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Société

À la UneSociété

Sit-in de la C64 : la CNDH ne confirme aucun décès mais documente de nombreuses violations des droits humains

by admin9775 26 juillet 2026
written by admin9775

Plus d’un mois après les violences survenues lors du sit-in organisé le 12 juin 2026 par la Coalition Article 64 (C64) devant le Palais du Peuple à Kinshasa, la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH-RDC) a rendu les conclusions de son enquête. Si l’institution indique n’avoir trouvé aucune preuve suffisante permettant de confirmer les allégations de décès avancées à la suite de cette manifestation, elle affirme en revanche avoir établi des « motifs raisonnables de croire » que plusieurs violations des droits humains ont été commises.

Une enquête de trois semaines et 157 auditions

Mise en place à la suite des événements, la commission spéciale d’enquête de la CNDH a travaillé du 22 juin au 14 juillet 2026. Durant cette période, elle a mené 157 auditions et entretiens auprès de victimes, témoins, responsables politiques, autorités administratives, policiers, personnels de santé et observateurs indépendants.

Au total, 135 victimes, dont 131 hommes et quatre femmes, ont été entendues afin de reconstituer le déroulement des faits et d’établir les responsabilités.

Selon la Commission, ces investigations ont permis de confronter les différentes versions des événements et de vérifier les informations largement relayées dans l’opinion publique au lendemain des affrontements.

Les décès annoncés n’ont pas été confirmés

S’agissant du bilan humain, la CNDH indique que les chiffres avancés publiquement par certains responsables de l’opposition n’ont pu être corroborés par les éléments recueillis au cours de l’enquête.

Le rapport précise notamment qu’une personne présentée comme décédée a été retrouvée vivante à l’hôpital militaire du Camp Lufungula.

Dans un autre cas, les investigations n’ont pas permis d’établir avec certitude le décès d’un militant également annoncé comme victime des violences.

En conséquence, la Commission estime qu’aucun élément de preuve suffisant ne permet, à ce stade, de confirmer l’existence de décès directement liés à cette manifestation.

De nombreuses violations des droits humains documentées

Si les allégations de décès n’ont pas été confirmées, les enquêteurs affirment en revanche avoir recueilli des éléments concordants faisant état de plusieurs violations des droits fondamentaux.

La CNDH évoque notamment des arrestations et détentions arbitraires, des atteintes à l’intégrité physique, des actes d’extorsion, des spoliations, des destructions de biens, des actes de vandalisme visant des sièges de partis politiques, ainsi que des traitements susceptibles d’être qualifiés de cruels, inhumains ou dégradants.

Pour la Commission, ces faits nécessitent des investigations judiciaires approfondies afin d’établir les responsabilités individuelles.

Des témoignages mettent en cause la « Force du Progrès »

Le rapport fait également état de plusieurs témoignages attribuant certains actes de violence à des individus présentés comme appartenant à la Force du Progrès, un mouvement proche de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS).

Sans imputer directement ces agissements au parti présidentiel, la CNDH recommande néanmoins à l’UDPS de prendre les mesures nécessaires pour prévenir et condamner tout acte de violence commis par des personnes se réclamant de ce mouvement.

Une montée des tensions avant les affrontements

Dans son analyse des événements, la Commission estime que plusieurs facteurs ont contribué à la détérioration de la situation.

Elle relève notamment que le maintien du sit-in devant le Palais du Peuple, malgré les sites alternatifs proposés par les autorités provinciales, ainsi que la présence de groupes aux positions antagonistes, ont favorisé un climat de forte tension.

La CNDH souligne toutefois que ce contexte ne saurait, en aucune manière, justifier les violations des droits humains constatées au cours de cette journée.

Des versions toujours opposées

Le rapport met également en évidence les profondes divergences entre les différents protagonistes.

Les responsables de la Coalition Article 64 soutiennent que plusieurs de leurs militants ont été blessés lors de la dispersion du sit-in et attribuent une partie des violences aux membres de la Force du Progrès.

De son côté, la Police nationale congolaise affirme n’avoir utilisé que des moyens non létaux pour rétablir l’ordre. Les responsables policiers reconnaissent que des coups de feu ont été entendus au cours des affrontements, tout en assurant qu’ils ne provenaient pas des unités officiellement déployées sur les lieux.

Des recommandations aux autorités

À l’issue de son enquête, la Commission nationale des droits de l’homme formule une série de recommandations destinées aux pouvoirs publics.

Elle appelle le Gouvernement à renforcer les capacités de la Police nationale congolaise en matière de maintien de l’ordre, à interdire toute participation de civils aux opérations de sécurité et à prévenir la création de groupes exerçant illégalement des missions sécuritaires.

La CNDH recommande également la mise en place d’un cadre permanent de concertation réunissant les autorités publiques, les partis politiques, la société civile et la Commission elle-même afin de prévenir les tensions lors des manifestations publiques.

Enfin, elle invite les autorités judiciaires à ouvrir des enquêtes indépendantes pour identifier et poursuivre les auteurs des violations documentées, quelle que soit leur appartenance politique, rappelant que la protection des droits fondamentaux demeure une obligation qui s’impose à tous les acteurs.

Par Marius Bopenga
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26 juillet 2026 0 comments
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À la UneSociété

Cour pénale internationale : le procureur Karim Khan définitivement révoqué, une décision historique qui secoue la justice internationale

by admin9775 26 juillet 2026
written by admin9775

La Cour pénale internationale (CPI) ouvre une nouvelle page de son histoire. Réunis en session extraordinaire au siège des Nations unies à New York, les États parties au Statut de Rome ont décidé, vendredi 24 juillet 2026, de révoquer définitivement le procureur Karim Khan. Suspendu de ses fonctions depuis 2025, le magistrat britannique est officiellement relevé de son mandat pour « faute grave » et « manquement grave aux devoirs de sa charge ».

Rare dans l’histoire de l’institution, cette décision intervient au terme de plusieurs mois de crise interne qui ont profondément ébranlé la crédibilité du Bureau du procureur. Elle met un terme à un mandat commencé en 2021 et marqué autant par des décisions judiciaires majeures que par une affaire personnelle devenue impossible à dissocier de ses fonctions.

Un vote sans appel

La décision a été prise à l’issue d’un vote à bulletin secret organisé lors d’une réunion exceptionnelle tenue à huis clos au siège de l’ONU.

Selon plusieurs sources diplomatiques, 82 États membres ont voté en faveur de la révocation de Karim Khan, bien au-delà de la majorité requise de 63 voix. Treize États seulement se sont prononcés pour son maintien en fonction, tandis que quinze autres se sont abstenus.

Dans un bref communiqué, la Cour pénale internationale a indiqué prendre acte de cette décision, précisant que le fonctionnement du Bureau du procureur restera assuré par les procureurs adjoints, déjà chargés de la gestion des dossiers depuis la suspension de Karim Khan il y a plus d’une année.

Des accusations d’agression sexuelle à l’origine de la procédure

La procédure disciplinaire trouve son origine dans des accusations d’agression sexuelle formulées par une ancienne collaboratrice du procureur.

L’avocate, de nationalité malaisienne, avait décidé de sortir de son silence lors d’un entretien accordé à la chaîne américaine CNN. Elle y décrivait une relation de pouvoir qu’elle estimait incompatible avec toute notion de consentement.

« Il est impossible qu’il y ait consentement quand il existe un tel déséquilibre de pouvoir. Ce que beaucoup de gens ne comprennent pas est que Karim Khan n’était pas seulement mon patron, mais le patron de tout le monde », avait-elle déclaré.

Les faits dénoncés remonteraient au mois d’octobre 2024.

Karim Khan a toujours rejeté l’ensemble des accusations portées contre lui. Une enquête indépendante a toutefois été ouverte, conduisant à sa mise en retrait, puis à sa suspension en attendant que les États membres statuent définitivement sur son avenir.

Karim Khan annonce une bataille judiciaire

L’ancien procureur n’entend pas en rester là.

Peu après l’annonce de sa révocation, son avocat, Tayab Ali, a affirmé que son client utiliserait toutes les voies de recours disponibles pour contester cette décision.

Selon la défense, la procédure n’aurait pas respecté les garanties fondamentales d’un procès équitable. Les avocats reprochent notamment à l’Assemblée des États parties de ne pas avoir permis à Karim Khan de présenter sa défense devant les membres appelés à voter.

Ils dénoncent également une décision prise dans un contexte de fortes pressions politiques susceptibles, selon eux, d’affaiblir l’indépendance de la justice pénale internationale.

Une révocation au cœur de fortes tensions géopolitiques

La chute de Karim Khan intervient alors que son mandat avait placé la CPI au centre de plusieurs crises internationales majeures.

Le procureur britannique avait notamment demandé et obtenu des mandats d’arrêt contre le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou et son ancien ministre de la Défense Yoav Gallant, dans le cadre de l’enquête sur la guerre à Gaza.

Il avait également engagé des poursuites contre plusieurs responsables du Hamas.

Ces décisions avaient provoqué une vive réaction d’Israël et des États-Unis, Washington allant jusqu’à adopter des sanctions contre Karim Khan en raison de son action judiciaire.

À la suite du vote de vendredi, l’ambassadeur israélien auprès des Nations unies, Danny Danon, a salué publiquement la décision des États membres de la CPI.

Dans un message publié sur le réseau social X, il a estimé que les accusations visant Karim Khan ne pouvaient être éclipsées par les procédures engagées contre Israël, dénonçant ce qu’il qualifie de « chasse aux sorcières politique ».

Une institution confrontée à un défi de crédibilité

Au-delà du cas personnel de Karim Khan, cette affaire met en lumière les défis auxquels est confrontée la Cour pénale internationale.

Depuis plusieurs années, la juridiction fait face à des critiques récurrentes portant aussi bien sur son fonctionnement interne que sur les fortes tensions politiques suscitées par certaines de ses enquêtes.

Pour plusieurs États membres, les accusations visant l’ancien procureur étaient devenues incompatibles avec les exigences d’intégrité et d’exemplarité auxquelles sont soumis les plus hauts responsables de la Cour.

D’autres, en revanche, redoutent que cette révocation crée un précédent susceptible d’exposer davantage encore la CPI aux pressions politiques exercées par certains États.

Quel avenir pour le Bureau du procureur ?

En attendant la désignation d’un nouveau procureur, les procureurs adjoints continueront d’assurer la conduite des enquêtes en cours.

La transition s’annonce particulièrement délicate. Le Bureau du procureur pilote actuellement plusieurs dossiers sensibles portant notamment sur les conflits en Ukraine, au Soudan, en République démocratique du Congo, en Palestine ou encore en Libye.

La désignation du successeur de Karim Khan sera donc scrutée de près par les États parties, les organisations internationales et les défenseurs des droits humains, qui attendent de la Cour qu’elle restaure pleinement la confiance dans son fonctionnement tout en poursuivant sa mission de lutte contre l’impunité des auteurs des crimes les plus graves.

Par Pascal Kabeya
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À la UneSociété

Procès du général Christian Tshiwewe : la défense plaide une liberté provisoire et dénonce plusieurs irrégularités de procédure

by admin9775 22 juillet 2026
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Le procès du général d’armée Christian Tshiwewe Songesha, ancien chef d’état-major général des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et ancien conseiller militaire du président de la République, Félix Tshisekedi, s’est poursuivi ce mardi 21 juillet devant la Haute Cour militaire à Kinshasa.

À cette occasion, les avocats du prévenu ont sollicité de la Haute Cour militaire la mise en liberté provisoire de leur client ou, à défaut, son placement sous un régime de liberté contrôlée, estimant que son maintien à la prison militaire de Ndolo ne se justifie ni au regard des principes du droit ni de sa qualité d’ancien chef de l’armée.

La défense invoque les secrets de la défense nationale

Développant le mémoire unique de la défense, Me Parfait Kanyanga, coordonnateur du collectif des avocats du général Tshiwewe, a rappelé que la liberté demeure le principe et la détention l’exception. Il a surtout insisté sur le statut particulier de son client, détenteur d’informations sensibles relatives à la sécurité nationale.

« En tant que détenteur des secrets de la défense, Monsieur le Premier président, le général d’armée Christian Tshiwewe, mon client, ne doit pas être détenu à la prison militaire de Ndolo. Vous ferez œuvre utile en accordant cette liberté à mon client, Monsieur le Premier président, car il ne peut pas se soustraire à la justice, étant donné que sa résidence, située à Gombe, est bien connue », a déclaré Me Parfait Kanyanga devant la Haute Cour militaire.

Selon la défense, aucune circonstance ne permet de conclure à un risque de fuite, l’ancien chef d’état-major disposant d’une résidence connue des autorités judiciaires et ayant toujours collaboré avec la justice.

Des irrégularités de procédure dénoncées

Au-delà de la question de la liberté provisoire, la défense a également soulevé plusieurs irrégularités qu’elle impute au ministère public avant même la saisine de la Haute Cour militaire.

Me Parfait Kanyanga a notamment contesté la saisie de plusieurs véhicules appartenant à son client, estimant que cette mesure est dépourvue de fondement juridique.

« Ces irrégularités concernent notamment la saisie de quatre jeeps appartenant à mon client par un officier de police judiciaire du ministère public, alors que la Maison militaire elle-même a reconnu que ces véhicules n’appartiennent pas à l’armée. Voilà une deuxième requête que nous formulons devant votre Haute Cour afin que vous puissiez remettre mon client dans ses droits », a plaidé l’avocat.

La défense sollicite ainsi la restitution de ces véhicules, considérant que leur saisie porte atteinte aux droits du prévenu.

Les autres avocats contestent la compétence de la Haute Cour militaire

Au cours de la même audience, les conseils des autres prévenus ont, pour leur part, remis en cause la compétence de la Haute Cour militaire pour connaître de cette affaire.

Ils ont contesté l’ordonnance-loi modifiant la loi n°023/2002 portant Code judiciaire militaire, laquelle attribue compétence à la Haute Cour militaire pour juger les officiers généraux dont le grade est supérieur à celui des magistrats composant la juridiction.

Certains avocats ont qualifié cette situation de « non-sens juridique », tandis que d’autres ont soutenu que le texte invoqué n’aurait jamais été promulgué par le président de la République.

Ils ont également estimé que les préventions retenues contre leurs clients sont formulées de manière insuffisamment précise, ce qui porterait atteinte à leur droit à un procès équitable.

La Cour renvoie l’affaire au 30 juillet

À l’issue des différentes plaidoiries, le lieutenant-général magistrat Joseph Mutombo Katalayi Tiende, premier président de la Haute Cour militaire, a indiqué que l’ensemble des moyens soulevés par les différentes parties serait examiné lors du délibéré.

La juridiction a ensuite décidé de renvoyer la cause au jeudi 30 juillet 2026 afin de permettre aux trois derniers conseils des prévenus de présenter leurs mémoires.

« Nous renvoyons cette cause au 30 juillet pour la poursuite des exposés des mémoires uniques par les trois conseils des prévenus restants », a déclaré le premier président de la Haute Cour militaire.

Plusieurs officiers généraux poursuivis

Le général Christian Tshiwewe comparaît aux côtés de dix autres officiers généraux et supérieurs, ainsi que d’un civil.

Parmi les prévenus figurent notamment le général d’armée John Numbi Banza Ntambo (en fuite), le général-major Maurice Nyembo Kufi, les généraux de brigade Chinyabuuma Kamukinde, Ngoy wa Kabila John et Sangwa Muhemedi John, les colonels Mukombozi Zahinda Guy, Sangwa Lumbu Pathy et Tshinabo Kenge Christophe (en fuite), ainsi que Pascal Nyembo Muyumba, ancien directeur général du Centre d’expertise, d’évaluation et de certification des substances minérales précieuses et semi-précieuses (CEEC), également en fuite.

S’agissant des prévenus absents, l’auditeur général des FARDC, le lieutenant-général Lucien-René Likulia Bakumi, a demandé que le défaut soit retenu à leur encontre conformément aux articles 326 et 327 du Code judiciaire militaire, ceux-ci étant considérés comme fugitifs.

Les différents prévenus sont poursuivis notamment pour complot, trahison, désertion, propagation de faux bruits et détention illégale d’armes de guerre.

Selon l’accusation, une perquisition effectuée le 9 juillet 2025 à la résidence du général Christian Tshiwewe, dans la commune de Gombe à Kinshasa, aurait permis la saisie de 92 fusils d’assaut de type Kalachnikov, 12 lance-grenades RPG-7 ainsi que de plusieurs milliers de munitions.

Ce nouveau procès s’inscrit dans un contexte sécuritaire particulièrement sensible, marqué par la poursuite de la guerre dans l’est de la République démocratique du Congo, où les FARDC affrontent la rébellion de l’AFC/M23, soutenue par le Rwanda selon les autorités congolaises. Il vient également allonger la liste des procédures judiciaires visant des officiers généraux, sur fond de réformes et de renforcement de la discipline au sein des forces armées.

Par Pascal Kabeya
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À la UneSociété

Référendum en RDC : la Cour constitutionnelle précise la portée de ses décisions et écarte les recours en inconstitutionnalité

by admin9775 20 juillet 2026
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La Cour constitutionnelle de la République démocratique du Congo a apporté, dimanche, des précisions sur la portée de ses récentes décisions relatives à la proposition de loi portant organisation du référendum, à la suite des nombreuses interprétations suscitées par ses arrêts.

Dans une mise au point, la Haute Cour indique que la requête enregistrée sous le numéro R.Const.2680, introduite en inconstitutionnalité contre cette proposition de loi, avait été déposée à un moment où le texte n’avait pas encore été définitivement adopté par le Parlement ni transmis au Président de la République en vue de sa promulgation.

La Cour précise que cette affaire figurait parmi les 27 causes soumises à la procédure de filtrage. Après avoir entendu l’avis du Procureur général près la Cour constitutionnelle, les juges ont pris les dossiers en délibéré avant de rendre séance tenante leurs décisions, se déclarant incompétents pour connaître de l’ensemble de ces recours.

« Il convient de rappeler que les décisions rendues dans le cadre de la procédure de filtrage résultent exclusivement de l’examen préalable de la compétence de la Cour et de la recevabilité des requêtes, conformément aux règles de procédure qui régissent son fonctionnement. Elles ne constituent pas un examen du fond des prétentions soumises à la Haute Cour. Toute interprétation contraire ne reflète ni le contenu des arrêts prononcés ni le déroulement effectif de l’audience publique du 17 juillet 2026 », souligne la Cour constitutionnelle.

La saisine du Président jugée recevable et non fondée

Par ailleurs, la Cour constitutionnelle s’est également prononcée sur la saisine introduite par le Président de la République concernant la conformité à la Constitution de la loi portant référendum.

En déclarant cette saisine « recevable et non fondée », la Haute Cour confirme d’abord que le Chef de l’État était habilité à la saisir, conformément à l’article 160 de la Constitution.

Sur le fond, la formule « non fondée » signifie que les griefs d’inconstitutionnalité soulevés n’ont pas été retenus. Après son contrôle de constitutionnalité, la Cour estime que les dispositions de la loi sont conformes à la Constitution.

Cette décision constitue ainsi un feu vert juridique à la poursuite du processus législatif. En l’absence d’inconstitutionnalité constatée, la loi peut être promulguée sans modification. À l’inverse, si la saisine avait été déclarée fondée, certaines dispositions auraient dû être corrigées avant toute promulgation.

Par cette double clarification, la Cour constitutionnelle rappelle la distinction entre, d’une part, les décisions rendues dans le cadre de la procédure de filtrage, qui portent uniquement sur la compétence et la recevabilité des recours, et, d’autre part, le contrôle de constitutionnalité exercé à la demande du Président de la République. Elle souligne que ses décisions s’inscrivent dans le respect des procédures prévues par la Constitution et les textes régissant son fonctionnement.

Par Marius Bopenga
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Kasumbalesa : un agent de sécurité arrêté après la violente agression d’un collègue malade, la société WASS condamne les faits

by admin9775 20 juillet 2026
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Un agent d’une société de sécurité privée a été interpellé par la Police nationale congolaise (PNC) après la violente agression de l’un de ses collègues à Kasumbalesa, dans la province du Haut-Katanga. L’affaire, largement relayée sur les réseaux sociaux à travers une vidéo devenue virale, a suscité une vive indignation au sein de l’opinion publique.

Selon les premiers témoignages, la victime s’était absentée de son poste de travail en raison de problèmes de santé. Cette absence aurait provoqué la colère de son supérieur hiérarchique, identifié sous le prénom de Magnifique, qui l’aurait violemment passé à tabac.

Contrairement aux premières informations faisant état du décès de la victime, les autorités ont confirmé que celle-ci est toujours en vie. Elle reçoit actuellement des soins intensifs dans un centre de santé.

Face à l’émotion suscitée par cette affaire, la Police nationale congolaise, avec l’appui des autorités locales de Kasumbalesa, a procédé dans la nuit à l’interpellation de l’auteur présumé de l’agression. Son caméraman, qui avait filmé les faits, a également été arrêté.

Dans une vidéo diffusée après son arrestation, le suspect tente de justifier son comportement. Il affirme avoir agi sur instruction de sa hiérarchie et met directement en cause le directeur général de la société de gardiennage, qu’il accuse d’avoir instauré des pratiques de violences disciplinaires à l’encontre des agents. Ces déclarations devront toutefois être vérifiées dans le cadre de l’enquête ouverte par les autorités judiciaires.

De son côté, la société WASS Security a publié un communiqué condamnant fermement les violences commises par l’un de ses employés. Elle annonce avoir suspendu l’agent mis en cause, tout en précisant qu’une enquête interne est en cours afin d’établir les responsabilités. L’entreprise affirme également avoir pris en charge les frais médicaux de la victime et lui apporter un accompagnement.

Cette affaire relance le débat sur le respect des droits des travailleurs et des conditions de travail au sein de certaines sociétés de sécurité privées en République démocratique du Congo. Plusieurs organisations et internautes appellent à ce que toute la lumière soit faite sur cette agression et que les éventuels responsables, quels que soient leurs niveaux de responsabilité, répondent de leurs actes devant la justice.

Par Marius Bopenga
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Justice : Guillaume Ngefa inaugure un nouveau pavillon d’audiences à la prison militaire de Ndolo et renforce les équipements de sécurité

by admin9775 19 juillet 2026
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Le ministre d’État, ministre de la Justice et garde des Sceaux, Guillaume Ngefa Atondoko Andali, a procédé, ce samedi 18 juillet 2026, à l’inauguration d’un nouveau pavillon destiné aux audiences publiques à la prison militaire de Ndolo, à Kinshasa. Cette initiative s’inscrit dans le cadre de la politique de modernisation des établissements pénitentiaires militaires engagée par le Gouvernement de la République démocratique du Congo.

La cérémonie s’est déroulée en présence de plusieurs personnalités, notamment le conseiller spécial du Chef de l’État en matière de sécurité, Eberande Kolongele, le représentant du secrétaire général à la Défense, le colonel Jonathan Mutombo Muteba, le premier président de la Haute Cour militaire, le lieutenant-général Mutombo Katalay, ainsi que l’auditeur général des FARDC, le lieutenant-général René Lucien Likulia.

Dans son allocution, Guillaume Ngefa a souligné que cette réalisation constitue une étape importante dans la réforme du système pénitentiaire militaire congolais.

« J’ai inauguré ce samedi 18 juillet 2026 un nouveau pavillon destiné aux audiences publiques à la prison militaire de Ndolo, avant de remettre des équipements modernes visant à renforcer la sécurité et à poursuivre la modernisation de cet établissement pénitentiaire militaire. Cette action s’inscrit dans la vision du Gouvernement, portée par Son Excellence Monsieur le Président de la République et sous le leadership de Madame la Première ministre, visant à construire une administration pénitentiaire moderne, professionnelle et pleinement conforme aux exigences de l’État de droit », a déclaré le ministre d’État.

Il a rappelé que cette réforme repose sur plusieurs axes, notamment l’amélioration des infrastructures, le renforcement de la sécurité des établissements, la professionnalisation du personnel ainsi que la modernisation des outils de gestion, avec pour objectif de bâtir des prisons intelligentes, conciliant impératifs sécuritaires et respect de la dignité humaine.

À l’issue de l’inauguration, le ministre d’État a remis au directeur de la prison militaire de Ndolo, le colonel Flory Manga, un important lot d’équipements destinés à améliorer le fonctionnement de l’établissement. Cette dotation comprend quatre véhicules, dont une ambulance, 46 caméras de vidéosurveillance ainsi qu’un portique de détection des métaux à haute sensibilité.

Le colonel Flory Manga a salué cette initiative, estimant que ces équipements renforceront la mobilité du personnel, amélioreront la prise en charge des urgences médicales, consolideront la sécurité de la prison et faciliteront le bon déroulement des audiences dans le nouveau pavillon.

De son côté, le colonel Jonathan Mutombo Muteba a souligné que ces nouveaux moyens contribueront à renforcer la sécurité des procédures judiciaires et l’efficacité de l’administration pénitentiaire militaire. Il a également plaidé pour que cette dynamique de modernisation soit étendue aux prisons militaires d’Angenga et de Tshinkakasa, confrontées à d’importants défis logistiques.

En réponse, Guillaume Ngefa a assuré que ces préoccupations avaient été prises en compte et a réaffirmé la volonté du Gouvernement de poursuivre progressivement la modernisation de l’ensemble des établissements pénitentiaires militaires du pays.

Organisée à l’occasion de la Journée internationale Nelson Mandela (Mandela Day), cette cérémonie a également été marquée par un hommage rendu à l’ancien président sud-africain, figure emblématique de la lutte pour la liberté, la justice et les droits humains.

À travers cette initiative, le Gouvernement réaffirme son ambition de bâtir une justice plus moderne, plus efficace et davantage respectueuse des principes de l’État de droit.

Par Marius Bopenga
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Kinshasa : Félix Tshisekedi inspecte les travaux d’assainissement de la Task Force du Service national

by admin9775 18 juillet 2026
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Le président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a effectué, ce vendredi 17 juillet 2026, une visite d’inspection des travaux d’assainissement entrepris par la Task Force du Service national (SN) à Kinshasa. Ces opérations, lancées le 15 juillet, s’inscrivent dans le cadre de la lutte contre l’insalubrité urbaine voulue par le chef de l’État.

La visite s’est déroulée sur le tronçon reliant l’Échangeur de Limete à l’aéroport international de N’djili, où les équipes du Service national sont mobilisées pour le curage des caniveaux, l’évacuation des déchets et le nettoyage des espaces publics.

Au cours de son itinéraire, qui l’a conduit du Quartier 1 jusqu’au saut-de-mouton de Debonhomme, en passant notamment par la place Pascal et le marché de la Liberté, le président de la République était accompagné du lieutenant-général Jean-Pierre Kasongo Kabwik, commandant du Service national et coordonnateur de la Task Force.

Le responsable du Service national a présenté au chef de l’État l’état d’avancement des travaux ainsi que les prochaines étapes de l’opération. Les actions concernent notamment la salubrité de la chaussée, la collecte et la gestion des déchets, le curage des caniveaux, l’organisation des espaces destinés aux passagers ainsi que l’aménagement des espaces publics.

À l’issue de cette visite, Félix Tshisekedi s’est déclaré satisfait des premiers résultats obtenus sur le terrain. Il a salué les changements déjà observés sur plusieurs sites et a félicité les équipes engagées dans cette opération.

Le chef de l’État a rendu hommage aux nouveaux bâtisseurs de la nation, issus du programme de réinsertion du Service national, pour leur discipline, leur professionnalisme et leur engagement au service de la République. Les premiers résultats des travaux ont également été salués par une importante foule de riverains venue accueillir le cortège présidentiel tout au long du parcours.

Cette mission d’inspection intervient deux jours après le lancement officiel de la Task Force spéciale chargée de l’assainissement de Kinshasa. Pilotée par le Service national, cette initiative vise à améliorer durablement le cadre de vie dans la capitale tout en poursuivant la réinsertion sociale des anciens kulunas à travers des travaux d’intérêt public.

Par Marius Bopenga
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À la UneSociété

Kinshasa : la Task Force spéciale de Félix Tshisekedi lance ses premières opérations d’assainissement

by admin9775 17 juillet 2026
written by admin9775

Les premières opérations d’assainissement de la Task Force spéciale mise en place à l’initiative du président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, ont débuté le mercredi 15 juillet 2026 à Kinshasa.

Placée sous la coordination du lieutenant-général Jean-Pierre Kasongo Kabwik, commandant du Service national, cette unité a déployé son premier bataillon composé d’anciens kulunas réinsérés, désormais mobilisés dans des travaux d’utilité publique. Les équipes ont entamé des opérations de curage des caniveaux, d’évacuation des déchets et de nettoyage des espaces publics.

Le premier chantier a été lancé à la place Pascal, dans la commune de Masina, au cœur du district de la Tshangu, une zone régulièrement confrontée à l’insalubrité et aux inondations en raison de l’obstruction des caniveaux.

Selon les responsables de l’opération, les premiers travaux ont permis, en une journée, de curer plusieurs caniveaux, de dégager les emprises de la chaussée et d’évacuer d’importantes quantités de déchets, améliorant sensiblement l’état de ce site.

La Task Force poursuivra ses interventions le long de l’axe reliant la place Pascal à l’aéroport international de N’djili, en passant notamment par la place Échangeur, avant d’étendre ses activités à d’autres quartiers de la capitale.

Pour assurer le déploiement de cette opération, le Service national dispose d’un important dispositif logistique comprenant des camions, des véhicules tout-terrain et des motos destinés à faciliter les interventions sur le terrain.

À l’occasion d’une adresse aux bâtisseurs de la nation (anciens kulunas) ce vendredi 17 juillet 2026, le lieutenant-général Jean-Pierre Kasongo Kabwik a tenu à rappeler les limites de leur mission, insistant sur le respect des droits de la population.

« Ne tracassez pas la population ! Je ne veux pas entendre qu’un bâtisseur a attrapé quelqu’un, l’a déshabillé, fouetté ou s’est battu contre qui que ce soit ! Vous n’avez pas pour mission d’arrêter les gens. Votre mission, c’est l’assainissement de la ville », a-t-il déclaré devant les équipes déployées.

Par cette mise au point, le commandant du Service national a souligné que les bâtisseurs doivent se consacrer exclusivement aux travaux d’assainissement et s’abstenir de toute intervention relevant des forces de l’ordre.

Cette initiative s’inscrit dans la volonté du chef de l’État de renforcer la lutte contre l’insalubrité urbaine tout en poursuivant le programme de réinsertion des anciens délinquants à travers le Service national. Les autorités présentent cette Task Force comme un instrument destiné à contribuer à l’amélioration durable du cadre de vie des habitants et à la reconstruction de la ville de Kinshasa.

Par Pascal Kabeya
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17 juillet 2026 0 comments
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À la UneSociété

Affaire FRIVAO : Constant Mutamba conteste son audition à l’hôpital, la Cour de cassation renvoie l’affaire au 27 juillet

by admin9775 14 juillet 2026
written by admin9775

L’ancien ministre d’État en charge de la Justice, Constant Mutamba, a contesté, ce lundi 13 juillet, devant la Cour de cassation, les conditions dans lesquelles il affirme avoir été auditionné alors qu’il était hospitalisé, dans le cadre de l’affaire portant sur le présumé détournement de fonds destinés au Fonds de réparation et d’indemnisation des victimes des activités illicites de l’Ouganda en République démocratique du Congo (FRIVAO).

Comparu sous assistance médicale, l’ancien garde des Sceaux a soutenu que cette audition s’était déroulée dans des conditions incompatibles avec son état de santé et ne lui avait pas permis d’exercer pleinement ses droits à la défense.

« J’ai reçu trois magistrats dans ma chambre d’hôpital. Je ne pouvais même pas parler. Ils m’ont trouvé pratiquement en tenue d’Adam, en train de recevoir mes traitements. Ils m’ont posé deux questions qui n’ont rien à voir avec les faits repris dans la citation à comparaître. Je n’y ai d’ailleurs pas répondu. J’attends d’accéder au procès-verbal pour voir ce que le greffier a repris », a déclaré Constant Mutamba à la barre.

À travers ces déclarations, l’ancien ministre remet en cause la régularité de cette étape de la procédure, estimant que son état de santé ne lui permettait pas de répondre aux questions des magistrats dans des conditions garantissant le respect de ses droits.

À l’issue de l’audience, la Cour de cassation a renvoyé l’affaire au 27 juillet 2026. Selon le président de la composition, le magistrat Jean Ubulu, ce délai permettra à Constant Mutamba ainsi qu’à son co-prévenu, Chançard Bolukola, de consulter l’intégralité du dossier de la procédure et de préparer leur défense avec l’assistance de leurs conseils.

Constant Mutamba et l’ancien directeur général intérimaire du FRIVAO, Chançard Bolukola Osony, sont poursuivis par la justice pour des faits présumés de détournement de deniers publics commis durant l’exercice de leurs fonctions.

Le principal dossier concerne un présumé détournement de 14 299 300 dollars américains, versés à la société Congo Energy le 17 avril 2025. Ces fonds étaient destinés à la réhabilitation et à l’indemnisation des victimes des activités illicites de l’Ouganda en République démocratique du Congo. Initialement instruit devant la Cour d’appel, le dossier a ensuite été transmis à la Cour de cassation en raison de sa compétence.

Les deux prévenus sont également mis en cause dans plusieurs autres opérations financières présumées irrégulières, notamment un transfert de 4 millions de dollars au profit de l’ICCN le 18 décembre 2024, 200 000 dollars destinés à l’Assemblée provinciale de la Tshopo le 7 janvier 2025, 1 024 000 dollars versés à l’entreprise Divo SARL le 19 septembre 2024, ainsi que 715 864 dollars attribués à la société Tropic Architecture le 28 mars 2025.

Selon les poursuites, l’ensemble de ces fonds était destiné à financer les réparations et l’indemnisation des victimes des exactions commises par l’Ouganda sur le territoire congolais.

L’affaire continue de susciter une vive attention en raison du profil de l’ancien ministre et des enjeux liés à la gestion des fonds publics destinés aux réparations.

Par Pascal Kabeya
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À la UneSociété

Denis Sassou-Nguesso reçoit le cardinal Fridolin Ambongo pour évoquer la crise en RDC

by admin9775 10 juillet 2026
written by admin9775

Le président de la République du Congo, Denis Sassou-Nguesso, a reçu, jeudi 9 juillet 2026 à sa résidence du Plateau à Brazzaville, le cardinal Fridolin Ambongo, archevêque métropolitain de Kinshasa, pour un entretien consacré à la situation sécuritaire et politique en République démocratique du Congo.

Cette rencontre intervient quelques jours après les consultations menées à Bujumbura par le président burundais Évariste Ndayishimiye, président en exercice de l’Union africaine, avec des représentants des confessions religieuses et de l’opposition congolaise.

Accompagnant le cardinal Ambongo, le secrétaire général de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO), Monseigneur Donatien Nshole, a indiqué que le chef de l’État congolais s’était montré particulièrement préoccupé par la crise que traverse la RDC.

« Préoccupé, je dirais même très préoccupé par la situation que traverse notre pays, qu’il considère comme un pays frère. Le président Denis Sassou-Nguesso a voulu écouter le cardinal Fridolin Ambongo parce qu’il considère qu’en tant que pasteur, il a aussi une responsabilité historique dans la gestion de la chose commune et de la vie humaine », a déclaré Monseigneur Donatien Nshole.

Selon lui, les échanges ont porté notamment sur la guerre dans l’est de la RDC, le processus politique en cours ainsi que le débat autour d’un éventuel projet de révision de la Constitution.

Le secrétaire général de la CENCO a également révélé que Denis Sassou-Nguesso avait récemment échangé avec le président Félix Tshisekedi et partagé ses recommandations aux responsables de l’Église catholique.

« Il a dit qu’il avait aussi échangé avec notre chef de l’État, le président Félix Tshisekedi, et il nous a donné les conseils nécessaires pour nous aider à pouvoir sortir de cette crise », a-t-il ajouté.

Évoquant la situation sécuritaire dans l’est du pays, Monseigneur Nshole a insisté sur les conséquences humaines du conflit.

« Vous voyez ce qui se passe dans l’Est de la RDC. Le pays est en guerre. Une partie de nos compatriotes ne peuvent plus être en communion physique avec nous pour diverses raisons. Les gens continuent à mourir sur le champ de bataille, et ce n’est pas peu de chose », a-t-il déclaré.

Cette audience intervient dans un contexte de fortes tensions autour du débat sur une éventuelle révision de la Constitution. La CENCO a réaffirmé, dans un message rendu public le 20 juin 2026, son opposition à toute initiative visant à modifier la Loi fondamentale.

Les évêques estiment qu’« après un profond discernement, nous ne voyons ni la nécessité, ni l’urgence, ni l’opportunité de changer la Constitution », considérant que les priorités actuelles de la RDC demeurent la restauration de la paix, le renforcement de la cohésion nationale et l’amélioration des conditions de vie de la population.

Le débat intervient alors que l’Union sacrée de la Nation, plateforme soutenant le président Félix Tshisekedi, s’est déclarée favorable à une révision constitutionnelle. Cette perspective est contestée par plusieurs partis d’opposition et organisations de la société civile, qui y voient un risque pour l’équilibre institutionnel.

De retour de cette mission officielle en République du Congo, le cardinal Fridolin Ambongo et Monseigneur Donatien Nshole ont poursuivi leurs consultations avec les responsables de l’Église du Christ au Congo (ECC). Ils ont rencontré le Révérend Dr André Bokundoa, représentant légal de l’ECC, accompagné du Révérend Éric Senga, porte-parole de l’Église.

Les échanges ont été consacrés à la préparation de la prochaine étape de leur mission de plaidoyer en faveur d’une paix durable en République démocratique du Congo, illustrant la volonté des deux principales confessions chrétiennes de poursuivre leurs démarches en faveur d’une sortie pacifique de la crise que traverse le pays.

Par Pascal Kabeya
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