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À la Une

À la UneSanté

Ebola en RDC: avec 3200 cas déjà confirmés, la 17e épidémie proche du total de celle de 2018-2020

by admin9775 27 juillet 2026
written by admin9775

En République démocratique du Congo (RDC), l’épidémie d’Ebola qui sévit dans l’est du pays continue sa progression : selon le dernier bilan publié par le gouvernement, le nombre de cas cumulés vient d’atteindre les 3 200, pour 1 405 décès. Actuellement, cinq des 26 provinces que compte la RDC sont touchées. Des chiffres qui s’approchent de ceux de la pire épidémie recensée dans le pays.

Lors de la grande épidémie d’Ebola qui avait touché l’est de la République démocratique du Congo (RDC) entre 2018 et 2020, 3 470 cas avaient été recensés. Un chiffre qui devrait être dépassé dans le courant de cette semaine : la semaine précédente, du 20 au 26 juillet, plus de 800 nouveaux cas ont été enregistrés et la dynamique reste sur cette pente ascendante. Le plateau de cette 17e épidémie n’est pas encore atteint, estiment les spécialistes.

L’épicentre reste dans la province de l’Ituri, où l’épidémie a été officialisée le 15 mai, mais où elle a commencé bien plus tôt. La riposte avait au minimum six semaines de retard sur la maladie et ce retard n’arrive pas à être comblé.

Manque de moyens

Sur le terrain, les moyens commencent à manquer. La zone d’intervention est de plus en plus large, avec régulièrement, de nouvelles zones de santé concernées. Et les équipes de la riposte ont du mal à suivre. D’autant plus que les acteurs de terrain expliquent ne pas voir dans les faits les financements promis jusqu’ici. Le taux de décaissement n’est d’ailleurs pas officiellement communiqué.

Enfin, un autre indicateur a flambé ces derniers jours : le taux de létalité. Il est de plus de 43%, selon les derniers chiffres. Un taux assez élevé qui peut s’expliquer en premier lieu par des difficultés de prise en charge : il n’y a pas assez de centres de traitement et ceux-ci n’ont plus de places. Il y a également encore beaucoup de décès dans les communautés, signe que la méfiance y reste forte.

Enfin, le nombre de cas est probablement sous-estimé. L’OMS avait alerté à ce sujet il y a encore quelques jours. Ebola, qui se transmet par contact avec les fluides corporels et provoque une fièvre hémorragique, a tué plus de 15 000 personnes en Afrique au cours des 50 dernières années. L’épidémie la plus meurtrière en RDC avait fait près de 2 300 morts pour 3 500 malades recensés entre 2018 et 2020.

Paulina Zidi

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À la UneSociété

Procès FRIVAO : Constant Mutamba quitte l’audience de la Cour de cassation, l’affaire renvoyée au 31 juillet

by admin9775 27 juillet 2026
written by admin9775

La Cour de cassation a poursuivi, ce lundi 27 juillet, l’instruction au fond du dossier relatif au détournement présumé de près de 20 millions de dollars destinés au Fonds de réparation et d’indemnisation des victimes des activités illicites de l’Ouganda en République démocratique du Congo (FRIVAO). L’audience a été marquée par le départ de l’ancien ministre de la Justice, Constant Mutamba Tungunga, qui a contesté la régularité de la procédure engagée contre lui.

Dès l’ouverture des débats, l’ancien garde des Sceaux a remis en cause la compétence de la Cour de cassation ainsi que la validité de sa citation à comparaître. Il a dénoncé ce qu’il qualifie de « fausses mentions » introduites par les greffiers dans l’acte de procédure et reproché au tribunal de grande instance de la Gombe d’avoir refusé d’enregistrer une plainte qu’il affirme avoir déposée contre l’un d’eux.

Estimant que son droit de soulever des exceptions de procédure lui était refusé, Constant Mutamba a quitté la salle d’audience, déclarant qu’il préférait « boire la ciguë comme Socrate » plutôt que de poursuivre les débats dans de telles conditions.

Malgré ce départ, la Cour a poursuivi l’examen du dossier en entendant les autres parties. Le prévenu Chancard Bolukola a comparu, tandis que Bernard Kalombola Lisendja, ancien président du conseil d’administration de FRIVAO, suspendu de ses fonctions, s’est constitué partie civile.

À la barre, Bernard Kalombola a soutenu que les sommes en cause seraient supérieures aux quelque 20 millions de dollars évoqués dans la procédure. Il a également affirmé avoir été écarté des principales décisions relatives à la gestion de l’établissement.

Son intervention a pris une tournure plus grave lorsqu’il a déclaré que Chancard Bolukola ne se trouvait plus à la prison centrale de Makala, avant de mettre directement en cause Constant Mutamba et le coordonnateur de FRIVAO dans un présumé projet visant à attenter à sa vie.

« Le ministre de la Justice Guillaume Ngefa m’a fait arrêter sans procès. Je suis en insécurité à Makala à cause de Constant Mutamba. Lui et son petit ont payé des gens à Kisangani à 30 000 dollars pour me tuer. Le prévenu Chancard n’est plus à Makala. Depuis la dernière audience à la Cour d’appel, je suis rentré seul à Makala à 22 heures », a-t-il déclaré devant la Cour.

Ces allégations ont été formulées au cours de l’audience et n’ont pas fait l’objet d’une décision judiciaire à ce stade de la procédure.

À l’issue des débats, la Cour de cassation a décidé de renvoyer l’affaire au vendredi 31 juillet, afin de permettre au greffe de notifier régulièrement Constant Mutamba, après son départ de l’audience.

Le comportement de l’ancien ministre de la Justice a suscité de nombreuses réactions dans l’opinion. Certains observateurs ont estimé que son départ de la salle d’audience et ses contestations répétées de la procédure traduisaient une attitude peu compatible avec celle attendue d’un ancien garde des Sceaux et juriste de formation. D’autres rappellent toutefois que tout prévenu conserve le droit de contester la régularité d’une procédure et de faire valoir les moyens de sa défense dans le respect des voies prévues par la loi.

Cette affaire, qui porte sur un présumé détournement de plusieurs millions de dollars destinés à l’indemnisation des victimes des exactions commises lors de l’occupation ougandaise en RDC, demeure l’un des dossiers judiciaires les plus suivis du moment.

Par Pascal Kabeya
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À la UneNouvelles nécrologiques

Université de Kinshasa : le professeur Eugène Mbuyi Mukendi s’est éteint

by admin9775 27 juillet 2026
written by admin9775

Le professeur ordinaire Eugène Mbuyi Mukendi, enseignant au Département de Mathématiques-Informatique de la Faculté des Sciences et Technologies de l’Université de Kinshasa (UNIKIN), est décédé, suscitant une vive émotion au sein de la communauté universitaire et parmi ses anciens étudiants.

Reconnu pour son engagement dans la formation des jeunes et son dévouement au développement de l’enseignement supérieur en République démocratique du Congo, le professeur Eugène Mbuyi Mukendi a marqué plusieurs générations d’étudiants par la qualité de son enseignement et son accompagnement académique.

Au-delà de ses fonctions d’enseignant, il s’était distingué par son implication dans la promotion de l’excellence. Plusieurs de ses anciens étudiants ont notamment bénéficié, grâce à sa confiance et à son soutien, de bourses de maîtrise en Chine, une opportunité qui a contribué à enrichir leur parcours universitaire et professionnel.

Pour nombre de ses collègues et étudiants, le professeur Eugène Mbuyi Mukendi incarnait les valeurs de rigueur, de transmission du savoir et de mentorat. Son engagement en faveur de la réussite de ses étudiants lui a valu une profonde estime au sein de la communauté scientifique.

Son décès laisse un grand vide au Département de Mathématiques-Informatique, à la Faculté des Sciences et Technologies ainsi qu’à l’ensemble de l’Université de Kinshasa, où il aura consacré une grande partie de sa carrière à la formation des cadres et chercheurs de demain.

Les hommages se multiplient depuis l’annonce de sa disparition, saluant la mémoire d’un universitaire dont l’héritage continuera de vivre à travers les nombreux étudiants qu’il a formés et inspirés.

Les circonstances de son décès ainsi que les informations relatives aux obsèques n’ont pas encore été officiellement communiquées.

En cette douloureuse circonstance, de nombreux témoignages de compassion sont adressés à sa famille, à ses proches, à ses collègues ainsi qu’à toute la communauté universitaire de l’Université de Kinshasa.

Par Marius Bopenga
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À la UneProvince

Kwamouth : les FARDC annoncent l’arrestation du chef milicien « Odon » et de ses sept gardes du corps

by admin9775 27 juillet 2026
written by admin9775

Les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) annoncent avoir porté un nouveau coup aux groupes armés actifs dans le territoire de Kwamouth, en province du Maï-Ndombe. Au cours d’une opération spéciale menée dans la nuit du samedi 25 juillet 2026, elles indiquent avoir arrêté le chef milicien Mobondo connu sous le surnom d’« Odon », ainsi que ses sept gardes du corps.

L’annonce a été faite par le porte-parole des opérations Ngemba, le capitaine Antony Mualushayi. Selon l’officier, « Odon » était un ancien membre de la rébellion Mobondo et un disciple du chef rebelle surnommé « Cobra ». Après avoir quitté ce mouvement, il aurait créé son propre groupe armé dans l’axe Luani, une zone agricole du territoire de Kwamouth.

D’après les FARDC, ce groupe est accusé d’avoir multiplié les exactions contre les populations civiles, principalement des agriculteurs, semant un climat d’insécurité dans cette partie du Maï-Ndombe.

L’armée affirme également que le chef milicien avait refusé de répondre à l’appel à la démobilisation lancé par le ministre délégué à la Défense nationale, Eliezer Ntambwe, dans le cadre des efforts visant à mettre fin aux violences dans la région.

L’opération menée par les FARDC a permis l’interpellation de « Odon » ainsi que de ses sept gardes du corps. Les huit personnes arrêtées sont actuellement détenues pour les besoins de l’enquête avant leur transfert à Kinshasa, où elles devraient être remises aux autorités judiciaires compétentes pour la suite de la procédure.

Pour les Forces armées, cette arrestation constitue une avancée importante dans les opérations de sécurisation du territoire de Kwamouth, théâtre de violences récurrentes attribuées aux milices Mobondo depuis plusieurs années.

Les FARDC réaffirment leur détermination à poursuivre les opérations militaires jusqu’au démantèlement des groupes armés encore actifs dans la région et au rétablissement de l’autorité de l’État, afin de permettre le retour durable de la sécurité au bénéfice des populations locales.

Par Christel MABAYA, correspondant à Kikwit
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À la UnePolitique

Sit-in du 12 juin : Martin Fayulu réclame une enquête internationale indépendante et rejette les conclusions de la CNDH

by admin9775 27 juillet 2026
written by admin9775

Le président de l’Engagement pour la citoyenneté et le développement (ECiDé), Martin Fayulu, a vivement contesté les conclusions du rapport de la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH) sur les violences survenues lors du sit-in du 12 juin à Kinshasa. Intervenant ce samedi dans un Space animé par le journaliste Stanis Bujakera Tshiamala, l’opposant a plaidé pour l’ouverture d’une enquête internationale et indépendante afin d’établir les responsabilités.

Réagissant à une question portant sur l’éventualité de la mise en place d’une commission mixte réunissant la CNDH, la Coalition Article 64 (C64), la Police nationale congolaise (PNC) et des organisations de la société civile, Martin Fayulu a estimé qu’une telle démarche ne serait pas suffisante.

« Mais bien sûr, il faut une enquête internationale, une enquête indépendante », a-t-il déclaré.

Pour justifier sa position, le leader de l’ECiDé affirme que trois de ses militants auraient été enlevés devant le siège de son parti lors des événements du 12 juin et soutient qu’un seul d’entre eux aurait été retrouvé à ce jour.

« La preuve est très simple : ils nous ont pris trois personnes. Ce n’est pas à nous de citer les noms, ou à la CNDH de poser les questions. Allez poser la question à la police : où sont les deux autres ? », a lancé Martin Fayulu, refusant de communiquer les identités réclamées par la Commission nationale des droits de l’homme.

L’opposant a également établi un parallèle avec l’affaire des charniers de Maluku, estimant que plusieurs dossiers relatifs aux droits humains sont restés sans réponses malgré les demandes répétées d’investigations.

« Depuis qu’on parle des charniers de Maluku, nous avons toujours demandé que des enquêtes soient faites, avec les organisations internationales des droits de l’homme. Cette page ne sera pas close », a-t-il déclaré.

Martin Fayulu a, par ailleurs, remis en cause la crédibilité de la CNDH, estimant que cette institution ne pouvait pas conduire une enquête impartiale sur les événements.

« La CNDH, nous n’avons rien à voir avec elle. Elle n’est pas crédible », a-t-il affirmé.

Le président de l’ECiDé a enfin appelé à l’ouverture de poursuites judiciaires contre les auteurs présumés des violences qu’il attribue à des éléments de la « Force du Progrès » ainsi qu’à certains policiers. Selon lui, plusieurs responsables de l’opposition, dont Delly Sessanga, Jean-Marc Kabund, Ados Ndombasi et lui-même, auraient été victimes d’agressions lors de cette manifestation.

Ces déclarations interviennent au lendemain de la publication du rapport de la CNDH, qui indique n’avoir trouvé aucun élément de preuve permettant de confirmer les allégations de décès avancées après le sit-in du 12 juin. La Commission affirme toutefois avoir recueilli des éléments concordants faisant état de plusieurs violations des droits humains, notamment des arrestations arbitraires, des atteintes à l’intégrité physique, des actes de vandalisme et des traitements susceptibles d’être qualifiés de cruels, inhumains ou dégradants. Elle recommande notamment l’ouverture d’enquêtes judiciaires indépendantes afin d’identifier et de poursuivre les auteurs des violations documentées, quelle que soit leur appartenance politique.

Par Pascal Kabeya
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À la UneSociété

CPI : la RDC présente la candidature du professeur Ézéchiel Amani Cirimwami au poste de juge

by admin9775 27 juillet 2026
written by admin9775

La République démocratique du Congo a officiellement présenté la candidature du professeur Ézéchiel Amani Cirimwami au poste de juge à la Cour pénale internationale (CPI), dont l’élection est prévue en décembre 2026 lors de la 25ᵉ session de l’Assemblée des États parties au Statut de Rome.

Dans un communiqué, le gouvernement congolais souligne que cette candidature s’inscrit dans la volonté de la RDC de renforcer son engagement en faveur de la justice pénale internationale, de la lutte contre l’impunité et de la consolidation de l’État de droit.

Les autorités mettent en avant le parcours du professeur Ézéchiel Amani Cirimwami, magistrat de carrière et spécialiste du droit international, qui totalise plus de quinze années d’expérience dans les domaines judiciaire, du contentieux international et de la justice pénale.

À travers cette candidature, Kinshasa entend contribuer davantage aux travaux de la Cour pénale internationale, une institution chargée de poursuivre les auteurs présumés des crimes les plus graves, notamment les crimes de guerre, les crimes contre l’humanité, le génocide et le crime d’agression.

L’élection des nouveaux juges de la CPI se tiendra en décembre prochain à l’occasion de la 25ᵉ session de l’Assemblée des États parties au Statut de Rome, qui réunit les États membres de la juridiction internationale afin de renouveler une partie de sa composition.

Par Marius Bopenga
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À la UneSociété

FARDC : la première promotion de l’Unité spéciale achève sa formation et rejoint les rangs opérationnels

by admin9775 27 juillet 2026
written by admin9775

Une étape importante vient d’être franchie dans les efforts de renforcement des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC). La première promotion de jeunes recrues originaires du Kasaï Oriental a officiellement achevé sa formation militaire, à l’issue de six mois d’instruction intensive au Centre d’instruction de Kibomango, à Kinshasa.

La cérémonie de clôture, organisée le samedi 25 juillet 2026, a été présidée par le gouverneur du Kasaï Oriental, Jean-Paul Mbwebwa Kapo, venu personnellement remettre les brevets aux nouveaux militaires.

Dans son allocution, le gouverneur a salué la discipline, la détermination et l’engagement patriotique dont ont fait preuve les recrues tout au long de leur formation. Il a également rendu hommage aux instructeurs ainsi qu’aux autorités militaires qui ont assuré leur encadrement, estimant que leur travail contribue au renforcement des capacités opérationnelles des FARDC.

Jean-Paul Mbwebwa Kapo a par ailleurs inscrit cette initiative dans la vision du président de la République et commandant suprême des FARDC, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, qui fait du renforcement des capacités de l’armée nationale une priorité face aux défis sécuritaires auxquels le pays est confronté.

Au-delà de cette première promotion, le gouverneur a plaidé pour la poursuite des opérations de recrutement des jeunes de sa province. Selon lui, le Kasaï Oriental dispose d’un important vivier de jeunes prêts à servir sous le drapeau et à contribuer à la défense de l’intégrité territoriale de la République démocratique du Congo.

« Notre province regorge d’une jeunesse courageuse et déterminée à servir la Nation. Il est donc important que ces efforts de recrutement se poursuivent afin d’offrir à davantage de jeunes l’opportunité d’intégrer les FARDC », a-t-il souligné.

Cette cérémonie intervient dans un contexte où les autorités congolaises multiplient les initiatives visant à renforcer les effectifs et la professionnalisation des Forces armées, alors que la RDC poursuit ses efforts pour faire face aux défis sécuritaires, notamment dans l’est du pays.

Pour les jeunes militaires brevetés, cette remise de diplômes marque la fin de leur formation de base et le début d’une carrière placée sous le signe du service de la Nation. Ils sont désormais appelés à mettre en pratique les compétences acquises durant six mois d’instruction afin de contribuer à la mission de défense du territoire national et de protection des populations.

Selon les FARDC, cette formation a permis aux recrues d’acquérir des compétences tactiques et techniques destinées à répondre aux exigences des opérations militaires modernes. L’instruction a notamment porté sur les missions de défense, de sécurisation du territoire national ainsi que sur les techniques d’intervention adaptées aux différents théâtres d’opérations.

À l’issue de cette préparation, les nouveaux éléments ont été déclarés opérationnels. Ils sont désormais prêts à être déployés aux côtés des autres unités des FARDC afin de participer à la défense de la souveraineté nationale et à la protection de l’intégrité territoriale de la République démocratique du Congo.

La mise en service de cette première promotion s’inscrit dans le cadre des efforts engagés par les autorités congolaises pour moderniser les forces de défense et renforcer leur professionnalisation face aux défis sécuritaires auxquels le pays demeure confronté, notamment dans sa partie orientale.

Avec cette nouvelle unité, les FARDC poursuivent leur montée en puissance en misant sur la formation spécialisée, le renforcement des compétences opérationnelles et la préparation de militaires capables d’intervenir efficacement dans les missions de défense du territoire et de protection des populations.

Par Marius Bopenga
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À la UneAfrique

ONU : Macky Sall défend le projet d’une Organisation réformée lors du débat pour le poste de Secrétaire général

by admin9775 26 juillet 2026
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L’ancien président du Sénégal, Macky Sall, a présenté jeudi sa vision de l’avenir des Nations unies à l’occasion du débat entre les candidats au poste de Secrétaire général de l’Organisation, organisé au siège de l’ONU à New York par l’Assemblée générale.

Face aux États membres, le candidat sénégalais a plaidé en faveur d’une réforme ambitieuse de l’Organisation, estimant que les Nations unies doivent gagner en efficacité pour répondre aux défis d’un monde confronté à des crises sécuritaires, humanitaires, climatiques et économiques de plus en plus complexes.

Dans une déclaration publiée à l’issue de cette rencontre, Macky Sall a défendu l’idée d’une ONU « réformée et plus efficace », capable d’assumer pleinement ses trois missions essentielles : préserver la paix et la sécurité internationales, promouvoir les droits de l’homme et accélérer le développement durable.

L’ancien chef de l’État sénégalais a également mis en avant son expérience acquise à la tête du Sénégal ainsi que les responsabilités qu’il a exercées au sein des instances africaines et internationales. Selon lui, ce parcours lui confère une connaissance des enjeux mondiaux et des réalités des différentes régions, un atout pour conduire l’Organisation dans un contexte international marqué par de multiples défis.

Estimant que les Nations unies doivent s’adapter aux évolutions du monde tout en préservant les principes de la Charte, Macky Sall a assuré être prêt à mettre son expérience au service de l’institution si les États membres lui accordent leur confiance lors du processus de désignation du prochain Secrétaire général.

L’élection du futur Secrétaire général des Nations unies constitue une étape importante pour l’Organisation, appelée à renforcer son rôle face aux crises internationales et aux attentes croissantes de la communauté internationale en matière de paix, de sécurité, de gouvernance et de développement.

Par Pascal Kabeya
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À la UneMonde

Moyen-Orient : tensions persistantes malgré des discussions sur le détroit d’Ormuz

by admin9775 26 juillet 2026
written by admin9775

Le Moyen-Orient demeure marqué par une forte instabilité, malgré des discussions engagées entre l’Iran et Oman sur la gestion du détroit d’Ormuz, l’un des principaux axes du commerce mondial des hydrocarbures.

Selon les autorités iraniennes, des progrès auraient été enregistrés lors des échanges menés avec Mascate afin de favoriser une désescalade dans cette zone maritime stratégique. Ces discussions interviennent dans un contexte de tensions persistantes après les affrontements ayant opposé ces dernières semaines l’Iran et les États-Unis.

Parallèlement aux initiatives diplomatiques, la situation militaire reste particulièrement volatile. Au Yémen, les rebelles houthis ont revendiqué de nouvelles attaques contre des installations situées en Arabie saoudite. En réaction, la coalition conduite par Riyad affirme avoir ciblé plusieurs positions militaires des Houthis, notamment dans la région de Hodeïda, accusée d’abriter des infrastructures utilisées pour des opérations contre la navigation en mer Rouge.

Les Houthis ont également annoncé avoir abattu un drone de reconnaissance saoudien, affirmant qu’il effectuait des « opérations hostiles » au-dessus du territoire yéménite.

Dans le Golfe, les Gardiens de la Révolution iraniens ont indiqué avoir intercepté plusieurs navires tentant de franchir le détroit d’Ormuz après des tirs de semonce. Cette annonce intervient alors que la sécurité de cette voie maritime continue de susciter de vives inquiétudes au sein de la communauté internationale.

Sur le front diplomatique, Téhéran affirme avoir suspendu certaines de ses opérations militaires après l’arrêt des bombardements américains contre son territoire. Le porte-parole de l’armée iranienne, Mohammad Akraminia, a déclaré que la stratégie de son pays reposait sur le principe de la « riposte », précisant que l’Iran avait interrompu ses actions en réponse à la cessation des frappes américaines.

Les autorités iraniennes ont toutefois averti qu’une reprise des bombardements américains pourrait entraîner un élargissement du conflit à l’ensemble de la région. Ces déclarations interviennent alors que le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahu, doit se rendre prochainement à Washington.

Dans le même temps, l’armée libanaise accuse Israël de poursuivre ses opérations militaires dans le sud du Liban, estimant que ces actions compliquent le déploiement de ses forces conformément à l’accord de cessez-le-feu conclu en juin sous médiation américaine.

Selon l’armée libanaise, plusieurs localités du sud du pays continuent d’être la cible de frappes et de destructions, malgré les engagements pris par les parties.

De son côté, l’Iran réaffirme son soutien aux Houthis et réclame la levée du blocus imposé au Yémen depuis plusieurs années. Les rebelles yéménites poursuivent leurs attaques contre des installations énergétiques et militaires saoudiennes, alimentant les craintes d’une nouvelle escalade régionale.

Par ailleurs, plusieurs médias internationaux rapportent que les États-Unis auraient procédé à un repositionnement de certains moyens militaires dans la région afin de limiter leur exposition à d’éventuelles attaques de missiles ou de drones. Ces informations n’ont toutefois pas fait l’objet d’une confirmation officielle de la part de Washington.

Alors que les initiatives diplomatiques se poursuivent autour du détroit d’Ormuz, les affrontements indirects entre l’Iran, ses alliés régionaux et leurs adversaires continuent de faire peser une forte incertitude sur la stabilité du Moyen-Orient. Les prochains jours seront déterminants pour savoir si les discussions engagées permettront une véritable désescalade ou si la région s’orientera vers un nouvel épisode de confrontation.

RFI

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À la UnePolitique

Bob Kabamba Kazadi : « Le recours aux armes est devenu le péché originel du système politique congolais »

by admin9775 26 juillet 2026
written by admin9775

Le politologue congolais Bob Kabamba Kazadi estime que le recours aux armes s’est progressivement imposé comme l’un des principaux modes d’accès au pouvoir et de règlement des crises en République démocratique du Congo. Selon lui, cette logique, enracinée depuis les premières années de l’indépendance, continue d’alimenter les conflits et de fragiliser les institutions du pays.

Intervenant lors d’un échange sur la plateforme X Spaces avec le journaliste Stanis, consacré au cycle récurrent des rébellions et des négociations politiques en RDC, l’universitaire a qualifié cette pratique de « péché originel » du système politique congolais.

Selon Bob Kabamba Kazadi, de nombreux mouvements armés ont, au fil des décennies, considéré la lutte armée comme le moyen le plus efficace pour obtenir une reconnaissance politique et accéder aux négociations. Il cite notamment les pourparlers de Sun City, au début des années 2000, au cours desquels certains acteurs exclus du processus auraient choisi les armes afin d’obtenir une place à la table des discussions.

Pour le politologue, cette dynamique a durablement marqué la gouvernance du pays. À ses yeux, le recours à la violence a souvent été récompensé par une intégration dans les institutions plutôt que sanctionné, créant un précédent qui continue d’influencer les comportements des acteurs politico-militaires.

Une armée fragilisée par les intégrations successives

Bob Kabamba Kazadi estime que cette logique s’est également traduite dans les différentes réformes des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC). Selon lui, plusieurs responsables de groupes armés ont été intégrés dans l’armée en bénéficiant directement de grades élevés.

« On a créé des généraux sans troupe, tandis que leurs combattants continuaient parfois d’opérer sur le terrain », a-t-il affirmé, estimant que ces intégrations successives ont contribué à fragiliser la professionnalisation de l’armée congolaise.

À ses yeux, ces arrangements politiques ont souvent privilégié la recherche d’une paix immédiate au détriment d’une réforme durable du secteur de la sécurité.

La paix privilégiée au détriment de la justice

Le professeur s’est également exprimé sur la question de la lutte contre l’impunité. Selon lui, les autorités congolaises, avec l’appui d’une partie de la communauté internationale, ont régulièrement privilégié les compromis politiques afin de mettre un terme aux conflits, au détriment des poursuites judiciaires contre les auteurs présumés de crimes.

Il évoque notamment le fonctionnement de la Cour pénale internationale (CPI), rappelant que certaines procédures peuvent être suspendues ou ralenties lorsque des processus de paix sont en cours.

Pour Bob Kabamba Kazadi, cette approche nourrit un sentiment d’impunité et renforce l’idée que la violence peut constituer un moyen d’accéder au pouvoir ou d’obtenir des avantages politiques.

Une critique du traitement des violations des droits humains

Le politologue souligne également que les débats sur la justice restent marqués par des accusations de « deux poids, deux mesures ». Il rappelle que plusieurs rapports nationaux et internationaux ont documenté des violations des droits humains imputées aussi bien à certains groupes armés qu’à des éléments des forces gouvernementales.

Selon lui, une paix durable ne pourra être consolidée qu’à travers un équilibre entre les impératifs de stabilité politique, la réforme des institutions sécuritaires et la lutte contre l’impunité, afin de rompre avec un cycle de violences qui, depuis plusieurs décennies, continue de peser sur la vie politique congolaise.

Par Pascal Kabeya
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