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Communications politiques

À la UneCommunications politiques

Augustin Kabuya s’engage à apaiser les tensions au sein de la majorité présidentielle

by admin9775 27 mars 2025

Le secrétaire général de l’UDPS, Augustin Kabuya, a annoncé ce mardi sa volonté de jouer les médiateurs entre les différentes factions de la majorité présidentielle, suite à des tensions apparues au sein de l’Union sacrée de la Nation. Cette initiative intervient après des échanges avec le conseiller spécial du chef de l’État en matière de sécurité.

Un appel à l’unité
« En tant que responsable de la famille politique du chef de l’État, je me vois obligé de prendre langue avec mes pairs du présidium pour qu’il y ait la paix parmi nous », a déclaré Kabuya, reconnaissant avoir « bien capté » les messages de ses collègues. Le leader de l’UDPS a insisté sur la nécessité de préserver la cohésion pour permettre au président Tshisekedi de bien conduire sa politique.

Critiques internes
Lors des consultations en cours, Modeste Bahati Lukwebo, président du regroupement AFDC-A, a vivement critiqué la gestion de l’Union sacrée par son secrétaire permanent André Mbata, estimant que sa méthode risquait de générer des frustrations au sein de la majorité.

Processus de dialogue élargi
Ces échanges s’inscrivent dans le cadre des consultations nationales concernant quatre catégories d’acteurs :

  1. La majorité parlementaire
  2. L’opposition parlementaire et extra-parlementaire
  3. La société civile et les confessions religieuses
  4. Les personnalités indépendantes

Enjeux
Kabuya a souligné l’importance d’éviter « frustrations et humiliations » en politique, promettant de multiplier les contacts dans les prochains jours pour apaiser le climat au sein de la famille présidentielle. Cette médiation intervient à un moment crucial où le gouvernement cherche à maintenir l’unité de sa majorité face aux défis sécuritaires et économiques du pays.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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27 mars 2025
À la UneCommunications politiques

L’appel à l’unité de Bemba dans un contexte de crise multidimensionnelle

by admin9775 26 mars 2025

Dans le salon protocolaire du Palais de la Nation, où les lourds rideaux de velours rouge tamisent la lumière tropicale, Jean-Pierre Bemba émerge d’une réunion de trois heures avec le conseiller sécuritaire du président. Visage grave, costume sombre impeccable, l’ancien seigneur de guerre devenu ministre s’avance vers la forêt de micros, sous le crépitement des appareils photo.

  1. Discours unificateur :
    • Appel explicite au ralliement derrière l’exécutif (« principes non négociables »)
    • Validation des consultations présidentielles comme cadre privilégié
  2. Priorités affichées :
    • Cohésion nationale comme préalable
    • Mobilisation des ressources humaines (jeunesse)
    • Objectif militaire clair : reconquête territoriale

Jean-Pierre Bemba, Vice-Premier ministre et figure historique du MLC, s’est exprimé à l’issue d’un entretien stratégique avec le conseiller présidentiel en sécurité.

Saisissant le pupitre aux armoiries nationales, Bemba lance d’une voix rauque :
« Je viens de quitter le bureau où sont tracées les lignes de front. Devant cette carte qui saigne, une évidence s’impose : l’heure n’est plus aux querelles de chapelle ! »
Un journaliste ose : « Monsieur le ministre, cet unanimisme ne masque-t-il pas l’absence des opposants ? »
Bemba, esquissant un sourire las : « Quand la maison brûle, on ne discute pas le grade des pompiers. Notre peuple regarde l’Est en flammes ! »
Murmures dans l’assistance. Un attaché de presse coupe court.

En quittant la pièce, Bemba lance à la cantonade :
« Préparez vos fils à mourir pour le Congo, messieurs. Le temps des discours est fini. »
La porte claque, faisant trembler les verres à moka sur le plateau argenté.

Jean-Pierre Bemba, président du Mouvement pour la libération du Congo (MLC) et membre du présidium de l’Union sacrée, la coalition au pouvoir, a indiqué que l’objectif de ces consultations est d’aboutir à l’unité du pays et à la cohésion nationale.

Lancées depuis lundi 24 mars, ces consultations concernent quatre catégories d’acteurs : la majorité parlementaire issue de l’Union sacrée de la nation, les partis d’opposition parlementaires et extraparlementaires, la société civile dans toute sa diversité – notamment les confessions religieuses – ainsi que des personnalités indépendantes, incluant d’anciens candidats à la présidentielle, responsables publics ou encore figures marquantes de divers secteurs.

Par MN
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374 Vues
26 mars 2025
À la UneCommunications politiques

La majorité présidentielle exige un « gouvernement de guerre » lors de consultations tendues

by admin9775 26 mars 2025

Dans le salon bleu du Palais de la Nation, lieu habituel des grandes décisions, l’atmosphère était chargée d’une gravité particulière ce mardi. Autour de la table historique en acajou, les partis de la majorité ont lancé un appel sans équivoque à la formation d’un « gouvernement de combat », alors que les combats s’intensifient dans l’Est.

Les déclarations choc
Bily Kambale (UNC), voix tremblante d’émotion, a martelé :
« Nous ne pouvons plus accepter que des enfants congolais meurent sous les balles rwandaises. Ce gouvernement doit être une arme de reconquête massive ! »

Guy Richard Malongo Bilamba (AFDC-A), plus mesuré mais tout aussi ferme, a insisté :
« Nous avons besoin non pas de politiciens, mais de stratèges militaires et d’experts en résilience sociale. Chaque portefeuille ministériel doit être une tranchée dans cette guerre. »

Une rhétorique martiale
Les interventions se sont succédé dans un crescendo patriotique :

  • « Assez de discours, des actes ! » (cris venant de la délégation AAUNC)
  • « Le temps des compromis est terminé » (note officielle remise au médiateur)

Scènes révélatrices
Pendant ces déclarations, plusieurs observateurs ont noté :

  • L’absence notable des conseillers présidentiels habituels
  • Des allers-retours inhabituels d’officiers supérieurs
  • Un projecteur braqué en permanence sur la carte militaire de l’Est

Prochain round
Alors que la présidence promet une « décision rapide », l’opposition prévient déjà qu’elle « ne se laissera pas marginaliser ». La suite des consultations s’annonce explosive.

Par MN
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26 mars 2025
À la UneCommunications politiques

Vital Kamerhe plaide pour un gouvernement d’union nationale évaluable trimestriellement

by admin9775 25 mars 2025

 Dans le cadre des consultations politiques lancées ce lundi 24 mars par le conseiller spécial du président de la République en matière de sécurité, Vital Kamerhe, président de l’Assemblée nationale, a présenté sa vision pour la formation d’un gouvernement d’union nationale. Celui-ci, selon lui, doit être évaluable tous les trois mois et reposer sur une cohésion nationale préalable pour mieux affronter les défis sécuritaires et diplomatiques.

Un gouvernement évaluable, par étapes et axé sur des résultats

Lors de son entretien avec le conseiller spécial, Kamerhe a insisté sur une approche méthodique :

  1. Établir d’abord la cohésion nationale avant de former le gouvernement.
  2. Identifier des acteurs compétents, conscients des enjeux actuels.
  3. Fixer des missions précises, avec évaluation trimestrielle des résultats.

« Le gouvernement d’union nationale devrait être l’aboutissement d’un processus. Commençons par la cohésion nationale, trouvons la paix ensemble, et cherchons ensuite les acteurs à la hauteur des défis », a-t-il déclaré.

Il a également souligné la nécessité de définir les piliers de ce futur gouvernement, en collaboration étroite avec le conseiller spécial.

Une paix globale impliquant tous les acteurs, armés et non armés

Kamerhe a élargi le débat en appelant à une démarche inclusive pour rétablir la paix, incluant :

  • Les groupes armés (M23/AFC)
  • Les pays voisins accusés d’ingérence (Rwanda, Ouganda)
  • La société civile divisée, dont certaines franges « ne partagent pas la vision du président Tshisekedi »

« Nous sommes en guerre. Il faut rassembler tous les Congolais et identifier clairement les obstacles à la paix », a-t-il martelé.

Un appel à l’ordre et à l’unité au sein de l’Union sacrée

Le président de l’Assemblée nationale a également insisté sur la discipline au sein de la majorité présidentielle, l’Union sacrée, pour éviter les divisions :
« Il faut de l’ordre pour que tous ses membres parlent le même langage et soutiennent pleinement le chef de l’État. »

Contexte :
Ces consultations interviennent alors que la RDC fait face à :
✔ Une crise sécuritaire majeure dans l’Est (M23, AFC, etc.)
✔ Des tensions diplomatiques avec le Rwanda et l’Ouganda
✔ Un besoin urgent de stabilité politique pour mobiliser le pays

Prochaines étapes :

  • Poursuite des discussions avec d’autres leaders politiques.
  • Définition des critères d’évaluation du futur gouvernement.
  • Possible annonce d’une feuille de route pour la formation de l’exécutif.

Alors que les défis sécuritaires et politiques s’accumulent, l’approche par étapes prônée par Vital Kamerhe pourrait offrir un cadre plus structuré pour un gouvernement capable de mobiliser toutes les énergies nationales. Reste à voir si cette proposition sera intégrée dans la stratégie finale du président Tshisekedi.

Par MN
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25 mars 2025
À la UneCommunications politiques

André Mbata plaide pour un gouvernement d’union nationale face aux défis sécuritaires et diplomatiques

by admin9775 25 mars 2025

Le Pr André Mbata, secrétaire permanent de l’Union sacrée de la nation, a pris part ce lundi 24 mars aux consultations politiques organisées par le conseiller spécial du président de la République en matière de sécurité. Ces échanges visent à définir les bases d’un futur gouvernement capable de répondre aux multiples défis auxquels fait face la RDC, notamment la guerre à l’Est contre les groupes armés soutenus, selon Kinshasa, par le Rwanda.

Un gouvernement d’union nationale pour affronter la crise

Lors de son intervention, le constitutionnaliste a rappelé les principes fondamentaux évoqués par le président Félix Tshisekedi dans son adresse à sa famille politique :

  • La souveraineté nationale
  • L’intégrité territoriale
  • Le respect des institutions
  • L’union nationale

« Ces principes doivent permettre au chef de l’État de former une nouvelle équipe gouvernementale capable de relever les défis actuels », a déclaré André Mbata. Il a également souligné la nécessité d’un gouvernement inclusif, rassemblant toutes les forces vives du pays pour faire face à la guerre multidimensionnelle que mène la RDC.

Les trois fronts de la guerre : diplomatique, militaire et politique

Le professeur Mbata a rappelé la stratégie des trois fronts évoquée par le président Tshisekedi :

  1. Le front diplomatique : « Il faut remporter des victoires contre le Rwanda, cet État voyou », a-t-il martelé.
  2. Le front militaire : Renforcer les opérations contre les groupes armés, dont le M23.
  3. Le front politique : Miser sur l’unité nationale pour mobiliser l’ensemble des Congolais contre l’agression extérieure.

« Avec le conseiller spécial, nous nous sommes placés sur le front politique. Il faut un gouvernement d’union nationale pour unir toutes les filles et tous les fils de ce pays », a-t-il insisté.

Appel à la mobilisation générale

Avant André Mbata, d’autres figures politiques, dont Kabuya et Sama (membres du présidium de l’Union sacrée), ont également participé aux consultations. Ce dernier a lancé un appel aux autres forces politiques à contribuer activement à la réflexion en cours. « Il s’agit de la patrie. Nous devons tous partager nos idées pour sauver notre nation », a-t-il déclaré.

Ces consultations s’inscrivent dans un contexte de tension extrême, où Kinshasa accuse le Rwanda de soutenir les rebelles du M23, une allégation fermement rejetée par Kigali. La formation d’un gouvernement d’union nationale apparaît comme une nécessité pour consolider le front intérieur et mieux coordonner la réponse sécuritaire et diplomatique.

Prochaines étapes :

  • Poursuite des consultations avec les autres acteurs politiques.
  • Annonce prochaine de la composition du nouveau gouvernement.
  • Intensification des efforts militaires et diplomatiques dans l’Est.

Alors que la RDC traverse l’une des pires crises sécuritaires de son histoire, la recherche d’une cohésion politique nationale s’avère plus que jamais cruciale. Les prochains jours seront déterminants pour savoir si les différentes forces politiques parviendront à s’unir derrière une stratégie commune face aux défis qui menacent la stabilité du pays.

Par MN
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25 mars 2025
À la UneCommunications politiques

Thierry Monsenepwo : « la RDC négociera avec le M23 détaché de son influence rwandaise »

by admin9775 17 mars 2025

Entretien. Kinshasa n’a pas changé d’un iota sa position, tranche Thierry Monsenwepo, l’un des cadres de l’Union sacrée. Elle demeure constante : pas de négociation avec des pantins, mais un dialogue avec des Congolais détachés de toute influence étrangère.

Voix audible de la majorité au pouvoir, Monsenepwo rappelle dans un entretien à Ouragan que les faits donnent aujourd’hui raison à Félix Tshisekedi, qui a toujours prôné une approche équilibrée : « le bâton pour Kagame, la carotte pour les Congolais égarés ».

D’ailleurs, confie-t-il, la délégation congolaise va le 18 mars négocier à Luanda en position de force. Les preuves sont là, se flatte le communicateur de l’Union sacrée qui égrène les hauts faits de la diplomatie congolaise : « Paul Kagame est désormais isolé diplomatiquement et sous sanctions et surtout la communauté internationale reconnaît l’agression rwandaise ». A ses yeux, le rapport de force s’est inversé, assurant que « c’est sous cette nouvelle dynamique que les discussions s’engagent ».

Pourquoi avoir attendu si longtemps pour enfin accepter de négocier avec le M23 ?

La position de la RDC a toujours été constante : pas de négociation avec des pantins manipulés par une puissance étrangère. Dès le début de son mandat, le président Félix Tshisekedi a privilégié les solutions pacifiques en activant le processus de Nairobi pour offrir une issue aux groupes armés nationaux. Le M23 a, de son propre chef, choisi de se soustraire à ce cadre en s’alignant sur les intérêts du Rwanda. Il ne pouvait donc pas être question de discuter avec une organisation servant d’instrument à Kigali.

Aujourd’hui, la communauté internationale, y compris l’Angola, l’Union africaine et le Conseil de sécurité des Nations unies, reconnaît la pertinence de cette approche et réactive les processus de Nairobi et de Luanda. La RDC ne change donc pas de position : elle accepte de dialoguer avec un M23 détaché de son influence rwandaise, et non avec une simple émanation du régime de Kagame.

Peut-on dire que la ligne rouge est franchie ?

Non, la ligne rouge fixée par Kinshasa a toujours été claire : aucune négociation sous la menace des armes et aucune concession territoriale. Ce cadre est maintenu. Le dialogue engagé ne signifie pas un abandon des principes de souveraineté nationale, mais une volonté de pacifier l’Est dans une approche qui a toujours été celle du chef de l’État.

Qu’est-ce qui a changé aujourd’hui puisque le Rwanda reste toujours l’agresseur ?

Ce qui a changé, c’est que le monde entier reconnaît désormais l’agression rwandaise. Pour la première fois en 29 ans, Paul Kagame est sanctionné à un niveau jamais atteint, notamment par les États-Unis et l’Union européenne. Cette prise de conscience internationale renforce la position de la RDC et donne plus de crédibilité aux négociations, puisque le Rwanda est désormais sous pression.

Et le M23 avec qui le gouvernement va négocier, garde-t-il toujours son statut de mouvement terroriste ?

Le M23 a été classé comme mouvement terroriste par le gouvernement congolais en raison de ses exactions contre la population. Ce statut ne peut-être levé tant que le mouvement ne renonce pas définitivement à la violence et à toute ingérence étrangère. La RDC n’accepte de dialoguer que dans le cadre des processus de Nairobi et de Luanda, c’est-à-dire sous des conditions strictes de désarmement et de réintégration.

Comment allez-vous négocier avec des pantins ? N’est-ce pas donner raison à Kigali qui a toujours défendu la thèse d’un problème entre Congolais ?

C’est justement parce que le M23 a été un pantin de Kigali que la RDC a refusé de négocier avec lui jusqu’à présent. L’enjeu est de s’assurer que ces discussions se fassent sans l’ombre du Rwanda. Si le M23 revient dans un cadre congolais, sans influence extérieure, cela signifie qu’il accepte enfin d’abandonner son rôle d’instrument de l’agression rwandaise.

Fallait-il attendre la presse angolaise pour passer aux aveux et prendre acte du dialogue ?

Il ne s’agit pas d’aveux, mais d’une confirmation d’une approche constante. La RDC n’a jamais exclu le dialogue dans le cadre des mécanismes africains qu’elle-même a initiés. L’Angola, en tant que médiateur, joue son rôle en réactivant une dynamique que Kinshasa a toujours prônée.

A présent, n’estimez-vous pas que la RDC ira à la table des négociations en position de faiblesse ?

Au contraire, la RDC y va en position de force parce que :

– Paul Kagame est désormais isolé diplomatiquement et sous sanctions ;

  - Les Forces armées de la RDC (FARDC) ont renforcé leur posture défensive ;

  - La communauté internationale reconnaît enfin l’agression rwandaise.

Le rapport de force s’est inversé, et c’est sous cette nouvelle dynamique que les discussions s’engagent.

Avons-nous gagné ou perdu en négociant avec le M23 ?

La RDC ne négocie pas avec le M23 dans sa version instrumentalisée par le Rwanda, mais avec un M23 contraint de revenir dans le cadre des mécanismes initiés par Kinshasa. Ce n’est donc pas une défaite, mais une victoire diplomatique, car le Rwanda est mis hors-jeu.

D’aucuns redoutent que la politique conciliante de Luanda vis-à-vis de l’administration Tshisekedi ne contraigne la RDC à abandonner ses revendications sur un pan de son plateau continental congolais occupé par l’Angola qui y pompe du pétrole. Comment évolue ce dossier ?

Le dossier du plateau continental est indépendant des négociations sur le M23. La RDC défend fermement ses droits devant les instances compétentes. L’Angola est un partenaire stratégique dans plusieurs domaines, mais cela n’exclut pas que la RDC poursuive ses revendications légitimes sur ses ressources.

Le plus grand handicap pour la RDC, n’est-ce pas de manquer un allié fort à l’international ?

La RDC a aujourd’hui plusieurs partenaires stratégiques :
– Les États-Unis (qui sanctionnent enfin le Rwanda) ;

  • L’Union européenne ;
  • La Russie, qui manifeste un intérêt croissant ;
  • La Chine, déjà présente économiquement.

Plutôt qu’un seul allié, la RDC adopte une diplomatie pragmatique et multilatérale pour défendre ses intérêts.

La Russie est intéressée par le potentiel gazier et pétrolier de la RDC, mais l’administration Tshisekedi ne mise que sur les États-Unis. Quelle est votre lecture ?

L’administration Tshisekedi adopte une approche équilibrée. Si les États-Unis sont un partenaire stratégique, la RDC ne ferme pas la porte à la Russie ni à d’autres puissances. L’objectif est d’exploiter nos ressources avec des partenaires sérieux, tout en évitant toute dépendance exclusive.

Que gagne la RDC à demeurer membre des organisations régionales (EAC, CEEAC, SADC) qui l’abandonnent en cas de crise sécuritaire ?

L’intégration régionale reste une nécessité économique et stratégique. Cependant, la RDC a exprimé son mécontentement vis-à-vis du manque de solidarité de certains partenaires, notamment au sein de l’EAC. L’option d’un retrait de certaines organisations est sur la table, mais toute décision sera prise en fonction des intérêts du pays.

Napoléon Bonaparte disait : “Les seuls traités qui comptent sont ceux qui lient les arrière-pensées”. Quel crédit accorder à des négociations avec des rebelles manipulés par le Rwanda ?

Cette citation s’applique parfaitement à la situation actuelle. Toute négociation ne vaut que si elle repose sur des garanties solides. C’est pourquoi Kinshasa insiste sur un cadre strictement congolais et africain, sans interférence étrangère. Le but est de neutraliser l’agenda expansionniste du Rwanda et de rendre toute manipulation impossible.

…Conclusion…

La RDC ne change pas de position : pas de négociation avec des pantins, mais un dialogue avec des Congolais détachés de toute influence étrangère. Aujourd’hui, les faits donnent raison à Félix Tshisekedi, qui a toujours prôné une approche équilibrée : le bâton pour Kagame, la carotte pour les Congolais égarés.

Propos recueillis par Grady Mugisho et Pold Levi

OURAGAN

271 Vues
17 mars 2025
Communications politiques

Toussaint Alonga, président des Transformateurs, appelle à un rassemblement derrière Jean Marc Kabund pour poursuivre le combat d’Étienne Tshisekedi

by admin9775 16 mars 2025

Me Toussaint Alonga, président du parti Les Transformateurs et figure emblématique de la scène politique congolaise, a annoncé ce samedi sa décision de reprendre sa liberté politique et de se détacher de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS). Devant la presse, il a lancé un appel à tous les anciens compagnons de lutte d’Étienne Tshisekedi, décédé le 1er février 2018, à se rassembler derrière Jean Marc Kabund, président de l’Alliance pour le changement, afin de poursuivre le combat du « Sphinx de Limete ».

Un constat sévère sur la gestion du pays

Toussaint Alonga, ancien député national et proche collaborateur d’Étienne Tshisekedi, a dressé un bilan sans concession de la situation politique en République démocratique du Congo (RDC). Il a dénoncé la répétition des « égarements politiques » depuis l’indépendance en 1960 jusqu’à aujourd’hui, y compris sous l’administration du président Félix Tshisekedi. Selon lui, l’absence de « personnes de qualité » dans la gestion de la Res publica a conduit à la ruine du pays.

« Le changement pacifique intervenu en 2019 a suscité beaucoup d’espoir, mais hélas, cet espoir a rapidement tourné au cauchemar. Le parti Les Transformateurs estime que la solution se trouve dans la qualité des acteurs, qui fait défaut », a-t-il déclaré.

Un appel à l’unité autour de Jean Marc Kabund

Toussaint Alonga a expliqué que, après de longues réflexions, il a décidé de reprendre sa liberté politique et de poursuivre le combat pour le changement. Il a lancé un appel solennel à tous les Tshisekedistes à se rassembler autour de Jean Marc Kabund, qu’il considère comme l’héritier légitime de la lutte menée par Étienne Tshisekedi.

« Après moult réflexions, j’ai décidé de reprendre ma liberté politique et de poursuivre le combat politique pour le changement. Ainsi, je lance un appel au rassemblement de tous les Tshisekedistes à se conjuguer désormais pour le futur autour de l’honorable Jean Marc Kabund, pour parachever le combat de notre père Étienne Tshisekedi wa Mulumba », a-t-il affirmé.

Pour Toussaint Alonga, Jean Marc Kabund incarne la constance et l’authenticité de la lutte menée par Étienne Tshisekedi. Il voit en lui un leader capable de redonner un souffle nouveau à la lutte pour la démocratie et la justice en RDC.

Un engagement inébranlable pour la patrie

Tout en annonçant son soutien à Jean Marc Kabund, Toussaint Alonga a réitéré sa détermination à continuer ses initiatives pour la défense de la patrie et à militer pour la restauration de la paix en RDC. Il a rappelé que son engagement politique reste ancré dans les valeurs de justice, de transparence et de bonne gouvernance, qui ont toujours guidé le combat d’Étienne Tshisekedi.

Cet appel à l’unité intervient dans un contexte politique tendu, marqué par des défis socio-économiques et sécuritaires persistants. Toussaint Alonga espère que ce rassemblement autour de Jean Marc Kabund permettra de redynamiser l’opposition et de proposer une alternative crédible aux Congolais, en vue des prochains scrutins.

Auteur : MN
Source : CONGO PUB Online

254 Vues
16 mars 2025
À la UneCommunications politiques

Tribune de Kabila : « La posture militantiste d’une opposition armée expose l’ex chef de l’État à l’ouverture d’une information judiciaire à sa charge » (Député John Efambe)

by admin9775 27 février 2025

Le député national John Efambe s’est montré critique face à la dernière sortie médiatique de l’ancien président de la République, Joseph Kabila, après plusieurs années de silence.

A travers un communiqué publié ce lundi 24 février 2025, l’élu de Lukunga (Kinshasa) a d’abord souligné que le refus de l’actuel chef de l’État , Félix Tshisekedi, de négocier directement avec le M23/AFC en dehors des processus de Nairobi et de Luanda se justifie par son souci de rompre et décourager le marchandage politique de Paul Kagame qui « crée des rébellions comme des entreprises criminelles sur le territoire congolais, ayant pour finalité la recherche des arrangements politiques qui aboutissent à des partages de responsabilités au sein des institutions, y compris dans l’armée ».

Pour le député national John Efambe, la prise de parole de Joseph Kabila devait s’inscrire dans un élan de défenseur acharné de la patrie, mais egalement’un mobilisateur des congolais à défendre la nation, et non comme d’une personnalité politique qui semble prêter des béquilles et des causes de justification aux ennemis de la République avec lesquels il partage les mêmes aspirations.

À l’en croire, la posture militantiste d’une opposition armée que semble acquiescer Joseph Kabila l’expose non seulement à la perte de son statut d’ancien président de la République et des avantages y relatifs, mais aussi à l’ouverture d’une information judiciaire à sa charge.

Cet élu invite la population congolaise à défendre les valeurs de la République et réserver un châtiment exemplaire à tous ceux qui trahissent la nation.

Mechack Wabeno

Actu 30 via CONGO PUB Online

332 Vues
27 février 2025
À la UneCommunications politiques

Agression rwandaise en RDC : Fayulu suspend la marche de ce samedi et appelle à la cohésion nationale 

by admin9775 1 février 2025

Le président national de l’Ecidé – Engagement citoyen pour le développement -, Martin Fayulu a suspendu la marche de colère prévue ce samedi 01 février à Kinshasa, et sur toute l’étendue du pays. L’opposant congolais appelle à nouveau à la cohésion nationale, afin de sauver la RDC face à l’agresseur.

Dans un communiqué lu devant la presse, le secrétaire général de l’Ecidé, Devos Kitoko, a souligné que cette décision est consécutive à la montée de tension, aux actes de vandalisme et aux scènes de pillages observées lors des manifestations populaires de cette semaine. Cette décision, a-t-il souligné, vise à éviter toute escalade de violence et à préserver la paix sociale en RDC.

Devos Kitoko a, dans ce même communiqué, réitéré le soutien indéfectible de Martin Fayulu aux forces armées ainsi qu’à leurs familles.

Il y a peu, les autorités urbaines ont suspendu les manifestations publiques à cause des actes de vandalisme enregistrés survenus mardi dernier. L’annonce avait été faite par le gouverneur de la ville Daniel Bumba.

Opinion info via CONGO PUB Online

339 Vues
1 février 2025
À la UneCommunications politiques

Changement de la Constitution : Kengo, Muzito et d’ autres anciens premiers ministres soutiennent les réformes constitutionnelles

by admin9775 19 janvier 2025

Dans une déclaration signée le 15 janvier, 5 anciens premiers ministres de la RDC disent soutenir l’idée des réformes constitutionnelles. Il s’agit de Léon Kengo wa Dondo, Adolphe Muzito, Evariste Mabi Mulumba, Norbert Likulia Bolongo et Samy Badibanga.

Ces anciens chefs des gouvernements se déclarent prêts à contribuer « pleinement à ce débat de société » pour apporter des réformes fondamentales pour le pays.

Les anciens Premiers ministres de la République démocratique du Congo, Léon Kengo Wa Dondo, Évariste Mabi, Norbert Likulia Bolongo, Samy Badibanga Ntita et Adolphe Muzito, se sont réunis à Kinshasa pour faire le point sur la situation sécuritaire, socio-économique et politique du pays.

À l’issue de leurs échanges, ils ont publié une déclaration dans laquelle ils abordent plusieurs points clés.

Tout d’abord, les anciens Premiers ministres déplorent et condamnent fermement les multiples agressions dont est victime la partie Est du pays. Ils encouragent le Chef de l’État à poursuivre ses efforts, tant sur le plan diplomatique que militaire, afin de résoudre cette situation qui perdure depuis plus de 30 ans. Ils appellent également le peuple congolais, en particulier les populations de l’Est, à accompagner et soutenir le Président ainsi que les Forces armées dans cette bataille.

Sur le plan socio-économique, les anciens Premiers ministres constatent une dégradation des conditions de vie de la population en général, et des fonctionnaires de l’État en particulier. Ils encouragent le gouvernement à redoubler d’efforts pour améliorer ces conditions. Toutefois, ils relèvent une amélioration progressive de la gouvernance publique, grâce à la collaboration avec les institutions de Bretton Woods dans le cadre du programme économique du gouvernement.

Ci-dessous la déclaration commune.

CONGO PUB Online

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19 janvier 2025
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Yembu-25-10-2022
CFAO-20-10-2022

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