De graves incidents ont éclaté au stade Tata Raphaël, à Kinshasa, lors de la rencontre opposant l’AS V.Club aux Aigles du Congo, provoquant l’interruption du match dans une atmosphère de forte tension et de violences.
Alors que les deux équipes étaient à égalité (1-1), la rencontre a basculé dans le chaos à la 87e minute après une décision arbitrale vivement contestée par une partie des supporters de V.Club.
Au cœur de la polémique figure un but refusé au club vert et noir pour une position de hors-jeu jugée « imaginaire » par plusieurs supporters et observateurs. Selon les contestataires, l’attaquant Mpiana Monzinzi était en position régulière au départ de l’action et le but aurait dû être validé.
La frustration a rapidement dégénéré. Très remontés contre le corps arbitral, des supporters ont envahi la pelouse tandis que l’arbitre principal aurait été pris à partie. Les agents de sécurité, dépassés par l’ampleur des débordements, n’ont pas réussi à contenir la foule.
Des scènes de violence ont été enregistrées dans plusieurs zones du stade. Des dégâts matériels importants ont été signalés à l’intérieur de l’enceinte sportive.

Selon les premières informations, des joueurs, membres du staff technique, dirigeants ainsi que des supporters des Aigles du Congo figureraient parmi les personnes affectées par ces incidents.
Face à l’impossibilité de garantir la sécurité des acteurs présents, la rencontre n’a pas pu reprendre et a été définitivement interrompue.
Dans la foulée, la Ligue nationale de football (Linafoot) a annoncé la suspension du résultat du match V.Club – Aigles du Congo, en attendant les conclusions des instances compétentes.
Cette nouvelle flambée de violences dans un stade congolais ravive le débat sur la sécurité dans les compétitions sportives nationales, notamment lors des rencontres à forte affluence.
Au sein de l’opinion sportive, plusieurs voix réclament désormais des sanctions exemplaires. Certains observateurs appellent à des mesures disciplinaires sévères, incluant d’éventuelles amendes, des huis clos ou d’autres sanctions sportives afin de lutter contre la répétition des violences dans les stades.
Les autorités sportives devraient se prononcer dans les prochaines heures sur les responsabilités des différentes parties impliquées ainsi que sur les suites disciplinaires à donner à ce dossier qui secoue déjà le football congolais.
« Trop, c’est trop », résument plusieurs supporters et acteurs du football congolais, qui demandent un renforcement urgent des dispositifs sécuritaires et une application rigoureuse des règlements pour préserver l’image du sport national.
Par Marius Bopenga
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