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À la Une

À la UnePolitique

RDC : Floribert Anzuluni mobilise les dirigeants de la région autour du désarmement des FDLR

by admin9775 1 octobre 2026

La RDC intensifie ses démarches diplomatiques pour obtenir un accompagnement régional au processus de reddition volontaire des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR). Envoyé spécial du président Félix Tshisekedi, le ministre de l’Intégration régionale, Floribert Anzuluni, a porté ce dossier successivement auprès des dirigeants togolais, angolais et congolais.

Accompagné du Haut représentant du chef de l’État, Sumbu Sita Mambu, le ministre a été reçu le 29 septembre à Lomé par Faure Gnassingbé, médiateur de l’Union africaine dans la crise de l’Est de la RDC. Il s’est ensuite entretenu, le 30 septembre, avec João Lourenço à Luanda, puis avec Denis Sassou Nguesso à Brazzaville.

Le protocole FDLR au centre des discussions

Au cœur de cette tournée figure le protocole consacré au désarmement, à la démobilisation et au cantonnement des FDLR par la sensibilisation, auquel le mouvement a récemment souscrit.

À Lomé comme à Luanda, l’émissaire congolais a présenté l’état d’avancement du processus ainsi que les prochaines étapes envisagées. Il a également transmis à Faure Gnassingbé et à João Lourenço des messages spéciaux de Félix Tshisekedi portant sur le processus de paix dans l’Est.

Floribert Anzuluni a réaffirmé la volonté du gouvernement congolais de respecter les engagements pris dans le cadre des accords de Washington conclus avec le Rwanda sous médiation américaine. L’objectif affiché est de faire progresser le processus de désarmement des FDLR et de contribuer à la stabilisation de l’Est et de la région des Grands Lacs.

Un processus au cœur des divergences avec Kigali

Cette offensive diplomatique intervient alors que l’interprétation du dispositif de désarmement des FDLR continue de faire l’objet de divergences entre Kinshasa et Kigali. Les autorités rwandaises contestent la conformité du protocole avec les engagements pris dans le cadre de l’accord de Washington, tandis que le gouvernement congolais présente la reddition volontaire comme un moyen de répondre à la question des FDLR et de créer les conditions d’une désescalade.

À Brazzaville, les échanges ont également porté sur la situation sécuritaire dans l’Est et sur la nécessité d’une mobilisation des partenaires régionaux et internationaux pour accompagner les efforts de paix.

À travers cette série de consultations, le gouvernement congolais cherche ainsi à obtenir un soutien politique et diplomatique plus large afin d’accompagner le processus jusqu’à sa mise en œuvre effective.

Par Marius Bopenga
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1 octobre 2026
À la UnePolitique

RDC : Félix Tshisekedi nomme les nouvelles équipes dirigeantes de l’OCE et de l’ARSPE

by admin9775 1 octobre 2026

Le président Félix Tshisekedi a nommé, mardi 29 septembre 2026, par ordonnance présidentielle, les nouvelles équipes dirigeantes de l’Office congolais des eaux (OCE) et de l’Autorité de régulation du service public de l’eau (ARSPE).

À l’OCE, Kabeya Mukendi Yannick prend la présidence du Conseil d’administration. Ngwamashi Mihaa Emmanuel-Sadoc est nommé directeur général, avec Ishudu Ekumbaki Abraham comme directeur général adjoint.

À l’ARSPE, Kibwila Yala Yves devient président du Conseil d’administration. Mbumba Ndaka Yves est nommé directeur général, secondé par Kibungu Odia Benjamin au poste de directeur général adjoint.

Ces nominations interviennent dans le cadre de la réorganisation des structures chargées de la gestion et de la régulation du secteur de l’eau en RDC.

Par Pascal Kabeya
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1 octobre 2026
À la UneEconomie

RDC-Chine : près de 20 milliards USD en sept mois, un sommet historique porté par l’excédent congolais.

by admin9775 1 octobre 2026

Les échanges commerciaux entre la République démocratique du Congo (RDC) et la Chine ont dépassé 19,2 milliards de dollars entre janvier et juillet 2026. Sur cette période, la RDC a enregistré un excédent commercial de près de 10,6 milliards de dollars vis-à-vis de la Chine. Ces chiffres ont été communiqués ce mardi 29 septembre à Kinshasa par l’ambassadeur de Chine en RDC, Zhao Bin, lors d’une conférence de presse organisée à l’occasion du 77e anniversaire de la fondation de la République populaire de Chine.

« La coopération économique et commerciale a atteint un nouveau sommet. De janvier à juillet, le volume des échanges bilatéraux a dépassé 19,2 milliards de dollars américains et la RDC bénéficie d’un excédent commercial de près de 10,6 milliards de dollars de la Chine », a déclaré le diplomate. Ces données traduisent l’importance des flux entre Kinshasa et Pékin, des relations économiques structurées notamment par les investissements et les échanges liés aux ressources naturelles.

Selon Zhao Bin, la RDC demeure la première destination des investissements chinois en Afrique et figure parmi les trois principaux partenaires commerciaux de la Chine sur le continent. « La communauté d’intérêts et d’avenir partagés entre les deux parties s’est davantage consolidée », a-t-il déclaré.

Au-delà des échanges commerciaux, la présence des entreprises chinoises se mesure également à leur contribution à l’activité économique locale. En 2025, selon l’ambassadeur, ces entreprises ont créé plus de 120 000 emplois directs, versé plus de 4 milliards de dollars d’impôts et mis en œuvre des projets de responsabilité sociale au profit de plus de 250 communautés locales.

Le secteur minier concentre une partie importante de ces investissements. Zhao Bin a indiqué que les entreprises minières chinoises avaient consacré plus de 1,77 milliard de dollars aux infrastructures et près de 100 millions de dollars au développement des communautés locales. Les taux de recrutement de personnel local et d’approvisionnement agricole sur place ont, selon lui, atteint chacun 90 %, afin de renforcer les retombées économiques des activités minières dans les zones concernées.

La coopération sino-congolaise comprend également un volet consacré à l’aide au développement et aux interventions humanitaires. « L’aide alimentaire d’urgence et les fournitures médicales offertes par le gouvernement chinois à la RDC sont arrivées sur le terrain et mises au profit de la partie congolaise. La Chine a également fourni deux lots d’aide humanitaire d’urgence pour lutter contre l’épidémie d’Ebola et a dépêché trois équipes d’experts médicaux en RDC pour soutenir la riposte sanitaire », a énuméré l’ambassadeur. Il a par ailleurs réitéré le soutien « ferme » de Pékin à la souveraineté et à l’intégrité territoriale de la RDC, ainsi qu’à la désescalade dans l’est du pays.

Depuis le 1er mai 2026, la Chine applique en outre un régime de zéro tarif douanier aux produits originaires des 53 pays africains entretenant des relations diplomatiques avec Pékin — les 33 pays les moins avancés, dont la RDC, bénéficiant d’une couverture de 100 % des lignes tarifaires depuis décembre 2024. Avec le « canal vert » destiné à faciliter l’accès des produits agricoles et alimentaires africains au marché chinois, l’ambassadeur a invité Kinshasa à exploiter cette ouverture pour diversifier ses exportations au-delà des matières premières.

En avril 2025 — lors d’un point de presse tenu le 28 avril à l’occasion de l’inauguration du nouveau siège de la mission diplomatique chinoise à Kinshasa —, Zhao Bin avait indiqué que les échanges avaient progressé en 2024, avec plus de 21 milliards de dollars d’exportations congolaises vers la Chine, contre environ 4 milliards de dollars d’importations en provenance du pays asiatique.

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1 octobre 2026
À la UneSociété

RDC : le gouvernement adopte le Programme nucléaire 2026-2035

by admin9775 1 octobre 2026

Le gouvernement congolais a adopté le Programme nucléaire national 2026-2035, présenté comme un cadre de planification destiné à développer progressivement les capacités nucléaires civiles de la RDC, dans un usage exclusivement pacifique.

Présenté au Conseil des ministres par la ministre de l’ESU, de la Recherche scientifique et des Innovations, Marie-Thérèse Sombo, lors de la 99ᵉ réunion tenue le 25 septembre 2026, le programme fixe les priorités nationales dans le domaine nucléaire pour les dix prochaines années.

Il prévoit notamment la réalisation d’études préalables avant tout investissement, le renforcement du contrôle et de la traçabilité des matières radioactives, particulièrement dans le secteur minier, ainsi qu’un encadrement strict des investissements à travers des autorisations techniques, réglementaires et budgétaires.

Le programme entend également renforcer la coopération entre la RDC et l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA).

À travers ce cadre, les autorités veulent ainsi structurer le développement des applications civiles du nucléaire tout en renforçant les dispositifs de sûreté, de réglementation et de contrôle des matières radioactives.

Par Marius Bopenga
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1 octobre 2026
À la UneReligion

Suspendu après avoir reconnu un adultère, le pasteur Axel Lévi demande pardon

by admin9775 30 septembre 2026

Suspendu avec son épouse des Églises MFD, le pasteur et chantre ivoirien Axel Lévi a publiquement reconnu plusieurs fautes, notamment des relations adultères, et demandé pardon aux personnes qu’il dit avoir blessées ou déçues.

Dans une déclaration rendue publique après sa suspension, le 27 septembre 2026, Axel Lévi affirme avoir choisi de prendre la parole non pas pour alimenter la polémique ou répondre aux accusations circulant sur les réseaux sociaux, mais pour « reconnaître ses erreurs, demander pardon » et apporter, lorsque nécessaire, des précisions sur certains faits.

Le pasteur reconnaît avoir eu des relations sexuelles consenties avec plusieurs femmes, certaines appartenant à l’Église et d’autres extérieures à celle-ci. Il précise qu’il n’y a eu, selon lui, ni agression, ni viol, ni pression exercée sur les personnes concernées, tout en reconnaissant pleinement la gravité de ses actes.

« Je ne cherche ni à les minimiser, ni à les excuser, ni à faire porter ma responsabilité sur quelqu’un d’autre », affirme-t-il.

Une suspension pour une durée indéterminée

Le pasteur et chantre Axel Levi et son épouse ont été suspendus de leurs fonctions au sein des Églises MFD, le dimanche 27 septembre 2026, pour une durée indéterminée. Dans une lettre publiée sur Instagram, le pasteur reconnaît des fautes graves, notamment le péché d’adultère, et sollicite le pardon des fidèles.

Les rumeurs qui circulaient sur les réseaux sociaux l’accusaient d’avoir entretenu des relations intimes avec des femmes mariées de sa communauté, ce qui l’a poussé à sortir du silence. Dans sa lettre, il affirme assumer ses actes « devant Dieu, devant sa famille et devant toutes les personnes qui lui ont fait confiance ».

Axel Lévi indique avoir été suspendu de l’ensemble de ses fonctions au sein des Églises MFD pour une durée indéterminée. Son épouse fait également l’objet d’une mesure de suspension.

Il dit accepter les conséquences de ses choix et considère cette période comme un temps pouvant permettre la vérité, la guérison et la restauration. Il demande pardon à sa famille, aux personnes qui lui avaient accordé leur confiance ainsi qu’à tous ceux qui ont été blessés, déçus ou scandalisés par ses actes.

Le pasteur tient également à dissocier les responsables et membres des Églises MFD de ses choix personnels. Selon lui, une nouvelle équipe dirigeante assurera la conduite du ministère pendant cette période, afin de permettre au couple de prendre du recul et d’engager un processus de restauration.

Des démarches judiciaires annoncées

Tout en assumant les fautes qu’il reconnaît, Axel Lévi annonce par ailleurs des démarches judiciaires contre certains contenus diffusés sur les réseaux sociaux qu’il considère comme relevant de la diffamation, de faux témoignages ou du cyberharcèlement.

Il assure que cette démarche ne vise pas à empêcher les critiques, mais à rappeler que chacun doit répondre de ses propres propos et de ses actes.

En conclusion, le pasteur demande simplement pardon et sollicite les prières de ceux qui le connaissent.

Son témoignage intervient ainsi dans un contexte de forte exposition publique, alors que sa suspension et les révélations le concernant suscitent de nombreuses réactions dans les milieux chrétiens.

Par Pascal Kabeya
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30 septembre 2026
À la UnePolitique

Accusé par Matata Ponyo, Modeste Bahati contre-attaque : « C’est un menteur »

by admin9775 30 septembre 2026

Mis en cause dans le nouvel ouvrage de Matata Ponyo Mapon, Le prix de la loyauté – Chronique d’un scandale judiciaire, le professeur Modeste Bahati Lukwebo a vivement réagi, rejetant les accusations portées contre lui et renvoyant à l’ancien Premier ministre la responsabilité dans le dossier Bukanga Lonzo.

Dans une déclaration particulièrement virulente, Bahati affirme que Matata Ponyo « est un menteur » et soutient que ce dernier était directement impliqué dans la gestion des fonds destinés au parc agro-industriel de Bukanga Lonzo.

Il accuse notamment l’ancien Premier ministre d’avoir organisé, par l’intermédiaire de la sénatrice Lydie Baopoko, la distribution d’argent à la résidence du sénateur José Endundo. « Matata sait très bien qu’il est trempé jusqu’au cou dans le détournement des fonds de Bukanga Lonzo », affirme-t-il, en renvoyant à la procédure judiciaire ayant concerné ce dossier.

Bahati évoque également une tentative présumée de corruption. Il affirme que John Bupila, présenté comme directeur de cabinet adjoint de Matata Ponyo, se serait rendu à sa résidence avec « un gros paquet de dollars américains » qu’il dit avoir refusé.

L’ancien président du Sénat assure par ailleurs que les décisions relatives aux décaissements de fonds étaient discutées au sein de la « Troïka économique », notamment en présence de Matata Ponyo et de responsables des Finances. Il cite des fonds destinés à Bukanga Lonzo ainsi qu’à certains ministères.

« Qu’on ne me pousse pas à sortir toutes les vérités », conclut Modeste Bahati, laissant entendre qu’il pourrait produire d’autres éléments s’il estime être davantage mis en cause.

Cette sortie intervient après la publication du livre de Matata Ponyo, dans lequel l’ancien Premier ministre livre sa version du dossier judiciaire qui l’oppose depuis plusieurs années aux autorités congolaises et présente notamment son procès comme le résultat de poursuites qu’il conteste.

Par Marius Bopenga
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30 septembre 2026
À la UnePolitique

Conseil de sécurité : Kinshasa dénonce une « gestion criminelle » des territoires contrôlés par l’AFC-M23

by admin9775 30 septembre 2026

La République démocratique du Congo a vivement dénoncé, mardi 29 septembre 2026 devant le Conseil de sécurité de l’ONU, la situation dans les territoires de l’Est contrôlés par l’AFC-M23 avec le soutien présumé du Rwanda. Représentant la RDC, l’ambassadeur Zénon Mukongo Ngay a dénoncé une « gestion administrative, territoriale et démographique criminelle » dans ces zones.

Des administrations parallèles dénoncées

La délégation congolaise a rappelé la résolution 2773, adoptée en février 2025, qui demande notamment à l’AFC-M23 de cesser les hostilités, de se retirer des territoires contrôlés et de démanteler les administrations parallèles. Le texte appelle également au retrait des forces rwandaises et à la fin de leur soutien au M23.

Selon les autorités congolaises, ces exigences restent largement inappliquées. Elles font également état de déplacements et de « transplantation » de populations rwandaises vers certaines localités abandonnées par leurs habitants à la suite des violences. Ces accusations nécessitent, pour les faits les plus spécifiques, une vérification indépendante.

Restrictions contre les agents de l’ONU

La RDC a par ailleurs dénoncé les restrictions imposées aux agents des Nations unies dans les zones sous contrôle de l’AFC-M23, estimant qu’elles limitent l’accès humanitaire aux populations vulnérables.

Le chef de la MONUSCO, James Swan, a de son côté insisté sur la nécessité de transformer les avancées diplomatiques en résultats concrets et de garantir les conditions permettant à la mission d’exercer son mandat.

Les FDLR et l’attaque de Pinga

Zénon Mukongo Ngay a également réaffirmé l’engagement du gouvernement dans les processus diplomatiques et dans le désarmement volontaire des FDLR, en demandant un accompagnement et une vérification par les Nations unies et la MONUSCO.

La délégation congolaise a aussi évoqué l’attaque de drone du 28 septembre à Pinga, dans le Nord-Kivu. Selon sa version, la frappe, attribuée aux Forces de défense rwandaises, aurait fait cinq morts et huit blessés graves. La RDC demande une vérification des faits et une réponse du Conseil de sécurité.

Suspension des contingents rwandais

La RDC a enfin demandé la suspension de toute nouvelle participation, déploiement ou rotation de contingents rwandais dans les opérations de maintien de la paix de l’ONU jusqu’au retrait vérifié des forces rwandaises du territoire congolais.

Au Conseil de sécurité, la délégation congolaise entend ainsi mettre l’accent sur l’application effective de la résolution 2773, alors que les efforts diplomatiques se poursuivent parallèlement dans les cadres de Washington, Doha et de l’Union africaine.

Par Pascal Kabeya
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30 septembre 2026
À la UnePolitique

Conseil de sécurité de l’ONU : James Swan appelle à transformer les avancées diplomatiques en résultats concrets pour la paix en RDC

by admin9775 30 septembre 2026

Lors de son exposé devant le Conseil de sécurité des Nations unies mardi 29 septembre 2026, le chef de la MONUSCO, James Swan, a dressé un état des lieux contrasté de la situation en République démocratique du Congo (RDC). S’il a salué les progrès enregistrés dans les processus de paix de Washington, Doha et de l’Union africaine, il a également souligné la persistance de graves défis sécuritaires, humanitaires et politiques dans l’est du pays.

Depuis son dernier briefing en juin, les efforts diplomatiques visant à mettre fin au conflit dans l’est de la RDC se sont poursuivis, fait savoir James Swan, Représentant spécial du Secrétaire Général de l’ONU en RDC. Dans le cadre du processus de Washington, le gouvernement congolais a annoncé en juillet la création d’un mécanisme volontaire de désarmement et de cantonnement des combattants des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), qui sera mis en œuvre au cours de l’année à venir. La MONUSCO travaille avec les autorités congolaises pour soutenir cette initiative conformément à son mandat, a indiqué le chef de la MONUSCO.

En coordination avec le Bureau de l’Envoyé spécial du Secrétaire général pour la région des Grands Lacs, la Mission collabore également avec les autorités congolaises et rwandaises afin de traiter la question de la présence des FDLR conformément aux engagements pris dans les Accords de Washington. Depuis septembre, la MONUSCO a rapatrié 122 anciens éléments des FDLR et leurs personnes à charge vers le Rwanda, révèle James Swan.

Parallèlement, le processus de Doha a enregistré de nouveaux progrès. Les discussions entre le gouvernement congolais et l’Alliance Fleuve Congo/Mouvement du 23 mars (AFC/M23) ont repris en Suisse en août et ont abouti à l’adoption d’une feuille de route définissant les prochaines étapes des négociations. Parmi les mesures de confiance mises en œuvre figure également la libération et le transfert, le 7 août, de 15 détenus du gouvernement congolais vers l’AFC/M23 sous l’égide du Comité international de la Croix-Rouge.

Le mécanisme de vérification du cessez-le-feu se déploie

James Swan a qualifié de « jalon important » le déploiement des deux premières missions du Mécanisme élargi conjoint de vérification Plus (EJVM+) à Minembwe, au Sud-Kivu, en août, puis à Masisi, au Nord-Kivu, en septembre. La MONUSCO a assuré un important soutien logistique, médical, aérien et en matière de communications afin de permettre ces missions.

Grâce aux garanties de sécurité obtenues auprès des parties au conflit, la Mission a pu reprendre certaines opérations aériennes entre Goma et plusieurs zones du Nord et du Sud-Kivu, ainsi que des convois terrestres vers des localités du Nord-Kivu. Les rapports de l’EJVM+ ont été transmis au mécanisme de supervision et de vérification du cessez-le-feu établi dans le cadre du processus de Doha.

Une situation sécuritaire toujours préoccupante

Malgré les avancées diplomatiques, les affrontements persistent sur le terrain.

« Au Nord-Kivu, les affrontements entre l’AFC/M23 et ses alliés appuyés par le Rwanda, d’une part, et les FARDC appuyées par leurs alliés, d’autre part, se sont poursuivis au cours des derniers mois », regrette le chef de la mission onusienne.

L’AFC/M23 maintient son contrôle sur une vaste partie de la province, tandis que les combats les plus intenses se concentrent dans les territoires de Masisi et Walikale.

Les deux camps continuent d’utiliser des armes lourdes et des drones, contribuant à la détérioration de la situation sécuritaire.

Dans les hauts plateaux du Sud-Kivu, notamment autour de Minembwe, les affrontements entre les FARDC, les groupes Wazalendo et l’AFC/M23 soutenue par Twirwaneho et d’autres alliés continuent également. L’usage croissant d’armes lourdes provoque de nouveaux déplacements de population et perturbe l’accès aux services essentiels ainsi qu’à l’aide humanitaire.

La menace persistante des groupes armés dans toute la partie orientale

Le chef de la MONUSCO a souligné que, malgré l’attention portée au conflit impliquant l’AFC/M23, avec l’appui du Rwanda, d’autres foyers d’insécurité continuent de menacer la protection et la sécurité des populations civiles dans les régions de l’est et du nord-est :

« En Ituri, la situation demeure fragile, en particulier aux abords des sites de déplacés, le long des corridors économiques et dans les zones agricoles. Les Forces démocratiques alliées (ADF), affiliées à l’État islamique, ont intensifié leurs activités dans le territoire de Mambasa ainsi que le long de la frontière entre l’Ituri et le Nord-Kivu, notamment en ciblant des sites miniers. Les ADF continuent de mener des attaques meurtrières contre les civils et de recourir largement aux enlèvements, y compris jusque dans le Haut-Uélé, au-delà de la zone de responsabilité accordée à la MONUSCO conformément à son mandat ». 

Pour répondre à ces menaces, la MONUSCO et les FARDC ont mené, depuis juin dernier, 3 115 patrouilles conjointes, tandis que la composante police de la Mission a effectué 1 139 patrouilles dans les zones les plus exposées aux attaques des ADF, notamment à Mambasa. Une base opérationnelle mobile a notamment été établie dans ce territoire de l’Ituri.

Des violations des droits humains et une crise humanitaire alarmantes

James Swan a exprimé sa profonde préoccupation face à la situation des droits humains. Depuis juin, le Bureau conjoint des Nations unies aux droits de l’homme a documenté 1 537 violations et atteintes aux droits humains à travers le pays, dont 88 % dans l’est de la RDC. Parmi celles-ci figurent des violences sexuelles liées au conflit, commises aussi bien par des groupes armés que par des membres des forces de défense et de sécurité. Ces violences ont touché 382 victimes, dont 257 femmes et 122 filles.

La situation humanitaire demeure tout aussi préoccupante. Selon les chiffres présentés au Conseil, environ 26,5 millions de personnes font face à une insécurité alimentaire aiguë et 6,1 millions sont déplacées à l’intérieur du pays. Le plan humanitaire révisé vise à mobiliser 2,13 milliards de dollars pour venir en aide à 10,7 millions de personnes, mais n’était financé qu’à hauteur de 50,5 % au 28 septembre.

L’épidémie d’Ebola complique davantage la situation

L’épidémie d’Ebola continue également d’aggraver les vulnérabilités des populations. Au 28 septembre, 8 067 cas confirmés et 3 901 décès avaient été enregistrés dans sept provinces. Si l’Ituri demeure l’épicentre de l’épidémie, le nombre de cas augmente aussi au Nord-Kivu, où l’insécurité entrave les efforts de riposte. La MONUSCO poursuit son appui logistique aux autorités congolaises et à l’Organisation mondiale de la Santé.

Appel à un dialogue national inclusif

Sur le plan politique, James Swan a relevé l’existence de divergences persistantes concernant la gouvernance et les réformes institutionnelles. Il a toutefois salué l’annonce faite en août par le président Félix Tshisekedi concernant le lancement d’un processus de dialogue national.

Le représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU a plaidé pour un dialogue inclusif, fondé sur une large participation et conduit par des facilitateurs bénéficiant de la confiance de toutes les parties prenantes. Il a également exhorté les autorités et les acteurs politiques à préserver l’espace civique, garantir les libertés fondamentales et privilégier le dialogue pour résoudre leurs différends.

« J’encourage l’ensemble des acteurs congolais à s’engager de bonne foi dans la recherche d’un consensus et à privilégier le dialogue pour surmonter leurs divergences », a déclaré le chef de la MONUSCO.

La MONUSCO réaffirme son engagement

Concluant son exposé, James Swan a appelé toutes les parties à rester pleinement engagées dans les processus de paix de Washington et de Doha ainsi que dans les initiatives menées sous l’égide de l’Union africaine. Il les a encouragées à traduire leurs engagements en avancées concrètes susceptibles d’améliorer durablement les conditions de vie des Congolais. Il a enfin réaffirmé l’engagement de la MONUSCO aux côtés du peuple congolais dans sa quête d’une paix durable, de la sécurité et du développement

Radio okapi

40 Vues
30 septembre 2026
À la UneNouvelles nécrologiques

Kolwezi : décès de Sarah Mbata, fille du professeur André Mbata

by admin9775 30 septembre 2026

Sarah Mbata, fille du professeur et député national André Mbata, est décédée ce lundi à Kolwezi, où elle séjournait dans le cadre d’une mission parlementaire.

Selon les informations recueillies, la jeune femme faisait partie de la suite d’une délégation de députés nationaux présente à Kolwezi la semaine dernière pour une mission parlementaire.

Un décès aux circonstances encore floues

Sarah Mbata serait décédée à la suite d’un malaise survenu dans des circonstances qui restent, à ce stade, à éclaircir.

La veille de son décès, dimanche 27 septembre, elle avait participé à la manifestation de Masterclass organisée au Moon Palace à Kolwezi. Certaines sources rapportent également qu’elle aurait effectué un passage à la résidence de la gouverneure avant de rejoindre cette activité.

Ces différents éléments restent toutefois à confirmer officiellement et ne permettent pas, en l’état, d’établir un lien entre sa participation à la manifestation et son décès.

Un décès au lendemain de son anniversaire

La disparition de Sarah Mbata intervient au lendemain de son anniversaire, selon les informations rapportées par ses proches et différentes sources locales.

La nouvelle a suscité l’émotion parmi les personnes qui l’accompagnaient dans le cadre de la mission parlementaire ainsi qu’au sein de son entourage familial.

Les circonstances exactes de son décès ainsi que les éventuels éléments médicaux permettant de les préciser restent attendus.

Que son âme repose en paix.

Par Marius Bopenga
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190 Vues
30 septembre 2026
À la UneTribunes

Éric Kamba interpelle Muzito : « Avant les 100 milliards, montrons les projets »

by admin9775 29 septembre 2026

La récente sortie du vice-Premier ministre et ministre du Budget, Adolphe Muzito, mérite un débat sérieux. Lors de son exercice de redevabilité face à la presse, il a présenté la République démocratique du Congo comme un pays disposant encore d’une importante marge d’endettement.

Selon les chiffres présentés à cette occasion, la dette extérieure congolaise se situerait autour de 11 milliards de dollars, pour un PIB estimé à 137 milliards de dollars.

Plus frappante encore est l’idée selon laquelle la RDC disposerait théoriquement d’une capacité d’emprunt pouvant atteindre 100 milliards de dollars, tout en maintenant son niveau d’endettement sous la barre des 50 % du PIB.

Une capacité théorique n’est pas une stratégie de développement

Soyons précis : Adolphe Muzito n’a pas annoncé que le gouvernement allait emprunter demain 100 milliards de dollars. Il a évoqué une capacité théorique d’endettement et défendu l’idée que cette marge pourrait servir au financement des grandes infrastructures dont le pays a cruellement besoin.

Cette précision est importante. Mais elle ne règle pas la question fondamentale.

Une capacité d’endettement constitue une donnée macroéconomique. Décider qu’il serait souhaitable de mobiliser cette capacité est une tout autre affaire.

Car une dette n’est pas une richesse.

Elle ne devient un véritable instrument de développement que lorsque l’argent emprunté est transformé en infrastructures, en capacités productives et en investissements capables de générer durablement de la valeur économique et sociale.

La question essentielle ne devrait donc pas être :

« Combien la RDC peut-elle encore emprunter ? »

Elle devrait plutôt être :

« Qu’est-ce que chaque dollar supplémentaire emprunté produira concrètement pour le Congo et les Congolais ? »

La nuance est fondamentale.

Un pays peut présenter un ratio dette/PIB relativement faible et néanmoins rencontrer des difficultés si ses recettes publiques sont insuffisantes, si ses exportations restent vulnérables aux fluctuations des matières premières ou si les ressources empruntées sont mal utilisées.

Autrement dit, le ratio dette/PIB ne peut être le seul thermomètre de la santé financière d’un État.

Monsieur Muzito, montrons d’abord les projets

Avant de discuter de dizaines de milliards de dollars supplémentaires d’endettement, le gouvernement devrait présenter aux Congolais une véritable architecture nationale d’investissement.

Quels projets voulons-nous financer ?

Dans quelles provinces ?

Pour quels montants ?

Avec quels délais d’exécution ?

À quels taux d’intérêt ?

Avec quelles échéances de remboursement ?

Quels bénéfices économiques et sociaux sont attendus ?

Combien d’emplois seront créés ?

Quelle augmentation de la production nationale ces investissements permettront-ils ?

Quelle contribution apporteront-ils à l’industrialisation, aux exportations et aux recettes publiques ?

Et surtout : qui rendra compte lorsqu’un projet dépassera son budget, son calendrier ou n’atteindra pas les résultats annoncés ?

Voilà les questions qui devraient précéder toute discussion sérieuse sur une augmentation massive de l’endettement.

Les grands projets financés par la dette devraient répondre à une logique SMART : spécifiques, mesurables, atteignables, pertinents et limités dans le temps.

La chaîne de décision devrait être claire :

besoin → projet → coût → financement → réalisation → résultat mesurable → impact économique et social → capacité de remboursement.

Et jamais l’inverse.

Le danger du « nous avons encore de la marge »

Il faut également mesurer l’effet politique et psychologique que peut produire l’idée selon laquelle la RDC disposerait encore d’une marge d’endettement considérable.

Dans un pays doté d’institutions de contrôle solides, d’une administration performante et d’une longue tradition de reddition des comptes, annoncer une importante capacité d’endettement peut simplement ouvrir un débat technique sur le financement du développement.

Mais dans un pays qui a connu de nombreuses controverses liées à l’exécution des marchés publics, aux dépassements de coûts, aux projets inachevés et aux difficultés de contrôle de la dépense publique, le même message exige beaucoup plus de précautions.

Car certains pourraient comprendre :

« Il y a encore de l’argent disponible. Cherchons comment l’obtenir. »

Alors que le raisonnement devrait être exactement inverse :

« Voici les projets dont le pays a besoin. Voici ce qu’ils coûteront. Voici ce qu’ils produiront. Cherchons maintenant le meilleur moyen de les financer. »

Cette différence paraît simple.

Elle sépare pourtant une politique d’endettement responsable d’une politique d’endettement opportuniste.

Emprunter pour transformer, pas simplement pour dépenser

Il faut néanmoins reconnaître une réalité économique : un pays aussi déficitaire en infrastructures que la RDC peut légitimement recourir à l’endettement pour accélérer son développement.

Une voie ferrée reliant les bassins de production aux centres industriels peut accroître la productivité.

Une centrale hydroélectrique peut soutenir l’industrialisation.

Un corridor logistique peut réduire considérablement le coût du transport des marchandises.

Des routes agricoles peuvent connecter les zones de production aux marchés.

Des infrastructures de transformation minière peuvent permettre au Congo de conserver une plus grande partie de la valeur ajoutée de ses ressources naturelles.

Des investissements dans l’énergie, l’eau, le numérique, la santé et l’éducation peuvent également renforcer durablement le capital humain et la compétitivité nationale.

Dans ces conditions, refuser systématiquement toute dette pourrait également ralentir le développement.

Le problème n’est donc pas la dette en elle-même.

Le problème est la qualité de la dette

Une dette productive peut préparer la richesse de demain.

Une dette mal négociée, mal investie, détournée ou consacrée à des projets insuffisamment préparés transmet simplement aux générations futures la facture des erreurs d’aujourd’hui.

C’est pourquoi le débat doit porter moins sur le volume théorique de dette que sur la qualité des investissements qu’elle permet de financer.

50 % ne doit jamais devenir un objectif

Il faut également éviter de transformer la barre des 50 % du PIB en objectif à atteindre.

Un seuil de prudence n’est pas une invitation à remplir l’espace disponible.

Ce n’est pas parce qu’un pays peut théoriquement supporter davantage de dette qu’il doit nécessairement utiliser toute cette capacité.

La soutenabilité réelle d’une dette dépend de nombreux facteurs : les recettes publiques, les devises disponibles, les taux d’intérêt, les échéances, les conditions des emprunts, la structure des exportations et surtout la capacité de l’État à transformer les ressources empruntées en actifs productifs.

La véritable question n’est donc pas seulement :

« Combien devons-nous ? »

Mais également :

« Avec quoi allons-nous rembourser ? »

Et surtout :

« Qu’aurons-nous construit lorsque viendra le moment de rembourser ? »

De la capacité d’endettement à la capacité de l’État

C’est ici que le débat soulevé par Adolphe Muzito devient beaucoup plus intéressant.

La RDC peut peut-être disposer d’une importante capacité théorique d’endettement.

Mais dispose-t-elle déjà d’une capacité institutionnelle équivalente pour sélectionner, négocier, exécuter, contrôler et évaluer des dizaines de milliards de dollars de projets ?

C’est une question de capacité de l’État.

Mobiliser 10 milliards de dollars est une chose.

Être capable de transformer ces 10 milliards en routes, centrales électriques, chemins de fer, industries, écoles, hôpitaux, infrastructures agricoles et emplois durables en est une autre.

Un État moderne ne doit donc pas seulement démontrer sa capacité à lever des capitaux.

Il doit démontrer sa capacité à les transformer en résultats.

Avant les 100 milliards, exigeons la redevabilité

La réflexion d’Adolphe Muzito a au moins le mérite de poser une vraie question : comment financer l’immense déficit d’infrastructures de la République démocratique du Congo ?

Mais cette question doit immédiatement être accompagnée d’une autre :

quelle capacité institutionnelle avons-nous pour gérer correctement les milliards que nous voulons mobiliser ?

Avant de parler de 100 milliards de dollars, présentons donc aux Congolais les routes, les chemins de fer, les barrages, les ports, les zones industrielles, les infrastructures agricoles et les projets énergétiques qui justifieraient ces emprunts.

Donnons pour chacun :

  • le coût ;
  • le calendrier ;
  • le mode de financement ;
  • les conditions d’emprunt ;
  • les responsables de l’exécution ;
  • les mécanismes de contrôle ;
  • les résultats attendus ;
  • les indicateurs de performance.

Et publions régulièrement ce qui a réellement été réalisé.

Alors seulement, la discussion sur l’endettement prendra tout son sens.

Car le véritable indicateur de souveraineté financière d’un État n’est pas combien il peut emprunter.

C’est ce qu’il est capable de produire avec ce qu’il emprunte.

La RDC n’a pas besoin d’une course vers un plafond d’endettement.

Elle a besoin d’une nouvelle discipline de gouvernance :

aucune dette importante sans projet clairement identifié ;

aucun projet sans coût clairement établi ;

aucune dépense sans résultat mesurable ;

aucun dépassement sans justification ;

et aucun échec majeur sans redevabilité.

On ne peut pas continuer à reproduire les mêmes méthodes de gestion publique tout en espérant des résultats différents.

Avant les 100 milliards, exigeons donc les projets.

Avant l’argent, exigeons les résultats attendus.

Avant l’endettement, exigeons la capacité de remboursement.

Et avant tout, exigeons la redevabilité.

Éric Kamba

Géostratège et analyste des relations internationales

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