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À la Une

À la UneSociété

Journée internationale des femmes : l’ONU alerte sur les inégalités juridiques persistantes dans le monde

by admin9775 8 mars 2026
written by admin9775

À l’occasion de la Journée internationale des femmes célébrée ce 8 mars, le Secrétaire général des Nations unies, António Guterres, tire la sonnette d’alarme :
« À l’échelle mondiale, les femmes ne détiennent que 64 % des droits légaux dont bénéficient les hommes »

Une statistique choc, révélée dans son message officiel, qui met en lumière l’ampleur des discriminations encore inscrites dans les législations de nombreux États.
Le thème retenu cette année – droits, action et justice pour toutes les femmes et les filles – rappelle l’urgence d’agir pour combler ces inégalités systémiques.

Des discriminations légales qui influencent toute la vie des femmes

António Guterres souligne que dans de nombreux pays, la loi continue de limiter profondément les droits fondamentaux des femmes :

  • impossibilité de posséder des biens ou d’hériter au même titre que les hommes,
  • interdiction de travailler ou de voyager sans l’autorisation du conjoint,
  • restrictions dans le droit de divorcer,
  • absence de reconnaissance du viol conjugal, encore non criminalisé dans plus de 40 États,
  • obstacles à l’accès à l’éducation,
  • impossibilité pour certaines femmes de transmettre leur nationalité à leurs enfants.

Même dans les pays où des protections existent, les femmes peinent à accéder à la justice, en raison de discriminations persistantes ou d’une faible application des lois.

Les droits des femmes menacés par de nouvelles dynamiques

Si certaines inégalités juridiques datent de plusieurs siècles, le Secrétaire général de l’ONU observe également une nouvelle tendance inquiétante :

  • montée de l’autoritarisme,
  • instabilité politique croissante,
  • volonté renouvelée de renforcer des structures patriarcales.

Ces dynamiques fragilisent des acquis obtenus de longue lutte, notamment en matière de droits sexuels et reproductifs, de protection au travail ou d’égalité économique.

Appel à l’unité pour défendre les droits et la dignité des femmes

António Guterres appelle la communauté internationale à se mobiliser collectivement pour atteindre les objectifs du Programme d’action Beijing+30 et des Objectifs de développement durable (ODD) :

« En luttant contre les lois et pratiques discriminatoires – et en défendant les progrès déjà accomplis – nous pouvons garantir la dignité, les opportunités et la liberté que toutes les femmes méritent ».

Il conclut sur un message fort :

« Quand nous ne sommes pas égaux devant la loi, nous ne sommes pas égaux. Il est temps de faire de la justice une réalité pour les femmes et les filles, partout dans le monde ».

RFI

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8 mars 2026 0 comments
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À la UneEconomie

Julien Paluku : le gouvernement veut sanctionner les fraudes liées aux licences d’importation en République démocratique du Congo

by admin9775 8 mars 2026
written by admin9775

Le gouvernement de la République démocratique du Congo envisage de sévir contre les opérateurs économiques impliqués dans des pratiques frauduleuses liées aux licences d’importation. La question a été examinée lors du Conseil des ministres de la RDC du vendredi 6 mars, au terme duquel l’exécutif a demandé l’identification des cas d’irrégularités afin de prendre des sanctions exemplaires contre les importateurs concernés.

Au cours de cette réunion, le ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku, a présenté un dossier portant sur la gestion des provisions constituées dans le cadre des licences d’importation et des déclarations d’importation des biens.

Selon le compte rendu présenté par le porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya, ces provisions sont collectées lors de la validation des déclarations d’importation par la Banque centrale du Congo et l’Office congolais de contrôle (OCC).

« En effet, ces provisions sont constituées par la Banque centrale du Congo et l’Office congolais de contrôle à charge des importateurs concernés, lors de la validation des déclarations d’importation des biens. Elles sont destinées à rémunérer les contrôles avant embarquement des marchandises. Cependant, de nombreux importateurs ne soumettent pas leurs marchandises à ces contrôles et les déclarent comme importations sans licence à leur arrivée en République démocratique du Congo, ce qui facilite la fraude », a expliqué Patrick Muyaya.

Face à ces irrégularités, l’Inspection générale des finances (IGF), à l’issue d’une mission menée en 2023 à l’OCC et à la Banque centrale du Congo couvrant la période de 2006 à 2024, a recommandé au gouvernement de décider d’une destination définitive pour les fonds accumulés.

Le ministre du Commerce extérieur a ainsi proposé la récupération de ces fonds au profit du Trésor public afin de financer des projets inscrits dans le programme du gouvernement.

Dans cette perspective, l’exécutif a également demandé une collaboration avec le ministère de la Justice pour retracer les cas de fraude et engager des poursuites contre les responsables.

Le dossier a été adopté après débat et délibération lors du Conseil des ministres.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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8 mars 2026 0 comments
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À la UneMonde

Affaire Epstein: publication de rapports du FBI concernant des allégations contre Donald Trump

by admin9775 8 mars 2026
written by admin9775

Le ministère américain de la Justice a publié, jeudi 5 mars, des documents de la police fédérale (FBI) décrivant des entretiens datant de 2019 comprenant des accusations non corroborées portées par une femme contre Donald Trump dans le cadre de l’affaire Epstein.

Au cours de ces entretiens, cette femme a affirmé avoir été victime d’agressions sexuelles par le magnat de l’immobilier et futur président dans les années 1980 alors qu’elle était mineure. Elle avait contacté les autorités, après l’arrestation en juillet 2019 de Jeffrey Epstein, et a ensuite été entendue à quatre reprises par le FBI, entre juillet et octobre de la même année.

Dans un communiqué publié jeudi 5 mars sur les réseaux sociaux, le ministère de la Justice a rappelé s’être engagé le 25 février à vérifier si des documents devant figurer dans sa base de données publique sur le dossier du criminel sexuel mort en prison en août 2019 étaient manquants, et à y remédier le cas échéant.

La révélation récente par des médias américains du fait que des documents mentionnant le nom de Donald Trump ne figuraient pas dans les documents publiés avait suscité de nouvelles accusations de « dissimulation » de la part d’élus démocrates contre l’administration Trump.

Le ministère a justifié la publication de ces entretiens par le fait qu’ils auraient précédemment été considérés à tort comme faisant double emploi avec d’autres documents.

La victime âgée de 13 à 15 ans au moment des faits

À chacun de ces entretiens, cette femme, dont l’identité est caviardée, a accusé Epstein d’agressions sexuelles. Lors de son deuxième interrogatoire, elle a affirmé qu’Epstein l’avait emmenée à New York ou dans le New Jersey où il l’avait présentée à Donald Trump alors qu’elle avait entre 13 et 15 ans. Selon le rapport, elle a déclaré que Donald Trump avait abusé d’elle lors de ce voyage.

Au cours du quatrième et dernier entretien, en octobre 2019, cette femme a refusé de fournir des détails supplémentaires sur l’interaction présumée avec Donald Trump lorsqu’elle a été interrogée par les agents, selon le résumé rendu public de cet entretien. Ses déclarations font apparaître que les faits reprochés à Donald Trump remonteraient au début ou au milieu des années 1980, une période durant laquelle il ne semblait pas encore être en contact avec Jeffrey Epstein.

La porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt a démenti, vendredi 6 mars, « des accusations complètement infondées, ne reposant sur aucune preuve, de la part d’une femme perturbée qui a un abondant passé judiciaire. Comme nous l’avons dit à de multiples reprises, le président Trump a été totalement innocenté par la publication du dossier Epstein », a-t-elle réaffirmé dans un communiqué.

RFI

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À la UnePolitique

Augustin Kabuya (UDPS) affirme que la Constitution de la RDC « sera touchée »

by admin9775 8 mars 2026
written by admin9775

Le secrétaire général de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), Augustin Kabuya, est sorti de son silence samedi 7 mars lors d’une matinée politique organisée à Kinshasa, en réaction au débat qui refait surface autour du changement ou de la modification de la Constitution de la République démocratique du Congo.

Devant les militants de son parti, le patron de l’administration de l’UDPS a affirmé que la Constitution de 2006 sera modifiée, estimant que ce texte ne correspond plus aux réalités actuelles du pays.

Selon lui, l’actuelle Constitution a été conçue dans un contexte particulier pour satisfaire les belligérants impliqués dans le processus de paix de l’époque.

« La Constitution actuelle a été taillée sur mesure pour satisfaire les belligérants. Si quelqu’un nous dit aujourd’hui qu’il est pour cette Constitution, c’est son point de vue, cela ne nous engage pas. C’est très méchant de nous empêcher de changer la Constitution », a déclaré Augustin Kabuya.

Pour appuyer son argumentation, il a évoqué plusieurs précédents dans l’histoire politique du pays. Il a notamment cité Mobutu Sese Seko, qui avait modifié à plusieurs reprises la Constitution sous son régime, ainsi que Laurent-Désiré Kabila et Joseph Kabila, accusés selon lui d’avoir également procédé à des changements constitutionnels pour des intérêts politiques.

« Le président Mobutu avait changé la Constitution qu’il avait lui-même faite 17 fois, Mzee l’a fait trois fois, et même Joseph Kabila l’a fait pour ses propres intérêts, pas pour ceux de la population. Soyez calmes, nous allons toucher cette Constitution », a-t-il insisté.

Polémique autour d’un évêque de Mbuji-Mayi

Au cours de la même intervention, Augustin Kabuya a également dénoncé ce qu’il considère comme une campagne malveillante visant Emmanuel-Bernard Kasanda, évêque de Mbuji-Mayi.

Le secrétaire général de l’UDPS critique notamment l’insistance mise sur l’origine kasaïenne du prélat dans certains débats publics, alors que, selon lui, l’origine d’autres responsables religieux n’est jamais évoquée.

Cette sortie intervient dans un contexte politique marqué par un débat croissant autour d’une éventuelle réforme constitutionnelle en République démocratique du Congo, un sujet qui continue de susciter de vives réactions dans la classe politique et au sein de la société civile.

Par Pascal Kabeya
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8 mars 2026 0 comments
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À la UnePolitique

Judith Suminwa dépose au Parlement les projets de lois ratifiant l’accord de paix avec le Rwanda et le partenariat stratégique avec les États-Unis

by admin9775 7 mars 2026
written by admin9775

Les deux projets de lois ratifiant l’accord de paix signé avec le Rwanda et l’accord stratégique conclu avec les États-Unis ont été déposés samedi au siège du Parlement de la République démocratique du Congo à Kinshasa par la Première ministre Judith Suminwa.

La cheffe du gouvernement a effectué cette démarche au cours d’une audience avec les présidents des deux chambres du Parlement.

« En tant que Chef du gouvernement, je suis venue accomplir un devoir constitutionnel, celui de déposer auprès des deux présidents des deux chambres, l’honorable président de l’Assemblée nationale de la République démocratique du Congo qui a présidé la séance, ainsi que l’honorable président du Sénat de la République démocratique du Congo, les deux projets de loi ratifiant, d’une part l’accord de paix signé entre la République démocratique du Congo et le Rwanda en juin 2025, et d’autre part l’accord stratégique entre la RDC et les États-Unis d’Amérique », a-t-elle déclaré.

Une obligation constitutionnelle

La Première ministre a expliqué que ce dépôt répond à une exigence prévue par la Constitution congolaise.

« Il faut tenir compte que c’est une obligation constitutionnelle. Dans notre démocratie, il est normal d’accomplir cette démarche prescrite par l’article 214 de notre Constitution », a-t-elle précisé.

Elle a également indiqué que le gouvernement avait attendu que l’ensemble des textes liés à l’accord soit finalisé avant de saisir le Parlement. L’accord de paix signé en juin 2025 comporte en effet une annexe, prévue à son chapitre 6, relative au cadre d’intégration régionale, conclue en décembre de la même année.

Les vacances parlementaires ayant ensuite débuté, l’exécutif a choisi de déposer ces projets de loi avant la rentrée parlementaire afin de permettre aux élus de se familiariser avec leur contenu.

Objectif : paix et développement

Pour la cheffe du gouvernement, ces accords s’inscrivent dans une dynamique visant à consolider la paix dans la région des Grands Lacs, à stabiliser durablement l’Est du pays et à renforcer la souveraineté et l’intégrité territoriale de la RDC.

« Il est important que les élus du peuple puissent être au courant (…) afin que la population congolaise le soit également, parce qu’il n’y a rien à cacher », a affirmé Judith Suminwa.

Elle a souligné que les démarches entreprises par le gouvernement visent avant tout à améliorer les conditions de vie de la population.

« Tout ce qui a été fait l’a été au bénéfice du peuple congolais, particulièrement celui de l’Est, pour la paix. (…) Nous voulons aussi améliorer le bien-être de notre population », a-t-elle ajouté.

Vers la rentrée parlementaire du 15 mars

Au-delà du dépôt des projets de loi, la rencontre a également permis d’évoquer les préparatifs de la rentrée parlementaire prévue le 15 mars.

À la veille de la Journée internationale des droits des femmes, la Première ministre a reçu un présent symbolique de la part des présidents des deux chambres et des membres de leurs bureaux, un geste qu’elle a salué comme un signe d’encouragement au leadership féminin et à la promotion de la femme congolaise dans les sphères de décision.

La cheffe du gouvernement était accompagnée d’une délégation composée notamment du vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur, du ministre d’État chargé des Relations avec le Parlement, du ministre de la Communication, de la ministre du Portefeuille ainsi que de la vice-ministre des Affaires étrangères.

Par Marius Bopenga
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7 mars 2026 0 comments
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À la UneSociété

Le Canada identifie Willy Manzi comme ressortissant rwandais : de nouvelles révélations qui ravivent les tensions autour du Mouvement du 23 mars

by admin9775 7 mars 2026
written by admin9775

Des archives judiciaires canadiennes liées à l’affaire MCI c. Williams Manzi devant la Cour fédérale d’appel du Canada révèlent de nouveaux éléments sur l’identité de Willy Manzi, figure influente du Mouvement du 23 mars (M23). Selon ces documents, il s’appellerait en réalité William Manzi Ngarambe.

Né en 1982 au Rwanda d’un père rwandais et d’une mère ougandaise, il aurait sollicité l’asile au Canada en 2002 en affirmant être victime de persécutions dans son pays d’origine. Les documents judiciaires indiquent également qu’il aurait par la suite obtenu la citoyenneté canadienne.

Ces révélations relancent aussi les spéculations autour de ses liens familiaux présumés avec Bosco Ntaganda, ancien cadre du Front patriotique rwandais (FPR) et du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP), mouvement considéré comme l’un des précurseurs du M23. Bosco Ntaganda a été condamné par la Cour pénale internationale pour crimes contre l’humanité et crimes de guerre.

Aujourd’hui citoyen canadien et cadre influent de l’Alliance Fleuve Congo / M23, Willy Manzi administre la province du Nord-Kivu depuis près d’un an aux côtés de Erasto Bahati.

L’identification de Willy Manzi comme ressortissant rwandais par les autorités canadiennes intervient dans un contexte où la République démocratique du Congo accuse régulièrement le Rwanda de soutenir le M23 — des accusations que Kigali a toujours rejetées.

L’implication d’un acteur occidental majeur comme le Canada dans cette identification pourrait renforcer la pression internationale autour du conflit dans l’est de la RDC et relancer le débat diplomatique sur l’origine, les soutiens et la composition du mouvement rebelle.

Cette évolution pourrait également entraîner de nouvelles dynamiques diplomatiques en Afrique centrale, avec la possibilité de sanctions supplémentaires ou d’une réévaluation des efforts de paix engagés dans la région des Grands Lacs.

Par Pascal Kabeya
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À la UnePolitique

Norbert Basengezi Katintima propose une réforme de la loi électorale pour instaurer l’unicité de candidature

by admin9775 7 mars 2026
written by admin9775

Le sénateur Norbert Basengezi Katintima a déposé, vendredi 6 mars, au bureau du président du Sénat de la République démocratique du Congo, un projet de loi visant à modifier la législation électorale en République démocratique du Congo.

Élu de la province du Sud-Kivu, il estime que la loi électorale adoptée en mars 2006 et déjà modifiée à trois reprises présente encore des insuffisances qu’il juge nécessaire de corriger afin de renforcer l’équité du processus électoral.

Parmi les principales failles relevées, le sénateur dénonce la possibilité pour certains candidats de se présenter simultanément à plusieurs scrutins, parfois dans la même circonscription, voire dans différentes circonscriptions, au cours d’un même cycle électoral.

L’unicité de candidature proposée

Pour remédier à cette situation, Norbert Basengezi Katintima propose l’introduction du principe d’« unicité de candidature ».

« Exemple : quelqu’un peut être candidat à la présidentielle, au même moment député national, provincial et même conseiller communal. L’innovation que nous apportons est l’unicité des candidatures : se porter candidat à un seul scrutin. Mais si, pendant le même cycle, vous échouez à un scrutin, vous pouvez encore compétir au cycle suivant », a-t-il expliqué.

Encadrer la participation des membres du gouvernement

Ancien vice-président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), le sénateur évoque également une deuxième innovation portant sur l’article 10 de la loi électorale relatif à l’inéligibilité des fonctionnaires.

Selon lui, cette disposition reste silencieuse sur la situation des membres des gouvernements national et provinciaux qui souhaitent se présenter aux élections.

Il illustre cette lacune en évoquant sa propre expérience lors des élections de 2011.

« J’ai moi-même été candidat en 2011 tout en étant ministre de l’Agriculture. Même si la loi interdit d’utiliser le matériel de l’État, on peut laisser les véhicules, mais on reste ministre, on reste gouverneur, et la population vous respecte comme tel… plus que l’enseignant du village, l’infirmier, le membre de la société civile ou le paysan qui veut compétir contre vous », a-t-il déclaré.

Pour Norbert Basengezi Katintima, ces réformes visent à combler les lacunes de la législation actuelle et à renforcer l’équité ainsi que l’intégrité du processus électoral en République démocratique du Congo.

Par Marius Bopenga
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À la UneSociété

La RVA interdit formellement les paiements informels entre passagers et agents dans les aéroports de la RDC

by admin9775 7 mars 2026
written by admin9775

La Régie des voies aériennes (RVA) a annoncé une interdiction stricte de toute remise ou sollicitation d’argent entre passagers et agents dans les aéroports internationaux et nationaux de la République démocratique du Congo. Cette mesure vise à renforcer la bonne gouvernance, la transparence et la lutte contre la corruption dans les installations aéroportuaires du pays.

Dans une note circulaire signée par son directeur général, Louis Blaise Londole Lokoy, la RVA rappelle que les services offerts dans le cadre du circuit passager doivent être fournis sans paiement informel ni avantage illicite.

L’entreprise publique précise qu’il est désormais strictement interdit à tout passager de donner, remettre ou promettre de l’argent à un agent pour bénéficier d’un service. Cette interdiction concerne notamment l’assistance liée au transport ou à la manutention des bagages, les formalités d’enregistrement, les procédures d’embarquement ou toute autre prestation normalement incluse dans le parcours du voyageur.

La Régie des voies aériennes souligne également qu’aucun paiement en espèces ne peut être exigé ou accepté en dehors des redevances officiellement établies et perçues par les canaux autorisés.

La circulaire s’adresse aussi aux agents de la RVA ainsi qu’aux services connexes opérant dans les aéroports. Il leur est formellement interdit de solliciter, d’exiger ou d’accepter de l’argent ou tout autre avantage en nature auprès des passagers.

Les agents ne peuvent en aucun cas conditionner la prestation d’un service à un paiement non prévu par la réglementation. Toute pression ou intimidation visant à obtenir une rémunération illicite est également proscrite.

La direction de la RVA avertit que tout manquement à ces dispositions entraînera des sanctions disciplinaires sévères, sans préjudice d’éventuelles poursuites administratives et judiciaires prévues par la législation en vigueur en République démocratique du Congo.

Enfin, la Régie des voies aériennes appelle les passagers et les personnels à signaler immédiatement toute tentative de corruption ou d’extorsion aux autorités aéroportuaires ou à la direction générale de l’entreprise.

Par Marius Bopenga
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À la UneMonde

Guerre au Moyen-Orient: Donald Tump veut une «capitulation» de l’Iran

by admin9775 7 mars 2026
written by admin9775

Donald Trump a exigé vendredi une « capitulation » de l’Iran et indiqué qu’il entendait s’impliquer à la fois dans le choix des futurs dirigeants du pays et dans sa reconstruction future. Sa porte-parole a toutefois minimisé par la suite la portée de cette déclaration spectaculaire.

« Il n’y aura pas d’accord avec l’Iran, seulement une CAPITULATION SANS CONDITION ! Après cela, et le choix d’un ou plusieurs dirigeants FORMIDABLES ET ACCEPTABLES, avec de nombreux merveilleux et très courageux partenaires et alliés, nous travaillerons sans relâche pour relever l’Iran, le rendre économiquement plus grand, meilleur et plus fort que jamais », a-t-il écrit sur son réseau Truth Social. « MAKE IRAN GREAT AGAIN (MIGA !) » (Rendez sa grandeur à l’Iran !), a ajouté le président américain, détournant son slogan « Make America Great Again ».

Le baril de pétrole au-delà de 90 dollars

Les cours du pétrole se sont envolés après cette promesse de Donald Trump de poursuivre la guerre jusqu’à la « capitulation sans conditions » de l’Iran, les investisseurs s’inquiétant pour l’offre d’« or noir » du Moyen-Orient, en raison des attaques sur les infrastructures énergétiques et de la paralysie du détroit d’Ormuz. 

En conséquence, le baril de Brent, la référence internationale, montait à plus de 94 dollars (+10 % par rapport à la veille), un niveau plus vu depuis 2023. Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate (WTI), s’échangeait au-delà de 92 dollars, soit une hausse journalière de plus de 13 %.

Depuis le début du conflit au Moyen-Orient, plusieurs infrastructures énergétiques ont déjà subi des attaques. Et le blocage du détroit d’Ormuz, par où transite environ 20% de la production mondiale d’or noir, cause des problèmes majeurs d’approvisionnement en hydrocarbures. Les capacités de stockage des pays du Golfe étant limitées. 

Certains pays du Golfe ont déjà dû ralentir leur activité. L’Irak a réduit la production au sein de l’un de ses principaux champs pétrolifères en début de semaine, et selon un article du Wall Street Journal, le Koweït « a commencé à réduire la production de certains champs pétrolifères après avoir épuisé ses capacités de stockage de pétrole brut ».

La Maison Blanche tente de nuancer les propos de Trump

La porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, a tenté ensuite de nuancer ce que le président américain, qui a présenté des objectifs et des raisons variées pour l’entrée en guerre, entendait par là.

« Ce que le président veut dire, c’est que lorsqu’il déterminera, en sa qualité de commandant en chef, que l’Iran ne représente plus une menace pour les États-Unis et que les objectifs de l’opération « Fureur épique » ont été remplis, alors l’Iran sera dans une situation de capitulation sans condition, qu’ils le reconnaissent eux-mêmes ou non », a-t-elle dit à des journalistes.

Cette explication ne correspond pas à la définition stricte d’une capitulation en droit de la guerre, qui implique que l’un des belligérants reconnaisse sa défaite et signe une reddition totale.

Au tout début de l’offensive, Donald Trump avait évoqué la possibilité de discussions avec l’Iran mais, comme sur nombre de sujets liés à la guerre, il a depuis changé de rhétorique et se dit désormais opposé à toute négociation. « Ils appellent, ils disent : “Comment pouvons-nous trouver un accord ?”. Je leur ai dit “Vous arrivez un peu tard”. Maintenant nous voulons nous battre plus qu’ils ne veulent se battre », a-t-il lancé jeudi pendant une réception à la Maison Blanche.

L’administration Trump a martelé que l’objectif de l’offensive israélo-américaine en Iran n’était pas de renverser le pouvoir en place, ce que contredisent plusieurs déclarations récentes du président, dont ce message sur Truth Social vendredi. Le dirigeant républicain exige d’avoir son mot à dire sur la succession du guide suprême iranien Ali Khamenei, tué dans une frappe au tout début de l’opération lancée par les États-Unis et Israël contre l’Iran.

Il a dit n’être pas opposé à un nouveau dirigeant religieux dans un entretien avec la journaliste de CNN Dana Bash, qui a rapporté ses propos à l’antenne. « Je n’ai rien contre les dirigeants religieux », a déclaré selon elle le président américain. Dans ce même entretien, il a une nouvelle fois pris l’exemple du Venezuela, où les États-Unis ont enlevé l’ancien président Nicolas Maduro, et traitent désormais avec la dirigeante Delcy Rodriguez, qui était auparavant vice-présidente.

« Cela va fonctionner très facilement (en Iran, ndlr). Cela va marcher comme au Venezuela. Nous avons une dirigeante formidable là-bas. Elle fait un boulot fantastique et cela va fonctionner de la même façon », a affirmé le président américain à la journaliste de CNN.

RFI

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À la UnePolitique

Les États-Unis imposent des restrictions de visas à des responsables rwandais pour leur rôle dans la crise à l’Est de la RDC

by admin9775 6 mars 2026
written by admin9775

Le Département d’État des États-Unis a renforcé sa position face à la crise persistante dans l’Est de la République démocratique du Congo. Dans un communiqué publié le 6 mars 2026, la diplomatie américaine annonce une politique de restrictions de visas visant plusieurs hauts responsables rwandais, accusés de contribuer à l’instabilité dans la région des Grands Lacs.

Selon ce communiqué, ces responsables ont continué de soutenir la rébellion de l’Alliance Fleuve Congo et du Mouvement du 23 mars (AFC-M23), tout en violant les Accords de Washington, ce qui alimente la violence dans l’Est congolais. Washington rappelle que les engagements pris dans ces accords doivent être appliqués pleinement et sans délai.

Dans cette logique, les États-Unis appellent la République démocratique du Congo à neutraliser immédiatement les rebelles des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) et leurs affiliés. Parallèlement, ils demandent au Rwanda de procéder au retrait total de ses troupes et de ses équipements militaires du territoire congolais.

Le Département d’État des États-Unis estime que ces mesures sont essentielles pour permettre à la région de libérer son immense potentiel économique. Il avertit par ailleurs que toute personne responsable, complice ou facilitatrice d’actions compromettant la paix dans la région des Grands Lacs s’expose à des conséquences concrètes, notamment des restrictions de visas pouvant également toucher certains membres de sa famille.

Cette annonce intervient quelques jours après une autre décision de Washington. Le 2 mars 2026, les États-Unis avaient déjà imposé des sanctions contre les Forces de défense rwandaises (RDF) ainsi que contre quatre de leurs officiers supérieurs, accusés de soutenir opérationnellement le Mouvement du 23 mars dans l’Est de la RDC.

Parmi les personnalités visées figure notamment Vincent Nyakarundi, chef d’état-major de l’armée rwandaise, ainsi que d’autres hauts responsables militaires, selon les informations publiées par le Département du Trésor des États-Unis.

Ces mesures illustrent le durcissement de la position américaine face aux acteurs accusés d’alimenter l’insécurité dans l’Est de la RDC, une région en proie à des tensions armées persistantes.

Par Pascal Kabeya
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