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À la Une

À la UneAfrique

Rwanda : sept hauts responsables miniers arrêtés pour corruption

by admin9775 2 mai 2025
written by admin9775

Sept personnes, dont trois hauts responsables de l’Office rwandais des mines, du pétrole et du gaz (ORM), ont été arrêtées dans le cadre d’une enquête pour corruption menée par le Bureau d’enquête du Rwanda (RBI). Les suspects, en détention dans les commissariats de Rwezamenyo et Nyarugenge, sont accusés de détournement de fonds publics, d’abus de pouvoir et d’attribution frauduleuse de contrats miniers.

Les personnes impliquées

Parmi les interpellés figurent :

  • Rwomushana Augustin, chef de division des marchés miniers
  • Kanyangira John, responsable de la traçabilité minière
  • Niyongabo Richard, chef du cadastre minier

Quatre entrepreneurs privés, soupçonnés d’avoir facilité les malversations, ont également été placés en garde à vue.

Les accusations principales

Les enquêteurs leur reprochent :

  • Corruption active et passive
  • Détournement de fonds publics
  • Attribution illégale de permis miniers
  • Pratiques de népotisme

Le directeur général de l’ORM, Francis Kamanzi, a été interrogé mais n’a pas été arrêté.

Réaction des autorités et mesures prises

L’ORM a immédiatement lancé des audits internes et annoncé une révision complète de ses procédures d’attribution de contrats. Un porte-parole de l’institution a affirmé que des contrôles renforcés seraient mis en place pour restaurer la confiance dans le secteur.

Cette opération s’inscrit dans la politique de tolérance zéro contre la corruption, une priorité du gouvernement rwandais. Le président Paul Kagame a régulièrement rappelé son engagement à assainir les secteurs clés de l’économie.

Un secteur minier sous surveillance

Le secteur minier représente près de 30 % des exportations du Rwanda, avec des minerais comme le tantale, l’étain et le wolfram. Le pays cherche à renforcer sa réputation en matière de transparence pour attirer les investisseurs étrangers.

Cette affaire intervient après plusieurs arrestations similaires dans d’autres administrations publiques, confirmant la détermination des autorités à lutter contre la fraude. Les observateurs suivront de près le déroulement du procès, qui pourrait révéler d’autres implications.

Le RBI a indiqué que l’enquête se poursuivait pour identifier d’éventuels complices.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la Une

Conflit dans l’est de la RDC: un avant-projet d’accord de paix attendu ce vendredi à Washington

by admin9775 2 mai 2025
written by admin9775

Une nouvelle étape est attendue ce vendredi 2 mai 2025 à Washington : Kinshasa et Kigali doivent soumettre un avant-projet d’accord de paix, une semaine après la signature d’une déclaration de principes entre leurs ministres des Affaires étrangères, en présence du secrétaire d’État américain Marco Rubio.

Ce moment marque une phase importante, mais le processus est encore en cours. Ce qui est attendu ce vendredi, c’est un brouillon initial d’un accord de paix. Il sera examiné par les experts congolais, rwandais et américains.

Ce texte s’inscrit dans la continuité de la déclaration de principes signée une semaine plus tôt. Il suivra les grands axes définis : souveraineté territoriale, lutte contre les groupes armés, commerce des minerais, question des réfugiés, coopération régionale et rôle des forces internationales, notamment la Monusco.

Les ministres des Affaires étrangères ne sont pas obligés d’être présents. D’ailleurs, le texte de la déclaration de principes avait été négocié sans présence physique des délégations. Les amendements, contre-propositions et compromis sont échangés à distance. Rien ne sera signé le 2 mai, précisent les sources internes à la médiation américaine. Une réunion des ministres des Affaires étrangères est envisagée vers la troisième semaine du mois de mai, à Washington, pour finaliser un texte consolidé.

À la fin du processus, il est prévu au mois de juin que les présidents Félix Tshisekedi et Paul Kagame se rendent aux États-Unis pour la signature officielle de l’accord de paix, autour du président Donald Trump. D’autres chefs d’État africains seraient également invités. Mais on n’en est pas encore là. D’ici là, les discussions se poursuivent aussi à Doha, à plusieurs niveaux : entre Kinshasa et l’AFC/M23, mais aussi entre Kinshasa et Kigali.

Forte mobilisation diplomatique

Cette étape de Washington interviendra après une série d’initiatives diplomatiques menées sur différents fronts. Il y a d’abord le ministre belge des Affaires étrangères, Maxime Prévot. Il a effectué une mission de cinq jours en Afrique des Grands Lacs. Il n’a pas visité Kigali, les relations entre la Belgique et le Rwanda étant actuellement rompues. Bruxelles affirme son soutien aux efforts en cours, tout en appelant à intégrer pleinement les dynamiques congolaises, notamment le dialogue national proposé par les Églises.

Autre déplacement cette semaine : celui de Tiffany Sadler, envoyée spéciale du Royaume-Uni pour la région. Elle dit vouloir renforcer l’appui britannique à cette dynamique, avec un objectif : la stabilité et la prospérité.

L’Union européenne s’est également manifestée. Son représentant spécial, Johan Borgstam, a conclu jeudi 1er mai 2025 une visite à Kinshasa. L’Union européenne insiste sur la mise en œuvre concrète des engagements et de ce que sera le contenu du projet d’accord attendu ce vendredi à Washington entre Kinshasa et Kigali. « Nous nous encourageons vraiment la conclusion d’un accord de paix qui soit coordonné avec les efforts en cours dans la région, dans l’esprit de ce qu’on appelle des solutions africaines pour des problèmes africains, explique Johan Borgstam. C’est-à-dire que c’est important que toutes les initiatives actuelles assurent et renforcent le processus régional de l’EAC et de la SADEC. Ce qui importe maintenant, c’est que toutes les parties prenantes s’engagent d’une manière substantielle et procèdent rapidement à la mise en œuvre des actions identifiées dans les différents cadres de dialogue. »

Le diplomate insiste sur la nécessité de concrétiser les engagements annoncés, en respectant les principes fixés par le Conseil de sécurité de l’ONU, dont celui de la souveraineté de la RDC.

Enfin, à Doha, les représentants de six pays – la RDC, le Rwanda, les États-Unis, le Qatar, la France et le Togo – ont tenu une réunion de suivi. Et depuis Washington, Donald Trump, interrogé sur ce dossier le weekend dernier, s’est voulu optimiste : « Nous avons, je crois, une excellente nouvelle à venir avec le Rwanda et le Congo… Nous espérons vraiment que cela va se concrétiser. »

RFI

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À la Une

Ligue des champions: Lamine Yamal et l’inévitable comparaison avec Lionel Messi

by admin9775 2 mai 2025
written by admin9775

A 17 ans, le prodige du FC Barcelone Lamine Yamal a illuminé la demi-finale aller de Ligue des champions face à l’Inter Milan (3-3), au point d’alimenter davantage l’analogie avec Lionel Messi, même si la pépite catalane refuse de se comparer au génie argentin.

« Je ne me compare à personne, encore moins à Messi », avait affirmé Yamal en conférence de presse avant d’inscrire un nouveau but et d’effectuer une prestation magistrale lors du duel fou contre les Nerazzuri (3-3) mercredi.

Mais les coups d’éclat du virtuose catalan, déjà champion d’Europe avec l’Espagne l’été dernier, s’enchaînent à une telle vitesse que la comparaison devient inévitable avec Messi, talent précoce formé à la « Masia » lui aussi et gaucher qui plus est.

Au même âge, l’octuple Ballon d’Or n’avait toutefois disputé qu’une poignée de minutes sous le maillot blaugrana avec les professionnels.

Yamal, lui, pour son 100e match mercredi, a laissé le monde du football bouche bée, avec un numéro de soliste magique, pour ramener son équipe, menée 2-0, dans la partie.

« C’était un moment « Messiesque », c’était comme regarder Messi », a lancé l’ex-défenseur de Liverpool Jamie Carragher sur CBS. « C’est le meilleur joueur du monde », selon le défenseur de l’Inter Alessandro Bastoni, « un génie », pour l’entraîneur du Barça, l’Allemand Hansi Flick.

« Yamal est clairement un phénomène comme il en nait peut-être tous les 50 ans. Je n’avais jamais vu un tel talent auparavant », a renchéri l’entraîneur adverse Simone Inzaghi.

« Ce qui m’étonne toujours dans le football, c’est qu’on se dit toujours qu’il est impossible que quelqu’un soit meilleur, ou puisse être meilleur, que Ronaldo et Messi, et à mon époque Pelé et Maradona, Zidane, R9 (le Brésilien Ronaldo, ndlr) ou autre. Et puis Lamine Yamal arrive », a estimé pour sa part l’ex-attaquant de l’équipe de France Thierry Henry. « C’est tout simplement fou ce qu’il fait ! »

Ballon d’Or à 17 ans ?

Il y a bien un peu de Messi, son idole et son modèle, dans cette gestuelle et cette capacité à éliminer sans effort, et s’appuyer sur sa patte gauche pour chercher la frappe ou déposer un caviar à l’un de ses partenaires. Voire peut-être un peu plus.

« Aujourd’hui, chez Yamal, j’ai vu de tout. J’ai vu du Messi, du Neymar et même du Ronaldinho », a assuré l’ex-meneur de jeu de l’OM et d’Arsenal Samir Nasri, consultant pour Canal+.

Un cocktail explosif, et presque impossible à contrer pour n’importe quelle défense, même celle pour des Nerazzuri, la meilleure de la compétition, qui n’avait encaissé que cinq buts en dix matches jusqu’ici.

Devenu le plus jeune joueur à marquer dans une demi-finale de Ligue des champions, détrônant Kylian Mbappé avec près d’un an d’avance, le jeune ailier catalan continue de battre tous les records de précocité à sa portée.

Même s’il fait face à une concurrence rude, dans sa propre équipe (Raphinha, Pedri…) et chez ses adversaires (Dembélé), le lauréat du trophée Kopa du meilleur espoir mondial et du prix Laureus de la révélation de l’année 2024, s’affirme, aussi, comme candidat légitime au Ballon d’Or.

Il faudra pour cela que Yamal, plus jeune joueur à remporter un titre majeur -l’Euro 2024- en sélection, devant la légende Pelé, repousse encore un peu plus les limites, mardi à Milan, pour envoyer son club formateur en finale.

Et prouver qu’il est, déjà, prêt à régner.

RFI

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À la UneSociété

La RDC célèbre le 1er mai en rendant hommage à ses militaires et travailleurs

by admin9775 2 mai 2025
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Le gouvernement congolais a marqué la Journée internationale du Travail par des messages de reconnaissance envers les Forces armées engagées au front et l’ensemble des travailleurs nationaux. Placée sous le thème « Unis et solidaires pour la résilience en République démocratique du Congo », cette commémoration revêt une signification particulière dans le contexte sécuritaire actuel.

Le ministère de l’Emploi, Travail et Prévoyance sociale a souligné l’importance de cette journée pour renforcer le patriotisme et la cohésion nationale face aux défis sécuritaires. « Nos militaires sur le front de l’Est méritent toute notre reconnaissance pour leur sacrifice au service de la nation », peut-on lire dans la déclaration officielle.

Plusieurs ministères se sont joints à cet hommage. Le ministre de l’Aménagement du territoire a exprimé une pensée particulière pour les travailleurs des zones sous occupation rebelle, tandis que le ministère de l’Éducation nationale a salué le dévouement des enseignants, qualifiés de « piliers du système éducatif ».

Cette célébration intervient dans un contexte où les Forces armées de la RDC (FARDC) poursuivent leurs opérations contre les rebelles du M23 dans l’Est du pays. Les autorités ont profité de cette occasion pour réaffirmer leur engagement à protéger les droits de tous les travailleurs congolais, y compris ceux œuvrant dans des conditions difficiles en zones de conflit.

Le gouvernement a également rappelé son attachement aux valeurs historiques du 1er mai, né en 1886 de la lutte pour la journée de huit heures. « Au-delà des défis sécuritaires, nous restons engagés pour la justice sociale et l’équité économique », a déclaré un représentant du ministère du Travail.

Cette édition 2025 du 1er mai en RDC marque ainsi une synthèse entre la reconnaissance du sacrifice des militaires et la célébration traditionnelle des travailleurs, dans un esprit d’unité nationale face aux multiples défis que traverse le pays.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la Une

RDC : Analyse des dynamiques politiques autour des initiatives de paix face à la crise sécuritaire

by admin9775 2 mai 2025
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La République Démocratique du Congo (RDC) fait face à une crise sécuritaire complexe dans sa région orientale, marquée par la persistance des activités du groupe armé M23, dont les liens avec le Rwanda sont régulièrement documentés par des rapports d’experts internationaux. Dans ce contexte, les réponses politiques se structurent autour de deux approches distinctes : d’une part, les initiatives de médiation internationale et d’autre part, les solutions endogènes portées par des acteurs nationaux.

Positionnement stratégique de l’opposition congolaise
Une coalition inhabituelle regroupant d’anciens présidents, des leaders politiques et des figures de l’opposition a émergé récemment. Cette alliance transitoire, composée notamment de Joseph Kabila, Moïse Katumbi, Martin Fayulu et Delly Sessanga, a adopté une position commune articulée autour de trois axes principaux :

Premièrement, ces acteurs politiques soutiennent fermement le principe de souveraineté nationale, se positionnant en accord avec les récentes déclarations internationales, notamment le communiqué de Washington. Deuxièmement, ils exigent le retrait immédiat de toutes les forces étrangères du territoire congolais, faisant explicitement référence aux troupes rwandaises présentes selon les rapports des Nations Unies. Troisièmement, ils promeuvent résolument l’option d’un dialogue interne, considérant que les solutions durables ne peuvent émerger que d’un processus inclusif piloté par les Congolais eux-mêmes.

Cette convergence ponctuelle masque cependant des divergences stratégiques sous-jacentes quant à la gouvernance du pays et la répartition des pouvoirs, qui pourraient ressurgir à tout moment dans le paysage politique congolais.

Approche gouvernementale : entre prudence et priorités stratégiques


L’administration Tshisekedi maintient une position ambivalente face aux différentes initiatives de paix. D’un côté, elle participe activement aux processus internationaux tels que les pourparlers de Doha et les accords de Luanda. D’un autre côté, elle affiche une réticence marquée à l’égard du processus CENCO-ECC, malgré son ancrage national et sa crédibilité auprès de larges segments de la population.

Cette réserve s’explique par plusieurs considérations stratégiques. Le pouvoir en place craint notamment de perdre le contrôle du processus politique et redoute une possible instrumentalisation de cette plateforme par l’opposition. Par ailleurs, le gouvernement semble accorder davantage de crédit aux mécanismes internationaux, perçus comme offrant des garanties de stabilité et des opportunités de reconnaissance diplomatique.

Évaluation critique des mécanismes internationaux
Les différentes initiatives de médiation internationale présentent des limites structurelles qui compromettent leur efficacité à long terme. Le processus de Doha, bien que bénéficiant de l’implication d’un acteur perçu comme neutre, souffre d’une méconnaissance des dynamiques locales complexes. Les accords de Luanda et Nairobi, quant à eux, peinent à surmonter les suspicions de partialité, certains États médiateurs étant eux-mêmes impliqués dans la crise congolaise.

Ces mécanismes présentent néanmoins l’avantage de maintenir un cadre de discussion et d’éviter une escalade militaire immédiate. Cependant, ils risquent de produire des solutions superficielles, incapables de traiter les causes profondes du conflit, notamment les questions de gouvernance locale, de redistribution des ressources et de représentation politique.

Perspectives et recommandations
La situation actuelle appelle une réévaluation stratégique des différentes options disponibles. L’initiative CENCO-ECC, bien qu’imparfaite, représente probablement le cadre le plus prometteur pour une solution durable. Son succès nécessiterait cependant des ajustements importants, notamment :

  1. Un élargissement de sa composition pour inclure des représentants de toutes les sensibilités politiques et religieuses
  2. La mise en place de garanties claires quant à son indépendance et son impartialité
  3. Un mécanisme de suivi crédible impliquant la société civile et les partenaires internationaux

Parallèlement, une pression diplomatique accrue sur le Rwanda s’avère indispensable pour créer des conditions propices à tout processus de paix. Les partenaires internationaux de la RDC, notamment les États-Unis et l’Union européenne, devraient renforcer leurs messages et actions en ce sens.


La crise congolaise se trouve à un tournant décisif. Les prochains mois seront cruciaux pour déterminer si le pays s’engage sur la voie d’une solution inclusive et durable, ou s’il persiste dans des approches fragmentées qui n’ont jusqu’ici produit que des résultats limités. Le choix final dépendra largement de la capacité des acteurs politiques congolais à transcender leurs divisions et à privilégier l’intérêt national sur les calculs à court terme.

La communauté internationale a quant à elle un rôle clé à jouer en soutenant résolument les initiatives congolaises tout en maintenant une pression constante sur les acteurs externes qui alimentent le conflit. Seule une telle approche multidimensionnelle pourra rompre le cycle de violence qui mine la stabilité de la région des Grands Lacs depuis des décennies.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la UnePolitique

Le M23 en difficulté après l’accord entre la RDC et le Rwanda

by admin9775 1 mai 2025
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L’accord signé entre la RDC et le Rwanda à Washington le 25 avril représente un revers majeur pour le mouvement rebelle M23. Cet engagement, obtenu sous médiation américaine, prive la rébellion de son principal soutien et remet en cause sa survie.

Sur le terrain militaire, la situation devient critique pour le M23. Le Rwanda s’est formellement engagé à cesser tout soutien aux groupes armés, ce qui coupe la rébellion de ses approvisionnements et de ses renforts en troupes. Les observateurs notent que le mouvement, déjà impopulaire auprès des populations locales en raison de ses exactions, risque de s’effondrer rapidement sans l’appui de Kigali.

Sur le plan politique, les dirigeants du M23 se retrouvent isolés. Plusieurs de leurs cadres, comme Corneille Nangaa, font face à des sanctions internationales qui les excluent des négociations politiques. La Cour pénale internationale a par ailleurs commencé à documenter les crimes attribués au mouvement, réduisant les possibilités d’une issue favorable pour ses leaders.

Cet accord marque une rupture avec les précédents processus de paix dans la région. Contrairement aux solutions passées qui avaient abouti à l’intégration des rebelles dans l’armée et l’administration, le nouveau cadre exclut toute impunité et tout accès au pouvoir par la force.

Les prochaines semaines seront cruciales. Le Rwanda doit retirer ses troupes du territoire congolais avant le 2 mai, tandis que les combattants du M23 doivent déposer les armes. Les États-Unis, par la voix de Massad Boulos, ont prévenu qu’ils surveilleraient attentivement l’application de l’accord.

Dans une interview au quotidien britannique Le Telegraph, Corneille Nangaa déclare que son mouvement AFC/M23 va continuer à se battre, en dépit de la signature d’un accord de principes à Washington entre la RDC et le Rwanda, jusqu’au départ ou à la démission du président Félix Tshisekedi. « Nous devons tenir compte de l’opinion des Congolais, » a-t-il déclaré. « Le peuple congolais ne veut pas entendre un mot comme « cessez-le-feu »– non pas parce qu’il veut la guerre, mais parce qu’il ne veut plus voir Tshisekedi au pouvoir. »

Pour la RDC, le défi consistera maintenant à rétablir son autorité dans les zones libérées et à garantir la sécurité des populations civiles, tout en veillant à ce que justice soit rendue pour les victimes des violences. Cet accord pourrait ainsi marquer un tournant dans la sécurisation de l’Est du pays, à condition que les engagements soient pleinement respectés.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la UneAfrique

Kenya : un député tué dans une fusillade à Nairobi

by admin9775 1 mai 2025
written by admin9775

Un député de l’opposition kenyane a été abattu dans la capitale, Nairobi. 

Charles Were a été assassiné dans la nuit de mercredi à jeudi après que sa voiture se soit arrêtée à un rond-point sur une route principale très fréquentée.

La police a décrit comme un crime « ciblé et prémédité ».

Le président Willian Ruto a exhorté la police à mener une « enquête approfondie ».

« Nous étions avec lui aujourd’hui au Parlement, comme elle l’a dit, tout l’après-midi, et il est parti à peine 30 minutes avant de trouver la mort. Nous voudrions donc demander à la police de mener une enquête approfondie sur cette affaire et de partager avec les Kenyans, aussi vite que possible, ce qui est arrivé à notre collègue, l’honorable Ong’ondo Were. », a déclaré Junet Mohamed, membre du Parlement, circonscription de Suna East.

D’après le communiqué de la police kényane***, « M. Were était en compagnie de son chauffeur et de son garde du corps lorsqu’une moto-taxi s’est approchée de leur voiture et qu’un passager en est descendu. Il s’est ensuite approché de leur véhicule avant de tirer sur le député. »*** 

« Ce que nous avons, ce sont des rapports préliminaires sur ce qui s’est passé, mais les enquêtes sont en cours pour établir ce qui s’est réellement passé », a expliaué Raymond Omollo, Secrétaire Principal au Département d’Etat pour la Sécurité Intérieure et l’Administration Nationale.

Charles Were a été réélu en 2022 pour représenter la circonscription de Kasipul, dans l’ouest du Kenya, pour le parti Orange Democratic Movement.

Africanews

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À la UneSociété

La ministre Raïssa Malu appelle à faire de l’école « le berceau de la résilience collective »

by admin9775 1 mai 2025
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À l’occasion de la Journée nationale de l’enseignement célébrée ce 30 avril, la ministre de l’Éducation nationale, Raïssa Malu, a prononcé un vibrant plaidoyer pour une école transformatrice. « Nos enseignants, véritables bâtisseurs de nation, méritent toute notre reconnaissance », a-t-elle déclaré devant les acteurs du système éducatif réunis à Kinshasa.

La ministre a dressé un bilan encourageant des réformes engagées, soulignant les avancées majeures réalisées grâce à la gratuité de l’enseignement primaire. Cette mesure phare a permis une augmentation significative des effectifs scolaires et une meilleure inclusion des enfants issus des milieux défavorisés.

Le programme de construction d’infrastructures scolaires a été particulièrement mis en avant avec déjà 400 nouvelles écoles bâties et 3 000 salles de classe supplémentaires en cours de réalisation. « Ces investissements concrets témoignent de la priorité absolue accordée à l’éducation par le gouvernement », a insisté Mme Malu.

Parmi les autres réalisations notables figurent la modernisation des méthodes pédagogiques par l’introduction du numérique et le renforcement des capacités des enseignants à travers des formations continues adaptées. « Nous devons offrir à nos enfants une éducation de qualité, en phase avec les défis du 21e siècle », a expliqué la ministre.

Pour les prochains mois, des mesures ambitieuses ont été annoncées dont l’extension progressive de la gratuité au premier cycle du secondaire et la mise en place d’un vaste programme d’alphabétisation des adultes. La généralisation des cantines scolaires et le développement de l’enseignement technique feront également partie des priorités.

Face aux défis qui persistent, notamment les conditions de travail des enseignants et les effectifs pléthoriques dans certaines classes, la ministre a promis une attention particulière. « La revalorisation de la profession enseignante sera au cœur de nos actions pour l’année scolaire à venir », a-t-elle assuré.

En conclusion de son discours, Raïssa Malu a appelé à une mobilisation collective : « Faisons de nos écoles des lieux d’excellence où se forge la citoyenneté de demain. L’éducation reste notre arme la plus puissante pour bâtir une RDC forte et prospère. »

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la UnePolitique

Le président Tshisekedi déterminé à instaurer un héritage de bonne gouvernance en RDC

by admin9775 1 mai 2025
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Le président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, poursuit résolument son agenda de réformes et de bonne gouvernance, comme le rapporte un récent article du New Yorker. Le chef de l’État congolais a réitéré son engagement à quitter le pouvoir à la fin de son mandat constitutionnel, marquant ainsi une rupture avec les pratiques politiques du passé.

Lors de récentes rencontres avec des responsables américains de haut niveau, le président Tshisekedi a personnellement présenté sa vision d’un nouveau partenariat entre la RDC et les États-Unis. Ce projet ambitieux vise à établir une collaboration mutuellement bénéficiaire qui profiterait à l’ensemble de la population congolaise, tout en garantissant une gestion transparente des ressources naturelles du pays.

Cependant, cette orientation stratégique rencontre des résistances dans certains cercles européens, particulièrement en France. Des voix sceptiques continuent de mettre en doute la capacité du gouvernement congolais à gérer ses propres affaires. Ces réticences semblent motivées par la crainte de voir s’effriter l’influence traditionnelle de l’Europe en RDC au profit d’un rapprochement avec les États-Unis.

Face à ces critiques, les partisans du président Tshisekedi répondent avec fermeté. « L’époque où les puissances étrangères pouvaient exploiter impunément les ressources congolaises est bel et bien révolue », a déclaré un proche collaborateur du chef de l’État. « Nous sommes déterminés à défendre les intérêts du peuple congolais et à établir des relations internationales fondées sur le respect mutuel et la réciprocité. »

Ce changement de paradigme dans la politique étrangère de la RDC soulève d’importantes questions sur l’avenir des relations économiques et diplomatiques du pays. Alors que les négociations avec les États-Unis progressent, les observateurs s’interrogent sur les répercussions de ce rééquilibrage géopolitique et sur ses conséquences pour le développement de la RDC.

Le gouvernement congolais maintient sa position : la priorité absolue reste le bien-être de la population et la gestion responsable des immenses ressources naturelles du pays. Cette approche, si elle se concrétise, pourrait marquer un tournant historique dans les relations entre la RDC et ses partenaires internationaux.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la UneMonde

Les États-Unis annoncent un accord avec l’Ukraine sur «un fonds d’investissement dans la reconstruction»

by admin9775 1 mai 2025
written by admin9775

Le ministère américain des Finances a annoncé mercredi 30 avril que les États-Unis et l’Ukraine ont signé un accord établissant « un fonds d’investissement dans la reconstruction », après des semaines de dures négociations sur l’accès aux ressources naturelles ukrainiennes.

Cet accord intervient en parallèle à de multiples tractations diplomatiques en cours pour trouver une issue au conflit, trois ans après l’invasion russe de l’Ukraine. « Je suis heureux d’annoncer la signature aujourd’hui de l‘accord historique de partenariat économique» avec l’Ukraine, a déclaré le ministre américain des Finances, Scott Bessent, dans un message vidéo.

« En reconnaissance du soutien financier et matériel important que le peuple des États-Unis a fourni à l’Ukraine depuis l’invasion de la Russie, ce partenariat économique met nos deux pays en position de collaborer et d’investir ensemble pour assurer que nos actifs, nos talents et nos capacités puissent accélérer la reconstruction économique de l’Ukraine », relève le communiqué, qui ne donne pas de détails sur le contenu de l’accord.

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« Avec les États-Unis, nous créons ce fonds qui attirera des investissements mondiaux dans notre pays », s’est félicitée pour sa part la ministre ukrainienne de l’Économie, Ioulia Svyrydenko, qui a fait le déplacement à Washington pour signer le document.

L’accord avec Washington financera des « projets d’extraction de minerais, de pétrole et de gaz », a précisé la ministre ukrainienne sur Facebook. Mais l’Ukraine « conserve l’entière propriété et le contrôle de ces ressources » y compris le sous-sol, et ce sera « l’État ukrainien qui détermine où et quoi extraire », a-t-elle dit. « Le document dans sa forme actuelle est une garantie de réussite pour nos deux pays – Ukraine et États-Unis », a écrit la ministre dans un message sur Facebook.

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Le président américain Donald Trump avait réitéré ce 30 avril, avant la signature, que les États-Unis souhaitaient, « pour nos efforts » vis-à-vis de l’Ukraine, avoir quelque chose en retour. « Et nous avons dit : les terres rares. Ils ont de très bonnes terres rares ». Les États-Unis ont fourni, sous l’ancienne administration de Joe Biden, des dizaines de milliards de dollars d’aide à l’Ukraine, après l’invasion de ce pays par la Russie en février 2022. « Nous avons conclu un accord qui garantit notre argent et nous permet de commencer à creuser et à faire ce que nous avons à faire », avait poursuivi le président américain, soulignant que « c’est aussi une bonne chose pour eux parce qu’il y aura une présence américaine » en Ukraine.

Le projet d’accord a été depuis des semaines au cœur de tensions entre Kiev et Washington, dont le soutien est crucial pour l’Ukraine. Une précédente mouture de ce texte aurait dû être signée lors de la visite du président ukrainien Volodymyr Zelensky à la Maison Blanche fin février, mais son altercation inédite avec son homologue américain, sous les caméras, avait précipité son départ et annulé la signature de l’accord.

Une nouvelle version, proposée par Washington en mars, avait été jugée très défavorable par des députés ukrainiens et des médias. Au fil des négociations, ce document a pu être transformé en une version plus acceptable pour Kiev, selon des responsables ukrainiens.

L’Ukraine parle d’un « bel accord »

« C’est vraiment un bel accord international équitable entre les gouvernements américain et ukrainien concernant des investissements communs dans le développement et la reconstruction de l’Ukraine », s’était félicité à la télévision nationale le Premier ministre ukrainien Denys Chmygal avant l’annonce de la signature du texte. Le document amendé ne reconnaît pas comme une dette vis-à-vis des États-Unis les dizaines de milliards de dollars d’aide militaire et financière américaine. « Aucune dette, aucune aide » accordée avant la signature « ne fait partie de cet accord », avait assuré Denys Chmygal.

Le document doit encore être ratifié par le Parlement ukrainien après sa signature. Il ne semble pas comporter de garanties de sécurité américaines face à la Russie, pourtant demandées par l’Ukraine, un point sur lequel insistait Volodymyr Zelensky. Le texte met en place un « fonds d’investissement pour investir dans la reconstruction » de l’Ukraine, lequel fonds sera financé et géré à parts égales par Ukrainiens et Américains.

La quantité de richesses minières que renferme le sol ukrainien reste peu claire, la plupart de ces ressources étant inexploitées, difficiles à extraire ou de facto sous contrôle russe, car se trouvant dans des territoires occupés par l’armée russe. Cette dernière a d’ailleurs revendiqué ce 30 avril la conquête d’une localité ukrainienne dans le nord de la région orientale de Donetsk, épicentre des combats où ses troupes poursuivent une lente avancée. Parallèlement, Kiev a accusé Moscou d’augmenter l’intensité de ses attaques sur le front, en dépit de l’annonce du président russe d’une trêve du 8 au 10 mai.

RFI

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