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Category:

Afrique

À la UneAfrique

ONU : Macky Sall défend le projet d’une Organisation réformée lors du débat pour le poste de Secrétaire général

by admin9775 26 juillet 2026
written by admin9775

L’ancien président du Sénégal, Macky Sall, a présenté jeudi sa vision de l’avenir des Nations unies à l’occasion du débat entre les candidats au poste de Secrétaire général de l’Organisation, organisé au siège de l’ONU à New York par l’Assemblée générale.

Face aux États membres, le candidat sénégalais a plaidé en faveur d’une réforme ambitieuse de l’Organisation, estimant que les Nations unies doivent gagner en efficacité pour répondre aux défis d’un monde confronté à des crises sécuritaires, humanitaires, climatiques et économiques de plus en plus complexes.

Dans une déclaration publiée à l’issue de cette rencontre, Macky Sall a défendu l’idée d’une ONU « réformée et plus efficace », capable d’assumer pleinement ses trois missions essentielles : préserver la paix et la sécurité internationales, promouvoir les droits de l’homme et accélérer le développement durable.

L’ancien chef de l’État sénégalais a également mis en avant son expérience acquise à la tête du Sénégal ainsi que les responsabilités qu’il a exercées au sein des instances africaines et internationales. Selon lui, ce parcours lui confère une connaissance des enjeux mondiaux et des réalités des différentes régions, un atout pour conduire l’Organisation dans un contexte international marqué par de multiples défis.

Estimant que les Nations unies doivent s’adapter aux évolutions du monde tout en préservant les principes de la Charte, Macky Sall a assuré être prêt à mettre son expérience au service de l’institution si les États membres lui accordent leur confiance lors du processus de désignation du prochain Secrétaire général.

L’élection du futur Secrétaire général des Nations unies constitue une étape importante pour l’Organisation, appelée à renforcer son rôle face aux crises internationales et aux attentes croissantes de la communauté internationale en matière de paix, de sécurité, de gouvernance et de développement.

Par Pascal Kabeya
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À la UneAfrique

Cameroun : plus de six semaines après son départ pour l’Europe, l’absence prolongée de Paul Biya relance le débat sur la continuité du pouvoir

by admin9775 22 juillet 2026
written by admin9775

Parti du Cameroun le 7 juin 2026 pour ce que la Présidence avait présenté comme un « court séjour privé en Europe », le président Paul Biya n’est toujours pas rentré dans son pays plus de six semaines après son départ. Cette absence prolongée du chef de l’État, âgé de 93 ans, alimente les spéculations sur son état de santé et ravive le débat sur les mécanismes constitutionnels de continuité du pouvoir.

Alors qu’une partie de l’opposition a saisi le Conseil constitutionnel afin qu’il examine la question d’une éventuelle vacance du pouvoir, le Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC), parti au pouvoir, affirme que le président continue d’exercer pleinement ses fonctions.

Une absence qui suscite interrogations et spéculations

Quarante-quatre jours après son départ du Cameroun, aucune date officielle de retour n’a été annoncée par les autorités. Depuis plusieurs semaines, les rumeurs concernant l’état de santé du président circulent abondamment dans les médias et sur les réseaux sociaux.

En dehors de plusieurs messages diplomatiques publiés par les services de communication de la Présidence, aucune apparition publique ni communication officielle relative au déroulement de son séjour n’ont été diffusées.

Cette situation nourrit les interrogations d’une partie de l’opinion publique et de la classe politique sur la capacité du chef de l’État à exercer effectivement ses responsabilités.

L’opposition demande au Conseil constitutionnel de constater une vacance du pouvoir

Face à cette absence prolongée, le député de l’opposition Jean-Michel Nintcheu a saisi le Conseil constitutionnel afin qu’il examine la possibilité de constater une vacance du pouvoir.

Cette initiative intervient dans un contexte où plusieurs formations politiques s’interrogent sur les mécanismes institutionnels applicables lorsqu’un président demeure durablement absent du territoire national.

L’Union démocratique du Cameroun (UDC) s’est également exprimée sur cette question. Sans spéculer sur la situation personnelle de Paul Biya, le parti estime que la continuité de l’État et l’exercice effectif des prérogatives présidentielles doivent être pleinement garantis par les institutions de la République.

Une Constitution qui ne fixe aucune durée maximale d’absence

Pour l’UDC, une absence prolongée du territoire national ne constitue pas, à elle seule, une vacance du pouvoir.

Le parti souligne qu’aucune disposition de la Constitution ou de la législation camerounaise ne fixe une durée maximale pendant laquelle le président peut séjourner à l’étranger ni ne prévoit qu’une telle absence entraîne automatiquement la vacance de la présidence.

Cette situation met toutefois en lumière un vide juridique concernant les modalités d’exercice du pouvoir en cas d’empêchement temporaire ou d’absence prolongée du chef de l’État.

L’UDC rappelle également que la révision constitutionnelle d’avril 2008 avait introduit la possibilité de créer un poste de vice-président de la République afin d’assurer une meilleure continuité des institutions.

Près de deux décennies après cette réforme, cette disposition n’a jamais été appliquée et aucun vice-président n’a été nommé.

Le parti plaide ainsi pour l’ouverture d’une réflexion institutionnelle visant à préciser les mécanismes de continuité du pouvoir exécutif.

Le RDPC rejette toute idée de vacance du pouvoir

Le parti présidentiel rejette catégoriquement les accusations de vacance du pouvoir.

Pour Christophe Mien Zok, directeur de la propagande du RDPC, les institutions continuent de fonctionner normalement.

« Le pouvoir n’est pas vacant » et « le Lion n’est pas parti », a-t-il déclaré, dénonçant les critiques formulées par certains responsables de l’opposition.

Le responsable du RDPC reproche notamment à ses adversaires de suivre quotidiennement la durée du séjour du président à l’étranger afin d’alimenter la polémique.

Selon lui, le chef de l’État continue d’assumer ses responsabilités à travers les actes officiels diffusés par la Présidence.

Une activité diplomatique maintenue

Depuis son départ, les services de la Présidence ont continué de publier plusieurs messages adressés à des chefs d’État étrangers.

Paul Biya a notamment adressé ses félicitations au président français Emmanuel Macron à l’occasion de la fête nationale du 14 juillet, ainsi qu’au président du Monténégro lors de la célébration de la fête nationale de ce pays le 13 juillet.

Ces communications sont mises en avant par le pouvoir comme la preuve de la continuité de l’exercice des fonctions présidentielles.

Toutefois, elles n’ont pas mis fin aux interrogations sur l’absence prolongée du chef de l’État, aucun élément officiel n’ayant été communiqué concernant son état de santé ou la date de son retour.

Plus de quarante ans à la tête du Cameroun

Paul Biya dirige le Cameroun depuis le 6 novembre 1982, date à laquelle il a succédé au premier président du pays, Ahmadou Ahidjo.

Avec plus de quatre décennies au pouvoir, il figure parmi les chefs d’État en exercice ayant la plus grande longévité au monde.

Au cours des dernières années, plusieurs de ses séjours privés à l’étranger avaient déjà suscité des interrogations en raison de leur durée et des rumeurs récurrentes sur son état de santé.

À chaque fois, les autorités camerounaises avaient affirmé qu’il s’agissait de déplacements privés, tout en assurant que les activités institutionnelles de la Présidence se poursuivaient normalement.

Aujourd’hui, alors que son absence dépasse les six semaines, le débat dépasse la seule question de son séjour en Europe. Il porte désormais sur les garanties constitutionnelles permettant d’assurer la continuité de l’État et sur l’opportunité d’adapter le cadre institutionnel camerounais aux situations d’absence prolongée du chef de l’État.

Par Marius Bopenga
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À la UneAfrique

Soutien de Diomaye Faye à Macky Sall pour la direction de l’ONU: «Il construit une grande coalition politique»

by admin9775 21 juillet 2026
written by admin9775

Le Sénégal soutient officiellement la candidature de Macky Sall au poste de secrétaire général des Nations unies. Elle n’avait pas été soumise par son pays, mais par le Burundi, qui assure la présidence tournante de l’Union africaine. L’annonce intervient 3 jours après la visite de Macky Sall à Dakar, la première depuis qu’il a quitté le pouvoir en 2024. Il avait alors été reçu par son successeur Bassirou Diomaye Faye. Une visite, sur fond de rivalité entre l’actuel chef de l’État et son ancien Premier ministre Ousmane Sonko. Pour en parler, notre invité ce matin : Papa Fara Diallo, maitre de conférences en sciences politiques à l’université Gaston Berger de Saint-Louis.

RFI : Comment expliquer le soutien de Bassirou Diomaye Faye à la candidature de Macky Sall au poste de secrétaire général des Nations unies ?

Papa Fara Diallo : C’était prévisible, parce que la première fois que le président de la République Bassirou Diomaye Faye s’est prononcé sur cette candidature, il avait posé sur la table des problèmes d’égo. C’est-à-dire qu’il n’est pas venu lui parler directement de cette candidature alors qu’il est le chef de l’État du Sénégal. Et que si sa candidature n’est pas portée par le Sénégal, cela risque un peu d’entacher cette candidature. Il avait dit qu’il avait appris l’information venant d’autres chefs d’État. Il s’attendait à ce que le président Macky Sall vienne directement lui parler de cette candidature pour espérer son soutien. C’est la raison pour laquelle il n’avait pas soutenu cette candidature au niveau du sommet de l’Union africaine.

C’est donc la visite à Dakar de Macky Sall qui a permis ce soutien ?

Oui, c’était d’abord pour satisfaire cette demande du président de la République. Mais l’autre chose qui a facilité cette visite, c’est que le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, est dans la logique de construire une grande coalition autour d’une majorité présidentielle. Et il est en train de ratisser large, c’est-à-dire de recruter des militants, des maires de l’APR – dont le président Macky Sall reste toujours le président du parti – mais aussi au niveau du PDS, le Parti démocratique sénégalais. En témoigne sa rencontre très récemment avec M. Karim Wade au Qatar.

Bassirou Diomaye Faye a donc à gagner, en retour, des soutiens politiques pour ce nouveau parti, dont il va d’ailleurs annoncer normalement le nom dans les prochains jours ?

Oui, le 25 juillet. Depuis la rupture entre le président Bassirou Diomaye Faye et son ancien Premier ministre Ousmane Sonko, Bassirou Diomaye Faye est dans une stratégie en trois mouvements : le débauchage des responsables du parti Pastef dont il a revendiqué la paternité de la structuration en tant que secrétaire général et responsable du mouvement des cadres, la constitution d’une large coalition autour de sa personne et du parti politique qu’il va mettre en place, et la « dé-sonkorisation » de l’administration publique et du gouvernement.

Ce soutien à la candidature de Macky Sall, c’est aussi un pas de plus dans la rupture avec Ousmane Sonko ?

Oui, clairement, parce qu’il y a deux éléments. Le premier, c’est la justice pour les victimes de la répression entre 2021 et 2024, quand le président Macky Sall était au pouvoir. Le parti Pastef lui-même avait été dissous. Le président de la République et Ousmane Sonko, ancien Premier ministre, ont été mis en prison. Et le président Bassirou Diomaye Faye disait, dans un de ses discours, qu’il ne peut y avoir de pardon sans justice. L’autre élément, c’est la dette cachée et le déficit budgétaire. Quand ils sont arrivés au pouvoir, le président Bassirou Diomaye Faye avait dit : « On a trouvé le pays au quatrième sous-sol. » Ousmane Sonko, aussi, avait confirmé cela. Et donc, voir que Macky Sall, on lui a déroulé le tapis rouge au palais de la République, c’est quelque chose que le parti Pastef digère très mal. Et par conséquent, Ousmane Sonko digère très mal cela.

Pour la base de ses électeurs, ce positionnement, ce soutien apporté à Macky Sall, peut-il être vu comme une trahison, pour certains ?

Oui, clairement. En posant ce genre d’acte, il est en train de mettre de l’eau dans le moulin de ces critiques. Et donc de renforcer la critique du parti Pastef à l’égard d’un président de la République qui avait pris des engagements qu’il est en train de fouler aux pieds à cause de considérations électoralistes. C’est quelque chose que l’opposition, notamment le parti Pastef, va utiliser.

Est-ce que vous pensez que l’Alliance pour la République (APR) peut apporter son soutien à Bassirou Diomaye Faye et son nouveau parti ? Ou est-ce qu’ils seront davantage dans une position d’observation ?

Une neutralité bienveillante de l’APR, mais aussi, probablement, un soutien formel. Parce qu’effectivement, le président Macky Sall reste toujours le chef du parti APR.  Sa visite au palais de la République peut donc se comprendre comme étant un soutien tacite. Mais on ne sait pas. D’ici les prochaines élections locales, le président de la République va demander un avis au Conseil constitutionnel pour le couplage des élections locales et législatives en 2027. Parce qu’il y a de fortes chances que l’Assemblée nationale soit dissoute au début du mois de décembre, il voudrait avoir le soutien explicite de l’APR. Le président Bassirou Diomaye Faye cherche à construire une large majorité présidentielle et pour cela, il a besoin des soutiens de partis qui ont exercé des mandats présidentiels.

Pour Macky Sall, est-ce que ce soutien de Bassirou Diomaye Faye, c’est une victoire ? Est-ce que cela peut marquer un tournant dans sa campagne pour le secrétariat général des Nations unies ?

Oui, c’est un soutien qui est de taille. Mais je ne pense pas que cela soit un soutien qui va fondamentalement changer la donne. L’Union africaine n’a pas soutenu officiellement la candidature du président Macky Sall. Le président Bassirou Diomaye Faye, aussi, a attendu trop longtemps. Mais dans tous les cas, le président Macky Sall avait besoin d’avoir le soutien de son pays où il a été président pendant 12 ans. Cela peut avoir une influence. Mais l’influence, pour moi, ne sera pas une influence décisive.

RFI

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À la UneAfrique

Sénégal : Macky Sall de retour à Dakar pour solliciter le soutien de Bassirou Diomaye Faye à sa candidature au poste de secrétaire général de l’ONU

by admin9775 18 juillet 2026
written by admin9775

L’ancien président sénégalais Macky Sall a effectué, ce vendredi 17 juillet 2026, un retour remarqué à Dakar, plus de deux ans après avoir quitté le pouvoir. Ce déplacement, le premier depuis son départ du Sénégal en avril 2024, s’inscrit dans le cadre de sa campagne en vue d’obtenir le poste de secrétaire général des Nations unies.

À son arrivée, l’ancien chef de l’État a été reçu en audience par son successeur, Bassirou Diomaye Faye, au palais présidentiel. Les deux hommes se sont entretenus pendant environ une heure, une rencontre destinée notamment à évoquer la candidature de Macky Sall à la tête de l’ONU.

Selon plusieurs sources, cette candidature est portée par le Burundi, actuel président en exercice de l’Union africaine, et non par le Sénégal, une situation inhabituelle qui alimente les débats sur la scène politique sénégalaise.

Un retour dans un contexte politique sensible

Le retour de Macky Sall intervient alors que son héritage politique continue de diviser l’opinion publique.

Depuis l’arrivée au pouvoir de Bassirou Diomaye Faye et de son parti Pastef, les nouvelles autorités ont promis de faire la lumière sur les violences survenues lors des manifestations politiques entre 2021 et 2024, au cours desquelles plusieurs dizaines de personnes avaient perdu la vie.

L’ancien président est également critiqué pour sa gestion des finances publiques. Les nouvelles autorités lui reprochent notamment d’avoir dissimulé une partie de la dette publique, estimée par certains rapports entre 7 et 13 milliards de dollars, accusations que son entourage rejette.

Le gouvernement écarte toute poursuite judiciaire

Malgré ces controverses, le ministre sénégalais des Forces armées, Yancoba Diémé, a affirmé que Macky Sall ne faisait l’objet d’aucune procédure judiciaire susceptible de l’empêcher de rentrer dans son pays.

« Il ne fait l’objet d’aucune accusation, d’aucune poursuite, encore moins d’une condamnation. Il est un citoyen de ce pays. Il a le droit d’entrer et de sortir du territoire », a déclaré le ministre depuis Freetown, en Sierra Leone, où il participait à une réunion de la CEDEAO.

Les collectifs de victimes dénoncent ce retour

Ce retour n’a toutefois pas été accueilli favorablement par les associations représentant les victimes des violences politiques.

Lors d’une conférence de presse organisée à Dakar, Boubacar Seye, président du Collectif des victimes de Macky Sall, a estimé que l’ancien chef de l’État reste associé à « l’une des périodes les plus douloureuses de l’histoire récente du Sénégal ».

Selon lui, la réconciliation ne peut être envisagée sans vérité ni justice.

Le député Guy Marius Sagna, membre du parti au pouvoir Pastef, a lui aussi vivement critiqué la rencontre entre Bassirou Diomaye Faye et son prédécesseur.

Il a qualifié cette audience « d’insulte aux familles des victimes » et estimé qu’elle risquait d’affaiblir l’image du président sénégalais auprès d’une partie de ses soutiens.

Une candidature internationale au cœur de la visite

Au-delà de la polémique, ce déplacement constitue une étape importante dans la campagne diplomatique de Macky Sall pour la succession d’António Guterres à la tête des Nations unies.

En multipliant les consultations auprès des dirigeants africains, l’ancien président sénégalais cherche à consolider les soutiens à sa candidature avant le lancement du processus de désignation du futur secrétaire général de l’ONU.

Si cette visite renforce sa visibilité sur la scène internationale, elle ravive également le débat sur son bilan à la tête du Sénégal, entre ceux qui plaident pour tourner la page et ceux qui réclament que les responsabilités liées aux violences politiques de 2021 à 2024 soient pleinement établies.

Par Pascal Kabeya
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À la UneAfrique

Paul Kagame réaffirme la position du Rwanda sur la sécurité et met en garde contre toute menace

by admin9775 18 juillet 2026
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Le président rwandais Paul Kagame a tenu un discours ferme lors d’une réunion du Bureau politique du Front Patriotique Rwandais (FPR), réaffirmant que le Rwanda ne resterait pas passif face à ce qu’il considère comme des menaces contre sa sécurité nationale.

Selon le chef de l’État rwandais, il serait illusoire de penser que son pays pourrait être réduit au silence ou intimidé. Il a affirmé que toute menace visant le Rwanda ou ses citoyens entraînerait une réponse de Kigali.

« Faire taire notre pays sera plus difficile que certains ne l’imaginent. Nous dire de nous taire, nous soutiendrons ceux qui veulent venir vous tuer, comme ils vous ont tués la dernière fois, et nous gérerons cela comme nous l’entendons. La seule façon de me faire taire, c’est quand je serai mort. Voilà » a-t-il déclaré lors de son intervention.

Évoquant les appels de certains à la disparition du M23 et, selon ses propos, du Rwanda lui-même, Paul Kagame a indiqué ne pas souhaiter une telle confrontation, tout en affirmant que son pays était prêt à y faire face si les circonstances l’exigeaient.

« Quand ils ont dit qu’ils feraient disparaître le M23, ils voulaient dire même le Rwanda, nous vous ferons disparaître. Eh bien, je ne peux pas le souhaiter. Je ne peux pas désirer une telle chose. Mais quand cela arrivera, quand je n’aurai pas pu l’éviter, je pense qu’ils nous trouveront [prêts] » a prévenu Paul Kagame, président de la République du Rwanda

Les FDLR au cœur du discours

Le président rwandais a également réaffirmé que la principale préoccupation sécuritaire de Kigali demeurait la présence des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) dans l’est de la République démocratique du Congo.

Selon lui, il appartient aux autorités congolaises ou à la MONUSCO d’empêcher ce groupe armé de représenter une menace pour le Rwanda.

« Vous les empêchez d’envahir notre pays, ou nous nous en chargerons nous-mêmes », a déclaré Paul Kagame.

Les opérations à Minembwe

Le chef de l’État rwandais est également revenu sur la situation dans les Hauts Plateaux du Sud-Kivu, évoquant notamment Minembwe. Il a affirmé avoir alerté sur des frappes de drones qui, selon lui, visaient des populations banyamulenge.

« Quand je leur ai dit qu’ils tuaient des Banyamulenge, ils m’ont répondu que cela ne me regardait pas », a-t-il déclaré.

« Si je parle de ce qui se passe à Minembwe, les États-Unis me disent : “Tais-toi, ce n’est pas ton affaire !”

Paul Kagame a estimé que le silence de la communauté internationale face à cette situation lui rappelait celui observé avant le génocide de 1994 contre les Tutsis au Rwanda. Il a appelé à une condamnation des actions qu’il attribue aux forces congolaises et burundaises.

Un discours centré sur la gouvernance

Au cours de cette réunion, le président rwandais a également développé sa vision de l’action politique, qu’il oppose à ce qu’il considère comme une politique fondée sur le mensonge.

« La politique du FPR consiste à affronter les problèmes et à trouver des solutions. La politique fondée sur le mensonge, l’invention, la tromperie (…) ne fait qu’ajouter de nouveaux problèmes à ceux qui existent déjà », a-t-il déclaré.

Des accusations qui s’inscrivent dans un contexte de fortes tensions

Les déclarations de Paul Kagame interviennent dans un contexte de tensions persistantes entre Kigali et Kinshasa autour du conflit dans l’est de la RDC.

Le gouvernement rwandais affirme agir en raison de la menace que représentent les FDLR, tandis que les autorités congolaises accusent le Rwanda de soutenir militairement l’AFC/M23, une accusation reprise dans plusieurs rapports d’experts des Nations unies et rejetée par Kigali.

Concernant les allégations relatives aux attaques contre les populations banyamulenge, plusieurs organisations internationales, dont les Nations unies et des ONG de défense des droits humains, ont effectivement documenté au fil des années des violations des droits de l’homme dans les Hauts Plateaux du Sud-Kivu commises par différents acteurs armés. Toutefois, les responsabilités attribuées à chaque partie font l’objet de rapports distincts et demeurent un sujet de fortes controverses entre les protagonistes du conflit.

Enfin, l’affirmation selon laquelle Paul Kagame aurait « absolument raison » de justifier son action constitue une opinion et non un fait établi. Les motivations des différentes parties au conflit, ainsi que la légalité de leurs actions, restent vivement contestées sur les plans politique et diplomatique.

Par Pascal Kabeya
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À la UneAfrique

Rwanda : un incendie ravage une importante usine à Kigali, aucune attaque n’a été signalée

by admin9775 16 juillet 2026
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Contrairement à une rumeur largement relayée sur les réseaux sociaux faisant état d’une prétendue attaque contre la ville de Kigali, les faits concernent en réalité un violent incendie qui a détruit une importante unité industrielle de la capitale rwandaise.

Le sinistre s’est déclaré dans la nuit du samedi 11 au dimanche 12 juillet au sein de Masaka Farms (anciennement Masaka Creamery), une entreprise spécialisée dans la transformation de produits laitiers, implantée dans la Zone économique spéciale de Kigali (KSEZ).

Selon les premiers éléments de l’enquête, l’incendie s’est déclaré vers 2 heures du matin dans un entrepôt voisin avant de se propager rapidement aux installations de l’usine. Malgré l’intervention des services de secours, les flammes ont détruit une partie de la toiture ainsi que les principaux équipements de production, paralysant presque entièrement les activités de l’entreprise.

Les pertes matérielles sont provisoirement estimées entre un et un million et demi de dollars américains. Aucune perte en vie humaine n’a toutefois été enregistrée.

L’incendie représente un sérieux revers pour la filière laitière rwandaise. Masaka Farms transformait quotidiennement près de 15 000 litres de lait en yaourts, fromages et autres produits laitiers, constituant un débouché essentiel pour environ 2 500 petits producteurs désormais privés de leur principal acheteur.

Au-delà de son rôle économique, l’entreprise était reconnue pour son modèle d’inclusion sociale. Une grande partie de ses employés étaient des personnes sourdes et malentendantes. L’arrêt des activités entraîne également la suspension des dons hebdomadaires de produits laitiers destinés à plusieurs orphelinats et centres d’accueil pour enfants à Kigali.

La direction a annoncé le démarrage des opérations de déblayage et de nettoyage du site. Elle espère reprendre partiellement la production dans un délai d’un à deux mois, tandis que la reconstruction complète des installations dépendra des expertises techniques, des assurances et du soutien de ses partenaires.

Cet incident confirme qu’il ne s’agit pas d’une attaque contre Kigali, contrairement aux informations erronées ayant circulé sur certaines plateformes, mais bien d’un incendie industriel dont l’origine fait toujours l’objet d’investigations.

Par Basengezi Ntomo, correspondant à Goma
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À la UneAfrique

Après l’Ouganda, Floribert Anzuluni poursuit sa tournée diplomatique au Togo avec un message de Félix Tshisekedi

by admin9775 15 juillet 2026
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Au lendemain de sa mission en Ouganda, le ministre congolais de l’Intégration régionale, Floribert Anzuluni Isiloketshi, a poursuivi sa tournée diplomatique en Afrique en étant reçu, mardi 14 juillet à Kara, dans le nord du Togo, par le président du Conseil togolais, Faure Gnassingbé.

Mandaté par le président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, le ministre congolais était porteur d’un message spécial destiné au dirigeant togolais. Le contenu de ce message n’a pas été rendu public.

À l’issue de l’entretien, Floribert Anzuluni a salué la qualité des échanges avec Faure Gnassingbé, mettant en avant son écoute et son engagement en faveur des initiatives visant au rétablissement d’une paix durable en République démocratique du Congo. Il a également remercié les autorités togolaises pour l’accueil réservé à la délégation congolaise.

Cette visite s’inscrit dans le cadre des consultations diplomatiques engagées par Kinshasa auprès de plusieurs dirigeants africains afin de renforcer la coopération politique et de mobiliser un soutien en faveur des efforts de paix et de stabilité dans la région des Grands Lacs. Elle traduit également la volonté des deux pays de consolider leurs relations bilatérales et leur coopération en matière d’intégration régionale.

La veille, lundi 13 juillet, Floribert Anzuluni avait été reçu à Kampala par le président ougandais Yoweri Kaguta Museveni, également président en exercice de la Communauté d’Afrique de l’Est (EAC).

Au cours de cette rencontre, le ministre congolais avait également remis un message du président Félix Tshisekedi à son homologue ougandais. Selon Kinshasa, cette mission s’inscrit dans une offensive diplomatique visant à informer les partenaires sous-régionaux et régionaux des démarches entreprises par la République démocratique du Congo pour mettre en œuvre les engagements découlant de l’accord de paix signé le 4 décembre à Washington entre Kinshasa et Kigali, sous les auspices des États-Unis.

Les autorités congolaises estiment que cette campagne diplomatique intervient dans un contexte marqué par les sanctions américaines visant le Rwanda en raison de son soutien présumé à la rébellion de l’AFC/M23 opérant dans l’est de la RDC. À travers cette série de consultations, Kinshasa entend renforcer l’adhésion des États africains à la nouvelle dynamique diplomatique engagée en faveur d’un retour durable de la paix et de la stabilité dans l’est du pays.

Par Pascal Kabeya
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À la UneAfrique

Sénégal : Ousmane Sonko critique Bassirou Diomaye Faye et défend le financement de Pastef

by admin9775 15 juillet 2026
written by admin9775

Le Premier ministre sénégalais et leader du parti Pastef, Ousmane Sonko, a tenu un discours remarqué lors des 48 heures de Pastef organisées à Touba. Devant les militants de sa formation politique, il a vivement critiqué le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, le qualifiant de « marionnette facilement manipulable », des propos qui ont été chaleureusement applaudis par une partie de l’assistance.

Cette sortie publique met en lumière les tensions qui semblent s’installer entre les deux principales figures de l’exécutif sénégalais, pourtant arrivées ensemble au pouvoir à l’issue de l’élection présidentielle de 2024.

Au cours de son intervention, Ousmane Sonko est également revenu sur les critiques visant le financement de son parti, notamment après la campagne de vente de cartes de membre lancée par Pastef.

« Pastef n’est pas un parti qui puise dans les caisses de l’État pour financer ses programmes. Cela est haram chez nous », a-t-il déclaré, insistant sur l’autonomie financière de sa formation politique et rejetant toute utilisation des ressources publiques à des fins partisanes.

Ces déclarations interviennent dans un contexte de spéculations sur les relations entre Ousmane Sonko et le président Bassirou Diomaye Faye, alors que plusieurs observateurs s’interrogent sur l’évolution des équilibres au sommet de l’État sénégalais.

Par Marius Bopenga
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AfriqueMonde

La Russie accuse l’Ukraine de soutenir le M23, sans présenter de preuves

by admin9775 14 juillet 2026
written by admin9775

La Russie affirme que des ressortissants ukrainiens soutiendraient la rébellion de l’AFC/M23 dans l’est de la République démocratique du Congo. Une accusation formulée ces dernières semaines par Moscou, mais qui n’est, à ce stade, étayée par aucune preuve publique.

Lors d’une conférence de presse tenue le 10 juillet à Bujumbura, le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a déclaré que les autorités congolaises et le Burundi faisaient face à une agression menée par le M23, soutenu par des représentants étrangers, « parmi lesquels figurent également des Ukrainiens ». Le chef de la diplomatie russe n’a toutefois fourni aucun élément permettant d’étayer cette affirmation.

Quelques jours auparavant, le 26 juin, devant le Conseil de sécurité des Nations unies, la représentante permanente adjointe de la Russie, Anna Evstigneeva, avait adopté un ton plus nuancé. Elle s’était dite préoccupée par des informations faisant état de la présence de « mercenaires étrangers, y compris ceux ayant acquis une expérience de combat en Ukraine », employés comme instructeurs ou opérateurs de drones. Contrairement aux déclarations de Sergueï Lavrov, cette intervention ne faisait pas explicitement état d’une implication de l’État ukrainien ni de ressortissants ukrainiens.

Kiev et l’AFC/M23 rejettent les accusations

Le ministère ukrainien des Affaires étrangères a fermement rejeté les accusations russes, les qualifiant de « désinformation du Kremlin » dépourvue de preuves. Kiev affirme au contraire que la Russie contribue à l’instabilité dans la région en soutenant des groupes armés en violation des sanctions internationales.

De son côté, l’AFC/M23 a également démenti toute présence de ressortissants ukrainiens au sein de ses rangs.

Le gouvernement congolais, interrogé sur ces accusations, s’est limité à rappeler les relations diplomatiques qu’entretiennent Kinshasa et Kiev, sans commenter directement les déclarations de Moscou.

Les enquêtes ne relient pas les drones à l’Ukraine

L’utilisation croissante de drones dans le conflit a alimenté les interrogations sur leur provenance. Plusieurs enquêtes indépendantes ont confirmé la présence d’appareils de fabrication chinoise et turque sur le théâtre des opérations.

Dans son dernier rapport, le Groupe d’experts des Nations unies sur la RDC indique avoir examiné les débris d’un drone kamikaze utilisé lors d’une attaque contre l’aéroport de Kisangani. Les experts y ont identifié des composants provenant de Chine, de Taïwan et de République tchèque, estimant que leur assemblage avait précisément pour objectif de rendre impossible l’identification d’un fournisseur unique. Le même rapport confirme également l’utilisation par l’armée rwandaise de drones Bayraktar TB2 de fabrication turque.

Le centre de recherche américain Critical Threats Project a, pour sa part, évoqué un possible recours par l’AFC/M23 à des drones turcs à longue portée lors de certaines opérations militaires. Toutefois, cette analyse ne remet pas en cause les conclusions techniques des experts de l’ONU.

À ce jour, aucune enquête indépendante, qu’il s’agisse de celles des Nations unies, d’ACLED ou du Critical Threats Project, n’établit de lien entre les drones utilisés dans le conflit et l’Ukraine. Les accusations formulées par Moscou ne sont donc, à ce stade, corroborées par aucun élément rendu public.

Par Pascal Kabeya
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À la UneAfrique

Zimbabwe : une coalition d’opposition conteste la réforme constitutionnelle prolongeant le mandat présidentiel

by admin9775 10 juillet 2026
written by admin9775

Au Zimbabwe, les principaux partis d’opposition, des organisations de la société civile et des responsables religieux se mobilisent contre les récents amendements à la Constitution qui permettent au président Emmerson Mnangagwa de prolonger son mandat de deux ans et modifient les modalités d’élection du chef de l’État.

Après l’adoption de ces réformes par le Parlement, dominé par le parti au pouvoir, la ZANU-PF, puis leur promulgation le 7 juillet, plusieurs figures de l’opposition ont annoncé la création d’une Coalition du peuple afin de contester ces changements par des voies judiciaires et des actions citoyennes.

L’ancien candidat à la présidentielle Nelson Chamisa a dénoncé une remise en cause de l’ordre constitutionnel.

« On ne peut pas laisser le Zimbabwe glisser en silence vers une dictature constitutionnelle », a-t-il déclaré sur les réseaux sociaux.

Les dirigeants de la coalition ont indiqué préparer un recours devant la Cour constitutionnelle pour demander l’annulation des amendements.

En parallèle, ils appellent la population à organiser des manifestations, des marches et des journées de « ville morte » pour exprimer son opposition à la réforme.

« Nous allons déposer un recours auprès de la Cour constitutionnelle. Nos avocats y travaillent. Nous envisageons des marches, des manifestations, des journées villes mortes et toute action qui exprimera le rejet des Zimbabwéens », a déclaré l’opposant Lovemore Madhuku.

Ce dernier a également affirmé s’attendre à une répression des mobilisations tout en assurant que l’opposition poursuivrait son action.

« Nous savons ce qu’ils comptent faire : ils se préparent à arrêter les gens, à les battre et à les tuer, mais nous n’avons pas peur », a-t-il déclaré.

Plusieurs responsables religieux ont rejoint cette coalition, estimant que la défense de la Constitution dépasse les clivages politiques.

Le révérend Kupa Mtata a affirmé que son engagement relevait de la protection de l’État de droit plutôt que d’un soutien partisan.

« Je suis ici en tant qu’homme d’Église. Je ne me mêle pas de politique partisane mais, cette fois, il s’agit du respect de la Constitution qui est au-dessus des partis et de la soif de pouvoir. Nous avons le devoir de parler quand quelque chose ne va pas », a-t-il déclaré.

Pour les opposants, ces amendements créent un précédent susceptible d’affaiblir les institutions démocratiques du Zimbabwe. De son côté, le pouvoir défend une réforme qu’il présente comme conforme aux procédures constitutionnelles et approuvée par le Parlement. La contestation devrait désormais se poursuivre sur les plans judiciaire et politique.

Par Pascal Kabeya
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