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Éviction de Jules Alingete de l’IGF : Un coup dur pour la lutte contre la corruption en RDC

by admin9775 9 mai 2025
written by admin9775

L’Observatoire de la Dépense Publique (ODEP) a révélé, dans un communiqué publié le 9 mai 2025, les dessous de l’éviction de Jules Alingete de son poste d’Inspecteur Général des Finances. Cette décision, officialisée par une ordonnance présidentielle, marque la fin d’un mandat marqué par une lutte acharnée contre la corruption, mais aussi par des tensions politiques liées à la gestion opaque des fonds publics.

Un départ sous le poids des antivaleurs

Selon l’ODEP, le limogeage d’Alingete serait la conséquence directe d’un système gangréné par la médiocrité, le tribalisme, la gabegie et la corruption. Les derniers scandales en date, notamment ceux liés aux projets de forages et de lampadaires, auraient mis en lumière des détournements massifs, avec des fonds partagés avant même le début des travaux. Nicolas Kazadi, ancien ministre des Finances, est directement pointé du doigt pour son rôle dans ces malversations.

L’ODEP affirme que Kazadi, bien que déchargé de ses fonctions, aurait exercé un chantage sur le président Félix Tshisekedi en menaçant de révéler des dossiers compromettants. Face à cette pression, le chef de l’État aurait préféré sacrifier Alingete, dont les enquêtes risquaient d’ébranler davantage la stabilité du régime.

Un bilan contrasté à la tête de l’IGF

Nommé en juillet 2020, Jules Alingete a profondément transformé l’Inspection Générale des Finances, en faisant un rempart contre les abus et les détournements. Sous sa direction, l’IGF a dévoilé plusieurs scandales financiers, contribuant à une prise de conscience nationale sur l’urgence de moraliser la gestion publique.

Son approche rigoureuse et son engagement pour l’intérêt général lui ont valu des louanges, mais aussi des inimitiés au sein des cercles du pouvoir. Comme le souligne l’ODEP, son éviction symbolise la victoire temporaire des réseaux corrompus sur les principes d’intégrité et de transparence.

Quelles conséquences pour la gouvernance congolaise ?

Le départ d’Alingete pose une question cruciale : la RDC peut-elle continuer à progresser dans la lutte contre la corruption sans des figures intègres à la tête des institutions de contrôle ? Son éviction risque d’envoyer un signal décourageant aux acteurs anti-corruption et d’affaiblir les mécanismes de redevabilité.

L’ODEP appelle à une mobilisation collective pour préserver les acquis de son mandat. Parmi ses recommandations :

  1. Au président Tshisekedi : Garantir l’indépendance de l’IGF et engager des poursuites contre Nicolas Kazadi.
  2. À la communauté internationale : Suspendre les aides financières tant que des réformes structurelles ne sont pas mises en œuvre.
  3. Aux partenaires techniques : Exiger des audits indépendants sur la gestion des fonds publics depuis 2019.

Un combat qui doit continuer

L’héritage de Jules Alingete ne doit pas être réduit à une simple fonction, mais plutôt considéré comme un modèle de résistance face à la prédation étatique. Comme le rappelle l’ODEP, citant Nelson Mandela, le devoir d’un patriote ne s’arrête jamais – il se réinvente.

La RDC se trouve à un tournant : soit elle sombre davantage dans l’impunité, soit elle saisit cette crise comme une opportunité pour renforcer ses institutions. Le choix appartient désormais aux Congolais et à leurs partenaires de refuser la résignation et d’exiger une gouvernance vertueuse.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la Une

La RDC et l’Éthiopie renouvellent leur partenariat historique par un accord stratégique multidimensionnel

by admin9775 9 mai 2025
written by admin9775

Dans un contexte marqué par les défis sécuritaires à l’Est de la RDC et les enjeux de développement continental, la République Démocratique du Congo et l’Éthiopie ont officialisé ce mardi 6 mai 2025 à Addis-Abeba un nouvel accord de coopération bilatérale. Cette signature intervient alors que les deux pays, berceaux historiques du panafricanisme, cherchent à revitaliser leurs relations après une période de relative stagnation.

La cérémonie de signature, présidée par la Ministre d’État congolaise Thérèse Kayikwamba Wagner et son homologue éthiopien Gedion Timothewos Hessebon, marque un tournant dans les relations entre Kinshasa et Addis-Abeba. Cet accord complet couvre les domaines économique, technique, scientifique et culturel, créant un cadre institutionnel pour une coopération renforcée.

Cette avancée diplomatique s’inscrit dans la dynamique de la politique étrangère congolaise qui, depuis le début de l’année, multiplie les initiatives pour consolider ses partenariats africains. Elle fait suite à plusieurs missions régionales de la Ministre Wagner, notamment en Afrique du Sud, en Tanzanie et au Burundi, où avaient été abordées les questions de sécurité régionale et de gestion des réfugiés.

La visite officielle de la délégation congolaise, débutée le 5 mai, a permis des échanges approfondis avec les autorités éthiopiennes et une rencontre avec le nouveau Président de la Commission de l’Union Africaine. Ces discussions ont mis en lumière les complémentarités entre les deux économies, particulièrement dans les secteurs minier, agricole et des infrastructures.

Sur le plan historique, cet accord actualise un partenariat vieux de six décennies, remontant aux premières années des indépendances africaines. Il intervient à un moment où les deux pays jouent un rôle croissant dans les équilibres régionaux, l’Éthiopie comme puissance économique de la Corne de l’Afrique et la RDC comme pivot central du continent.

Les observateurs voient dans cet accord le potentiel de créer des synergies importantes, notamment dans le cadre de la Zone de Libre-Échange Continentale Africaine (ZLECAf). Il pourrait également faciliter les échanges universitaires et le transfert de technologies, dans un contexte où les deux nations cherchent à diversifier leurs économies.

La mise en œuvre de cet accord sera suivie de près, avec l’établissement prochain de mécanismes de suivi conjoints. Pour la RDC en particulier, ce partenariat stratégique représente une nouvelle ouverture vers l’Est africain, complétant ainsi son réseau d’alliances régionales.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la UneSport

La RDC se qualifie pour les quarts de finale du CAN U20 malgré sa défaite face au Sénégal

by admin9775 9 mai 2025
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La République démocratique du Congo (RDC) s’est qualifiée pour les quarts de finale de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) des moins de 20 ans, édition 2025, en tant que l’un des deux meilleurs troisièmes de groupe, malgré sa défaite 0-2 contre le Sénégal, jeudi à Suez, en Égypte.

Tenants du titre, les Lionceaux du Sénégal ont confirmé leur statut en maîtrisant la rencontre face aux jeunes Léopards. Cheik Tidiane Thiam a ouvert le score dès la 11ème minute, avant qu’Ibrahim Dieng ne scelle la victoire sur penalty à la 87ème minute. Malgré cette défaite, la RDC a pu se maintenir dans la compétition grâce à ses quatre points accumulés en phase de groupes.

Le Ghana s’impose, la Centrafrique éliminée
Dans l’autre match du groupe C, le Ghana a battu la République centrafricaine (1-0) grâce à un but de Joseph Opoku à la 84ème minute. Cette victoire permet aux Ghanéens de terminer en tête du groupe avec sept points, devant le Sénégal (4 pts), la RDC (4 pts) et la Centrafrique (1 pt).

La Tunisie éliminée, la RDC profite du scénario
La qualification congolaise a été facilitée par la défaite de la Tunisie face au Maroc (1-3) la veille, ce qui a permis aux Léopards de devancer les Tunisiens au classement des meilleurs troisièmes.

Prochain défi : affronter le leader du groupe A


En quarts de finale, la RDC pourrait tomber face au premier du groupe A, composé de l’Égypte, du Nigeria, du Mozambique et du Soudan. Les jeunes Congolais devront relever leur niveau s’ils veulent continuer leur parcours dans cette compétition.

Malgré une performance mitigée en phase de groupes, l’équipe de la RDC conserve ses chances de briller dans cette CAN U20. Les supporters congolais espèrent un sursaut pour les prochains matches.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la UneEconomie

La situation macroéconomique reste stable malgré les pressions internes (Communiqué)

by admin9775 9 mai 2025
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La situation macroéconomique de la République démocratique du Congo est restée stable malgré les pressions internes et externes, a indiqué mercredi au cours de la réunion de conjoncture économique, le vice-Premier ministre en charge de l’Economie nationale, rapporte un communiqué parvenu jeudi à l’ACP.

« Le cadre macroéconomique demeure stable, malgré les pressions internes et externes. Qu’il s’agisse du niveau des prises intérieures, qu’il s’agisse du marché de change, qui est resté stable depuis plusieurs mois », a déclaré, Daniel Mukoko, Vice-Premier ministre en charge de l’Economie nationale, cité dans le communiqué.

Selon la source, cette stabilité des indicateurs du cadre macro-économique s’observe tant au niveau des prix intérieurs que du marché de change. 

Ce document indique que le gouvernement s’est dit déterminé à trouver des solutions afin que ces bons résultats enregistrés sur le plan économique se reflètent dans le quotidien de la population. 

Le gouvernement annonce le lancement d’un pacte de résilience pour le développement urbain

Le Gouvernement a annoncé le lancement d’un pacte de résilience pour le développement urbain, la sécurité alimentaire et la production locale.

«  Nous avons convenu, sous la présidence de Mme  la Première Ministre, Judith Suminwa, de mettre en place un pacte de résilience pour que, le plus rapidement possible, nous ayons un paquet d’investissements qui permet d’agir sur la situation spécifique de la ville de Kinshasa en termes de la lutte contre les embouteillages, de l’assainissement et de la facilitation de la mobilité dans la ville, mais également en termes de la sécurité alimentaire pour l’ensemble du territoire national, sur des produits agricoles prioritaires, qui ont été déjà définis dans le Plan National Stratégique de Développement (PNSD) : c’est le maïs, le riz, la volaille », a fait savoir le ministre de l’économie nationale cité par le communiqué.

Selon ce document, le Vice-premier ministre en charge de l’Economie a expliqué qu’il va s’agir de faire un pacte de résilience qui va permettre d’allier cette question de la production agricole et pêche et élevage avec le désenclavement des zones rurales, et le tout sous le couvert du programme phare du Gouvernement, qui reste le PDL-145T, programme conforme à la vision du Président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo pour le bien- être du peuple et le développement du pays. 

« Nous allons donc produire la semaine prochaine ce pacte de résilience qui va permettre donc d’allier la bonne santé avec l’amélioration progressive des conditions de vie de nos concitoyens », rapporte le communiqué.

Depuis le début de cette année marquée par les effets négatifs de la crise dans l’Est du pays, le Gouvernement Suminwa multiple les efforts pour maintenir les principaux indicateurs macroéconomiques stables au pays, et le résultat obtenu témoigne de la justesse de la politique menée jusque-là. Le pacte de résilience dont les détails seront dévoilés la semaine prochaine, est une réponse de la Première ministre et son équipe aux préoccupations soulevées par la population pour l’amélioration de leurs conditions de vies. 

Cette réunion de conjoncture présidée par la Première ministre Judith Suminwa a connu la participation du Vice-premier ministre en charge de l’Economie nationale et des autres membres du gouvernement, à savoir les ministres du Budget, du Portefeuille, du  Commerce extérieur, du Travail ainsi que de Mme la gouverneure de la Banque centrale du Congo (BCC).

ACP

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À la Une

Le Rwanda, nouvelle terre d’exil envisagée par les États-Unis pour leurs migrants expulsés

by admin9775 9 mai 2025
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Les États-Unis discutent avec le Rwanda d’un accord pour y relocaliser certains migrants expulsés. Kigali, déjà contactée pour des projets similaires par Londres et Copenhague, s’affirme comme un partenaire stratégique dans l’externalisation des politiques migratoires occidentales. Des accords qui soulèvent des inquiétudes quant au respect du droit d’asile et du principe de non-refoulement.

Le Rwanda, nouvelle terre d’exil pour les migrants expulsés des États-Unis ? C’est ce que prévoit un accord en cours de négociation entre Washington et Kigali, dont le ministre des Affaires étrangères rwandais, Olivier Nduhungirehe a confirmé l’existence, lundi 5 mai, précisant que les pourparlers étaient pour l’heure à un stade préliminaire. « Je ne m’étendrai pas sur les détails de ce qui est en train d’être discuté ».

Depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche, Washington veut accélérer les expulsions et négocie des arrangements pour envoyer des migrants vers des pays-tiers. En avril dernier, l’accord conclu avec le Salvador avait été vivement critiqué, un migrant salvadorien vivant dans l’État du Maryland et marié à une Américaine ayant été arrêté et expulsé par erreur vers le Salvador aux côtés de plus de 200 membres présumés du gang vénézuélien Tren de Aragua.

De son côté, le Rwanda n’en est pas non plus à son coup d’essai. Sous la présidence de Paul Kagame, de pareils accords d’accueil de migrants ont été en pourparlers avec le Royaume-Uni ou encore le Danemark. Une tendance à externaliser le traitement des demandes d’asile vers des pays tiers, dont certains acteurs humanitaires soulignent les risques juridiques et les atteintes possibles aux droits fondamentaux.

Des précédents controversés

« Nous ne sommes impliqués ni dans l’achat ni dans la vente de personnes, ni avec le Royaume-Uni ni avec qui que ce soit. C’est simplement un problème qui doit être résolu et le Rwanda est prêt à apporter son aide », déclarait le président rwandais Paul Kagame en 2022 à la télévision d’État, défendant des projets visant à envoyer des migrants au Rwanda.

Interrogé sur l’accord avec les États-Unis selon lequel le Rwanda pourrait accueillir des migrants auquel l’asile américain a été refusé mais qui ne pourraient pas être renvoyés dans leur pays d’origine par crainte de persécution, le ministre rwandais des Affaires étrangères rappelait lundi qu' »un tel accord n’est pas nouveau pour le Rwanda ». Le pays a en effet suscité l’attention internationale et une certaine indignation l’an dernier en acceptant d’accueillir les demandeurs d’asile britannique déboutés.

Élaboré à partir d’avril 2022 par le gouvernement de Boris Johnson (et poursuivi par ses successeurs), après un naufrage très meurtrier dans la Manche, le plan avait finalement échoué, censuré par le Premier ministre britannique Keir Starmer à l’arrivée au pouvoir du nouveau gouvernement travailliste.

Plus anciennement encore, le Rwanda avait également étudié la possibilité d’un accord migratoire avec le Danemark. En 2021, le pays européen avait adopté une loi visant à traiter les demandes d’asile hors d’Europe. Un programme de transfert des demandeurs d’asile arrivant au Danemark vers le Rwanda est alors envisagé, avec la possibilité de s’installer au Rwanda.

« Le système mondial actuel d’asile et de migration est dysfonctionnel et une nouvelle approche est nécessaire », affirmaient dans une déclaration conjointe les ministres rwandais et danois des Affaires étrangères. Accusé de se décharger de ses responsabilité en matière de protection des réfugiés, le Danemark suspend le projet au profit d’une réflexion avec d’autres pays de l’Union européenne autour d’une solution régionale.

Violation du non-refoulement

A drop house raid yielded several suspected illegal immigrants on April 29, 2010, in Phoenix. Northwestern University political science professor Jacqueline Stevens says some of the nearly 400,000 people deported during the past fiscal year weren’t illegal immigrants.

Plus largement, ces accords reflèteraient selon Carlos Mureithi, correspondant du Guardian en Afrique de l’Est, une stratégie plus large du Rwanda pour s’aligner sur les politiques anti-migration occidentales et attirer un soutien financier.

Les médias locaux au Rwanda ont suggéré que les États-Unis financeraient probablement un programme visant à intégrer les migrants dans la société par le biais d’allocations et d’initiatives d’aide à l’emploi.

Outre la question migratoire, Kigali et Washington sont en contact sur le dossier de la résolution du conflit dans l’est de la RD Congo. Fin avril, Rwanda et RD Congo ont signé une déclaration de principe en présence du secrétaire d’État américain, Marco Rubio.

Mais ces deux dossiers sont bien distincts, assure le ministre rwandais des Affaires étrangères, qui ajoute que les discussions sur l’envoi de migrants par Washington ne pèseront pas sur un éventuel soutien américain. « C’est une question purement bilatérale qui n’a rien à voir avec le conflit à l’est de la RD Congo. »

Outre-Atlantique, le département d’État américain se refuse à commenter l’accord en discussion avec son allié africain, mais déclare que l’engagement avec les gouvernements étrangers est un élément important de la politique du gouvernement visant à dissuader l’immigration illégale.

Récemment, des organisations de défense des droits humains, telle que Human Rights Watch (HRW), ont critiqué ces politiques, soulignant qu’elles compromettraient le droit des individus à demander l’asile et pouvait conduire à des violations du principe de « non-refoulement », qui interdit le renvoi de personnes vers des pays où elles risquent des persécutions.

Des décisions judiciaires ont par ailleurs limité la capacité de l’administration Trump à expulser rapidement des migrants détenus à Guantanamo Bay vers des pays tiers sans procédure régulière, soulignant l’importance de garantir les droits fondamentaux des migrants.

Selon le Rwanda, bien qu’il soit l’un des pays les plus densément peuplés d’Afrique, il dispose de la capacité nécessaire pour contribuer à atténuer ce que de nombreux pays d’Europe – et les États-Unis – considèrent comme un problème croissant de migrants indésirables.

Pays tiers, pays « sûrs » ?

En 2022, Ismael Buchanan, maître de conférences en sciences politiques à l’Université du Rwanda, défendait auprès de l’agence de presse turque Anadolu la décision de Kigali d’accueillir des migrants provenant d’autres pays, estimant cette décision de « pas surprenante, compte tenu de son historique d’accueil de personnes fuyant les conflits du monde entier ».

Cependant, des organisations de défense des droits humains expriment des inquiétudes quant à la capacité du Rwanda à garantir la sécurité et les droits des migrants.

Dans le cadre du projet avorté entre le Royaume-Uni et le Rwanda, des experts avaient déjà exprimé leurs préoccupations quant à l’éthique de tels accords.

« L’accord entre le Royaume-Uni et le Rwanda pourrait être remis en cause en vertu du principe international de non-refoulement qui interdit l’envoi de réfugiés dans un pays où ils seraient ‘exposés à la torture, à des traitements ou peines cruels, inhumains ou dégradants ou à d’autres préjudices irréparables' », analysait à l’époque auprès de The Africa Report, la docteure Niovi Vavoula, experte en migration à la Queen Mary School of Law de Londres.

Avant d’être définitivement abandonné, le projet avait été bloqué par de multiples recours en justice, dont un avis de la Cour suprême britannique qui, en 2023, avait prononcé l’illégalité du projet, estimant que le Rwanda n’était pas un pays « sûr » pour les demandeurs d’asile.

Évoquant notamment des cas de refus d’accès au système d’asile rwandais et d’expulsions de force vers d’autres pays, ou de menaces de refoulement vers le pays d’origine, la Cour suprême britannique avait, dans son arrêt [articles 86 et 87], attiré l’attention sur ce que HRW qualifiait alors de « piètre bilan en matière de droits de l’homme ».

Lundi, le New York Times révélait que l’administration Trump envisageait désormais la Libye comme destination pour des migrants expulsés des États-Unis. Une option de nouveau vivement critiquée par HRW et Amnesty International, qui ont documenté des violations graves des droits humains dans les centres de détention pour migrants en Libye, incluant des cas de torture, de violences sexuelles et de détentions arbitraires.

FRANCE 24

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À la UneReligion

Léon XIV, nouveau pape élu: Robert Francis Prevost, un homme de synthèse modéré et premier pape américain

by admin9775 8 mai 2025
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Le cardinal américain Robert Francis Prevost a été élu pape ce 8 mai 2025. Il devient le 267e pape de l’Église catholique et est le premier pape originaire des États-Unis à accéder à ce rang.

L’Américain Robert Francis Prevost, 69 ans, devenu jeudi le premier pape originaire des États-Unis de l’Histoire, est un homme d’écoute et de synthèse, classé parmi les modérés, et connaissant autant le terrain que les rouages du Vatican. Un évêque « ne doit pas être un petit prince assis en son royaume, il doit être proche du peuple qu’il sert et marcher avec lui, souffrir avec lui », déclarait-il en 2024 au site internet Vatican News.

Créé cardinal en 2023 par François qui a porté son ascension au Vatican, il était avant son élection membre de sept dicastères (l’équivalent de ministères au Vatican). Robert Francis Prevost occupait notamment la tête du puissant dicastère des évêques, ce qui en faisait le conseiller du précédent pape sur les nominations des prélats.

François appréciait particulièrement cet homme souvent qualifié de discret et réservé, et qui s’est immergé des années durant dans les « périphéries », ces territoires éloignés ou délaissés jusqu’ici par l’Église. D’ascendance française, italienne et espagnole, le natif de Chicago a passé deux décennies au total au Pérou, où il a mené une œuvre missionnaire et est devenu archevêque-évêque émérite de Chiclayo, dans le nord du pays.

Mais il a aussi la réputation, au sein de la Curie, le gouvernement du Vatican, d’être un modéré capable de concilier des points de vue divergents. Les vaticanistes en avaient fait leur favori parmi les cardinaux américains en amont de l’élection, sur la base de son expérience du terrain, sa vision globale et sa capacité à naviguer au sein de la bureaucratie vaticane.

Le moins Américain des Américains

Le quotidien italien La Repubblica l’avait décrit comme « le moins Américain des Américains » en raison de son ton modéré. Sa connaissance profonde du droit canon l’a aussi rendu rassurant aux yeux des cardinaux conservateurs aspirant à une attention plus grande portée à la théologie.

Après la mort de François, il avait affirmé qu’il y avait « encore beaucoup à faire » au sein de l’Église. « Nous ne pouvons pas nous arrêter, nous ne pouvons pas revenir en arrière. Nous devons voir ce que l’Esprit Saint veut pour l’Église d’aujourd’hui et de demain, parce que le monde d’aujourd’hui, dans lequel vit l’Église, n’est pas le même que le monde d’il y a dix ou vingt ans », avait-il affirmé en avril. « Le message est toujours le même (…) mais le moyen d’atteindre les gens d’aujourd’hui, les jeunes, les pauvres, les politiques, est différent », avait-il estimé.

Le cardinal Robert Francis Prevost, préfet du dicastère pour les évêques, pose pour une photo à la fin du consistoire où le pape François a élevé 21 nouveaux cardinaux sur la place Saint-Pierre au Vatican, le 30 septembre 2023.
Le cardinal Robert Francis Prevost, préfet du dicastère pour les évêques, pose pour une photo à la fin du consistoire où le pape François a élevé 21 nouveaux cardinaux sur la place Saint-Pierre au Vatican, le 30 septembre 2023. AP – Riccardo De Luca

Né le 14 septembre 1955, Monseigneur Prevost étudie au petit séminaire de l’ordre de Saint-Augustin, dans lequel il entre en 1977. Licencié en théologie, il détient aussi un diplôme en mathématiques. Ordonné prêtre en 1982, il est deux ans plus tard envoyé comme missionnaire au Pérou, un pays où il restera de nombreuses années. Il revient à Chicago en 1999 comme supérieur provincial des Augustins du Midwest, puis prieur général en 2001.

En 2014, le pape François le nomme administrateur apostolique du diocèse de Chiclayo, dans le nord du Pérou. Monseigneur Prevost est nommé en 2023 préfet du puissant dicastère des évêques, l’une des fonctions les plus importantes du gouvernement du Vatican. À ce poste stratégique, il avait succédé au cardinal canadien Marc Ouellet, accusé d’agression sexuelle, et qui avait démissionné pour raison d’âge.

Monseigneur Prevost est également président de la Commission pontificale pour l’Amérique latine.

Le choix du nom Léon XIV, un choix « programmatique »

En choisissant le nom de Léon XIV, le cardinal Robert Francis Prevost prend la succession de son prédécesseur François, mais aussi du précédent Léon, Léon XIII, qui a été pape de 1878 à 1902. Pour Geneviève Delrue, ancienne journaliste à RFI, spécialiste des religions, le nom d’un pape est « programmatique ». « Quand [le pape François] a choisi le nom de François François, [en référence à] François d’Assise, cela va être le pape des pauvres, des déshérités de la terre, etc., et de l’environnement d’où on se souviendra, bien sûr, Laudato Si, sa fameuse encyclique sur l’environnement qui restera la grande encyclique de son pontificat », explique-t-elle.

« Léon XIV prend la succession en quelque sorte de Léon XIII. C’est le pape qui va faire l’encyclique, qui va publier l’encyclique Rerum Novarum, Des Choses nouvelles, en 1891, à un moment donné où le monde change, où il y a le monde ouvrier qui souffre. Donc, c’est une encyclique qui va poser la doctrine sociale de l’Église et Saint Pierre. Cette doctrine sociale, c’est-à-dire que l’Église intervient sur les questions de justice, sur les questions économiques. L’Église se préoccupe du monde de l’économie et à mon avis, ce choix donc de Léon XIV est un choix programmatique », estime Geneviève Delrue.

RFI

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À la UnePolitique

Vital Kamerhe demande une rencontre avec le président de la Cour constitutionnelle

by admin9775 8 mai 2025
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Les tensions entre les pouvoirs législatif et judiciaire s’intensifient dans l’affaire impliquant Augustin Matata Ponyo, député national et ancien Premier ministre. Lors de la séance plénière de l’Assemblée nationale ce mercredi 7 mai, le député Alfred Dibandi a interrogé le président Vital Kamerhe sur la nécessité de protéger les immunités parlementaires, critiquant une justice qui contournerait les prérogatives du Parlement.

En réponse, Vital Kamerhe a réaffirmé son engagement à défendre l’institution parlementaire et a annoncé son intention de rencontrer personnellement Dieudonné Kamuleta, président de la Cour constitutionnelle. Kamerhe a déclaré devant les députés : « Le Président de la Cour constitutionnelle devait me rencontrer, mais il ne l’a pas fait. Je vais donc me rendre vers lui. Il peut, au-delà de sa lettre, me fournir d’autres explications pour que je comprenne comment la Cour peut ignorer les immunités de l’honorable Matata. »

Pour justifier sa position, le président de l’Assemblée nationale a invoqué des précédents, notamment le cas du sénateur Salomon Kalonda, dont la procédure judiciaire avait été suspendue après la validation de son mandat. Il a également mentionné l’exemple de l’ancien président américain Donald Trump, soulignant que les immunités parlementaires et présidentielles sont des principes essentiels dans une démocratie.

Cependant, certains députés, comme Daniel Aselo (UDPS), ont émis des réserves, mettant en garde contre une possible ingérence dans un dossier judiciaire en cours. La majorité de l’Assemblée a toutefois soutenu Kamerhe, estimant qu’il agissait dans le cadre de sa mission de défense des droits du Parlement.

Cette affaire révèle un bras de fer institutionnel entre la justice, qui souhaite poursuivre Matata Ponyo pour des détournements présumés de fonds publics, et le Parlement, qui défend le respect des immunités constitutionnelles. La rencontre entre Kamerhe et Kamuleta pourrait être décisive dans l’issue de ce conflit, à la croisée du droit et de la politique.

La question de l’éthique politique en débat

Alors que les institutions se confrontent sur des questions procédurales, de nombreux citoyens s’interrogent sur le fond du problème : des dirigeants accusés de malversations peuvent-ils se protéger derrière leur statut ? L’affaire Matata Ponyo relance le débat sur l’équilibre entre immunités nécessaires et responsabilité des élus, dans un contexte où la lutte contre la corruption reste une attente majeure de la population.

La suite des événements montrera si les institutions congolaises parviennent à concilier le respect des règles démocratiques et l’exigence de justice, ou si cette affaire renforcera le sentiment d’impunité qui ébranle la confiance des citoyens envers leurs dirigeants.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la UnePolitique

Le gouvernement congolais entame une procédure de dissolution du PPRD 

by admin9775 8 mai 2025
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Les autorités congolaises ont franchi une nouvelle étape dans leur confrontation avec l’opposition en engageant une procédure de dissolution contre le Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie (PPRD), la formation politique de l’ancien président Joseph Kabila. Cette décision intervient quelques semaines après la suspension des activités du parti et révèle une escalade significative des tensions politiques.

Dans un courrier daté du 24 avril, le ministre de l’Intérieur Jacquemain Shabani a exposé les motifs de cette mesure radicale. Il accuse plusieurs figures du PPRD de s’être ralliées à l’AFC/M23, un mouvement considéré comme une menace pour la souveraineté nationale. Le ministre pointe également les déclarations publiques de Joseph Kabila, notamment une tribune publiée dans le Sunday Times sud-africain, qu’il interprète comme une tentative de disculper le M23 des atrocités commises en RDC.

Parallèlement, le gouvernement a ouvert un front judiciaire contre l’ancien chef de l’État. Joseph Kabila, qui occupe un siège de sénateur à vie, est accusé de trahison, crimes de guerre et crimes contre l’humanité pour son implication présumée dans le soutien à l’AFC, décrite comme la branche politique du M23. Une demande officielle de levée de son immunité parlementaire a été transmise au Sénat le 30 avril, préalable nécessaire à toute poursuite pénale.

Cette offensive politique et judiciaire survient dans un contexte de fortes tensions entre le pouvoir actuel et l’ancien régime. La procédure de dissolution du principal parti d’opposition et les graves accusations portées contre l’ex-président marquent un tournant dans la vie politique congolaise. L’issue de cette crise dépendra notamment de la décision du Sénat concernant l’immunité de Joseph Kabila, alors que le pays fait face à une situation sécuritaire préoccupante dans ses provinces orientales.

La communauté politique nationale et internationale attend désormais les réactions des soutiens de l’ancien président et observe avec attention les développements d’une affaire qui pourrait profondément influencer l’équilibre politique en République Démocratique du Congo.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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Ligue des champions: le PSG dompte Arsenal et défiera l’Inter Milan en finale

by admin9775 8 mai 2025
written by admin9775

Le Paris Saint-Germain va disputer sa deuxième finale de Ligue des champions après avoir éliminé Arsenal mercredi au Parc des Princes (2-1). Les Parisiens feront face à l’Inter Milan, le 31 mai prochain à Munich.

Le Paris Saint-Germain continue de rêver plus grand et d’un destin qui pourrait l’amener à un sommet jamais atteint : remporter enfin la Ligue des champions. Le club parisien aura l’occasion de devenir le deuxième club français à soulever la » Coupe aux grandes oreilles » le 31 mai prochain à Munich face à l’Inter, vainqueur mardi du Barça.

Paris a su honorer son rendez-vous avec l’histoire et avec ses supporters, montrant également qu’il avait beaucoup grandi, un an après avoir perdu contre Dortmund à ce même stade de la compétition. Cette demi-finale retour, disputée pendant les 70 premières minutes sans Ousmane Dembélé le seul buteur du match aller, a révélé un PSG qui a su souffrir un moment pour faire mal quand l’occasion s’est présentée.

Donnarumma en sauveur

Car, pour une équipe qui sait et aime monopoliser le ballon, il a fallu être solide, savoir courber l’échine pendant le premier quart d’enfer d’Arsenal. Les Londoniens sont en effet rentrés dans le match avec autorité et détermination, poussant les Parisiens à concéder trois grosses occasions, dont un sauvetage quasi miraculeux de Gianluigi Donnarumma (8e).

Mais Paris sait faire mal aussi quand il en a l’opportunité et Kvaratskhelia tempère les ardeurs des joueurs d’Arsenal en trouvant le poteau de Raya. Arsenal a peut-être laissé passer sa chance. Car les hommes Luis Henrique ouvrent le score sur une belle reprise du gauche de Fabian Ruiz à la réception d’un corner mal dégagé par Partey (27e).

Paris est devant et mène 2-0 sur l’ensemble des deux confrontations. Marquinhos et ses amis sont mieux dans le match, gagnent plus de ballons au milieu, sortent mieux du pressing adverse et surtout peuvent compter sur un Gianluigi Donnarumma des grands soirs. Le portier italien empêche les Londoniens de revenir dans le match à l’heure de jeu en allant chercher dans sa lucarne une belle frappe de Bukayo Saka (64e).

Saka en vain

Deux minutes plus tard, l’arbitre, averti par la VAR, siffle un penalty pour une faute de main du défenseur londonien Lewis-Skelly. L’occasion est belle pour les Parisiens, mais Vitinha échoue face à Raya.

Pas le temps de douter cependant avec Ousmane Dembélé qui rentre et sert dans la surface Achraf Hakimi qui enfonce Arsenal (72e). La veille, le défenseur marocain, finaliste du prix Marc-Vivien Foé avait demandé à ses supporters de faire du bruit. Il les a entendus crier leur bonheur.

Arsenal parvient à réduire le score par Saka au bout d’une énième tentative (76e). Très peu pour faire douter les Parisiens et leurs supporters qui pouvaient enfin crier leur bonheur et fêter leur qualification en finale de la Ligue des champions. D’ici au 31 mai, ils auront le temps de rêver d’une première étoile.

RFI

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8 mai 2025 0 comments
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À la UneSociété

Christophe Bitasimwa Bahii nommé à la tête de l’Inspection Générale des Finances

by admin9775 8 mai 2025
written by admin9775

Le président de la République a procédé ce mercredi 7 mai 2025 à un remaniement à la tête de l’Inspection Générale des Finances (IGF). Par ordonnance présidentielle diffusée sur la RTNC, Christophe Bitasimwa Bahii a été désigné comme nouveau Inspecteur Général des Finances, prenant la suite de Jules Alingete qui part à la retraite. Emmanuel Tshibingu Nsenga a quant à lui été nommé Inspecteur Général Adjoint.

Le nouveau patron de l’IGF est un économiste chevronné doté d’un solide parcours académique et professionnel. Docteur en économie et titulaire d’un DEA en économie et développement obtenu à l’Université Catholique du Congo, Christophe Bitasimwa Bahii cumule une riche expérience dans plusieurs structures publiques et parapubliques. Il partage également son savoir en enseignant les finances publiques et l’économie dans plusieurs établissements d’enseignement supérieur du pays. Avant sa nomination, il dirigeait les brigades des provinces et entités territoriales au sein de l’IGF, ce qui lui a permis d’acquérir une connaissance approfondie du terrain.

L’Inspection Générale des Finances, institution clé dans le contrôle des deniers publics, conserve ses missions fondamentales de contrôle des opérations financières de l’État, des entités décentralisées, des établissements publics et de tout organisme bénéficiant de fonds publics. Elle peut intervenir soit sur signalement de fraude, soit à la demande des autorités compétentes. Pour son fonctionnement, l’IGF dispose non seulement de son budget propre mais bénéficie également de 10% des pénalités recouvrées, montants destinés à ses investissements opérationnels.

Cette nomination intervient dans un contexte où la transparence financière et la bonne gouvernance constituent des enjeux majeurs pour le pays. Christophe Bitasimwa Bahii, reconnu pour son expertise et son intégrité, aura pour mission de renforcer les contrôles et d’assurer une gestion plus efficace des fonds publics. Les observateurs s’attendent à ce que le nouveau duo à la tête de l’IGF impulse une nouvelle dynamique à cette institution essentielle pour la lutte contre les détournements et l’amélioration de la gestion des finances publiques en République Démocratique du Congo.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
CONGO PUB Online

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