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Category:

Afrique

À la UneAfrique

Sénégal: le président Bassirou Diomaye Faye met fin aux fonctions du Premier ministre Ousmane Sonko

by admin9775 23 mai 2026
written by admin9775

Le président sénégalais, Bassirou Diomaye Faye, a mis fin aux fonctions de son Premier ministre, Ousmane Sonko, dans la soirée du 22 mai 2026. L’annonce a été faite à la chaîne de télévision RTS peu avant 22h TU.

Dans une courte allocution diffusée un peu avant 22 heures locales ce vendredi 22 mai par la Radio télévision sénégalaise (RTS) depuis le Palais de la République de Dakar, Oumar Samba Ba, le secrétaire général de la Présidence, a annoncé qu’Ousmane Sonko n’était plus Premier ministre du Sénégal. Les autres membres du gouvernement perdent eux aussi leurs fonctions.

« Par décret n°2026-1128 du 22 mai 2026, le président de la République, son excellence Bassirou Diomaye Diakhar Faye, a mis fin aux fonctions de M. Ousmane Sonko, Premier ministre, et par conséquent, à celles des ministres et secrétaires d’État, membres du gouvernement. Les membres du gouvernement sortant sont chargés d’expédier les affaires courantes », a déclaré Oumar Samba Ba.

Le limogeage d’Ousmane Sonko est intervenu quelques heures à peine après son passage devant l’Assemblée nationale où il a répondu aux questions des députés. « Je ne suis pas un Premier ministre qui obéit aveuglément et qui acquiesce à tout », a notamment déclaré le désormais ex-Premier ministre au cours de cette session. À cette occasion, celui-ci a aussi évoqué des « divergences » avec le président, mais rien qui ne freine la marche de l’État, selon lui. 

« Ce soir je dormirai le cœur léger »

Des tensions avaient vu le jour ces derniers mois entre les deux têtes de l’exécutif arrivées au pouvoir en 2024, leurs différends politiques s’affichant de plus en plus au grand jour. Il y a près de trois semaines, lors d’un entretien avec la presse, Bassirou Diomaye Faye avait notamment indiqué qu’il pourrait mettre fin aux fonctions de son Premier ministre dès lors qu’il n’aurait plus confiance en lui. Le Rubicon a donc été franchi ce soir.

De son côté, Ousmane Sonko n’a pas tardé à réagir à son limogeage sur les réseaux sociaux : « Ce soir je dormirai le cœur léger »,  peut-on lire sur sa page Facebook.

Ancien mentor de Bassirou Diomaye Faye et opposant de l’ancien chef de l’État Macky Sall, Ousmane Sonko avait été empêché de se présenter à l’élection présidentielle de mars 2024 et avait désigné l’actuel chef de l’État pour le remplacer.

À présent, « il va falloir que l’un et l’autre trouve des stratégies pertinentes pour pouvoir exister et évoluer dans l’espace politique parce que si le président a beaucoup de ressources […], il y a naturellement aussi des mécanismes du régime parlementaire qui peuvent fonctionner à l’avantage de l’ancien Premier ministre Ousmane Sonko », analyse le professeur Maurice Soudieck Dione, agrégé de Sciences politiques à l’université Gaston-Berger de Saint-Louis. « Avec la perspective d’échéances électorales qui arrivent bientôt – des élections locales en 2027 et la présidentielle en 2029 -, le danger est donc d’assister à une guerre de la majorité présidentielle contre la majorité parlementaire, ce qui peut avoir des conséquences préjudiciables à la bonne marche des affaires publiques », poursuit ce dernier.

RFI

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23 mai 2026 0 comments
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À la UneAfrique

Henri Sassou Nguesso enterré dans la discrétion : le fils aîné du président absent du récit du pouvoir

by admin9775 18 mai 2026
written by admin9775

Henri Sassou Nguesso semblait déjà avoir disparu du paysage politique et familial avant même sa mort. Fils aîné du président Denis Sassou Nguesso, colonel de l’armée et père de huit enfants, il portait pourtant l’un des noms les plus puissants du République du Congo. Mais depuis plusieurs années, différentes sources décrivaient un homme progressivement tenu à distance du premier cercle du pouvoir présidentiel.

Ni opposant officiel ni figure dissidente, Henri Sassou Nguesso aurait surtout souffert d’un éloignement croissant avec les mécanismes internes du système familial et politique construit autour du clan présidentiel, où la fidélité absolue demeure essentielle.

Le 11 avril 2026, il s’effondre dans un bus à Brazzaville, selon plusieurs témoignages relayés localement, avant d’être transporté à l’Hôpital militaire Pierre Mobengo. Aucune communication officielle n’est alors faite autour de son état de santé. Pas d’évacuation médicale spectaculaire ni de mobilisation visible des autorités autour du fils aîné du chef de l’État.

Henri Sassou Nguesso décède à l’âge de 61 ans dans une discrétion inhabituelle pour un membre de la famille présidentielle congolaise. Aucun communiqué officiel de la présidence n’annonce publiquement sa disparition. Jusqu’à présent, aucune apparition publique ni déclaration crédible n’a permis de confirmer une présence de Denis Sassou Nguesso auprès de son fils durant ses derniers moments.

Après son décès, le silence se prolonge autour de ses obsèques. Pendant plus d’un mois, son corps reste conservé à la morgue alors que des divergences apparaissent entre différentes branches de la famille concernant l’organisation des funérailles.

D’un côté, la famille maternelle, menée notamment par Germela, fille aînée du défunt. De l’autre, des membres du clan présidentiel favorables à une inhumation à Édou, village ancestral de la famille Sassou Nguesso. Selon plusieurs sources, les discussions ont été compliquées par des tensions familiales ainsi que par certaines exigences coutumières mbochi liées à la gestion des différends internes.

Le 16 mai 2026, Germela finit par organiser l’inhumation du corps au cimetière privé Bouka, à Brazzaville, entourée de proches maternels et de quelques membres de la famille. Aucun haut responsable du clan présidentiel n’apparaît publiquement lors de la cérémonie. Plusieurs figures de la famille Nguesso se trouvaient alors à Édou.

L’enterrement du fils aîné d’un président en exercice s’est ainsi déroulé sans hommage officiel, sans cérémonie d’État et loin des démonstrations habituelles du pouvoir.

Au Congo-Brazzaville, cette séquence suscite de nombreuses interrogations. Entre la mort survenue dans un bus, le long maintien du corps à la morgue et des funérailles organisées sans présence publique du père, une partie de l’opinion y voit le signe d’une fracture profonde au sein du clan présidentiel.

Pour beaucoup, Henri Sassou Nguesso avait déjà disparu des équilibres du pouvoir bien avant sa disparition physique.

Par Marius Bopenga
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À la UneAfrique

Kagame défend la ligne du Rwanda face aux sanctions américaines lors de l’Africa CEO Forum

by admin9775 14 mai 2026
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Interrogé en marge de l’édition 2026 de l’Africa CEO Forum, tenue les 14 et 15 mai à Kigali, Paul Kagame a réagi publiquement aux sanctions imposées par les États-Unis contre l’armée rwandaise et plusieurs hauts responsables militaires accusés de soutenir la rébellion du M23 dans l’est de la République démocratique du Congo.

Dans une prise de parole au ton offensif, le président rwandais a affirmé ne pas céder face aux pressions internationales malgré les conséquences des mesures américaines.

« Je n’ai jamais capitulé dans une situation pire que celle-ci », a déclaré Paul Kagame, reconnaissant que les sanctions « font mal », tout en estimant qu’elles poursuivent précisément cet objectif. « Nous souffririons davantage si nous ne faisions pas ce que nous faisons actuellement. Il coûte davantage de dire oui à ce qui est mauvais », a-t-il ajouté.

Le chef de l’État rwandais a également exhorté les pays africains à ne pas se laisser influencer par les puissances étrangères qu’il accuse de vouloir maintenir leur domination sur le continent.

« Ne faites pas attention à ces puissances qui pensent qu’elles possèdent le monde », a-t-il lancé devant les participants du forum, appelant les dirigeants africains à défendre leurs intérêts stratégiques et à valoriser eux-mêmes leurs ressources naturelles.

Ces déclarations interviennent dans un contexte de durcissement de la position américaine vis-à-vis de Kigali. Début mars, les autorités américaines avaient annoncé des sanctions visant l’armée rwandaise ainsi que plusieurs officiers supérieurs, parmi lesquels le chef d’état-major. Quelques jours plus tard, Washington imposait également des restrictions de visas contre des responsables rwandais accusés d’alimenter l’instabilité dans l’est de la RDC et de soutenir les rebelles du M23.

Ces mesures touchent un secteur central de la stratégie diplomatique et sécuritaire du Rwanda, dont l’armée est engagée dans plusieurs opérations internationales, notamment des missions de maintien de la paix des Nations unies et des opérations régionales comme au Mozambique.

Au-delà du volet sécuritaire, Paul Kagame a élargi son discours à la question de la souveraineté économique africaine et de l’exploitation des ressources naturelles. Selon lui, les sanctions internationales ne sont pas toujours motivées par des principes démocratiques ou humanitaires, mais servent souvent des intérêts géopolitiques et économiques.

Le président rwandais a dénoncé une forme de continuité historique dans les rapports entre certaines puissances et l’Afrique, accusant des acteurs internationaux de vouloir contrôler indirectement les ressources stratégiques du continent, notamment les minerais critiques tels que le cobalt, le coltan et le lithium.

« Nous devons être capables de dire non », a insisté Paul Kagame, appelant les États africains à rompre avec une posture qu’il juge trop dépendante des puissances étrangères et à construire une souveraineté économique fondée sur la maîtrise de leurs ressources.

Cette intervention s’inscrit dans un contexte régional particulièrement sensible, marqué par les tensions persistantes entre Kigali et Kinshasa autour de la crise sécuritaire dans l’est de la RDC, alors que plusieurs initiatives diplomatiques internationales tentent de relancer les processus de paix dans la région des Grands Lacs.

Par Marius Bopenga
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À la UneAfrique

Le Zimbabwe va restituer des dizaines de fermes saisies à des étrangers il y a plus de 20 ans

by admin9775 11 mai 2026
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Au Zimbabwe, le gouvernement a annoncé vouloir restituer 67 fermes à d’anciens propriétaires étrangers, qui ont perdu leurs terres dans les années 2000. Sous la présidence de Robert Mugabe, plusieurs milliers d’agriculteurs blancs avaient été expropriés, au profit de populations noires spoliées durant la colonisation. Cette politique controversée avait conduit à l’effondrement de toute l’économie du pays.

Le gouvernement d’Emmerson Mnangagwa insiste : ces nouvelles mesures ne remettent absolument pas en cause le programme de réforme agraire de Mugabe, mais sont plutôt un geste afin de tourner la page des litiges datant des années 2000. L’annonce a été faite par le ministre de l’Agriculture devant le Parlement. Ces restitutions concernent des agriculteurs originaires du Danemark, de la Suisse, de l’Allemagne et des Pays-Bas, afin d’honorer des accords bilatéraux d’investissement liant ces États avec le Zimbabwe. 

Mais ces fermes restées inoccupées seront difficiles à restaurer d’après Johan Willemse, professeur sud-africain d’économie agricole : « La plupart des infrastructures qui se trouvaient sur ces fermes n’existent plus. Il faudrait redévelopper ces fermes à partir de zéro, ce n’est pas comme si les gens allaient les retrouver dans l’état où ils les ont laissées. Donc il sera très compliqué de retourner sur place, de faire partir les personnes qui auraient pu s’y installer, d’investir à nouveau, pour que cela redevienne productif. Des personnes me disent qu’elles ne sont pas prêtes à prendre ces risques, à l’heure actuelle. »

« Beaucoup de scepticisme autour de cette annonce »

Selon Johan Willemse, dont le père avait lui-même une ferme au Zimbabwe, la mesure a surtout pour but d’apaiser les pays occidentaux, alors que Harare cherche un accord de restructuration de sa dette : « Je pense qu’il y a beaucoup de scepticisme autour de cette annonce et qu’il s’agit surtout d’un geste de la part du gouvernement, pour montrer qu’il est prêt à parler de ce sujet. »

Plus de 800 fermes seront, elles, rendues à des Zimbabwéens noirs qui les occupaient avant l’époque coloniale selon le ministre, et quelque 400 agriculteurs blancs seront autorisés à racheter leur terre afin de rester dessus. Pour le reste, le gouvernement zimbabwéen avait, en 2020, annoncé un accord de compensation de 3,5 milliards de dollars pour l’ensemble des fermiers expropriés, mais sans avoir les moyens de financer la mesure.

Par Marius Bopenga
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À la UneAfrique

Madagascar: la Céni annonce un référendum constitutionnel en juin 2027 suivi d’une présidentielle en octobre

by admin9775 10 mai 2026
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À Madagascar, la Commission électorale indépendante a dévoilé son calendrier : un référendum constitutionnel en juin 2027, suivi d’une présidentielle en octobre. L’annonce marque le début du compte à rebours pour la transition, lancée après la chute d’Andry Rajoelina, en octobre dernier. La Commission électorale nationale indépendante (Céni) qui vient de renouveler son Bureau permanent, doit aussi composer avec une défiance persistante d’une partie de la population.

Onze mois pour reconstruire entièrement le fichier électoral. C’est le défi que s’est fixé la Céni qui prévoit d’effacer toutes les bases de données existantes pour les reconstituer de zéro, à partir des plus petites subdivisions administratives du pays. Le chantier annoncé par la Céni est colossal.

Une refonte présentée comme indispensable par son président, Thierry Rakotonarivo, qui promet une nouvelle méthode de travail : « Nous allons utiliser des modes opératoires vraiment transparents. Nous allons instaurer, au niveau de chaque quartier, un comité local de recensement des électeurs et, dans ce comité, on invite tout le monde à y participer : les représentants des partis politiques et les représentants de la société civile. »

Cependant l’institution part de loin. Dans un pays marqué par une transition politique encore fragile et une jeunesse qui a fait tomber le précédent pouvoir, la Céni doit reconquérir une partie de l’opinion.

Thierry Rakotonarivo, président de la Céni, dit en être conscient : « Nous allons faire tout notre possible pour regagner cette confiance-là. Nous allons essayer de travailler seulement avec notre conscience professionnelle. Nous avons déjà dit à la population que nous allons travailler conformément aux lois et règlements en vigueur, avec une transparence effective et des modes opératoires inclusifs. »

Société civile et Gen Z perplexes face aux annonces

Pour les jeunes du mouvement Gen Z, à l’origine du soulèvement d’octobre dernier, ces mesures peinent à les convaincre. « Les récentes annonces de la Céni nous laissent dans l’expectative, explique Zou, membre de la Gen Z. La commission veut avancer vers la refonte de la liste électorale, ainsi qu’une concertation nationale pour l’élaboration du code électoral. Ce sont des avancées qui sont plutôt positives pour nous. Mais nous attendons toujours plus de transparence. »

Du côté des organisations de la société civile, ces évolutions sont jugées largement insuffisantes. Hony Radert, secrétaire générale du Collectif des citoyens et des organisations citoyennes, appelle à une réforme bien plus radicale. « Pour nous, la Céni telle qu’elle est aujourd’hui n’est pas acceptable. Ce n’est pas parce qu’on change de costume ou de peau que l’on change d’âme. C’est la structure même de la Céni qui pose problème. Il faut démonter sa structure et passer à la concertation pour déterminer ensemble les règles de la gouvernance électorale. »

La communauté internationale qui a validé le délai de transition de 24 mois, attend désormais des élections libres et transparentes. Premier test : le référendum constitutionnel de juin 2027. Le calendrier doit s’achever avec la présidentielle d’octobre 2027. D’ici là, le gouvernement de la Refondation, mené par le colonel Michaël Randrianirina, devra composer avec une opinion publique attentive et une jeunesse mobilisée.

RFI

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À la UneAfrique

Washington relève son niveau d’alerte sur le Rwanda sur fond de tensions régionales autour de la crise dans l’Est de la RDC

by admin9775 8 mai 2026
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Les États-Unis ont considérablement durci leur position sécuritaire vis-à-vis du Rwanda en relevant leur niveau d’alerte voyage au niveau 4, soit la catégorie maximale correspondant à la recommandation officielle : « Ne pas voyager ».

Dans son évaluation, le Département d’État américain évoque une dégradation du climat sécuritaire marquée par une hausse des actes criminels, des agressions violentes, des braquages et des risques de troubles sécuritaires, particulièrement dans certaines zones proches de la frontière avec la Democratic Republic of the Congo.

Cette décision intervient dans un contexte régional extrêmement tendu, dominé par la persistance du conflit dans l’Est congolais et les accusations récurrentes portées contre Kigali concernant un soutien présumé aux rebelles de l’AFC/M23. Le Rwanda a toujours rejeté ces accusations, mais la pression diplomatique internationale s’est intensifiée ces derniers mois autour du rôle régional de Kigali.

Pour plusieurs analystes sécuritaires, cette alerte américaine dépasse la seule question criminelle et traduit une inquiétude géopolitique plus large face au risque d’extension régionale de la crise congolaise. Washington semble ainsi signaler que les conséquences du conflit dans l’Est de la RDC ne se limitent plus au territoire congolais mais commencent à affecter directement l’environnement sécuritaire régional.

Cette évolution intervient alors que les États-Unis jouent un rôle diplomatique croissant dans les discussions autour du processus de paix entre Kinshasa et Kigali, notamment à travers les mécanismes soutenus par les partenaires internationaux et les engagements pris dans le cadre des négociations régionales.

Sur le plan politique, ce relèvement du niveau d’alerte pourrait également être interprété comme un message indirect adressé au régime du président Paul Kagame, au moment où Washington multiplie les signaux de fermeté contre les acteurs accusés d’alimenter l’instabilité dans la région des Grands Lacs.

Cette décision américaine risque par ailleurs d’avoir des conséquences économiques et diplomatiques non négligeables pour le Rwanda, notamment en matière d’image internationale, de mobilité des investisseurs et de perception du climat des affaires, alors que Kigali s’était jusqu’ici imposé comme l’un des pôles de stabilité et de sécurité les plus valorisés de la région.

Par Pascal Kabeya
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À la UneAfrique

Mali: arrestations de plusieurs militaires accusés de complicité dans les attaques du 25 avril

by admin9775 3 mai 2026
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Au Mali, plusieurs militaires ou anciens militaires ont été arrêtés au cours des derniers jours. C’est ce qu’a indiqué, vendredi 1er mai au soir par communiqué, le procureur de la République près le Tribunal militaire de Bamako. Ces hommes sont accusés de complicité dans les attaques du samedi 25 avril 2026, menées par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (Jnim) et par les rebelles indépendantistes du Front de libération de l’Azawad (FLA), qui ont visé plusieurs cibles militaires à travers le pays : à Kidal, notamment, reprise par les groupes armés, et Kati, près de Bamako, fief des militaires au pouvoir. Le ministre de la Défense, le général Sadio Camara, avait été tué dans cette attaque.

Plusieurs militaires ou anciens militaires ont été arrêtés au cours des derniers jours suite aux attaques du 25 avril 2026, a indiqué vendredi 1er mai, par communiqué, le procureur de la République près le Tribunal militaire de Bamako. Cinq noms de militaires, dont un décédé samedi dernier dans les combats, sont cités. 

Selon le procureur de la République, il est établi que des militaires en activité, radiés ou en instance de radiation, ont participé à la planification et à la coordination et à l’exécution des attaques, rapporte notre correspondant régional,Serge Daniel.

Parmi ces hommes en uniforme figure, toujours selon le communiqué, l’un des acteurs du coup d’État de 2012 qui avait renversé l’ancien président malien Amadou Toumani Touré. Des hommes politiques maliens seraient également impliqués. Officiellement, quatre militaires ont été arrêtés. Toutefois, selon les informations de RFI, six autres personnes ont été interpellées au 2 mai 2026 et une vingtaine d’autres sont recherchées dans le cadre de l’enquête.

« C’est complètement ridicule ! » répond Oumar Mariko aux accusations de complicité

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Dans ce même communiqué, une autre personne est accusée de complicité avec les groupes armés : Oumar Mariko, président du parti politique Sadi – aujourd’hui dissous, comme toutes les organisations politiques maliennes. Oumar Mariko est une figure de la politique malienne, l’un des leaders de la révolution de 1991 qui avait mené à la chute du dictateur militaire Moussa Traoré. Aujourd’hui, Oumar Mariko, opposant du régime de Transition, vit en exil.

« C’est complètement ridicule ! Le procureur sait très bien que je n’ai aucune relation avec aucune des personnes citées, excepté Soïba Diarra, un ancien militaire [à la retraite selon le communiqué officiel, NDLR] qui n’a plus eu aucun contact avec moi depuis plus de dix ans. J’ai compris qu’il s’agit simplement de s’opposer aux positions que j’ai commencé à prendre, à savoir qu’il faut qu’on mette fin à cette guerre », répond-il à David Baché, journaliste au service Afrique de RFI.

Récemment, Oumar Mariko s’est rendu en brousse, dans le centre du Mali, où il a rencontré des représentants du Jnim et obtenu la libération de plusieurs militaires retenus en otage. Cela ne montre-t-il pas certaines connexions ? « Je suis homme politique. J’ai des contacts avec les milieux militaires, j’ai des contacts avec le Jnim, j’ai des contacts avec le Front de libération de l’Azawad, j’ai des contacts avec les chasseurs dozos… donc il y a quoi à vouloir tisser une complicité parce que je suis en contact ? Pourquoi cette hypocrisie ? Ça ne profite pas au peuple malien, et le peuple malien est lassé de la guerre », affirme-t-il.

Sur le terrain, les mercenaires russes ayant abandonné leurs positions dans la localité de Tessalit, au nord, sont toujours en route pour une autre localité au sud. À Kidal, ville passée sous contrôle des rebelles du Front de libération de l’Azawad, la vie reprend son cours. Les rebelles organisent des rencontres pour rassurer les habitants. 

RFI

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À la UneAfrique

Mali: après les attaques, Assimi Goïta affirme que la situation d’une «extrême gravité» est «maîtrisée»

by admin9775 29 avril 2026
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Invisible depuis samedi 25 avril, jour des premières attaques contre plusieurs localités du Mali, le chef de la junte, le général Assimi Goïta, est donc réapparu ce mardi 28 avril. La situation reste tendue au Mali, après les attaques coordonnées, les 25 et 26 avril, des jihadistes du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (Jnim) et du Front de libération de l’Azawad (FLA), contre plusieurs villes. Lors de ces attaques, le ministre de la Défense Sadio Camara a été tué et les forces rebelles ont pris le contrôle de Kidal.

Le général Assimi Goïta tente de reprendre la main, assure notre correspondant régional, Serge Daniel. Il a probablement manqué à ses troupes pendant les quatre derniers jours. Invisible ou jouant à l’invisible, son absence a suscité de nombreux commentaires, généralement négatifs. Et ce mardi, il a effectivement rencontré à Bamako l’ambassadeur russe dans la capitale malienne. La Russie, partenaire stratégique du Mali, dont les forces ont abandonné l’armée malienne sur le terrain face à l’avancée des rebelles.

Assimi Goïta s’est également rendu dans un hôpital de la capitale pour réconforter les militaires blessés au combat. Il n’a pas parlé, pas un seul mot.

« La situation est maîtrisée », assure Assimi Goïta

Durant la soirée, le chef de l’État malien a décidé de s’adresser à la nation. Durant près d’une dizaine de minutes, Assimi Goïta est revenu sur les événements du week-end qu’il qualifie « d’attaques coordonnées d’une extrême gravité » stoppées par les forces armées maliennes. « Un violent coup d’arrêt a été donné aux assaillants qui ont voulu installer un climat de violence », complète-t-il.

Grâce à la promptitude et au professionnalisme des forces armées et de sécurité, un violent coup d’arrêt a été donné aux assaillants dont l’objectif était d’installer un climat de violence généralisée dans les localités concernées. Grâce au sang-froid des hommes engagés et au maintien de la cohérence de la chaine de commandement, le plan funeste de l’ennemi a été déjoué avec la neutralisation d’un nombre important d’assaillants. À l’heure où je vous parle, le dispositif est renforcé. la situation est maîtrisée et les opérations de ratissage, de recherche, d’exploitation du renseignement et de sécurisation se poursuivent.

Assimi Goïta: «Un violent coup d’arrêt a été donné aux assaillants»

Le chef d’État malien s’est voulu rassurant durant son allocution : « le dispositif est renforcé, la situation est maîtrisée, et les opérations de recherche et de renseignements se poursuivent ». Assimi Goïta a ensuite pris le temps d’évoquer : « Notre peuple a fait un choix, celui de la souveraineté et de la dignité. Ce choix est l’expression d’une volonté nationale assumée et affirmée. Il a un prix et nous en sommes conscients. Ce choix est le seul chemin qui vaille, si nous voulons offrir à nos enfants un avenir libre, juste et prospère ».

Le sursaut national est indispensable selon le président de la transition du Mali pour poursuivre la lutte contre le terrorisme qui promet que les forces armées continueront d’agir jusqu’au rétablissement durable de la sécurité sur l’ensemble du territoire national. « Nous devons garder à l’esprit que c’est dans l’épreuve qu’une nation doit conforter sa cohésion. Nous devons tous nous ériger contre la division et la fracture sociale. »

Durant sa prise de parole, Assimi Goïta a également mis en garde la population contre la propagation de rumeurs. « Le Mali a besoin de lucidité et non de panique », a-t-il expliqué.

Assimi Goïta conclut sa prise de parole en louant la qualité de la coopération avec les partenaires stratégiques du Mali, notamment la fédération de Russie.

Nouveau blocus autour de Bamako 

Cette réapparition du général Assimi Goïta intervient au moment où les jihadistes annoncent un nouveau blocus autour de Bamako. Le premier blocus avait fait très mal, celui-ci se veut encore plus dur. Les jihadistes affiliés à al-Qaïda veulent contrôler les entrées et les sorties de la capitale, entrées et sorties des biens et des personnes.

Première conséquence : un déploiement important des troupes régulières qui devaient se rendre sur d’autres terrains. Un déploiement donc à la périphérie pour faire face à la situation. Combattre les jihadistes au sud et les rebelles au nord serait probablement laborieux. 

«Il ne faut pas prendre à la légère l’annonce de ce blocus» s’inquiète un Bamakois

RFI

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À la UneAfrique

Mali : les rebelles touaregs disent contrôler « totalement » Kidal après un accord avec les Russes

by admin9775 27 avril 2026
written by admin9775

Les rebelles touaregs ont déclaré dimanche avoir conclu un « accord » permettant aux soldats russes de l’Africa Corps de se retirer de la ville de Kidal, dans le nord du Mali, qu’ils disent « désormais » contrôler « totalement ». Des tirs « sporadiques » sont également signalés à Kati, près de Bamako. Le ministre de la Défense Sadio Camara a été tué dans l’attaque de samedi contre sa résidence, a confirmé le gouvernement.

Des membres armés d’un groupe non identifié se rassemblent à Kidal, dans le nord du Mali, le 25 avril 2026.

Les rebelles touaregs du Front de libération de l’Azawad (FLA) ont annoncé, dimanche 26 avril, avoir conclu un « accord » permettant aux soldats russes de l’Africa Corps de se retirer de la ville de Kidal, dans le nord du Mali, qu’ils disent « désormais » contrôler « totalement ».

Dimanche en fin de journée, les combats avaient baissé d’intensité sur le territoire, ont constaté des journalistes de l’Agence France-Presse (AFP).

« Un accord a été conclu pour permettre à l’armée et à ses alliés d’Africa Corps de quitter le Camp 2, où ils étaient retranchés depuis hier (samedi) », a déclaré à l’AFP un responsable des rebelles touaregs, ajoutant que Kidal est « désormais totalement » sous leur contrôle.

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Les mercenaires russes de l' »Africa Corps sort[ent] du Camp 2 de Kidal sous bonne escorte de nos forces armées », a confirmé la rébellion touarègue sur Facebook. Un habitant de Kidal a déclaré dimanche à l’AFP avoir « vu un convoi militaire partir », tout en précisant ignorer « les détails de la situation ».

« Ce sont les combattants des mouvements armés qui occupent désormais les rues » de Kidal, a-t-il ajouté.

La ville de Kidal, bastion de la rébellion touarègue, avait été reprise en novembre 2023 par l’armée malienne appuyée par des combattants du groupe paramilitaire russe Wagner, mettant fin à plus d’une décennie de contrôle par des groupes rebelles.

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Les jihadistes du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (Jnim) ont revendiqué samedi une série d’attaques coordonnées avec la rébellion touarègue contre des positions stratégiques de la junte au pouvoir au Mali, en périphérie de Bamako et dans plusieurs villes importantes du pays sahélien, dont la ville clef de Kidal.

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L’Alliance des États du Sahel (AES), formée du Mali, du Burkina et du Niger, tous trois sécessionnistes de l’organisation régionale Cédéao, jugée inféodée à la France, et tous dirigés par des juntes, a dénoncé « un complot monstrueux soutenu par les ennemis de la libération du Sahel », dans un communiqué daté de samedi transmis dimanche à l’AFP.

Situation confuse à Sévaré

Le calme est revenu dimanche à Kati, ville-garnison et fief de la junte située à une quinzaine de kilomètres de Bamako, la capitale, après des tirs signalés dans la matinée, selon un habitant interrogé par l’AFP.

Les opérations aéroportuaires ont également repris dimanche à l’aéroport international de Bamako, après une interruption de 24 heures. 

Mais à Sévaré (centre), la situation restait « confuse » et des coups de feu sont encore entendus par endroits, d’après un élu local.

Selon un bilan annoncé par le gouvernement, les combats depuis samedi ont fait 16 blessés civils et militaires et des « dégâts matériels limités », mais le nombre de victimes pourrait s’alourdir, notamment chez les civils.

Mort confirmée du ministre de la Défense

Coup dur porté au régime militaire, le ministre de la Défense, Sadio Camara, 47 ans, un des principaux responsables de la junte, a été tué lors des attaques « terroristes » samedi par « un véhicule piégé conduit par un kamikaze » ayant ciblé sa résidence à Kati, près de la capitale Bamako, a annoncé le gouvernement, dimanche soir. Sa mort avait été annoncée un peu plus tôt par ses proches.

Lors des « incidents terroristes » ayant visé sa résidence, le général Camara a « engagé des échanges avec les assaillants dont il a réussi à neutraliser certains », affirme le gouvernement dans un communiqué publié plusieurs heures après le décès. Il a été blessé puis transporté à l’hôpital où « il a malheureusement succombé », dit le texte.

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« L’effondrement de sa résidence a causé d’autres victimes et la destruction d’une mosquée à proximité ayant entraîné la mort de certains fidèles qui étaient à l’intérieur », ajoute le communiqué sans préciser de nombre.

Le défunt, en raison de « son bilan élogieux dans la défense nationale », aura droit à des « funérailles nationales », promet le gouvernement.

De son côté, le général Assimi Goïta, chef de la junte, n’a pas été vu ni n’a pris la parole depuis le début des hostilités.

Une source sécuritaire malienne a indiqué à l’AFP qu’il « a été exfiltré de Kati dans la journée de samedi et se trouve en lieu sûr ». Mais plusieurs observateurs s’étonnent de son silence, ainsi que de celui des deux autres juntes de l’Alliance des États du Sahel.

AFP

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À la UneAfrique

Présidentielle au Bénin: Romuald Wadagni élu avec 94% des voix, selon des résultats provisoires

by admin9775 14 avril 2026
written by admin9775

Au Bénin, Romuald Wadagni remporte la présidentielle avec 94% des suffrages exprimés. Les résultats provisoires du scrutin de dimanche ont été annoncés par la Commission électorale nationale autonome (Céna) dans la nuit du lundi 13 au mardi 14 avril 2026.

94% pour le candidat du pouvoir Romuald Wadagni pour près de 6% pour celui des FCBE, Paul Hounkpè, opposition dite modérée. L’actuel ministre de l’Économie et des Finances est élu au premier tour et à l’âge de 49 ans pour un mandat de 7 ans.

Paul Hounkpè n’a pas attendu les résultats provisoires de la Céna pour reconnaitre sa défaite, rappelle notre envoyée spéciale à Cotonou, Magali Lagrange. Le candidat des FCBE avait déjà félicité le dauphin de Patrice Talon dans un communiqué. De l’avis de nombreux observateurs, l’issue du scrutin faisait peu de doute.

Chiffre attendu, celui de la participation : près de 59 %, selon ces résultats provisoires. Lors de la dernière présidentielle en 2021, elle était de 50%, selon les chiffres officiels, Patrice Talon avait alors été réélu avec 86% des voix.

Le vote a pu se dérouler sur l’ensemble du territoire, rassure le président de la Céna. Sacca Lafia mentionne des « volontés de perturbations dans certaines localités du nord », face auxquelles les forces de défense et de sécurité ont permis de « sanctuariser le vote ». Sans plus de précisions. 

Il revient désormais à la Cour constitutionnelle de proclamer les résultats définitifs.

RFI

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