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À la Une

À la UneProvince

Félix Tshisekedi relance ses tournées nationales : un retour sur le terrain pour consolider l’unité et évaluer les priorités

by admin9775 10 mai 2025
written by admin9775

Le Président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, a annoncé lors du Conseil des ministres du 9 avril la reprise de ses missions d’itinérance à travers le pays. Cette décision marque une nouvelle phase de contact direct avec les populations, dans un contexte où les défis sécuritaires et économiques demeurent prégnants.

Un itinéraire stratégique

Le programme présidentiel s’articulera autour de plusieurs étapes clés :

  1. Lualaba : Point de départ symbolique de cette tournée, coïncidant avec la 12e Conférence des gouverneurs à Kolwezi du 10 au 12 juin
  2. Kongo-Central : Province stratégique sur le plan économique et infrastructurel
  3. Grand Bandundu : Zone aux enjeux agricoles et de développement rural
  4. Grand Équateur : Région aux spécificités socio-culturelles marquées

Une approche multisectorielle

La Première ministre Judith Tuluka Suminwa a reçu pour instruction de superviser l’organisation de ces déplacements, avec l’appui du Vice-premier ministre de l’Intérieur, Jacquemain Shabani. Cette coordination interministérielle souligne la dimension transversale de cette initiative, qui combine :

  • Évaluation des politiques publiques
  • Échanges directs avec les acteurs locaux
  • Renforcement du dialogue État-population

Continuité d’une démarche engagée

Ces nouvelles tournées s’inscrivent dans la continuité des visites provinciales entamées en 2023, où le chef de l’État avait insisté sur :

  • La nécessité de l’unité nationale face aux menaces sécuritaires
  • L’importance du développement territorial équilibré
  • La prise en compte des réalités locales dans l’action gouvernementale

Enjeux et perspectives

Cette reprise des déplacements présidentiels intervient à un moment crucial où :

  • Les défis sécuritaires à l’Est persistent
  • Les attentes en matière de développement local s’accentuent
  • La cohésion nationale reste un impératif

Le choix des provinces visitées reflète une volonté de couvrir des réalités diverses, des zones minières du Lualaba aux régions agricoles du Bandundu, en passant par les territoires frontaliers du Kongo-Central.

Prochaines étapes

Les services protocolaires et de sécurité sont désormais à pied d’œuvre pour préparer ces déplacements qui devraient s’échelonner sur plusieurs semaines. Les observateurs attendent notamment des annonces concrètes lors de la Conférence des gouverneurs de Kolwezi, qui pourrait servir de cadre à l’annonce de nouvelles mesures de décentralisation.

Cette initiative renforce l’image d’un président proche des territoires, dans un contexte où la connexion entre le pouvoir central et les réalités locales reste un défi majeur pour la gouvernance congolaise.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la Une

Denis Mukwege alerte le Parlement européen sur l’urgence congolaise : « Une guerre oubliée qui exige une réponse internationale »

by admin9775 10 mai 2025
written by admin9775

Le Dr Denis Mukwege, Prix Nobel de la Paix 2018, a interpellé avec force le Parlement européen ce mercredi, dressant un tableau accablant de la crise en République démocratique du Congo (RDC). Devant une assemblée attentive, le célèbre gynécologue a dénoncé l’indifférence internationale face à ce qu’il qualifie de « génocide silencieux », marqué par des violences systémiques et une catastrophe humanitaire sans précédent.

Un bilan humain insoutenable

Avec une voix portée par trente ans d’engagement sur le terrain, Mukwege a rappelé des chiffres qui glacent le sang :

  • 6 millions de morts depuis le début des conflits
  • 26 millions de Congolais en insécurité alimentaire aiguë
  • 7,8 millions de déplacés internes
  • Une femme violée toutes les 4 minutes

« Comment l’Occident peut-il continuer à détourner le regard ? », a-t-il lancé, déplorant que cette guerre soit « négligée et oubliée » malgré son ampleur. Son discours a particulièrement insisté sur l’offensive du M23, soutenue par le Rwanda selon les experts de l’ONU, qui contrôle désormais de vastes zones autour de Goma et Bukavu.

L’échec des négociations et le piège des minerais

Le Nobel de la Paix a vivement critiqué l’accord de principe signé fin avril à Washington sous médiation américaine, prévoyant un cessez-le-feu et une cogestion des ressources minières entre la RDC et le Rwanda. « C’est une bombe à retardement », a-t-il averti, soulignant l’absurdité de « confier la gestion du cobalt et du tantale à deux pays en guerre ».

Pour Mukwege, cet accord reproduit les erreurs du passé :

  • Opacité sur les clauses économiques, au profit présumé des multinationales
  • Absence de mécanismes de justice pour les victimes
  • Risque d’exacerber les tensions plutôt que de les apaiser

« Plutôt que de partager des minerais, ne devrions-nous pas d’abord partager la vérité et la justice ? », a-t-il interrogé, appelant à une conférence internationale inclusive sous l’égide de l’ONU.

L’Europe face à ses responsabilités

Alors que les États-Unis poussent pour un accord favorable à leurs intérêts économiques, Mukwege a exhorté l’Union européenne à :

  1. Sanctionner les soutiens régionaux au M23, notamment le Rwanda
  2. Geler les importations de minerais liés aux conflits
  3. Financer un tribunal spécial pour juger les crimes de guerre

« L’Europe ne peut pas se contenter de discours humanitaires tout en fermant les yeux sur les réseaux qui alimentent cette guerre », a-t-il martelé, rappelant que 60 % des réserves mondiales de cobalt – essentielles à la transition énergétique – se trouvent en RDC.

Une solution durable : la justice avant les profits

Pour le fondateur de l’hôpital de Panzi, aucune paix ne sera possible sans :

  • Désarmement des groupes armés sous supervision internationale
  • Réparations pour les victimes de violences sexuelles
  • Transparence totale sur l’exploitation des ressources

« La communauté internationale a une dette envers le Congo », a conclu Mukwege, citant le rapport Mapping de l’ONU qui documente les crimes commis depuis les années 1990. « Il est temps de passer des condoléances aux actes. »

Réactions et suites attendues
Son intervention a suscité une standing ovation. Plusieurs députés européens ont annoncé le dépôt d’une résolution pour un embargo sur les « minerais du sang ». La balle est désormais dans le camp des institutions, tandis que, dans l’est de la RDC, les combats se poursuivent.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la UnePolitique

Nicolas Kazadi lève le voile : Un système de prédation institutionnalisé sous Tshisekedi ?

by admin9775 10 mai 2025
written by admin9775

Les récentes déclarations explosives de Nicolas Kazadi, ancien ministre des Finances et proche du président Félix Tshisekedi, ont jeté une lumière crue sur les mécanismes de gouvernance en République Démocratique du Congo. Le Cadre de Concertation des Forces Politiques et Sociales, mené par les figures de l’opposition Seth Kikuni et Claudel Lubaya, y voit la confirmation d’un système organisé de captation des ressources publiques au profit d’un cercle restreint gravitant autour du chef de l’État.

Une gouvernance de l’opacité

Selon cette plateforme politique, les aveux de Kazadi révèlent une gestion des finances publiques caractérisée par le clientélisme et l’enrichissement illicite depuis 2019. « Ces révélations confirment ce que nous dénonçons depuis des années : la transformation de l’État en une machine à redistribuer des privilèges au mépris du peuple congolais », affirme un communiqué du Cadre.

Parmi les scandales évoqués, le détournement présumé de 30 millions de dollars dans le cadre d’un contrat avec la Chine aurait donné lieu à des « jetons de présence » versés au président Tshisekedi et à son entourage. « Ces pratiques constituent une trahison des engagements constitutionnels et une insulte à la souveraineté populaire », dénoncent Kikuni et Lubaya.

Des institutions contrôlées, une impunité organisée

Le groupe d’opposition accuse les institutions de contrôle – Cour des comptes et Inspection Générale des Finances (IGF) – d’avoir été systématiquement muselées ou instrumentalisées pour couvrir ces dérives. « L’éviction récente de Jules Alingete de l’IGF n’est qu’un exemple de la neutralisation des garde-fous contre la corruption », souligne le texte.

Cette situation, selon les signataires, traduit une violation flagrante des principes de probité et de redevabilité, engageant directement la responsabilité politique du président Tshisekedi. « Quand le chef de l’État tolère ou participe à un tel système, c’est toute l’architecture démocratique qui s’effondre », analyse un expert en gouvernance contacté par notre rédaction.

Demandes d’enquête et mobilisation citoyenne

Face à l’ampleur des accusations, le Cadre exige une réaction immédiate de la justice congolaise. « Nous appelons le Procureur général près la Cour de cassation à ouvrir sans délai une enquête pour identifier les responsables et exiger des comptes », déclarent Kikuni et Lubaya.

Parallèlement, la société civile est sommée de se mobiliser pour exiger la transparence. « Le silence face à ces révélations équivaudrait à une complicité passive », avertit un militant des droits humains.

Une crise de légitimité pour Tshisekedi ?

Ces développements surviennent dans un contexte politique déjà tendu, où les critiques contre le régime s’accentuent. Les partenaires internationaux, notamment le FMI et les États-Unis, pourraient revoir leur coopération financière si les allégations sont confirmées.

Pour l’opposition, il est temps que la communauté internationale cesse de fermer les yeux. « La RDC ne peut pas continuer à être pillée par ses propres dirigeants sous le regard indifférent de ceux qui prétendent soutenir la démocratie », lance un membre du Cadre.

L’heure des choix

Les révélations de Kazadi, qu’elles soient le fruit d’un règlement de comptes ou d’une prise de conscience tardive, placent la RDC à un carrefour critique. Soit le pays s’enfonce dans le déni et l’impunité, soit il saisit cette occasion pour un sursaut collectif vers la réforme.

Comme le résume un analyste politique : « La balle est désormais dans le camp du peuple congolais et de ses institutions. L’histoire jugera sévèrement ceux qui auront choisi le silence. »

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la UnePolitique

L’opposant congolais Martin Fayulu: «On ne peut pas signer un accord sans que les Congolais se mettent ensemble»

by admin9775 10 mai 2025
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En RDC, l’opposant Martin Fayulu ne réclame plus le départ du pouvoir de Félix Tshisekedi et se dit même d’accord pour faire équipe avec lui à certaines conditions. À la présidentielle de 2018, il avait crié au hold-up électoral après la victoire officielle de Félix Tshisekedi. Mais aujourd’hui, il change de stratégie. Le 1er mai dernier, avec les autres opposants Joseph Kabila, Moïse Katumbi et Delly Sesanga, Martin Fayulu a signé une déclaration commune en faveur d’un dialogue national pour résoudre la guerre dans l’est du pays. De passage à Paris, le président du parti de l’Engagement pour la citoyenneté et le développement (Ecidé) et de la plate-forme Lamuka répond à Christophe Boisbouvier.

RFI : Les ministres des Affaires étrangères du Congo et du Rwanda doivent finaliser d’ici à deux semaines un projet d’accord de paix. Puis, les présidents Félix Tshisekedi et Paul Kagame doivent se retrouver le mois prochain dans le bureau de Donald Trump à la Maison Blanche pour signer la paix. Est-ce que votre déclaration commune, ce n’est pas une façon de dire « ne nous oubliez pas, nous aussi, on existe ? »

Martin Fayulu : Non, notre déclaration, c’est de dire qu’avant de signer cet accord, il faut que les Congolais se parlent et trouvent des solutions à la crise qui sévit au Congo. Tout accord, toute discussion tendant à aider le Congo à avoir la paix et la sécurité, nous sommes d’accord. Mais nous disons qu’on ne peut pas signer un accord sans que les Congolais se mettent ensemble dans ce que nous appelons la cohésion nationale.

Mais si jamais les pourparlers avancent à Washington, si jamais il y a cet accord de paix le mois prochain à la Maison Blanche, qu’est-ce que vous allez faire ?

Nous pensons que c’est quelque chose qui ne marchera pas. Tant que la plaie n’est pas soignée de fond en comble, on ne pourra pas avoir la paix. Et c’est pour cela que nous disons que nous ne sommes pas contre Washington. Nous ne sommes pas contre Doha, nous ne sommes pas contre l’Union africaine. Mais les solutions aux problèmes du Congo doivent d’abord venir du Congo.

Alors, ce qui frappe dans votre déclaration commune du 1ᵉʳ mai, c’est de vous voir signer, Martin Fayulu, un document avec votre pire ennemi, Joseph Kabila, que vous accusez de vous avoir volé la victoire en 2018. Pourquoi cette volte-face ?

Je l’ai accusé d’avoir fabriqué les résultats et d’avoir proclamé Tshisekedi parce qu’ils ont signé ce qu’on a appelé un compromis à l’africaine. Mais ce n’est pas mon ennemi. Moi, je n’ai pas d’ennemi. Et moi, j’ai signé avec Kabila comme demain je pourrais signer avec Tshisekedi pour sauver le Congo.

Donc, ce que vous appelez le grand hold-up électoral de 2018, vous oubliez tout, vous pardonnez, c’est terminé ?

Mais vous savez, on ne peut pas oublier. Ça existe. Mais maintenant, qu’est-ce que vous voulez que je continue à ressasser ça à longueur de journée, d’année en année ? Non, je dis que c’est une expérience. C’est pour cela que j’ai proposé cette réunion de vérité, réconciliation et cohésion nationale. On ne peut pas oublier ce qui s’est passé. Mais sur la base de ce qui s’est passé, nous pouvons construire l’avenir en toute sérénité.

Dans votre déclaration commune, vous parlez de la guerre à l’est de votre pays, sans jamais citer le Rwanda. Pourquoi refusez-vous de nommer un pays que toute la communauté internationale désigne comme le principal soutien militaire des rebelles du M23 ?

Oui, on ne le cite pas simplement parce que ce n’est pas l’objectif poursuivi. Cette déclaration avait pour objectif de dire aux amis de Washington et de Doha : « ce que vous faites, c’est bien, mais s’il vous plaît, faites attention, il y a des préalables ».

Mais vous ne citez pas le Rwanda parce que Joseph Kabila a mis son veto ?

Non, non, on n’a pas pensé à ça. On n’a pas pensé à citer un pays et nous savons ce que le Rwanda veut dans notre pays. On sait que le Rwanda veut les richesses du Congo et exploiter les ressources. Ça, on le dit et on le répétera.

Depuis quelques semaines, le président Tshisekedi appelle l’opposition à rentrer dans un gouvernement d’union nationale. À quelles conditions pourriez-vous accepter un tel gouvernement ?

On ne peut pas répondre à cette préoccupation de Félix Tshisekedi, parce que nous pensons que d’abord, il faut que les Congolais se mettent autour d’une table, autour des évêques catholiques et des pasteurs protestants, pour d’abord aller dans le fond sur les causes profondes de notre crise. Donc, on ne met pas la charrue avant les bœufs.

Et si demain, il y a un dialogue national, et s’il aboutit… Est-ce que vous seriez prêts à faire équipe avec le président Tshisekedi ?

Je suis Congolais, il est Congolais. J’accepterai les résolutions qui sortiront de ce dialogue parce que j’y contribuerai.

Alors comme vous, les évêques de la CENCO et les pasteurs de l’ECC appellent à ce dialogue national, mais ils disent aussi vouloir respecter le mandat du président Tshisekedi jusqu’à la fin de celui-ci, c’est-à-dire jusqu’en 2028. Est-ce que vous êtes d’accord avec eux ou pas ?

Écoutez, de fait, il est là ! Est-ce qu’il faudrait aller poser la condition qu’il doit partir avant de commencer la réunion ? Je ne pense pas. Je pense qu’il faut avoir des élections saines, crédibles en 2028. Il peut continuer à gérer le pouvoir.

RFI

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À la UneMonde

Ukraine : Macron à Kiev avec Merz, Starmer et Tusk pour appeler Moscou à un cessez-le-feu

by admin9775 10 mai 2025
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Le président français est arrivé samedi dans la capitale ukrainienne avec le chancelier allemand Friedrich Merz et les Premiers ministres britannique Keir Starmer et polonais Donald Tusk pour réaffirmer leur solidarité avec le président ukrainien, Volodymyr Zelensky.

Le président français est arrivé samedi dans la capitale ukrainienne avec le chancelier allemand Friedrich Merz et les Premiers ministres britannique Keir Starmer et polonais Donald Tusk pour réaffirmer leur solidarité avec le président ukrainien, Volodymyr Zelensky.

Le président français Emmanuel Macron se prépare à monter à bord d'un train en direction de l'Ukraine à Przemysl en Pologne, le 9 mai 2025

01:53

Emmanuel Macron, Friedrich Merz, Keir Starmer et Donald Tusk sont arrivés à Kiev samedi 10 mai pour afficher leur soutien à l’Ukraine et réclamer, de concert avec les États-Unis, un « cessez-le-feu complet et inconditionnel de 30 jours » à Moscou, au lendemain d’une démonstration de force diplomatique russe.

Cette visite des dirigeants français, allemand, britannique et polonais répond, symboliquement, aux commémorations en grande pompe des 80 ans de la victoire sur l’Allemagne nazie tenues vendredi sur la place Rouge autour du président russe Vladimir Poutine et d’une vingtaine de dirigeants étrangers, dont le président chinois Xi Jinping.

« Nous continuerons d’accroître notre soutien à l’Ukraine. Nous intensifierons notre pression sur la machine de guerre russe jusqu’à ce que la Russie accepte un cessez-le-feu durable », préviennent-ils dans une déclaration commune.

« Coalition des volontaires »

À Kiev, le quatuor européen doit tenir, au côté du président ukrainien Volodymyr Zelensky, une réunion virtuelle avec les autres dirigeants de la « coalition des volontaires », ces pays occidentaux, essentiellement européens, prêts à apporter des « garanties de sécurité » à l’Ukraine.

Ils informeront ainsi les autres pays des « progrès réalisés en vue d’une future coalition rassemblant des forces aériennes, terrestres et maritimes pour aider à régénérer les forces armées ukrainiennes après un éventuel accord de paix et pour renforcer la confiance en la paix future », selon leur déclaration.

Le président français et le Premier ministre britannique assurent le pilotage de cette coalition aux contours encore flous qui s’est déjà réunie à Paris et Londres.

Emmanuel Macron entouré de Keir Starmer (gauche) et Friedrich Merz (droite) lors d'une réunion trilatérale à bord d'un train pour l'Ukraine, le 9 mai 2025
Emmanuel Macron entouré de Keir Starmer (gauche) et Friedrich Merz (droite) lors d’une réunion trilatérale à bord d’un train pour l’Ukraine, le 9 mai 2025 © Ludovic MARIN / POOL/AFP

Emmanuel Macron, Keir Starmer et Friedrich Merz ont embarqué dans le même train en Pologne près de la frontière avec l’Ukraine et se sont retrouvés en tenue décontractée dans un wagon pour un échange à trois, ont constaté vendredi soir des journalistes de l’AFP.

Les Européens se rendent à Kiev forts de l’appel du président américain Donald Trump, qui a pressé jeudi la Russie d’accepter un « cessez-le-feu inconditionnel de 30 jours ». Il a menacé de nouvelles sanctions occidentales en cas d’échec.

Emmanuel Macron a affirmé vendredi souhaiter aboutir « dans les prochaines heures et les prochains jours » à un plan commun américano-européen de cessez-le-feu, assorti de nouvelles « sanctions économiques massives » en cas d’échec.

« Nous réaffirmons notre soutien aux appels lancés par le président Trump en faveur d’un accord de paix et nous demandons à la Russie de cesser (d’y) faire obstacle », ont martelé les quatre dirigeants européens.

« Aux côtés des États-Unis, nous appelons la Russie à accepter un cessez-le-feu complet et inconditionnel de 30 jours afin de permettre la tenue de pourparlers en vue d’une paix juste et durable », ajoutent ces dirigeants qui doivent aussi rendre « hommage aux défenseurs de l’Ukraine tués et blessés lors de cette guerre menée par la Russie, sur la place Maïdan, où flottent des drapeaux en souvenir de ces victimes ».

Armes occidentales

Photo diffusée par l'agence d'État russe Sputnik du président russe Vladimir Poutine saluant les commandants militaires après le défilé militaire du Jour de la Victoire sur la Place Rouge, à Moscou, le 9 mai 2025
Photo diffusée par l’agence d’État russe Sputnik du président russe Vladimir Poutine saluant les commandants militaires après le défilé militaire du Jour de la Victoire sur la Place Rouge, à Moscou, le 9 mai 2025 © Gavriil Grigorov / POOL/AFP

Vendredi à Moscou, Vladimir Poutine a célébré le « courage » des soldats russes engagés dans le conflit depuis l’invasion du pays voisin qu’il a ordonné en février 2022. La guerre en Ukraine a fait des dizaines de milliers de morts et la Russie occupe actuellement 20 % du territoire ukrainien.

Sur la chaîne américaine ABC, le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a estimé qu’un cessez-le-feu devrait être précédé d’un arrêt des livraisons d’armes occidentales, faute de quoi cela donnerait « un avantage à l’Ukraine » à un moment où « les troupes russes avancent de manière assurée » sur le front. Il a jugé que l’Ukraine n’était « pas prête à des négociations immédiates » en vue d’une solution diplomatique.

Moscou a rejeté pour l’instant les appels au cessez-le-feu, se contenant de décréter unilatéralement une trêve de trois jours ; qui doit s’achever samedi, à l’occasion des célébrations de la victoire sur l’Allemagne nazie. L’Ukraine a évoqué des centaines des violations.

Depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche en janvier, et son début de rapprochement spectaculaire avec le maître du Kremlin, les Ukrainiens et les Européens redoutent un accord qui se nouerait sans leur consentement. Mais ils espèrent avoir réussi à accorder leurs violons avec le président américain, notamment depuis un tête-à-tête Trump-Zelenksy à Rome à l’occasion des funérailles du pape François le 26 avril.

Pour Emmanuel Macron, il s’agit de la deuxième visite en Ukraine depuis le début de la guerre après celle de juin 2022 – à l’époque avec les dirigeants allemand et italien. Il a plusieurs fois dit vouloir y retourner, tout en plaidant qu’un déplacement devrait être « utile ».

« Il y a toute une série de symboles », explique son entourage à l’AFP pour justifier le choix de ce 10 mai.

« Que les dirigeants de la France, de l’Allemagne, du Royaume-Uni et de la Pologne viennent en bloc quatre jours après l’élection du chancelier allemand, ça montre l’unité, la force, la réactivité de l’Europe », estime un proche du président français. « Et puis c’est en miroir avec les célébrations de Poutine. »

Avec AFP

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À la UneMonde

9-Mai: une cérémonie moscovite aux accents très diplomatiques

by admin9775 9 mai 2025
written by admin9775

Ces commémorations des 80 ans de la guerre mondiale ont été placées, comme les éditions précédentes, sous le signe de la filiation directe avec la guerre russe en Ukraine. Mais Vladimir Poutine a aussi pris soin de ménager chacun de ses alliés et partenaires importants du moment, et notamment la Chine, les États-Unis et la Corée du Nord.

Sur la place Rouge aux côtés de Vladimir Poutine étaient présents ses alliés du moment, de l’Asie à l’Afrique en passant par l’Amérique latine, mais le Kremlin n’a quasiment pas pu élargir. Pour célébrer les 80 ans de la victoire contre l’Allemagne nazie, aucun représentant – ou presque – des alliés de l’époque à l’ouest, à l’exception notable, parmi les membres de l’Union européenne du Premier ministre slovaque, n’étaient présents.

Depuis le début de la guerre, jamais le petit écran russe ne s’est montré aussi déterminé à vouloir démontrer que la Russie n’est pas isolée. Une présentatrice de la télévision d’État a ainsi comparé les tribunes et le défilé au sommet des Brics à Kazan. Et tant pis, si, en réalité, le cercle était vraiment bien moins large – le Premier ministre indien Narendra Modi était par exemple absent -. Pour le pouvoir, il fallait montrer à l’opinion public le plus de dirigeants possibles,« malgré l’ignorance de l’ouest », a ainsi insisté un commentateur, « le centre de la diplomatie est au Kremlin ».

11 500 soldats ont défilé sur la place Rouge, selon les chiffres donnés par l’agence étatique Tass. Parmi eux, des soldats de 13 pays ont aussi pris part à la parade comme la Chine, le Vietnam, la Birmanie et l’Égypte. Aucun Nord-Coréen n’a battu le pavé moscovite sous les yeux d’un Xi Jinping qui n’a jamais été aussi proche de son homologue russe, mais qu’on sait aussi soucieux de voir Pyongyang récolter de nombreuses contreparties au renforcement de ses liens militaires avec Moscou. Leur présence, discrète, était dans les tribunes. Mais Vladimir Poutine est venu les saluer à la fin du défilé.

Comme en 2023 et 2024, des soldats russes combattants en Ukraine étaient aussi présents dans le défilé et abondamment honorés dans les commentaires des médias légitimistes. Ils étaient 1 500, selon les chiffres officiels. Manière pour le chef de l’État russe de souligner encore et toujours son narratif assimilant la Seconde Guerre mondiale et la guerre en Ukraine.  Autre manifestation de la guerre menée par les soldats de Vladimir Poutine, les armes qui ont été montrées sur la Place Rouge : les drones iraniens Geran et les russes Lancet qui déferlent sur l’Ukraine depuis presque deux ans.

L’ouest, allié de 45 et ennemis d’aujourd’hui, n’a en revanche pas été ciblé dans la traditionnelle courte allocution du chef de l’État russe. Vladimir Poutine a même déclaré : « Nous nous souviendrons toujours que l’ouverture du deuxième front en Europe après les batailles décisives sur le territoire de l’Union soviétique a rapproché la victoire. Nous apprécions hautement la contribution à notre lutte commune des soldats des armées alliées, des participants à la résistance. » Le président n’a pas dit à quels pays il faisait référence. Mais on pouvait lire, dans ces propos, une volonté qu’on lui connaît bien depuis que Donald Trump a pris les rênes de la Maison Blanche : celle de ménager les États-Unis, le seul interlocuteur qui compte à ses yeux. Un geste particulièrement soupesé, dans cette période incertaine où les pourparlers entre Washington et Moscou sur l’arrêt des combats en Ukraine ne donnent pas de résultat visible.

RFI

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À la Une

Éviction de Jules Alingete de l’IGF : Un coup dur pour la lutte contre la corruption en RDC

by admin9775 9 mai 2025
written by admin9775

L’Observatoire de la Dépense Publique (ODEP) a révélé, dans un communiqué publié le 9 mai 2025, les dessous de l’éviction de Jules Alingete de son poste d’Inspecteur Général des Finances. Cette décision, officialisée par une ordonnance présidentielle, marque la fin d’un mandat marqué par une lutte acharnée contre la corruption, mais aussi par des tensions politiques liées à la gestion opaque des fonds publics.

Un départ sous le poids des antivaleurs

Selon l’ODEP, le limogeage d’Alingete serait la conséquence directe d’un système gangréné par la médiocrité, le tribalisme, la gabegie et la corruption. Les derniers scandales en date, notamment ceux liés aux projets de forages et de lampadaires, auraient mis en lumière des détournements massifs, avec des fonds partagés avant même le début des travaux. Nicolas Kazadi, ancien ministre des Finances, est directement pointé du doigt pour son rôle dans ces malversations.

L’ODEP affirme que Kazadi, bien que déchargé de ses fonctions, aurait exercé un chantage sur le président Félix Tshisekedi en menaçant de révéler des dossiers compromettants. Face à cette pression, le chef de l’État aurait préféré sacrifier Alingete, dont les enquêtes risquaient d’ébranler davantage la stabilité du régime.

Un bilan contrasté à la tête de l’IGF

Nommé en juillet 2020, Jules Alingete a profondément transformé l’Inspection Générale des Finances, en faisant un rempart contre les abus et les détournements. Sous sa direction, l’IGF a dévoilé plusieurs scandales financiers, contribuant à une prise de conscience nationale sur l’urgence de moraliser la gestion publique.

Son approche rigoureuse et son engagement pour l’intérêt général lui ont valu des louanges, mais aussi des inimitiés au sein des cercles du pouvoir. Comme le souligne l’ODEP, son éviction symbolise la victoire temporaire des réseaux corrompus sur les principes d’intégrité et de transparence.

Quelles conséquences pour la gouvernance congolaise ?

Le départ d’Alingete pose une question cruciale : la RDC peut-elle continuer à progresser dans la lutte contre la corruption sans des figures intègres à la tête des institutions de contrôle ? Son éviction risque d’envoyer un signal décourageant aux acteurs anti-corruption et d’affaiblir les mécanismes de redevabilité.

L’ODEP appelle à une mobilisation collective pour préserver les acquis de son mandat. Parmi ses recommandations :

  1. Au président Tshisekedi : Garantir l’indépendance de l’IGF et engager des poursuites contre Nicolas Kazadi.
  2. À la communauté internationale : Suspendre les aides financières tant que des réformes structurelles ne sont pas mises en œuvre.
  3. Aux partenaires techniques : Exiger des audits indépendants sur la gestion des fonds publics depuis 2019.

Un combat qui doit continuer

L’héritage de Jules Alingete ne doit pas être réduit à une simple fonction, mais plutôt considéré comme un modèle de résistance face à la prédation étatique. Comme le rappelle l’ODEP, citant Nelson Mandela, le devoir d’un patriote ne s’arrête jamais – il se réinvente.

La RDC se trouve à un tournant : soit elle sombre davantage dans l’impunité, soit elle saisit cette crise comme une opportunité pour renforcer ses institutions. Le choix appartient désormais aux Congolais et à leurs partenaires de refuser la résignation et d’exiger une gouvernance vertueuse.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la Une

La RDC et l’Éthiopie renouvellent leur partenariat historique par un accord stratégique multidimensionnel

by admin9775 9 mai 2025
written by admin9775

Dans un contexte marqué par les défis sécuritaires à l’Est de la RDC et les enjeux de développement continental, la République Démocratique du Congo et l’Éthiopie ont officialisé ce mardi 6 mai 2025 à Addis-Abeba un nouvel accord de coopération bilatérale. Cette signature intervient alors que les deux pays, berceaux historiques du panafricanisme, cherchent à revitaliser leurs relations après une période de relative stagnation.

La cérémonie de signature, présidée par la Ministre d’État congolaise Thérèse Kayikwamba Wagner et son homologue éthiopien Gedion Timothewos Hessebon, marque un tournant dans les relations entre Kinshasa et Addis-Abeba. Cet accord complet couvre les domaines économique, technique, scientifique et culturel, créant un cadre institutionnel pour une coopération renforcée.

Cette avancée diplomatique s’inscrit dans la dynamique de la politique étrangère congolaise qui, depuis le début de l’année, multiplie les initiatives pour consolider ses partenariats africains. Elle fait suite à plusieurs missions régionales de la Ministre Wagner, notamment en Afrique du Sud, en Tanzanie et au Burundi, où avaient été abordées les questions de sécurité régionale et de gestion des réfugiés.

La visite officielle de la délégation congolaise, débutée le 5 mai, a permis des échanges approfondis avec les autorités éthiopiennes et une rencontre avec le nouveau Président de la Commission de l’Union Africaine. Ces discussions ont mis en lumière les complémentarités entre les deux économies, particulièrement dans les secteurs minier, agricole et des infrastructures.

Sur le plan historique, cet accord actualise un partenariat vieux de six décennies, remontant aux premières années des indépendances africaines. Il intervient à un moment où les deux pays jouent un rôle croissant dans les équilibres régionaux, l’Éthiopie comme puissance économique de la Corne de l’Afrique et la RDC comme pivot central du continent.

Les observateurs voient dans cet accord le potentiel de créer des synergies importantes, notamment dans le cadre de la Zone de Libre-Échange Continentale Africaine (ZLECAf). Il pourrait également faciliter les échanges universitaires et le transfert de technologies, dans un contexte où les deux nations cherchent à diversifier leurs économies.

La mise en œuvre de cet accord sera suivie de près, avec l’établissement prochain de mécanismes de suivi conjoints. Pour la RDC en particulier, ce partenariat stratégique représente une nouvelle ouverture vers l’Est africain, complétant ainsi son réseau d’alliances régionales.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la UneSport

La RDC se qualifie pour les quarts de finale du CAN U20 malgré sa défaite face au Sénégal

by admin9775 9 mai 2025
written by admin9775

La République démocratique du Congo (RDC) s’est qualifiée pour les quarts de finale de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) des moins de 20 ans, édition 2025, en tant que l’un des deux meilleurs troisièmes de groupe, malgré sa défaite 0-2 contre le Sénégal, jeudi à Suez, en Égypte.

Tenants du titre, les Lionceaux du Sénégal ont confirmé leur statut en maîtrisant la rencontre face aux jeunes Léopards. Cheik Tidiane Thiam a ouvert le score dès la 11ème minute, avant qu’Ibrahim Dieng ne scelle la victoire sur penalty à la 87ème minute. Malgré cette défaite, la RDC a pu se maintenir dans la compétition grâce à ses quatre points accumulés en phase de groupes.

Le Ghana s’impose, la Centrafrique éliminée
Dans l’autre match du groupe C, le Ghana a battu la République centrafricaine (1-0) grâce à un but de Joseph Opoku à la 84ème minute. Cette victoire permet aux Ghanéens de terminer en tête du groupe avec sept points, devant le Sénégal (4 pts), la RDC (4 pts) et la Centrafrique (1 pt).

La Tunisie éliminée, la RDC profite du scénario
La qualification congolaise a été facilitée par la défaite de la Tunisie face au Maroc (1-3) la veille, ce qui a permis aux Léopards de devancer les Tunisiens au classement des meilleurs troisièmes.

Prochain défi : affronter le leader du groupe A


En quarts de finale, la RDC pourrait tomber face au premier du groupe A, composé de l’Égypte, du Nigeria, du Mozambique et du Soudan. Les jeunes Congolais devront relever leur niveau s’ils veulent continuer leur parcours dans cette compétition.

Malgré une performance mitigée en phase de groupes, l’équipe de la RDC conserve ses chances de briller dans cette CAN U20. Les supporters congolais espèrent un sursaut pour les prochains matches.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la UneEconomie

La situation macroéconomique reste stable malgré les pressions internes (Communiqué)

by admin9775 9 mai 2025
written by admin9775

La situation macroéconomique de la République démocratique du Congo est restée stable malgré les pressions internes et externes, a indiqué mercredi au cours de la réunion de conjoncture économique, le vice-Premier ministre en charge de l’Economie nationale, rapporte un communiqué parvenu jeudi à l’ACP.

« Le cadre macroéconomique demeure stable, malgré les pressions internes et externes. Qu’il s’agisse du niveau des prises intérieures, qu’il s’agisse du marché de change, qui est resté stable depuis plusieurs mois », a déclaré, Daniel Mukoko, Vice-Premier ministre en charge de l’Economie nationale, cité dans le communiqué.

Selon la source, cette stabilité des indicateurs du cadre macro-économique s’observe tant au niveau des prix intérieurs que du marché de change. 

Ce document indique que le gouvernement s’est dit déterminé à trouver des solutions afin que ces bons résultats enregistrés sur le plan économique se reflètent dans le quotidien de la population. 

Le gouvernement annonce le lancement d’un pacte de résilience pour le développement urbain

Le Gouvernement a annoncé le lancement d’un pacte de résilience pour le développement urbain, la sécurité alimentaire et la production locale.

«  Nous avons convenu, sous la présidence de Mme  la Première Ministre, Judith Suminwa, de mettre en place un pacte de résilience pour que, le plus rapidement possible, nous ayons un paquet d’investissements qui permet d’agir sur la situation spécifique de la ville de Kinshasa en termes de la lutte contre les embouteillages, de l’assainissement et de la facilitation de la mobilité dans la ville, mais également en termes de la sécurité alimentaire pour l’ensemble du territoire national, sur des produits agricoles prioritaires, qui ont été déjà définis dans le Plan National Stratégique de Développement (PNSD) : c’est le maïs, le riz, la volaille », a fait savoir le ministre de l’économie nationale cité par le communiqué.

Selon ce document, le Vice-premier ministre en charge de l’Economie a expliqué qu’il va s’agir de faire un pacte de résilience qui va permettre d’allier cette question de la production agricole et pêche et élevage avec le désenclavement des zones rurales, et le tout sous le couvert du programme phare du Gouvernement, qui reste le PDL-145T, programme conforme à la vision du Président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo pour le bien- être du peuple et le développement du pays. 

« Nous allons donc produire la semaine prochaine ce pacte de résilience qui va permettre donc d’allier la bonne santé avec l’amélioration progressive des conditions de vie de nos concitoyens », rapporte le communiqué.

Depuis le début de cette année marquée par les effets négatifs de la crise dans l’Est du pays, le Gouvernement Suminwa multiple les efforts pour maintenir les principaux indicateurs macroéconomiques stables au pays, et le résultat obtenu témoigne de la justesse de la politique menée jusque-là. Le pacte de résilience dont les détails seront dévoilés la semaine prochaine, est une réponse de la Première ministre et son équipe aux préoccupations soulevées par la population pour l’amélioration de leurs conditions de vies. 

Cette réunion de conjoncture présidée par la Première ministre Judith Suminwa a connu la participation du Vice-premier ministre en charge de l’Economie nationale et des autres membres du gouvernement, à savoir les ministres du Budget, du Portefeuille, du  Commerce extérieur, du Travail ainsi que de Mme la gouverneure de la Banque centrale du Congo (BCC).

ACP

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