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À la Une

À la UneMonde

Midterms 2026: au Texas, des électeurs républicains tentés par le camp démocrate

by admin9775 29 octobre 2026

À une semaine des élections de mi-mandat américaines, le Texas, bastion républicain, vit une mobilisation hors norme. Jusqu’à ce vendredi 30 octobre, les Texans peuvent voter par anticipation, et près de quatre millions et demi d’entre eux l’ont déjà fait en une semaine. L’État compte aussi un nombre record d’inscrits sur les listes électorales : ils sont plus de 19 millions. Et un engouement démocrate, incarné par le candidat James Talarico, se fait sentir.

Dans ce bureau de vote texan, la file d’attente ne désemplit pas. « Je suis prête pour un changement », assure Judy, qui vient de déposer son bulletin. « On dirait que beaucoup de gens l’attendent : ils disent que la participation bat des records », ajoute-t-elle.

Alors qu’approchent les élections de mi-mandat américaines, qui se tiendront le 3 novembre, un surprenant engouement démocrate semble se manifester au Texas. Prudence toutefois : dans cet État, les démocrates votent traditionnellement plus tôt que les républicains, et il est trop tôt pour en tirer une tendance. Mais l’enthousiasme démocrate est palpable.

« L’administration actuelle est une vraie honte »

Dans ce bastion républicain du sud des États-Unis, certains électeurs texans franchissent effectivement le pas pour voter pour le camp adverse pour ces élections. « C’est un moment très excitant pour changer les choses. Je n’ai pas toujours voté démocrate, mais l’administration actuelle est une vraie honte », estime Clinton, séduit par le programme social de la gauche. Pourtant issue d’une famille traditionnellement républicaine, Victoria abonde en ce sens. « Ils sont allés un peu trop loin à l’extrême droite », assène-t-elle à propos des républicains.

Pour le siège de sénateur, les sondages donnent le démocrate James Talarico et le républicain Ken Paxton au coude-à-coude. Le premier, un séminariste de 36 ans, a su captiver une frange de l’électorat texan en combinant propositions politiques de gauche et lecture progressiste des textes religieux, notamment sur la question de l’avortement.

« Ma principale inquiétude, c’est que Talarico soit élu, et ce serait la destruction du Texas, s’alarme Marisa, républicaine convaincue. La jeune génération, malheureusement, ne voit pas ça. Elle croit qu’on peut avoir des logements gratuits, de la nourriture gratuite, ceci ou cela. Rien n’est gratuit. »

Cela fait plus de 30 ans qu’aucun démocrate n’a remporté une élection à l’échelle du Texas. Ce couple, lui, est certain de son choix. « ​​​​​​​Notre politique est corrompue », assure la compagne. Son conjoint renchérit : « On a vu beaucoup de promesses non tenues. Il nous faut un changement de dirigeants. Et je pense que le camp des bleus [les démocrates, NDLR] a le bon ticket. »

Par Pascal Kabeya
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20 Vues
29 octobre 2026
À la UneNouvelles nécrologiques

RDC : la Dr Marie-France Shogogo décède après avoir contracté Ebola à Beni

by admin9775 29 octobre 2026

La Dr Marie-France Shogogo est décédée ce mercredi au Centre de traitement Ebola (CTE) de Beni, dans la province du Nord-Kivu, après avoir contracté le virus Ebola.

Son décès intervient dans un contexte de vigilance sanitaire accrue dans l’est de la République démocratique du Congo, où les équipes de santé poursuivent la prise en charge des personnes touchées par la maladie.

Les circonstances précises de sa contamination, ainsi que les informations concernant ses fonctions et son parcours professionnel, restent à préciser.

Ce décès rappelle une nouvelle fois les risques auxquels sont exposés les patients et les personnels engagés dans la lutte contre Ebola, ainsi que l’importance du respect des mesures de prévention et de contrôle des infections.

Par Marius Bopenga
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18 Vues
29 octobre 2026
À la UneReligion

Kinshasa : le pape Léon XIV autorise deux prêtres à quitter le ministère sacerdotal

by admin9775 29 octobre 2026

Deux prêtres de l’Archidiocèse de Kinshasa, l’abbé Épicure Bohi Lokuta et l’abbé Justin Muantuali Mokomba, ont officiellement obtenu l’autorisation de quitter le ministère sacerdotal. Le pape Léon XIV a accepté leurs demandes et les a également dispensés de l’obligation du célibat sacerdotal.

Une décision du pape Léon XIV

Les deux ecclésiastiques avaient exprimé leur volonté de ne plus exercer comme prêtres. À la suite de leurs demandes, le souverain pontife a accepté leur départ du ministère et les a libérés des obligations liées au célibat.

Cette décision signifie qu’ils ne pourront plus exercer les fonctions sacerdotales et qu’ils poursuivront désormais leur vie en tant que laïcs au sein de l’Église catholique. La dispense du célibat leur permet également d’envisager le mariage.

Le cardinal Ambongo appelle au respect de leur décision

À la suite de cette décision, le cardinal Fridolin Ambongo Besungu, archevêque métropolitain de Kinshasa, appelle les fidèles à respecter le choix des deux anciens prêtres et à prier pour eux.

Cet appel vise à éviter les jugements et les commentaires susceptibles de porter atteinte à leur dignité, alors qu’ils entament une nouvelle étape de leur vie en dehors du ministère sacerdotal.

Le départ de l’abbé Épicure Bohi Lokuta et de l’abbé Justin Muantuali Mokomba rappelle ainsi que l’Église catholique prévoit une procédure canonique permettant à un prêtre qui en fait la demande d’être dispensé de ses obligations sacerdotales, sous réserve de l’approbation des autorités compétentes.

Par Pascal Kabeya
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29 octobre 2026
À la UneEconomie

RDC : Accord de Washington, Godé Mpoy accuse le FRN et la C64 de contradiction

by admin9775 29 octobre 2026

Le professeur et député Godé Mpoy critique la position du Front de résistance nationale (FRN) et de la Coalition Article 64 (C64) au sujet de l’accord de Washington et de ses implications pour la République démocratique du Congo. Dans une prise de position intitulée « Accord de Washington et économie de la RDC : l’agression et l’opposition, à court d’arguments », il dénonce ce qu’il considère comme une contradiction dans le discours de l’opposition sur l’application de cet accord et la question constitutionnelle.

Une contradiction sur l’application de l’accord

Selon Godé Mpoy, le FRN et la C64 se seraient désormais engagés à appliquer l’accord de Washington dans le cadre de la continuité du service public de l’État. Il estime toutefois que cette position contraste avec leurs critiques antérieures du texte, notamment les accusations selon lesquelles celui-ci favoriserait la cession ou le bradage des ressources minières congolaises.

L’élu reproche ainsi à ces acteurs politiques d’avoir, selon lui, entretenu une lecture différente de l’accord avant de se déclarer favorables à son application.

La Constitution au cœur de la controverse

Godé Mpoy place également la question constitutionnelle au centre de son argumentation. Il soutient que l’application de l’accord de Washington impliquerait une modification de la Constitution et reproche à l’opposition de défendre, selon les circonstances, des positions qu’il juge contradictoires.

« Quand eux s’engagent à appliquer ledit accord, et donc à changer de Constitution, c’est constitutionnel. Quand le pouvoir veut changer de Constitution, par respect pour le même accord, ils disent que c’est inconstitutionnel », affirme-t-il en substance.

Par cette comparaison, le professeur entend mettre en évidence ce qu’il considère comme une incohérence dans le raisonnement du FRN et de la C64.

Un débat qui appelle des clarifications

Au-delà de cette polémique, la question soulevée renvoie à un enjeu de fond : le contenu exact de l’accord de Washington, les obligations qu’il impose aux parties et son articulation avec la Constitution congolaise.

Les affirmations de Godé Mpoy sur l’existence d’une obligation de modifier la Constitution doivent toutefois être confrontées au texte de l’accord et aux dispositions constitutionnelles applicables. L’adhésion à un accord international ne signifie pas, à elle seule, qu’une révision constitutionnelle est juridiquement obligatoire.

Dans sa conclusion, Godé Mpoy déplore ce qu’il présente comme un manque d’arguments de la part de ses contradicteurs, avec une formule particulièrement critique : « Le malheur de ceux qui se réveillent trop tôt, c’est de n’avoir comme interlocuteurs que des oiseaux. »

Cette sortie illustre les divergences persistantes entre le pouvoir et une partie de l’opposition autour de l’accord de Washington, de la gestion des ressources naturelles et de l’avenir institutionnel de la RDC.

Par Pascal Kabeya
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29 octobre 2026
À la UnePolitique

RDC : Washington sanctionne le ministère rwandais de la Défense et la banque Zigama pour leur soutien présumé au M23

by admin9775 29 octobre 2026

Les États-Unis ont annoncé, mercredi 28 octobre 2026, de nouvelles sanctions visant le ministère rwandais de la Défense et Zigama Credit and Savings Society, une institution financière liée aux services de sécurité du Rwanda. Washington accuse ces deux structures de contribuer au soutien militaire et financier du M23 et de son ancienne branche politique, l’Alliance fleuve Congo (AFC).

Cette décision accentue la pression américaine sur Kigali, alors que le conflit se poursuit dans l’est de la République démocratique du Congo, malgré les engagements pris dans le cadre des accords de Washington du 4 décembre 2025.

Le ministère rwandais de la Défense directement visé

Dans son communiqué, le département américain du Trésor accuse le ministère rwandais de la Défense de superviser le déploiement de milliers de soldats des Forces de défense rwandaises (RDF) au Nord-Kivu et au Sud-Kivu, où ils opéreraient aux côtés du M23.

Selon Washington, ces forces fourniraient au mouvement rebelle des armes, des équipements, un soutien logistique et des formations militaires. Les autorités américaines affirment également que des systèmes de missiles sol-air et des équipements de brouillage ont été déployés dans l’est de la RDC, faisant peser des risques sur l’aviation civile.

Le Trésor américain estime que ces activités sont incompatibles avec les engagements souscrits par le Rwanda dans le cadre des accords de Washington, qui visent notamment à mettre fin au conflit et à renforcer la coopération régionale.

Zigama accusée d’avoir facilité des paiements pour des équipements militaires

La seconde entité visée, Zigama Credit and Savings Society, est accusée d’avoir facilité des transactions financières au profit des services de sécurité rwandais, du M23 et de l’AFC.

D’après le Trésor américain, l’institution aurait notamment facilité des paiements à des entreprises en Chine et dans d’autres pays pour l’achat d’armes, de munitions et d’équipements militaires destinés aux forces rwandaises. Elle aurait également pris en charge des dépenses de déplacement et d’hébergement liées à des formations militaires.

Washington affirme en outre que Zigama a facilité des transactions représentant des dizaines de millions de dollars au bénéfice du M23 et de l’AFC. Une de ses agences aurait également contribué au transport vers Kigali d’or provenant de territoires congolais contrôlés par le mouvement rebelle.

Ces éléments sont présentés par les autorités américaines comme les motifs de leur décision de sanctionner l’institution financière.

Des conséquences financières et commerciales

Les sanctions entraînent le blocage des biens et intérêts financiers des deux entités relevant de la juridiction américaine ou détenus sous le contrôle de personnes américaines. En règle générale, les personnes et entreprises américaines ne peuvent effectuer de transactions impliquant les entités sanctionnées, sauf autorisation ou exemption prévue par la réglementation.

Les restrictions peuvent également concerner les sociétés détenues, directement ou indirectement, à hauteur d’au moins 50 % par une ou plusieurs entités bloquées.

Au-delà de leur portée financière, ces mesures constituent un signal diplomatique fort adressé à Kigali. Elles visent à accroître le coût du soutien présumé au M23 et à pousser les autorités rwandaises à respecter leurs engagements de paix.

Les accords de Washington mis à l’épreuve

Signés le 4 décembre 2025 sous médiation américaine, les accords de Washington engagent Kinshasa et Kigali dans un processus destiné à mettre fin au conflit et à développer la coopération économique régionale.

Le secrétaire américain au Trésor, Scott Bessent, a appelé le Rwanda à cesser son soutien au M23 et à retirer ses troupes de l’est de la RDC. Washington affirme vouloir tenir Kigali responsable de ses engagements.

Le Rwanda conteste les accusations de soutien aux groupes armés et affirme être disposé à mettre en œuvre les accords, tout en reprochant à Kinshasa de ne pas avoir respecté certains de ses propres engagements sécuritaires.

Un nouvel enjeu pour Kinshasa

Pour la RDC, ces sanctions interviennent alors que les autorités congolaises réclament le respect de leur souveraineté et le retrait des forces rwandaises de leur territoire. Elles remettent également au premier plan la question des circuits financiers et commerciaux liés aux minerais provenant des zones sous contrôle du M23.

La décision américaine ne met pas, à elle seule, fin aux combats. Son effet dépendra notamment de son application, de la réaction de Kigali et de l’évolution des négociations.

L’enjeu est désormais de savoir si cette pression financière et diplomatique contribuera à obtenir des changements concrets sur le terrain, notamment la cessation du soutien militaire au M23, le retrait des forces rwandaises et la mise en œuvre effective des engagements de paix.

Par Marius Bopenga
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29 octobre 2026
À la UneSport

Tensions Mbappé-Chine: Pékin envoie une mise en garde au business du football

by admin9775 28 octobre 2026

Mauvaise passe pour la superstar française du football, Kylian Mbappé. Après avoir vu le Ballon d’Or lui échapper lundi 26 octobre, le joueur subit les foudres des autorités chinoises. En cause : ses propos sur Mao Zedong qui ont offensé Pékin. La colère de Pékin menace désormais le joueur et les sponsors de son club, le Real Madrid.

À l’origine du courroux de Pékin, il y a cette séquence vidéo tournée au mois de mars dans le talk-show français en ligne « The Bridge », animé par le footballeur Aurélien Tchouaméni, son coéquipier en club comme en sélection. Kylian Mbappé y est interrogé en coulisses à propos de diverses images le parodiant – des « mèmes », comme on dit sur la Toile. Sur le ton de la plaisanterie, en pleine séance maquillage, l’intéressé évoque alors celle qui le fait ressembler à un « dictateur chinois ». Apparaissent alors, dans la séquence vidéo montée, des images de Mao Zedong (1893-1976), dont les traits ont été remplacés par ceux de Kylian Mbappé.

La vidéo a refait surface lundi 26 octobre, jour de l’attribution du Ballon d’Or 2026 à Londres. Le média chinois Dongqiudi, consacré au football, l’a repérée et écrit que « Kylian Mbappé a tenu des propos inappropriés concernant la Chine lors d’une interview. Ces propos étant susceptibles de blesser la Chine et son peuple, nous ne pouvons les traduire ». Dès mardi, l’international français a présenté ses excuses.

Conséquences économiques immédiates

Malgré les excuses, quelques heures seulement après la divulgation de la vidéo, trois sponsors chinois de Kylian Mbappé ont fait savoir qu’ils mettaient fin à leur collaboration avec la superstar. Parmi eux, la marque de boisson énergisante Bushuila, filiale du groupe Dongpeng, ainsi que deux fabricants de produits laitiers, Mengniu et Milkground. Même si Kylian Mbappé tire la majeure partie de ses revenus publicitaires de ses partenariats en Europe et aux États-Unis, cette rupture de contrat a des conséquences indirectes pour la star et son club.

Dans la journée, la télévision publique chinoise (CCTV) a fait savoir qu’elle ne retransmettra plus – jusqu’à nouvel ordre – les matchs du Real Madrid, le club de l’attaquant, et ceux de tout le championnat espagnol, la Liga. Pour Vincent Chaudel, fondateur de l’observatoire du Sport Business, c’est surtout là que se trouve la réelle conséquence de cette polémique : « Le Real Madrid, comme la Liga d’ailleurs, cherchent à développer tout le temps leurs revenus. Le Real Madrid est le premier club à avoir passé le milliard d’euros de chiffre d’affaires. Mais pour atteindre ce milliard de chiffre d’affaires, ça passe par de gros contrats de sponsoring. Ces revenus commerciaux sont liés à la zone de chalandise du club et de son aura. Et justement, le marché chinois, aujourd’hui, représente 1,4 milliard d’individus. Donc, les sponsors qui s’associent avec un club comme le Real ou avec un joueur comme Mbappé, ce qui leur importe, c’est de pouvoir aller chercher des marchés internationaux. Et c’est cette exposition-là qui est déterminante. »

La Chine a pris de l’importance, y compris dans l’économie du football

Le sport international tel qu’il a été conçu au XXe siècle par les Européens et les Américains doit maintenant compter avec les pays émergents des Brics+, qui n’ont pas toujours la même vision politique et culturelle que celle des Occidentaux. « Le sport tel qu’on l’a connu est devenu dépendant du cash, de l’argent, estime Vincent Chaudel. Et quand on voit toutes les difficultés économiques que l’on a actuellement chez nous, en Europe, il faut bien aller chercher de l’argent ailleurs. Or, c’est celui qui paie qui décide, en général ! Donc, à partir du moment où on prend l’argent des Chinois – ou de l’Arabie saoudite, par exemple –, il ne faut pas s’étonner qu’en contrepartie, ils essaient d’infléchir notre façon de penser ou de fonctionner. Si on ne veut pas de leurs exigences, alors il ne faut pas prendre leur argent ! »

Dans le cas présent, il y a fort à parier, après les excuses de Kylian Mbappé et celles de Javier Tebas, le président de la ligue espagnole, que les relations entre la star, son club madrilène et Pékin vont s’apaiser. Mais il n’en reste pas moins que la Chine aura su envoyer une mise en garde à l’ensemble du monde sportif sur les conséquences possibles lorsque l’on critique son régime.

RFI

33 Vues
28 octobre 2026
À la UneSociété

RDC : le ralliement présumé du général François Kamanzi ravive le débat sur l’héritage sécuritaire de l’ère Kabil

by admin9775 28 octobre 2026

Le ralliement annoncé du général de brigade François Kamanzi, présenté comme commandant des opérations de la 12ᵉ région militaire dans le Kongo-Central, à l’Armée du Front pour la refondation de la nation (FRN) suscite de nouvelles interrogations sur la loyauté des officiers des Forces armées de la RDC (FARDC) et sur les conséquences des anciennes politiques d’intégration des groupes armés au sein de l’armée nationale.

Selon des informations relayées sur le réseau social X, l’officier aurait rejoint les Lions de Sarambwe (ARC) en passant par les postes frontaliers de Lufu, en RDC, et de Luvu, en Angola. La publication lui attribue également cette déclaration : « Il a refusé de continuer à servir au sein des Clochards. » Les circonstances exactes de son départ et l’authenticité de cette citation restent toutefois à confirmer.

Un parcours lié aux anciennes rébellions

Le commentaire à l’origine de cette polémique présente François Kamanzi comme un ancien cadre issu des mouvements rebelles du RCD-Goma et du CNDP, avant son accession à des fonctions de commandement au sein des FARDC sous la présidence de Joseph Kabila.

Ce parcours, tel qu’il est décrit par l’auteur de la publication, relance le débat sur l’intégration d’anciens combattants et de responsables de groupes armés dans les structures militaires nationales.

Au fil des années, les politiques de « brassage » et de « mixage », mises en œuvre dans le cadre des processus de paix, ont permis l’intégration de différents groupes armés dans l’armée congolaise. Leurs résultats et leurs conséquences sur la cohésion, la discipline et la loyauté au sein des FARDC continuent de susciter des discussions.

Pour les détracteurs de ces mécanismes, l’intégration d’anciens responsables rebelles à des postes stratégiques aurait pu créer des vulnérabilités au sein de la chaîne de commandement. Cette interprétation ne suffit cependant pas à établir l’existence d’un réseau organisé de déstabilisation ni à démontrer une responsabilité individuelle sans éléments vérifiables.

Le Kongo-Central au cœur des préoccupations

La dimension géographique de cette affaire retient également l’attention. Le Kongo-Central se situe dans l’ouest de la RDC, loin des principaux foyers historiques du conflit dans l’est du pays.

Si le ralliement annoncé du général Kamanzi est confirmé, sa portée pourrait donc dépasser la seule question des opérations militaires dans les zones traditionnellement affectées par les rébellions.

Il soulèverait notamment des interrogations sur les procédures de contrôle des officiers, les mécanismes de vérification de leur loyauté et les mesures de prévention des défections au sein des FARDC.

À ce stade, aucune preuve présentée dans les éléments disponibles ne permet toutefois d’affirmer que cet épisode démontrerait l’existence d’un projet coordonné visant à déstabiliser l’ensemble du territoire national.

Vers un examen des mécanismes de commandement ?

Pour les voix critiques à l’égard de l’héritage sécuritaire de l’ère Kabila, cette affaire renforce les appels à un examen approfondi des nominations militaires, des parcours des officiers et des mécanismes d’intégration des anciens groupes armés.

L’objectif serait de mieux garantir la discipline, la confidentialité des informations militaires et la fidélité des responsables à la République.

Une telle démarche supposerait néanmoins de distinguer les faits établis des accusations politiques, afin que les éventuelles responsabilités soient déterminées sur la base d’éléments concrets.

Une affaire dont les faits restent à établir

Le ralliement présumé de François Kamanzi remet ainsi en lumière une question sensible pour la sécurité nationale : comment construire une armée cohérente et républicaine après plusieurs décennies de conflits et d’intégration de combattants issus de mouvements armés ?

La réponse dépendra notamment de la confirmation officielle de son départ, de l’identification précise du mouvement qu’il aurait rejoint et des circonstances de cette décision.

Au-delà des accusations et des lectures politiques, l’enjeu est de garantir une chaîne de commandement fiable, fondée sur la discipline, la loyauté institutionnelle et le respect de la souveraineté nationale.

Par Marius Bopenga
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51 Vues
28 octobre 2026
À la UneSociété

RDC : Prince Epenge transféré au parquet de Kinshasa-Gombe

by admin9775 28 octobre 2026

Le président de l’ADD Congo, Prince Epenge, a été transféré ce mardi 27 octobre au parquet de grande instance de Kinshasa-Gombe, où il est poursuivi pour « propagation de faux bruits », selon son avocat. Cette procédure serait liée à ses déclarations concernant l’assassinat de Manassé Lomboto.

D’après son conseil, l’opposant a été auditionné lundi 26 octobre et l’instruction doit se poursuivre afin de déterminer les suites judiciaires de l’affaire.

Arrêté à l’aéroport de N’Djili

Prince Epenge a été arrêté dimanche 25 octobre à l’aéroport international de N’Djili, alors qu’il s’apprêtait à prendre un vol à destination de Rome, en Italie.

Selon les informations communiquées, son passeport lui a été retiré par la Direction générale de migration (DGM) avant qu’il ne soit conduit vers une destination qui n’avait pas été précisée dans les premières informations.

Une affaire suivie par l’opposition

Le transfert de Prince Epenge au parquet intervient dans un contexte de tensions politiques autour des libertés publiques et du traitement réservé aux opposants en République démocratique du Congo.

Les circonstances exactes de son arrestation, les éléments retenus à sa charge et les suites de la procédure devraient être précisés au fil de l’instruction.

À ce stade, les faits reprochés à Prince Epenge relèvent des accusations rapportées par son avocat et ne constituent pas une déclaration de culpabilité.

Par Pascal Kabeya
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35 Vues
28 octobre 2026
À la UnePolitique

Russie-Afrique : Félix Tshisekedi à Moscou pour renforcer la coopération avec Poutine

by admin9775 28 octobre 2026

Le troisième sommet Russie-Afrique s’ouvre ce mercredi 28 octobre 2026 à Moscou, avec la participation du président de la République démocratique du Congo, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo. Prévue les 28 et 29 octobre, cette rencontre vise à consolider les relations politiques, économiques et diplomatiques entre Moscou et les pays africains.

Le chef de l’État congolais est arrivé mardi 27 octobre dans la capitale russe. Il a été accueilli à l’aéroport international de Vnoukovo par des officiels russes et congolais.

Trois accords de coopération au programme

En marge du sommet, la RDC et la Russie prévoient de signer trois accords de coopération portant sur la santé publique, la création d’une commission intergouvernementale et la formation professionnelle des jeunes Congolais.

Le premier concerne la coopération dans le domaine de la santé publique. Le deuxième prévoit la mise en place d’une commission chargée de coordonner les relations entre les deux pays dans les secteurs de l’économie, du commerce, des sciences et des techniques.

Le troisième porte sur la formation et l’insertion professionnelle des jeunes Congolais à travers le programme Alabuga Start.

Selon la Présidence congolaise, ces accords sont de nature non financière. Ils visent à établir des cadres de coopération dont la mise en œuvre devrait reposer sur la transparence et répondre aux besoins des populations.

Un tête-à-tête attendu avec Vladimir Poutine

Le programme de Félix Tshisekedi prévoit également un entretien en tête-à-tête avec son homologue russe, Vladimir Poutine, au Kremlin.

Le président congolais participera par ailleurs aux sessions plénières du sommet ainsi qu’au forum économique Russie-Afrique, qui doit permettre aux participants d’examiner les possibilités de partenariat et d’investissement entre la Russie et les pays du continent.

En marge de cette visite, l’Université russe de l’Amitié des Peuples (RUDN), également connue sous le nom d’Université Patrice-Lumumba, prévoit de décerner au chef de l’État congolais le titre de docteur honoris causa.

Kinshasa mise sur la diversification de ses partenariats

Cette troisième édition s’inscrit dans la continuité des sommets organisés à Sotchi en 2019 et à Saint-Pétersbourg en 2023. Elle intervient dans un contexte où la Russie cherche à consolider ses relations avec les États africains, tandis que plusieurs pays du continent s’emploient à diversifier leurs partenariats internationaux.

Pour Kinshasa, la participation de Félix Tshisekedi représente une occasion de renforcer les relations bilatérales avec Moscou et d’explorer de nouvelles pistes de coopération dans des secteurs stratégiques.

L’enjeu sera désormais de traduire les engagements diplomatiques en résultats concrets, notamment dans la santé, les échanges économiques, la recherche scientifique et la formation des jeunes Congolais.

Par Marius Bopenga
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34 Vues
28 octobre 2026
À la UnePolitique

RDC : réunie à Rome, la C64 veut rencontrer Félix Tshisekedi et Joseph Kabila pour préparer un dialogue inclusif

by admin9775 27 octobre 2026

Réunis à Rome, en Italie, du 25 au 27 octobre 2026, cinq figures de l’opposition congolaise ont annoncé leur intention de rencontrer séparément le président Félix Tshisekedi et l’ancien chef de l’État Joseph Kabila, afin de rechercher les conditions d’un dialogue national inclusif. Au terme de leur conclave, les membres de la Coalition Article 64 (C64) ont également réaffirmé leur opposition à toute révision constitutionnelle susceptible de prolonger le mandat présidentiel, tout en appelant à une solution politique et sécuritaire à la crise congolaise.

La coalition réunit Martin Fayulu, Delly Sesanga, Matata Ponyo Mapon, Moïse Katumbi et Jean-Marc Kabund. Elle affirme vouloir privilégier une démarche fondée sur des consultations directes avec les principaux acteurs politiques du pays, dans le but de parvenir à une solution congolaise à la crise.

Toutefois, aucun calendrier n’a été communiqué pour ces rencontres et aucun accord de Félix Tshisekedi ou de Joseph Kabila pour recevoir les opposants n’a été annoncé.

Un dialogue dont les règles restent à définir

Pour la C64, l’organisation d’un dialogue national doit faire l’objet d’une concertation préalable entre les différentes parties. La coalition souhaite notamment que soient définis le contenu des discussions, leur composition, la facilitation, les modalités de fonctionnement ainsi que le suivi des conclusions.

Elle envisage également de solliciter les partenaires internationaux de la RDC pour soutenir une solution négociée, tout en privilégiant une démarche qu’elle présente comme congolaise dans sa conception et sa conduite.

Créée le 19 mai 2026, la plateforme affirme défendre le respect de la Constitution et condamne aussi bien toute tentative de maintien au pouvoir au-delà des limites constitutionnelles que la conquête du pouvoir par les armes.

Constitution : la C64 rejette toute perspective de troisième mandat

Sur le plan institutionnel, les cinq opposants réitèrent leur opposition à toute modification de la Constitution, à un troisième mandat présidentiel et à un éventuel report des élections prévues en 2028.

Ils contestent également la loi adoptée le 23 octobre par l’Assemblée nationale fixant les conditions d’organisation du référendum. Selon eux, ce texte ne peut servir à contourner l’article 220 de la Constitution, qui protège notamment les dispositions relatives au nombre et à la durée des mandats présidentiels.

« Une Constitution n’a pas à être aimée ni désirée. Elle doit être scrupuleusement respectée et appliquée », déclarent-ils.

La coalition entend ainsi faire du respect de l’ordre constitutionnel une condition essentielle de toute sortie de crise.

La médiation africaine et le processus de Doha au centre des propositions

Sur le volet sécuritaire, la C64 estime qu’aucune solution exclusivement militaire ne permettra de mettre durablement fin aux violences dans l’est de la RDC. Elle appelle à la relance de la facilitation africaine conduite par l’Angola et le Togo, en lien avec la médiation des Églises catholique et protestante.

La plateforme souhaite également que les questions de gouvernance prévues dans les six protocoles additionnels du processus de Doha soient intégrées au dialogue national.

Elle réclame par ailleurs des engagements vérifiables concernant le cessez-le-feu, les mécanismes de contrôle de son application, la protection des civils et l’accès humanitaire. Pour les opposants, les différentes initiatives de paix doivent être mieux articulées et assorties d’un calendrier précis ainsi que de mécanismes de suivi.

Intégrité territoriale : la C64 réclame l’application de la résolution 2773

La préservation de la souveraineté nationale et de l’intégrité territoriale figure également parmi les principales exigences formulées à Rome.

Face à la poursuite du conflit dans l’est du pays, la coalition demande l’application de la résolution 2773 du Conseil de sécurité des Nations unies, adoptée en février 2025, qui exige notamment que les forces rwandaises cessent leur soutien au M23 et se retirent du territoire congolais.

La C64 affirme que le règlement de la crise doit permettre de préserver l’unité nationale, de mettre fin à l’escalade militaire et de favoriser la réunification effective du territoire.

Décrispation politique et libertés publiques

Au point 11 de leur document, les opposants appellent à une décrispation de la situation politique. Ils demandent la cessation des arrestations qu’ils qualifient d’arbitraires, des procès qu’ils jugent politiquement motivés et des restrictions visant les activités politiques pacifiques.

Ils plaident également pour le retour des exilés et la libération des personnes détenues en raison de leurs opinions ou de leur engagement civique, citant notamment Prince Epenge.

La coalition estime que les impératifs sécuritaires ne peuvent justifier une restriction générale des libertés fondamentales. Elle rappelle l’importance des libertés d’expression, de réunion et de manifestation dans le fonctionnement démocratique et le respect de l’État de droit.

Dans le même esprit, elle invoque l’article 190 de la Constitution, qui interdit les milices privées, pour réclamer la dissolution de la Force du progrès, qu’elle considère comme contraire à l’ordre constitutionnel.

La C64 cherche à rapprocher dialogue politique et règlement sécuritaire

À travers les conclusions de son conclave de Rome, la C64 tente de lier les enjeux institutionnels, politiques et sécuritaires dans une même démarche. Elle veut obtenir des consultations directes avec les principaux protagonistes, tout en maintenant ses lignes rouges sur la Constitution, les libertés publiques et l’intégrité territoriale.

La concrétisation de cette initiative dépendra toutefois de la disponibilité des personnalités sollicitées et de la capacité des différentes parties à s’accorder sur les règles du dialogue.

Reste à savoir si ces consultations pourront ouvrir la voie à un processus accepté par les principaux acteurs congolais, dans un contexte où les divergences sur la légitimité des participants, les conditions du dialogue et les responsabilités dans le conflit demeurent profondes.

Par Pascal Kabeya
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