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À la Une

À la UneSociété

Meurtre à Mukondi et à Mausa : Bintou Keita condamne avec la plus grande fermeté ces tueries ignobles

by admin9775 10 mars 2023
written by admin9775

Dans un communiqué rendu public dont une copie est parvenue à la rédaction de Objectif-infos.cd, la Représentante spéciale du Secrétaire général des Nations unies en RDC, Bintou Keita a condamné fermement, le jeudi 9 mars, le meurtre d’une trentaine des personnes à Mukondi et Mausa dans la province du Nord-Kivu par des rebelles ADF.

Les premiers rapports laissent entendre que ces rebelles ont fait usage des armes à feu et des armes blanches, occasionnant ainsi la totalité de 38 personnes tuées et de plusieurs autres blessées ou portées disparues.

Sans aller par le dos de la cuillère, Bintou Keita a invité les autorités congolaises à diligenter une enquête et traduire en justice les auteurs de ces exécutions sommaires.

Elle a également réitéré l’engagement de la mission onusienne à contribuer aux efforts du gouvernement congolais de mettre fin à l’insécurité.

Par Kevin Muteba

OBJECTIFS INFO via CONGO PUB Online

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10 mars 2023 0 comments
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À la UneAfrique

Tunisie : 14 migrants subsahariens meurent noyés au large de Sfax

by admin9775 10 mars 2023
written by admin9775

Quatorze migrants de pays d’Afrique subsaharienne sont morts noyés après le naufrage de leur bateau au large de la Tunisie, où cette communauté vit dans l’angoisse à la suite d’un violent discours du président Kais Saied sur l’immigration clandestine.

Le drame s’est produit au large de la région de Sfax (centre-est), ont annoncé les autorités jeudi.

Selon le porte-parole du tribunal de première instance de Sfax, en charge de l’enquête, les 14 migrants sont morts noyés après le naufrage de deux embarcations de fortune mardi et mercredi.

Le porte-parole, Faouzi Masmoudi, a précisé à l’AFP que trois migrants avaient péri et 34 avaient été secourus après le naufrage d’un premier bateau mardi et 11 autres sont morts et 20 ont été secourus après celui de mercredi.

Le porte-parole de la Garde nationale tunisienne avait auparavant indiqué que les gardes-côtes avaient « repêché 14 corps de migrants et secouru 54 autres », mais en faisant état du naufrage d’un seul bateau, dans la nuit de mercredi à jeudi.

Selon lui, les gardes-côtes ont déjoué au total quatorze tentatives de traversées maritimes illégales dans la nuit de mercredi à jeudi et « secouru » 435 migrants, dont 426 originaires d’Afrique subsaharienne, au large des côtes du centre et de l’est de la Tunisie.

Il a affirmé que la Garde nationale s’efforçait de lutter « contre les bandes impliquées dans l’organisation des opérations d’immigration clandestine », qui mettent les migrants sur « les bateaux de la mort ».

Ces naufrages meurtriers surviennent au moment où de nombreux migrants de pays d’Afrique subsaharienne cherchent à quitter la Tunisie après des propos du président Saied contre l’immigration clandestine.

Le 21 février, M. Saied avait affirmé que la présence en Tunisie de « hordes » d’immigrés clandestins provenant d’Afrique subsaharienne était source de « violence et de crimes » et relevait d’une « entreprise criminelle » visant à « changer la composition démographique » du pays.

Après ce discours, condamné par des ONG comme « raciste et haineux », des ressortissants de pays d’Afrique subsaharienne ont fait état d’une recrudescence d’agressions à leur encontre et se sont précipités par dizaines à leurs ambassades pour être rapatriés.

« Propos malveillants »

Dans un apparent souci d’apaisement après le tollé suscité par ses propos, M. Saied a affirmé lors d’une entrevue mercredi avec le président de Guinée-Bissau Umaro Sissoco Embalo, qui faisait escale à Tunis, que les Africains présents en Tunisie étaient des « frères », selon une vidéo diffusée par la présidence tunisienne.

Affirmant que l’objectif de son discours était de faire respecter la « légalité tunisienne concernant les étrangers » et d’empêcher toute « juridiction parallèle aux juridictions de l’Etat », il a rejeté les « propos malveillants » de ceux qui « ont voulu interpréter le discours à leur guise pour nuire à la Tunisie ».

« Cette situation concernant les Africains ne peut être interprétée par les langues malveillantes, comme ils l’ont fait ces derniers jours, comme du racisme. De quoi ils parlent ? Ils divaguent », a-t-il ajouté.

Selon des chiffres officiels, la Tunisie compte plus de 21.000 ressortissants de pays d’Afrique subsaharienne, en majorité en situation irrégulière, soit moins de 0,2% d’une population totale d’environ 12 millions.

La Tunisie, pays d’Afrique du Nord dont certaines portions de littoral se trouvent à moins de 150 km de l’île italienne de Lampedusa, enregistre très régulièrement des tentatives de départ de migrants vers l’Italie.

Selon des chiffres officiels italiens, plus de 32.000 migrants, dont 18.000 Tunisiens, sont arrivés clandestinement en Italie en provenance de Tunisie en 2022.

La Garde côtière tunisienne avait indiqué fin février que les migrations illégales connaissaient « une forte augmentation » en raison « de l’amélioration des conditions météorologiques ».

Le 16 février, quelques jours avant la sortie controversée de M. Saied, une vingtaine d’ONG tunisiennes avaient déploré la montée d’un « discours haineux » et du racisme dans leur pays contre les migrants originaires d’Afrique subsaharienne.

Selon ces ONG « les politiques européennes d’externalisation des frontières ont contribué depuis des années à transformer la Tunisie en un acteur clé dans la surveillance des routes migratoires en Méditerranée, notamment l’interception des bateaux de migrants en dehors des eaux territoriales et leur transfert en Tunisie ».

Africanews via CONGO PUB Online

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À la UneEconomie

Le Comité de Conjoncture économique annonce la publication régulière par voie des médias du taux de change par la Banque Centrale

by admin9775 10 mars 2023
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Le Premier Ministre, Jean-Michel Sama Lukonde a présidé le jeudi 09 mars 2023, une réunion spéciale du Comité de Conjoncture Économique centrée sur la situation conjoncturelle liée à la dépréciation du franc congolais face au dollar américain sur le marché de change, renseigne la cellule de communication de la Primature.

De cette réunion, il a été préconisé des mesures pour apporter la bonne information et surtout mettre fin à la spéculation qui s’observe de plus en plus sur le marché de change. Cette spéculation engendre des conséquences néfastes sur les prix des biens de première nécessité sur le marché.

« Il y a lieu de noter aussi qu’au cours des dernières semaines, on note une décélération de la formation des prix intérieurs. Cette décélération s’observe notamment à Kinshasa, dans la capitale de notre pays, à Lubumbashi, et à Goma. Il va donc s’en dire que nous faisons face à une spéculation qui prend forme autour de la question du taux du franc congolais et c’est pourquoi certaines mesures ont été préconisées pour apporter la bonne information et mettre fin à cette spéculation. Il s’agit notamment de la publication au quotidien par la BCC des taux du franc congolais dans les médias locaux et ensuite la Banque Centrale va procéder à un suivi permanent des taux sur le marché parallèle », a conclu le Ministre d’État, Ministre du Budget.

Intervenant à son tour, la Gouverneure de la Banque Centrale du Congo, Malangu Kabedi, a soutenu que désormais les Congolais seront tenus informés régulièrement de taux de la parité du franc congolais par rapport aux autres devises notamment le dollar américain.

Bien-Aimée BOSASELE

OBJECTIFS INFO via CONGO PUB Online

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À la UneSociété

Justice : Félix Tshisekedi a assisté à la rentrée judiciaire 2023-2024 de la cour des comptes

by admin9775 10 mars 2023
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C’est une première dans l’histoire de la Cour des Comptes en République Démocratique du Congo. en sa qualité de Magistrat Suprême, le Président de République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo a assisté le jeudi 9 Mars, à une double audience solennelle consacrée à la rentrée judiciaire 2023-2024 et à la remise du rapport public de cette institution supérieure de contrôle des finances publiques, pour les exercices 2020 et 2021.

Comme le veut la tradition en pareille circonstance, le Procureur général près cette Cour a prononcé une mercuriale sur un thème de la compétence de cette juridiction, rapporte la source présidentielle.

Etant donné que depuis sa création en 1987, la Cour des comptes de la RDC n’a jamais organisé de rentrée judiciaire, le Procureur général a consacré sa mercuriale à la présentation de cette haute institution, sa mission, son organisation et son apport au développement du pays, apprend-t-on de la même source.

Dans sa mercuriale, M. Salomon TUDIESHE a rappelé que la préoccupation de soumettre la gestion des finances et des biens publics à une Cour des comptes, remonte à l’époque du Congo-belge .
En effet, a-t-il renseigné, l’article 13 de la charte coloniale confiait le contrôle des finances de la colonie du Congo belge à la Cour de comptes de la métropole.

Depuis l’indépendance, tous les régîmes qui se sont succédés ont retenu cette haute institution de contrôle même si elle était dépourvue des moyens de sa politique.

« L’Histoire retiendra que la Cour des comptes de la République Démocratique du Congo a été réhabilitée, en tant qu’institution et dans l’accomplissement de sa mission, sous votre premier mandat comme Président de la République », a témoigné le procureur général qui a remercié le Président de la République, Felix Tshisekedi, pour ses ordonnances du 22 juin 2022 par lesquelles le Chef de l’État a renouvelé le personnel de la Cour des comptes et doté cette Institution de toutes structures nécessaires à son fonctionnement optimal.

Pour sa part, le premier président de la Cour des Comptes, Jimmy Munganga Ngwaka, a consacré son exposé sur « La répression des fautes de gestion : Moyen efficace de lutte.

Bien-Aimée BOSASELE

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À la UneAfrique

Ouganda : le projet de loi contre l’homosexualité présenté au Parlement

by admin9775 10 mars 2023
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Un nouveau projet de loi contre l’homosexualité a été présenté au Parlement ougandais.

La présidente du Parlement, Annet Anita Among, a renvoyé le projet de loi à une commission parlementaire pour examen avant d’être débattue devant l’hémicycle. Il s’agit là de la première étape d’un processus accéléré visant à faire passer la proposition en loi.

La présidente du parlement ougandais a ajouté, qu’il y aura plus tard « une audition publique » à laquelle les minorités sexuelles seront autorisées à participer.

« Lorsque vous parlez aux différents députés, ils vous disent que dans tout le pays, les questions liées à l’homosexualité soulèvent un tollé : recrutement, promotion, dans les écoles, nos enfants sont enrôlés dans ces actes immoraux et il y a un consentement public. L’unité de base de la société est la famille. Si vous détruisez la famille, vous détruisez la société ; il n’y a donc rien de plus important que d’avoir des familles stables, solides et bien ancrées. » a déclaré le député de la municipalité de Bugiri qui a déposé le projet de loi contre l’homosexualité, Asuman Basalirwa. 

« Je ne suis pas d’accord avec l’homosexualité en principe, comme je vous l’ai dit, dans mon Église et dans ma culture. Cela va à l’encontre de ma sagesse intérieure et des raisons pour lesquelles je crois. Dans ce que je crois en tant que valeur culturelle ou en tant qu’église. Mais je ne crois pas qu’il faille la criminaliser. «  a ajoutéRachel Magoola, députée de la municipalité de Bugweri. 

Le projet de loi propose de nouvelles peines sévères pour les relations entre personnes de même sexe. En Ouganda, l’homosexualité est déjà illégale et défie les critiques des groupes de défense des droits de l’homme.

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enrôlement est rdc
À la Une

Dans l’est de la RDC en guerre, le difficile enrôlement des électeurs

by admin9775 10 mars 2023
written by admin9775

Alors que le Nord-Kivu est en partie sous le contrôle des rebelles du M23, des habitants restent exclus des opérations d’enregistrement. Une situation qui pourrait conduire au report de la présidentielle, selon le chef de l’Etat.

Il faut montrer patte blanche pour entrer dans le bureau de Mavuno, l’un des plus grands centres d’enregistrement des électeurs de Goma, dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC). Trois policiers armés de kalachnikovs vérifient les identités au compte-gouttes à travers le hublot du portail. « Je suis venue à 2 heures du matin mais je ne suis toujours pas passée », lance une quinquagénaire au milieu d’une trentaine de personnes agglutinées devant la porte.

Dans la capitale du Nord-Kivu, les files d’attente sont longues. Mais dix jours après le lancement des opérations d’enrôlement, le 16 février, seulement 6 % des votants de la province ont reçu leur carte, selon la Commission électorale nationale indépendante (CENI).

« Je viens depuis trois jours ! », hurle Jeanne, une électrice rattrapée par les agents de sécurité alors qu’elle s’était faufilée à l’intérieur du centre pendant une bousculade. Après plusieurs heures d’attente, la jeune femme est finalement face à l’un des responsables du bureau, qui archive ses empreintes et sa photo sur un ordinateur. Quelques minutes suffisent pour recevoir le précieux sésame : la carte d’électeur.

« Parfois les machines tombent en panne. Dans ce cas, on ferme jusqu’à ce que le problème soit réparé », assure un agent de la CENI qui a requis l’anonymat. Pourtant, le temps presse pour enregistrer les 4 735 866 votants attendus dans le Nord-Kivu, qui représentent entre 8 et 10 % des électeurs nationaux, selon le Groupe d’experts de l’ONU sur le Congo (GEC).

Le scrutin semble encore loin

L’élection présidentielle, couplée aux législatives et aux provinciales, est censée se tenir le 20 décembre 2023. Mais dans les 32 centres d’enrôlement de Goma, le scrutin semble encore loin. « La carte d’électeur nous donnera la carte d’identité [qui n’est pas délivrée pour le moment en RDC]. C’est surtout ça qui m’amène, le reste ne m’intéresse pas beaucoup », assume Pacifique devant le bureau de Mavuno. En avril 2022, le gouvernement congolais s’était engagé à distribuer, sur la base du même fichier et avant le début du vote, ces deux documents.

Cette promesse pourra-t-elle s’appliquer à tous les habitants du Nord-Kivu, la seconde province en termes de poids électoral ? A ce jour, seuls 84 % des bureaux d’enregistrement sont opérationnels dans la région. Aucun n’a ouvert dans la partie contrôlée par les insurgés du Mouvement du 23-Mars (M23), même si le groupe armé a promis à plusieurs reprises de se retirer et de cesser les hostilités à compter du mardi 7 mars.

L’exclusion d’une partie de la population du processus électoral pourrait accroître la méfiance sur ceux qui peuplent la zone désormais administrée par les rebelles, notamment sur les communautés d’expression kinyarwanda, la langue également parlée au Rwanda, accusé par Kinshasa et un rapport du GEC de soutenir le M23. « Elles sont pointées du doigt, accusées d’être étrangères, depuis le début des années 1990. C’est à cette période, lors de la conférence nationale souveraine organisée par le président Mobutu Sese Seko, qu’a émergé le concept de “nationalité douteuse” », rappelle Onesphore Sematumba, de l’International Crisis Group (ICG).

« A moyen terme, le fait de ne pas avoir sa carte d’électeur pourrait être utilisé pour exclure certaines personnes de la nationalité congolaise», poursuit le chercheur, qui craint une multiplication des amalgames entre Congolais rwandophones et Rwandais. « Nous ne voulons pas exclure des nationaux, mais nous ne voulons pas non plus enrôler des étrangers dans la zone sous influence rwandaise », justifie Paul Muhindo, le rapporteur adjoint de la CENI. D’autant que le M23 continue son expansion dans les territoires de Rutshuru et de Masisi.

Une quinzaine de circonscriptions restent inaccessibles et autant de sièges risquent d’être évincés de la future Assemblée

Cette dégradation de la situation sécuritaire et ses conséquences sur le futur scrutin inquiètent les députés du Nord-Kivu. A ce jour, une quinzaine de circonscriptions restent inaccessibles et autant de sièges risquent d’être évincés de la future Assemblée nationale. Comme ces élus, certains mouvements citoyens appellent à la suspension des opérations électorales. « Le pouvoir en place n’est pas très populaire dans l’est de la RDC, puisqu’il n’a pas réussi à rétablir la paix et la sécurité. Mais il ne faudrait pas pour autant nous exclure pour s’assurer une réélection », prévient Jimmy Nzialy, coordinateur de l’association Génération positive.

La menace d’un « glissement » de l’élection a été ouvertement évoquée par le président Félix Tshisekedi le 4 mars. Lors de sa conférence de presse avec Emmanuel Macron, il a clairement lié la situation dans l’est à la tenue de la présidentielle à la date prévue. « Est-ce qu’il faut stopper le processus d’enrôlement des électeurs en attendant que la paix revienne, avec le risque que cela impacte le respect du calendrier ?, s’est-il interrogé. Faut-il continuer le processus en ne prenant pas en compte les populations nombreuses de déplacés de guerre ? C’est cela qui peut poser problème. »

Plusieurs cas de fraude

A Goma, la campagne électorale semble avoir déjà commencé. Des affiches géantes de Félix Tshisekedi, qui a déjà annoncé son intention de se présenter pour un second mandat, de ses ministres ou même de certaines personnalités, à l’instar de Denis Mukwege, Prix Nobel de la paix 2018 qui laisse planer le doute sur sa candidature, bordent les artères principales de la ville. « Inscrivez-vous », peut-on lire sur les panneaux.

Dans les camps de déplacés de Kanyaruchinya, certains ont répondu à l’appel. La CENI y a installé plusieurs bureaux pour enregistrer un maximum d’électeurs. Selon le Bureau de la coordination des affaires humanitaires de l’ONU (OCHA), plus de 600 000 personnes ont fui les zones tenues par le M23 depuis un an.

Jean, qui préfère ne donner qu’un nom d’emprunt, est l’un d’entre eux. Le jeune homme a bravé le mauvais temps pour se faire enrôler. Mais lorsqu’il a quitté son village à la hâte, en novembre, il n’a pas pu emporter ses papiers. « Ils sont nombreux dans ce cas. Il suffit de venir avec trois personnes de sa localité qui signent et témoignent de son identité », explique un président de centre.Mais à cause de la pluie, Jean n’a pas réussi à convaincre ses « témoins » de l’accompagner. « Leur présence n’était pas requise, j’ai juste eu besoin de présenter leurs cartes d’électeur », explique Jean après son inscription sur les listes.

Si la CENI reconnaît « quelques problèmes », des membres de l’opposition et des militants d’associations citoyennes ont d’ores et déjà répertorié plusieurs cas de fraude partout dans le pays. Le youtubeur Fabien Kusuanika Mbambi, soutien de Martin Fayulu (qui continue de revendiquer sa victoire à la présidentielle de 2018), dit avoir réussi à obtenir quatre cartes d’électeur avec sa photo, « pour 5 dollars chacune », annonce-t-il sur les réseaux sociaux. La CENI a mis à disposition, début février, trois numéros de téléphone pour dénoncer « le monnayage, la corruption et le désordre ».

Le MONDE via CONGO PUB Online

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La délégation du Conseil de sécurité demande aux groupes armés de cesser leurs activités
À la Une

La délégation du Conseil de sécurité demande aux groupes armés de cesser leurs activités et de participer au processus politique

by admin9775 10 mars 2023
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La délégation du Conseil de sécurité de l’ONU, qui a entamé sa visite jeudi 9 mars en RDC, demande aux groupes armés de cesse leurs activités et de participer au processus politique. Les co-présidents de cette délégation, Nicolas de la Rivière, représentant permanent de la France au Conseil de sécurité et Michel Xavier Diang, celui du Gabon, ont exprimé cette position lors de leur arrivée à Kinshasa.

« Le Conseil est venu ici en RDC pour adresser un message assez clair : ‘Nous sommes à vos côtés, nous sommes là pour vous aider. Nous sommes là pour voir ce que la MONUSCO peut faire. Nous allons faire le point sur les initiatives régionales et sur la situation dans l’est’ », a déclaré Nicolas de la Rivière ; avant de s’adresser spécifiquement aux groupes armés :

« Il est important d’agir, il est important que les groupes armés cessent leurs activités, que tous participent au processus politique. Que les groupes armés étrangers se retirent et que les groupes armés soutenus par l’étranger se retirent aussi et que la paix revienne enfin en RDC ».

Il rappelle que le Conseil de sécurité n’était plus venu en RDC depuis 2018.

« C’est une visite importante ! Elle se déroule dans un contexte difficile, puisque les groupes armés sont actifs dans l’est de la RDC, causant des dommages graves aux populations. Des milliers des personnes souffrent. Il faut leur venir en aide. Il y a une crise humanitaire sans précédent plus un pillage des ressources naturelles », a décrit Nicolas de la Rivière.

« La MONUSCO fait partie de la solution »

Michel Xavier Diang, représentant permanent du Gabon au Conseil de sécurité, a fait remarquer que cette délégation arrive en RDC pour soutenir l’action de la MONUSCO :

« Nous sommes venus en RDC pour nous enquérir de la situation sur terrain et apporter des solutions aux causes profondes des conflits, pour mobiliser les partenariats pour aider les populations civiles. Nous arrivons dans une année électorale. Notre message est d’encourager les acteurs politiques à s’engager dans un processus d’élections transparentes, crédibles conformément à la constitution congolaise. Nous sommes là pour soutenir l’action de la MONUSCO, pour rappeler que la MONUSCO fait partie de la solution aux difficultés que le peuple congolais a pour retrouver la paix dont la population a besoin ».

Cette délégation du Conseil de Sécurité des Nations unies effectue cette visite de travail du 9 au 12 mars en République démocratique du Congo. L’objectif principal de cette visite est d’évaluer la situation sécuritaire en RDC et la mise en œuvre du mandat de la MONUSCO, conformément à la résolution 2666 (2022) du Conseil de Sécurité.

Durant leur séjour à Kinshasa, les membres du Conseil de Sécurité rencontreront le Chef de l’Etat, le Premier ministre, les membres du Gouvernement, les présidents de l’Assemblée nationale et du Sénat, les acteurs politiques, les représentants de la société civile, la communauté diplomatique, la MONUSCO et le système des Nations unies en RDC.

La délégation prévoit une visite à Goma, afin d’apprécier la situation sécuritaire et humanitaire dans la province du Nord-Kivu, et évaluer le contexte opérationnel dans lequel évolue la MONUSCO.

Radiookapi via CONGO PUB Onlie

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Hambourg: coups de feu tirés dans une église, "plusieurs" morts (police)
À la UneMonde

Allemagne : fusillade meurtrière dans un centre des Témoins de Jéhovah à Hambourg

by admin9775 10 mars 2023
written by admin9775

Plusieurs personnes ont été tuées et d’autres blessées jeudi soir à la suite de coups de feu tirés dans un centre des Témoins de Jéhovah à Hambourg, en Allemagne, a annoncé la police. Le tireur pourrait faire partie des morts, selon la police.

Plusieurs personnes ont été tuées et d’autres grièvement blessées lors d’une fusillade dans la soirée de jeudi 9 mars dans un centre des Témoins de Jéhovah à Hambourg, en Allemagne, a annoncé la police.

Aucun bilan exact de l’attaque n’a été donné à ce stade par la police, la sécurisation du bâtiment étant encore en cours. Plusieurs médias, dont le quotidien Bild, qui évoque un « bain de sang », affirment que la fusillade aurait fait sept morts et huit blessés graves.

Le tireur ferait partie des personnes décédées sur place, a précisé la police, indiquant n’avoir à ce stade « aucune indication sur des auteurs en fuite ». « Un grand nombre de forces de l’ordre sont sur place », ajoute sur Twitter la police de Hambourg.

« Évitez la zone de danger. Dans la zone de danger, restez à l’endroit où vous vous trouvez et ne vous rendez pas à l’extérieur pour le moment », a demandé l’Office fédéral de protection civile.

Forces d’intervention

Des Témoins de Jéhovah étaient réunis depuis 19 h pour une réunion hebdomadaire consacrée à l’étude de la Bible, selon le quotidien Hamburger Abendblatt.

Les forces de l’ordre « ont été appelées vers 21 h 15 pour signaler des coups de feu tirés dans le bâtiment » de trois étages, situé dans le quartier de Gross Borstel, au nord de la deuxième plus grande ville d’Allemagne, a rapporté un porte-parole de la police sur la chaîne NTV. Les forces d’intervention ont « pénétré très rapidement dans l’immeuble et y ont trouvé des morts et des blessés graves », selon ce porte-parole.

À l’intérieur, les agents ont également entendu un coup de feu « provenant de la partie supérieure de l’immeuble » et ont trouvé une autre personne, a poursuivi le porte-parole, soulignant « ne pas pouvoir encore donner d’indications » sur le mobile.  « Le soir, il y avait une manifestation des Témoins de Jéhovah dans le bâtiment », a-t-il ajouté.

« Les nouvelles en provenance d’Alsterdorf/Gross Borstel sont bouleversantes », a réagi sur Twitter le maire de la ville, le social-démocrate Peter Tschentscher. « Les forces d’intervention travaillent d’arrache-pied à la poursuite des auteurs et à l’élucidation du contexte ».

Fondés au XIXe siècle aux États-Unis, les Témoins de Jéhovah se considèrent comme les héritiers du christianisme primitif et font constamment et uniquement référence à la Bible.

Le statut de l’organisation varie d’un pays à l’autre : ils sont considérés au même titre que les « grandes » religions en Autriche et en Allemagne, comme un « culte reconnu » au Danemark, comme « confession religieuse » en Italie. En France, nombre de leurs branches locales ont le statut d' »association cultuelle », et ce mouvement rigoriste est régulièrement accusé de dérives sectaires.

Double menace

Si le mobile de la fusillade reste à ce stade inconnu, les autorités allemandes restent sur le qui-vive ces dernières années face à une double-menace terroriste, le jihadisme et l’extrémisme de droite. L’Allemagne a été victime d’attaques jihadistes, en particulier un attentat au camion-bélier revendiqué par le groupe État islamique qui avait fait 12 morts en décembre 2016 à Berlin. Cette attaque jihadiste est la plus meurtrière jamais commise sur le sol allemand.

Depuis 2013 et jusqu’à fin 2021, le nombre d’islamistes considérés comme dangereux se trouvant en Allemagne a été multiplié par cinq pour s’établir actuellement à 615, selon le ministère de l’Intérieur. Celui des salafistes est lui évalué à environ 11 000, soit deux fois plus qu’en 2013. 

Une autre menace pèse sur l’Allemagne, incarnée par l’extrême droite, après plusieurs attaques meurtrières ces dernières années visant des lieux communautaires ou religieux. Dans l’attentat raciste de Hanau, près de Francfort (ouest), perpétré en février 2020, un Allemand impliqué dans la mouvance complotiste avait abattu neuf jeunes, tous d’origine étrangère.

France 24 via CONGO PUB Online

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À la UneAfrique

Sénégal : les libertés à l’épreuve de la présidentielle de 2024 ?

by admin9775 9 mars 2023
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Arrestation, interdictions de manifestations et mesures coercitives contre la presse, à moins d’un an de la présidentielle, la société civile et l’opposition dénoncent une violation des libertés au Sénégal.

« Depuis quelques temps, on assiste à des arrestations arbitraires, c’est des arrestations tous azimuts que personne ne comprend. Si on analyse effectivement ces arrestations, c’est parce qu’effectivement on a un pouvoir qui a peur qui est en train de faire reculer la démocratie. », explique Malal Talla, rappeur et activiste.

L’appréhension est donc grande alors que le Sénégal est perçu jusqu’ici comme un modèle de démocratie dans une Afrique de l’Ouest très instable.

« Nous ne sommes plus cette vitrine de la démocratie dont nous nous targuons devant les autres pays africains, nous ne valons plus mieux que les autres. Nous avons un président qui de par les actes qu’il a posés depuis qu’il est là, il a réussi aujourd’hui à faire en sorte que notre démocratie soit à terre et le pire c’est qu’aujourd’hui il a ce projet de troisième candidature pour lequel il posera tous les actes qu’il faudra, tous les actes ignobles qu’il faudra. », a déclaré Aliou Sané, coordonnateur du Mouvement ‘Y en a marre’ .

L’affaire Ousmane Sonko et l’hypothèque qu’elle fait peser sur sa candidature à la présidentielle sont sources de tensions depuis deux ans. Outre les préoccupations socio-économiques, il y a aussi le doute que le président Macky Sall entretient sur son intention de passer outre ou non des objections constitutionnelles et de briguer un troisième mandat.

Arrestation de Pape Alé Niang et de Pape Ndiaye, de la télévision Walf TV entre autres, les journalistes disent ne pas être logés à la meilleure des enseignes.

Le Sénégal, 73e sur 180 au dernier classement établi par Reporters sans frontières, a perdu 24 places par rapport à 2021.

« La liberté d’expression n’appartient pas seulement aux journalistes, la liberté d’expression appartient à tous les Sénégalais. Aujourd’hui combien de Sénégalais sont en prison pour avoir simplement exprimé leur point de vue à travers les réseaux sociaux notamment ? « , raconte Moustapha Diop,  manager général de Walf TV.

Les défenseurs des droits ne se sont pas privés de rappeler à Macky Sall, élu en 2012 et réélu en 2019, ses paroles de 2015 dans une interview : « Vous ne verrez jamais, pendant ma gouvernance au Sénégal, un journaliste mis en prison pour un délit de presse ».

Amnesty International déplore de nombreuses arrestations dont « la plupart sont des proches de l’opposition et des critiques du gouvernement ».

« On a plus d’une centaine de personnes qui ont été arrêtées parce qu’ils sont proches de l’opposition et critiques du gouvernement et c’est une tendance qui est fortement à déplorer notamment les arrestations abusives de personnes pour leurs commentaires sur les réseaux sociaux ou bien leur opinion politique. », explique Ousmane Diallo, Ousmane Diallo, chercheur au bureau régional d’Amnesty à Dakar.

Le gouvernement réfute toute régression et invoque une juste application de la loi dans un pays qui est volontiers présenté comme un Etat de droit.

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À la UneSociété

Procès sur l’assassinat de l’ambassadeur italien : les 5 présumés auteurs « condamnés à la peine capitale »

by admin9775 9 mars 2023
written by admin9775

Le réquisitoire est tombé dans le procès sur l’assassinat de l’ambassadeur italien en RDC, Lucas Attanasio et de ses deux autres collaborateurs.
Le ministère public du tribunal militaire de garnison de Kinshasa-Gombe siégeant à la prison militaire de Ndolo, dans la commune de Barumbu, a condamné le mercredi 8 mars, à la peine capitale les six accusés pour meurtre dont, un par contumace.

Ces derniers sont poursuivis entre autre, pour meurtre, association des malfaiteurs, détention illégale d’armes et munitions de guerre dans l’affaire de l’assassinat du diplomate italien.

Dans son réquisitoire, le capitaine-magistrat Bamusamba de l’organe de la loi, a indiqué que « les victimes ont été kidnappées, trainées en profondeur dans la forêt avant d’être exécutées par balles ».

Cette sentence est tombée en l’absence des avocats de la défense qui ont boycotté cette audience publique faute de paiement de leurs émoluments. Néanmoins, le président du collectif des avocats de la défense a clamé l’innocence des prévenus.

Le rendez-vous est donc pris pour le samedi 11 mars prochain pour les plaidoiries de la défense.

Notons que le diplomate italien en RDC, Lucas Attanasio à été assassiné au Nord-Kivu en compagnie de son garde du corps italien, Vittorio Lacovaci et son chauffeur congolais du PAM, Mustapha Milambo dans une zone en proie aux activités de milices et groupes armés.

Murphy Fika

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