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Afrique

À la UneAfrique

Soudan du Sud: Riek Machar placé en résidence surveillée, l’ONU craint un retour de la guerre civile

by admin9775 27 mars 2025
written by admin9775

Au Soudan du Sud, c’est une nouvelle escalade vers un possible retour de la guerre civile. Mercredi 26 mars dans la soirée, le premier vice-président Riek Machar a été placé en résidence surveillée par les forces de sécurité sud-soudanaises, a annoncé son porte-parole. Les conditions exactes de cette détention et son implication pour la survie de l’accord de paix signé en 2018 ne sont pas claires. Mais le pays n’a semble-t-il jamais été si proche d’un retour du conflit. L’ONU appelle à la retenue et au respect de l’accord de paix.

C’est une évolution de la crise politique au Soudan du Sud aussi crainte qu’attendue. Les rumeurs d’une arrestation imminente de Riek Machar allaient bon train depuis début mars lorsque la crise dans la région du Haut-Nil, au nord-est du pays, avait conduit à l’arrestation de plusieurs officiels de son parti à Juba. 

Le placement du leader d’opposition en résidence surveillée fait planer un doute très important sur le processus de paix sud-soudanais. Cette détention constitue une « violation de l’accord de paix » selon Pal Mai Deng, porte-parole du parti de Riek Machar. Cité dans un média local, il appelle la communauté internationale à « s’assurer de la sécurité physique » de Riek Machar.

Nicholas Haysom, le chef de la mission de l’ONU au Soudan du Sud, a réagi dans un communiqué. « Les amendements unilatéraux à l’accord de paix risquent de ramener le pays à un état de guerre. Cela ne va pas seulement dévaster le Soudan du Sud mais la région toute entière », a-t-il déclaré.

La crise politique actuelle s’est envenimée lorsqu’une milice nuer réputée proche de Riek Machar, a pris une base de l’armée sud-soudanaise à Nasir début mars puis tué son commandant ainsi qu’un pilote de l’ONU. Le chef d’État-major de Riek Machar ainsi que le ministre du Pétrole et d’autres officiels de son parti sont accusés par le camp présidentiel d’avoir orchestré les violences dans le Haut-Nil. 

RFI

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À la UneAfrique

La Cour Africaine condamne fermement les exactions du M23 et du Rwanda en RDC

by admin9775 26 mars 2025
written by admin9775

Dans une décision historique rendue ce mercredi à Arusha, la Cour Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples (CADHP) a adopté à l’unanimité la résolution CADHP/Res.627 (LXXXII) 2025, marquant un tournant juridique dans le traitement des violations commises dans l’Est de la République démocratique du Congo. Le verdict constitue la condamnation la plus ferme à ce jour des exactions attribuées aux rebelles du M23/AFC et aux forces armées rwandaises (RDF).

La résolution détaille avec une précision inédite l’ampleur des violations documentées par les enquêteurs de la Cour. Les juges ont établi la responsabilité des groupes armés et de leurs soutiens dans des massacres systématiques de civils, des violences sexuelles utilisées comme arme de guerre, ainsi que le recrutement forcé de centaines d’enfants-soldats. La destruction délibérée d’infrastructures sanitaires et éducatives figure également parmi les chefs d’accusation retenus.

Le ministère congolais des Droits Humains a immédiatement salué cette décision, y voyant « une reconnaissance officielle de trois décennies de souffrances infligées à notre peuple ». Dans un communiqué lu devant la presse, le ministre a souligné que cette résolution « ouvre enfin la voie à une justice réparatrice pour les victimes et leurs familles ».

Cette décision intervient dans le cadre plus large du procès intenté par la RDC contre le Rwanda devant la CADHP. L’audience, ouverte le 12 février dernier, a permis à la partie congolaise de présenter des preuves accablantes concernant le pillage systématique des ressources naturelles et les violences à grande échelle perpétrées contre les populations civiles. Les juges sont actuellement en délibéré pour statuer sur les demandes de réparation évaluées à 18,7 milliards de dollars.

La défense rwandaise, par la voix de ses avocats, a contesté la compétence de la Cour Africaine, plaidant pour un renvoi de l’affaire devant la Cour de Justice de l’Afrique de l’Est (EAC). Cette manœuvre dilatoire n’a cependant pas empêché l’adoption de la résolution condamnatoire, qui représente un revers diplomatique majeur pour Kigali.

Les observateurs internationaux voient dans cette décision un signal fort envoyé à la communauté internationale. Plusieurs capitales occidentales ont d’ores et déjà exprimé leur intention de se saisir de ce verdict pour renforcer les sanctions contre les responsables identifiés. Le Conseil de Sécurité des Nations Unies devrait examiner le dossier dans les prochaines semaines.

En RDC, les organisations de la société civile accueillent cette décision avec un mélange de satisfaction et d’impatience. « C’est une première étape cruciale, mais nous attendons maintenant des mesures concrètes pour protéger nos populations et traduire les responsables devant la justice », a déclaré le président de la Ligue congolaise pour la défense des droits de l’homme.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la UneAfrique

Sénégal: le FMI évoque une dette «cachée» d’environ 7 milliards de dollars entre 2019 et 2024

by admin9775 25 mars 2025
written by admin9775

Au Sénégal, le Fonds monétaire international affirme qu’entre 2019 et 2024 une dette d’un montant de 7 milliards de dollars environ a été « cachée » par l’administration Macky Sall, confirmant ainsi les conclusions de la Cour des comptes. Dans son rapport publié en février 2025, l’organe pointait une dette sous-évaluée et des manquements dans la gestion des finances du pays.

« Il y a eu une décision très consciente de sous-estimer le stock de la dette » pendant les cinq dernières années, affirme Eddy Gemayel à la tête de la délégation du Fonds monétaire international (FMI). « Donc on est d’accord avec la conclusion du rapport de la Cour des comptes », continue Eddy Gemayel. Un montant délibérément « caché » qui s’élève à environ 7 milliards de dollars, selon l’institution financière et qui correspond à la différence entre les deux estimations de la dette publique. Celle déclarée sous l’administration Macky Sall à plus de 70 % du produit intérieur brut (PIB) et celle calculée par la Cour des Comptes qui se situe à près de 100 % du PIB.

« Il y a une sous-estimation. On a une partie de la dette qui a été caché et ceci a permis aux autorités de pouvoir s’endetter plus sur les marchés, de donner un signal plus positif aux marchés financiers et aussi de pouvoir s’endetter à des taux plus favorables que ce que ces taux auraient été si la dette était plus élevée », explique le chef de la délégation du FMI.

Dans tous les cas de figure, c’est un montant très élevé qui creuse le déficit public et qui a provoqué la suspension du prêt du FMI au Sénégal. Ce programme d’aides du FMI au Sénégal, d’un montant de 1,8 milliard d’euros, est suspendu depuis que les nouvelles autorités, arrivées au pouvoir il y a un an, ont révélé en septembre des erreurs dans les chiffres officiels des finances publiques sous l’ex-président Macky Sall.

Ce prêt ne pourra reprendre qu’une fois que les autorités sénégalaises auront identifié quels mécanismes ont permis de dissimuler la réalité de la dette. Il faut également que des mesures correctives soient adoptées, assure le FMI, pour éviter qu’un tel cas ne se reproduise. Avoir un compte unique pour le trésor public par exemple, centraliser aussi les entités en charge de la gestion de la dette.

Le FMI devra ensuite décider dans les semaines qui viennent si le Sénégal décroche une dérogation ou si l’institution internationale demande à Dakar de rembourser ce qui a déjà été prêté par le FMI avant de reprendre un nouveau programme.

RFI

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À la UneAfrique

Crise dans l’Est de la RDC : Le sommet EAC-SADC élargit l’équipe de médiation à cinq facilitateurs pour relancer le processus de paix

by admin9775 25 mars 2025
written by admin9775

 Le sommet conjoint des chefs d’État et de gouvernement de la Communauté de l’Afrique de l’Est (EAC) et de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) a annoncé ce [jour] l’élargissement de l’équipe des facilitateurs chargés de résoudre la crise sécuritaire dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC). Initialement composée de trois membres, cette équipe passe désormais à cinq facilitateurs, dans l’espoir d’accélérer le processus de paix.

Une médiation renforcée avec de nouvelles figures politiques

Le président kényan William Ruto, actuel président en exercice de l’EAC, a révélé les noms des nouveaux facilitateurs désignés :

  1. Kgalema Motlanthe – Ancien président sud-africain
  2. Sahle-Work Zewde – Présidente de l’Éthiopie (première femme chef d’État du pays)
  3. Catherine Samba-Panza – Ancienne présidente de transition de Centrafrique

Ils rejoignent Uhuru Kenyatta (ancien président du Kenya, facilitateur principal du Processus de Nairobi) et Olusegun Obasanjo (ex-président nigérian, nommé en février 2023).

Cette décision fait suite à l’adoption d’un rapport des ministres de l’EAC et de la SADC, qui préconise des mesures pour un cessez-le-feu durable, un retrait des groupes armés et la mise en place d’un mécanisme de suivi.

Un cessez-le-feu fragile, régulièrement violé

Cependant, cette initiative intervient dans un contexte où les groupes rebelles continuent de défier les appels à la cessation des hostilités. Des sources locales et des ONG signalent des affrontements récurrents au Nord-Kivu et en Ituri, notamment impliquant le M23, mais aussi des milices locales et des forces étrangères.

Des résidents et observateurs dénoncent une reprise des combats malgré les engagements pris, ce qui soulève des questions sur l’efficacité des mécanismes de paix actuels.

Prochaines étapes et défis

Les cinq facilitateurs devront :
✔ Coordonner une feuille de route commune avec les acteurs régionaux.
✔ Obtenir l’adhésion des groupes armés, dont certains rejettent toute négociation.
✔ Superviser le déploiement d’un secrétariat technique pour le suivi des engagements.

Analyste : « La crédibilité de ce processus dépendra de la pression régionale et internationale sur les belligérants, ainsi que d’une meilleure coordination entre Kinshasa et ses partenaires. »

Alors que la RDC et ses voisins cherchent une issue à cette crise multiforme, l’élargissement de la médiation offre un nouvel espoir, mais le maintien des violences rappelle que le chemin vers la paix reste semé d’embûches.

Par MN
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À la UneAfrique

Sanctions internationales contre le Rwanda : premières répercussions sur le secteur de la microfinance

by admin9775 24 mars 2025
written by admin9775

Les sanctions économiques imposées au Rwanda commencent à produire leurs effets, avec l’annonce ce lundi de la cessation d’activités de la microfinance Inkingi, l’une des premières institutions financières à subir de plein fouet le retrait des bailleurs internationaux.

Une décision aux conséquences immédiates

La Banque Nationale du Rwanda (BNR) a officiellement confirmé dans un communiqué que la Micro-Finance Inkingi mettra fin à ses opérations à partir du 21 mars 2025. Cette fermeture intervient dans un contexte où plusieurs partenaires financiers internationaux, dont des agences de coopération européenne et américaine, ont suspendu leurs financements en réaction à l’implication présumée du Rwanda dans le conflit à l’est de la RDC.

Un secteur fragilisé par le retrait des bailleurs

  • Dépendance aux fonds étrangers : Les microfinances rwandaises, dont Inkingi, reposent en grande partie sur des financements extérieurs.
  • Effet domino redouté : D’autres institutions pourraient suivre si les sanctions s’intensifient.
  • Impact sur les ménages : Ces structures jouent un rôle clé dans l’accès au crédit pour les petites entreprises et les populations rurales.

Contexte des sanctions internationales

Plusieurs pays, dont la France, les États-Unis et la Belgique, ont récemment adopté des mesures restrictives contre des personnalités et entités rwandaises, accusées de soutenir le M23 en RDC. Ces sanctions comprennent :
✔ Gel des avoirs de responsables politiques et militaires
✔ Suspension des aides budgétaires
✔ Réduction des partenariats économiques

Réactions mitigées à Kigali

Si les autorités rwandaises minimisent l’impact global des sanctions, cette première fermeture montre que certains secteurs vulnérables commencent à en subir les conséquences. La BNR assure « surveiller la situation » et promet des « mesures d’accompagnement », sans préciser lesquelles.

Perspectives inquiétantes

  • Risque de contraction du crédit pour les petites entreprises
  • Possible crise de confiance dans le système financier local
  • Pression accrue si d’autres partenaires se retirent

Cette fermeture pourrait n’être qu’un premier signe de fragilité économique si le conflit en RDC persiste et que les pressions internationales s’accentuent. Le Rwanda est frappé de plein fouet suite à la guerre d’agression que Kagame mène contre la RDC . « Les touristes ne viennent plus, les hôtels sont vides, les prix sur les marchés ont grimpé, la situation est de plus en plus difficile».

La prochaine réaction du gouvernement rwandais et l’éventuelle extension des sanctions à d’autres secteurs (banques, télécoms, infrastructures).

 La cessation d’activités de la Micro-Finance Inkingi, annoncée ce lundi par la Banque Nationale du Rwanda, constitue le premier effet visible des sanctions internationales et révèle la vulnérabilité extrême d’une économie rwandaise largement artificielle.

Une économie sous perfusion (40% du budget dépend de l’aide internationale)

  • Les sanctions ont immédiatement touché un secteur clé : 40% des microcrédits dépendaient de bailleurs occidentaux (UE, USA, UK)
  • La fermeture d’Inkingi laisse 50 000 emprunteurs sans accès au crédit, principalement des petits agriculteurs
  • « Sans l’aide étrangère, tout le système financier informel s’effondrerait en 3 mois » analyse un économiste kigalais sous anonymat

Le mirage économique rwandais en chiffres

  1. Dépendance aux aides :
    • 40% du budget national financé par l’extérieur
    • 80% de dette/PIB (contre 45% en 2015)
  2. Pauvreté masquée :
    • 50% de la population vit avec <2$/jour
    • 65% des Rwandais dépendent de l’agriculture de subsistance
  3. Dépenses de prestige :
    • 120M$/an pour le sponsoring d’Arsenal
    • 60M$ pour l’avion présidentiel

Conséquences en cascade attendues

  • Secteur bancaire : 3 autres institutions microfinancières sous surveillance renforcée
  • Devises : La Banque Centrale puise dans ses réserves (moins de 6 mois d’importations)
  • Social : Risque de pénuries sur les produits subventionnés (engrais, médicaments)

L’ombre du conflit congolais

Les sanctions font suite aux preuves accablantes de :

  • Soutien rwandais au M23 (rapport ONU de février 2025)
  • Pillage systématique des minerais congolais (or, coltan) représentant 30% des exportations rwandaises

À venir :

  • La Banque Mondiale examine un gel de 200M$ de prêts
  • L’UE pourrait suspendre son fonds de développement (500M€/an)

« Le Rwanda n’est pas un miracle économique mais un château de cartes bâti sur l’aide internationale et le pillage de la RDC », résume un diplomate européen.

Par Basengezi Ntomo, correspondant à Goma
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À la UneAfrique

L’Angola claque la porte de la médiation en RDC

by admin9775 24 mars 2025
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Luanda retire son mandat de facilitation du dialogue RDC-M23 après 18 mois d’efforts infructueux La présidence angolaise a notifié officiellement ce lundi sa décision de mettre fin à son rôle de médiateur dans la crise sécuritaire à l’est de la RDC ce retrait intervient alors que le pays assume depuis janvier la présidence tournante de l’Union africaine et entend recentrer ses priorités sur les dossiers continentaux

Bilan mitigé d’une médiation laborieuse
Le processus angolais avait pourtant enregistré des avancées notables en décembre 2024 avec l’engagement de Kinshasa à neutraliser les FDLR et celui de Kigali à retirer ses troupes du territoire congolais mais la mise en œuvre traîne et les violations se multiplient selon des sources diplomatiques la dernière rencontre entre parties congolaise et rwandaise sous facilitation angolaise remonte à février sans résultat tangible

Vide diplomatique à haut risque
Cette décision laisse un dangereux vide dans le suivi du cessez-le-feu déjà fragile les observateurs s’inquiètent d’une reprise imminente des combats alors que le M23 maintient ses positions malgré les annonces de retrait côté congolais les FARDC restent en alerte maximale dans la région

Options sur la table
Plusieurs scénarios se dessinent

  • Une reprise sous l’égide de la SADC dont les troupes sont déjà déployées en RDC
  • Une médiation élargie associant l’UA et l’ONU
  • Le gel pur et simple des négociations avec risque d’escalade militaire

Prochaines étapes cruciales
La balle est désormais dans le camp de l’Union africaine qui doit trancher rapidement sur la relance du processus la crédibilité de l’organisation se joue aussi sur ce dossier brûlant qui met à l’épreuve sa capacité à régler les crises internes au continent

Par Basengezi Ntomo
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À la UneAfrique

La SADC et l’EAC organisent ce lundi 24 mars un sommet conjoint pour faire face à la crise sécuritaire en RDC

by admin9775 24 mars 2025
written by admin9775

Face à l’aggravation de la situation sécuritaire en République démocratique du Congo (RDC), la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) et la Communauté d’Afrique de l’Est (EAC) unissent leurs efforts pour trouver des solutions durables. Un sommet conjoint virtuel des chefs d’État et de gouvernement est prévu ce 24 mars 2025. Cette réunion, la deuxième du genre entre les deux blocs régionaux, vise à examiner la crise sécuritaire en RDC, marquée par la montée en puissance des groupes armés et l’implication croissante des forces régionales dans le conflit.

Un sommet co-présidé par les leaders de la SADC et de l’EAC

Le sommet sera co-présidé par deux figures clés de la région :

  • Dr. William Samoei Ruto, Président du Kenya et Président en exercice de l’EAC.
  • Dr. Emmerson Dambudzo Mnangagwa, Président du Zimbabwe et Président en exercice de la SADC.

Cette collaboration entre les deux organisations régionales souligne l’urgence de la situation en RDC, où les violences persistantes dans l’est du pays menacent non seulement la stabilité nationale, mais aussi la sécurité régionale.

Un contexte sécuritaire alarmant

La RDC fait face à une crise sécuritaire complexe, caractérisée par l’activité croissante de groupes armés, dont le M23, soutenu selon les autorités congolaises par des forces étrangères. Les récentes avancées territoriales des rebelles et les affrontements avec les forces gouvernementales ont entraîné des déplacements massifs de populations et une détérioration des conditions humanitaires.

Le sommet du 24 mars fait suite à des discussions ministérielles conjointes EAC-SADC tenues le 17 mars 2025 à Harare, au Zimbabwe. Ces réunions préparatoires ont permis d’identifier les priorités et de proposer des pistes de solutions pour une réponse coordonnée à la crise.

Objectifs du sommet

Les chefs d’État et de gouvernement aborderont plusieurs questions cruciales, notamment :

  1. La coordination des efforts régionaux : Renforcer la collaboration entre la SADC et l’EAC pour une réponse unifiée à la crise sécuritaire en RDC.
  2. Le soutien aux FARDC : Examiner les moyens de soutenir les Forces armées de la RDC dans leur lutte contre les groupes armés.
  3. La médiation politique : Relancer les processus de paix, notamment les initiatives de Luanda et de Nairobi, pour favoriser un dialogue inclusif.
  4. La stabilisation des zones affectées : Proposer des mesures pour rétablir la sécurité et faciliter l’aide humanitaire dans les régions en crise.

Un espoir pour la paix et la stabilité

Ce sommet conjoint représente une opportunité cruciale pour les dirigeants africains de démontrer leur engagement en faveur de la paix et de la stabilité en RDC et dans la région des Grands Lacs. Alors que les défis sécuritaires et humanitaires s’intensifient, une réponse coordonnée et déterminée est plus que jamais nécessaire.

Les populations congolaises, épuisées par des décennies de conflits, espèrent que cette initiative régionale aboutira à des actions concrètes pour mettre fin aux violences et ouvrir la voie à une paix durable. La réussite de ce sommet dépendra de la volonté politique des dirigeants à transcender les divisions et à œuvrer ensemble pour l’intérêt supérieur de la région.

Par MN
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RDC-Tchad : Renforcement de la coopération bilatérale face aux défis sécuritaires et économiques

by admin9775 19 mars 2025
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Dans un contexte régional marqué par des défis sécuritaires et économiques croissants, la République Démocratique du Congo (RDC) et le Tchad ont réaffirmé, ce mardi, leur engagement à renforcer leur coopération bilatérale. Cet engagement ressort d’une rencontre entre la vice-ministre des Affaires étrangères de la RDC, Gracia Yamba Kazadi, et l’ambassadeur du Tchad en RDC, Mogombaye Apollinaire. Les deux parties ont mis en avant les liens historiques et la solidarité qui unissent leurs nations depuis leurs indépendances respectives.

Un partenariat ancré dans l’histoire et renforcé par des actions concrètes

Lors de cette réunion, l’ambassadeur tchadien a salué le rôle clé joué par le président congolais Félix Tshisekedi en tant que facilitateur lors de la transition politique au Tchad. Ce processus, mené avec succès au sein de la Commission de Réconciliation du Tchad (CRC), a été cité comme un exemple emblématique de la confiance et de la collaboration entre les deux pays. « La RDC a été un partenaire essentiel dans notre quête de stabilité politique », a déclaré Mogombaye Apollinaire.

La visite du président Tshisekedi au Tchad en juin dernier a également été évoquée comme un moment fort ayant consolidé les relations diplomatiques et politiques entre Kinshasa et N’Djamena. Cette visite avait permis de poser les bases d’une coopération renforcée, notamment dans les domaines sécuritaires et économiques.

Vers une Commission mixte RDC-Tchad

Les discussions ont également porté sur la mise en place imminente d’une Commission mixte RDC-Tchad, qui devrait se tenir d’ici la fin de l’année. Cette Commission, couvrant des domaines variés tels que le commerce, l’économie et la coopération technique, vise à approfondir les relations bilatérales et à favoriser un développement mutuel au bénéfice des deux peuples. « Cette Commission sera un cadre privilégié pour concrétiser notre volonté commune de progresser ensemble », a souligné la vice-ministre Gracia Yamba Kazadi.

Soutien tchadien face à l’agression rwandaise

La situation sécuritaire dans l’est de la RDC, marquée par l’agression rwandaise et les activités des groupes armés, a également été au cœur des discussions. L’ambassadeur Mogombaye Apollinaire a réitéré le soutien indéfectible du Tchad à la RDC, rappelant la déclaration du président tchadien du 9 février dernier, qui avait appelé au respect de l’intégrité territoriale congolaise. « Le Tchad reste solidaire de la RDC dans sa lutte pour la paix et la stabilité. Nous croyons en une réponse collective pour faire face aux menaces régionales », a-t-il affirmé.

Ce soutien intervient dans un contexte où la RDC fait face à des défis sécuritaires majeurs, notamment l’activité du groupe armé M23, soutenu selon Kinshasa par le Rwanda. La communauté internationale, y compris des pays africains comme le Tchad, est appelée à jouer un rôle plus actif pour résoudre ces crises.

Un partenariat stratégique pour l’avenir

La rencontre entre la vice-ministre congolaise et l’ambassadeur tchadien souligne l’importance croissante des partenariats régionaux dans un environnement géopolitique complexe. Alors que la RDC et le Tchad font face à des défis communs – qu’il s’agisse de l’insécurité, des crises économiques ou des transitions politiques –, leur collaboration apparaît comme un pilier essentiel pour assurer la stabilité et le développement dans la région.

Avec la mise en place prochaine de la Commission mixte et le renforcement des échanges politiques et économiques, les deux pays semblent déterminés à écrire un nouveau chapitre de leur partenariat. Pour les populations congolaise et tchadienne, cette coopération renforcée pourrait ouvrir la voie à des opportunités concrètes en matière de sécurité, de croissance économique et d’intégration régionale.

Dans un monde où les défis transnationaux exigent des réponses collectives, la RDC et le Tchad montrent que la solidarité et la coopération restent des outils indispensables pour construire un avenir plus stable et prospère.

Par NM
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À la UneAfrique

La partie sud-soudanaise se retire partiellement du processus de paix

by admin9775 19 mars 2025
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NAIROBI, 18 mars (Reuters) – Un grand parti du gouvernement de coalition du Soudan du Sud a déclaré mardi qu’il avait suspendu son rôle dans un élément clé d’un accord de paix de 2018 alors que les relations entre son dirigeant Riek Machar et le président Salva Kiir se détériorent au milieu d’affrontements et d’arrestations.

L’accord a mis fin à une guerre de cinq ans entre les forces loyales à Kiir et son rival Machar, qui est maintenant Premier Vice-Président à la tête du parti SPLM-IO. Mais les deux hommes entretiennent une relation éprouvante, qui s’est aggravée ces dernières semaines à la suite d’affrontements dans l’est du pays.

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Au début de ce mois, les forces de sécurité ont rassemblé plusieurs responsables du SPLM-IO, dont le ministre du pétrole et le chef adjoint de l’armée, après que les milices ethniques de l’Armée blanche eut forcé des troupes à se retirer de la ville de Nasir près de la frontière éthiopienne.

Le gouvernement a accusé le SPLM-IO de liens avec l’Armée blanche, qui comprend principalement des jeunes d’origine armée qui ont combattu aux côtés des forces de Machar dans la guerre de 2013-2018 contre des troupes majoritairement ethniques dinka fidèles à Kiir. La partie nie les allégations.

Oyet Nathaniel Pierino, vice-président du SPLM-IO, a déclaré mardi que le parti ne participerait pas aux arrangements de sécurité liés au processus de paix tant que les fonctionnaires détenus n’auraient pas été libérés.

« Les sorcières politiques en cours continuent de menacer l’essence même et l’existence de l’accord de paix », a déclaré Pierino dans un communiqué.

Les combats autour de Nasir, dans l’État du Haut-Nil, ont déplacé 50 000 personnes depuis la fin du mois de février, dont 10 000 ont fui en Éthiopie, selon Anita Kiki Gbeho, Coordonnatrice humanitaire des Nations Unies au Soudan du Sud.

CROISSANCE DE LA HAPE DE LA HAIX

Le chef de la paix des Nations Unies au Soudan du Sud, Nicholas Haysom, s’est dit préoccupé par le fait que le pays soit « au bord de la reprise de la guerre civile ».

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« Avec la prolifération de la désinformation dans le domaine public, les discours haineux sont maintenant omniprésents, ce qui suscite la crainte que le conflit puisse prendre une dimension ethnique », a-t-il déclaré dans un discours devant l’Union africaine.

Les analystes affirment que la guerre au Soudan voisin a également stimulé l’échec du processus de paix, avec la suspension des revenus pétroliers du Soudan du Sud, l’escalade des tensions régionales et les inondations d’armes à travers la frontière.

« Nous assistons à la première étape des débordements de la guerre au Soudan dans le Haut-Nil. Il sera difficile d’empêcher que ces tensions ne s’étendent à (la capitale) de Djouba », a déclaré Alan Boswell de l’International Crisis Group.

Par Hereward Holland, correspondant à Reuters

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Kagame met en garde la Belgique et dénonce la RDC lors d’une matinée politique à Kigali

by admin9775 17 mars 2025
written by admin9775

Ce dimanche 16 mars 2025, le président rwandais Paul Kagame a tenu une matinée politique à Kigali, devant une foule de citoyens rwandais. Lors de cet événement, il a lancé un avertissement ferme à la Belgique, l’accusant de comploter contre le Rwanda aux côtés de la République Démocratique du Congo (RDC). Kagame a également dénoncé les actions de la RDC et réaffirmé sa détermination à protéger le Rwanda contre toute menace extérieure.

Kagame s’en prend à la Belgique

Le président rwandais n’a pas mâché ses mots envers la Belgique, qu’il a qualifiée de « très petit pays » animé par la jalousie face aux progrès et au développement du Rwanda. Selon Kagame, la Belgique serait à l’origine de nombreux malheurs qu’a connus le Rwanda dans la sous-région des Grands Lacs. Il a rappelé les souffrances infligées par la Belgique pendant l’ère coloniale, ainsi que son rôle dans le génocide des Tutsis il y a 30 ans.

« Les Belges ont tué des Rwandais pendant la colonisation, ils ont tué des Rwandais pendant le génocide, et maintenant ils veulent revenir pour terminer leur travail d’extermination des Tutsis. Mais moi, Kagame, je ne les laisserai pas faire », a-t-il déclaré, sous les applaudissements de la foule.

La RDC et les FDLR dans le viseur

Kagame a également pointé du doigt la RDC et son président, Félix Tshisekedi, qu’il accuse d’avoir « hypnotisé le monde » pour manipuler l’opinion internationale. Selon lui, Tshisekedi collabore avec les Forces Démocratiques de Libération du Rwanda (FDLR), un groupe armé que Kagame considère comme une menace directe pour la sécurité du Rwanda.

« Les FDLR veulent commettre un nouveau génocide au Rwanda, mais personne n’en parle. La RDC les soutient, et cela doit cesser », a-t-il affirmé. Kagame a appelé la communauté internationale à prendre conscience de cette situation et à agir pour prévenir de nouvelles violences.

Un appel à la résilience face aux sanctions

Face aux sanctions internationales imposées au Rwanda, Kagame a exhorté les Rwandais à « serrer la ceinture » et à faire preuve de résilience. Il a assuré que le Rwanda ne succomberait pas à ces pressions et continuerait sur la voie du développement et de la stabilité.

« Le Rwanda ne va pas mourir. Nous avons surmonté des épreuves bien plus difficiles par le passé. Ces sanctions sont injustes, mais nous sommes forts et nous resterons debout », a-t-il déclaré, suscitant un tonnerre d’applaudissements.

Un message de réassurance à la population

En conclusion de son discours, Kagame a rassuré la population rwandaise, leur demandant de ne rien craindre et de dormir en paix. « Tant que je serai président, rien n’arrivera au Rwanda. Nous sommes vigilants, nous sommes prêts, et nous protégerons notre nation contre toute menace », a-t-il affirmé, sous les acclamations de la foule.

Ce discours, marqué par un ton ferme et déterminé, reflète la posture de Kagame face aux défis régionaux et internationaux. Il réaffirme son engagement à protéger le Rwanda et à défendre ses intérêts, tout en appelant à l’unité et à la résilience de son peuple.

Auteur : MN
Source : CONGO PUB Online

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17 mars 2025 0 comments
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