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Category:

Science et Technologie

À la UneScience et Technologie

Un étudiant de l’UCG invente un drone de surveillance pour renforcer la sécurité à Butembo

by admin9775 6 novembre 2025
written by admin9775

Butembo, 6 novembre 2025 – Un étudiant en dernière année de génie électromécanique à l’Université catholique de Graben (UCG), Kambale Mulala Seth, a développé un drone de surveillance de conception locale destiné à renforcer les capacités opérationnelles des forces de sécurité de Butembo, dans la province troublée du Nord-Kivu.

Une innovation aux capacités prometteuses

Selon les informations rapportées par La Voix de l’UCG, le drone conçu par le jeune inventeur présente des caractéristiques techniques remarquables :

  • Vol jusqu’à 20 mètres d’altitude
  • Transmission d’images en temps réel vers un téléphone mobile
  • Connexion via réseau Wi-Fi pour le contrôle et la réception des données

Perspectives d’amélioration

Kambale Mulala Seth ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. Il prévoit d’intégrer prochainement une connexion Internet à son prototype, ce qui permettrait la transmission de données à longue distance et rendrait l’appareil plus efficace et adaptable à divers contextes sécuritaires.

Une faculté jeune mais prometteuse

Il est à noter que la Faculté des sciences polytechniques de l’UCG, dont est issu le jeune inventeur, n’existe que depuis cinq ans seulement. Elle comprend deux départements : génie civil et génie électromécanique. Selon l’université, les inscriptions restent ouvertes jusqu’à la fin du mois de novembre.

Contexte sécuritaire local

Cette innovation revêt une importance particulière dans le contexte sécuritaire volatile de Butembo et du Nord-Kivu en général, où les forces de l’ordre font face à d’importants défis en matière de surveillance et de maintien de l’ordre.

Le drone de Kambale Mulala Seth représente ainsi non seulement une avancée technologique significative, mais aussi une contribution potentiellement importante à la sécurisation des populations civiles dans une région régulièrement en proie à l’insécurité et aux activités des groupes armés.

Cette réalisation témoigne du potentiel d’innovation de la jeunesse congolaise et de sa capacité à développer des solutions locales adaptées aux défis spécifiques de leur environnement.

Par Paul Kambale, correspondant à Beni
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À la UneScience et Technologie

Le prix Nobel de chimie décerné au Japonais Susumu Kitagawa, au Britannique Richard Robson et à l’Américain Omar M. Yaghi

by admin9775 8 octobre 2025
written by admin9775

L’Académie royale des sciences de Suède a attribué, mercredi 8 octobre, le prix Nobel de chimie au Japonais Susumu Kitagawa, au Britannique Richard Robson et à l’Américain Omar M. Yaghi, pour le développement de structures métallo-organiques.

Les lauréats ont créé des structures moléculaires comportant de grands espaces à travers lesquels peuvent circuler des gaz et d’autres substances chimiques, explique le comité.

« Ces constructions, les structures métallo-organiques, peuvent être utilisées pour récupérer l’eau de l’air du désert, capturer le dioxyde de carbone, stocker des gaz toxiques ou catalyser des réactions chimiques », a expliqué le jury dans un communiqué.

Ces structures métallo-organiques « ont un potentiel énorme, car elles offrent des possibilités jusqu’alors insoupçonnées de créer des matériaux sur mesure dotés de nouvelles fonctions », a déclaré Heiner Linke, président du comité Nobel de chimie, dans un communiqué.

En variant les éléments constitutifs utilisés dans les MOF, « les chimistes peuvent les concevoir pour capturer et stocker des substances spécifiques. Les MOF peuvent également déclencher des réactions chimiques ou conduire l’électricité », relève le comité du prix Nobel.

En exploitant ces découvertes, « on pourrait imaginer créer des matériaux capables de séparer le dioxyde de carbone de l’air ou des tuyaux d’échappement industriels, ou qui pourraient être utilisés pour séparer les molécules toxiques des eaux usées », a expliqué Hans Ellegren, secrétaire général de l’Académie des sciences qui décerne le Nobel.

Les noms d’Omar M. Yaghi et de Susumu Kitagawa revenaient depuis plusieurs années dans les prévisions des experts pour le Nobel de chimie.

RFI

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À la UneScience et Technologie

Le Nobel de physique 2025 décerné au Français Michel H. Devoret, l’Américain John M. Martinis et au Britannique John Clarke

by admin9775 7 octobre 2025
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Le prix Nobel de physique 2025 a été décerné mardi au Britannique John Clarke, à l’Américain John Martinis et au Français Michel Devoret pour leurs travaux dans la mécanique quantique. Le trio a été récompensé « pour la découverte de l’effet tunnel quantique macroscopique et de la quantification de l’énergie dans un circuit électrique », a déclaré le comité Nobel.

Ils ont réalisé une série d’expériences pour démontrer que « les propriétés étranges du monde quantique » peuvent être rendues concrètes dans un système assez grand pour être tenu dans la main.

C’est quoi la mécanique quantique ?

Une question majeure en physique est celle de la taille maximale d’un système pouvant démontrer des effets de mécanique quantique.

La mécanique quantique décrit la façon dont les choses fonctionnent à des échelles incroyablement petites – au niveau des particules. Par exemple, lorsqu’une balle ordinaire frappe un mur, elle rebondit et le prix décerné mardi récompense des expériences effectuées dans les années 1980 qui ont montré qu’une particule, à l’échelle quantique, peut en réalité traverser directement un mur comparable – un phénomène appelé « effet tunnel ».

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Le prix Nobel de physique « a ouvert la voie au développement de la prochaine génération de technologies quantiques, notamment la cryptographie quantique, les ordinateurs quantiques et les capteurs quantiques », selon le jury.

Des avancées sur l’IA

L’an dernier, le prix Nobel de physique avait distingué le Britanno-Canadien Geoffrey Hinton et l’Américain John Hopfield pour leurs recherches dès les années 1980 sur les réseaux de neurones artificiels, ouvrant la voie au développement de l’intelligence artificielle contemporaine. A la réception du prix, les deux scientifiques s’étaient dits très inquiets des récentes avancées technologiques de l’IA.

RFI

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À la UneScience et Technologie

Deux Belges arrêtés au Kenya pour trafic de fourmis

by admin9775 19 avril 2025
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Deux Belges, un Vietnamien et un Kényan ont été interpellés au Kenya pour une tentative de contrebande de 5.000 fourmis vivantes. Les quatre individus, soupçonnés de possession illégale et de trafic d’animaux sauvages vivants, ont chacun plaidé coupable lundi devant un tribunal de Nairobi, rapporte mardi l’agence de presse Reuters.

Les 5.000 reines fourmis étaient dissimulées dans 2.244 tubes à essai et seringues modifiées. La valeur totale des insectes avoisinait le million de shillings kényans (environ 6.800 euros). « L’enquête judiciaire a déterminé que les tubes à essai avaient pour but de maintenir les fourmis en vie durant deux mois et d’échapper à la sécurité de l’aéroport », explique l’organisation de protection de la nature Kenya Wildlife Service (KWS).

Parmi les 5.000 insectes figuraient des Messor Cephalote, une espèce de fourmis de grande taille, recherchée par les collectionneurs.

La KWS estime que cette affaire est une étape importante dans la chasse de ce qu’elle appelle la « bio-piraterie », « le commerce ou l’exportation de matériel biologique, tel que les plantes, les animaux et les micro-organismes, sans que le pays d’origine ne reçoive une compensation équitable ou ne participe aux bénéfices », ce qui est interdit au Kenya.

Le Soir

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À la UneScience et Technologie

Elon Musk dévoile le robotaxi Tesla, « 10 à 20 fois » plus sûr qu’une voiture conduite par un humain

by Ruben Yale 11 octobre 2024
written by Ruben Yale

Elon Musk a présenté jeudi son robotaxi Tesla, un véhicule autonome qui doit être commercialisé à moins de 30 000 dollars (27 500 euros) et dont la production serait lancée avant 2027. Le « cybercab » devra cependant surmonter des obstacles techniques et réglementaires avant de pouvoir embarquer ses premiers clients.

La voiture du futur ? Le milliardaire Elon Musk a dévoilé jeudi 10 octobre le robotaxi de sa société Tesla lors d’une présentation à Los Angeles, envisageant une production « avant 2027 » malgré de nombreux obstacles techniques et réglementaires à franchir avant une mise en service.

Le taxi, dépourvu de volant et de pédales, doit être commercialisé à moins de 30 000 dollars (27 500 euros), rechargeable par induction et « 10 à 20 fois » plus sûr qu’une voiture conduite par un humain, a affirmé Elon Musk depuis les studios de cinéma de la Warner.

Tesla espère donner en 2025 le départ des conduites « complètement autonomes, sans supervision », au Texas et en Californie avec les modèles existants, avant de commencer la production de masse du robotaxi, appelé « cybercab ».

« J’ai tendance à être un peu optimiste en ce qui concerne les délais, mais en 2026, donc oui, avant 2027. Permettez-moi de le dire comme cela », a poursuivi le patron du constructeur de véhicules électriques. Cinquante unités de ce véhicule aux portes papillon ont déjà été fabriqués, a-t-il ajouté.

Robotaxi details pic.twitter.com/AVSoysc6pS

— Tesla (@Tesla) October 11, 2024

Obstacles techniques et réglementaires

Le « cybercab » devra cependant surmonter des obstacles techniques et réglementaires avant de pouvoir embarquer ses premiers clients, le véhicule autonome en général devant convaincre de sa fiabilité et de sa sécurité.

« Dans un monde autonome, on peut considérer la voiture comme un petit salon. (…) Vous pouvez (y) faire tout ce que vous voulez tant que vous y êtes et quand vous en sortirez, vous serez arrivés à destination », a décrit Elon Musk.

L’événement, annoncé initialement le 8 août, avait été repoussé à jeudi, Elon Musk invoquant notamment « un important changement de design à l’avant ».

Un magasin Tesla à Corte Madera (Californie) le 31 mai 2024.
Un magasin Tesla à Corte Madera (Californie) le 31 mai 2024. © Justin Sullivan, AFP

Au cours d’une présentation pauvre en détails, Elon Musk a aussi dévoilé le « Robovan », un véhicule autonome aux airs de gros grille-pain censé pouvoir transporter 20 passagers ou des marchandises. Il n’a pas donné de date ni d’autres précisions.

Le milliardaire a par ailleurs fait défiler des robots humanoïdes dansants, baptisés « Optimus », assurant qu’ils seraient un jour capables d’effectuer des tâches domestiques et d’entretenir des relations amicales, pour un prix compris entre 20 000 et 30 000 dollars (18 300 à 27 500 euros).

Là encore, pas de calendrier, et les capacités de ces robots n’étaient pas clairement observables, bien qu’ils aient discuté avec des visiteurs et fait le service.

« Elon Musk parle de l’imminence de la disponibilité des voitures autonomes depuis plus d’une décennie », commente Paul Miller, analyste chez Forrester. Mais « nous n’en sommes pas encore là ».

Un taxi électrique sans chauffeur Waymo, de Google, à Los Angeles, le 14 mars 2024.
Un taxi électrique sans chauffeur Waymo, de Google, à Los Angeles, le 14 mars 2024. © Mario Tama, AFP

Tesla affiche plusieurs années de retard sur Waymo de Google (Alphabet) et Cruise du géant automobile General Motors (GM), qui circulent depuis 2021.

Waymo dispose de plus de 700 robotaxis – des Jaguar blanches –, dont 300 à San Francisco, mais le service est également présent à Phoenix (Arizona), Austin (Texas) – terres de Tesla –, Los Angeles et bientôt Atlanta (Géorgie). Chaque semaine, la société assure 100 000 courses payantes.

Des tests ont commencé sur des autoroutes et vers l’aéroport de Phoenix.

Cruise circulait à Phoenix, San Francisco, Houston et Austin jusqu’à la suspension de ses activités en octobre 2023 après des accidents. Elles ont repris cinq mois plus tard, avec des restrictions.

Défi technologique

Selon Garrett Nelson, analyste de CFRA Research, « Tesla ne possède toujours pas d’autorisation pour faire des tests de véhicules autonomes » sur le réseau routier.

Bardés de caméras et de lidars (lasers de détection), les robotaxis suscitent des débats intenses sur les avancées et les risques qu’ils représentent.

« Autopilot », le système d’aide à la conduite de Tesla, a été mis en cause dans des accidents mortels. Son robotaxi ne sera pas équipé de lidars, Elon Musk estimant les caméras jumelées avec un « cerveau artificiel » suffisantes.

Photo de l'intérieur d'un taxi électrique autonome Cruise de General Motors, diffusée le 12 janvier 2018.
Photo de l’intérieur d’un taxi électrique autonome Cruise de General Motors, diffusée le 12 janvier 2018. © General Motors via AFP

Le défi est avant tout technologique, pour atteindre le plus haut niveau d’autonomie, considéré comme l’équivalent du conducteur humain. Selon S&P Global Mobility, ce ne sera pas avant 2035.

Uber, géant mondial du VTC, a conclu des partenariats avec moult développeurs de véhicules autonomes, en particulier Cruise et Waymo, et WeRide aux Émirats arabes unis, mais aussi Avride et Coco (robots livreurs). Il propose déjà des Waymo à Phoenix pour des trajets et livraisons.

Contrairement aux véhicules conduits par des humains, les robotaxis peuvent circuler 24 heures sur 24, sans tomber malade, sans faire grève, sans pause, et des études montrent qu’ils sont moins accidentogènes. En revanche, sur une route non balisée ou en plein blizzard, ils pourraient atteindre leurs limites.

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À la UneScience et Technologie

Un vaisseau de Space X s’amarre à l’ISS à la rescousse des astronautes coincés dans la station

by Ruben Yale 30 septembre 2024
written by Ruben Yale

Un vaisseau de Space X s’est amarré dimanche à la Station spatiale internationale, d’après un direct vidéo de la mission. Il est chargé de ramener à son retour sur Terre les deux astronautes contraints de rester dans le laboratoire orbital.

Un vaisseau à la rescousse de deux astronautes coincés dans l’ISS. Un vol de Space X s’est amarré dimanche 29 septembre à la Station spatiale internationale afin de les ramener à son retour sur Terre. 

La fusée Falcon 9 a décollé samedi à 13 h 17 locales (17 h 17 GMT) depuis Cap Canaveral, en Floride, transportant un vaisseau Dragon qui s’est finalement ancré à la station dimanche à 17 h 30 (21 h 30 GMT).

Les deux passagers de la mission nommée Crew-9, l’astronaute de la Nasa Nick Hague et le cosmonaute russe Alexandre Gorbounov, sont entrés dans l’ISS peu après 19 h et ont enlacé leurs collègues qui flottaient dans l’ISS.

À leur retour, prévu en février, ils doivent embarquer avec eux les deux vétérans de l’espace Butch Wilmore et Suni Williams. Ceux-ci avaient décollé début juin à bord d’un nouveau vaisseau développé par Boeing, Starliner, dont c’était le premier vol test avec équipage vers la station.

Quelque 200 expériences scientifiques prévues

Starliner devait initialement les ramener sur Terre huit jours plus tard, mais des problèmes détectés sur son système de propulsion ont conduit la Nasa à remettre en question sa fiabilité.

Après de longues semaines de tests, l’agence spatiale a finalement fait revenir la capsule de Boeing à vide, et décidé de ramener les deux naufragés avec la mission Crew-9.

L’entreprise du milliardaire Elon Musk assure régulièrement des missions de rotation de l’équipage de l’ISS.

Le décollage de Crew-9 avait été retardé de mi-août à fin septembre afin de laisser davantage de temps aux équipes de la Nasa pour prendre une décision concernant le vaisseau de Boeing. Le lancement a ensuite dû être à nouveau repoussé de quelques jours à cause de l’ouragan Hélène qui a touché la Floride cette semaine.

Au total, Nick Hague et Alexandre Gorbounov passeront environ cinq mois dans l’ISS. Butch Wilmore et Suni Williams, eux, environ huit mois.

Quelque 200 expériences scientifiques sont prévues durant le séjour de Crew-9 à bord du laboratoire volant.

France 24 via CONGO PUB Online

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À la UneScience et Technologie

ChatGPT et le mirage des intelligences artificielles qui « raisonnent »

by Sam's Londele 15 septembre 2024
written by Sam's Londele

OpenAI a présenté, jeudi, son nouveau modèle ChatGPT o1 qui représenterait une “avancée significative” car il serait capable de “raisonner” – bientôt comme un “thésard”, assure le groupe américain. Mais comment un chatbot peut-il raisonner ? En faisant semblant.

ChatGPT a-t-il atteint l’âge de raison ? Son géniteur, OpenAI, soutient que son « bébé » a franchi ce cap. La société américaine a annoncé, jeudi 12 septembre, la sortie de son nouveau modèle d’intelligence artificielle – baptisé o1 – qui aurait été entraîné à effectuer des « raisonnements complexes ».

Pour l’instant, ChatGPT o1 a surtout appris à « réfléchir avant de répondre », se félicite OpenAI dans son communiqué. Le but affiché serait d’en faire un grand modèle de langage (« large language model » en anglais, LLM) – ou chatbot – capable de rivaliser avec le raisonnement d’un « thésard » en mathématique, biologie ou physique.

Des champions en probabilité, pas en raisonnement

Vaste programme ! Jusqu’à présent, les grands modèles de langage – tels que ChatGPT – n’étaient pas associés à l’idée de « raisonnement », et « lorsqu’ils s’aventuraient sur ce terrain, ils étaient plutôt mauvais », affirme Mark Stevenson, spécialiste en informatique et modèle de langage à l’université de Sheffield.

Pas étonnant : ces chatbots sont « avant tout des machines qui excellent dans l’art de décider quel est le mot le plus adéquat à ajouter à la suite d’une phrase [pour qu’elle fasse sens et réponde à la question posée par l’utilisateur, NDLR] », ajoute cet expert. Ce sont des champions en probabilité, et rien dans leur programmation ne les prépare à raisonner.

ChatGPT aurait-il une sorte de petit supplément d’âme –  pour rester dans l’anthropomorphisme cher à OpenAI – lui permettant de s’élever au-dessus de ses pairs ? Difficile de déterminer ce qui permettrait à o1 de mieux « raisonner », tant OpenAI se montre chiche en détails sur la cuisine interne de son algorithme. « C’est frustrant pour les chercheurs de ne pas connaître les détails des résultats scientifiques qu’OpenAI affirme avoir obtenus », déplore Nicolas Sabouret, professeur en informatique et spécialiste de l’intelligence artificielle à l’université Paris-Saclay.

Pour lui, le recours au terme « raisonner » serait de toute manière un « abus de langage ». « Il faudrait probablement dire simulation de raisonnement, car affirmer qu’une machine peut raisonner, c’est comme soutenir qu’un sous-marin peut nager. C’est absurde », résume Nicolas Sabouret.

Maître ès chaînes de pensée

Dans le monde des IA, “il faut s’émanciper de la définition du raisonnement logique », estime pour sa part Nello Cristianini, professeur d’intelligence artificielle à l’université de Bath et auteur de “Machina Sapiens” (éd. Il Mulino). Pour lui, « il y a d’autres approches de ce terme : on peut par exemple considérer qu’utiliser les probabilités pour assembler différents morceaux d’informations afin de créer une nouvelle information – ce que font les IA génératives – est déjà un début de raisonnement.”

ChatGPT o1 serait ainsi devenu bien meilleur dans l’art de rassembler les pièces du puzzle présentes dans sa base de données. Il semblerait qu’OpenAI « a trouvé un nouveau moyen d’entraîner son modèle [c’est-à-dire découvrir des liens logiques dans son immense base de données, NDLR] », estime Anthony Cohn, professeur de raisonnement automatisé et d’intelligence artificielle à l’université de Leeds et à l’Institut Alan Turing.

C’est ce qui lui permettrait, in fine, de « repousser les limites de la prédiction du prochain mot et donner une meilleure impression de raisonner », poursuit Anthony Cohn.

OpenAI affirme que, dorénavant, son AI générative peut bien mieux utiliser les « chaînes de pensée pour résoudre les problèmes complexes ». Ce concept de « chaînes de pensées » n’est pas neuf : « C’est la capacité de casser un énoncé en des éléments plus petits pour résoudre le problème plus facilement, une étape après l’autre”, explique Nicolas Sabouret.

C’est ce qu’OpenAI veut dire en indiquant que ChatGPT o1 va « réfléchir avant de répondre ». Un exemple classique pour une IA « est de détailler étape par étape la préparation et la réalisation d’un gâteau », illustre Tom Lenaerts, professeur à l’Université libre de Bruxelles et président de l’Association du Benelux pour l’intelligence artificielle.

Ne plus prendre le chatbot par la main

Traditionnellement, l’utilisateur doit prendre le chatbot par la main pour le guider pas à pas. Avec les bonnes questions, les modèles de langage peuvent ainsi réaliser des simulacres de raisonnement par étapes.

Dans le cas de ChatGPT o1, l’IA semble avoir “appris à contrôler les chaînes de pensées et y avoir recours délibérément”, explique Nello Cristianini. Elle n’aura plus besoin qu’on lui dise de détailler les étapes pour faire un gâteau pour le faire.

Mais OpenAI ne veut pas inscrire son modèle à l’émission de téléréalité Top chef. L’objectif c’est de le lancer à l’assaut de la physique, de la chimie ou des maths, des matières dans lesquelles ce type de raisonnement pas à pas “peut permettre de résoudre des problèmes hors de portée jusqu’à présent des grands modèles de langage”, assure Nello Cristianini.

Ce n’est pas un hasard si OpenAI ne cite que des sciences dures pour tester les capacités de « raisonner » de son « thésard » virtuel. Contrairement à un étudiant en chair et en os, des domaines comme l’histoire, la philosophie ou la géopolitique semblent hors de portée de ChatGPT o1.

“C’est probablement parce qu’avec les sciences dures, il y a des réponses correctes vérifiables, ce qui est important pour tester la validité du modèle”, explique Mark Stevenson. Comment vérifier si ChatGPT o1 a répondu “correctement” à des questions comme “Quelle est la meilleure manière de résoudre le conflit israélo-palestinien ?” ou « Discuter, est-ce renoncer à la violence ?

En outre, « les concepts manipulés par les sciences humaines et sociales n’obéissent pas à des relations strictes entre les mots, contrairement à des formules physiques par exemple », ajoute Nicolas Sabouret. Une IA aura ainsi bien plus de mal à « comprendre » et manipuler le terme « libéral » (sens économique, sens politique) que celui de la théorie de la relativité.

Moins d’erreur, plus d’argent ?

Mais pourquoi pousser un chatbot à donner l’impression de « raisonner » ? D’abord, « si on peut l’amener à simuler un raisonnement par étapes, on peut espérer diminuer les risques de mauvaises réponses », estime Anthony Cohn. En effet, « décortiquer un problème en plusieurs parties peut amener l’IA à se rendre compte si des réponses sont contradictoires et ainsi les éliminer. Ce serait une grande avancée pour les IA génératives », précise Simon Thorne, spécialiste de l’intelligence artificielle à l’université de Cardiff.

OpenAI poursuit aussi un but beaucoup plus terre à terre. Le groupe affirme que son modèle possède « un comportement de plus en plus humain, en raisonnant comme un humain, parce qu’il veut suggérer qu’il s’approche d’une ‘intelligence générale’ [comme les humains, NDLR] », analyse Tom Lenaerts.

Cet anthropomorphisme recherché se retrouve dans l’interface de ChatGPT o1 : le temps que le chatbot met à répondre est indiqué comme s’il réfléchissait, « alors que c’est uniquement le temps de calcul », ajoute Tom Lenaerts.

L’intelligence générale – ou “superintelligence”, comme l’appelle Sam Altman, le PDG d’OpenAI – est le Saint-Graal du groupe. Aboutir dans cette quête est le but officiel d’OpenAI. “C’est sûr que pour y parvenir, savoir raisonner est une étape incontournable, car l’humain le fait tous les jours”, confirme Anthony Cohn.

C’est pour ça qu’OpenAI s’est empressé de publier ce nouveau modèle qui, de l’avis même de la société, est encore “très perfectible”. Sam Altman devait montrer qu’il a une feuille de route pour sa fameuse “superintelligence”. Après tout, la promesse d’y parvenir est une des raisons pour lesquelles OpenAI a autant de succès auprès des investisseurs.

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À la UneScience et Technologie

Comment les États tentent de lutter contre l’addiction des jeunes aux réseaux sociaux

by Sam's Londele 11 septembre 2024
written by Sam's Londele

Avec son projet de loi interdisant l’accès des réseaux sociaux aux enfants de moins de 16 ans, l’Australie a rejoint cette semaine les rangs des États qui s’attaquent à l’addiction numérique des plus jeunes. Plusieurs ont déjà essayé de légiférer sur la question, en envisageant des amendes, un couvre-feu… Tour d’horizon de ces mesures.  

Des enfants accros et des parents inquiets. En France, en principe, l’inscription sur les réseaux sociaux est interdite avant l’âge de 13 ans et pour les 13-15 ans, le consentement des parents est requis. Il reste toutefois très simple de contourner cette restriction, en falsifiant sa date de naissance ou en empruntant le smartphone d’un tiers. Un grand nombre d’adolescents accèdent ainsi aux contenus des réseaux sociaux. Et cela à un âge de plus en plus précoce.

Dans le même temps, plusieurs études soulignent l’impact négatif de ces plateformes. La dernière en date, un rapport commandé par le gouvernement fin avril à une commission d’experts, préconise de n’autoriser le téléphone portable qu’à partir de 11 ans et déconseille le smartphone avant 13 ans, ainsi que l’accès aux réseaux sociaux avant 15 ans, dont la commission souligne le « caractère addictogène ». D’après ce même rapport, 35 % des 7-12 ans et 89 % des 13-18 ans possèdent déjà leurs propres smartphones.

L’Australie a choisi d’aller encore plus loin que la législation française en fixant entre 14 et 16 ans l’âge minimal pour utiliser les réseaux sociaux, selon un projet de loi qui entrera en vigueur cette année. Cette décision a été annoncée, mardi 10 septembre, par le Premier ministre Anthony Albanese. Et l’Australie devient ainsi l’un des premiers pays au monde à imposer une restriction d’âge aussi poussée pour accéder aux réseaux sociaux.

Qualifiant ces plateformes de « fléau » pour les jeunes, Anthony Albanese a affirmé qu’un test de vérification d’âge à la connexion sera mené dans les prochains mois, avant que le texte n’entre en vigueur. Les analystes estiment cependant que la limite d’âge reste difficile à contrôler. D’après Toby Murray, professeur associé d’informatique et de technologies de l’information à l’université de Melbourne, il n’est même pas certain que les moyens techniques pour appliquer une telle restriction existent à ce jour. « Le gouvernement est en train d’essayer une technologie de vérification de l’âge. Mais on sait déjà que les méthodes actuelles ne sont pas fiables, trop faciles à contourner ou risquées pour la vie privée des utilisateurs », souligne-t-il.

La France et l’Australie ne sont pas les seuls pays à s’inquiéter de l’utilisation croissante des écrans, et plus particulièrement des réseaux sociaux par les enfants. Plusieurs autres pays ont adopté des mesures. Petit tour d’horizon des initiatives.

L’Espagne fixe à 16 ans l’âge minimal pour les réseaux

En Espagne, le Conseil des ministres a approuvé en juin un projet de loi fixant l’âge minimal pour accéder aux réseaux sociaux à 16 ans. Sur le territoire espagnol, l’autorisation des parents sera désormais nécessaire pour pouvoir créer un compte et se connecter à TikTok, Instagram ou sur X. L’Agence espagnole de protection des données (AEPD) a annoncé travailler sur le développement d’un système d’identification visant à empêcher les mineurs de contourner la vérification de l’âge lors de la création de leurs comptes.

50 000 dollars d’amende en Floride

Aux États-Unis, les adolescents de moins de 14 ans n’ont plus le droit de scroller en Floride sur les réseaux sociaux depuis une loi adoptée en mars 2024. Le texte signé par le gouverneur républicain de Floride, Ron DeSantis, s’attaque à la responsabilité des plateformes en prévoyant une lourde amende de 50 000 dollars si ces entreprises enfreignent la loi « en connaissance de cause ou par imprudence ». Entre 14 et 15 ans, les adolescents peuvent s’inscrire avec l’accord parental, et librement à partir de 16 ans.

Les États de l’Utah et de l’Arkansas restreignent aussi l’accès des enfants aux réseaux sociaux. Et à l’échelle fédérale, un projet de loi fixant à 13 ans l’âge minimum pour s’inscrire sur les plateformes a été approuvé en juillet par le Sénat, mais il doit encore être voté par la Chambre des représentants.

Un couvre-feu numérique pour les mineurs en Chine

La Chine est la championne du monde de la lutte contre l’addiction aux réseaux sociaux. Le pays prend très au sérieux le rapport aux écrans de sa jeunesse, ce qui lui permet dans le même temps d’opérer un contrôle politique supplémentaire sur sa population et sur les entreprises du secteur.

Si il n’y a pas d’âge minimum imposé pour l’inscription sur les réseaux sociaux, le gouvernement chinois interdit depuis 2023 l’accès d’Internet aux moins de 18 ans entre 22h et 6h du matin. Cette législation dite « anti-addiction » et « anti-myopie » limite aussi leur temps de connexion de 40 minutes à deux heures par jour selon leur âge. Pour les moins de 13 ans, l’accès à Internet doit être approuvé par les parents, qui valident la connexion à l’aide de codes délivrés pour des sessions de 30 minutes.

L’application chinoise TikTok n’est pas exempte, puisqu’elle ne peut être utilisée que 40 minutes par jour pour les moins de 14 ans. Quant aux jeux vidéo en ligne, ils sont aussi restreints à trois heures par semaine.

Une « loi symbolique » à Taïwan

En 2015, avant même l’apparition de Tiktok et l’utilisation croissante des applications du genre chez les adolescents, Taïwan avait tenté de diminuer le temps passé par les mineurs devant les écrans, en votant une loi symbolique. Celle-ci prévoyait une amende de 1 500 dollars pour les parents qui laisseraient leurs enfants « dépasser une durée raisonnable ».

Une législation peu appliquée dans les faits, malgré des cas de dénonciation. La plupart du temps, elles provenaient de grands-parents démunis après avoir observé l’addiction chez leurs petits-enfants, selon le quotidien Taipei Times. Mais en raison de la difficulté à prouver ces violations, aucune amende n’a pu être infligée. Le ministre taïwanais de la Santé, à l’origine du texte, avait fini par reconnaitre que cette loi se voulait avant tout symbolique.

La piste d’une « pause numérique »

À défaut de loi, ces derniers mois ont vu émerger plusieurs initiatives qui appellent à mettre le smartphone en pause. À l’image de plusieurs municipalités du Japon qui ont décidé d’équiper les écoliers de leurs communes de téléphone sans accès à Internet. Ces portables permettent aux enfants de joindre uniquement les numéros d’urgence et une liste de contacts validés par les parents, rapporte France info.

En France, l’idée d’éloigner les smartphones séduit aussi. Lors de la conférence de presse de rentrée du 27 août, la ministre de l’Éducation démissionnaire Nicole Belloubet a annoncé l’instauration d’une « pause numérique », expérimentée dans 199 collèges avant d’être généralisée en 2025. Si en France, la loi interdit déjà l’utilisation des smartphones dans les écoles et collèges, chaque établissement déterminait les modalités pratiques la mettre en œuvre. Le nouveau dispositif « consiste en une mise à l’écart du téléphone portable des élèves », qui devront le déposer dans un casier en arrivant, pour ne le récupérer qu’en quittant l’établissement. Le nouveau Premier ministre Michel Barnier ne s’est pas encore prononcé sur cette question.

En attendant, plusieurs associations se sont déjà saisies du problème. Le collectif Cose (Collectif surexposition écrans) a lancé en 2023 l’opération « 10 jours sans écran ». Près de 500 établissement scolaires y ont participé, soit 75 000 élèves qui ont accepté de ranger les téléphones et de tenir un carnet de bord, preuve que la prise de conscience et la volonté d’agir est forte.

FRANCE 24 via CONGO PUB Online

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À la UneScience et Technologie

Régulation de l’IA: «SB-1047», ce projet de loi qui secoue le secteur en Californie

by Sam's Londele 26 août 2024
written by Sam's Londele

Aux États-Unis, l’État de Californie, berceau mondial du développement de la tech, pourrait voter une loi visant à réguler les puissants modèles d’intelligence artificielle (IA). Ce projet de loi, bien que largement amendé, continue à faire grincer des dents de certains élus et des entreprises comme OpenAI ou Anthropic. Ces dernières craignent que l’innovation dans ce domaine soit bridée. Après avoir été approuvé par le Sénat, le texte devrait être soumis au vote de l’Assemblée californienne cette semaine.

« S’ils ne sont pas correctement soumis aux contrôles humains, les prochains développements de l’intelligence artificielle pourraient être utilisés pour créer de nouvelles menaces à la sûreté et à la sécurité publiques, en permettant notamment la création et la prolifération d’armes de destruction massive, telles que des armes biologiques, chimiques et nucléaires. » Cette phrase qui fait froid dans le dos figure dans l’un des tout premiers paragraphes du texte « SB-1047 » (SB pour Senate Bill, projet de loi du Sénat).

Le texte porte sur « l’innovation sûre et sécurisée des modèles d’intelligence artificielle de pointe (Safe and Secure Innovation for Frontier Artificial Intelligence Models Act) ». Il ambitionne de réguler l’IA générative, c’est-à-dire les outils permettant de créer des contenus comme des textes ou des images sur simple requête en langage courant. Mais au-delà d’applications telles que ChatGPT, l’IA a le potentiel d’aller beaucoup plus loin. Elle pourrait résoudre des problèmes importants, en médecine par exemple, mais aussi en causer.

La proposition de loi vise ainsi à empêcher les grands modèles d’IA de provoquer des catastrophes majeures qui entraîneraient la mort d’un grand nombre de personnes ou des incidents de cybersécurité de taille s’ils tombaient dans les mains de personnes malveillantes. Mais réguler l’IA n’est pas du goût des géants du secteur, comme OpenAi ou l’un de ses concurrents, Anthropic.

Bataille d’influence entre les géants de l’IA et le sénateur Scott Wiener

Le projet de loi se trouve au cœur d’une féroce bataille d’influence entre ces entreprises et Scott Wiener, le sénateur démocrate qui porte ce projet de loi en Californie, coécrit par Richard Roth, Susan Rubio et Henry Stern, tous trois également sénateurs démocrates. Depuis son dépôt au Sénat le 7 février dernier, le texte a été tellement amendé qu’il en est actuellement à sa dixième version, loin du texte originel. De là à dire qu’il a été vidé de sa substance ?

Certes, Scott Wiener a assoupli le texte d’origine, suivant notamment les conseils d’Anthropic, une start-up basée à San Francisco. La version actuelle du texte accorde moins de pouvoir qu’initialement prévu aux autorités californiennes pour obliger les sociétés d’IA à rendre des comptes ou pour les poursuivre en justice. Si la loi était votée, les développeurs de grands modèles d’IA devraient toutefois tester leurs systèmes et simuler des cyberattaques, sous peine d’amende, mais sans la menace de conséquences pénales. La création d’une nouvelle agence de régulation a également été annulée, au profit d’un organisme chargé de déterminer des normes pour les modèles d’IA les plus avancés.

Sans surprise, OpenAI, le créateur de ChatGPT, s’est prononcé contre le texte « SB-1047 », assurant qu’il risquait de faire fuir les innovateurs de l’État américain et sa fameuse Silicon Valley alors que « la révolution de l’IA commence à peine ». Dans une lettre adressée courant août à Scott Wiener, l’entreprise de Sam Altman ajoute qu’une législation nationale lui semble préférable à un méli-mélo de réglementations.

La Californie « essaie de combler un manque juridique »

Or, « le Congrès [au niveau fédéral, NDLR] étant bloqué sur la réglementation de l’IA, la Californie doit agir pour anticiper les risques prévisibles présentés par les progrès rapides de l’IA tout en encourageant l’innovation », rétorque Scott Wiener dans un communiqué publié le 15 août. Le sénateur n’hésite pas à citer dans un autre communiqué, une semaine plus tard, un appui important en la personne du lieutenant général à la retraite John Shanahan. Selon ce dernier, le projet de loi « SB-1047 » incarne un « équilibre harmonieux entre la promotion de l’innovation américaine et la protection du pays ».

Comment comprendre que le berceau mondial de l’IA veuille légiférer sur ce sujet ? Loin d’être paradoxal, le projet de loi « SB-1047 » cristallise le « double mouvement » auquel fait face la Californie, note Michael Aim, cofondateur et PDG de l’entreprise française Datamensio. D’une part, cet État « essaie de combler un manque juridique » car, comme dit précédemment, « il n’existe pas de loi au niveau fédéral » concernant l’IA, précise Michael Aim.

D’autre part, la Californie veut montrer qu’elle est « leader dans ce domaine aussi bien sur le plan technologique que moral ». Les démocrates, au pouvoir en Californie, « ne veulent pas que les outils venant de leur État puissent alimenter des ennemis des États-Unis ou la cybercriminalité et que cela leur soit reproché », analyse le PDG français.

La Californie est d’ailleurs l’un des États américains les plus protecteurs en matière de protection des données, comme en témoigne l’entrée en vigueur le 1er janvier 2023 du California Consumer Privacy Act (CCPA). Aux États-Unis, aucun cadre fédéral ne régit la protection des données des consommateurs, contrairement à l’Union européenne (UE) qui s’est dotée du Règlement général sur la protection des données (RGPD), entré en vigueur le 25 mai 2018. Et le 12 juillet 2024, le règlement européen sur l’IA a paru au Journal officiel de l’Union européenne. Il s’agit du premier acte législatif sur l’intelligence artificielle (IA) des Vingt-Sept.

RFI via CONGO PUB Online

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À la UneScience et Technologie

Russie: « panne massive » en cours de Telegram et WhatsApp, selon le gendarme des télécoms

by Sam's Londele 21 août 2024
written by Sam's Londele

Une « panne massive » touche depuis 11H00 GMT les messageries Telegram et WhatsApp en Russie, a annoncé mercredi le gendarme russe des télécoms, Roskomnadzor, qui n’a pas précisé à ce stade la cause de « l’incident ».

« Depuis 14 heures (locales), le Centre de contrôle et de surveillance du réseau public de communications a enregistré une panne massive du fonctionnement des messageries Telegram et WhatsApp », a indiqué Roskomnadzor dans un communiqué laconique.

RFI via CONGO PUB Online

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