Le professeur et député Godé Mpoy critique la position du Front de résistance nationale (FRN) et de la Coalition Article 64 (C64) au sujet de l’accord de Washington et de ses implications pour la République démocratique du Congo. Dans une prise de position intitulée « Accord de Washington et économie de la RDC : l’agression et l’opposition, à court d’arguments », il dénonce ce qu’il considère comme une contradiction dans le discours de l’opposition sur l’application de cet accord et la question constitutionnelle.
Une contradiction sur l’application de l’accord
Selon Godé Mpoy, le FRN et la C64 se seraient désormais engagés à appliquer l’accord de Washington dans le cadre de la continuité du service public de l’État. Il estime toutefois que cette position contraste avec leurs critiques antérieures du texte, notamment les accusations selon lesquelles celui-ci favoriserait la cession ou le bradage des ressources minières congolaises.
L’élu reproche ainsi à ces acteurs politiques d’avoir, selon lui, entretenu une lecture différente de l’accord avant de se déclarer favorables à son application.
La Constitution au cœur de la controverse
Godé Mpoy place également la question constitutionnelle au centre de son argumentation. Il soutient que l’application de l’accord de Washington impliquerait une modification de la Constitution et reproche à l’opposition de défendre, selon les circonstances, des positions qu’il juge contradictoires.
« Quand eux s’engagent à appliquer ledit accord, et donc à changer de Constitution, c’est constitutionnel. Quand le pouvoir veut changer de Constitution, par respect pour le même accord, ils disent que c’est inconstitutionnel », affirme-t-il en substance.
Par cette comparaison, le professeur entend mettre en évidence ce qu’il considère comme une incohérence dans le raisonnement du FRN et de la C64.
Un débat qui appelle des clarifications
Au-delà de cette polémique, la question soulevée renvoie à un enjeu de fond : le contenu exact de l’accord de Washington, les obligations qu’il impose aux parties et son articulation avec la Constitution congolaise.
Les affirmations de Godé Mpoy sur l’existence d’une obligation de modifier la Constitution doivent toutefois être confrontées au texte de l’accord et aux dispositions constitutionnelles applicables. L’adhésion à un accord international ne signifie pas, à elle seule, qu’une révision constitutionnelle est juridiquement obligatoire.
Dans sa conclusion, Godé Mpoy déplore ce qu’il présente comme un manque d’arguments de la part de ses contradicteurs, avec une formule particulièrement critique : « Le malheur de ceux qui se réveillent trop tôt, c’est de n’avoir comme interlocuteurs que des oiseaux. »
Cette sortie illustre les divergences persistantes entre le pouvoir et une partie de l’opposition autour de l’accord de Washington, de la gestion des ressources naturelles et de l’avenir institutionnel de la RDC.
Par Pascal Kabeya
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