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Category:

Nouvelles nécrologiques

À la UneNouvelles nécrologiques

Kinshasa : Deuil à Bumbu après le décès tragique du chef d’entreprise Tamak Bulala Mpanu

by admin9775 12 décembre 2025
written by admin9775

La commune de Bumbu, dans l’ouest de Kinshasa, est sous le choc après la disparition brutale de Tamak Bulala Mpanu, un chef d’entreprise et figure communautaire très respectée. Il est décédé mercredi des suites d’une électrocution accidentelle survenue à son domicile, selon plusieurs témoignages concordants.

Les circonstances du drame indiquent que l’accident s’est produit alors que M. Bulala tentait d’éteindre son groupe électrogène. Victime d’une décharge électrique, il a été transporté en urgence à l’Hôpital Général de Bumbu, où les efforts des équipes médicales sont restés vains.

La nouvelle de son décès a provoqué une vague d’émotion et de consternation dans les quartiers de Bumbu et de Selembao, où l’homme d’affaires était connu pour son implication sociale et son ancrage local. « C’est une perte immense pour notre communauté. Il était toujours présent pour aider et soutenir les initiatives du quartier », témoigne un habitant sous le coup de l’émotion.

La dépouille du défunt repose actuellement à la morgue de l’hôpital, en attendant les suites à donner aux obsèques. Les messages de soutien et de condoléances affluent de la part des proches, des connaissances et des nombreux membres de la communauté qui le tenaient en haute estime.

Ce tragique accident domestique rappelle une nouvelle fois les risques liés à l’utilisation des groupes électrogènes et aux installations électriques dans les quartiers populaires de Kinshasa, souvent confrontés à des problèmes d’accès à l’électricité et à des normes de sécurité précaires.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la UneNouvelles nécrologiques

Frank Gehry, architecte américano-canadien de renommée mondiale, est mort

by admin9775 5 décembre 2025
written by admin9775

L’architecte américano-canadien Frank Gehry, l’un des rares de sa profession à s’être hissé au rang de superstar à travers la planète, est mort vendredi 5 décembre 2025 à l’âge de 96 ans, a fait savoir à l’AFP son bureau. À l’origine de bâtiments emblématiques tels que le musée Guggenheim de Bilbao en Espagne ou le Walt Disney Concert Hall de Los Angeles, Frank Gehry est décédé « ce matin dans sa maison de Santa Monica à l’issue d’une courte maladie respiratoire », a écrit son bureau.

Frank Owen Goldberg, de son vrai nom, naît à Toronto, au Canada, le 28 février 1929 dans une famille d’origine juive, qui déménage aux États-Unis à la fin des années 1940.

Bien avant qu’il n’ait son propre personnage dans un épisode de la série « Les Simpson », il se lance à Los Angeles dans des études d’architecture à l’Université de Californie du Sud.

Il obtient son diplôme en 1954 et change vers la même époque son nom en « Gehry » pour se protéger de l’antisémitisme. Par la suite, il s’enrôle dans l’armée américaine, tout en étudiant l’urbanisme à la prestigieuse université d’Harvard.

Modélisation par ordinateur

Sa carrière commence notamment dans les bureaux de l’architecte Victor Gruen, l’inventeur des galeries commerciales à Los Angeles. Puis elle se poursuit par un séjour à Paris pour travailler chez André Remondet. De retour en Californie, il ouvre au début des années 1960 son propre cabinet.

Les années 1970 et 1980 marquent pour lui le début d’une longue série de réalisations architecturales audacieuses et innovantes. Très proche de l’avant-garde californienne, il invente de nouveaux principes d’écriture architecturale et explore les techniques de modélisation par ordinateur qui vont occuper une grande place dans son travail.

L’œuvre la plus célèbre de cette époque est sans doute sa propre maison à Santa Monica (Californie) construite en 1978. Conçue comme une enveloppe autour d’un bungalow hollandais des années 1920, laissé visible, elle alterne cubes de verre inclinés et parois en tôle ondulée.

L’architecte revendique l’utilisation de matériaux bruts et peu conventionnels, comme les mailles métalliques et le contreplaqué, dans une sorte de patchwork architectural. Frank Gehry et sa femme Berta ont habité la résidence, devenue un classique de l’architecture contemporaine, pendant près de quarante ans, avant d’en construire une nouvelle en 2019.

Une maquette de la résidence de Frank Gehry, construite à Santa Monica, en Californie, présentée au Centre Pompidou à Paris, le lundi 6 octobre 2014.
Une maquette de la résidence de Frank Gehry, construite à Santa Monica, en Californie, présentée au Centre Pompidou à Paris, le lundi 6 octobre 2014. © Remy de la Mauviniere/AP

Guggenheim, « le plus important édifice de notre temps »

En 1989, il reçoit la plus haute distinction architecturale, le prix Pritzker. Trois ans avant la fin du siècle, le révolutionnaire musée Guggenheim Bilbao est inauguré en Espagne, lui apportant une consécration mondiale.

L’œuvre à la forme ondulée telle un poisson, signature de l’architecte, est faite de roche calcaire, de verre et de courbes en titane qui reflètent la lumière et l’avant-gardisme de Gehry. Pour son confrère américain Philip Johnson, il s’agit du « plus important édifice de notre temps ».  

Assemblage de formes hétéroclites construit en calcaire, verre et titane au bord de la rivière Nervion, il a nécessité pour sa conception un logiciel de l’industrie aérospatiale et des alpinistes pour installer les quelque 33 000 feuilles de titane ultra-léger de la façade.

Cette photo prise le 19 avril 2023 montre une vue générale du musée Guggenheim Bilbao de l’architecte canado-américain Frank Gehry, à côté de l’œuvre de l’artiste français Daniel Buren « Arku Gorriak » (Arcs rouges) sur le pont La Salve sur la rivière Nervion dans la ville basque espagnole de Bilbao.
Cette photo prise le 19 avril 2023 montre une vue générale du musée Guggenheim Bilbao de l’architecte canado-américain Frank Gehry, à côté de l’œuvre de l’artiste français Daniel Buren « Arku Gorriak » (Arcs rouges) sur le pont La Salve sur la rivière Nervion dans la ville basque espagnole de Bilbao. © Ander Gillenea/AFP

Ce monument insufflera un vent de renouveau dans la ville espagnole en crise, attirant les touristes du monde entier. Si bien que l’expression « effet Bilbao » désigne maintenant les œuvres architecturales qui contribuent à la revitalisation urbaine.

S’enchaînent ensuite des projets toujours plus spectaculaires et audacieux pour Gehry : le Walt Disney Concert Hall à Los Angeles (2003), le gratte-ciel 8 Spruce Street à New York (2011), la Fondation Louis Vuitton à Paris (2014). En 2018, il termine la construction des nouveaux quartiers généraux de Facebook dans la Silicon Valley.

Des œuvres complexes

Les conceptions de Frank Gehry sont d’une complexité sans précédent, rendues possibles par une utilisation massive du calcul informatique.

Longtemps, les formes arrondies, incurvées, les ellipses et les cercles ont été taxés d’hérésie en architecture, accusés de briser l’harmonie, d’augmenter les coûts de construction, de poser des problèmes sans fin aux ingénieurs.

Frank Gehry utilise la flexibilité de la simulation numérique, jusqu’à remettre en cause les repères classiques d’un édifice comme la façade ou la couverture.

Il atteint sans doute les limites de sa démarche avec la clinique Lou Ruvo (2010) de Cleveland, aux États-Unis, où façades et fenêtres semblent s’effondrer en de multiples circonvolutions.

Un projet qui ne manque pas d’humour – très présent dans son œuvre – pour une clinique spécialisée dans les maladies neurovégétatives.

Le Cleveland Clinic Lou Ruvo Center for Brain Health, conçu par l’architecte de renommée mondiale Frank Gehry à North Las Vegas le 12 octobre 2010
Le Cleveland Clinic Lou Ruvo Center for Brain Health, conçu par l’architecte de renommée mondiale Frank Gehry à North Las Vegas le 12 octobre 2010 © Mark Ralston/AFP
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À la UneNouvelles nécrologiques

Décès du danseur emblématique Zimbabwe, ancien pilier de Viva La Musica

by admin9775 2 décembre 2025
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Le monde de la musique congolaise est en deuil. Le danseur Tshiniama, connu sous le surnom de Zimbabwe, s’est éteint ce lundi matin à Kinshasa, après plusieurs années de maladie.

Il avait été baptisé ainsi par le défunt roi de la rumba, Papa Wemba, dont il était un membre éminent de l’orchestre Viva La Musica. Zimbabwe s’était imposé comme l’un des danseurs acrobatiques les plus talentueux et innovants de sa génération, marquant les esprits par son style unique et sa présence scénique électrique.

Un vol acrobatique s’est achevé. Zimbabwe, celui que Papa Wemba lui-même avait surnommé et lancé sur le devant de la scène était bien plus qu’un performeur : il était un architecte du mouvement.

Sur scène, son corps était un langage. Une fusion d’énergie pure, de grâce athlétique et de théâtralité qui captivait les foules et définissait l’excellence dans les clips et concerts des années glorieuses. Il était ce « docteur de la danse » dont la maîtrise inspira une génération entière.

Considéré comme un « docteur de la danse », son influence sur la scène artistique congolaise fut profonde. Sa fin de vie, malheureusement, reflète le sort de nombreux artistes du pays, marquée par l’oubli et la précarité.

Par Pascal Kabeya
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À la UneNouvelles nécrologiques

Dramatique naufrage sur le lac Maï-Ndombe : le diocèse d’Inongo en deuil après la disparition du diacre Ferdinand Ikela

by admin9775 1 décembre 2025
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Une vague de stupeur et de tristesse submerge la communauté catholique du diocèse d’Inongo. L’Abbé Diacre Ferdinand Ikela Sangi, tout nouvellement ordonné, a tragiquement perdu la vie dans un naufrage survenu jeudi sur le lac Maï-Ndombe. Il n’avait revêtu l’aube diaconale que depuis quatre jours.

Une vocation brutalement interrompue

La tragédie frappe avec une ironie cruelle : Ferdinand Ikela Sangi avait été ordonné diacre le dimanche 23 novembre. Il entamait à peine son ministère, plein de la ferveur et des espérances d’une vocation naissante, lorsqu’il a été emporté par les eaux du lac. Sa disparition foudroyante anéantit la promesse d’un engagement pastoral que beaucoup voyaient déjà comme riche et dévoué.

L’Évêque exprime la douleur de toute une communauté

Dans un message vibrant d’émotion, Son Excellence Mgr Donatien Bafuidinsoni Maloko-Mana, Évêque du diocèse d’Inongo, a fait part de sa « profonde douleur ». Il a adressé ses condoléances les plus attristées à la famille éprouvée du défunt, ainsi qu’à l’ensemble des fidèles et du clergé du diocèse, unis dans le même chagrin.

L’Évêque a tenu à saluer la mémoire du jeune diacre, rappelant « la foi sincère, le dévouement et la générosité » qui animaient celui qui se destinait à servir Dieu et son peuple. Il a recommandé l’âme de son serviteur à la miséricorde divine, confiant dans la prière pour son repos éternel.

Ce drame plonge dans le deuil non seulement une famille et un séminaire, mais toute une Église locale qui perd, en la personne de l’Abbé Diacre Ferdinand Ikela, un de ses plus jeunes et prometteurs serviteurs.

Par Marius Bopenga
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À la UneNouvelles nécrologiques

Mort de Jimmy Cliff: la longue histoire d’amour de la star du reggae avec l’Afrique

by admin9775 24 novembre 2025
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Monument de la musique jamaïcaine depuis plus d’un demi-siècle, le chanteur Jimmy Cliff est mort le 24 novembre à l’âge de 81 ans. S’il a fait danser la planète et traversé les générations avec « Reggae Night » ou « Hakuna Matata », il a joué en Afrique un rôle à la fois pionnier et dans la durée pour y faire connaitre le genre musical qu’il avait embrassé, soulignant sa dimension socio-politique. Tout au long de sa carrière, cet artiste voyageur a développé des relations aussi solides que profondes avec le continent

Tout avait bien commencé : la première fois qu’il a posé le pied en Afrique fin 1974, Jimmy Cliff a reçu un accueil auquel il ne s’attendait pas. Dès l’aéroport, racontait-il, une foule s’était déplacée pour saluer son arrivée au Nigeria. D’un point de vue historique, l’auteur de « Many Rivers to Cross » est le premier reggaeman à se produire sur le continent si cher au mouvement rasta. Plusieurs concerts ont lieu à travers le pays. À Lagos, au stade Surulere, la star nationale Fela y assiste.

Le roi de l’afrobeat invite le Jamaïcain à passer la soirée dans son quartier général, la République de Kalakuta. Mais le séjour nigérian prend tout à coup une autre tournure. « Une haute cour de Lagos a ordonné l’arrestation de Jimmy Cliff, un artiste jamaïcain renommé », lit-on dans le quotidien ghanéen Daily Graphic du 12 décembre. En cause, une histoire de rivalités entre promoteurs locaux et de contrat non respecté. Libéré après trois nuits en détention, le chanteur a relaté cet épisode mis en musique dans la foulée en studio sur la chanson « The News ». S’il en a conservé un souvenir doux-amer, jamais cela n’a affecté la représentation de ce continent qu’il présentait comme la terre de ses ancêtres. 

Premier 45 tours en 1962 

Né le 30 juillet 1944 dans la colonie britannique de Jamaïque au sein d’une famille modeste qui comptait déjà sept enfants, élevé dans un village rural par son père et sa grand-mère, James Chambers – à l’état civil – est envoyé à Kingston, la capitale, alors qu’il n’a qu’une dizaine d’années. Le jeune garçon, qui ne se contentait pas seulement de chanter à l’église, mais dès qu’il en avait l’occasion, découvre d’autres styles musicaux à la radio.

Sur son île tout juste indépendante, l’époque est au ska (qui engendrera le rocksteady puis le reggae), à l’image de son premier 45 tours en 1962 produit par un vendeur de glaces sino-jamaïcain qu’il a convaincu de se lancer dans l’industrie musicale et auquel il recommande un autre chanteur en herbe croisé dans les rues afin qu’il l’enregistre : Bob Marley !

Alors qu’il avait cherché à percer en Europe avec un registre soul dès le milieu des années 60, Jimmy Cliff obtient son premier succès international au Brésil en 1968 tandis que sa chanson « Vietnam » séduit le public opposé à la guerre menée par États-Unis. Il se fait aussi connaitre sur les écrans en jouant le personnage principal du film devenu culte The Harder They Come (1972), dont il a signé une partie de la bande originale. 

Tombé sous le charme de l’Afrique malgré les déboires de son séjour initial, il y devient rapidement le principal ambassadeur du reggae. Peu de temps après avoir embauché la choriste sud-Africaine Aura Lewis (que l’on entendra une décennie plus tard avec Maxime Le Forestier sur « Ambalaba »), il effectue en 1977 une tournée qui passe par le Sénégal, la Gambie, la Sierra Leone… Une partie des musiciens est recrutée sur place : parmi eux, le Malien Cheick Tidiane Seck, qui se souvient que Jimmy Cliff se faisait alors appeler Naïm Bachir. La conversion du chanteur à l’islam fait a posteriori figure d’étape sur un chemin spirituel complexe qui l’a amené à se pencher, sinon à embrasser différentes religions, prenant ses distances avec le mouvement Rastafari dont ses compatriotes reggaemen sont en général de fervents apôtres. 

Une quête identitaire 

Sa popularité repose sur une forme d’équilibre artistique : d’un côté, un timbre et des qualités vocales remarquables comme sur sa reprise de « No Woman No Cry » de Bob Marley très appréciée en Afrique ; de l’autre, une attitude et une aptitude à évoquer des sujets socio-politiques ou célébrer le continent. L’esprit du reggae. Quitte à se heurter à la censure, à l’exemple de « Remake The World » dont les paroles (« Quelques-uns possèdent tout, quand trop de gens n’ont rien ») déplaisent au régime ségrégationniste de Pretoria. « La chanson a été interdite de diffusion sur la SABC [South African Broadcasting Corporation]) », écrit le Sunday Times de Johannesburg en septembre 1977. 

Pourtant, Jimmy Cliff est autorisé à se produire en Afrique du Sud en 1980. Habillé en treillis militaire – allusion à l’Armée populaire de libération de la Namibie en conflit contre la tutelle sud-africaine ? –, il chante dans le township de Soweto devant près de 20 000 personnes. Et envoie un message clair sur son album suivant intitulé Give The People What They Want avec le morceau « Majority Rule » (la majorité gouverne).

Au cours de sa carrière, d’autres concerts marquants, très souvent devant des foules considérables, ont été organisés au Ghana, au Zaïre, en Zambie, à Madagascar, au Maroc, en Tunisie, en Algérie ou encore en Côte d’Ivoire lors du festival Abireggae en 2015. Dans sa quête identitaire, le Jamaïcain, propriétaire d’un terrain au Liberia, a également parcouru le continent du nord au sud et d’est en ouest à titre personnel. 

Tous ces voyages ont eu un impact sur le plan artistique. Non seulement en termes d’inspiration (de Meeting in Afrika à l’album de 2022 Refugees sur la pochette duquel il campe un pharaon), mais aussi à travers ses relations avec des instrumentistes et chanteurs d’Afrique. Parmi eux, le percussionniste ghanéen Rebop Kwaku Baah présent à ses côtés lors de plusieurs tournées, le Camerounais Lapiro de M’Banga qui l’invite à partager le micro sur « No Make Erreur » en 1986. Un an plus tard, profitant de son séjour à Kinshasa où il était programmé au Palais du peuple, Jimmy Cliff enregistre sur les deux rives du Congo avec l’OK Jazz de Franco, l’Afrisa International de Tabu Ley Rochereau et Grand Zaiko Wawa, émanation de Zaiko Langa Langa emmenée par Manuaku Waku. « Shout For Freedom », le mini-album qui en résulte, illustre une indéniable attirance pour les musiques du continent.  

À la tête d’une vaste discographie qui totalise une quarantaine d’albums, la star jamaïcaine, récompensée par quatre Grammy Awards et entrée au prestigieux Rock & Roll Hall of Fame en 2010 a inspiré de nombreux artistes, comme le Sud-Africain Lucky Dube, devenu à son tour un reggaeman de référence.

Ses tubes ont été repris des dizaines de fois, dont certains dès les années 70 par des groupes africains tels que les Capverdiens Tulipa Negra et Voz Di Cabo Verde ou la Sud-Africaine Margaret Singana. Avec « Hakuna Matata », succès planétaire composé par Elton John et interprété en 1994 pour la bande originale du film d’animation Le Roi Lion, sa voix est devenue indissociable de l’Afrique. 

RFI

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À la UneNouvelles nécrologiques

Décès de Blaise Esabe, batteur du groupe BCBG de JB Mpiana

by admin9775 3 novembre 2025
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Lubumbashi, 2 novembre 2025 – Le monde de la musique congolaise est à nouveau en deuil. Blaise Esabe, batteur du groupe BCBG de JB Mpiana, est décédé ce dimanche à l’aéroport international de Luano à Lubumbashi, où la formation s’était rendue pour une production artistique. Cette disparition survient moins d’un an après celle de Séguin Mignon (Blaise Bongongo), autre membre éminent du groupe.

Un drame soudain

Selon des sources proches de l’affaire, le musicien a été victime d’un malaise soudain alors qu’il se préparait à embarquer sur un vol d’Air Congo. Immédiatement transporté d’urgence à l’hôpital Félix Tshilombo CNSS, tous les efforts déployés par le personnel médical pour le réanimer sont malheureusement restés vains.

Une perte immense pour le BCBG

Avec la disparition de Blaise Esabe, JB Mpiana et le groupe BCBG perdent un batteur au talent reconnu, dont le sens du rythme et la présence scénique constituaient des atouts majeurs pour la formation musicale. Son départ crée un vide immense au sein du groupe, déjà éprouvé par la perte récente de Séguin Mignon.

Deuxième deuil en moins d’un an

Cette nouvelle tragédie plonge une fois de plus la famille BCBG et l’ensemble de la scène musicale congolaise dans la consternation. Le décès de Blaise Esabe rappelle la vulnérabilité des artistes et la précarité qui peut parfois caractériser leur existence, malgré la joie qu’ils apportent à travers leur art.

La carrière de Blaise Esabe restera marquée par sa contribution au succès du BCGB et à l’évolution de la musique congolaise moderne, dont il aura été l’un des artisans rhythmiques les plus appréciés de sa génération.

Par Pascal Numbi, correspondant à Lubumbashi
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Décès de Monseigneur Faustin Ngabo, ancien évêque de Goma et figure de paix au Nord-Kivu

by admin9775 27 octobre 2025
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Goma, 27 octobre 2025 – La communauté catholique de Goma est en deuil. Monseigneur Faustin Ngabo, évêque émérite du diocèse de Goma, s’est éteint ce dimanche à l’âge de 90 ans à l’hôpital Charité Maternelle, des suites d’une courte maladie. La nouvelle a été confirmée par la chancellerie du diocèse, plongeant fidèles et autorités religieuses dans une profonde tristesse.

Un ministère épiscopal de trente-six ans

Né en 1935 à Lokwa, Mgr Ngabo a marqué de son empreinte la vie religieuse du Nord-Kivu. Ordonné prêtre puis nommé évêque de Goma en 1974, il a dirigé le diocèse pendant trente-six ans, jusqu’à sa retraite en 2010. Durant ces décennies de service, il s’est imposé comme un artisan de paix infatigable dans une région régulièrement secouée par les conflits armés et les divisions ethniques.

Un engagement pour la paix et la réconciliation

Sa voix, « empreinte de sagesse et de compassion », selon les témoignages, résonnait comme un appel constant à l’unité et à la cohésion sociale. Son engagement pour la paix lui avait même valu d’échapper à une attaque armée dans la nuit du 27 au 28 octobre 2007 alors qu’il se trouvait à Himbi en compagnie d’un membre de sa famille.

Bâtisseur et promoteur du développement

Sous son épiscopat, le diocèse de Goma a connu un important développement pastoral et social. Mgr Ngabo est à l’origine de la création de nombreuses paroisses, écoles, hôpitaux et centres de santé, ainsi que d’structures caritatives comme la Caritas diocésaine et le Bureau de développement (BPD).

Héritage spirituel et social

Considéré comme un « bâtisseur et un père spirituel », Mgr Ngabo aura consacré sa vie à l’amélioration des conditions de vie des chrétiens et à la promotion de l’éducation et de la solidarité. Dans un communiqué nécrologique, l’abbé chancelier Christian Kisonia a exprimé le souhait que Dieu « l’accueille dans son royaume et lui accorde la grâce de le contempler dans sa grande magnificence ».

La disparition de Monseigneur Faustin Ngabo marque la fin d’une ère pour l’Église catholique du Nord-Kivu, mais son héritage de paix, de réconciliation et de développement social continuera d’inspirer les générations futures.

Par Basengezi Ntomo, correspondant à Goma
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Nouvelles nécrologiques

Décès de Léon Likabu Ricky, pilier du groupe Staff Benda Bilili

by admin9775 25 octobre 2025
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La scène musicale congolaise est en deuil. Léon Likabu Ricky, membre fondateur du légendaire groupe Staff Benda Bilili, s’est éteint, laissant derrière lui un héritage artistique et humain immense. Porté disparu, ce pilier de la rumba congolaise avait conquis le monde entier avec son groupe de musiciens paraplégiques, devenu un symbole universel de résilience et de dignité.

Une ascension mondiale née dans les rues de Kinshasa

Le groupe s’était fait connaître internationalement grâce au film documentaire Benda Bilili!, présenté au Festival de Cannes en 2010. Ce long-métrage retraçait le parcours extraordinaire de ces musiciens paraplégiques qui, malgré leur vie dans les rues de Kinshasa, avaient transcendé leur condition grâce à leur passion et leur talent musical. Le documentaire avait ému la planète entière et propulsé Staff Benda Bilili sur les plus grandes scènes internationales.

Un héritage de résilience et d’espoir

Par sa détermination sans faille, Léon Likabu Ricky avait contribué à faire du Staff Benda Bilili bien plus qu’un groupe musical : un symbole d’espoir, capable d’inspirer bien au-delà des frontières congolaises. « Ricky n’était pas seulement un musicien, c’était un guide, un père spirituel pour toute une génération d’artistes congolais », ont écrit les membres du groupe dans un message d’hommage poignant.

Une mémoire collective marquée à jamais

Sa voix distinctive, son charisme naturel et son engagement artistique resteront gravés dans la mémoire collective de la rumba congolaise et dans le cœur de tous ceux qui ont cru, grâce à lui, en la puissance de la musique comme instrument de transformation sociale.

Avec la disparition de Léon Likabu Ricky, c’est une page majeure de l’histoire musicale congolaise qui se tourne. Mais son œuvre, porteuse d’un message universel de courage et de beauté née de l’adversité, continuera à faire danser et rêver le monde, témoignant pour les générations futures qu’aucun handicap ne peut entraver la puissance créatrice de l’esprit humain.

Par Marius Bopenga
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La culture congolaise en deuil : disparition de Chéri Chérin, géant de la peinture populaire

by admin9775 25 octobre 2025
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Le monde de l’art et de la culture congolaise est en deuil. Chéri Chérin, l’un des plus éminents représentants de la peinture populaire congolaise, s’est éteint, laissant orphelin un pan entier de la création artistique nationale. La nouvelle de sa disparition a provoqué une vive émotion dans les milieux culturels et politiques.

Un artiste au pinceau vibrant et profond

Chéri Chérin laisse derrière lui une œuvre monumentale qui, selon de nombreux observateurs, « racontait l’histoire du peuple, de la vie, de l’espoir et de la vérité ». Son art, caractérisé par des couleurs vives et des compositions narratives, constituait une chronique visuelle de la société congolaise, saisissant avec une rare acuité ses réalités complexes, ses luttes et ses aspirations.

Une reconnaissance internationale

L’artiste s’était fait remarquer bien au-delà des frontières congolaises, notamment par une « apparition mémorable sur TV5 Monde » où il avait « réussi à faire briller l’art congolais » sur la scène internationale. Sa capacité à traduire les réalités sociales en un langage pictural universel avait contribué à forger sa renommée.

Hommage du gouvernement

Le ministre de la Communication et des Médias, Patrick Muyaya, a exprimé sa profonde émotion sur les réseaux sociaux, qualifiant cette disparition d’« une perte énorme » pour la culture nationale. Dans un tweet, le porte-parole du gouvernement a rendu hommage au « génie artistique » de Chéri Chérin, soulignant que ses toiles « puissantes et colorées » avaient réussi à capturer « l’essence même du Congo, entre douleurs collectives, éclats de joie et mémoire vivante ».

Un héritage immortel

Si « son pinceau est tombé silencieux », comme le relèvent ses proches, « ses couleurs continueront d’éclairer nos souvenirs ». L’œuvre de Chéri Chérin demeure en effet un patrimoine pictural « immortel dans la conscience artistique congolaise », selon les mots du ministre Muyaya.

La disparition de Chéri Chérin marque la fin d’une ère dans la peinture congolaise contemporaine, mais son influence continuera d’inspirer les générations futures d’artistes, témoignant de la vitalité et de la richesse de la création culturelle en République Démocratique du Congo.

Par Marius Bopenga
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La communauté éducative en deuil après la disparition de Bonette Elombe, l’enseignante star de TikTok

by admin9775 21 octobre 2025
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Figure inspirante et passionnée, elle avait conquis les réseaux sociaux avec ses contenus pédagogiques innovants

Le monde de l’éducation et les réseaux sociaux sont en deuil. Bonette Elombe, enseignante célèbre et créatrice de contenus pédagogiques sur TikTok, est décédée ce lundi à Kinshasa des suites d’une maladie, a annoncé sa famille.

Une enseignante passionnée devenue star des réseaux sociaux

Reconnue pour son approche singulière et son amour de l’enseignement, Bonette Elombe s’était imposée comme une figure inspirante sur les réseaux sociaux, en particulier sur TikTok. À travers ses vidéos, elle revisitait avec humour, rigueur et une pointe de nostalgie les méthodes d’enseignement d’antan, captivant un public varié allant des élèves aux parents en passant par ses pairs enseignants.

Ses contenus, à la fois éducatifs et divertissants, mettaient en scène le quotidien scolaire congolais avec un réalisme et une authenticité qui lui ont valu des milliers d’abonnés. Elle incarnait l’image de l’enseignante à la fois exigeante, bienveillante et profondément attachée aux valeurs de l’école.

Hommages institutionnels et reconnaissance nationale

La nouvelle de sa disparition a provoqué une vague d’émotion au plus haut niveau de l’État. Le ministère de l’Éducation nationale et de la Nouvelle citoyenneté a salué, dans un communiqué publié sur X, la mémoire d’une « enseignante dévouée, passionnée par son métier et admirée pour sa manière exemplaire de transmettre le savoir à ses élèves ».

Le ministère a également rappelé son engagement indéfectible en faveur des réformes éducatives, faisant d’elle « une véritable ambassadrice du Projet d’Amélioration de la Qualité de l’Enseignement Primaire (PEQIP), qu’elle incarnait avec fierté et conviction ».

La Première ministre touchée par sa disparition

La Première ministre Judith Suminwa a réagi à son tour sur X, exprimant sa tristesse : « J’ai appris avec beaucoup de tristesse le décès de Madame Bonette Elombe. Une enseignante passionnée et créative, elle avait su faire de l’école un lieu d’épanouissement et de joie pour ses élèves. »

Elle a salué les « méthodes pédagogiques novatrices » de la défunte et son amour du métier, qui « ont fait d’elle un repère pour toute la communauté éducative », présentant ses « sincères condoléances à sa famille et ses élèves ».

Une source inspiration pour la jeunesse

Au-delà des cercles officiels, de nombreux internautes, collègues, élèves et anciens élèves ont rendu hommage à « une femme passionnée », « une éducatrice hors pair » et « une source d’inspiration pour la jeunesse ». Son héritage pédagogique et son engagement pour une éducation de qualité resteront gravés dans la mémoire collective.

La disparition de Bonette Elombe laisse un grand vide dans le paysage éducatif congolais, mais son œuvre et son inspiration continueront de rayonner à travers les nombreux contenus qu’elle a partagés et les vies qu’elle a touchées.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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