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À la Une

À la UneSport

CAN 2027 : N’Sengi Biembe prend les commandes du Soudan du Sud avec un objectif clair

by admin9775 11 août 2026
written by admin9775

L’ancien sélectionneur de la République démocratique du Congo, N’Sengi Biembe, entame une nouvelle aventure sur le continent africain. Le technicien congolais-belge de 63 ans a été nommé dimanche à la tête de la sélection du Soudan du Sud, avec pour principale mission de qualifier les Bright Stars pour la Coupe d’Afrique des nations 2027.

La Fédération sud-soudanaise de football (SSFF) lui a accordé un contrat courant jusqu’au 30 juin 2027, pour une valeur annoncée de 150 000 dollars.

Un projet qui dépasse l’équipe nationale A

Selon le secrétaire général de la SSFF, Bak Athian Bak Madut, le choix de N’Sengi Biembe repose notamment sur son expérience du football africain et son travail dans la formation des jeunes.

Le nouveau sélectionneur aura d’ailleurs des responsabilités plus larges que la seule gestion de l’équipe A. Il devra également conseiller les sélections masculines U20 et U23, contribuer à la formation des entraîneurs locaux et participer à la mise en place d’une véritable identité de jeu nationale.

La fédération affirme que le technicien suivait déjà le championnat sud-soudanais ainsi que plusieurs joueurs évoluant à l’étranger, un élément qui devrait faciliter son adaptation.

Après sa nomination, N’Sengi Biembe a affiché ses ambitions, se disant prêt à construire une identité forte autour des Bright Stars et à exploiter le potentiel d’une génération qu’il juge talentueuse.

Un retour sur le devant de la scène africaine

Cette nomination marque le retour de N’Sengi Biembe sur le banc d’une sélection nationale après son passage à la tête des Léopards de la RDC entre août 2019 et mai 2021.

Successeur de Florent Ibenge, il avait dirigé la sélection congolaise à 15 reprises, pour un bilan de quatre victoires, six matchs nuls et cinq défaites.

Avant et après cette expérience, le technicien s’est également consacré à la formation. Il a notamment travaillé avec les équipes de jeunes d’Anderlecht en Belgique et dirigé les U21 de La Louvière entre novembre 2025 et avril 2026.

L’Égypte, l’Angola et le Malawi sur la route

Le défi s’annonce toutefois important pour le nouveau sélectionneur. Le Soudan du Sud évoluera dans le groupe B des éliminatoires de la CAN 2027, aux côtés de l’Égypte, de l’Angola et du Malawi.

Les Bright Stars affronteront le Malawi et l’Égypte lors de la fenêtre internationale de septembre, avant de croiser l’Angola en novembre.

Pour N’Sengi Biembe, le calendrier offre donc rapidement l’occasion de mesurer l’ampleur du chantier qui l’attend.

La qualification pour la CAN 2027 constitue la priorité absolue, mais la fédération sud-soudanaise entend également profiter de son arrivée pour structurer durablement ses sélections nationales et renforcer la formation locale.

Par Marius Bopenga
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À la UneSociété

RDC : Kinshasa rejette les nominations de l’AFC/M23 dans dix établissements universitaires à Goma et Bukavu

by admin9775 11 août 2026
written by admin9775

Le gouvernement congolais hausse à nouveau le ton face aux initiatives administratives de l’AFC/M23 dans les zones sous son contrôle. Kinshasa rejette les nominations effectuées par le mouvement armé au sein des comités de gestion de dix établissements publics d’enseignement supérieur et universitaire à Goma, dans le Nord-Kivu, et à Bukavu, dans le Sud-Kivu.

Dans un communiqué rendu public lundi 10 août, le ministère de l’Enseignement supérieur, universitaire, de la Recherche scientifique et de l’Innovation affirme avoir pris connaissance de la décision prise le 7 août par l’AFC/M23 portant désignation et nomination de nouveaux responsables dans plusieurs institutions académiques.

Pour le gouvernement, cette démarche constitue une substitution illégale à l’autorité de l’État. Kinshasa estime qu’un mouvement armé ne disposant d’aucune légitimité institutionnelle ne peut exercer des compétences relevant des autorités publiques, encore moins procéder à des nominations au sein des établissements publics.

Dix établissements visés

À Goma, les nominations concernent notamment l’Institut Supérieur de Commerce (ISC-Goma), l’Institut Supérieur des Techniques Médicales (ISTM-Goma), l’Institut Supérieur des Techniques appliquées (ISTA-Goma) et l’Institut Supérieur pédagogique (ISP-Goma).

À Bukavu, six établissements figurent dans la décision de l’AFC/M23 : l’ISC-Bukavu, l’ISTM-Bukavu, l’ISP-Bukavu, l’ISDR-Bukavu, l’ISAM-Bukavu ainsi que l’Université Officielle de Bukavu (UOB).

L’AFC/M23 justifie ces nominations par la nécessité de pourvoir certains postes vacants et d’assurer le fonctionnement des établissements situés dans les territoires qu’il qualifie de « territoires libérés ».

« nulles et sans effet juridique »

Le gouvernement congolais rejette catégoriquement cette justification. Il considère les décisions de l’AFC/M23 comme « nulles et sans effet juridique ou administratif » et assure que les comités de gestion régulièrement investis par les autorités compétentes restent en fonction.

Le ministère rappelle surtout que l’occupation militaire ou administrative d’une partie du territoire ne confère ni souveraineté, ni compétence administrative, ni pouvoir institutionnel ou de nomination à une structure armée.

Kinshasa avertit également que toute personne qui se prévaudrait de ces nominations ou participerait à leur mise en œuvre pourrait s’exposer aux sanctions prévues par les lois congolaises.

Cette nouvelle confrontation autour de la gestion des universités illustre l’extension du bras de fer entre Kinshasa et l’AFC/M23 au-delà du strict terrain militaire. En procédant à des nominations dans des institutions publiques, le mouvement armé cherche à affirmer une capacité d’administration dans les zones qu’il contrôle, tandis que le gouvernement congolais entend préserver le principe de l’autorité exclusive de l’État sur les services publics.

À travers cette mise au point, Kinshasa appelle enfin la communauté universitaire du Nord-Kivu et du Sud-Kivu à ne pas reconnaître les décisions prises par l’AFC/M23 et à rester attachée aux institutions légalement établies de la République.

Par Pascal Kabeya
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À la UneSanté

Ebola en RDC : les agents de Kisangani menacent de libérer les malades, l’OMS alerte sur une riposte dépassée par l’épidémie

by admin9775 11 août 2026
written by admin9775

La riposte contre l’épidémie de maladie à virus Ebola en République démocratique du Congo est confrontée à une nouvelle alerte majeure. À Kisangani, des agents engagés au Centre de traitement Ebola (CTE) du Cinquantenaire ont menacé, samedi 8 août, de libérer les malades et de fermer le site en raison du non-paiement de leurs prestations.

Réunis devant le centre de traitement, les prestataires de première ligne ont dénoncé ce qu’ils considèrent comme un abandon de la part des autorités.

« Les autorités ont abandonné les prestataires de première ligne à leur triste sort. »

Ils ont annoncé qu’à partir de dimanche 9 août, seul un service minimum serait maintenu afin d’assurer la réanimation et la prise en charge des patients dans un état critique.

Selon leur déclaration, le seul appui actuellement fourni par Médecins sans frontières (MSF) se limiterait au remboursement des frais de transport. Les prestataires affirment ne pas avoir bénéficié des fonds prévus dans le cadre de la riposte depuis la prise en charge des patients atteints d’Ebola.

Leur avertissement est sans équivoque :

« S’il n’y a pas de solution, nous allons libérer les malades qui sont ici au CTE et fermer le site. »

Cinq patients sont actuellement pris en charge au CTE du Cinquantenaire. La province de la Tshopo compte déjà deux cas autochtones et sept cas importés, selon les données communiquées par les autorités sanitaires.

L’OMS : « l’épidémie progresse plus vite que nos capacités de riposte »

Cette menace intervient alors que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) tire elle-même la sonnette d’alarme sur l’évolution de l’épidémie.

Au terme d’une mission conjointe en RDC et en Ouganda, le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a estimé que, dans certaines zones de l’est de la RDC, la progression du virus dépasse actuellement les capacités de la riposte.

« Dans certaines régions de l’est de la RDC, l’épidémie d’Ebola progresse plus vite que nos capacités de riposte. »

L’Ituri demeure l’épicentre de l’épidémie et concentre près de 90 % des cas confirmés en RDC. Les zones de santé de Bunia, Rwampara et Mongbwalu figurent parmi les secteurs les plus affectés.

Face à cette situation, l’OMS et Africa CDC appellent à accélérer la détection des cas, le suivi des contacts, les capacités de laboratoire et de traitement, mais également l’accès aux zones touchées.

Le soutien aux agents de santé constitue également un enjeu central. Insécurité, difficultés d’accès, infrastructures dégradées et déplacements de populations compliquent déjà le travail des équipes engagées sur le terrain.

Pour Jean Kaseya, directeur général d’Africa CDC, l’implication des communautés sera déterminante pour interrompre les chaînes de transmission.

« C’est grâce aux communautés que nous pourrons contenir et, à terme, stopper cette épidémie. »

Une alerte Ebola aux portes de Kinshasa finalement écartée

Dans ce contexte de vigilance accrue, un bateau immobilisé à environ 65 kilomètres de Kinshasa après une alerte liée à une suspicion d’Ebola a finalement été libéré.

Le ministre de la Santé, Roger Kamba, a indiqué qu’aucun cas d’Ebola n’avait été détecté à bord. Sept personnes présentant des symptômes ont été testées et tous les résultats se sont révélés négatifs.

L’alerte avait été déclenchée après le décès, dans la province de la Mongala, d’une personne présentant notamment de la fièvre, des diarrhées et des vomissements après avoir quitté l’embarcation. La victime n’avait toutefois pas pu être prélevée avant son décès.

Le dispositif de surveillance avait initialement indiqué que le bateau provenait de Kisangani, alors que les vérifications ont établi qu’il venait en réalité de la Mongala.

« Nous n’avons pas eu du tout de cas de maladie à virus Ebola à bord, » a assuré Roger Kamba.

Les autorités ont néanmoins décidé de maintenir en permanence le dispositif de surveillance installé en amont de Kinshasa.

Une riposte désormais confrontée à un double défi

Entre les menaces de grève des prestataires, les difficultés financières, l’insécurité et la progression du virus, la RDC fait face à un défi majeur : maintenir les capacités de prise en charge tout en accélérant la réponse épidémiologique.

L’alerte de Kisangani illustre ainsi une fragilité qui dépasse la seule question du paiement des agents. Une riposte sanitaire ne peut fonctionner durablement sans personnel disponible, motivé et correctement pris en charge.

Pour l’OMS et Africa CDC, l’urgence est désormais de mobiliser rapidement davantage de ressources et de renforcer la coordination afin de reprendre l’initiative face à la transmission du virus.

À mesure que l’épidémie progresse, la capacité des autorités à répondre aux revendications des agents de première ligne pourrait donc devenir un élément déterminant de la lutte contre Ebola en RDC.

Par Marius Bopenga
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À la UneSport

Ligue des champions CAF : l’APR FC refuse de venir à Kinshasa et demande un terrain neutre

by admin9775 10 août 2026
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La double confrontation entre les Aigles du Congo et l’APR FC du Rwanda prend déjà une tournure particulière. À quelques semaines du tour préliminaire de la Ligue des champions de la CAF, le club rwandais annonce son refus de se déplacer à Kinshasa et envisage de saisir la Confédération africaine de football (CAF) pour réclamer la délocalisation des deux rencontres sur un terrain neutre.

Plus de 72 heures après le tirage au sort, l’entraîneur de l’APR FC, le Marocain Abderrahim Taleb, a annoncé dimanche 9 août la décision du club de soumettre cette requête à la CAF.

Ebola et sécurité au cœur des préoccupations

Pour justifier cette position, le technicien marocain évoque principalement l’épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo ainsi que la situation sécuritaire dans le pays.

L’APR FC ne souhaite pas seulement éviter un déplacement à Kinshasa. Le club rwandais ne serait également pas disposé à recevoir les Aigles du Congo à Kigali, privilégiant ainsi une solution consistant à disputer les deux manches sur un terrain neutre.

La décision finale appartient désormais à la CAF, qui devra examiner les arguments avancés par le club rwandais et déterminer les conditions dans lesquelles cette double confrontation pourra se dérouler.

Malgré cette incertitude, Abderrahim Taleb affirme que son équipe poursuit normalement sa préparation sportive et suit attentivement les performances de son futur adversaire.

Les Aigles du Congo poursuivent leur préparation

De leur côté, les Aigles du Congo ne semblent pas vouloir se laisser perturber par cette demande. Le club congolais poursuit sa préparation en Tanzanie.

Dimanche, les Aigles du Congo se sont d’ailleurs imposés 2-1 face aux Young Africans, lors d’un match amical disputé au stade Uhuru.

Une victoire qui intervient alors que le club prépare sa première confrontation officielle contre l’APR FC, avec l’ambition de franchir le tour préliminaire de la prestigieuse compétition africaine.

Une décision attendue de la CAF

Selon le calendrier établi, le match aller doit se jouer à Kinshasa entre le 4 et le 7 septembre 2026, avant le match retour prévu au Rwanda du 11 au 13 septembre.

Mais la demande de l’APR FC pourrait désormais modifier ce scénario.

La CAF devra donc arbitrer entre les préoccupations invoquées par le club rwandais et les exigences sportives d’une compétition qui repose normalement sur le principe des matchs aller-retour.

Au-delà du volet sportif, cette affaire intervient dans un contexte particulièrement sensible entre la RDC et le Rwanda. La décision de la CAF sera donc très attendue, d’autant que les arguments sanitaires et sécuritaires avancés par l’APR FC pourraient avoir des conséquences sur l’organisation de plusieurs rencontres internationales disputées en RDC.

Le tirage au sort du tour préliminaire de la Ligue des champions de la CAF 2026-2027, effectué jeudi 6 août au Caire, a fixé les adversaires des deux représentants de la République démocratique du Congo.

Champion de la LINAFOOT, le Tout Puissant Mazembe devra franchir l’obstacle ghanéen du Medeama Sporting Club, tandis que le FC Les Aigles du Congo, vice-champion national, sera opposé à l’APR FC du Rwanda.

Mazembe à l’épreuve de Medeama

Les Corbeaux de Lubumbashi commenceront leur campagne africaine à l’extérieur. Le match aller contre Medeama est programmé au Ghana entre le 4 et le 6 septembre 2026, avant la manche retour à Lubumbashi, prévue du 11 au 13 septembre.

Fort de son expérience continentale, le TP Mazembe entend retrouver une place de premier plan dans la compétition reine du football africain. Le club lushois devra toutefois se méfier d’une formation ghanéenne qui cherchera à prendre une option dès la première manche.

Pour Mazembe, l’objectif est clair, franchir ce premier obstacle et poursuivre la reconquête d’un titre continental qui lui échappe depuis plusieurs années.

Par Pascal Kabeya
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À la UneMonde

États-Unis: 30 ans après le meurtre de Tupac Shakur, un ex-chef de gang devant la justice lors d’un procès historique

by admin9775 10 août 2026
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Le 13 septembre 1996, le rappeur américain Tupac Shakur mourait après avoir été touché par des tirs quelques jours plus tôt en pleine rue à Las Vegas. Et 30 ans plus tard, un procès s’ouvre lundi 10 août pour tenter de résoudre ce meurtre. Duane Davis, dit « Keefe D », ancien membre du gang des Crips, est accusé d’avoir organisé et participé à cet assassinat jamais élucidé.

Dans les années 1990, Tupac Shakur est l’un des rappeurs les plus connus de la planète. Son meurtre, alors qu’il circulait en voiture à Las Vegas dans la nuit du 7 septembre 1996, est donc particulièrement scruté, rapporte notre correspondant à New York, Gwendal Lavina.

Mais pendant des années, l’enquête piétine : les quatre occupants de la Cadillac blanche qui transportait le tireur restent introuvables. Le meurtre est alors devenu l’un des « cold cases » les plus célèbres des États-Unis, objet de débats sans fin entre fans de musique. Mort à 25 ans, « 2Pac » était une figure clé de la fameuse rivalité entre les scènes rap de la côte ouest et la côte est des États-Unis.

Avec ses tubes « California Love » et « All Eyez on Me », déclamés sur des mélodies mêlant groove et grosses basses, ce fils d’une membre des Black Panthers incarnait le mauvais garçon de la « West Coast ».

Le mystère a toutefois commencé à se dissiper ces dernières années puisque « Keefe D », ancien trafiquant de drogue et ex-chef de gang, a affirmé à plusieurs reprises publiquement être impliqué dans l’assassinat du rappeur sur fond de rivalités. Dans ses mémoires publiées en 2019, « Keefe D » écrivait avoir participé à l’expédition meurtrière avec d’autres membres de son gang des Crips, de Compton, un quartier de Los Angeles.
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« Keefe D » plaide non coupable

Arrêté en 2023, l’homme de 63 ans est accusé d’avoir fourni l’arme qui a servi à tuer Tupac. Les trois autres occupants de la voiture identifiés, depuis, sont décédés.

Alors qu’il tenait le même discours lors d’interviews dans les médias, poussant la police à rouvrir l’enquête, « Keefe D » plaide non coupable aux accusations : il affirme que le coauteur de ses mémoires les a romancés pour vendre son livre et se mettre en avant.

Le procès prévu pour durer quatre semaines permettra peut-être de conclure cet épisode de la culture urbaine américaine. Duane « Keefe D » risque la prison à perpétuité incompressible.

Quel que soit le verdict, il est peu probable qu’il satisfasse les proches de Tupac Shakur. En mai, son demi-frère a déposé une plainte au civil dans laquelle il estime qu’il « reste des individus impliqués dans le meurtre de Tupac qui, depuis trente ans, n’ont pas été tenus responsables de leurs crimes ». La plainte mentionne notamment la récente mini-série documentaire Sean Combs : L’heure des comptes, où Duane Davis assure dans un interrogatoire de police que P. Diddy lui aurait offert un million de dollars pour assassiner Tupac.

RFI

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À la UneSport

Les 16 millions de dollars réclamés par Mazembe : Didier Budimbu exige des justificatifs

by admin9775 9 août 2026
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Le bras de fer autour des 16 millions de dollars réclamés par le TP Mazembe au gouvernement congolais se poursuit. Interrogé sur cette revendication, le ministre des Sports et Loisirs, Didier Budimbu, a contesté la présentation de cette somme comme une dette de l’État envers le club de Lubumbashi.

Le secrétaire général du TP Mazembe, Frédéric Kitengie Kinkumba, avait récemment relancé le dossier, affirmant que cette somme correspondrait à plusieurs années de prise en charge gouvernementale non versée. Selon lui, les précédents ministres des Sports avaient déjà promis de régler la situation sans que celle-ci ne connaisse d’issue.

Didier Budimbu apporte une lecture différente du dossier. Pour lui, les sommes éventuellement prises en charge par l’État dans le cadre des activités des clubs ne constituent pas automatiquement une dette.

« Subventionner une équipe n’est pas une dette. C’est le rôle du gouvernement, le rôle de l’État congolais. Et on le fait. Mais il existe des normes pour pouvoir le faire. »

Pas de paiement sans pièces justificatives

Le ministre affirme que toute demande de remboursement doit être accompagnée d’un dossier complet permettant à l’administration de vérifier la réalité des dépenses engagées.

Billets d’avion, factures d’hébergement et autres justificatifs doivent notamment être produits avant toute prise en charge.

« Ce n’est pas qu’en écrivant une lettre que voilà, on a dépensé autant, vous me devez autant, que nous allons engager. S’il n’y a pas de soubassements, ce n’est pas engagé. Et on attend toujours ces soubassements-là. »

Didier Budimbu rappelle que les dépenses publiques sont soumises à la chaîne de la dépense et doivent notamment être validées par le ministère des Finances. Sans pièces justificatives, explique-t-il, aucun engagement financier ne peut être effectué.

Dans un souci de transparence, le ministre invite même le TP Mazembe à rendre public son dossier lorsqu’il sera complet.

« Mazembe n’est pas le seul club »

Didier Budimbu réfute également l’idée selon laquelle le TP Mazembe serait volontairement privé de l’aide de l’État.

Il rappelle que d’autres clubs congolais bénéficient également d’un accompagnement public lorsqu’ils introduisent des demandes conformes aux procédures.

Il cite notamment le cas du DCMP, auquel le gouvernement aurait récemment accordé entre 600 000 et 700 000 dollars pour contribuer au règlement de ses arriérés envers ses entraîneurs.

« Les équipes congolaises doivent se considérer comme étant congolaises et faire des demandes comme toutes les autres. »

Le ministre assure donc que le gouvernement reste disposé à accompagner le TP Mazembe, mais à condition que les règles administratives soient respectées.

« Quand les soubassements seront prêts, directement, on va engager. »

Mazembe dénonce une discrimination politique

Le dossier ne se limite toutefois pas à une simple question administrative. Frédéric Kitengie Kinkumba avait donné une dimension politique à cette revendication, affirmant que les 16 millions de dollars correspondraient à cinq ou six années de prise en charge gouvernementale non versée.

Selon lui, le club aurait été privé de cette assistance en raison de ses liens supposés avec un camp politique opposé au pouvoir.

Cette accusation donne au différend une portée particulière : d’un côté, le TP Mazembe réclame le règlement d’une somme qu’il considère comme due ; de l’autre, le ministre exige des preuves permettant de transformer cette revendication en engagement financier légalement exécutable.

Le dossier est donc désormais entre les mains des pièces justificatives. Tant que celles-ci ne sont pas produites et validées par la chaîne de la dépense, Didier Budimbu exclut tout engagement de l’État.

Par Marius Bopenga
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À la UneSociété

Cinq ans après son divorce, Mike Kalambay annonce son remariage à Kinshasa

by admin9775 9 août 2026
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Cinq ans après la fin de son mariage avec Penielle Nsamba, le pasteur et musicien congolais Mike Kalambay s’apprête à ouvrir un nouveau chapitre de sa vie personnelle. Son remariage est annoncé pour le 30 octobre 2026 à Kinshasa.

L’annonce a été faite ce dimanche par son adjoint, le pasteur Samuel Mukadi, qui a également invité les fidèles à s’habiller en blanc à l’occasion de cette célébration.

Si la date et le lieu du mariage sont désormais connus, l’identité de la future épouse reste encore secrète, entretenant le mystère autour de cet événement très attendu par les fidèles et les admirateurs de l’artiste.

Un nouveau départ après une rupture très médiatisée

Mike Kalambay et Penielle Nsamba s’étaient mariés en 2013 avant de se séparer quelques années plus tard. Leur rupture, devenue particulièrement médiatisée, avait notamment donné lieu à des échanges publics et à une procédure judiciaire aux États-Unis concernant la garde de leurs deux enfants.

Après plusieurs années marquées par cette séparation et ses conséquences médiatiques, le pasteur semble désormais tourner la page.

Depuis son divorce, Mike Kalambay s’est davantage consacré à son ministère pastoral ainsi qu’à sa carrière musicale. En mars 2026, il a notamment été officiellement ordonné révérend pasteur lors d’une cérémonie organisée au sein de Dans Sa Présence Church, renforçant son rôle dans son église.

Une cérémonie placée sous le signe du blanc

Le choix du blanc pour la cérémonie annoncée à Kinshasa n’est pas passé inaperçu. Le pasteur Samuel Mukadi a demandé à l’ensemble des fidèles de se vêtir de cette couleur pour accompagner cette nouvelle étape de la vie de leur responsable religieux.

Mike Kalambay, qui avait déjà fait preuve de discrétion lorsqu’il était interrogé sur sa vie sentimentale, n’a pour l’instant livré aucun détail sur sa future épouse.

Le 30 octobre 2026, son mariage devrait donc réunir famille, proches, fidèles et invités autour d’une cérémonie qui symbolisera, pour le pasteur et artiste congolais, un nouveau départ cinq ans après la fin de son premier mariage.

Par Pascal Kabeya
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À la UnePolitique

Dialogue inclusif : Olivier Kamitatu durcit le ton au nom de Moïse Katumbi

by admin9775 9 août 2026
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Olivier Kamitatu affiche déjà les lignes rouges d’Ensemble pour la République en vue du prochain dialogue inclusif annoncé en République démocratique du Congo. Le directeur de cabinet et porte-parole de Moïse Katumbi prévient que son camp n’entend pas participer à des discussions dans lesquelles le chef de l’État serait placé au centre de toutes les décisions.

« Moïse Katumbi ne va pas participer à un dialogue où le président de la République est considéré comme l’alpha et l’oméga », a déclaré Olivier Kamitatu.

Pour le porte-parole de l’ancien gouverneur du Katanga, une éventuelle participation de Moïse Katumbi doit s’inscrire dans un processus réellement inclusif, où aucun acteur ne disposerait d’une position dominante et où les décisions ne seraient pas dictées à l’avance par le pouvoir.

Cette sortie intervient toutefois après un épisode qui n’est pas passé inaperçu dans le paysage politique congolais. Récemment, Olivier Kamitatu a obtenu son passeport et s’est empressé de l’exhiber sur le réseau social X. Une séquence qui a suscité des interrogations, compte tenu du ton particulièrement critique qu’il adopte depuis plusieurs années à l’égard du régime.

Pour ses détracteurs, le contraste entre cette démarche administrative et la nouvelle posture offensive du porte-parole de Moïse Katumbi alimente le débat sur la stratégie politique de l’opposition à l’approche du dialogue.

Kamitatu ne s’est d’ailleurs pas limité à dénoncer un dialogue qu’il jugerait déséquilibré. Il a également énuméré plusieurs exigences, parmi lesquelles la libération de prisonniers politiques, l’abandon de certaines poursuites judiciaires visant des acteurs politiques et le retour des exilés.

Ces revendications constituent, selon lui, des conditions essentielles pour instaurer un climat de confiance avant toute participation aux discussions nationales.

Au-delà des déclarations de principe, la position d’Ensemble pour la République pose désormais une question centrale, le camp Katumbi acceptera-t-il de prendre part au dialogue si ses principales exigences sont satisfaites, ou cherche-t-il à imposer au préalable un cadre politique qui limiterait le rôle du pouvoir en place ?

La réponse devrait progressivement se préciser avec la convocation officielle des assises et la définition de leurs modalités de participation.

Par Pascal Kabeya
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À la UneNouvelles nécrologiques

Jorge Messi, le père de Lionel Messi, est mort à l’âge de 68 ans

by admin9775 9 août 2026
written by admin9775

Le monde du football est en deuil. Jorge Messi, père, premier entraîneur et agent de Lionel Messi, est décédé samedi 8 août 2026 à l’âge de 68 ans à Rosario, en Argentine. La disparition a été annoncée par l’Atlético Newell’s Old Boys, le club où son fils a fait ses premiers pas dans le football.

Selon la clinique Sanatorio Centro de Rosario, Jorge Messi est décédé vers 2 heures du matin, heure locale. La cause exacte de sa mort n’a pas été officiellement communiquée.

Un père au cœur de la carrière de Lionel Messi

Bien avant de devenir l’agent de l’un des footballeurs les plus célèbres de l’histoire, Jorge Messi avait été le premier entraîneur de son fils. Employé métallurgiste et passionné de football, il encadrait des équipes de jeunes au club Grandoli, à Rosario.

C’est sur les terrains de quartier, les fameux « potreros » argentins, qu’il a commencé à accompagner Lionel, alors âgé de seulement quatre ans.

Lorsque le jeune prodige rejoint le FC Barcelone à 13 ans, Jorge Messi prend une décision majeure : il abandonne son travail en Argentine pour accompagner son fils en Espagne, alors que celui-ci doit également poursuivre un traitement médical lié à un déficit de croissance.

Cette période restera particulièrement marquante pour Lionel Messi. Des années plus tard, il racontera les difficultés vécues par son père et lui durant leurs premiers mois en Catalogne, loin du reste de la famille.

Jorge Messi deviendra ensuite l’agent de son fils et participera à la négociation de plusieurs des contrats majeurs de sa carrière. Il restera également l’un de ses interlocuteurs privilégiés après les rencontres.

« Mon père m’a énormément aidé. Il est très critique envers moi. Cela a fait que j’ai toujours voulu me dépasser », avait confié Lionel Messi en 2022.

Messi rentre en Argentine pour les obsèques

Informé du décès de son père, Lionel Messi a rejoint l’Argentine samedi soir. L’octuple Ballon d’or est arrivé à Rosario vers 20h40, en provenance de Miami, accompagné de son épouse Antonela Roccuzzo et de leurs enfants.

Les obsèques de Jorge Messi doivent se tenir ce dimanche 9 août dans l’intimité familiale, dans un cimetière privé de la ville voisine de Pérez.

Des supporters ont déjà déposé des messages de soutien à l’entrée du cimetière, témoignant de l’émotion suscitée par la disparition du père de la star argentine.

Plusieurs anciens et actuels coéquipiers de Lionel Messi ont également annoncé leur intention de se rendre en Argentine pour lui apporter leur soutien. Rodrigo De Paul, son proche coéquipier en sélection et à l’Inter Miami, lui a notamment rendu hommage après avoir marqué avec son club, en exhibant un maillot floqué du numéro 10 de Messi.

Une figure discrète mais incontournable

Très discret dans les médias, Jorge Messi n’accordait que rarement des interviews. Il avait toutefois toujours laissé transparaître la profondeur du lien qui l’unissait à son fils.

« Le jour où Leo ne jouera plus, je crois qu’une illusion va s’effondrer pour moi », confiait-il en 2013.

Son parcours n’a cependant pas été exempt de controverses. En 2013, Jorge et Lionel Messi avaient été poursuivis par la justice espagnole dans une affaire fiscale concernant les droits à l’image du joueur pour la période 2007-2009.

Mais au-delà des polémiques, Jorge Messi restera surtout associé à l’histoire exceptionnelle de son fils, le père qui a cru très tôt au talent d’un enfant de Rosario, l’a accompagné jusqu’en Europe et est resté à ses côtés tout au long d’une carrière devenue légendaire.

À la suite de son décès, les hommages se multiplient dans le monde du football. Le FC Barcelone, la Fédération espagnole et de nombreux acteurs du football ont exprimé leur soutien à la famille Messi. En Argentine, une minute de silence et le port du brassard noir ont également été prévus en hommage à Jorge Messi.

Par Marius Bopenga
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Jean-Claude Mvuemba : « Le Kabila que je fréquente aujourd’hui n’est pas celui que je vilipendais hier »

by admin9775 9 août 2026
written by admin9775

Après avoir combattu politiquement Joseph Kabila pendant près de 18 ans, Jean-Claude Mvuemba porte aujourd’hui un regard radicalement différent sur l’ancien président de la République. Désormais engagé au sein du mouvement Sauvons la RDC, initié par Joseph Kabila, l’ancien député du Kongo Central assume cette nouvelle proximité et estime que l’homme qu’il côtoie aujourd’hui n’est plus celui qu’il dénonçait hier.

« Le Kabila que je fréquente aujourd’hui n’est pas celui que je vilipendais hier », a déclaré Jean-Claude Mvuemba, allant jusqu’à qualifier l’ancien chef de l’État de « maestro ».

Pour le président national du MPCR et ancien président de l’Assemblée provinciale du Kongo Central, cette évolution s’explique notamment par le rôle que Joseph Kabila pourrait jouer dans la recherche d’une issue à la crise politique et sécuritaire que traverse actuellement la RDC.

Ce changement de position intervient alors que l’ancien président s’est repositionné au centre d’une nouvelle dynamique politique autour de Sauvons la RDC, qui réclame notamment un dialogue destiné à trouver une issue à la crise nationale.

Un dialogue sans conditions imposées

Jean-Claude Mvuemba défend ainsi l’idée d’un dialogue politique qu’il souhaite véritablement inclusif et indépendant. Selon lui, toutes les parties prenantes à la crise doivent pouvoir y participer, sans exclusion ni sélection préalable.

« Nous voulons un dialogue inclusif et impartial, réunissant tous les acteurs de la crise sans aucune sélection », a-t-il soutenu.

L’ancien député souhaite également que ces discussions se tiennent à l’étranger et permettent d’aborder sans tabou les causes profondes de la crise congolaise. Il rejette, dans cette perspective, l’idée d’un dialogue dont les contours et les conclusions seraient préalablement définis par le pouvoir en place.

Pour Mvuemba, les éventuelles résolutions issues de ce processus doivent avoir une portée souveraine et ne pas dépendre du bon vouloir du régime.

Son nouveau positionnement marque ainsi une évolution politique notable, l’ancien adversaire de Joseph Kabila est désormais l’un de ceux qui voient en lui un acteur capable de contribuer à la recherche d’une solution à la crise congolaise.

Par Marius Bopenga
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