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À la Une

À la UneSociété

Le budget 2025 alloue un peu plus de 13 % de fonds au secteur de la défense, sécurité et justice

by Sam's Londele 14 novembre 2024
written by Sam's Londele

L’analyse du budget 2025, déposé en octobre dernier à l’Assemblée nationale par la cheffe du Gouvernement, révèle que le secteur de la défense, de la sécurité publique et de la justice est financé à 13,12%.

Cette enveloppe est destinée à l’armée, à la police, aux cours et tribunaux et aux centres pénitentiaires.

L’examen du document 06 sur les prévisions des dépenses du budget 2025 renseigne que 7,43% du budget sont destinés à la défense nationale.

De ce montant, la défense militaire prend à elle seule près de 6%.

Les autres affaires concernant la défense ainsi que la recherche et le développement prennent moins de 2%.

Quant au budget destiné à l’ordre et la sécurité publique, le service de la police prend 1,57% et 1,33% sont destinés à la protection civile.

Les cours et tribunaux consomment 1,43% du budget et 0,34% va à l’administration du système judiciaire et pénitentiaire.

La recherche et développement concernant l’ordre et la sécurité bénéficie de 0,78% du budget et 0,28% seulement sont affectés autres affaires concernant l’ordre et la sécurité publique.

RADIO OKAPI via CONGO PUB Online

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À la Une

le Gouvernement investit 5 millions USD par an dans l’achat des médicaments contre le cancer

by Sam's Londele 14 novembre 2024
written by Sam's Londele

La République Démocratique du Congo (RDC) fournit des efforts considérables dans la lutte contre les différents types de cancers.

Selon les chiffres fournis par le Ministre de la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale, Samuel Roger Kabamba Mulamba, le Gouvernement congolais débourse 5 millions de dollars par an pour l’achat des médicaments destinés à lutter contre cette maladie.

Cette initiative vise à répondre à la nécessité croissante des traitements efficaces pour les patients atteints de cancer dans le pays.

Chaque année, environ 48.000 nouveaux cas de cancer sont diagnostiqués en RDC, avec un taux de mortalité évalué à 8%.

Ces chiffres mettent en lumière l’ampleur du problème et l’urgence d’une réponse appropriée.

Lors d’un briefing de presse organisé ce mercredi 13 novembre 2024 par le Ministre de la Communication et des Médias, Patrick Muyaya, le Ministre Kamba a souligné que la lutte contre le cancer est devenue une priorité nationale.

Le financement alloué par le Gouvernement congolais pour l’achat des médicaments anti-cancer est un signe fort de son engagement envers la santé publique.

« Investir dans les traitements contre le cancer est essentiel pour améliorer la qualité de vie des congolais », a déclaré le Ministre de la Santé.

Cet investissement vise non seulement à fournir des médicaments, mais aussi à renforcer les infrastructures de santé nécessaires pour traiter les patients.

Malgré cet engagement financier, la RDC fait face à des défis logistiques majeurs dans la distribution des médicaments.

Les infrastructures souvent insuffisantes et les difficultés d’approvisionnement compliquent l’accès aux traitements pour les patients.

Le Ministre Roger Kamba a reconnu ces obstacles et a promis que des mesures seraient prises pour améliorer la situation.

En plus du traitement, le Gouvernement de la République Démocratique du Congo met également l’accent sur la sensibilisation et la prévention du cancer.

Des campagnes d’information sont lancées pour éduquer la population sur les facteurs de risque et l’importance du dépistage précoce.

« La prévention est tout aussi cruciale que le traitement », a ajouté le Ministre Roger Kamba.

Pour renforcer ses efforts, le Gouvernement congolais collabore avec des organisations internationales et des partenaires au développement. Ces collaborations visent à apporter une expertise supplémentaire et des ressources financières pour soutenir la lutte contre le cancer en RDC.

Le Ministre Kamba a lancé un appel à tous les acteurs concernés pour unir leurs efforts dans la lutte contre le cancer.

« Nous devons travailler ensemble pour garantir que chaque congolais ait accès aux soins nécessaires », a-t-il affirmé.

Cet appel souligne l’importance d’une approche collective face à cette crise sanitaire.

En regardant vers l’avenir, le Gouvernement du pays prévoit d’intensifier ses efforts dans la lutte contre le cancer.

Des plans sont en cours pour améliorer les infrastructures sanitaires et élargir l’accès aux traitements dans toutes les provinces du pays.

L’engagement du Gouvernement congolais à investir plus de cinq (5) millions de dollars par an dans la lutte contre le cancer est un pas important vers une meilleure prise en charge des patients.

Cependant, il reste encore beaucoup à faire pour surmonter les défis logistiques et garantir un accès équitable aux soins pour tous les congolais.

La lutte contre le cancer nécessite une mobilisation collective et un engagement continu pour assurer un avenir plus sain pour la population congolaise.

Mitterrand MASAMUNA

ZOOM ECO via CONGO PUB Online

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À la Une

Infrastructures routières : le sous-financement handicape le secteur (Alexis Gisaro)

by Sam's Londele 14 novembre 2024
written by Sam's Londele

Dans son allocution devant les élus nationaux ce matin mercredi 13 novembre 2024, le ministre des Infrastructures et travaux publics a révélé les contraintes auxquelles fait face le secteur routier en RDC. Alexis Gisaro a évoqué le sous-financement et le sous-équipement, mais aussi le vieillissement des engins qui sont à la base de manque d’infrastructures routières.

« Il y a en premier lieu un déficit de ressources, qui se caractérise par le sous-financement du secteur routier, ainsi que par le sous-équipement et le vieillissement des engins des travaux existants », a révélé ce membre du gouvernement Suminwa.

S’agissant du déficit des ressources, le ministre des ITP a relevé trois ratios qui illustrent cette situation, à savoir :

  • D’accord, le ratio entre le budget voté et le budget sollicité. Ce ratio est resté faible, entre 15 et 20%, et renseigne que la loi des finances ne couvre, en général, qu’au maximum 20% des besoins sollicités par le ministère des Infrastructures et travaux publics ;
  • Le deuxième ratio est celui qui compare le budget consommé au budget voté. Partant des crédits budgétaires consommés, à travers la reddition des comptes et les crédits alloués par la loi des finances, l’on constate un dépassement qui varie entre 122% et 176% ;
  • Le troisième et dernier ratio caractéristique que est celui entre budget consommé et le budget sollicité, pour la période allant entre 2020-2023. Ce ratio montre que la consommation des crédits budgétaires, suivant la reddition des comptes ne se limite qu’entre 21 et 28% des besoins exprimés par le ministère des ITP, lors de la préparation du budget.

Pour résoudre ces différents problèmes, Alexis Gisaro a fait savoir qu’un plan quinquennal a été élaboré et figure dans le programme d’action du chef de l’État. Ce plan consiste à établir la connectivité intérieure du pays, en reliant tous les chefs-lieux des provinces par des routes revêtues et
reconnecter le territoire national avec les grands corridors transafricains.

James Arjoun M.

ACTU 30 via CONGO PUB Online

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À la UneProvince

Environ 80 villages de l’Ituri envahis par les eaux du Lac Albert (Protection civile)

by Sam's Londele 13 novembre 2024
written by Sam's Londele

Près de quatre-vingts villages sont, depuis quelques jours, envahis par les eaux du lac Albert avec près de 11 000 familles affectées et des milliers de personnes en déplacements, dans trois territoires de l’Ituri. Ce bilan encore provisoire est publié mardi 12 novembre par la coordination provinciale du service de la protection civile. 

Cette structure appelle les habitants installés dans des entités non encore touchées par les eaux à les quitter au plus vite, en vue de prévenir de nouveaux dégâts. 

Territoire de Mahagi

Plus de vingt camps de pêche sont envahis par les eaux avec près de six milles ménages affectés par cette catastrophe naturelle à Mahagi. 

Les dégâts enregistrés sont énormes, affirme le coordonnateur provincial de la protection civile : plus de 12 000 maisons d’habitation détruites. Ce qui a jeté dans les rues plus de 30 000 personnes. 

Dans la chefferie voisine de Mokambo, 23 villages sont touchés avec plus de 17 000 personnes contraintes de quitter leurs milieux. 

Territoire de Djugu

Dans la chefferie de Bahema Banyagi, 11 villages sont complètement engloutis. 

A cela s’ajoute la destruction des édifices publics, dont le bureau de l’Office congolais de contrôle, (OCC), la police congolaise et de douanes (DGDA) et de l’hygiène aux frontières. 

Le centre de santé de Nyamamba et deux fosses communes sont également submergés. 

Territoire d’Irumu

Au total,1500 familles installées dans 15 camps de pêche ont vidé ces milieux. Cette situation crée également un conflit entre agriculteurs et pêcheurs, obligés d’accoster dans des champs des paysans. 

D’autre part, des déplacés, en quête de nourriture, recourent aux récoltes des autochtones, ont rapporté des sources sur place.

RADIO OKAPI via CONGO PUB Online

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À la Une

Fayulu s’interroge sur les embouteillages à Kinshasa : « La constitution empêche-t-elle de résoudre ce problème ? »

by Sam's Londele 13 novembre 2024
written by Sam's Londele

Comme plusieurs Kinois, Martin Fayulu lève le ton contre la situation des infrastructures et des embouteillages dans la ville de Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo. À travers un poste sur son compte X, l’opposant congolais peint un tableau noir de la situation de la capitale et surtout dans le secteur de transports.

« Est-ce que ceux qui dirigent la RDC mesurent vraiment le coût des embouteillages à Kinshasa et sur la route de Matadi ? Comment expliquer qu’une distance de 20 km prenne plus de 3 heures en voiture ? Quelle productivité reste-t-il à un Kinois ? La constitution empêche-t-elle de résoudre ce problème ? La vérité : une équipe d’incompétents et de prédateurs », écrit le président du parti politique ECIDé.

Le candidat malheureux à la présidentielle de 2018 et 2023 appelle les congolais à se choisir des dirigeants « compétents » qui peuvent changer cette situation.

« Peuple congolais, réveille-toi ! La solution : désigner des dirigeants compétents. Ils résoudront les embouteillages en réhabilitant les artères de Kinshasa, en asphaltant davantage d’avenues, en installant des feux de circulation aux grands carrefours, en procédant au curage des caniveaux, en disciplinant les automobilistes et surtout en élaborant un plan d’aménagement urbain complet », note Martin Fayulu.

Il faut noter que des mesures ont été prises par les gouvernements pour réguler ce secteur, notamment la circulation alternée. Cette mesure est loin d’être une solution, selon des kinois rencontrés dans les rues de la capitale congolaise.

James Arjoun M.

ACTU 30 via CONGO PUB Online

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À la UneSociété

la clôture des états généraux de la justice repoussée de 72 heures

by Sam's Londele 13 novembre 2024
written by Sam's Londele

La clôture des états généraux de la justice en République démocratique du Congo, prévue initialement ce mercredi 13 novembre 2024, est repoussée de 72 heures.

L’annonce a été faite, ce mardi, par le ministre de la Justice et garde des sceaux, Constant Mutamba, lors de la clôture du dernier panel. D’après lui, ce report a pour objectif de permettre aux participants d’approfondir les propositions à formuler.

« La justice est transversale et nous avons voulu faire participer tout le monde, contrairement aux travaux de 2015 où seules les élites avaient été sélectionnées. Cette démarche inclusive renforce la transparence, le président Félix Tshisekedi est satisfait de ce format et encourage cette réflexion collective pour exposer les problèmes de la justice congolaise », a-t-il déclaré.

Par ailleurs, le ministre de la Justice a invité les participants à s’engager dans les ateliers de réflexion qui se tiendront au Fleuve Congo Hôtel et au Palais du Peuple.

Josué Bengbazo

ACTU 30 via CONGO PUB Online

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À la Une

Le secteur coutumier congolais face à un vent de réformes

by Ruben Yale 12 novembre 2024
written by Ruben Yale

Le gouvernement de la République Démocratique du Congo semble déterminé à remettre de l’ordre dans un secteur qui a longtemps été marqué par l’anarchie : les affaires coutumières. Lors de la récente réunion du Conseil des ministres, le vice-Premier ministre, ministre de l’Intérieur, a annoncé des mesures fermes pour lutter contre l’usurpation des titres coutumiers et les conflits qui en découlent.

L’institution du chef coutumier, pilier de nombreuses communautés congolaises, s’est vue ternie par la prolifération de faux chefs, attisant les tensions et les conflits fonciers. Face à cette situation, le gouvernement envisage de lancer des poursuites judiciaires contre ces usurpateurs, dans le but de redorer le blason des véritables autorités traditionnelles.

Les consultations menées auprès des familles régnantes ont mis en évidence l’ampleur du problème. Les conflits liés aux successions, aux limites territoriales et à l’exploitation des ressources naturelles sont souvent exacerbés par la présence de faux chefs coutumiers. Ces derniers, dépourvus de toute légitimité, n’hésitent pas à instrumentaliser les coutumes pour servir leurs intérêts personnels.

Pour les observateurs, la création d’un ministère dédié aux affaires coutumières pourrait apporter une solution durable à cette problématique. Un tel ministère serait chargé d’élaborer une politique cohérente en matière de reconnaissance des chefs coutumiers, de règlement des conflits et de gestion du patrimoine foncier.

Malgré les demandes répétées des chefs coutumiers, ces réformes peinent à se concrétiser. Si le gouvernement actuel a manifesté une volonté de s’attaquer à cette question, les résultats restent encore à venir.

L’ancien Premier ministre, Adolphe Muzito, a lui aussi souligné l’importance de réformer le secteur foncier, en particulier en ce qui concerne la propriété des terres coutumières. Selon lui, il est essentiel de garantir les droits des communautés locales sur leurs terres ancestrales.

Cette annonce gouvernementale suscite un certain espoir chez les défenseurs des droits coutumiers. Néanmoins, la mise en œuvre effective de ces réformes nécessitera une forte implication de l’État, ainsi qu’une mobilisation de tous les acteurs concernés : autorités traditionnelles, société civile et population.

Célestin Botoleande

Objectif Info via CONGO PUB Online

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À la UneSport

Éliminatoires CAN 2025 : découvrez le programme des arrivées des léopards en côte d’ivoire

by Ruben Yale 12 novembre 2024
written by Ruben Yale

Les léopards de la République démocratique du Congo, s’apprêtent à en découdre avec la Guinée, en guise de la 5è journée des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des Nations, en côte d’ivoire. Pour ce faire, ils ont érigé leur quartier général à Abidjan.

Pendant que Nathanaël MBUKU séjourne déjà en Côte d’Ivoire, un autre groupe de Léopards l’y rejoint dans quelques heures. il s’agit entre autres de :

  1. Oscar Kabuit
  2. Fiston Mayele
  3. Joris Kayembe
  4. William Balikwisha
  5. Noah Sadiki
  6. Ngal’Ayel Mukau
  7. Samuel Essende
  8. Timothy Fayulu
  9. Théo Bongonda
  10. Silas Katompa

Le dernier groupe rejoindra la tanière après minuit :

  1. Lionel Mpasi
  2. Chancel Mbemba
  3. Edo Kayembe
  4. Peter Kioso
  5. Samuel Moutoussamy
  6. Charles Pickel
  7. Yoane Wissa
  8. Dylan Batubinsika
  9. Arthur Masuaku
  10. Meschak Elia
  11. Dimitry Bertaud
  12. Henock Inonga
  13. Gédéon Kalulu
  14. Simon Banza
  15. Rocky Bushiri

Objectif Info via CONGO PUB Online

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À la UnePolitique

États généraux de la justice : les syndicats des magistrats dénoncent plusieurs irrégularités

by Ruben Yale 12 novembre 2024
written by Ruben Yale

À travers un communiqué publié lundi dernier, les syndicats des magistrats de la République démocratique du Congo, notamment SYNAMAC et SYMCO dénoncent plusieurs irrégularités dans l’organisation des états généraux de la justice.

Tout en rappelant les objectifs de ces états généraux, entre autres, d’évaluer la mise en œuvre de la politique nationale de réforme de la justice, de poser le diagnostic « sans complaisance » du fonctionnement du secteur de la justice et d’identifier les actions à entreprendre pour une bonne administration de la justice, ces syndicats notent que ces assises relèvent plusieurs irrégularités, parmi lesquelles :

  • Le Conseil supérieur de la magistrature, organe de gestion du pouvoir judiciaire, et les autres acteurs majeurs de la justice n’ont pas été associés dans l’organisation des présents travaux ;
  • La pléthore de participants estimée à plus de 3.500, dont la majorité se recrute parmi les étudiants et les militants des partis politiques ;
  • La très faible prise en charge des participants, en particulier les magistrats venus de provinces;
  • Le fonctionnement occulte du secrétariat technique, dont les membres ne sont pas connus des participants ;
  • La sélection intéressée et orientée des intervenants et des thèmes développés en panels; et
  • Le temps des travaux en ateliers réduit à un seul jour, risque de rendre superficiels les débats.

Tout en saluant la tenue de ces assises, les syndicats des magistrats de la RDC disent avoir constaté « avec amertume » la théâtralisation de leur déroulement et redoutent que les objectifs poursuivis ne soient pas atteints.

Josué Bengbazo

Actu 30 via CONGO PUB Online

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COP29: les pays réunis à Bakou adoptent les règles de l’ONU pour le marché des crédits carbone

by Ruben Yale 12 novembre 2024
written by Ruben Yale

Au premier jour de la COP29, les pays du monde entier ont adopté, tard dans la soirée du lundi 11 novembre, les premières règles des Nations unies (ONU) pour le marché controversé des crédits carbone, une étape clé pour aider les pays à remplir leurs obligations climatiques. Ces dispositions étaient attendues depuis l’accord de Paris de 2015. La décision a été adoptée par consensus.

Erika Lennon, experte du sujet au Centre pour le droit international de l’environnement (CIEL), parle d’un choix « extrêmement important ». L’adoption, au premier jours de la COP29, des règles de l’ONU va « ouvrir la voie » à un marché du carbone plus établi, destiné à échanger des crédits carbone de qualité, avec des normes soutenues par les Nations unies, explique-t-elle ce 11 novembre à l’AFP.

Mais, à l’instar de plusieurs ONG, Erika Lennon est critique de la méthode, selon elle, peu transparente par laquelle les textes ont été poussés à la conférence climatique de l’ONU. Oil Change International a critiqué une décision prise « sans débat ou examen du public ».

D’autres textes officiels devront encore être forgés pour pleinement établir un marché fiable. Mais la décision de lundi va mettre en branle un mécanisme attendu depuis l’accord de Paris de 2015 et son article 6. Il n’est pas pour autant « possible de crier victoire », a relativisé un négociateur européen, regrettant que le texte approuvé laisse en suspens d’autres aspects de longue date du mécanisme.

Un mécanisme pour réduire les émissions de gaz à effet de serre

Les crédits carbone sont générés par des activités qui réduisent les émissions de gaz à effet de serre responsables du réchauffement de la planète, comme la plantation d’arbres, la protection des habitats ou le remplacement du charbon polluant par du solaire ou des éoliennes. Un crédit équivaut à une tonne de dioxyde de carbone empêchée de pénétrer dans l’atmosphère ou éliminée de celle-ci.

Les critères adoptés à Bakou régissent la méthodologie pour calculer le nombre de crédits qu’un projet donné peut générer, et ce qui se passe si le carbone stocké est perdu, par exemple si la forêt concernée brûle. Les normes proposées concernent principalement les pays – surtout les riches pollueurs – qui cherchent à compenser leurs émissions en achetant des crédits à des nations qui ont réduit les gaz à effet de serre au-delà de ce qu’elles avaient promis. Cela va permettre, in fine, aux pays d’utiliser les crédits carbone achetés à d’autres pour réduire, sur le papier, leurs émissions de gaz à effet de serre.

Jusqu’à maintenant, ce marché s’était développé seul, en dehors de toutes règles internationales, et a été principalement utilisé par des entreprises désireuses de « compenser » leurs émissions et de revendiquer la neutralité carbone. Mais plusieurs études ont montré l’inefficacité de nombreux projets, certifiés par des organismes privés peu rigoureux, parfois au détriment des populations locales.*

RFI via CONGO PUB Online

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