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À la Une

À la Une

L’ancien gouverneur du Sankuru rejoint l’AFC/M23 et prône la « révolution » contre Kinshasa

by admin9775 4 avril 2025
written by admin9775

L’ancien gouverneur du Sankuru Joseph-Stéphane Mukumadi a officiellement annoncé son ralliement à l’Alliance du Fleuve Congo (AFC/M23) lors d’une déclaration incendiaire ce jeudi qualifiant ce mouvement d' »espoir tant rêvé » pour sortir le pays de ce qu’il décrit comme une « prise en otage par une minorité politique ».

« Je suis membre de l’AFC » a-t-il clairement affirmé avant d’ajouter « tous les moyens sont bons pour faire partir ceux qui détruisent le pays » dans un appel ouvert à la mobilisation générale contre le pouvoir en place.

Ce revirement spectaculaire intervient moins de deux mois après le retrait de son parti Action des Démocrates de l’Union sacrée de la Nation la coalition présidentielle marquant ainsi une rupture définitive avec le camp Tshisekedi.

L’ancien gouverneur controversé – dont l’élection en 2019 avait été marquée par des violences mortelles à Lusambo et des accusations de fraude – voue désormais un soutien sans réserve à Corneille Nangaa le coordonnateur de l’AFC présenté comme « celui qui rassemble les forces du changement ».

Dans sa déclaration Mukumadi assure que des sympathisants de l’AFC sont déjà présents dans plusieurs villes du pays y compris dans la capitale Kinshasa et n’attendent que « le coup de sifflet final » pour passer à l’action une affirmation qui ne manquera pas d’alerter les services de sécurité.

Ce ralliement d’une figure politique de premier plan donne une nouvelle dimension au mouvement AFC/M23 jusqu’ici principalement perçu comme une rébellion armée et pourrait encourager d’autres défections au sein de la classe politique congolaise.

Les autorités de Kinshasa n’ont pas encore réagi à cette provocation ouverte qui survient dans un contexte déjà tendu par la recrudescence des activités du M23 dans l’Est et les tensions persistantes avec le Rwanda accusé de soutenir les rebelles.

Analystes et observateurs s’interrogent désormais sur les répercussions concrètes de cette annonce tant sur le plan politique que sécuritaire alors que la RDC traverse une période critique de son histoire marquée par des défis multiformes.

Par Basengezi Ntomo, correspondant à Goma
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À la UnePolitique

RDC-USA : Massad Boulos à Kinshasa pour sceller un partenariat minier et sécuritaire historique

by admin9775 4 avril 2025
written by admin9775

Le conseiller principal de Donald Trump pour l’Afrique Massad Boulos a choisi Kinshasa pour sa première visite officielle sur le continent marquant ainsi l’importance stratégique de la RDC dans la politique africaine de l’administration américaine.

Au terme d’un entretien de deux heures avec le président Tshisekedi le diplomate américain a confirmé l’avancée des négociations sur un accord minier clé « Nous avons pris connaissance de la proposition de la RDC et convenu d’une voie à suivre pour son élaboration » a-t-il déclaré tout en insistant sur les retombées économiques promises « Il s’agit d’investissements de plusieurs milliards de dollars créateurs d’emplois et accompagnés d’un transfert de connaissances ».

Mais le volet sécuritaire a dominé les discussions comme l’a souligné Boulos : « Il ne peut y avoir de prospérité économique sans sécurité » Une position que partage pleinement Kinshasa qui compte sur le poids diplomatique de Washington pour faire pression sur le Rwanda accusé de soutenir les rebelles du M23 dans l’Est du pays.

La présidence congolaise s’est félicitée de cette visite qualifiant les échanges de « fructueux » et soulignant l’engagement américain à soutenir la stabilisation de la RDC alors que Boulos s’apprête à se rendre à Kigali avec un message ferme pour Paul Kagame.

Cet accord minier en gestation pourrait marquer un tournant dans les relations économiques de la RDC traditionnellement tournées vers la Chine en ouvrant la voie à une présence accrue des investisseurs américains dans des secteurs stratégiques comme le cobalt le cuivre et le lithium.

Les enjeux sont de taille pour les deux parties : Washington sécurise son approvisionnement en minerais critiques essentiels à sa transition énergétique tandis que Kinshasa espère diversifier ses partenariats et renforcer son appui international face à l’agression rwandaise.

La prochaine étape consistera à finaliser les termes de l’accord avant un éventuel sommet Trump-Tshisekedi qui scellerait ce nouveau chapitre des relations entre les deux pays.

Par MN
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À la UneSociété

CSAC convoque Daniel Safu pour propos jugés offensants contre des autorités

by admin9775 4 avril 2025
written by admin9775

Le journaliste Daniel Safu a été officiellement convoqué par le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel et de la Communication pour s’expliquer sur des déclarations tenues lors de l’émission « Le Peuple Parle » diffusée le 1er avril sur PSTVHD.

Dans sa correspondance signée par son président Me Bosembe Lokando Christian le CSAC estime que les propos du journaliste ont franchi les limites autorisées par la loi sur la presse en RDC portant atteinte selon l’institution à la dignité de certaines autorités congolaises.

Daniel Safu est attendu ce lundi 7 avril au siège du CSAC à Kinshasa où il devra présenter ses moyens de défense devant le secrétariat d’instruction du conseil qui déterminera si des sanctions doivent être prises à son encontre

Le CSAC a clairement averti que toute absence à cette convocation pourrait entraîner des mesures plus sévères conformément à la législation en vigueur sur la régulation des médias en République Démocratique du Congo.

Cette affaire relance le débat sur les limites de la liberté d’expression dans le pays où plusieurs cas de sanctions contre des journalistes ont été enregistrés ces derniers mois pour des motifs similaires.

Les observateurs des droits de la presse suivront attentivement le déroulement de cette audience qui pourrait constituer un nouveau marqueur dans l’espace médiatique congolais souvent tiraillé entre liberté d’informer et respect des institutions.

Daniel Safu connu pour ses analyses politiques sans concession n’a pas encore réagi publiquement à cette convocation qui intervient dans un contexte politique tendu en RDC.

Ci-dessous la correspondance du CSAC

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la UneMonde

États-Unis: Donald Trump déclare la guerre commerciale au monde

by admin9775 4 avril 2025
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Le président américain Donald Trump a signé un décret instituant « des droits de douane réciproques » sur les importations des États-Unis, soit au même niveau que ceux perçus par les partenaires commerciaux de Washington. Trump a annoncé de très lourdes taxes douanières de 34 % pour la Chine et 20 % pour l’UE. Le seuil minimal des droits de douane est fixé à 10 %.

Il l’annonçait depuis des semaines, il l’a fait. Pour Donald Trump, ce qu’il appelle le « jour de la libération » est l’une des journées les plus importantes de l’histoire des États-Unis. « Dans quelques instants, je signerai un décret historique instituant des droits de douane réciproques sur les (importations des) pays du monde entier », a déclaré Donald Trump dans un discours depuis les jardins de la Maison Blanche. « Réciproque signifie : ce qu’ils nous font, nous leur faisons. C’est très simple, ça ne pourrait pas être plus simple », a ajouté le président américain, célébrant « un des jours les plus importants de l’histoire américaine. »

Le républicain a parlé d’une « déclaration d’indépendance économique » et promis à nouveau un « âge d’or » à son pays. « Depuis des décennies, notre pays a été pillé, saccagé, violé et dévasté par des nations proches et lointaines, des alliés comme des ennemis », a-t-il asséné.

Droit de douane plancher et surtaxes pour certains pays

Ces droits de douane ne sont pas complètement réciproques, mais représentent environ la moitié des barrières commerciales et non-commerciales appliquées par les pays étrangers, a-t-il souligné. L’offensive de la Maison Blanche s’articule ainsi : un droit de douane plancher de 10 % sur toutes les importations, auquel s’ajoutent des surtaxes pour certains pays jugés particulièrement hostiles en matière commerciale. Ces surtaxes sont calculées de manière à refléter aussi les barrières dites non tarifaires mises par ces pays à l’entrée de produits américains, par exemple des réglementations sanitaires et des normes environnementales.

En outre, les importations de la Chine vont être taxées à 34 %. Le président américain a aussi signé un décret annulant l’exemption de droits de douane pour les petits colis envoyés de Chine, mécanisme qui a notamment permis aux géants chinois du commerce électronique Shein ou Temu de se développer aux États-Unis. Il prévoyait jusqu’ici l’exemption de taxation pour tous les envois dont le contenu présentait une valeur allant jusqu’à 800 dollars.

Les pays européens, eux, seront taxées à 20 %. Les États-Unis vont prélever 10 % de taxes sur les importations en provenance du Royaume-Uni. Les produits japonais et de Corée du Sud sont respectivement impactés à hauteur de 24 % et 25 % ou encore 46 % pour le Vietnam. Le président américain a également annoncé des droits de douane à 31 % pour la Suisse. 

Quelle est la méthode de calcul ?

Selon le locataire de la Maison Blanche, ces droits de douane sont « réciproques », c’est-à-dire calculés en fonction des taux tarifaires pratiqués par les partenaires commerciaux de Washington, s’ajoutent à cela des balances commerciales existantes et d’autres barrières, comme la TVA.

Cela semble compliqué ? Pas du tout. Le représentant américain au commerce l’a détaillé : prenez le déficit commercial des États-Unis avec un pays donné, divisez-le par la quantité totale de biens qui arrivent de ce pays. Réduisez ce pourcentage de moitié, signe de la « gentillesse » de Donald Trump, et vous obtenez le taux actualisé.

Prenons l’exemple de la Chine. En 2024, les États-Unis ont importé pour un total de 438 milliards de dollars de produits chinois. Ce qui représente un déficit commercial de 295 milliards de dollars pour Washington. Soit un ratio de près de 68%. Divisé par deux, cela donne un taux de 34%. Les 34% qui s’ajoutent pour Pékin aux 20% de droits de douane additionnels déjà mis en place par l’administration Trump.

Absents de la liste : Mexique, Canada, Russie…

Dans cette liste, on note les absences du Mexique et du Canada, particulièrement visés ces dernières semaines, et aussi celle de la Russie.

Les voisins des États-Unis, le Canada et le Mexique, couverts par un accord de libre-échange (ACEUM ou USMCA en anglais), sont soumis à un régime particulier. Les produits canadiens et mexicains respectant les termes de l’accord ne sont, à l’heure actuelle, pas visés par de nouvelles taxes. À l’inverse, les autres produits sont soumis à jusqu’à 25% de droits de douane.

Si cette fois-ci, le Mexique et le Canada bénéficient d’un traitement à part, c’est tout simplement parce que Donald Trump avait déjà instauré des taxes sur ses partenaires nord-américains : 25 % de frais de douane s’appliquent déjà — depuis mi-mars — sur les exportations d’acier et d’aluminium ; 25 % aussi sur les produits qui ne rentrent pas dans le cadre de l’accord de libre échange entre le Mexique, les États-Unis et le Canada soient parce qu’ils en sont exclus, soit parce qu’ils ne répondent pas aux normes imposées par le traité. Il s’agirait d’environ la moitié des exportations mexicaines. Donc en fin de compte, le pays est déjà au cœur de cette guerre commerciale, souligne notre correspondante à Mexico, Gwendolina Duval. Pour rappel, son commerce extérieur dépend à 80 % des États-Unis. L’économie, et plus spécifiquement le secteur automobile, s’apprêtent à être particulièrement touché, par les nouvelles règles de 25 % de frais douaniers sur les véhicules fabriqués à l’étranger. Sauf que sur ce point, Donald Trump a concédé d’un traitement de faveur envers le Mexique. Ses véhicules seront taxés partiellement en fonction de la proportion de composants étrangers qu’ils comprennent.

Au Canada, le nouveau premier ministre Mark Carney s’est réuni avec ses conseillers pour peaufiner la riposte aux tarifs douaniers américains sur l’acier, l’aluminium, mais aussi sur l’automobile… Une menace qui reste floue, puisque plusieurs pièces des automobiles fabriquées au Canada proviennent des États-Unis, rappelle notre correspondante à Montréal Nafi Alibert. Mark Carney, pour la deuxième fois en une semaine, a dû suspendre sa campagne électorale pour répliquer aux menaces tarifaires de Donald Trump. Il a par ailleurs indiqué que l’administration Trump envisage de s’attaquer à d’autres secteurs comme la pharmaceutique, et le bois. « Il y aura une réponse canadienne », a-t-il assuré. À l’heure actuelle, le Canada a imposé des contre tarifs de 25% sur un total de 60 milliards $ de produits américains. Une coalition de syndicats réclame que ces revenus aident les travailleurs touchés. « Il y a déjà des coupes d’emplois », selon Magali Picard, présidente de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec. Mark Carney doit consulter les Premiers ministres provinciaux avant d’annoncer les détails des contre-mesures canadiennes plus tard ce jeudi.

D’autres États déjà sous sanctions (Biélorussie, Cuba, Corée du Nord, Russie) ne figurent pas dans la liste, car ce statut bloque déjà tout commerce significatif avec ces pays, selon la Maison Blanche. L’Ukraine est visée par des droits douane de 10%.

Donald Trump a exhorté les dirigeants étrangers à supprimer leurs droits de douane et à acheter leurs produits. Les nouveaux droits de douane massifs dévoilés par le président des États-Unis entreront en vigueur les 5 et 9 avril, a annoncé mercredi la Maison Blanche.

La mise en place

Les nouvelles taxes sur les importations dévoilées par Donald Trump sont prévues en deux temps, a précisé un responsable de la Maison Blanche à la presse : le 5 avril à 04h01 TU pour les droits de douane d’au moins 10 % sur tous les produits entrant aux États-Unis, et le 9 avril à 04h01 pour les droits de douane majorés visant des géants comme la Chine et l’Union européenne.

Le ministre américain des Finances, Scott Bessent, a conseillé « à tous les pays de ne pas riposter » aux droits de douane mis en place par l’administration Trump, sous peine d’« escalade ». « Détendez-vous, encaissez le coup, et attendez de voir comment la situation évolue. Car si vous ripostez, il y aura une escalade », a averti Scott Bessent.

Londres dit vouloir un accord avec les États-Unis, l’Australie estime ces droits de douane « totalement injustifiés »

Dans le monde entier, les réactions se sont multipliées. Le Royaume-Uni garde l’intention de conclure un accord avec les États-Unis pour « atténuer » l’impact des droits de douanes annoncés par Donald Trump et n’entend pas mener de riposte commerciale immédiate, a réagi mercredi le ministre britannique du Commerce, Jonathan Reynolds. Pour l’Australie, ces droits sont « totalement injustifiés » et vont modifier la relation de l’Australie avec les États-Unis, a déclaré jeudi le Premier ministre australien Anthony Albanese. Le Premier ministre irlandais Micheal Martin a dit « profondément regretter » les droits de douane de 20 % imposés à l’Union européenne par les États-Unis, appelant les 27 à réagir de façon « proportionnée ». « Toute action doit être proportionnée et viser à défendre les intérêts de nos entreprises, de nos travailleurs et de nos citoyens », a-t-il déclaré dans un communiqué.

Pékin dénonce une intimidation commerciale 

La Chine, pour qui l’addition s’annonce astronomique, « s’oppose fermement » à ces droits de douane et promet de riposter, a réagi le ministère du Commerce. Pékin, pourtant l’un des plus importants partenaires commerciaux des Etats-Unis, écope de 34 % de droits de douane supplémentaires face aux 20 % déjà en place, ce porte la taxe totale à 54 % sur certains produits chinois, rapporte notre correspondante, Cléa Broadhurst. Pékin appelle Washington à annuler ces mesures unilatérales, qu’elle qualifie de contraires aux règles internationales, dénonce une intimidation commerciale et affirme que de nombreux partenaires dans le monde partagent son inquiétude. Ces tarifs risquent de rendre les produits chinois bien moins compétitifs aux États-Unis, ce qui pourrait freiner les exportations et ralentir l’économie chinoise — en particulier dans les secteurs fortement dépendants de la demande américaine… comme l’électronique, le textile, les meubles, les jouets, ainsi que les machines industrielles et les pièces automobiles. Pékin pourrait riposter en imposant ses propres taxes sur des produits américains, ravivant ainsi le spectre d’une guerre commerciale à grande échelle. Face à cette incertitude, certaines entreprises envisagent déjà de réorganiser leurs chaînes d’approvisionnement, en délocalisant hors du territoire. Un message que la Chine martèle: il n’y a pas de gagnants dans une guerre commerciale – et le protectionnisme, selon elle, ne mène nulle part.

Le Parlement brésilien, lui, a adopté à l’unanimité une « loi de la réciprocité » donnant au gouvernement des moyens pour répliquer aux barrières commerciales à ses exportations.

Et la Thaïlande dit, elle, avoir un « plan solide » pour répondre aux très lourds droits de douane de 36 % annoncés par Donald Trump. Elle espère notamment pouvoir négocier une réduction des taxes.

L’industrie chimique allemande, dont les États-Unis sont le premier marché d’exportation, a appelé mercredi l’Union européenne à « garder la tête froide » dans sa réaction aux nouveaux droits de douane américains, soulignant qu’« une escalade ne ferait qu’aggraver les dégâts ». Elle appelle Bruxelles à « rester flexible dans sa réaction et maintenir un dialogue étroit avec Washington », car selon elle, « l’objectif doit être une solution équitable pour les deux parties » et l’Allemagne « ne doit pas devenir le jouet d’une guerre commerciale sans fin ». « Les États-Unis sont et restent un partenaire commercial central pour l’Allemagne », insiste le communiqué.

Débâcle des marchés

Les marchés se sont réveillés sonnés jeudi en Asie. La Bourse de Tokyo a dégringolé de pres de 4% peu après l’ouverture, tandis que Séoul, Hong Kong et Sydney lâchaient quelque 2%. Le dollar a chuté de plus de 1 % face à l’euro vers 20h20 TU.

Valeur refuge par excellence, les investisseurs se sont rués sur l’or, qui a par la même occasion battu son record historique, à plus de 3 160 dollars l’once. Depuis le début de l’année, le cours de l’or a explosé d’environ 20%. Le marché obligataire joue aussi son rôle de refuge, avec une forte détente du rendement des emprunts d’État américain et japonais.

Et quelques minutes après les premiers mots de Donald Trump mercredi, le dollar a chuté de plus de 1% face à l’euro avant de limiter ses pertes: vers 00H30 GMT, un euro valait 1,0896 dollar. La devise américaine pâtit des inquiétudes sur la santé de l’économie américaine et des perspectives d’inflation aux États-Unis.

Liste des principaux pays impactés par les droits de douane imposés par Donald Trump :

Lesotho : 50 %
Cambodge : 49 %
Vietnam : 46 %
Sri Lanka : 44 %
Bangladesh : 37 %
Thaïlande : 36 %
Chine : 34 %
Taïwan : 32 %
Indonésie : 32 %
Suisse : 31 %
Afrique du Sud : 30 %
Pakistan : 29 %
Inde : 26 %
Corée du Sud : 25 %
Côte d’Ivoire : 21 %
Japon : 24 %
Malaisie : 24 %
Union européenne : 20 %
Israël : 17 %
Philippines : 17 %
Royaume-Uni : 10 %
Brésil : 10 %
Singapour : 10 %
Chili : 10 %
Australie : 10 %
Turquie : 10 %
Colombie : 10 %

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À la UneProvince

Nord-Kivu : Walikale libérée après des combats acharnés contre les forces rwandaises et le M23

by admin9775 4 avril 2025
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Les Forces armées de la RDC (FARDC) appuyées par les combattants Wazalendo ont repris ce jeudi 3 avril le contrôle total de Walikale-centre mettant fin à plusieurs semaines d’occupation par l’armée rwandaise et ses supplétifs du M23-AFC.

Les violents affrontements qui ont secoué la région depuis mercredi matin ont finalement contraint les forces rebelles à un retrait précipité non sans avoir au préalable pillé et saccagé plusieurs habitations et commerces selon des témoignages recueillis sur place.

Dès leur entrée dans la localité les soldats congolais ont symboliquement hissé le drapeau national sur l’aérodrome de Kigoma un site stratégique qui avait été pris par l’ennemi en mars dernier marquant ainsi une victoire symbolique pour les forces gouvernementales.

Si le calme est progressivement revenu dans la cité la situation reste extrêmement volatile avec des risques élevés de contre-offensive des forces adverses délogées Les FARDC et les Wazalendo ont immédiatement mis en place des patrouilles de sécurisation pour rassurer une population traumatisée par les exactions commises durant l’occupation.

Cette reconquête militaire intervient dans un contexte où la région du Nord-Kivu reste un enjeu géostratégique majeur en raison de ses richesses minières et de sa position clé dans le dispositif sécuritaire congolais face aux groupes armés soutenus par le Rwanda.

Les autorités locales tout en saluant cette avancée militaire appellent à la vigilance et au renforcement des positions pour éviter un nouveau basculement du territoire aux mains des forces hostiles.

Cette victoire sur le terrain s’accompagne désormais d’un défi tout aussi crucial : la sécurisation durable de la zone et la protection des civils qui ont payé un lourd tribut durant cette période d’occupation.

Par Basengezi Ntomo, correspondant à Goma
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À la UneProvince

Kwilu : Philippe Akamituna Ndolo porté à la tête de la province

by admin9775 3 avril 2025
written by admin9775

L’Assemblée provinciale du Kwilu a élu ce mercredi 2 avril 2025 Philippe Akamituna Ndolo comme nouveau gouverneur lors d’un scrutin marqué par une large adhésion des députés provinciaux avec 28 voix sur 47 suffrages exprimés.

Dans son premier discours en tant que chef de l’exécutif provincial le gouverneur élu a exprimé sa reconnaissance envers les élus qui lui ont accordé leur confiance tout en promettant de travailler avec l’ensemble des forces vives pour impulser le développement de cette province stratégique du sud-ouest congolais.

Cette élection s’est déroulée dans un climat apaisé et a été couplée à la désignation de quatre nouveaux sénateurs représentant le Kwilu au niveau national il s’agit respectivement de Papy Labila (9 voix) Mabaya Izi (6 voix) Willy Itshindala (6 voix) et Mariane Bakiele (5 voix) qui devient ainsi la seule femme élue dans ce renouvellement.

Les défis qui attendent le nouveau gouverneur sont nombreux et urgents avec en tête de liste la relance des infrastructures routières dans une province particulièrement enclavée l’amélioration de l’accès aux soins de santé de base et la modernisation du secteur agricole qui représente le poumon économique de la région.

La population du Kwilu nourrit d’immenses attentes après des années de gestion provinciales contestées et espère que ce changement à la tête de l’exécutif marquera le début d’une nouvelle ère caractérisée par une meilleure gouvernance et une redistribution équitable des ressources.

Les observateurs politiques soulignent la forte participation des députés provinciaux (94%) et l’absence d’incidents lors de ce scrutin qui pourrait redessiner le paysage politique local dans les mois à venir.

La composition du futur gouvernement provincial attendue dans les prochaines semaines constituera le premier indicateur concret de la volonté du nouveau gouverneur d’incarner le changement promis ou de reproduire les schémas du passé.

Cette transition politique intervient dans un contexte national marqué par d’importants enjeux de décentralisation et de réforme territoriale qui confèrent aux provinces un rôle clé dans le développement harmonieux du pays.

Le Kwilu province riche en potentialités agricoles mais longtemps marginalisée pourrait ainsi devenir un laboratoire de la nouvelle gouvernance prônée par les autorités centrales à condition que les promesses de campagne se transforment en actions concrètes sur le terrain.

Par Christel MABAYA, correspondant à Kikwit
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À la UneSociété

Important remaniement à la tête de la Police nationale congolaise : Israël Kantu Bankulu nommé commandant de Kinshasa

by admin9775 3 avril 2025
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Le président de la République a opéré un vaste mouvement dans la hiérarchie policière ce mercredi, avec la nomination du commissaire divisionnaire Israël Kantu Bankulu comme nouveau commandant de la Police nationale congolaise (PNC) pour Kinshasa, en remplacement de Blaise Kilimbalimba muté au Haut-Katanga.

Principales nominations et mutations

  • Israël Kantu Bankulu : Nouveau commandant de la PNC/Kinshasa, succédant à Blaise Kilimbalimba, muté au Haut-Katanga.
  • Sylvano Kasongo Kitenge : Ancien commissaire du Kasaï, nommé à la tête de la police du Bas-Uele.
  • Elvis Palanga : Désigné commandant de la PNC pour le Kasaï central.
  • Ngoy Sengolakio : Prend le commandement de l’Unité de protection des hautes personnalités (UPHP).
  • Balekukayi Mwakadi Isaac Bertin : Nommé commissaire général adjoint chargé de la Police judiciaire.
  • Tshibangu Tumbila Elias : Devient Inspecteur général adjoint de la PNC, en charge de l’appui et de la gestion.
  • Jean-Félix Safari : Nouveau chef de la Légion nationale d’intervention (LENI).

Enjeux et perspectives

Ces changements interviennent dans un contexte où la PNC est appelée à renforcer la sécurité urbaine, notamment à Kinshasa, tout en améliorant son professionnalisme et sa coordination avec d’autres services de l’État.

Le nouveau commandant de Kinshasa, Israël Kantu Bankulu, aura pour mission prioritaire de :
✓ Lutter contre l’insécurité dans la capitale, où les délits et violences restent préoccupants.
✓ Superviser les opérations de maintien de l’ordre lors des grands événements politiques et sociaux.
✓ Renforcer la collaboration avec les services de renseignement et les forces armées.

Ces nominations ont été globalement bien accueillies dans les milieux sécuritaires, bien que certains observateurs soulignent la nécessité d’une approche plus réformiste pour moderniser la police congolaise.

L’impact concret de ces nominations sur le terrain dans les prochaines semaines.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la UneMonde

Massad Boulos, un beau-père bien placé: le nouveau conseiller Afrique de Donald Trump intrigue

by admin9775 3 avril 2025
written by admin9775

Le département d’État américain a annoncé mardi 2 avril que l’homme d’affaires Massad Boulos, proche de Donald Trump se rendra à partir de jeudi en RDC, au Rwanda, au Kenya et en Ouganda. Il sera accompagné d’une diplomate de haut rang, Corina Sanders, et y « rencontrera des chefs d’État et des chefs d’entreprise pour faire avancer les efforts en vue d’une paix durable » dans l’est de la RDC et pour « promouvoir les investissements du secteur privé américain dans la région ». L’homme d’affaires libano-américain, discret et au profil controversé, hérite du dossier africain à la Maison Blanche. Une nomination stratégique – mais contestée – qui semble s’appuyer davantage sur ses réseaux familiaux que sur une véritable expertise diplomatique.

Massad Boulos est né au Liban, dans une famille grecque orthodoxe influente originaire de Kafaraka, un village du nord du pays réputé pour sa production d’huile d’olive. Après des études en administration des affaires au Texas, il s’installe en Afrique de l’Ouest, où il prend la tête de SCOA Nigeria, une entreprise spécialisée dans la vente, la location et l’entretien de véhicules.

C’est un homme d’affaires discret… Tellement discret que son profil public ne colle pas toujours à la réalité. Souvent présenté comme un magnat milliardaire, Boulos dirige en réalité une société qui, selon le New York Times, n’a généré que 66 000 dollars de bénéfices l’an dernier. Sa fortune viendrait surtout de son épouse, héritière d’un empire familial actif en Afrique centrale. Quant à son influence à Washington, elle tient sans doute à un autre lien capital : il est le beau-père de Tiffany Trump, l’une des filles du président américain.

Conseiller pour le Moyen-Orient, il hérite désormais du dossier africain

Déjà conseiller de Donald Trump pour les pays arabes, il a récemment servi d’intermédiaire entre le président américain et Mahmoud Abbas, le chef de l’Autorité palestinienne. Il hérite désormais du dossier africain — une fonction qui, comme d’autres postes de conseillers à la Maison Blanche, ne requiert pas de validation par le Sénat.

Alors pourquoi lui ? Officiellement, pour son carnet d’adresses. Massad Boulos aurait joué un rôle clé dans la stratégie de Donald Trump visant à séduire l’électorat arabo-américain lors des dernières élections. Un atout politique, selon ses proches. Mais une nomination qui, pour ses détracteurs, s’explique avant tout par ses liens familiaux.

« Massad Boulos est vraiment un personnage louche », tranche Scott Lucas, professeur de politique internationale au Clinton Institute de l’Université de Dublin, interrogé par RFI. « Il a laissé entendre – ou affirmé – qu’il dirigeait un empire de plusieurs milliards, alors qu’il gère en réalité une entreprise de camions au Nigeria, valorisée à moins d’un million de dollars. »

Autre source de scepticisme : son parcours. « Cette idée qu’il serait un brillant avocat ? Il n’a même jamais fait d’études de droit. Aucune formation juridique. Aucun passé diplomatique non plus. » Et pourtant, poursuit l’analyste, « on le présente comme l’homme capable de résoudre un conflit aussi complexe que celui entre Israël et le Liban. Ce n’est tout simplement pas crédible. »

Derrière cette nomination, se dessine la stratégie d’un président qui mise sur la loyauté et les réseaux familiaux pour mener sa politique étrangère, quitte à faire fi de l’expérience diplomatique.

RFI

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À la UneMonde

États-Unis: le Wisconsin élit une juge progressiste à sa Cour suprême et inflige un revers à Elon Musk

by admin9775 3 avril 2025
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Soutenue par les démocrates, la juge progressiste Susan Crawford a été élue le 1er avril à la Cour suprême du Wisconsin, infligeant un revers à Donald Trump et Elon Musk. Premier test électoral pour le président républicain et son allié multimilliardaire, le scrutin est devenu une affaire nationale quand le patron de Tesla et SpaceX a investi 25 millions de dollars de sa fortune personnelle pour faire élire son candidat, Brad Schimel, à la haute instance de cet État. Cela dans l’espoir de la faire basculer du côté conservateur, alors qu’il pourrait y faire face à la justice.

Le président américain Donald Trump a fait face mardi 1er avril à un nouveau revers électoral avec l’élection de la juge démocrate Susan Crawford, dans le Wisconsin. Ce scrutin, habituellement d’ampleur locale, a été marqué cette fois-ci par la forte implication d’Elon Musk.

Soutenue par les démocrates, Susan Crawdford a remporté un siège à la Cour suprême de cet État de la région des Grands Lacs pour dix ans, selon des projections de plusieurs médias américains. « Lorsque j’étais petite fille à Chippewa Falls, je n’aurais jamais pu imaginer que je m’attaquerais à l’homme le plus riche du monde pour obtenir justice dans le Wisconsin. Et nous avons gagné !, s’est réjoui Susan Crawford à l’issue du vote. Ma promesse au Wisconsin est claire. Je serai une juge équitable et impartiale à la Cour suprême du Wisconsin. Le Wisconsin s’est levé et a affirmé haut et fort que la justice n’a pas de prix. Nos tribunaux ne sont pas à vendre. »

Défaite pour le camp républicain

Elle menait campagne en s’opposant à Brad Schimel, soutenu par Donald Trump et le multimilliardaire Elon Musk, et dont la victoire aurait fait basculer la haute instance du Wisconsin du côté conservateur. Elon Musk a non seulement versé 25 millions de dollars dans la course, mais il a également fait campagne personnellement dans l’État, arborant même une tête de fromage. Mais son rôle de vedette a semblé attiser la colère des démocrates à son égard, plus encore qu’il n’a aidé le juge Schimel, largement battu par son adversaire démocrate.

Les gens « ne se rendent pas compte à quel point c’est important, avait lancé le 30 mars Elon Musk, à propos de la campagne, lors d’un meeting de soutien à Brad Schimel dans le nord du Wisconsin. Ils se disent : « C’est une sorte de truc judiciaire qui n’est pas important ». Mais en réalité, ce qui se passe mardi, c’est un vote pour savoir quel parti contrôle la Chambre des représentants », avait-il ajouté. Le multimilliardaire s’est aussi inquiété d’un potentiel rééquilibrage par la Cour suprême locale dans le découpage des circonscriptions électorales, en faveur des démocrates.

Avant l’annonce des résultats, le président républicain s’était aussi fendu lundi sur sa plate-forme Truth Social d’un message de soutien à Brad Schimel. Il s’est surtout attaqué à Susan Crawford, qui serait, selon lui, « un DÉSASTRE pour le Wisconsin et pour les États-Unis d’Amérique ».

Musk accusé de vouloir « acheter un siège à la Cour suprême »

Dans le Wisconsin, les deux camps ont sorti l’artillerie lourde pour une élection qui, d’ordinaire, passe inaperçue dans le reste du pays. Selon le Centre Brennan de l’université de New York, c’est « le scrutin judiciaire le plus coûteux de l’histoire américaine », avec plus de 98 millions de dollars déversés dans la campagne, dont 53 millions en faveur du candidat conservateur.

Elon Musk n’est pas étranger à cela. « Il a dépensé plus de 25 millions de dollars pour essayer de m’empêcher de siéger à la Cour suprême du Wisconsin », a lancé dimanche Susan Crawford lors d’un rassemblement à Elkhorn, dans le sud de l’État. L’équipe de campagne de Susan Crawford avait déjà accusé récemment Elon Musk de vouloir « acheter un siège à la Cour suprême du Wisconsin afin d’obtenir une décision favorable » dans des poursuites engagées par Tesla, son entreprise de véhicules électriques. Car son entreprise Tesla a engagé une procédure judiciaire contre les autorités de cet État du Midwest américain.

Mais il risque également de faire face à d’autres procédures légales, ses opposants l’accusant d’achat de voix. Car depuis la présidentielle, Elon Musk poursuit une stratégie très critiquée : l’homme le plus riche de la planète verse des sommes à tout électeur signant certaines pétitions favorables au camp républicain.

En Floride, deux législatives partielles ont également eu lieu mardi, dans des circonscriptions solidement ancrées à droite et qui resteront dans l’escarcelle des républicains, selon les projections de plusieurs médias.

RFI

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À la UneSociété

La grâce des Américains soulève des questions sur une justice à deux vitesses

by admin9775 3 avril 2025
written by admin9775

Le président congolais Félix Tshisekedi a pris la décision de commuer en peine de prison à perpétuité les condamnations à mort prononcées contre trois ressortissants américains impliqués dans la tentative de putsch du 19 mai 2024.

Cette mesure de clémence présidentielle concerne plus précisément Marcel Malanga Malu fils du leader présumé Christian Malanga décédé lors des événements ainsi que Taylor Christa Thomson et Zalman Polun Benjamin tous trois condamnés définitivement par la Cour militaire de Kinshasa en janvier dernier.

L’ordonnance n°25/183 signée le 28 mars et rendue publique ce mercredi 1er avril prend effet immédiatement et charge le ministre de la Justice de son exécution marquant ainsi un tournant dans ce dossier judiciaire hautement sensible qui avait abouti à la condamnation à mort de 37 personnes dont cinq étrangers.

Parmi les autres condamnés étrangers figurent deux Canadiens et un Belge ce dernier bénéficiant déjà d’une liberté conditionnelle pour raisons humanitaires et n’étant pas concerné par cette vague de grâces.

La décision du président Tshisekedi de commuer les peines des trois Américais condamnés dans le dossier de la tentative de coup d’État du 19 mai 2024 tout en maintenant les condamnations à mort des 51 Congolais impliqués dans la même affaire provoque un tollé dans l’opinion publique

Cette mesure intervenue à la veille de la visite d’un émissaire de l’administration Trump en Afrique est perçue par de nombreux observateurs comme un geste diplomatique calculé qui confirme une justice à deux vitesses

Les familles des condamnés congolais expriment leur amertume « Pourquoi gracier seulement les étrangers alors que ce sont eux qui ont manipulé nos enfants avec de l’argent et des promesses » s’indigne une mère dont le fils reste sous le coup d’une condamnation capitale

Le contraste est d’autant plus frappant que le Belge Jean-Jacques Wondo bénéficiait déjà d’une libération conditionnelle depuis 2024 confirmant une tendance à l’impunité différentielle selon la nationalité des accusés

Sur les réseaux sociaux et dans la rue la colère gronde contre ce qui est perçu comme une soumission aux pressions occidentales et un abandon des citoyens congolais au profit de considérations diplomatiques

Les avocats des parties civiles dénoncent une justice sous influence où les critères de grâce semblent davantage dictés par des rapports de force internationaux que par des principes d’équité

Alors que le gouvernement invoque la préservation des relations internationales et le caractère discrétionnaire du droit de grâce cette justification ne convainc guère dans un pays où la population attend une justice égale pour tous

Cette affaire risque de durablement entacher la crédibilité du système judiciaire congolais déjà mis à mal par de multiples critiques et de renforcer le sentiment d’injustice parmi les proches des condamnés

Le paradoxe est cruel pour un pouvoir qui se veut nationaliste mais semble faire preuve de mansuétude sélective lorsqu’il s’agit de ressortissants occidentaux impliqués dans des affaires portant atteinte à la sûreté de l’État

Alors que la RDC tente d’affirmer sa souveraineté judiciaire cette décision controversée pourrait avoir des répercussions politiques durables dans un contexte déjà marqué par des tensions sociales et une défiance croissante envers les institutions

Par MN
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