Les changements physiques observés chez certaines personnalités congolaises ayant rejoint l’AFC/M23, mouvement soutenu par le Rwanda, suscitent de nombreux commentaires sur les réseaux sociaux. Des publications mettent notamment en avant leur évolution physique et leur parcours depuis leur ralliement au mouvement.
Dans un registre volontairement ironique, certains internautes évoquent une mystérieuse « transformation » qui toucherait plusieurs figures associées à l’AFC/M23, allant jusqu’à opposer l’apparence qu’elles avaient avant leur engagement à leur état actuel.
Makenga, Musanga, Safu et Maggie au centre des commentaires
Le cas de Sultan Makenga, figure militaire historique du M23, est notamment cité. Des commentaires mettent en avant son évolution au sein de la structure politico-militaire et l’influence qu’il aurait progressivement acquise.
Bahati Musanga est également mentionné dans ces publications, tout comme l’ancien député Daniel Safu, dont l’apparence physique est comparée à celle qu’il affichait avant de rejoindre le mouvement.
Même traitement pour Henry Maggie, dont des photos circulant sur les réseaux sociaux sont utilisées pour souligner, sur un ton moqueur, un changement physique présenté comme particulièrement marqué.
Une lecture politique plutôt qu’une réalité établie
Derrière ces commentaires se dessine surtout une critique politique du choix de Congolais ayant rejoint l’AFC/M23. Pour leurs détracteurs, ces personnalités seraient devenues des instruments au service des intérêts rwandais dans l’est de la RDC.
La formule selon laquelle « la trahison paie » résume ainsi le ton particulièrement virulent de ces publications, qui dénoncent ce qu’elles considèrent comme un ralliement à une force étrangère impliquée dans le conflit congolais.
Les affirmations concernant une détérioration de l’état de santé ou une accélération particulière du vieillissement des personnes citées ne permettent toutefois pas, à elles seules, d’établir un lien avec leur engagement au sein de l’AFC/M23. Ces éléments relèvent principalement du commentaire et de la polémique sur les réseaux sociaux.
Par Basengezi Ntomo, correspondant à Goma
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