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Société

À la UneSociété

RDC : le procureur général ouvre une enquête sur les incidents du sit-in de l’opposition au Palais du peuple

by admin9775 20 juin 2026
written by admin9775

Le procureur général près la Cour de cassation a annoncé l’ouverture d’une enquête à la suite des incidents survenus lors du sit-in organisé par l’opposition le 12 juin dernier au Palais du peuple, à Kinshasa.

L’annonce a été faite dans un communiqué rendu public vendredi 19 juin 2026 par la cellule de communication du parquet général.

Selon ce document, les autorités judiciaires ont entamé un travail de collecte d’informations afin de déterminer avec précision les circonstances dans lesquelles les événements se sont déroulés et d’établir les éventuelles responsabilités.

« La collecte des données objectives et fiables permettra d’établir avec exactitude les circonstances du déroulement de ces événements et, le cas échéant, de mettre en mouvement l’action publique contre tout auteur, coauteur ou complice avéré », indique le communiqué.

Le parquet général précise que les investigations sont en cours et portent sur l’ensemble des faits liés aux incidents, avant, pendant et après le sit-in.

« Dans cette optique, il est présentement procédé à la reconstitution des faits, tant en amont qu’en aval, en lien direct avec lesdits événements. Cette démarche vise à aboutir à des conclusions fondées sur des éléments objectifs, dans le strict respect de la loi et des droits de chacun », poursuit le document.

Le procureur général a également mis en garde contre la diffusion de rumeurs, d’allégations mensongères ou d’informations non vérifiées pendant la durée de l’enquête.

Le communiqué rappelle que la propagation de fausses informations est susceptible de constituer une infraction au regard de la législation en vigueur.

Ces investigations interviennent dans un contexte de fortes tensions politiques, marqué par les mobilisations de l’opposition et les débats autour des réformes institutionnelles engagées par les autorités.

Par Marius Bopenga
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À la UneSociété

Kinshasa : plus de 4 000 « bâtisseurs de la nation » déployés pour l’assainissement de la capitale

by admin9775 19 juin 2026
written by admin9775

Le commandant du Service national, le lieutenant-général Jean-Pierre Kasongo Kabwik, a annoncé le déploiement imminent de plus de 4 000 « bâtisseurs de la nation » à Kinshasa pour participer aux travaux d’assainissement de la capitale.

Cette annonce a été faite à travers une vidéo diffusée le jeudi 18 juin 2026, à l’occasion de sa première prise de parole publique depuis sa nomination à la tête de la Task force chargée de l’assainissement de la ville de Kinshasa.

Le haut gradé a indiqué que ces jeunes, anciens délinquants communément appelés « Kulunas », ont suivi pendant deux ans une formation aux idéaux du Service national au centre de Kaniama Kasese avant d’être réinsérés dans la vie active.

Près de 5 000 recrues seront ainsi acheminées vers la capitale dès ce week-end afin de renforcer les opérations de salubrité publique.

Lutter contre l’incivisme environnemental

Selon les responsables du programme, la mission de ces « bâtisseurs de la nation » ne se limitera pas au nettoyage des espaces publics.

L’un des agents formés à Kaniama Kasese a précisé que leur déploiement vise également à combattre les comportements jugés responsables de la dégradation du cadre de vie à Kinshasa.

« Nous avons reçu des missions très précises : nous allons nous occuper de l’assainissement de la ville de Kinshasa, tout en mettant fin à l’incivisme environnemental qui bat son plein dans la capitale », a-t-il déclaré.

Il a notamment évoqué les dépôts sauvages d’ordures sur la voie publique, les rejets de déchets dans les caniveaux ainsi que l’absence d’installations sanitaires adéquates dans certaines constructions.

Une réinsertion professionnelle encadrée

À l’issue de leur formation, ces anciens délinquants intègrent officiellement le Service national et acquièrent le statut de fonctionnaires de l’État.

Selon les autorités, ils percevront, dans un premier temps, une rémunération mensuelle de 500 000 francs congolais.

Le déploiement de ces jeunes s’inscrit dans la volonté des autorités de conjuguer réinsertion sociale et amélioration du cadre de vie urbain.

Confrontée à d’importants défis en matière de gestion des déchets et d’assainissement, Kinshasa multiplie depuis plusieurs mois les initiatives pour lutter contre l’insalubrité et sensibiliser la population au respect des règles d’hygiène et de protection de l’environnement.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la UneSociété

RDC: Human Rights Watch accuse le Rwanda et l’AFC/M23 de nombreuses exactions dans deux camps du Nord-Kivu

by admin9775 10 juin 2026
written by admin9775

Recrutements forcés massifs, coups, déshydratation, exécutions sommaires… Dans un rapport rendu public ce mercredi 10 juin, l’ONG affirme que Kigali et le groupe armé se sont rendus coupables d’actes qualifiés de crimes de guerre dans les camps militaires de Rumangabo et de Tshanzu au lendemain de la prise de Goma, en janvier 2025. Le document ne ménage pas non plus Kinshasa, également pointé du doigt pour son soutien à des groupes armés responsables de graves abus.

Un rapport de l’ONG Human Rights Watch (HRW) publié ce mercredi 10 juin accuse l’AFC/M23 et l’armée rwandaise de nombreuses exactions qualifiées de crimes de guerre dans deux camps militaires du Nord-Kivu, dans l’est de la RDC.

Au lendemain de la prise de la ville de Goma, le 30 janvier 2025, quand 11 camions quittent le stade de l’Unité avec environ 1700 personnes à leur bord et prennent la direction du nord, vers Rutshuru, débute alors une campagne de recrutement forcé qu’HRW, qui a mené quelque 200 entretiens avec d’anciens détenus, qualifie de systématique.

Soldats des forces armées congolaises (FARDC), policiers, fonctionnaires ou simples civils raflés dans des quartiers, des hôpitaux ou des églises : tous sont conduits de force dans les camps de Rumangabo et de Tshanzu où l’ONG estime que des centaines de personnes sont mortes au cours de l’année 2025. Des fosses communes ont été signalées par des témoins à Rumangabo, ainsi que des perturbations du sol relevées par imagerie satellitaire.

Les FARDC également mises en cause

Reste que le rapport ne ménage pas non plus la partie gouvernementale congolaise, pointée du doigt pour son soutien à des groupes armés responsables de graves abus. Le texte documente entre autre le soutien des FARDC aux Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) et à certaines factions Wazalendo accusées de violences, de détentions arbitraires et d’actes d’extorsion à l’encontre de déplacés autour de Goma.

En conséquence de quoi, HRW demande à Kinshasa de cesser tout soutien matériel à ces groupes et d’ouvrir des enquêtes indépendantes visant l’ensemble des parties au conflit.

Kigali, comme l’AFC/M23, n’ont répondu à aucune de ses sollicitations, affirme par ailleurs l’ONG.

RFI

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RDC: ces questions qui demeurent après le verdict en appel sur l’assassinat des experts de l’ONU en 2017

by admin9775 9 juin 2026
written by admin9775

La Haute Cour militaire de Kinshasa a condamné à mort 54 personnes dans l’affaire du double assassinat des experts de l’ONU, Michael Sharp et Zaida Catalan, tués au Kasaï en mars 2017. Un verdict en appel et en dernier ressort, après neuf ans de procédure. Mais pour plusieurs acteurs et sources ayant suivi ce dossier de près, ce verdict ne clôt pas l’affaire. Il l’élargit.

Qui a ordonné le meurtre ?

C’est la question que ni le procès de Kananga ni celui de Kinshasa n’ont tranchée. Paul Nsapu, président de la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH), affirme que des individus cités durant les auditions comme commanditaires ont été délibérément exclus du procès de Kananga en 2017. Ils n’ont jamais été jugés. « L’exécution des experts ne pouvait pas être décidée par une simple milice », dit-il.

Le président de la Cour militaire de Kananga l’avait lui-même relevé en janvier 2022, au moment du verdict de première instance. Il avait posé la question directement aux prévenus. Tous avaient nié. « La cour espère qu’au degré d’appel, les prévenus pourront parler », avait-il conclu sur un ton de regret. En appel, ils n’ont pas parlé davantage.

Des enregistrements attribués au colonel Jean de Dieu Mambweni, versés au dossier et présentés devant la cour, font état de propos dans lesquels il aurait exprimé que la présence des experts onusiens dans le Kasaï risquait de compromettre l’autorité de l’État et d’exposer des tentatives de dissimulation de fosses communes. Cette piste n’a pas été instruite publiquement.

Selon une source ayant enquêté sur cette affaire, la condamnation à mort du colonel Mambweni en appel ne reposerait sur aucun élément nouveau à charge. En première instance, il n’avait écopé que de 10 ans de prison, la cour ayant jugé les preuves insuffisantes pour le condamner pour terrorisme et crime de guerre. En appel, la Haute Cour a affirmé qu’il avait piégé les experts, sans que les éléments ayant motivé ce revirement aient été rendus publics.

Le mystère Evariste Ilunga Lumu

Selon cette même source, Evariste Ilunga Lumu serait le premier prévenu à avoir avoué le meurtre, et celui qui aurait pu élucider l’affaire. Il s’est évadé de la prison de Kananga. Un co-évadé aurait été repris, selon cette source. Lui non. Aucune enquête n’aurait été ouverte sur cette évasion, toujours selon cette source. 

Le rôle des FARDC et les fosses communes du Kasaï

Une autre source ayant enquêté sur ce dossier soulève un problème de chaîne de commandement qui dépasse le seul meurtre des deux experts.

Jean-Bosco Mukanda, l’un des principaux accusés dans cette affaire, entretenait, selon cette source, des liens avec des militaires des FARDC qui procédaient à l’époque à des fosses communes dans la région du Kasaï.

Ces fosses communes sont documentées. En avril 2017, le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme Zeid Ra’ad Al Hussein confirmait l’existence d’au moins 40 fosses communes dans les provinces du Kasaï Central et du Kasaï Oriental depuis août 2016. Des enquêteurs onusiens avaient établi que des militaires des FARDC auraient creusé plusieurs de ces fosses à la suite d’affrontements avec des miliciens présumés de Kamuina Nsapu. Au moins 74 personnes, dont 30 enfants, auraient été tuées par des militaires lors de ces affrontements entre les 26 et 28 mars 2017.

En juillet 2017, l’ONU recensait 80 sites possibles de fosses communes dans la région. Les violences avaient causé la mort de plus de 3 000 personnes, selon les chiffres collectés par l’Église catholique du Congo, et environ 1,3 million de personnes avaient fui leur foyer. « La découverte de nouvelles fosses communes témoigne de l’horreur persistante dans les provinces de Kasaï », avait déclaré le Haut-Commissaire. Il avait demandé une enquête immédiate, transparente et indépendante, et évoqué la possibilité de saisir la Cour pénale internationale si cette enquête nationale n’avait pas lieu.

Neuf ans après, le bilan définitif de ces fosses communes n’a jamais été établi publiquement. Selon une source ayant enquêté sur ce dossier, des responsables mis en cause auraient été déployés sur le terrain malgré les accusations qui pesaient contre eux.

Des dossiers bloqués

Selon cette même source, des dossiers liés aux crimes du Kasaï seraient bloqués au niveau de la Haute Cour de justice, qu’elle décrit comme « le goulot d’étranglement » de cette procédure. Human Rights Watch avait déjà relevé en 2022 que pendant quatre ans d’audiences, l’accusation n’avait jamais cherché à déterminer qui avait planifié et ordonné le meurtre des deux experts.

Les disparus

Quatre prévenus sont morts en détention au cours de ce procès : Kengayi wa Kengayi, José Tshibuabua, Tshibuabua Tshibert, décédé en pleine audience le 5 octobre 2021, et Ntumba Mpianga alias Damour, mort à la prison militaire de Ndolo en novembre 2022. Les causes de ces décès n’ont pas été établies publiquement. Au moins trois autres prévenus ont affirmé avoir été torturés par la police et à l’Agence nationale de renseignement.

L’interprète congolais Betu Tshintela est toujours porté disparu, tout comme les trois chauffeurs de moto Isaac Kabuayi, Pascal Nzala et Moïse, dont le nom de famille est inconnu. Neuf ans après les faits, leur sort n’est pas élucidé.

Dès août 2017, le Groupe d’experts de l’ONU avait recommandé au Conseil de sécurité d’ouvrir une enquête internationale indépendante sur ces meurtres. Cet appel est resté sans suite.

RFI

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RDC–États-Unis : plus de la moitié des ressortissants accueillis temporairement ont déjà quitté le pays

by admin9775 8 juin 2026
written by admin9775

Le Gouvernement de la République démocratique du Congo a annoncé, vendredi 5 juin 2026, que plus de la moitié des quinze ressortissants de pays tiers admis sur le territoire national dans le cadre du dispositif d’accueil temporaire convenu avec les États-Unis ont déjà quitté la RDC pour regagner leurs pays d’origine.

Dans un communiqué officiel, le ministère de la Communication et Médias indique que ce mécanisme se poursuit conformément aux orientations définies dans les précédentes communications gouvernementales publiées les 5 et 17 avril 2026.

Selon les autorités congolaises, plusieurs bénéficiaires du programme ont déjà achevé leur processus de retour, tandis que d’autres départs sont prévus dans les prochains jours. Le gouvernement souligne que cette évolution confirme le caractère exceptionnel, transitoire et limité dans le temps de cette opération.

Kinshasa rappelle que ce dispositif n’avait jamais vocation à conduire à une installation durable des personnes concernées sur le territoire congolais. Il s’agissait plutôt d’une mesure d’accueil temporaire destinée à faciliter leur prise en charge avant leur retour vers leurs pays respectifs, dans le cadre d’un mécanisme coordonné avec les autorités américaines.

L’exécutif congolais insiste également sur le fait que l’opération est menée dans le strict respect des engagements pris entre les différentes parties concernées. Les départs progressifs actuellement observés s’inscrivent ainsi dans le calendrier établi dès le lancement du programme.

Sauf modification de dernière minute, les ressortissants encore présents en RDC devraient quitter le territoire dans les jours à venir, marquant l’achèvement progressif de cette opération présentée par le gouvernement comme une mesure humanitaire exceptionnelle et temporaire.

Par Marius Bopenga
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Kinshasa : Tshisekedi confie au général Kasongo Kabwik la conduite de l’opération d’assainissement de la capitale

by admin9775 31 mai 2026
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Face à la dégradation persistante du cadre de vie à Kinshasa, le président de la République, Félix Tshisekedi, a décidé de confier au lieutenant-général Jean-Pierre Kasongo Kabwik la direction du comité de pilotage chargé de conduire une vaste opération d’assainissement urbain dans la capitale congolaise.

L’annonce a été faite à l’issue du Conseil des ministres tenu vendredi, dans un contexte marqué par les défis croissants liés à l’insalubrité, à la gestion des déchets et à la dégradation de l’environnement urbain dans plusieurs communes de Kinshasa.

Cette initiative vise à redonner à la capitale son image de « Kin la Belle » et à améliorer durablement les conditions de vie des habitants. Les autorités entendent ainsi insuffler une nouvelle dynamique dans la gestion de la salubrité publique grâce à une approche coordonnée impliquant plusieurs institutions de l’État.

Une task-force multisectorielle en préparation

Selon les orientations présidentielles, une task-force pluridisciplinaire sera déployée dans les quatre districts de Kinshasa. Placée sous l’autorité directe du chef de l’État, elle sera pilotée par le lieutenant-général Kasongo Kabwik et réunira des représentants des ministères de l’Intérieur, de la Défense, de l’Urbanisme, de la Santé publique, de l’Environnement ainsi que des Infrastructures et Travaux publics, en collaboration avec l’Hôtel de Ville de Kinshasa.

Cette structure aura notamment pour mission de coordonner les opérations de nettoyage, de superviser la réhabilitation des espaces publics dégradés, d’améliorer l’évacuation des déchets et de renforcer les campagnes de sensibilisation au respect des règles d’hygiène et de salubrité.

Le choix de Kasongo Kabwik motivé par son expérience

Le choix porté sur le commandant du Service national s’appuie sur les réalisations menées sous sa direction à Kaniama Kasese, dans la province du Haut-Lomami.

Sous son impulsion, cette cité a connu une importante transformation avec la construction de plusieurs infrastructures, notamment un aérodrome, un hôpital et des établissements scolaires. Le projet prévoit également le développement d’équipements modernes tels que des maisons d’hôtes, des salles de conférence et des centres sportifs.

Les autorités considèrent cette expérience comme un modèle de gestion et d’exécution susceptible d’être mis à profit dans le cadre de la nouvelle opération d’assainissement de Kinshasa.

À travers cette initiative, le gouvernement ambitionne de restaurer durablement l’ordre urbain et la propreté de la capitale, tout en misant sur une forte implication citoyenne afin de garantir des résultats durables.

Par Marius Bopenga
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À la UneSociété

Avancement des sous-officiers de la PNC : une réforme saluée, mais des interrogations persistent sur son impact réel sur la sécurité

by admin9775 19 mai 2026
written by admin9775

Le vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur, Jacquemain Shabani, a signé la régularisation de l’avancement en grade des sous-officiers de la Police nationale congolaise (PNC), mettant ainsi fin à un blocage administratif qui durait depuis 2013. Une décision largement saluée au sein de la police, où elle est perçue comme une mesure de justice interne et de motivation du personnel.

Le commissaire général adjoint chargé de l’appui et de la gestion de la PNC, Jean Bosco Galenga Makongo, a estimé que cette décision corrige une injustice qui affectait depuis plus d’une décennie les sous-officiers de la police congolaise.

Selon lui, alors que les officiers avaient bénéficié de plusieurs promotions au fil des années, les sous-officiers étaient restés figés au même grade depuis près de treize ans.

« Il s’agissait de corriger une injustice. Les officiers ont été promus deux ou trois fois alors que les sous-officiers sont restés en statu quo pendant près de 13 ans », a-t-il expliqué.

Près de 84 000 à 85 000 agents seraient concernés par cette mesure, dont environ 74 000 policiers actuellement en activité.

Une réforme administrative présentée comme un levier de professionnalisation

Les autorités policières considèrent cette régularisation comme une étape importante vers la professionnalisation de la Police nationale congolaise.

Jean Bosco Galenga Makongo rappelle notamment que la police dispose aujourd’hui d’outils de formation destinés à structurer davantage les carrières, notamment une école de formation des sous-officiers à Kalemie ainsi qu’une académie de police opérationnelle.

Les futures promotions devront désormais être accompagnées d’un parcours de formation, une orientation qui vise à renforcer la qualité du personnel et à moderniser progressivement l’institution.

Au sein de la PNC, plusieurs responsables estiment également que le gel prolongé des grades avait affecté le moral des agents et, par conséquent, leur rendement opérationnel.

Une partie de l’opinion publique attend davantage qu’une réforme administrative

Cependant, au-delà des avancées internes au sein de la police, plusieurs voix s’interrogent sur l’impact concret de cette mesure sur la sécurité quotidienne des Congolais.

Dans une partie de l’opinion publique, certains estiment que la régularisation des grades, bien qu’importante pour le fonctionnement administratif de la police, ne répond pas aux défis sécuritaires majeurs auxquels font face les grandes villes du pays.

Des critiques visent également la gouvernance sécuritaire actuelle. Certains observateurs jugent que le vice-Premier ministre de l’Intérieur apparaît davantage comme un gestionnaire administratif qu’un acteur fortement connecté aux réalités opérationnelles du terrain.

Ces critiques estiment que les mécanismes actuels reposent encore largement sur des rapports administratifs transmis par la hiérarchie policière, sans toujours intégrer des solutions innovantes face à la criminalité urbaine croissante.

Les nouvelles technologies au cœur des attentes

Plusieurs propositions reviennent régulièrement dans les débats autour de la modernisation sécuritaire en RDC.

Parmi elles figurent :

  • le déploiement de caméras de surveillance dans les grands carrefours et zones criminogènes ;
  • le recours accru aux drones pour les missions de surveillance et d’intervention rapide ;
  • la modernisation des moyens de mobilité des forces de sécurité ;
  • l’utilisation de motos électriques pour réduire les contraintes liées au carburant et améliorer la présence policière dans les centres urbains ;
  • le développement d’outils numériques de cartographie criminelle et d’alerte rapide.

Pour certains analystes, la sécurité urbaine moderne ne peut plus reposer uniquement sur les effectifs ou la hiérarchie administrative, mais doit aussi s’appuyer sur les innovations technologiques et la capacité d’anticipation.

Entre réforme interne et attentes sécuritaires

La régularisation des grades constitue indéniablement une mesure importante pour des milliers de policiers concernés après plus d’une décennie d’attente.

Mais pour une partie de l’opinion, l’enjeu principal demeure ailleurs : améliorer concrètement la sécurité des populations dans un contexte marqué par la montée de la criminalité urbaine, des violences armées et de l’insécurité persistante dans plusieurs villes de la République démocratique du Congo.

Le défi pour les autorités sécuritaires ne sera donc pas seulement de réorganiser les carrières internes, mais aussi de convaincre que ces réformes administratives peuvent se traduire par une amélioration tangible du quotidien des citoyens.

Par Pascal Kabeya
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À la UneSociété

Affaire Frivao : absent à l’audience, Constant Mutamba au centre d’un échange tendu devant la Cour d’appel de Kinshasa/Gombe

by admin9775 19 mai 2026
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Le procès lié au dossier du Fonds spécial de réparation et d’indemnisation des victimes des activités illicites de l’Ouganda en République démocratique du Congo (Frivao) s’est poursuivi ce mardi 19 mai devant la Cour d’appel de Kinshasa/Gombe, en l’absence de l’ancien ministre de la Justice, Constant Mutamba, pourtant attendu comme renseignant dans cette affaire.

Selon les éléments présentés à l’audience, un document médical transmis par son médecin indique que l’ancien membre du gouvernement ne serait pas en état de comparaître pour des raisons de santé.

Une justification immédiatement remise en cause par le ministère public. À la barre, le procureur a contesté la validité du document produit, estimant qu’il ne remplissait pas les critères requis.

« Même un étudiant de première année de graduat sait qu’une attestation médicale doit être signée par trois médecins », a déclaré le représentant du ministère public au cours de l’audience.

Dans la suite des débats, le parquet a également procédé à la lecture d’une correspondance attribuée à Constant Mutamba, adressée à l’officier chargé de lui notifier sa citation à comparaître.

Le contenu lu devant la Cour fait état de propos jugés virulents à l’endroit du colonel mandaté pour cette mission.

Selon cette lecture, l’ancien ministre aurait notamment déclaré :

« Colonel, tu commences à me suivre jusqu’aux toilettes (…) J’ai combattu Corneille Nangaa, j’ai combattu Joseph Kabila. Je suis un ancien ministre de ce pays, je connais beaucoup de secrets (…) Ils m’ont déjà condamné, qu’ils fassent ce qu’ils veulent. »

Le ministère public a dénoncé ce qu’il considère comme une attitude inappropriée et a annoncé vouloir procéder à une analyse approfondie des éléments médicaux transmis avant d’envisager d’éventuelles réquisitions.

Constant Mutamba intervient dans ce dossier en qualité de renseignant dans une affaire portant sur des soupçons présumés de détournement de fonds publics liés au Frivao.

Les audiences devraient se poursuivre dans les prochains jours devant la Cour d’appel de Kinshasa/Gombe, alors que ce dossier continue de retenir l’attention de l’opinion publique congolaise.

Par Pascal Kabeya
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À la UneSociété

Moïse Mbiye dément les rumeurs et réaffirme son soutien à Félix Tshisekedi

by admin9775 16 mai 2026
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Le pasteur et artiste gospel congolais Moïse Mbiye est sorti de son silence vendredi soir à travers une vidéo publiée sur les réseaux sociaux afin de démentir plusieurs rumeurs circulant à son sujet et clarifier sa position dans le débat politique et religieux qui agite actuellement la République démocratique du Congo.

Dans cette intervention, le responsable de l’église Cité Béthel a rejeté les informations faisant état d’un prétendu blocage à l’aéroport ou d’une confiscation de son passeport.

« Il y a des rumeurs comme quoi on m’a bloqué à l’aéroport, on m’aurait ravi mon passeport. C’est faux. Je me porte bien. Le seul voyage que je prépare, c’est pour Accor Arena », a-t-il déclaré, affirmant se trouver à Kinshasa « en bonne santé ».

Un soutien assumé au pouvoir en place

Au cours de cette prise de parole, Moïse Mbiye a également affiché publiquement son soutien au président Félix Tshisekedi, à la Première dame Denise Nyakeru Tshisekedi ainsi qu’aux militants de l’UDPS.

« Je dis merci au président Félix Tshisekedi et à maman Denise. Surtout, je dis merci aux jeunes de l’UDPS, les Parlementaires Debout, pour tout ce que vous avez fait », a-t-il affirmé.

L’artiste a également pris ses distances avec l’opposition politique congolaise.

« Mes frères de l’opposition, désolé, je ne suis pas de votre camp et je ne serai jamais du camp de la rébellion parce que j’aime tellement ce pays », a-t-il lancé.

Il a rappelé avoir composé plusieurs chansons en soutien aux initiatives gouvernementales et contre les groupes rebelles actifs dans l’Est du pays.

Mise au point sur l’Église de Réveil du Congo

Le pasteur a aussi clarifié sa relation avec l’Église de Réveil du Congo, au cœur de plusieurs polémiques ces derniers jours.

« Moi, je ne suis pas membre de l’ERC », a-t-il insisté.

Moïse Mbiye a dénoncé certaines attaques verbales et accusations relayées dans des émissions impliquant des responsables religieux.

« Ils disent qu’ils ont des vidéos du mal que je fais et que ce sont eux qui les ont étouffées. Je suis vraiment surpris », a-t-il déclaré avant d’ajouter : « Vous n’avez pas besoin de me demander pardon, mais moi je vous demande pardon. »

Des tensions autour du débat constitutionnel

Cette sortie médiatique intervient dans un contexte de fortes divisions au sein du monde religieux congolais autour du débat sur une éventuelle réforme constitutionnelle.

Le 10 mai dernier, lors d’un culte à Kinshasa, Moïse Mbiye avait vivement critiqué certains rassemblements de pasteurs engagés politiquement, qualifiant ces regroupements de « camp des Lépreux ».

Ces propos faisaient notamment référence à un forum organisé par l’évêque Ejiba Yamapia, au cours duquel plusieurs responsables religieux avaient plaidé pour un changement de la Constitution du 18 février 2006 ainsi qu’une prolongation des mandats présidentiels.

Cette position continue de provoquer des réactions contrastées dans les milieux religieux et politiques congolais. Certaines figures influentes de l’ERC, notamment Sony Kafuta, ont exprimé leurs réserves sur cette initiative, tandis que l’Église catholique et plusieurs acteurs de l’opposition restent fermement opposés à toute modification constitutionnelle.

Dans ce climat tendu, Moïse Mbiye a appelé à éviter toute récupération politique de ses propos et a insisté sur le caractère spirituel de son église.

« Notre église est à Dieu, pas à la rébellion. Notre église n’est pas un parti politique », a-t-il conclu.

Moise Mbiye devrait à l’avenir rester constant, un vrai pasteur doit accepter les menaces,la torture, la croix et même le martyr au nom de la vérité qui fait partie des vertus évangéliques.

Par Pascal Kabeya
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À la UneSociété

Est de la RDC: l’organisation Human Rights Watch accuse le M23 d’exactions à Uvira

by admin9775 14 mai 2026
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Dans l’est de la RDC, alors que l’AFC/M23 – soutenu par le Rwanda – s’est retiré cette semaine de plusieurs localités de la plaine de la Ruzizi et des hauts plateaux dans le sud Kivu, l’organisation de défense des droits de l’homme Human Rights Watch (HRW) accuse le groupe armé et les forces rwandaises d’exactions lors de la prise et l’occupation d’Uvira en décembre 2025.

Le M23 et des éléments des forces rwandaises sont entrés dans Uvira (RDC) le 10 décembre 2025 après plusieurs jours de combats contre l’armée congolaise – et les milices wazalendo alliées – et ont occupé la ville pendant un mois. Selon HRW, leurs combattants y ont commis de graves violations du droit international humanitaire, dont beaucoup constituent des crimes de guerre.

Selon des témoignages recueillis par HRW, ces combattants tirent sur des civils qui tentent de fuir, notamment sur des hommes et des garçons accusés d’appartenir aux milices wazalendo. Un témoin relate comment son frère, sa femme et leurs deux enfants ont été abattus, dans le quartier de Kavim-vira, alors qu’ils tentaient d’atteindre le Burundi voisin. 

Exécutions sommaires et viols

Un autre raconte comment ces combattants ont tiré sur des pêcheurs dans le port du quartier de Kasenga depuis les toit de bâtiments. Le rapport de HRW, fait également état d’exécutions sommaires et de viols, alors que le M23 et les forces rwandaises allaient de maison en maison, notamment dans les quartiers de Kasenga et de Rugenge. 

Enfin, l’organisation rapporte des enlèvements et des disparition d’hommes et de garçons à proximité de la base militaire d’Uvira qui ont probablement été recrutés de force par le M23.

Les habitants d’Uvira ont décrit un mois d’horreur. C’était une zone de non-droit…

Philippe Bolopion, directeur exécutif de Human Rights Watch

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