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Tribunes

Tribunes

Hausse des soldes FARDC et PNC : Jérémie Bikungu salue l’initiative et exige des réformes militaires profondes

by admin9775 30 mars 2025

L’annonce de l’augmentation des soldes des éléments FARDC -Forces armées de la République démocratique du Congo- et PNC -Police nationale congolaise- suscite diverses réactions au sein de la classe politique.

Parmi les réactions figure celle de l’acteur politique Jérémie Bikungu, qui estime que cette mesure, bien que nécessaire, doit être accompagnée de réformes structurelles, pour renforcer l’efficacité des opérations militaires et améliorer la gestion des troupes sur le terrain.

Pour lui, l’augmentation des soldes des militaires et policiers est, d’abord, une avancée qui répond à une revendication de longue date. « Pour une fois, depuis le début de cette guerre, une promesse sur laquelle beaucoup de Congolais avaient des doutes a été tenue, et nous saluons cela« , a déclaré Jérémie Bikungu.

Cependant, il insiste sur le fait que cette amélioration salariale ne peut, à elle seule, résoudre les problèmes profonds qui minent l’efficacité des Forces Armées. Par conséquent, il plaide pour des réformes plus audacieuses, afin d’assurer une gestion rigoureuse des troupes et de garantir des résultats concrets sur le terrain.

En outre, Jérémie Bikungu appelle à un nettoyage au sein de l’appareil militaire, pour éliminer les éléments jugés déloyaux. « Il faut restructurer la chaîne de commandement et extirper tous les traîtres qui sont connus et bien identifiés, depuis l’État-major général jusqu’aux commandants des troupes. » Selon lui, certains officiers, plutôt que de défendre la nation, servent des intérêts personnels ou extérieurs, compromettant ainsi les efforts de l’Armée congolaise.

L’acteur politique insiste également sur la nécessité de remplacer certaines unités stationnées à l’Est depuis plusieurs années. « Les unités déployées depuis plus de cinq, voire dix ans, doivent être relevées. Beaucoup de leurs commandants sont devenus des affairistes, détournant les soldes des militaires et affaiblissant ainsi la capacité opérationnelle des troupes. »

Par ailleurs, Jérémie Bikungu exhorte aussi à un meilleur suivi des ressources allouées aux Forces de défense, notamment, en ce qui concerne la logistique et l’alimentation. « Il faut mettre en place des mécanismes solides, pour suivre toutes les unités sur le terrain et assurer leur prise en charge logistique et alimentaire« , a-t-il recommandé.

En définitive, l’acteur politique se montre également préoccupé par la récurrence des replis dits « stratégiques » des FARDC face aux avancées de l’ennemi. Il appelle à un contrôle strict de ces mouvements et à des sanctions sévères contre les officiers responsables.

« Il est crucial d’étudier les vraies causes de chaque repli dit stratégique; car, ce phénomène se répète depuis Bunagana. Il faut identifier les responsables et leur appliquer des sanctions sévères« , suggère-t-il.

Si l’augmentation des soldes des militaires et policiers est une avancée, Jérémie Bikungu insiste sur la nécessité d’aller plus loin, en menant une réforme globale de l’appareil militaire. Il encourage les experts en sécurité et défense à enrichir ses propositions, pour garantir une Armée plus efficace et mieux encadrée.

Par Prehoub Urprus 

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30 mars 2025
À la UneTribunes

Négociations avec le M23 : Léon Engulu III dénonce un « piège mortel » tendu à la RDC

by admin9775 16 mars 2025

L’annonce surprise faite le 11 mars 2025 par la présidence angolaise concernant la tenue de négociations directes entre le gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC) et le groupe rebelle M23 a suscité de vives réactions au sein de l’opinion congolaise. Léon Engulu III, ancien coordonnateur intérimaire du Mécanisme National de Suivi de l’Accord-cadre d’Addis-Abeba, a révélé les dessous de ce qu’il qualifie de « piège mortel » tendu à la RDC, malgré la bonne foi du président angolais João Lourenço.

Un contexte historique troublant

Léon Engulu III rappelle que le 20 novembre 2012, la ville de Goma était tombée aux mains du M23, suite à la défaite d’une armée congolaise infiltrée et affaiblie par des années de mauvaise gestion. À l’époque, le Conseil de sécurité des Nations unies avait adopté la résolution 2076, exigeant le retrait immédiat du M23 de Goma. Cette résolution, soutenue par une intervention diplomatique directe du président américain Barack Obama auprès de Paul Kagame, avait conduit au retrait des troupes rwandaises et au cantonnement du M23 pendant une décennie.

Cependant, la situation actuelle diffère radicalement. Malgré l’adoption de la résolution 2773 du 21 février 2025, qui exige le retrait des troupes rwandaises du territoire congolais, l’armée rwandaise et ses supplétifs du M23 maintiennent leur occupation de Goma, Bukavu et d’autres localités stratégiques.

Kagame sous pression internationale

Paul Kagame, le président rwandais, est actuellement sous le feu des critiques et des sanctions internationales. Les États-Unis, l’Union européenne, l’Allemagne, le Canada, la Belgique et d’autres pays ont suspendu leur aide financière et militaire au Rwanda, qui dépend à 40 % de l’aide internationale pour son budget. La perte des revenus provenant du pillage des ressources minières congolaises, notamment le coltan de la mine de Rubaya, représenterait un coup dur pour l’économie rwandaise et pourrait précipiter la chute du régime de Kagame.

Face à cette situation, Kagame a conçu, avec l’aide de ses alliés est-africains (Ouganda, Kenya, Tanzanie), un plan de la dernière chance. Ce plan consiste à convaincre le président angolais João Lourenço d’organiser des négociations directes entre le gouvernement congolais et le M23 à Luanda, sous prétexte de faciliter un processus de paix.

Le piège mortel de Luanda

Selon Léon Engulu III, ces négociations constituent un piège mortel pour la RDC. En acceptant de s’asseoir à la table des négociations avec le M23, le gouvernement congolais légitimerait de facto ce groupe rebelle en tant qu’acteur politique congolais, effaçant ainsi la responsabilité du Rwanda dans le conflit. Kagame pourrait alors se dédouaner de toutes les accusations portées contre lui, affirmant que le M23 est un mouvement purement congolais.

En outre, cette manœuvre permettrait à Kagame de se retirer du processus de Luanda, qui visait à régler les différends entre la RDC et le Rwanda, et de le remplacer par un dialogue direct entre Kinshasa et le M23. Cela affaiblirait considérablement la position diplomatique de la RDC et risquerait de prolonger l’occupation rwandaise et l’exploitation illégale des ressources congolaises.

Les conséquences désastreuses pour la RDC

Si la RDC tombe dans ce piège, les conséquences pourraient être catastrophiques. L’occupation de Goma, Bukavu et des zones minières par le Rwanda et ses supplétifs pourrait se prolonger indéfiniment, marquant ainsi la première étape d’une balkanisation de la RDC. Cette stratégie, soutenue par des acteurs internationaux comme l’ancien envoyé spécial des États-Unis pour la région des Grands Lacs, Peter Pham, vise à fragmenter la RDC pour mieux exploiter ses richesses.

Un appel à la vigilance

Léon Engulu III appelle les autorités congolaises à mener une diplomatie préventive et avisée pour éviter ce piège. Il souligne l’importance de ne pas légitimer le M23 et de maintenir la pression internationale sur le Rwanda. « Si la RDC commet l’erreur de négocier directement avec le M23, elle signera son propre arrêt de mort », avertit-il.

En conclusion, l’ancien coordonnateur du Mécanisme National de Suivi de l’Accord-cadre d’Addis-Abeba insiste sur la nécessité de protéger la souveraineté et l’intégrité territoriale de la RDC, tout en évitant les manœuvres diplomatiques qui pourraient compromettre l’avenir du pays.

Auteur : MN
Source : CONGO PUB Online

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16 mars 2025
À la UneTribunes

RDC en crise : pourquoi Joseph Kabila devait prendre la parole

by admin9775 5 mars 2025

Le silence d’un homme d’État n’est pas un renoncement. Il est des moments où l’histoire s’accélère, où la marche d’un pays vacille, où la voix de ceux qui ont gouverné doit se faire entendre, non par ambition, mais par responsabilité. Joseph Kabila a toujours su, lorsqu’il le fallait, garder le silence. Il l’a fait pendant six ans, refusant d’interférer dans la gestion de ses successeurs, observant avec la retenue qu’exige la continuité républicaine. Il l’a fait aussi pendant ses dix-huit ans à la tête du pays, préférant l’action aux déclarations, la patience à l’agitation. Mais l’histoire ne se contemple pas en spectateur. Il arrive un moment où parler devient une nécessité, non pour soi, mais pour le pays. Il fallait donc répondre, rappeler, rétablir. Non pas par désir de justification, mais parce qu’un silence éternel face à la déconstruction de l’État ne pouvait être un choix. 

Ne pas oublier d’où nous venons. 

Il est facile aujourd’hui d’oublier d’où nous venons. Qui se souvient encore qu’en 2001, lorsque Joseph Kabila prend la tête du pays, la République est morcelée en quatre zones sous contrôle de groupes armés et d’intérêts étrangers ? Qui se rappelle qu’il a fallu négocier avec les ennemis d’hier, reconstruire un État qui n’existait plus, rassembler une nation brisée ? Tout cela n’est pas une opinion, mais un fait. Et les faits sont têtus. Pendant son mandat, il a fait du dialogue un principe structurant. Non pas un dialogue de compromission, mais un dialogue nécessaire à l’unité nationale. Ce fut l’esprit des Concertations nationales, des accords politiques qui ont permis à tous, opposants comme gouvernants, d’avoir une place dans la gestion du pays. Il aurait pu diriger autrement, imposer une ligne intransigeante. Il a choisi la concertation plutôt que la confrontation.

La stabilité économique, un socle oublié

Il a également fait de la réforme économique une priorité. Sous son impulsion, la RDC a atteint le point d’achèvement de l’initiative PPTE, libérant le pays d’un fardeau financier écrasant. Il a stabilisé l’inflation, maintenu une économie à flot malgré les crises et résisté aux pressions extérieures qui voulaient dicter leur loi à la RDC. Ces acquis ont permis au pays d’amorcer une dynamique de croissance et de renforcer ses ressources internes. Aujourd’hui, que reste-t-il de cette stabilité durement acquise ? Le pays s’est-il renforcé ou a-t-il sombré dans l’improvisation ?

Deux M23, deux réalités différentes

On tente aujourd’hui d’effacer la ligne de démarcation entre deux M23. Pourtant, cette distinction est essentielle pour comprendre la situation actuelle. Le premier M23 : la rébellion vaincue par Joseph Kabila. Le premier M23, issu du CNDP de Laurent Nkunda et Bosco Ntaganda, est né en 2012 d’une mutinerie soutenue par le Rwanda. Face à cette menace, Joseph Kabila a adopté une stratégie claire : ni complaisance, ni compromission. Il a restructuré l’armée, mobilisé l’appui de la communauté internationale et, avec la brigade d’intervention de la MONUSCO, écrasé militairement le mouvement en 2013. Militairement, il a été vaincu. Diplomatiquement, il a été isolé. À l’époque, le Rwanda n’était pas en position d’imposer ses exigences. Kabila, avec fermeté, avait rétabli l’autorité de l’État sur tout le territoire congolais, rendant toute résurgence du M23 impossible. Le deuxième M23 : un retour orchestré à Kinshasa.

Mais alors, comment expliquer son retour ? Parce qu’en 2020, le M23 a été réhabilité à Kinshasa. Ce deuxième M23 n’est pas un simple prolongement du premier. Malgré la présence des anciens dirigeants de mouvement. Il est le produit direct des négociations menées par le pouvoir en place avec les restes du M23 défait en 2013. Pendant quatorze mois, entre octobre 2020 et décembre 2021, des éléments du M23 ont été accueillis à Kinshasa, logés, protégés et impliqués dans des discussions avec le gouvernement. Le vice-Premier ministre de l’époque, Gilbert Kankonde, avait même sollicité 1,3 million de dollars pour financer ces négociations. Que s’est-il passé ensuite ? Ces mêmes éléments, après avoir été légitimés, sont retournés au front en 2022. Et aujourd’hui, le pays paie les conséquences de cette gestion désastreuse. Le M23 d’aujourd’hui n’est pas celui que Joseph Kabila avait combattu, c’est celui que Kinshasa a ressuscité.

L’héritage d’un bâtisseur face aux fossoyeurs de la République

L’histoire jugera. Mais elle ne jugera pas ceux qui rappellent les faits, elle jugera ceux qui, ayant hérité d’un pays stable et structuré, ont laissé les fondations s’effriter. On peut discuter de tout, sauf des évidences. Joseph Kabila n’a jamais cherché à diviser, il a toujours gouverné dans l’idée que chaque Congolais, quelle que soit son appartenance, devait avoir une place dans la République. Il aurait pu choisir l’affrontement, il a préféré construire des ponts. Il aurait pu refuser l’alternance, il a respecté la Constitution. Il aurait pu renier ses principes, il est resté fidèle à sa ligne. Le temps viendra où l’histoire rétablira les faits. Il restera celui qui a pris un pays en ruine et l’a laissé debout. Celui qui, à 47 ans, avait sous sa responsabilité la maîtrise de toutes les forces de sécurité et de défense. Celui qui, au milieu du tumulte des grandes crises, a fait en sorte que la République ne s’effondre pas. Parler aujourd’hui est un devoir, pas une posture. Parler aujourd’hui n’est pas une stratégie, c’est un devoir. Et ce devoir impose de rappeler que l’État ne se construit pas sur des discours, mais sur la constance et la fermeté des actes. Si cette parole dérange, c’est peut-être parce qu’elle force à regarder la réalité en face. L’histoire retiendra les bâtisseurs et les fossoyeurs. Joseph Kabila a construit. À ceux qui dirigent aujourd’hui de prouver qu’ils en sont capables. 

Félix Kabange Numbi, ancien Ministre de la Santé et de l’Aménagement du territoire en RDC

LSI AFRICA via CONGO PUB Online

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5 mars 2025
À la UneTribunes

La crise en RDC : Analyse et perspectives pour une résolution durable (Olivier Kamitatu)

by admin9775 27 février 2025

La République Démocratique du Congo (RDC) traverse une crise multidimensionnelle marquée par des conflits armés récurrents, une gouvernance défaillante et une corruption systémique. Les récents propos de Kamitatu, figure politique et observateur averti de la scène congolaise, offrent une analyse critique de la situation actuelle. Ce document contextualise ses déclarations et propose une réflexion approfondie sur les enjeux politiques, économiques et sécuritaires en RDC, tout en esquissant des pistes pour une résolution durable de la crise.


1. Contexte général de la crise en RDC :

La RDC, pays riche en ressources naturelles, est paradoxalement l’un des plus pauvres au monde. Depuis des décennies, le pays est en proie à des conflits armés, principalement dans l’Est, où des groupes rebelles locaux et étrangers se disputent le contrôle des minerais. La présence de troupes étrangères, notamment rwandaises, et de milices comme le FDLR (Forces Démocratiques de Libération du Rwanda), complique davantage la situation. Ces conflits ont des répercussions humanitaires désastreuses, avec des millions de déplacés et des violations massives des droits de l’homme.

Kamitatu souligne que cette instabilité est exacerbée par une gouvernance prédatrice et une corruption endémique. Le gouvernement de Félix Tshisekedi, bien qu’élu démocratiquement, est accusé de détourner les ressources du pays au profit d’une élite restreinte, laissant la majorité de la population dans une pauvreté extrême.


2. Les propos de Kamitatu : Une analyse critique :

a) La présence des troupes étrangères et des groupes armés :
Kamitatu condamne fermement la présence des troupes rwandaises en RDC, qu’il qualifie d’illégitime et de contreproductive. Il dénonce également la collaboration des FARDC (Forces Armées de la RDC) avec le FDLR, un groupe accusé de génocide au Rwanda, ainsi que le recrutement de mercenaires par le gouvernement congolais. Pour lui, la guerre ne peut être une solution et ne fait qu’alimenter un cycle de violence et de souffrance.

b) La gestion des fonds internationaux :
Kamitatu critique vivement la gestion opaque des fonds alloués par le FMI et la Banque mondiale à la RDC. Il révèle que 4 milliards de dollars ont disparu entre 2020 et 2024, sans aucun impact visible sur le développement du pays. En comparaison, il salue la transparence et les résultats tangibles des fonds alloués au Rwanda, soulignant ainsi le contraste entre les deux pays en termes de gouvernance.

c) La corruption et le détournement des ressources :
Le détournement des ressources naturelles, notamment le cuivre, est un autre point clé de son analyse. Kamitatu accuse le régime congolais de détourner les profits de la vente des minerais, tout en menant un train de vie extravagant. Il cite notamment le budget annuel de 522 millions de dollars alloué aux besoins personnels du président, un chiffre scandaleux dans un pays où la majorité de la population vit avec moins de 2 dollars par jour.

d) L’appel à un dialogue inclusif :
Pour Kamitatu, la solution à la crise congolaise passe par un dialogue politique inclusif impliquant toutes les parties prenantes du pays. Il salue les initiatives de la CENCO (Conférence Épiscopale Nationale du Congo) et de la CJPSEC (Commission Justice et Paix de la Société Civile) en ce sens. Ce dialogue doit permettre de trouver des solutions endogènes aux problèmes du pays et de restaurer un État fort et légitime.


3. Contextualisation des propos de Kamitatu :

a) Une critique de la gouvernance de Félix Tshisekedi :
Les propos de Kamitatu s’inscrivent dans un contexte où le gouvernement de Félix Tshisekedi est de plus en plus critiqué pour son incapacité à résoudre les problèmes structurels du pays. Malgré des promesses de réformes, la corruption et la mauvaise gestion persistent, alimentant le mécontentement populaire.

b) Les enjeux régionaux :
La présence des troupes rwandaises et des groupes armés comme le FDLR reflète les tensions historiques entre la RDC et ses voisins, notamment le Rwanda. Ces tensions sont exacerbées par la compétition pour le contrôle des ressources naturelles et les rivalités politiques régionales.

c) Le rôle de la communauté internationale :
Kamitatu appelle à une plus grande responsabilité de la communauté internationale, notamment des institutions financières comme le FMI et la Banque mondiale. Il critique leur manque de vigilance dans la gestion des fonds alloués à la RDC et appelle à un soutien plus ciblé en faveur de la transparence et du développement.


4. Perspectives pour une résolution durable :

a) Renforcer la gouvernance et lutter contre la corruption :
La lutte contre la corruption doit être une priorité absolue. Cela passe par des réformes institutionnelles, une meilleure transparence dans la gestion des ressources et une responsabilisation des dirigeants.

b) Promouvoir un dialogue inclusif :
Le dialogue politique inclusif, soutenu par des acteurs locaux et internationaux, est essentiel pour rétablir la confiance entre les différentes parties prenantes et trouver des solutions durables aux problèmes du pays.

c) Démilitariser la région et renforcer la sécurité :
Le retrait des troupes étrangères et le désarmement des groupes armés sont des étapes clés pour rétablir la paix dans l’Est du pays. Cela doit s’accompagner d’un renforcement des capacités des FARDC et d’une réforme du secteur de la sécurité.

d) Impliquer la communauté internationale :
La communauté internationale doit jouer un rôle actif en soutenant les initiatives de paix et de développement en RDC. Cela inclut un contrôle plus strict de l’utilisation des fonds internationaux et un soutien aux réformes structurelles.


Conclusion :

Les propos de Kamitatu offrent une analyse lucide et critique des défis auxquels la RDC est confrontée. Ils mettent en lumière la nécessité d’une gouvernance transparente, d’un dialogue inclusif et d’une implication responsable de la communauté internationale. La résolution de la crise congolaise exige une approche holistique et coordonnée, impliquant tous les acteurs nationaux et internationaux. Seule une telle approche pourra permettre à la RDC de sortir du cycle de violence et de pauvreté et de se construire un avenir meilleur.

MN

CONGO PUB Online

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27 février 2025
Tribunes

XIXè Sommet de la Francophonie : «l’urgence de requalifier la stratégique diplomatique de la RDC s’impose» (Tribune de Jespere Labunda)

by admin9775 6 octobre 2024

De visu, tous les ingrédients sont réunis pour faire la sauce requalification de la posture diplomatique du pays de Lumumba. Oui, quand le Président Félix Tshisekedi assiste à la partie spectaculaire de ce Sommet et refuse de prendre part au huis clos (la partie la plus substantielle), c’est tout simplement parce qu’il ne voulait pas faire humilier sa Nation. Deux mots, l’isolement au sein de la Francophonie et l’humiliation du peuple congolais. 

Acte 1. _Le Président Félix Tshisekedi reçu en premier et Kagame après le Sommet_ 

Malgré le désintéressement de l’opinion congolaise à cette entrevue, où l’hypocrisie est le maître mot, une frange insignifiante attendait néanmoins que le Président français, Emmanuel Macron, exige des troupes rwandaises, le retrait du territoire congolais. Dommage. Pris en étau, d’un côté, par l’actuelle Secrétaire générale de cette organisation internationale, la rwandaise Louise Mushikiwabo, et, de l’autre, par son ami pilleur des ressources minières de la RDC, Paul Kagame, le premier citoyen français ne s’est pas gêné pour le sabotage. 

Par crainte de froisser le tête-à-tête avec Félix Tshisekedi, Emmanuel Macron, sachant que son discours de clôture serait méprisant pour la RDC, a préféré lui accorder en premier une entrevue cosmétique. 

Acte 2. _L’entretien du double standard fustigé_ 

Le double standard que fustige Emmanuel Macron dans son discours est bel et bien entretenu dans ses actes de langage. Quand il souhaite la paix dans la région des Grands Lacs, sans pointer du doigt le déstabilisateur Paul Kagame, qui, d’ailleurs, a banni le français au profit de l’anglais comme langue officielle dans son pays, le Rwanda, cela frise un paradoxe éhonté! 

Acte 3. _Emmanuel Macron l’allié de Louise Mushikiwabo_ 

Ce qui intéresse, ce sont les éléments de langage employés par Emmanuel Macron. 

Tenez: Si l’ancienne ministre des Affaires étrangères du Rwanda avait pointé du doigt la RDC dans la militarisation des FDLR, dans une interview accordée lors du Sommet de l’OIF, en Tunisie, Macron n’a fait que reproduire cette position pourtant utilisée comme prétexte par le Rwanda, pour déstabiliser l’est de la RDC

Acte 4: _Dédramatisation des atrocités que subissent les Congolais_ 

Emmanuel Macron évoque l’actualité dramatique du Proche-Orient, avec une mention de solidarité au Liban, à l’Ukraine, à la Somalie, à Haïti, etc. Pour la RDC, il invite et l’agresseur et l’agressé à oeuvrer pour une solution régionale. Il y a de quoi s’interroger sur ses intentions; car, il est déçu de voir Tshisekedi ne pas exécuter son plan machiavélique centré sur l’émiettement de l’Est de la RDC au profit du Rwanda et de l’Ouganda. 

Acte 5: _Un dispositif protocolaire profitable à la visibilité du Rwanda_ 

Qu’est-ce qui justifie cet emplacement lors de la prise de photo de famille, où la Secrétaire générale de l’OIF est placée entre le couple Macron et Paul Kagame juste à la droite de Brigitte ? 

Nul n’ignore que le claironnement de la RDC comme premier pays francophone pour son nombre d’habitants n’est que dérivatif des injustices qu’elle subit. 

Pour la énième fois, le peuple congolais vient de prendre note du déni de sa misère orchestrée par les puissances non occultes. 

Excellence Mr. le Président de la République, prenez la mesure de cette humiliation, dont la coupe ne saurait plus être bue jusqu’à la lie par vos compatriotes et tirer les conclusions qui s’imposent. Le respect ne se négocie, il s’impose. C’est clair, la voix de la RDC n’est pas entendue; car, nous rentrons mains bredouilles de ce Sommet, et la RDC n’a pas une position confortable diplomatiquement. Car, là, on vient de nous fumer sur le visage. Si notre voix portait, il y’aurait effet d’adhésion, ce qui est le contraire. 

Jespère Labunda, scientifique et Patriote averti.

Opinion info via CONGO PUB Online

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6 octobre 2024
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Organisation des veillées mortuaires avec dépouilles mortelles sur place : nul n’est au dessus de la loi…

by Ruben Yale 23 juin 2024

Prise dans l’objectif de protéger la population lors de la propagation vertigineuse de la pandémie de COVID-19, responsable des milliers de morts à travers le monde, la mesure interdisant l’organisation des veillées mortuaires avec la dépouille mortelle sur place a été saluée par les kinois dans leur ensemble.

Cette mesure protégeait non seulement contre la transmission du Corona Virus, agent pathogène responsable de la maladie, mais aussi et surtout contre d’autres pathologies contagieuses ignorées mais attrapées lors des veillées mortuaires en se rapprochant d’une dépouille mortelle dont la cause a été une maladie contagieuse. Mesure salvatrice qu’une certaine catégorie des personnes s’octroient la liberté de fouler aux pieds profitant du changement intervenu au sommet de la ville notamment, le départ de l’ancien gouverneur provoquant un vide passager avant la cérémonie de remise et reprise.

Les kinois ont été surpris de constater l’organisation libre des veillées mortuaires en mémoire des regrettés Blanche Tunasi et le pasteur Baruti Kasongo. Il y a lieu de s’interroger sur la base juridique ayant motivé cet acte. Doit-on considérer désormais que l’interdiction ne concernait qu’une catégorie des citoyens alors que tous sont égaux devant la loi? Dans le cas de la levée de la mesure, pourquoi ne pas communiquer?

Sous d’autres cieux, nul n’est censé aller au-delà des limites établies. Faut-il également considérer que ce qui se passe actuellement n’est ni moins ni plus que du favoritisme ? C’est là la question.

Zamenga Odimbale

Actu 7 via CONGO PUB Online

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23 juin 2024
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Gouvernement Suminwa : le profil des membres ne va pas répondre aux attentes de la population (Herve Diakiese)

by Sam's Londele 29 mai 2024

Suite à la publication, ce mercredi 29 mai, de la liste des membres du premier gouvernement Suminwa, le porte-parole d’Ensemble pour la République, Herve Diakiese, exprime des doutes quant à la capacité des nouveaux ministres à répondre aux attentes de la population.

Herve Diakiese évoque plusieurs problèmes urgents auxquels la population attend des solutions, notamment l’emploi, l’accès à l’eau et à l’électricité, l’état des routes, et l’insécurité. « La guerre dans la partie Est de notre pays et les kulunas dans les centres urbains » sont des problèmes particulièrement préoccupants, commente-t-il.

Selon ce proche collaborateur de l’opposant Moise Katumbi, le peuple est abandonné à son sort et le profil des membres du gouvernement de la Première ministre Judith Suminwa ne va pas apporter de changements significatifs. Il exprime également des doutes sur la capacité de cette nouvelle équipe à relever les défis liés à la restauration de l’État de droit et au respect des droits de l’opposition à manifester et à organiser librement ses activités.

Hervé Diakese critique le gouvernement Suminwa, le qualifiant de « simple remaniement de l’ancien gouvernement de Sama Lukonde ». Selon lui, la Première ministre n’a pas réussi à former un gouvernement de technocrates ni à réduire le nombre de ministres, comme elle l’avait initialement souhaité.

RADIO OKAPI via CONGO PUB Online

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29 mai 2024
À la UneTribunes

Lualaba Power SA va produire 200 MW à Nzilo II (Tribune)

by Sam's Londele 7 février 2024

Tribune-En janvier 2021, le ministère des Ressources Hydrauliques et de l’Électricité avait publié un appel d’offres, recherchant des investisseurs privés pour la conception, le développement, le financement, la construction, l’exploitation et la maintenance de la centrale hydroélectrique de Nzilo II.

En mars 2021, Lualaba Power SA (LP) avait régulièrement soumis son offre parmi d’autres soumissionnaires.

En juin 2022, LP a reçu à la fois la notification finale d’attribution et l’approbation du Premier Ministre pour ce marché et la concession. Par la suite, LP a entamé des études de faisabilité, des investigations géophysiques et topographiques avec le concours de bureaux et cabinets de renom.

L’étude d’impact environnemental et social (EIES) visant à évaluer la durabilité et l’équité sociale du projet a débuté début 2023 et a permis l’information et la consultation de communautés et toutes les autres parties prenantes.

En juin 2023, toutes les études étaient terminées, confirmant la viabilité du projet.

Octobre 2023 a été marqué par plusieurs réalisations clés : Lualaba Power SA a obtenu sa licence de producteur indépendant d’électricité (LPIE), l’étude de faisabilité a été formellement approuvée dans le cadre de la concession par les autorités et les mesures d’atténuation environnementales et sociales ont été mises en œuvre.

Lualaba Power SA est un partenariat comprenant Mining Engineering Services (MES) et la Société Nationale d’Electricité (SNEL), garantissant ainsi la fourniture complète de l’énergie vendue aux acheteurs via le réseau SNEL sous forme d’énergie continue et garantie, 24 heures sur 24,7 jours sur 7,365 jours donc durant toute l’année.

Le consortium LP comprend des entrepreneurs et des fournisseurs d’équipements de classe mondiale.

Le projet, d’une capacité de 200 MW, est conçu pour permettre la production solaire en utilisant le barrage comme une batterie géante de stockage hydroélectrique (le « Projet Solaire ») ; permettant la combinaison ou le mix de l’énergie solaire pendant la journée et de l’énergie hydraulique pendant la nuit, stabilisant ainsi le réseau.

Dans sa récente présentation au Mining Indaba 2024 le 7 février 2024 dans la ville de Cape-Town en Afrique du Sud, le Président du Conseil d’Administration (PCA) de Lualaba Power SA, Rahim Dhrolia a déclaré : Nzilo II, le sujet brûlant parmi les mineurs et les banquiers, sera le premier du genre en RDC qui aura une capacité installée de 200 MW. En outre, il a mentionné que toutes les approbations administratives nécessaires avaient été obtenues de l’État afin de permettre à Lualaba Power de commencer les travaux.

Par Franck Fwamba pour FKF Sofrpress

ZOOM ECO via CONGO PUB Online

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7 février 2024
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Kisangani / Condamnation de Pandatimu : la lutte du Professeur Ngute va-t-elle payer ? (Dossier)

by admin9775 14 octobre 2023

Au cœur d’une longue saga judiciaire, l’affaire Pandatimu suscite encore et toujours un déferlement d’opinions dans tous les sens. Dos au mur, sans langue, le juge sévèrement jugé et condamné a des bras séculiers forts sur lequel il peut se tenir encore debout. L’éminent Professeur Ngute Novate est l’héros dans l’ombre. Dossier.

La lettre à Puela

C’est un Professeur qui prend la défense d’un autre Professeur, cloué au pilori. Le P. O Ngute Novato, après s’être adressé au Professeur Pandatimu, celui-ci condamné à 12 ans de prison, a, cette fois, expédié une longue lettre au Ministre des Droits Humains en RDC, Fabrice Puela. Décidément, le Professeur Ordinaire s’engage à disculper son collègue. Un combat dans lequel il est impliqué, même pendant le procès.

Si ça dépendait de Ngute Novato, Pandatimu serait libre en ce moment. « Personne n’a vu notre collègue agresser la mère de ses enfants, » ce qu’il écrit à Fabrice Puela, dans une lettre signée le 10 octobre. Le ministre des droits humains avait demandé, dans un communiqué, des sanctions exemplaires, penales et administratives contre Pandatimu et sa suite.

Ngute considère que dans ce communiqué, Puela « a jeté en pâture et à brandi un innocent comme un trophée au sens antique de la dépouille d’un ennemi vaincu. » Il met également dos au mur Fryde Kelekele, l’ex femme de son collègue professeur. Dans sa lettre, des griefs pénalement punissables sont cités.

« Savez-vous que l’ex-épouse de notre collègue, défenseur judiciaire de son état, a été verbalisée suite à l’incendie volontaire puis mise au cachot et libéré par le magistrat Ikobia sur ordre du procureur général ? […] Connaissez-vous le degré de résistance de cette dame qui a menacé les agents de l’ordre avec une bêche à la main ?» demande-t-il au ministre.

L’innocence clamée

Le Professeur Pandatimu est innocent, victime de l’injustice, aux yeux du Professeur Ngute. « Saviez-vous aussi que ces policiers ont déclaré en plein procès de n’avoir jamais reçu aucun ordre du Professeur Jean-Claude Pandatimu ? », Ngute révèle un fait risible dans sa lettre.

« Ce pauvre justiciable…est connu du quartier et de ses proches qu’il se faisait tabasser par son épouse devant ses enfants, sans jamais, lever sa main en retour sur la mère de ses enfants.» et plus loin, il déclare : « Sa sagesse a été de ne jamais se faire justice et de laisser tout entre les mains de la justice. »

Ngute qui défend son « frère bienaimé et sage » demande au ministre Fabrice Puela d’apaiser l’opinion et laver son collègue de l’opprobre. «…le concept homme qu’on trouve dans l’expression « droits de l’homme » designe à la fois « l’homme et la femme. »» dit-il au Ministre.

Un procès politique

Par ailleurs, le PO, l’unique professeur qui défend publiquement Pandatimu dans ce dossier, dénonce un procès politique. L’ex-femme du professeur Pandatimu, à en croire la lettre du PO, est membre du MLC. « Le juge de l’affaire est candidat député dans le compte du MLC, » affirme-t-il. « Et pour boucler la boucle, la suspension inutilement précipitée par le recteur de l’Université de Kisangani, un ancien fédéral du MLC, alors que l’appel ( qui est suspensif ) est acté.»

On le rappelle, Ève Bazaiba, actuel Ministre de l’Environnement et haut cadre du MLC, avait pris part au procès. Plusieurs langues ont dénoncé une cabale judiciaire politiquement ourdie dans l’affaire. La dame a vaincu et a été compensée par l’exécutif provincial devenant vraisemblablement l’ambassadrice des femmes de la Tshopo.

Le professeur JC Pandatimu a été condamné à 12 ans de prison pour incitation des militaires et arrestation arbitraire. Trois policiers ont également été condamné entre 8 et 12 ans de prison. La lutte du Professeur Ngute Novate va-t-elle réellement payee ?

Wait and see !

KIS 24 via CONGO PUB Online

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14 octobre 2023
Tribunes

Comme un diable dans un bénitier, Corneille Nanga se bat contre ses propres démons(Tribune)

by Guyguy Lelo 30 septembre 2023

L’arbre qui tombe fait plus de bruits que la forêt qui elle, pousse en silence. C’est par cette sagesse africaine que nous nous permettons d’analyser les élucubrations de Monsieur Corneille Nangaa de ces derniers temps.

L’homme aux apparences timides est devenu subitement comme par enchantement, très loquace après son mandat à la CENI et sa reconversion en homme politique, en chef de parti sans encrage ni vision cohérente ou en éphémère candidat président de la république déclaré mais non encore concrétisé.

Avec toutes ses nouvelles casquettes, parler à chaque bout de rue n’étonnerait personne, il a besoin d’exister et de se faire une certaine notoriété politique qui lui fait défaut. Cependant, l’homme dans toutes ses sorties a une cible et sa cible principale c’est le Président de la République Felix Antoine Tshisekedi Tshilombo que le peuple appelle affectueusement « Fatshi Béton ».

Nous allons tenter de réfléchir sur ces trois dernières publications à savoir : « Honneur à Chérubin Okende », « Lettre ouverte aux membres du conseil de sécurité pour un sauvetage immédiat du processus démocratique et sécuritaire en République Démocratique du Congo » et « Eclairage historique autour des dernières mêlées médiatiques en rapport avec l’élection présidentielle du 30 décembre 2018 ».

I. Honneur à Chérubin Okende

Dans « Honneur à Chérubin Okende » il y a lieu de constater un bon titre ou on pouvait s’attendre à ce que les haut faits de cet homme de valeur, ce digne combattant de la liberté seraient mis en exergue. Le constat est plutôt amer, Corneille Nangaa parle de son indignation sur l’assassinat du député national en trois petits paragraphes. Dans les treize autres, il y étale sa rage contre un homme, le Président de la République, le présentant comme agent de la balkanisation, homme par qui la trahison est passée, tribaliste, dictateur qui s’enrichit de manière illicites… et parlant des élections qui seraient déjà truquées.

Là où toute personne consciente est choquée, c’est quand il fait même la propagande, le marketing, la publicité de son parti nouvellement créé sans base ni idéologie. D’aucuns découvrent là le côté obscur de l’homme qui s’avère être sans limite, sans vertu, sans pudeur ni retenu, sans cœur et prêt à tout pour ses intérêts personnels.

Chérubin Okende mérite d’être célébré, sa mémoire doit être respectée pour ce qu’il a été et par honneur pour sa famille. Ses hauts faits doivent être enseignés pour que les générations futures s’en servent.

De ce fait, le bon sens interpelle Corneille Nangaa qu’il est des moments où les calculs politiques doivent laisser la place à l’humanisme. Rien ne sert d’écrire un beau titre mais au contenu nauséabond et insultant pour la famille, la mémoire de l’illustre et de la nation qu’il a servi.

Pour sa mémoire, nous n’allons pas répondre à ces contre-vérités, à ces ignominies. Cependant nous encourageons la commission d’enquête internationale composée des Belges, Français, Sud-Africains, les experts de la Monusco et des Congolais mise en place à la demande du Président de la République Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo de faire diligence et de publier ses conclusions pour que l’âme de Chérubin Okende repose en paix et que ses assassins soient punis de la manière la plus sévère possible conformément à la loi.

II. Lettre ouverte aux membres du Conseil de sécurité pour un sauvetage immédiat du processus démocratique et sécuritaire en République Démocratique du Congo

Le premier constat que nous faisons dans la lettre de Sieur Corneille Nangaa est qu’il confirme que la RDC est agressée sans citer l’Agresseur, le Rwanda, ni ses supplétifs du M23. Pour lui, l’agression serait provoquée par le Président de la république (point « e » de sa lettre). Avec cette affirmation avons-nous encore des doutes que les ennemis de notre pays sont aussi à rechercher parmi les congolais ? Pouvons-nous arriver à la conclusion selon laquelle Monsieur Corneille Nangaa serait aussi parmi ces congolais à qui le Président de l’Assemblée Nationale demande chaque fois de quitter les groupes armées ? Serait-il parmi les complices congolais du Rwanda ? Seul l’avenir nous éclairera.

Dans cette lettre, plusieurs points ont été abordés notamment :

√Coup d’Etat institutionnel et violation des libertés des citoyens : avec une confusion totale et une légèreté notoire, Monsieur Corneille Nangaa parle sans maitrise de la désignation en 2019 au niveau de la cour constitutionnelle alors que la majorité des doctrinaires et spécialistes en droit constitutionnel indépendants avaient, à l’époque, appuyés la démarche du Chef de l’Etat. De spécialiste en matière électorale, l’homme se transforme comme par magie, en spécialiste en droit constitutionnel qui sait tout interpréter.

Sans éléments probant, il accuse le Chef de l’Etat de tribalisme, d’instrumentalisation de la justice et des services de l’Etat alors que le peuple dans sa majorité et diversité, reconnait les efforts louables du Président Felix-Antoine Tshisekedi Tshilombo dans les reformes qu’il a entamé en si peu de temps touchant tant les services que la justice. Aujourd’hui, ce n’est plus un secret, tout le monde peut être interpellé et les exemples sont légion. Corneille Nangaa aurait peut-être aimé continuer à vivre dans un environnement où la catégorie à laquelle il appartenait était celle des intouchables. Le seul péché de Tshisekedi, c’est de mener des reformes où tout le monde est égal devant la loi.

Quant au tribalisme lui reproché abusivement, je recommande à tout le monde de voir la composition de la Cour Constitutionnelle et de se faire une idée mais aussi de revoir la composition du cabinet de notre donneur de leçons lorsqu’il était à la CENI. Comme pour dire l’effet miroir est réel et Monsieur Corneille Nangaa en est la preuve.

Dérive dictatoriale aigüe : tel un metteur en scène expérimenté, qualité que nous ne pouvions deviner mais que nous lui découvrons, Monsieur Corneille Nangaa se fait un film imaginant les effigies du Président de la République partout et toutes les affaires judicaires en cours ou closes comme étant de l’acharnement politique et de la dictature. Pour lui, un politique ne peut pas faire objet d’une enquête judicaire ni être poursuivi en justice. Encore qu’ici, avec intention malveillante, sa mémoire n’a sélectionné que des cas des opposants sans citer ceux du pouvoir qui sont tombés dans l’émail de la justice. Ces avancées significatives en termes de liberté que la majorité du peuple note, lui ne les voit pas. La pré-campagne à laquelle se livrent les opposants sans être inquiétés actuellement en est une preuve. Les congolais doivent être fiers de leur Président de la République qui n’a jamais été intéressé par sa propre personne mais plutôt par son pays.

√Le massacre de Goma, les FDLR et la poudrière des armées étrangère à l’Est : nulle part Monsieur Corneille Nangaa n’accuse le Rwanda et ses supplétifs du M23. Bien au contraire, il se fait ambassadeur de ce pays agresseur épousant les thèses de son président dictateur pour accuser son pays pourtant agressé. Cette agression reconnue même par les instances internationales n’est pas reconnue par notre compatriote. Nulle part, Corneille Nangaa ne comprend le ras-le-bol de la population congolaise à l’égart de la Monusco dont les plus hautes autorités au pays et à l’ONU ont reconnu l’incapacité de cette mission à imposer la paix.

En lisant sans faire allusion à l’auteur, nous croirions entendre Paul Kagame débitant sa rhétorique mensongère et légendaire que la diplomatie Tshisekedi détricote sans remord pour la défense de la patrie. Alors que c’est un des nôtres qui prétend avoir des ambitions de diriger ce pays. Faut-il en rire ou en pleurer ?

Concernant le massacre de Goma, Corneille Nangaa n’a pas vu les condamnations des autorités du pays, il en fait abstraction. Il n’a pas non plus vu les sanctions prises. Il ne voit pas non plus le procès encours dont l’objectif est d’éclairer la lanterne sur les faits mais aussi condamner les coupables.

Processus électoral vicié, tribalisé et corrompu : en lisant ses critiques, nous avons l’impression que Monsieur Nangaa aurait aimé voir son successeur à la CENI échouer alors que les faits démontrent le contraire. Ayant laissé ce grand bâtiment sans toilettes dignes ni meubles et pour les visiteurs et les agents, l’actuel bureau de la CENI avec des moyens maigres, a relevé ce défi pour mettre tout le personnel à l’aise. Quant à l’organisation des élections avec les moyens de loin maigres et en un temps record, le successeur de Nangaa fait des exploits. Rien que pour le temps, là où Naanga faisait une année d’enrôlement, l’actuel fait trois mois et avec des miettes comme moyens. Pour d’aucuns cette mise à nue énerve. Elle démontre à suffisance qu’il y aurait eu tripatouillage dans les finances des précédents processus. C’est peut-être l’une des preuves des faits de corruption qui ont été reprochés à Corneille Nangaa. Il est d’ailleurs inutile de revenir sur les accusations de tribalisme. Effet miroir.

De la mission des Nations-Unies pour la stabilisation du Congo (Monusco) : Monsieur Corneille Nangaa pour des raisons que nous pouvons deviner, veut le maintien de cette force qui se déclare elle-même incapable de réaliser sa mission et dont le peuple dans son ensemble veut le départ. Et pour lui « les rebelles dits du M23 simulent l’agression rwandaise ». Faut-il en rire ou en pleurer ? Comment un donneur de leçons de démocratie peut-il se permettre d’ignorer le désir de sa population pour imposer sa volonté ?Eclairage historique autour des dernières mêlées médiatiques en rapport avec l’élection présidentielle du 30 décembre 2018.

En lisant le titre, on s’attendrait à une bombe, une réelle. Mais comme dans ses précédentes publications Monsieur Corneille Nangaa reste fidèle à sa religion : un titre pompeux au contenu creux. Rien de nouveau, rien que nous n’ayons entendu. C’est du “déjà entendu“, du « déjà mâché » ou du « déjà ruminé ». Le Président de la République, lui-même en parle sans faux-fuyant. Oui, il y a eu un accord et c’est celui qui a même conduit à la constitution du Gouvernement de coalition avec le FCC. Et même lors de la nomination des membres du Gouvernement Ilunkamba, il en était fait mention dans l’ordonnance. Ce n’est donc pas un secret qu’il n’y a jamais eu un autre accord que celui-là fut-il sur les résultats de l’élection présidentielle qui a été pourtant remportée haut-les-mains par Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo. La seule nouveauté à vérifier, c’est que Monsieur Corneille Nangaa nous informe qu’il en était co-rédacteur sans nous dire en quelle qualité et avec quel mandat.

En lisant ce document qui transpire de bout en bout l’acharnement contre le Président de la République et l’intention manifeste de désorienter l’opinion publique pour pousser le peuple à retirer sa confiance en ce processus électoral qui avance bien et contre les attentes des agitateurs, des politiciens égoïstes et les ennemis de la paix et du développement de notre pays. Ils sont visiblement engagés dans une campagne de discrédit du processus électoral en cours. Fort heureusement, le peuple est mur et il a déjà compris les manœuvres de ses semblables et les siens. Le peuple veut les élections et a confiance aux institutions de la République.

Conclusion

En passant en revue les sorties de Monsieur Corneille Nangaa, deux réalités transparaissent : Son inimitié pour ne pas dire haine envers la personne du Président de la République et son manque de patriotisme. Et la question légitime qu’on peut logiquement se poser est celle de savoir le pourquoi.

En y réfléchissant deux pistes nous intéressent :

  1. Les Carrés Miniers de Monsieur Corneille Nangaa dans le Haut Uélé : cette première piste nous la trouvons dans les déclarations du numéro un de l’UDPS, en la personne du Secrétaire Général de l’UDPS Monsieur Augustin Kabuya sur Top Congo. Ce dernier affirme avoir rencontré plus d’une fois Monsieur Nangaa qui voulait qu’il use de son influence pour que ses carrés miniers lui soient restitués. Voila un homme, candidat Président de la République qui veut la journée une justice impartiale sans influence politique mais qui dans le noir, tient mordicus à négocier avec un proche du Président de la République pour que ce dernier puisse peser de son poids sur un dossier que seule la justice peut régler. Il voulait en soi que les habitudes du passé demeurent, que le pouvoir de Tshisekedi puisse perpétuer des antivaleurs et que la République des intouchables persiste. L’effet miroir se constate.
  2. Ses démêlées avec la justice internationale notamment le trésor américain : Monsieur Corneille Nangaa est sanctionné par le Département du Trésor des États-Unis d’Amérique pour corruption en particulier dans l’achat des machines de vote dont les factures auraient été gonflées ou surévaluées jusqu’à 100 millions de dollars. Il aurait ordonné aux employés de la CENI de fabriquer des reçus de dépenses pour couvrir les écarts de dépenses résultant de l’utilisation des fonds de la CENI à des fins personnelles (source https://home.treasury.gov/). En lisant ce dossier avec des graves accusations qui n’honore ni la personne ni le pays et nous référant à son attitude sur le dossier carré minier, il y a lieu de se poser la question de savoir si Monsieur Corneille Nangaa n’aurait pas sollicité l’intervention des autorités du pays sur ce dossier. Connaissant la philosophie des autorités qui ne s’immiscent pas dans des dossiers de justice, une fin de non recevoir ne lui aurait-il pas été réservée ? Le temps nous en dira plus.

De ce qui précède et si cela se confirmait, nous serons en droit de penser que Monsieur Corneille Nangaa est en train de se battre avec ses propres démons comme un diable dans un bénitier. Nous assistons là à un chant du cygne.

Sinon, pour le peuple Congolais dans sa majorité, depuis l’indépendance, nous vivons la résignation. D’année en années les politiques à l’approche des élections nous présentent des chapelets de bonnes intentions par rapport à la lutte contre le chômage, l’exclusion, les injustices, les échecs, la précarité, la pollution, la dégradation de l’enseignement, les phénomènes sociaux telque la corruption, l’inversion des valeurs, etc. sans jamais y toucher dès qu’investi à quelque niveau que ce soit du pouvoir.

A la différence de ces politiques tant décriés, un homme est sorti du lot, le gagnant de l’élection de 2018, Son Excellence Monsieur Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo qui tenant le taureau par les cornes, s’attaque méthodiquement aux fléaux qui gangrènent notre société. Les résultats sur tous les plans de la vie nationale et internationale sont palpables. C’est la raison de l’adhésion populaire à son action mais c’est aussi ce qui fait de lui la première cible des ennemis de notre pays.

KANGULU LOBO Daddy

Combattant de l’Udps/Tshisekedi

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