre le Mpox. Le Dr Boland annonce que la RDC recevra sous peu les premières doses de vaccin, insistant sur l’urgence de les distribuer rapidement aux populations à risque. « Ce qu’il faut retenir, » dit-il, « c’est que ce n’est pas de vaccins sur le tarmac dont nous avons besoin, mais bien de vaccins dans les mains des populations clés qui en ont besoin et, bien sûr, de ceux qui les veulent. Nous travaillons d’arrache-pied avec les États membres et nos partenaires pour élaborer des plans de vaccination nationaux afin que, dès que les vaccins arrivent, ils puissent être distribués le plus rapidement possible. »

En parallèle, des campagnes de sensibilisation sont déployées dans les communautés africaines pour renforcer la prévention. Comme le rappelle le Dr Boland, « la meilleure façon d’assurer la prévention est de développer les connaissances et la compréhension des signes et des symptômes, et de savoir comment empêcher la transmission d’une personne à une autre. Il n’est pas nécessaire d’être vacciné pour éviter la propagation, mais il est crucial que chacun respecte les mesures de santé publique et sociales. »

L’Afrique, une fois de plus, montre sa résilience face aux défis sanitaires. Mais alors que le continent se mobilise pour lutter contre le Mpox, une question persiste : les ressources nécessaires seront-elles accessibles à tous pour éviter une nouvelle crise sanitaire mondiale ? L’avenir nous le dira.

AFRICA NEWS via CONGO PUB Online

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À la UneSanté

Mpox : une dizaine de cas suspects détectés au Kasaï

by Sam's Londele 21 août 2024
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Au total, 16 cas suspects de la maladie de Mpox, communément appelée variole de singe, ont été détectés dans la province du Kasaï, précisément dans les quatre zones de santé, à savoir : Kalonda Ouest, ville et territoire de Tshikapa, Mushenge, Luebo et Tshikapa.

Selon la ministre provinciale de la Santé publique, Odette Kama Mbokama, ces différents cas suspects sont isolés et pris en charge par les structures sanitaires.

« Depuis le début de cette maladie dans la province du Kasaï, nous avons enregistré 16 cas suspects, zéro décès et toutes les personnes atteintes sont isolées et prises en charge dans des structures sanitaires », a-t-elle fait savoir à Actu30.cd mardi.

La population est appelée à observer les mesures barrières, notamment se laver les mains avec le savon, éviter tout contact avec des personnes porteuses de cette maladie, éviter tout contact avec les souris et se faire diagnostiquer en cas de symptômes similaires.

Pour rappel, le variole de singe est une maladie virale rare et se présente principalement chez les primates avec la possibilité d’affecter les êtres humains. Elle provoque une éruption cutanée avec des pustules, des plaies ainsi que la fièvre et la fatigue.

Janderson Nyembue/Tshikapa

ACTU 30 via CONGO PUB Online

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Santé

Mpox : la RD Congo espère recevoir les premières doses de vaccins la semaine prochaine

by Sam's Londele 20 août 2024
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La République démocratique du Congo espère recevoir les premières doses de vaccin contre l’épidémie de mpox la semaine prochaine, a déclaré lundi le ministre de la Santé. La maladie a déjà fait au moins 570 morts dans le pays.

Alors que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a recommandé lundi 19 août aux pays touchés par le variant du mpox de lancer des plans de vaccination dans les zones où des cas sont apparus, le pays le plus touché, la République démocratique du Congo, a dit espérer recevoir des premières doses de vaccin « la semaine prochaine ».

Le pays a enregistré 16 700 cas, « avec un peu plus de 570 personnes décédées », depuis le début de l’année, a indiqué le ministre de la Santé, Samuel-Roger Kamba, lors d’une conférence de presse.

« Nous avons deux pays essentiellement qui nous ont promis des vaccins. Le premier pays, c’est le Japon. Et le deuxième pays, ce sont les États-Unis d’Amérique », a-t-il dit. Pays d’environ cent millions d’habitants, la République démocratique du Congo « compte vacciner 4 millions de personnes dont 3,5 millions d’enfants ».

« J’espère que la semaine prochaine, on pourrait déjà voir arriver les vaccins (…). Notre plan stratégique de réponse à la vaccination est déjà prêt, nous attendons juste que les vaccins arrivent », a insisté le ministre.

Des patients attendent leur tour dans un centre de consultation sur l'épidémie de mpox, à Goma, en République démocratique du Congo, le 17 août 2024.

La maladie « touche de plus en plus de jeunes. Et on a beaucoup d’enfants de moins de quinze ans qui sont touchés », a-t-il dit.

L’épidémie actuelle est caractérisée par un virus plus contagieux et dangereux, avec un taux de mortalité estimé à 3,6 %.

FRANCE 24 via CONGO PUB Online

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À la UneSanté

Virus mpox: ce que l’on sait de cette épidémie qui s’accélère en Afrique

by admin9775 18 août 2024
written by admin9775

Alors que l’Organisation mondiale de la santé a déclenché mercredi 14 août son plus haut niveau d’alerte mondiale face à la propagation du mpox, aussi connu sous le nom de variole du singe, RFI fait le point sur cette maladie connue depuis les années 1970 et sur son épidémie qui s’accélère en Afrique.

Une femme du camp de réfugié de Bulengo à Goma en RDC suspecte être atteinte du virus mpox, le 15 août 2024.
Une femme du camp de réfugié de Bulengo à Goma en RDC suspecte être atteinte du virus mpox, le 15 août 2024. AP – Moses Sawasawa

■ Qu’est-ce que le mpox ?

Initialement connu sous le nom de monkey pox, la variole du singe, et renommé en 2022 mpox par l’OMS, ce virus est une espèce de la variole. Paradoxalement, le mpox n’a pas grand-chose à voir avec les singes, si ce n’est qu’il a été isolé pour la première fois sur des primates dans un laboratoire du Danemark en 1958.

Le mpox est en effet une zoonose, une maladie infectieuse qui passe de l’animal à l’homme, mais ce n’est pas le singe qui transmet la maladie à l’humain. L’hypothèse privilégiée est celle d’une maladie originellement véhiculée par les rongeurs. Le premier cas humain a été rapporté en RDC en 1970, il s’agissait d’un enfant de neuf ans qui avait pu être soigné de la maladie avant de mourir peu de temps après avoir contracté les oreillons.

■ Pourquoi l’épidémie s’accélère ?

Pendant de nombreuses années, de petites flambées épidémiques localisées ont régulièrement eu lieu en Afrique centrale et de l’Ouest, certains pays comme la RDC, le Nigeria, le Liberia ou encore le Cameroun étant des zones endémiques du virus. Mais c’est en 2022 que l’OMS déclare l’épidémie comme une urgence sanitaire mondiale après que plus de 75 pays non endémiques dont les États-Unis, l’Australie, le Canada et une grande partie de l’Europe ont rapporté des cas.

La propagation de mpox s’est rapidement calmée dans les pays occidentaux, mais elle a pris un autre tournant ces derniers mois en Afrique où les deux souches connues du virus (clade 1 et clade 2) ont continué à circuler, ce qui a poussé l’OMS à déclencher son plus haut niveau d’alerte. « C’est une maladie qui a évoluée qui n’est plus seulement transmissible d’animal à humain », explique au micro de RFI, le Dr Jean Kaseya, directeur général des Centres africains de contrôle et de prévention des maladies.

La République démocratique du Congo qui concentre actuellement 96% des cas rapportés de mpox fait ainsi face à une souche bien plus virulente appelée clade 1b, plus transmissible et plus létale que le clade 2 qui était en cause dans l’épidémie de 2022 dans de nombreux pays occidentaux. Le virus a muté et il se transmet maintenant « d’humain à humain, avec les sécrétions et les contacts, avec les objets utilisés par une personne infectée comme les habits, le lit, une chaise… », détaille le Dr Kaseya. « Des études sont menées car nous suspectons également des transmissions par voie aérienne », précise-t-il.

La Suède et le Pakistan ont annoncé avoir découvert leurs premiers cas de mpox issus du variant clade 1b, ainsi observé pour la première fois hors d’Afrique. « Ce variant se propage très rapidement et s’étend à des pays d’Afrique qui ne l’avaient jamais vu auparavant, comme le Rwanda, le Kenya et le Burundi. Nous observons de nombreux cas au Burundi et en Ouganda et ce sont des pays qui ont beaucoup de contacts avec le reste du monde. Il s’agit donc d’une menace pour le reste du monde », a expliqué la porte-parole de l’Organisation mondiale de la santé, Margaret Harris. « Il est probable que d’autres cas importés de clade 1 soient enregistrés dans la région européenne au cours des prochains jours et des prochaines semaines », a par ailleurs averti l’organisation onusienne.

■ À quel point le mpox est-il dangereux ?

Moins virulent que la variole dont il est un variant, la dangerosité de mpox a pendant très longtemps été limitée, mais l’apparition d’un nouveau variant du clade 1 change désormais la donne. « Avant mpox ne tuait pas vraiment, explique le Dr Kaseya, mais aujourd’hui avec les nouvelles souches, clade 1 peut atteindre un taux de létalité allant jusqu’à 10%, ce qui est énorme ».

Le clade 2 est beaucoup moins dangereux avec un taux de létalité estimé autour de 0,1% soit un à deux morts pour 1 000 malades. C’est cette souche qui était à l’origine de l’épidémie de 2022 qui avait fait 140 morts pour un peu plus de 90 000 cas. L’épidémie de mpox de sous-type clade 1b qui sévit actuellement en Afrique, et tout particulièrement en RDC, est en revanche beaucoup plus dangereuse avec un taux de létalité qui atteint en moyenne 3 à 4%.

Au total, 38 465 cas de mpox ont été recensés dans 16 pays africains depuis janvier 2022, pour 1 456 décès, avec notamment une augmentation de 160% du nombre des cas en 2024 par rapport à l’année précédente, selon des données publiées la semaine dernière par l’agence de santé de l’Union africaine, Africa CDC. Les enfants sont par ailleurs particulièrement à risque, rien qu’en RDC, « les moins de 15 ans représentent plus de 60% des cas », selon le Dr Kaseya.

■ Quels sont les symptômes et comment s’en protéger ?

Après une période de six jours jusqu’à trois semaines d’incubation, les premiers symptômes sont d’ordres généraux et ressemblent à ceux d’un état grippal : fièvre, douleurs musculaires, maux de tête, fatigue… Apparaissent ensuite les lésions cutanées qui peuvent parfois s’avérer douloureuses et laisser des cicatrices, mais « avec l’apparition de nouvelles souches, il y a désormais aussi des cas où les lésions cutanées apparaissent avant les symptômes généraux », précise le Dr Jean Kaseya.

La guérison intervient en général en deux à quatre semaines, mais pour se protéger du virus auquel on ne connaît pas pour le moment de traitement curatif, le plus efficace reste de garder une bonne hygiène corporelle et de se laver régulièrement les mains. Les personnes ayant de multiples partenaires sexuels doivent également se montrer particulièrement vigilantes, car s’il est avéré que le virus se transmet via des contacts rapprochés, des doutes subsistent sur la possibilité qu’il puisse également être devenu sexuellement transmissible.

■ Le vaccin, le seul traitement pour endiguer l’épidémie

Les vaccins développés pour immuniser contre la variole sont également efficaces à 80% contre le mpox, ce qui pourrait permettre de venir assez rapidement à bout de l’épidémie. Mais depuis l’annonce de l’éradication de la maladie en 1980 par l’OMS, les campagnes de vaccination ont été stoppées, ce qui pourrait d’ailleurs en partie expliquer cette recrudescence de mpox. « La vaccination contre la variole qui protégeait par réaction croisée contre la variole du singe a permis de la garder étouffée pendant longtemps, mais les personnes nées depuis l’arrêt de la vaccination contre la variole n’ont pas été vaccinées, ce qui fait un nombre de réservoirs plus importants de personnes susceptibles de contracter la variole du singe, expliquait en 2022 sur RFI l’épidémiologiste de l’Institut Pasteur, Arnaud Fontanet. C’est un des éléments qui pourrait expliquer pourquoi ce virus se met à circuler de plus en plus ». 

En déclenchant son plus haut niveau d’alerte, « l’urgence de santé publique de portée internationale », l’OMS va pouvoir donner la priorité sur le plan financier à la lutte contre le virus mpox, alors que son budget est fortement encadré. Près d’1,5 million de dollars ont déjà été débloqués mercredi par l’OMS sur le fonds d’urgence. L’organisation juge que son plan de réponse nécessite au moins 15 millions de dollars de montant initial. L’annonce de l’OMS doit aussi permettre de débloquer des fonds pour l’accès à des vaccins en Afrique, alors que quasiment aucun traitement n’est disponible sur le continent.

Car si des vaccins contre le mpox existent, leur nombre est encore trop faible, en particulier sur le continent africain. Mardi, l’agence de santé de l’Union africaine Africa CDC a annoncé que quelque 200 000 doses allaient être déployées en Afrique, grâce à un accord avec l’Union européenne (UE) et le fabricant danois Bavarian Nordic qui se dit en capacité de produire deux millions de doses supplémentaires d’ici fin 2024 et jusqu’à dix millions d’ici fin 2025.

Une situation qui appuie encore un peu plus l’urgence pour l’Afrique d’acquérir son indépendance vaccinale. « On nous dit qu’il y a actuellement un stock de 200 000 doses de vaccins à travers le monde, alors qu’un pays comme la RDC en réclame déjà trois millions », déplore le Dr Jean Kaseya. « Commencer à produire nos propres vaccins et nos propres médicaments, c’est pour moi le combat du siècle », conclut le directeur de l’Africa CDC.

RFI via CONGO PUB Online

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À la UneSanté

Au moins 4000 cas de monkeypox enregistrés dans la province du Sud-Kivu

by Sam's Londele 16 août 2024
written by Sam's Londele

Le Sud-Kivu est la deuxième province la plus touchée par le monkeypox en RDC, avec plus de 4 000 cas, a indiqué Dr Claude Bahizire, chargé de communication à la Division provinciale de la Santé au Sud-Kivu. 

Selon lui, 29 zones de santé sur les 34 que compte le Sud-Kivu sont touchées par la maladie.

De ces 29 zones de santé, quatre viennent en tête, notamment la zone de santé de Nyangezi, avec plus de 800 cas, suivie de celle de Miti-Murhesa, de Kamituga et celle d’Uvira. Et c’est dans ces zones que sont concentrés les efforts de la province. « Sur les quinze mille cas, nous avons plus de quatre mille, nous occupons la deuxième position et pour le moment la grande concentration c’est dans les quatre zones de santé. Mais nous sommes en train de nous battre pour essayer aussi d’arrêter des cas dans les autres zones », a expliqué le Dr Claude Bahizire.

Il recommande à la population de se présenter au plus vite dans un hôpital en cas de symptômes du monkeypox, notamment des éruptions cutanées ou des démangeaisons. 

« La bonne prévention c’est d’abord l’hygiène corporelle en général, le lavage correct des mains avec du savon comme d’habitude et éviter aussi de partager des habits ou la literie d’un malade ou de quelqu’un qui qui a les signes de monkeypox. Nous devons être très prudents. Chacun doit chaque fois se contrôler et prendre des décisions pour aller à l’hôpital », a-t-il ajouté.

Le monkeypox se transmet également par voie sexuelle et aussi de la mère enceinte au fœtus, a fait savoir le Dr Claude Bahizire

 Le gouvernement provincial, avec l’appui des partenaires, est à pied d’œuvre pour faire face à cette maladie.

RADIO OKAPI via CONGO PUB Online

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À la UneSanté

RDC : le ministre de la Santé mobilise contre l’épidémie de Monkeypox

by Sam's Londele 16 août 2024
written by Sam's Londele

Le ministre de la Santé publique, Roger Kamba, a lancé une mobilisation générale contre l’épidémie de Monkeypox à travers le pays, ce jeudi 16 août, lors d’un briefing de presse conjoint avec le ministre de la Communication et médias, Patrick Muyaya, à Kinshasa.

Face à la presse, Roger Kamba a tenu à rassurer la population quant à la capacité du Gouvernement de contenir cette épidémie, malgré les milliers de cas déjà recensés en RDC. Il a cependant insisté sur l’importance pour la population de suivre les mesures de prévention afin de soutenir les efforts du gouvernement dans cette lutte.

Parmi les mesures préconisées, le ministre a souligné l’importance de respecter les règles d’hygiène, notamment le lavage régulier des mains avec du savon ou de la cendre après tout contact physique. Il a également exhorté la population à éviter la consommation de singes sauvages, potentiellement porteurs du virus, ainsi que des animaux trouvés morts dans la forêt.

Pour éradiquer le Monkeypox, Roger Kamba a estimé que la RDC a besoin d’au moins 3 millions de doses de vaccins, ce qui nécessiterait un financement une centaine de millions de dollars américains. Il a aussi précisé que toutes les questions liées à cette maladie sont traitées au sein du centre d’opération de santé publique.

Le mercredi 14 août, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a déclaré que le Monkeypox constituait une urgence de santé publique de portée internationale, en raison de son ampleur et de sa propagation.

RADIO OKAPI via CONGO PUB Online

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