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À la Une

À la UnePolitique

RDC : Philomène Omatuku plaide pour une Constitution « repensée » sans limitation des mandats

by admin9775 15 avril 2026
written by admin9775

Le débat sur la réforme constitutionnelle en République démocratique du Congo prend une nouvelle dimension avec la prise de position de Philomène Omatuku. Dans un entretien accordé au journal Ouragan, l’ancienne présidente de l’Assemblée constituante et législative/Parlement de transition (ACL/PT) appelle à une refonte en profondeur de la loi fondamentale.

Soutenant l’initiative du chef de l’État, Félix Tshisekedi, elle estime que la Constitution actuelle, adoptée en 2006, doit évoluer pour s’adapter aux réalités contemporaines. « Une Constitution n’est pas un texte sacré, elle doit vivre avec la société », affirme-t-elle, rejetant toute idée d’intangibilité.

Vers la fin de la limitation des mandats ?

Parmi ses propositions les plus marquantes figure la suppression de la limitation des mandats présidentiels. Philomène Omatuku considère ce mécanisme comme un facteur d’instabilité politique, estimant qu’il empêche la mise en œuvre de politiques de long terme.

Selon elle, le président devrait plutôt se soumettre régulièrement au suffrage populaire, laissant aux citoyens le soin de décider de la continuité ou non de son mandat.

L’éducation au cœur de la réforme

L’ancienne ministre du Genre plaide également pour une extension de la gratuité de l’enseignement, de la maternelle jusqu’à l’université. Elle défend l’idée d’un système éducatif accessible à tous, complété par un dispositif de bourses, afin de faire de l’éducation un véritable levier de développement national.

Clarifier les responsabilités institutionnelles

Au-delà des questions politiques et sociales, Philomène Omatuku pointe plusieurs incohérences institutionnelles. Elle critique notamment l’obligation faite aux dirigeants d’entreprises publiques de rendre compte directement devant le Parlement, y voyant une confusion des rôles et un risque de dérives.

Elle appelle également à renforcer la séparation des pouvoirs, en mettant fin à la dépendance des magistrats du parquet vis-à-vis du ministre de la Justice, afin de garantir une justice véritablement indépendante.

Un appel à une réforme en profondeur

Pour l’ancienne speaker, une révision partielle ne suffirait pas. Elle évoque la nécessité d’un « toilettage » en profondeur, voire d’une refonte complète du texte constitutionnel, afin de corriger les incohérences et renforcer l’efficacité des institutions.

Cette position intervient dans un contexte de débat national sur l’opportunité d’une réforme constitutionnelle, où certaines voix, à l’instar de Michel Bongongo, s’opposent à toute modification des dispositions jugées intangibles.

Entre volonté de réforme et craintes de dérives institutionnelles, la question constitutionnelle s’impose ainsi comme l’un des enjeux politiques majeurs en République démocratique du Congo.

Par Marius Bopenga
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15 avril 2026 0 comments
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À la UneEconomie

RDC : 1,25 milliard USD levés, cap sur les infrastructures et le développement

by admin9775 14 avril 2026
written by admin9775

La République démocratique du Congo franchit une étape majeure de son intégration financière internationale. Le ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi, a annoncé lundi la réussite de la toute première émission d’Eurobond du pays, baptisée « Mbote », qui a permis de mobiliser 1,25 milliard de dollars sur les marchés internationaux.

Lors d’une conférence de presse à Kinshasa, l’argentier national a donné à cette opération une portée symbolique forte, établissant un parallèle avec la récente qualification des Équipe nationale de football de la RDC à la Coupe du monde 2026. « Mbote n’est pas qu’une salutation, c’est un message au monde : la RDC est prête et ouverte aux affaires », a-t-il déclaré.

Une reconnaissance des marchés financiers

Au-delà du montant levé, le gouvernement met en avant la dimension qualitative de cette opération. « Nous ne célébrons pas 1,25 milliard USD, mais la reconnaissance par les marchés de l’amélioration du risque de crédit de la RDC », a souligné Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi.

Cette évolution est attribuée aux réformes engagées depuis 2019 sous l’impulsion du président Félix Tshisekedi et mises en œuvre par le gouvernement dirigé par la Première ministre Judith Suminwa Tuluka.

Des fondamentaux macroéconomiques jugés solides

Face aux interrogations sur le recours à l’endettement, le ministre a tenu à rassurer. Le déficit budgétaire s’est établi à 2,4 % du PIB en 2025, tandis que le ratio d’endettement reste limité à 18,1 %. Une trajectoire qui, selon les autorités, renforce la crédibilité du pays auprès des investisseurs.

La dynamique économique reste soutenue, avec une croissance moyenne de 7 % sur les quatre dernières années et des perspectives supérieures à 5 % jusqu’en 2027. L’inflation, contenue à 2,3 % en 2025, ainsi que des réserves couvrant au moins trois mois d’importations, témoignent également de cette stabilité.

Des investissements structurants en perspective

Les fonds mobilisés serviront à financer des projets majeurs inscrits dans le Programme national stratégique de développement (PNSD) 2024-2028. Parmi les priorités figurent la modernisation de l’Aéroport international de N’djili, la construction du barrage de Katende et le développement des infrastructures interprovinciales, notamment en matière de mobilité urbaine.

Vers une meilleure structuration du marché financier

Sur le plan de la gouvernance, Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi a insisté sur les exigences accrues de transparence et de discipline qu’impose ce type de financement. Il a également annoncé la mise en place prochaine d’une courbe des taux, destinée à faciliter l’accès au crédit pour le secteur privé et à structurer davantage le marché financier domestique.

Une ambition de crédibilité internationale

Le ministre a enfin salué l’implication des experts nationaux dans la réussite de cette opération. « Ce n’est pas une victoire importée, c’est le génie congolais qui a convaincu les marchés », a-t-il affirmé.

Avec cette première émission d’Eurobond, la République démocratique du Congo ambitionne de renforcer son attractivité auprès des investisseurs internationaux et de poser les bases d’une croissance plus inclusive, dans un contexte où les enjeux de développement restent considérables.

Par Marius Bopenga
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14 avril 2026 0 comments
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À la UnePolitique

RDC : entre réformes sécuritaires et tensions politiques, Jacquemain Shabani face à une motion de défiance

by admin9775 14 avril 2026
written by admin9775

Le Vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur et de la Sécurité, Jacquemain Shabani, est au cœur d’une controverse politique à la suite du dépôt d’une motion de défiance à l’Assemblée nationale de la RDC. Une initiative qui intervient dans un contexte marqué à la fois par des réformes structurelles engagées dans le secteur sécuritaire et des critiques sur la persistance de l’insécurité.

Une motion de défiance portée par l’opposition parlementaire

À l’initiative du député national Laddy Yangotikala, la motion a déjà recueilli 56 signatures, un seuil significatif pour enclencher la procédure parlementaire. Les pétitionnaires dénoncent une gestion jugée inefficace de la sécurité, notamment à Kinshasa, où la criminalité urbaine reste préoccupante.

Selon les signataires, cette situation traduirait des insuffisances dans la coordination des services de sécurité et une incapacité à répondre aux attentes croissantes de la population face à la recrudescence des actes criminels.

Des réformes mises en avant par les soutiens du VPM

Face à ces critiques, plusieurs experts en décentralisation et en gouvernance sécuritaire défendent le bilan de Jacquemain Shabani, évoquant des avancées concrètes sur le terrain.

Parmi les mesures phares figure l’intensification des patrouilles policières dans la capitale et d’autres centres urbains, avec un accent particulier sur la lutte contre les gangs dits « Kuluna », dans le cadre de l’opération Ndobo. Cette stratégie aurait permis l’arrestation de nombreux suspects, suivie de procès en audiences foraines et de condamnations rapides selon les procédures de flagrance.

Modernisation et montée en puissance de la police

Les autorités mettent également en avant la modernisation des outils d’intervention. Un partenariat a été conclu entre la Police nationale congolaise et plusieurs acteurs privés, dont les opérateurs Vodacom, Airtel, Orange et Africell, afin d’améliorer la coordination des interventions grâce à des solutions technologiques.

Autre avancée notable : l’adoption et la promulgation d’une loi de programmation de la police, une première en RDC. Ce texte prévoit, sur une période de cinq ans, le recrutement et la formation de 90 000 policiers, ainsi que la mise à la retraite progressive de 10 000 agents entre 2027 et 2028.

Dans ce cadre, 5 000 recrues sont actuellement en formation à Kasangulu. Par ailleurs, plusieurs infrastructures font l’objet de réhabilitation, notamment l’école de police de Kapalata à Kisangani, rénovée et inaugurée en juin 2025 avec une capacité portée à 2 000 apprenants.

Entre rivalités politiques et contraintes structurelles

Pour certains observateurs, la motion de défiance initiée par Laddy Yangotikala pourrait relever davantage de rivalités politiques que d’une évaluation strictement objective de l’action gouvernementale.

Le débat intervient dans un contexte particulièrement contraint, marqué par des défis budgétaires et sécuritaires majeurs. La République démocratique du Congo fait notamment face à un conflit persistant dans sa partie orientale, souvent qualifié par les autorités de guerre d’agression impliquant le Rwanda.

Une épreuve politique décisive

Conformément au règlement intérieur de l’Assemblée nationale, la motion devra être examinée en plénière. Si elle est jugée recevable, elle pourrait déboucher sur une interpellation du Vice-Premier ministre, voire sur une mise en cause politique en cas de vote majoritaire.

Dans ce bras de fer entre critiques parlementaires et défense du bilan gouvernemental, l’issue de la procédure constituera un test important pour la stabilité politique et la conduite des réformes sécuritaires en RDC.

Par Pascal Kabeya
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À la UneAfrique

Présidentielle au Bénin: Romuald Wadagni élu avec 94% des voix, selon des résultats provisoires

by admin9775 14 avril 2026
written by admin9775

Au Bénin, Romuald Wadagni remporte la présidentielle avec 94% des suffrages exprimés. Les résultats provisoires du scrutin de dimanche ont été annoncés par la Commission électorale nationale autonome (Céna) dans la nuit du lundi 13 au mardi 14 avril 2026.

94% pour le candidat du pouvoir Romuald Wadagni pour près de 6% pour celui des FCBE, Paul Hounkpè, opposition dite modérée. L’actuel ministre de l’Économie et des Finances est élu au premier tour et à l’âge de 49 ans pour un mandat de 7 ans.

Paul Hounkpè n’a pas attendu les résultats provisoires de la Céna pour reconnaitre sa défaite, rappelle notre envoyée spéciale à Cotonou, Magali Lagrange. Le candidat des FCBE avait déjà félicité le dauphin de Patrice Talon dans un communiqué. De l’avis de nombreux observateurs, l’issue du scrutin faisait peu de doute.

Chiffre attendu, celui de la participation : près de 59 %, selon ces résultats provisoires. Lors de la dernière présidentielle en 2021, elle était de 50%, selon les chiffres officiels, Patrice Talon avait alors été réélu avec 86% des voix.

Le vote a pu se dérouler sur l’ensemble du territoire, rassure le président de la Céna. Sacca Lafia mentionne des « volontés de perturbations dans certaines localités du nord », face auxquelles les forces de défense et de sécurité ont permis de « sanctuariser le vote ». Sans plus de précisions. 

Il revient désormais à la Cour constitutionnelle de proclamer les résultats définitifs.

RFI

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À la UneAfrique

ONU : la succession d’António Guterres s’organise, Macky Sall en campagne pour le secrétariat général

by admin9775 14 avril 2026
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À l’approche de la fin du mandat de António Guterres, prévue le 31 décembre 2026, la course à sa succession s’accélère au sein de l’Organisation des Nations unies (ONU). En poste depuis 2017 et reconduit en 2021, le diplomate portugais achèvera ainsi une décennie à la tête de l’institution.

Le processus de désignation du prochain secrétaire général, qui prendra ses fonctions le 1er janvier 2027, est officiellement lancé. Dans une lettre conjointe adressée aux 193 États membres, Michael Imran Kanu, président en exercice du Conseil de sécurité, et Annalena Baerbock ont invité les États à soumettre des candidatures.

Macky Sall en quête de soutiens africains

Dans ce contexte, l’ancien président sénégalais Macky Sall, candidat déclaré, multiplie les démarches diplomatiques. Il a récemment été reçu à la représentation permanente de la République démocratique du Congo auprès de l’ONU par l’ambassadeur Zénon Mukongo Ngay, où il a exposé les grandes lignes de son programme.

Le candidat a notamment rappelé avoir échangé à Kinshasa avec le président Félix Tshisekedi, sollicitant le soutien de la RDC, qu’il considère comme un acteur clé sur le continent africain.

Plaidoyer pour une voix africaine renforcée

Macky Sall défend une réforme du multilatéralisme visant à mieux prendre en compte les intérêts des pays en développement. Il plaide pour un rééquilibrage des partenariats économiques et un meilleur accès aux financements internationaux.

Il a également insisté sur les enjeux sécuritaires, notamment dans l’Est de la RDC, appelant à une approche fondée sur la confiance entre États, le respect de la souveraineté nationale et la préservation de l’intégrité territoriale.

Une procédure encadrée et transparente

Selon les règles onusiennes, la sélection du prochain secrétaire général repose sur des principes de transparence et d’inclusivité, conformément à la résolution 79/327 adoptée en septembre 2025. Le processus prévoit :

  • la soumission officielle des candidatures par les États membres ;
  • la présentation d’une vision stratégique, accompagnée d’un curriculum vitae ;
  • l’organisation de dialogues interactifs publics avec les candidats ;
  • une coordination étroite entre le Conseil de sécurité et l’Assemblée générale.

Des auditions publiques doivent débuter le 20 avril 2026 et seront diffusées sur la plateforme UN WebTV.

Plusieurs candidatures en lice

À ce stade, plusieurs personnalités sont en compétition pour succéder à António Guterres, parmi lesquelles :

  • Michelle Bachelet
  • Rafael Grossi
  • Rebeca Grynspan
  • Macky Sall

La candidature de Virginia Gamba, déposée en mars 2026, a été retirée quelques semaines plus tard.

Un enjeu stratégique mondial

Dans un contexte international marqué par des crises géopolitiques, économiques et climatiques, le choix du prochain secrétaire général revêt une importance stratégique majeure. Entre attentes de réforme et impératifs de stabilité, les États membres devront s’accorder sur une personnalité capable de redéfinir le rôle de l’ONU dans un monde en recomposition.

Par Marius Bopenga
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À la UneSport

Marathon de Paris : Shure Demise bat le record, Yemaneberhan Crippa triomphe chez les hommes

by admin9775 13 avril 2026
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L’édition 2026 du Marathon de Paris a été marquée par des performances de très haut niveau, avec une victoire éclatante de l’Éthiopienne Shure Demise et un succès tactique de l’Italien Yemaneberhan Crippa chez les hommes.

Demise en patronne, record pulvérisé

Chez les femmes, Shure Demise a largement dominé la course en s’imposant en 2h18:34, améliorant de plus d’une minute le précédent record de l’épreuve. Elle devance sa compatriote Misgane Alemayehu (2h19:08) et la Kényane Magdalyne Masai (2h19:17), pourtant détentrice du meilleur temps parmi les engagées.

Crippa fait la différence dans le final

La course masculine a offert un scénario plus indécis. Encore sept coureurs figuraient en tête au 35e kilomètre, avant que Yemaneberhan Crippa, champion d’Europe du 10 km en 2022, ne fasse la différence dans les derniers kilomètres. Il s’impose en 2h05:19, devant l’Éthiopien Bayelign Teshager (2h05:24) et le Kényan Sila Kiptoo (2h05:29).

« Au 34e kilomètre, j’ai senti que c’était mon jour. Quand j’ai vu les autres fatiguer, j’ai accéléré », a déclaré l’Italien après l’arrivée.

Des Français en vue

Côté français, Emmanuel Roudolff-Levisse a pris une solide sixième place en améliorant son record personnel (moins de 2h05:59), se rapprochant des standards internationaux. Une performance qui nourrit ses ambitions en vue des Jeux olympiques de Los Angeles 2028.

Chez les femmes, Mekdes Woldu a terminé première Française à la 8e place en 2h26:25. « Avec la foule, ça m’a rappelé les Jeux olympiques », a-t-elle confié, saluant l’ambiance tout au long du parcours.

Une participation record

Plus de 60 000 coureurs ont pris part à cette édition, confirmant l’engouement populaire pour le marathon parisien. L’arrivée, jugée avenue Foch, à proximité de l’Arc de Triomphe, a une nouvelle fois offert un cadre spectaculaire à cet événement majeur du calendrier sportif international.

Par Pascal Kabeya
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À la UneMonde

Hongrie : Péter Magyar met fin à 16 ans de pouvoir de Viktor Orbán

by admin9775 13 avril 2026
written by admin9775

Séisme politique en Hongrie. Le Premier ministre sortant Viktor Orbán a reconnu sa défaite dimanche soir face à l’opposant conservateur pro-européen Péter Magyar, mettant un terme à seize années de domination politique sans partage.

Avec plus de 95 % des bulletins dépouillés, le parti Tisza de Péter Magyar remporte une victoire écrasante, obtenant 138 sièges sur les 199 que compte le Parlement hongrois, contre seulement 54 pour le Fidesz de Viktor Orbán. Ce dernier a qualifié sa défaite de « douloureuse » et a appelé son adversaire pour le féliciter.

Une victoire historique et un tournant politique

Dans une déclaration prononcée devant des milliers de partisans rassemblés à Budapest, Péter Magyar a revendiqué une rupture nette avec l’ère précédente. « Nous avons libéré la Hongrie », a-t-il lancé, saluant une victoire « très large » et promettant de « reprendre » le pays.

La participation, en forte hausse à 77,8 % contre 67,8 % en 2022, témoigne de l’importance de ce scrutin, marqué par une forte mobilisation électorale et des tensions accrues autour des enjeux européens et géopolitiques.

Réactions en Europe : entre soulagement et prudence

Au sein de l’Union européenne, la défaite de Viktor Orbán souvent critiqué pour ses positions souverainistes et ses rapprochements avec Vladimir Poutine et Donald Trump a été accueillie avec un soulagement manifeste. Plusieurs responsables européens évoquent « une victoire pour la démocratie » et un possible réalignement de Budapest sur les positions communautaires.

La cheffe du gouvernement italien, Giorgia Meloni, a salué la « nette victoire » de Péter Magyar tout en rendant hommage à Viktor Orbán pour sa « collaboration » passée. Elle a exprimé sa volonté de poursuivre des relations constructives entre Rome et Budapest.

Une ascension fulgurante

Figure encore marginale il y a quelques mois, Péter Magyar s’est imposé comme le principal opposant au pouvoir en place grâce à une campagne dynamique et un discours axé sur la restauration de l’État de droit et le rapprochement avec l’Europe.

Ancien proche de Viktor Orbán, il a progressivement capitalisé sur le mécontentement d’une partie de la population face à la gouvernance du Fidesz, marquée par des accusations d’ingérences, de corruption et de dérives autoritaires.

Une nouvelle ère pour la Hongrie

Sur les rives du Danube, à Budapest, des milliers de citoyens ont célébré dans la nuit une alternance qualifiée de « libération » par de nombreux participants. Jeunes, familles et militants ont salué la fin d’un cycle politique et l’ouverture d’une nouvelle phase pour le pays.

Le futur gouvernement devra désormais répondre à des attentes élevées, tant sur le plan économique que sur la scène européenne, dans un contexte marqué par la guerre en Ukraine, les relations avec la Russie et les débats sur l’avenir de l’Union.

Après seize ans de pouvoir centralisé, la Hongrie s’apprête ainsi à entrer dans une période de transition politique majeure, dont les répercussions pourraient dépasser largement ses frontières.

Par Pascal Kabeya
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À la UneProvince

Ituri : l’armée congolaise reprend plusieurs bastions rebelles à Djugu

by admin9775 12 avril 2026
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Les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont intensifié leur offensive dans le territoire de Djugu, dans la province de l’Ituri, enregistrant des avancées significatives face aux groupes armés actifs dans la région.

Selon des sources militaires, les opérations menées entre le 7 et le 10 avril ont permis aux forces loyalistes de reprendre le contrôle de plusieurs positions stratégiques auparavant occupées par des éléments de la Convention pour la révolution populaire (CRP), affiliée à Thomas Lubanga, en collaboration avec la coalition M23-AFC.

Le lieutenant Jules Ngongo, porte-parole de l’armée dans le secteur opérationnel de l’Ituri, a indiqué que ces offensives ont conduit à la neutralisation de quatorze combattants ennemis et à la saisie d’un important lot d’armes de guerre. Huit bastions jugés névralgiques ont également été reconquis, notamment dans les localités de Kau, Kosovo, Hala, Karombo, Mbaa, Kanyuma, Akri et Rule. Ces positions servaient à la fois de bases de repli et de centres d’entraînement pour les groupes armés.

Une dynamique offensive maintenue

Malgré ces succès tactiques, les combats ont également fait des victimes dans les rangs des forces gouvernementales. Deux militaires ont été blessés au cours des affrontements. L’armée affirme néanmoins maintenir la pression, avec pour objectif de réduire durablement la capacité opérationnelle des groupes rebelles dans cette zone instable.

Appel à la reddition des combattants

Parallèlement à l’action militaire, les autorités provinciales privilégient une approche combinant offensive et ouverture au dialogue. Au nom du gouverneur militaire de l’Ituri, le lieutenant-général Johnny Luboya N’kashama, l’armée a lancé un appel aux combattants de la CRP pour qu’ils déposent les armes et rejoignent le processus de reddition.

Une stratégie plus large de stabilisation

Ces opérations s’inscrivent dans une stratégie plus large des autorités congolaises visant à rétablir l’autorité de l’État dans l’est du pays, où persistent de nombreux foyers d’insécurité. Face à la résilience des groupes armés, les FARDC entendent reprendre l’initiative sur le terrain et consolider leurs positions dans des zones longtemps échappées au contrôle gouvernemental.

Dans cette région riche en ressources mais fragilisée par des décennies de conflits, la consolidation des gains militaires demeure un enjeu clé pour espérer un retour durable à la stabilité.

Par Marius Bopenga
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À la UneProvince

Après le retrait de l’AFC-M23 : des villages de Walikale toujours déserts

by admin9775 12 avril 2026
written by admin9775

Plus d’une dizaine de jours après le retrait des troupes de l’AFC/M23 de certains villages du territoire de Walikale, les localités de Mpety et Minjenje, dans le groupement de Kisimba, restent quasi-déserts. C’est ce qu’a révélé vendredi 10 avril 2026 le Cadre inter-paysans pour la transformation des conflits de Pinga (CITC).

Dans son rapport d’une récente mission de terrain, le rapporteur du CITC, Julien Buunda, indique que quelques habitants commencent timidement à regagner leurs villages, abandonnés depuis plus d’un an à la suite des combats entre l’armée et les rebelles de l’AFC-M23.

Cependant, il appelle à des actions urgentes de réhabilitation d’infrastructures sociales de base, principalement le centre de santé de Mpety, totalement détruit pendant la période de guerre. « Dans l’aire de santé des Mpety, le centre de santé qui porte le même nom a été complètement détruit à la suite des événements de la guerre d’agression », précise-t-il.

Le CITC/Pinga réitère son plaidoyer au niveau des autorités provinciales, nationales, les humanitaires et autres, pour que ce centre de santé soit rapidement reconstruit.

Après le retrait des troupes de l’AFC M23 des villages Banakindi, selon lui, la population qui avait fui ces agglomérations commence déjà à regagner timidement le village. « Alors sur le plan sanitaire, ceci cause déjà un problème par ce que le centre de santé a été complètement détruit », poursuit Julien Buunda.

Depuis le mois d’octobre 2024, les affrontements étaient signalés autour des agglomérations de Mpety et avaient entrainé un déplacement massif de cette population vers d’autres agglomérations jugées sécurisées.

Le 26 mars dernier, les troupes de l’AFC/M23 s’étaient retirées sans combats des villages de Mpety, Minjenje et Kanune. Ces combattants se sont ensuite repliés vers Malemo, à l’est du même groupement de Kisimba.

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À la UneMonde

Crise Iran–États-Unis : J.D. Vance en première ligne pour arracher un accord à Islamabad

by admin9775 11 avril 2026
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Envoyé spécial du président Donald Trump, le vice-président J. D. Vance est attendu au Pakistan pour piloter une séquence diplomatique à haut risque : transformer un cessez-le-feu de deux semaines, particulièrement fragile, en accord de paix durable entre États-Unis et Iran.

En l’espace de quelques jours, cet élu républicain, longtemps perçu comme un isolationniste sceptique vis-à-vis des interventions extérieures, s’est imposé comme le visage de la diplomatie de crise américaine. Sa mission intervient alors que des discussions indirectes, sous médiation pakistanaise, doivent s’ouvrir à Islamabad, où la délégation iranienne est arrivée vendredi soir.

Des négociations sous conditions

Téhéran pose d’emblée ses lignes rouges : les pourparlers ne débuteront que si Washington accepte un ensemble de « conditions préalables », notamment une trêve au Liban et le déblocage d’avoirs iraniens gelés à l’étranger. Des exigences qui illustrent la défiance persistante entre les deux camps après des mois de tensions et l’escalade militaire déclenchée fin février.

Selon le The New York Times, J. D. Vance avait pourtant mis en garde en interne contre une intervention militaire dès les premières frappes israélo-américaines du 28 février, redoutant un embrasement régional et un coût politique pour l’administration Trump. « Je pense que c’est une mauvaise idée, mais si vous voulez le faire, je vous soutiendrai », aurait-il confié au président avant le feu vert.

D’un sceptique à un négociateur central

Ancien marine déployé en Irak, Vance s’est construit politiquement sur le rejet des « guerres sans fin ». Dans une tribune publiée en 2023 par le The Wall Street Journal, il affirmait que la meilleure politique étrangère consistait à « ne pas commencer de guerres ». Une ligne désormais mise à l’épreuve.

Resté discret au début du conflit, il a néanmoins multiplié les contacts en coulisses. D’après Politico, il s’est notamment entretenu avec le chef d’état-major pakistanais, le général Asim Munir, afin de préparer une proposition de trêve élargie. La porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, évoque un rôle « central » dans les discussions depuis le début.

Désormais en première ligne, Vance conduit la délégation américaine aux côtés de Steve Witkoff et Jared Kushner, jusque-là figures dominantes des négociations.

Un signal politique adressé à Téhéran

Ce choix stratégique vise également à restaurer un minimum de confiance côté iranien. Les précédents cycles de discussions, menés par Witkoff et Kushner, ont laissé des traces. Selon The Guardian, des sources diplomatiques iraniennes refusaient de traiter avec cette équipe, accusée d’avoir entretenu l’illusion d’une issue diplomatique.

Perçu comme plus prudent et moins interventionniste, Vance apparaît dès lors comme un interlocuteur potentiellement plus crédible. Pour plusieurs analystes, sa nomination traduit une volonté réelle de parvenir à un compromis, tout en envoyant un signal d’ouverture à Téhéran.

Pression militaire et escalade régionale

La diplomatie s’inscrit toutefois dans un contexte de forte pression. Donald Trump a averti, dans un entretien au New York Post, que de nouvelles frappes contre l’Iran restaient envisageables en cas d’échec des discussions.

Parallèlement, le front libanais reste sous tension. Israël et le Liban doivent se rencontrer le 14 avril à Washington, mais l’État hébreu exclut toute discussion sur un cessez-le-feu avec le Hezbollah. Les frappes israéliennes menées cette semaine ont fait des centaines de victimes, portant à près de 2 000 le bilan depuis le début du conflit — un niveau de violence inédit depuis 1982.

Une mission à haut risque politique

Au-delà de l’enjeu diplomatique, la mission de Vance revêt une dimension politique majeure. Positionné parmi les successeurs potentiels de Trump pour 2028, il doit composer avec une équation délicate : incarner une alternative sans se désolidariser de l’administration.

Face à lui, le secrétaire d’État Marco Rubio apparaît comme un rival potentiel. Pour l’universitaire Aaron Wolf Mannes, de l’université du Maryland, il est rare qu’un vice-président mène directement des négociations de cette ampleur. « C’est une mission très risquée, mais avec une possible récompense élevée », souligne-t-il.

Un succès permettrait à Vance de s’imposer comme l’artisan d’une désescalade majeure. Un échec, en revanche, pourrait fragiliser durablement sa crédibilité.

Une diplomatie à double visage

Sur la scène internationale, Vance cultive une image ambivalente. Critique du soutien américain à l’Ukraine et proche du Premier ministre hongrois Viktor Orbán, il a également démontré sa capacité à adopter une posture diplomatique plus classique lors de récentes visites dans le Caucase.

Cette dualité s’est encore illustrée récemment : prêt à « tendre la main » à Téhéran en cas de bonne foi, il a simultanément averti que toute tentative de manœuvre dilatoire serait fermement rejetée.

Dans ce contexte, J. D. Vance incarne à la fois la prudence d’une partie de l’électorat américain, lassée des engagements militaires prolongés, et le pari de Donald Trump de confier la sortie de crise à un homme qui n’avait pas soutenu l’entrée en guerre. Reste à savoir si ce positionnement paradoxal constituera un levier pour la paix ou un facteur supplémentaire d’incertitude dans une région déjà au bord de l’embrasement.

Par Pascal Kabeya
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