L’ancien président de l’Assemblée nationale de la République démocratique du Congo et actuel deuxième vice-président de cette chambre, Christophe Mboso, s’est prononcé dimanche à Kinshasa en faveur d’un changement de la Constitution congolaise.
S’exprimant devant ses partisans réunis dans un stade du centre-ouest de la capitale, le président de la Convention pour la République et la démocratie (CRD) a estimé que la loi fondamentale adoptée en 2006 peut être révisée, tout en soulignant que ce processus devrait intervenir à la fin du mandat du président Félix Tshisekedi.
« Lorsque cette Constitution a été rédigée et votée, j’y étais ! Nous allons la changer à la fin du mandat du président Félix Tshisekedi. Je peux vous rassurer que seule la parole de Dieu reste intouchable, mais pas un texte légiféré par les législateurs que nous sommes », a déclaré Christophe Mboso.
Une réforme envisagée à la fin du mandat présidentiel
Selon l’ancien président de l’Assemblée nationale, la modification de la Constitution dans son ensemble devrait intervenir d’ici la fin du mandat du chef de l’État.
Christophe Mboso a également affirmé que personne ne peut travestir le contenu de l’actuelle Constitution, tout en insistant sur le fait que sa révision n’est, selon lui, qu’une question de temps.
« Le président de la République a une majorité au Parlement. S’il faut changer cette Constitution, c’est juste une question de temps. Mais comme c’est la même Constitution qui lui donne mandat, nous allons la changer mais pas dans la précipitation. Nous allons revenir vers vous, le peuple », a-t-il indiqué.
Pour justifier cette perspective de réforme, le leader de la CRD a évoqué les dispositions de l’article 218 de la Constitution, qui encadre la procédure de révision constitutionnelle en République démocratique du Congo.
Lors de cette rencontre politique, Christophe Mboso a également appelé ses partisans à prier chaque jour pour le président Félix Tshisekedi, saluant son action à la tête du pays.
Par Pascal Kabeya
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