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afrique

À la UneAfrique

Ouganda : des familles enterrent les morts de l’attaque des ADF

by Sam's Londele 19 juin 2023

En Ouganda, des familles enterraient dimanche leurs morts dans l’Ouest du pays après le massacre perpétré par les milices armées ADF.

Les victimes, la plupart des élèves ont été surpris dans leurs sommeils par les terroristes, bilan au moins 41 morts. L’assaut a visé le lycée Lhubiriha à Mpondwe, qui se trouve à moins de deux kilomètres de la frontière avec la RDC, ou les forces démocratiques alliées sont accusées d’avoir tué des milliers de civils depuis les années 1990.

Les assaillants ont fui vers le parc des Virunga situé en territoire congolais, enlevant également six personnes après leur attaque meurtrière, selon l’armée et la police ougandaise qui ont promis de libérer ces otages.

Le président Yoweri Museveni a qualifié dimanche l’attaque d’acte « désespéré, lâche » et promis d’éliminer les responsables de cet assaut sanglant, le pire de ce type perpétré dans le pays depuis des années.

« L’ADF n’a pas l’intention de prendre le pouvoir, nous ne sommes pas à Kampala ici. Le pouvoir en Ouganda se trouve à Kampala, ici c’est Kasese. Maintenant, je ne connais pas les dirigeants de l’ADF, mais s’ils cherchent la présidence, elle est à Kampala, le président ne réside pas à Kasese, le président réside à Nakasero, et si vous voulez une référence spécifique, à la rue numéro 1, donc vous ne pouvez pas venir ici et tuer sans pitié nos citoyens innocents sans raison valable  » s’est indigné le député de Bukonzo West, Atkins Godfrey Katusabe.

L’Ouganda et la RDC ont lancé une offensive conjointe en 2021 pour chasser les ADF de leurs bastions congolais, mais ces opérations n’ont jusqu’à présent pas permis de mettre fin aux attaques du groupe. L’attaque vendredi contre le lycée Lhubiriha à Mpondwe est la plus meurtrière en Ouganda depuis le double attentat à Kampala en 2010 qui avait fait 76 morts lors d’une attaque sanglante revendiquée par le groupe islamiste des shebab, basé en Somalie.

AFRICA NEWS via CONGO PUB Online

19 juin 2023
À la UneAfrique

Nigeria : Tinubu suspend le chef anticorruption visé par une enquête

by Sam's Londele 15 juin 2023

Le président du Nigeria, Bola Tinubu, a suspendu le responsable de la lutte anticorruption dans le pays, visé par une enquête pour abus de pouvoir, a annoncé le gouvernement.

L’éviction du président de la Commission des crimes économiques et financiers (EFCC), Abdul Rasheed Bawa, est la seconde d’un haut responsable ordonnée par M. Tinubu depuis qu’il a pris ses fonctions le 29 mai en promettant des réformes économiques.

« Il a été ordonné à M. Bawa de transférer immédiatement la gestion des affaires de son bureau au directeur des opérations de la Commission, qui en aura la responsabilité jusqu’à la conclusion de l’enquête », a annoncé le gouvernement dans un communiqué publié mercredi soir.

Cette sanction a été prise en raison de « lourdes accusations d’abus de pouvoir contre lui », a-t-il ajouté sans les détailler. M. Bawa a ensuite été interrogé dans ce cadre par les services de sécurité et de renseignement de l’Etat, a précisé le gouvernement.

Sa suspension intervient juste après l’éviction et l’arrestation la semaine dernière du gouverneur de la Banque centrale du Nigeria, Godwin Emefiele, lui aussi dans le cadre d’une enquête. L’EFCC mène des enquêtes sur le blanchiment d’argent, les détournements de fonds et d’autres crimes financiers, y compris les escroqueries en ligne.

Le précédent président, Muhammadu Buhari, avait fait de la lutte contre la corruption l’un de ses chevaux de bataille lors de ses campagnes électorales de 2015 et 2019. Mais le Nigeria reste l’un des pays les plus corrompus au monde selon l’ONG spécialisée et de référence Transparency International.

Élu le 25 février à l’issu d’un scrutin contesté, M. Tinubu a promis des réformes pour sortir des difficultés financières la plus grande économie d’Afrique, et l’un des principaux producteurs de pétrole du continent.

Il a annoncé dès son entrée en fonction la fin des subventions sur le carburant, qui coûtaient à l’Etat des milliards d’euros selon des analystes, et l’obligeaient à emprunter massivement pour maintenir l’essence à des prix artificiellement bas.

Cette mesure a fait tripler les prix du carburant, entraînant une flambée des prix des transports et une hausse des prix des denrées alimentaires et de l’électricité pour de nombreux Nigérians utilisant des générateurs à essence.

Le rétablissement économique est l’un des nombreux défis qui attendent M. Tinubu, avec la lutte contre l’insécurité nourrie dans diverses régions du pays par des groupes djihadistes, des gangs lourdement armés ou des rebelles séparatistes.

AFRICA NEWS via CONGO PUB Online

15 juin 2023
À la UneAfrique

Kenya : des modérateurs de contenus poursuivent Meta

by Sam's Londele 15 juin 2023

Condamné fin mai en Europe sur la protection des données, le groupe Meta est attaqué sur un autre front au Kenya : le travail des modérateurs de contenus, employés de l’ombre chargés de retirer de Facebook les publications violentes et haineuses.

Trois plaintes

Au Kenya, trois plaintes visent Meta et la société californienne Sama, à qui le groupe propriétaire de Facebook, WhatsApp et Instagram a sous-traité la modération des contenus de son réseau social pour l’Afrique subsaharienne entre 2019 et 2023.

Deux ont été déposées par des modérateurs de contenus employés par Sama à Nairobi. Leur travail était de visionnner et retirer de Facebook les publications violentes, appelant à la haine ou propageant la désinformation.

Sollicitées par l’AFP, ni Sama ni Meta n’ont souhaité commenter les affaires en cours.

Une première plainte a été déposée en mai 2022 au Tribunal de l’emploi et des relations au travail par un Sud-Africain, Daniel Motaung.

Il dénonce des conditions de travail « inhumaines », des méthodes d’embauches trompeuses, des rémunérations irrégulières et insuffisantes ainsi que le manque de soutien psychologique face aux traumatismes causés par cette activité. Il affirme également avoir été licencié après avoir voulu former un syndicat.

L’affaire n’est pas encore jugée.

En mars, une deuxième plainte a été déposée par 184 autres employés affirmant avoir été indûment licenciés par Sama, qui a annoncé cesser son activité dans la modération de contenus. Ils demandent une compensation pour leurs salaires « insuffisants (pour) le risque auquel ils étaient exposés » et les « dommages causés à leur santé mentale ».

Dans l’attente d’un jugement sur le fond, ces licenciements ont été suspendus le 2 juin par le Tribunal de l’emploi, qui a ordonné à Meta et Sama de « fournir des soins psychologiques et médicaux appropriés aux plaignants ».

Meta et Sama ont annoncé leur intention de faire appel.

Une autre plainte, en décembre 2022, les accuse d’inaction face aux discours de haine, ce qui aurait abouti, selon les plaignants, au meurtre en 2021 d’un professeur d’université en Ethiopie.

L’AFP est un partenaire de Meta, fournissant des services de vérification des faits en Asie-Pacifique, en Europe, au Moyen-Orient, en Amérique latine et en Afrique.

– Responsabilité de Meta –

Ces affaires sont les plus importantes sur le thème de la modération de contenus depuis une action de groupe lancée en 2018 aux Etats-Unis. En mai 2020, Facebook avait accepté de payer 52 millions de dollars à des modérateurs en guise de compensation pour les effets de leur travail sur leur santé mentale.

Les plaintes déposées à Nairobi visent à dénoncer un système de sous-traitance qui, selon ses détracteurs, est utilisé par Meta pour tenter d’échapper à sa responsabilité.

Comme avec Sama à Nairobi, Meta externalise la modération de contenus sur Facebook à des sociétés qui opèrent dans plus de 20 sites à travers le monde et traitent plus de deux millions d’éléments quotidiennement, selon des données fournies par le groupe à l’AFP.

Ses avocats ont fait valoir que le groupe ne pouvait être jugé au Kenya où il n’a lui-même aucune activité et où il n’est pas employeur direct.

Mais dans son jugement du 2 juin, la justice a estimé que Meta était « propriétaire du travail numérique et de l’espace de travail numérique ».

« Côté obscur »

« Ces affaires lèvent le voile sur les véritables chambres noires de la modération de contenus », souligne Brandie Nonnecke, directrice du Centre pour le Droit et la Technologie à l’université de Berkeley.

« Le grand public ne réalise pas à quel point des contenus peuvent être dangereux et horribles et quel est le coût humain de la modération », estime-t-elle.

Pour Cori Crider, directrice de l’association britannique Foxglove qui soutient les plaintes au Kenya, « l’objectif principal dans ces affaires est de changer la façon dont le travail est effectué ».

L’affaire du meurtre en Ethiopie et celles sur les conditions de travail sont « les deux faces d’une même pièce », affirme-t-elle, car des conditions de travail dégradées conduisent à une mauvaise modération qui peut avoir des conséquences mortelles.

Au-delà de Meta, ces affaires révèlent « le côté obscur des réseaux sociaux en général », souligne-t-elle.

Pour Brandie Nonnecke, elles sont « le symptôme » d’un problème plus profond. « Les plateformes (de réseaux sociaux) ont construit des systèmes qui sont une poudrière pour que les contenus nuisibles partagés deviennent viraux. Et elles ne sont quasiment pas tenues pour responsables », estime-t-elle.

Selon elle, « il faut les forcer à concevoir leurs plateformes d’une manière qui n’incite pas à la publication et au partage de contenus nuisibles. Cela pourrait enrayer à la source la publication de contenus nuisibles ».

AFRICA NEWS via CONGO PUB Online

15 juin 2023
À la UneEconomie

Afrique : en hausse de 24%, les investissements directs chinois évalués à 1,38 milliard USD au T1-2023

by Sam's Londele 15 juin 2023

Les investissements directs chinois en Afrique ont atteint 1,38 milliard de dollars au cours des quatre premiers mois de l’année en cours, soit une augmentation de 24 % par rapport à la même période de 2022. C’est ce que renseignent les données publiées, le mardi 13 juin 2023, par le Ministre chinois du Commerce, Li Fei, lors d’une conférence de presse consacrée à la présentation de la foire commerciale Chine-Afrique prévue du 29 juin au 2 juillet 2023 dans la province chinoise de Hunan (Sud).

Selon le Ministre chinois du Commerce, ce volume d’investissements directs démontre pleinement la solidité de la coopération économique et commerciale entre la Chine et l’Afrique, ainsi que la confiance des entreprises chinoises dans le marché africain.

« Pékin est désormais la quatrième source des investissements directs étrangers en Afrique. Plus de 3 000 entreprises chinoises sont déjà présentes sur le continent. Les sociétés privées représentent désormais 70% des entreprises chinoises qui investissent en Afrique. », a souligné le Vice-Ministre chinois du Commerce.

Ce dernier a par ailleurs indiqué que la liste des secteurs dans lesquels investissent ces entreprises s’est élargie au-delà de la construction et de l’exploitation minière pour englober l’industrie manufacturière, les technologies, l’agriculture, l’immobilier, la finance et le commerce électronique.

Rappelons que les investissements directs chinois en Afrique avaient atteint 3,4 milliards de dollars sur l’ensemble de l’année 2022.

Agnés KAYEMBE

ZOOM ECO via CONGO PUB Online

15 juin 2023
À la UneAfrique

Mali : Assimi Goïta appelle à voter « oui » au projet de Constitution

by Sam's Londele 14 juin 2023

Le chef de la junte au pouvoir au Mali, le colonel Assimi Goïta, a appelé mardi ses compatriotes à approuver le projet de Constitution soumis dimanche à référendum et libre selon lui de toute immixtion étrangère.

« Je demande aux Maliens de sortir massivement le dimanche 18 juin pour donner raison au projet de Constitution en votant oui », a-t-il déclaré dans une intervention dans un stade de Ségou (centre).

« Le projet de Constitution a été fait par les Maliens », a-t-il dit en assurant, malgré un certain nombre d’oppositions, que le texte était « le résultat d’un travail consensuel de toutes les sensibilités ».

« Même les Maliens de la diaspora ont été impliqués, mais aucune personne étrangère n’a été associée à sa rédaction », a-t-il déclaré.

Les colonels qui ont pris le pouvoir par la force en août 2020 ont fait du rétablissement de la souveraineté nationale leur mantra. Ils ont rompu l’alliance avec la France contre les djihadistes et se sont tournés militairement et politiquement vers la Russie.

La souveraineté est un des grands principes de la Constitution soumise dimanche à référendum.

La Constitution est un élément clé du vaste chantier de réformes invoqué par les militaires pour justifier de continuer à diriger jusqu’en mars 2024 ce pays confronté à la propagation djihadiste et à une profonde crise multiforme.

Le référendum est la première étape validée par le vote d’un calendrier de consultations censé s’échelonner jusqu’en 2024.

AFRICA NEWS via CONGO PUB Online

14 juin 2023
À la UneAfrique

La suspension de l’aide alimentaire « punit des millions d’Éthiopiens »

by Sam's Londele 12 juin 2023

Les décisions des Etats-Unis puis du Programme alimentaire mondial (PAM) de l’ONU de suspendre leur aide alimentaire à l’Ethiopie en raison de détournements « punit des millions de personnes », a critiqué samedi le porte-parole du gouvernement éthiopien.

Plus de 15% de la population du pays dépend de l’aide alimentaire.

Jeudi, l’USAID, l’agence d’aide internationale du gouvernement américain, avait annoncé la suspension de son aide alimentaire, en dénonçant une « opération généralisée et coordonnée de détournement » de cette aide.

Le lendemain, le PAM a annoncé « cesser temporairement l’aide alimentaire », arguant aussi de « détournements de nourriture », tout en affirmant que « l’assistance nutritionnelle aux enfants, femmes enceintes et allaitantes, les programmes de repas scolaires et les activités de renforcement des agriculteurs et éleveurs » face aux chocs externes continueraient sans interruption.

Cette suspension de l’aide alimentaire « punit des millions de personnes », a réagi lors d’une conférence de presse le porte-parole du gouvernement, Legesse Tulu, en estimant que cette décision était « politique ». « Rendre uniquement le gouvernement responsable (des détournements) est inacceptable », a-t-il poursuivi.

Les autorités éthiopiennes, dans un communiqué commun avec l’USAID, avaient pourtant assuré jeudi soir qu’une enquête conjointe était en cours « afin que les auteurs de ces détournements rendent des comptes ».

L’agence américaine avait déjà décidé en mai, en même temps que le PAM, de suspendre l’aide alimentaire à la région éthiopienne du Tigré, tout juste sortie en novembre de deux ans de conflit, en raison du détournement d’une partie de cette aide, « vendue sur le marché local ».

Environ 20 millions de personnes, soit 16% des 120 millions d’Ethiopiens, dépendent de l’aide alimentaire, estimait fin mai l’agence humanitaire de l’ONU (Ocha), en raison des conflits et d’une sécheresse historique dans la Corne de l’Afrique qui ont provoqué le déplacement de 4,6 millions de personnes à travers le pays.

L’Ethiopie accueille aussi sur son sol près d’un million de réfugiés venus majoritairement du Soudan du Sud, de Somalie et d’Erythrée. Depuis mi-avril, près de 30.000 personnes fuyant le conflit au Soudan ont en outre trouvé refuge dans l’est de l’Ethiopie

AfFRICA NEWS via CONGO PUB Online

12 juin 2023
À la UneAfrique

Mali-Référendum : vote anticipé des militaires

by Sam's Londele 12 juin 2023

Les forces de sécurité et de défense du Mali ont voté lors du vote anticipé avant le référendum sur la nouvelle constitution, qui se tiendra le 18 juin dans une étape retardée vers un retour à un régime civil dans ce pays d’Afrique de l’Ouest ravagé par l’insurrection.

En mai dernier le porte-parole du gouvernement, le colonel Abdoulaye Maiga, a lu un décret à la télévision d’Etat disant que le pays serait appelé à « se prononcer sur la constitution » en juin.

« Les électeurs devront répondre par un ‘oui’ ou un ‘non’ à la question suivante », sur le référendum, a précisé le porte-parole.  « Approuvez-vous le projet de constitution ? »

La nouvelle constitution est la première étape majeure des plans invoqués par l’armée pour justifier de continuer à gouverner jusqu’en 2024, après l’éviction de l’ancien président Ibrahim Boubacar Keita en août 2020.

Le porte-parole, qui avait déclaré que 2024 restait la « date limite » électorale lorsqu’il a annoncé le report, a déclaré en mai que le gouvernement avait « tenu parole ».

Des élections sont prévues en février 2024 pour rétablir un gouvernement civil à Bamako.

AFRICA NEWS via CONGO PUB Online

12 juin 2023
À la UneAfrique

Nigeria : Tinubu défend la fin de la subvention des carburants

by Sam's Londele 8 juin 2023

Le président nigérian Bola Tinubu a défendu mercredi la décision prise la semaine dernière par le pays d’Afrique de l’Ouest de cesser de subventionner le carburant, une mesure qui a fait grimper les prix des transports et des produits de base.

M. Tinubu a appelé à la patience alors que des millions de citoyens sont confrontés à des difficultés économiques supplémentaires. L’argent économisé grâce à la suppression de cette subvention vieille de plusieurs décennies contribuera aux efforts du gouvernement pour lutter contre la pauvreté et mettre en œuvre d’autres initiatives, a-t-il déclaré aux gouverneurs lors d’une réunion à Abuja, la capitale du Nigeria.

At a meeting yesterday with representatives of major oil marketers' associations, in the course of the discussions, I emphasized my administration’s total commitment to a competitive, stable and transparent oil market and challenged the marketers to work with the government to… pic.twitter.com/BDJJkMBxk9

— Bola Ahmed Tinubu (@officialABAT) June 8, 2023

« Nous pouvons voir les effets de la pauvreté sur les visages de nos concitoyens. La pauvreté n’est pas héréditaire, elle vient de la société. Notre position est de mettre fin à la pauvreté », a déclaré M. Tinubu dans un communiqué de la présidence nigériane.

Les gouverneurs ont soutenu la suppression de la subvention et ont promis de collaborer à sa mise en œuvre, selon la déclaration de la présidence.

Bien que le Nigeria soit un pays producteur de pétrole, il dépend de l’importation de produits pétroliers raffinés, dont le gouvernement subventionne le coût depuis des décennies.

Mais avec la baisse des revenus pétroliers due au vol chronique et à la diminution des investissements étrangers, le gouvernement a déclaré que les subventions aux carburants n’étaient plus économiquement viables. Il a prévu un budget de 4,4 trillions de nairas (9,5 milliards de dollars) pour les subventions en 2022, soit bien plus que pour l’éducation, les soins de santé et les infrastructures réunis.

Nigeria : les syndicats contre la fin des subventions des carburants https://t.co/RuiraCpy56

— Africanews Français (@africanewsfr) June 3, 2023

Les analystes ont toutefois critiqué la décision du gouvernement de supprimer les subventions sans mettre en place des mesures d’incitation, en particulier à un moment où de nombreux Nigérians luttent déjà pour faire face à un taux de chômage et de pauvreté record.

L’inflation n’a jamais été aussi élevée depuis 18 ans. Les syndicats ont menacé de faire grève pour protester contre cette décision.

Les États du Nigeria ont commencé à adopter diverses mesures destinées à aider les citoyens, en particulier les travailleurs qui se rendent quotidiennement au travail. Les États d’Edo et de Kwara ont réduit la semaine de travail de cinq à trois jours. D’autres États ont déclaré mercredi qu’ils envisageaient des mesures telles que l’augmentation du salaire minimum de 30 000 nairas (65 dollars).

À Abuja et dans d’autres régions du Nigeria, l’Associated Press a constaté que les entreprises étaient confrontées à des difficultés liées à l’augmentation des dépenses en carburant pour les générateurs. Selon la Banque mondiale, 46% de la population nigériane n’a pas accès à l’électricité.

Nigeria: le prix du carburant a presque triplé avec la fin des subventions https://t.co/p10EbUqHO6

— Africanews Français (@africanewsfr) June 1, 2023

Dans l’État de Kano, centre économique du nord du Nigeria, Mahmud Mudi, chauffeur de taxi, a déclaré qu’il avait dû interrompre son activité de transport parce qu’il perdait de l’argent en raison de la hausse des prix de l’essence.

« La situation est insupportable », a déclaré Mudi. « En tant que personne attachée à sa famille, je trouve que la suppression de la subvention sur les carburants a aggravé une économie déjà peu favorable. J’ai dû suspendre mes activités de taxi et m’en remettre à l’intervention divine. »

Rafi’atu Audi, un fonctionnaire de l’État, a déclaré qu’il était difficile de se rendre quotidiennement au travail en raison de la forte augmentation des coûts de transport.

« Les tarifs des transports ont grimpé en flèche, mais nos salaires sont restés les mêmes », a déclaré Rafi’atu Audi. « C’est pénible (et) je ne peux plus supporter les coûts. »

AFRICA NEWS via CONGO PUB Online

8 juin 2023
À la UneAfrique

Sierra Leone : un criminel de guerre recouvre la liberté

by Sam's Londele 30 mai 2023

Un ancien chef d’une milice de Sierra Leone, reconnu coupable de crimes de guerre et crimes contre l’humanité lors de la guerre civile entre 1991 et 2002, est libre depuis lundi après avoir purgé sa peine, a annoncé l’instance héritière de la cour qui l’a condamné.

Allieu Kondewa « a fini de purger sa peine dimanche et, depuis lundi, il est libre et n’est plus sous la garde du Tribunal spécial résiduel » pour la Sierra Leone, a indiqué dans un communiqué cette cour, qui a pris le relais du Tribunal spécial pour la Sierra Leone après la fin du mandat de celui-ci en décembre 2013.

Allieu Kondewa, haut responsable des Forces de défense civiles (CDF), formation progouvernementale ayant commis de nombreuses exactions contre les civils, a été condamné en 2008 à 20 ans d’emprisonnement par le Tribunal spécial pour assassinats, actes inhumains, actes de cruauté et pillage.

Les miliciens du CDF sont accusés d’avoir éliminé des civils soupçonnés de collaborer avec les rebelles en les tuant par balles, par armes blanches ou en les brûlant vifs.

Allieu Kondewa avait été transféré au Rwanda en 2009 pour y purger sa peine en vertu d’un accord spécial, la Sierra Leone ne disposant pas des infrastructures nécessaires à sa détention. En 2018, après avoir purgé les deux tiers de sa peine et suivi un programme de réhabilitation, il avait en tant que Sierra-Léonais été transféré dans son pays pour finir sa peine dans sa communauté, a indiqué le tribunal résiduel.

« Il était assujetti à des conditions et une surveillance strictes dont il est désormais libéré », a dit le Tribunal résiduel.

Press Release: Allieu Kondewa Completes Sentence, is Free From the Jurisdiction of the Court pic.twitter.com/2zKgKEi6uD

— RSCSL – Sierra Leone (@SpecialCourt) May 29, 2023

Il est la deuxième personne condamnée par le Tribunal spécial à avoir accompli la totalité de sa peine, après Moinina Fofana, directeur de la guerre des CDF, condamné en même temps que lui à 15 ans de prison et libéré en 2018, a dit le Tribunal résiduel.

D’autres individus restent en prison après avoir été condamnés à des peines plus lourdes par le Tribunal spécial, créé en 2002 pour juger les responsables d’exactions durant la guerre civile, qui a fait 120 000 morts et des milliers de mutilés.

Le Tribunal spécial a condamné en 2012 l’ex-chef de guerre devenu président du Liberia, Charles Taylor, à 50 ans d’emprisonnement pour crimes contre l’humanité et crimes de guerre commis pendant la guerre civile en Sierra Leone voisine. Il est incarcéré dans une prison britannique.

Il a été condamné pour avoir aidé et encouragé une campagne de terreur visant à obtenir le contrôle de la Sierra Leone en fournissant armes, munitions et autres aides logistiques aux rebelles du Front révolutionnaire uni (RUF), en échange de diamants.

Il n’a pas été inquiété pour les atrocités commises dans son propre pays pendant la guerre civile (1989-2003).

AFRICA NEWS via CONGO PUB Online

30 mai 2023
À la UneSociété

Tension entre Kinshasa et Kigali : Félix Tshisekedi échanges avec Anthony Blinken sur le retrait de RDF/M23

by Sam's Londele 26 mai 2023

Le président de la République Démocratique du Congo (RDC) Félix Tshisekedi a échangé au téléphone avec le secrétaire d’État américain Antony Blinken concernant la violence qui s’intensifie dans la partie Est et aussi de la situation humanitaire désastreuse qui bat son record dans ce coin de la RD. Congo.

Selon le porte-parole de l’ambassade des États-Unis en RDC, Antony Blinken a exprimé sa profonde préoccupation pour les personnes tuées, blessées, déplacées et rendues vulnérables par la violence.

Au cours de leurs échanges, la même source révèle que, les deux personnalités ont discuté de l’importance et de l’urgence du retrait et du désarmement du M23 et ses alliés de l’arme rwandaise conformément au communiqué de Luanda.

 » Il a noté les appels des États-Unis au Rwanda pour qu’il mette fin à son soutien au M23 et à réitérer la nécessité pour tous les acteurs étatiques de cesser de collaborer avec les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) et d’autres groupes armés non étatiques. Le secrétaire Blinken et le président Tshisekedi ont discuté de l’importance et de l’urgence du retrait et du désarmement du M23 conformément au communiqué de Luanda, et pour toutes les parties de s’acquitter de leurs obligations du Communiqué de Luanda et de s’engager dans le cadre des processus de Luanda et de Nairobi », rapporte Matthew Miller.

Selon toujours lui, le secrétaire d’État américain a réitéré sa préoccupation concernant les discours de « haine et la rhétorique clivante ».

Au terme de cet échange, Antony Blinken a exprimé ses préoccupations et ses aspirations, et l’engagement des États-Unis d’Amérique en faveur des élections libres et équitables et aussi le droit des congolais à manifester pacifiquement en RDC.

Frank Kalonji

ACTU 7 via CONGO PUB Online

26 mai 2023
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