La 39ᵉ Assemblée générale des chefs d’État et de gouvernement de l’Union africaine s’est ouverte ce samedi 14 février 2026 à Addis-Abeba, en Éthiopie, en présence de plusieurs dirigeants du continent, dont le Président de la République démocratique du Congo, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo.
Ce sommet continental a été marqué par une transition majeure à la tête de l’organisation. Le président angolais João Manuel Gonçalves Lourenço a officiellement transmis la présidence tournante de l’UA à son homologue burundais, Évariste Ndayishimiye, pour un mandat d’un an, courant jusqu’en février 2027.
Un passage de témoin hautement symbolique
La cérémonie de passation, empreinte de solennité, a constitué l’un des moments forts de cette 39ᵉ session, qui réunit les chefs d’État africains autour des défis majeurs du continent : paix et sécurité, intégration économique, gouvernance et développement durable.
Dans son allocution d’adieu, João Lourenço a salué la solidarité entre États membres et encouragé son successeur à poursuivre la dynamique des « solutions africaines aux problèmes africains ». Il a également assuré le président burundais du soutien constant de l’Angola dans l’exercice de son mandat, traduisant une volonté de continuité et de coopération renforcée au sein de l’organisation.
Un appel pressant à la paix et au respect des principes fondateurs

Prenant la parole en qualité de nouveau président en exercice, Évariste Ndayishimiye a insisté sur l’urgence de consolider la paix sur le continent, dans un contexte marqué par la recrudescence des ingérences extérieures, parfois sous forme de guerres par procuration et de captation illicite des ressources naturelles, notamment dans la région des Grands Lacs.
Il a appelé les États membres à demeurer fidèles aux principes consacrés par l’Acte constitutif de l’Union africaine : respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale, rejet du recours à la force pour modifier les frontières ou les équilibres politiques, et défense de la dignité humaine.
Le thème retenu cette année — « Garantir un approvisionnement durable en eau et des systèmes d’assainissement sûrs afin d’atteindre les objectifs de l’Agenda 2063 » — met également en lumière l’importance des enjeux liés au développement durable et au bien-être des populations africaines.
L’Angola en première ligne sur le dossier congolais
Cette transition intervient alors que l’Angola s’est récemment illustré par une intense activité diplomatique en faveur d’une accalmie dans l’est de la République démocratique du Congo.
Avant l’ouverture du sommet, Luanda a proposé un cessez-le-feu entre les parties en conflit, initiative acceptée par Kinshasa. L’entrée en vigueur de cet accord est prévue pour le mercredi 18 février, avec l’ambition d’ouvrir la voie à des solutions politiques durables face à la crise sécuritaire.
Dans cette dynamique, les autorités angolaises envisagent d’engager des consultations en vue de l’organisation d’un dialogue national inclusif, en complément des initiatives diplomatiques déjà soutenues par Washington et Doha.
Alors que le Burundi prend désormais les rênes de l’Union africaine, les attentes sont élevées. Entre consolidation de la paix dans les zones en crise et accélération du développement du continent, le mandat d’Évariste Ndayishimiye s’annonce déterminant pour l’avenir de l’organisation et pour l’Afrique tout entière.
Par Marius Bopenga
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