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Category:

Economie

À la UneEconomie

Énergie : la RDC se tourne vers le Nigeria pour sécuriser son approvisionnement en carburant

by admin9775 16 avril 2026
written by admin9775

Face aux tensions sur les marchés pétroliers, la République démocratique du Congo accélère sa stratégie de diversification de ses sources d’approvisionnement en carburant. Le Vice-Premier ministre et ministre de l’Économie, Daniel Mukoko Samba, a conduit une mission officielle au Nigeria pour négocier un partenariat direct avec la Raffinerie Dangote, la plus grande du continent.

Selon un communiqué du ministère de l’Économie nationale daté du 14 avril, cette initiative du gouvernement dirigé par Judith Suminwa Tuluka vise à garantir la disponibilité des produits pétroliers en contournant les circuits traditionnels, souvent soumis à de fortes fluctuations internationales. La délégation congolaise a notamment échangé avec le milliardaire nigérian Aliko Dangote en vue d’établir un canal d’approvisionnement direct.

Malgré d’importantes ressources en hydrocarbures, notamment dans le Graben Albert et en offshore, la République démocratique du Congo reste fortement dépendante des importations de produits raffinés, faute d’infrastructures locales suffisantes. Cette dépendance expose le pays aux chocs des prix mondiaux et aux tensions géopolitiques.

L’objectif affiché par les autorités est de diversifier les sources d’approvisionnement, renforcer la résilience énergétique et mieux anticiper les fluctuations du marché.

Avec une capacité de production estimée à 650 000 barils par jour, la Raffinerie Dangote constitue aujourd’hui un acteur clé de l’approvisionnement pétrolier en Afrique, exportant déjà vers plusieurs pays du continent.

Au-delà de l’urgence conjoncturelle, cette démarche s’inscrit dans une logique de coopération sud-sud, alors que le groupe Dangote intensifie sa présence en Afrique centrale. Un éventuel accord pourrait contribuer à stabiliser les prix à la pompe en RDC, où les capacités de stockage demeurent limitées.

Des observateurs saluent cette offensive diplomatique, tout en soulignant la nécessité, à long terme, de développer une industrie nationale de raffinage afin de réduire durablement la dépendance extérieure.

Si aucun détail chiffré n’a encore été rendu public, cette initiative illustre la montée en puissance de la diplomatie économique du gouvernement Suminwa, en cohérence avec les ambitions de la Zone de libre-échange continentale africaine, et pourrait ouvrir la voie à des partenariats énergétiques plus larges sur le continent.

Par Marius Bopenga
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À la UneEconomie

RDC : 1,25 milliard USD levés, cap sur les infrastructures et le développement

by admin9775 14 avril 2026
written by admin9775

La République démocratique du Congo franchit une étape majeure de son intégration financière internationale. Le ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi, a annoncé lundi la réussite de la toute première émission d’Eurobond du pays, baptisée « Mbote », qui a permis de mobiliser 1,25 milliard de dollars sur les marchés internationaux.

Lors d’une conférence de presse à Kinshasa, l’argentier national a donné à cette opération une portée symbolique forte, établissant un parallèle avec la récente qualification des Équipe nationale de football de la RDC à la Coupe du monde 2026. « Mbote n’est pas qu’une salutation, c’est un message au monde : la RDC est prête et ouverte aux affaires », a-t-il déclaré.

Une reconnaissance des marchés financiers

Au-delà du montant levé, le gouvernement met en avant la dimension qualitative de cette opération. « Nous ne célébrons pas 1,25 milliard USD, mais la reconnaissance par les marchés de l’amélioration du risque de crédit de la RDC », a souligné Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi.

Cette évolution est attribuée aux réformes engagées depuis 2019 sous l’impulsion du président Félix Tshisekedi et mises en œuvre par le gouvernement dirigé par la Première ministre Judith Suminwa Tuluka.

Des fondamentaux macroéconomiques jugés solides

Face aux interrogations sur le recours à l’endettement, le ministre a tenu à rassurer. Le déficit budgétaire s’est établi à 2,4 % du PIB en 2025, tandis que le ratio d’endettement reste limité à 18,1 %. Une trajectoire qui, selon les autorités, renforce la crédibilité du pays auprès des investisseurs.

La dynamique économique reste soutenue, avec une croissance moyenne de 7 % sur les quatre dernières années et des perspectives supérieures à 5 % jusqu’en 2027. L’inflation, contenue à 2,3 % en 2025, ainsi que des réserves couvrant au moins trois mois d’importations, témoignent également de cette stabilité.

Des investissements structurants en perspective

Les fonds mobilisés serviront à financer des projets majeurs inscrits dans le Programme national stratégique de développement (PNSD) 2024-2028. Parmi les priorités figurent la modernisation de l’Aéroport international de N’djili, la construction du barrage de Katende et le développement des infrastructures interprovinciales, notamment en matière de mobilité urbaine.

Vers une meilleure structuration du marché financier

Sur le plan de la gouvernance, Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi a insisté sur les exigences accrues de transparence et de discipline qu’impose ce type de financement. Il a également annoncé la mise en place prochaine d’une courbe des taux, destinée à faciliter l’accès au crédit pour le secteur privé et à structurer davantage le marché financier domestique.

Une ambition de crédibilité internationale

Le ministre a enfin salué l’implication des experts nationaux dans la réussite de cette opération. « Ce n’est pas une victoire importée, c’est le génie congolais qui a convaincu les marchés », a-t-il affirmé.

Avec cette première émission d’Eurobond, la République démocratique du Congo ambitionne de renforcer son attractivité auprès des investisseurs internationaux et de poser les bases d’une croissance plus inclusive, dans un contexte où les enjeux de développement restent considérables.

Par Marius Bopenga
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À la UneEconomie

La Banque Centrale du Congo abaisse son taux directeur et suscite un débat sur sa stratégie monétaire

by admin9775 11 avril 2026
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La Banque centrale du Congo (BCC) a annoncé une réduction de son taux directeur de 1,5 point de pourcentage, le faisant passer de 15,0 % à 13,5 %, à l’issue de la réunion de son Comité de politique monétaire (CPM). Cette décision, rendue publique dans un communiqué consulté vendredi, s’inscrit dans une volonté affichée de soutenir l’activité économique tout en maintenant le cap sur la stabilité des prix.

Selon la BCC, cet ajustement vise à préserver un taux d’intérêt réel « largement positif », estimé à 11,3 points de pourcentage par rapport à l’inflation en glissement annuel. L’institution monétaire entend ainsi maintenir l’attractivité des placements en monnaie nationale et renforcer l’ancrage des anticipations inflationnistes.

Dans un contexte marqué par la volatilité des prix des matières premières et des pressions persistantes sur le taux de change, la banque centrale poursuit ses efforts pour consolider la stabilité macroéconomique. Le taux directeur, principal levier de la politique monétaire, influence directement le coût du crédit, les conditions de financement des entreprises et, plus largement, le rythme de l’activité économique.

Vers un encadrement plus strict des flux en devises

Parallèlement, la BCC a annoncé une mesure structurante : à compter du 9 avril 2027, aucune banque commerciale ne sera autorisée à importer physiquement des devises étrangères. Pour André Wameso, gouverneur de l’institution, cette décision vise à renforcer la sécurité des approvisionnements en devises et à lutter contre les risques de blanchiment de capitaux ainsi que le financement du terrorisme.

Des propositions controversées sur le rôle économique des églises

Au-delà des mesures strictement monétaires, le gouverneur a suscité le débat en appelant les églises à s’impliquer davantage dans le financement de l’économie. André Wameso a ainsi comparé les offrandes religieuses — communément appelées « Mabonza » — à une forme de financement participatif (crowdfunding), suggérant qu’une partie des dîmes pourrait être orientée vers le financement des petites et moyennes entreprises (PME).

« Imaginez ce que les PME pourraient recevoir chaque dimanche si une partie des offrandes était consacrée à leur financement. Cela transformerait profondément notre économie », a-t-il déclaré, plaidant pour une contribution accrue des institutions religieuses au développement économique.

Vives critiques dans le monde académique et politique

Ces orientations ne font toutefois pas l’unanimité. Godé Mpoy a exprimé son désaccord avec la stratégie du gouverneur, tandis que plusieurs économistes dénoncent des « incohérences » dans l’approche globale de la BCC.

Ce professeur d’économie met en garde contre les effets potentiellement contre-productifs de certaines mesures. « Dans un pays à faible couverture bancaire, imposer la bancarisation des transactions en dollars relève d’une approche économicide », estime-t-il. Il souligne également que la digitalisation accrue des flux en devises pourrait freiner la fluidité des échanges dans un environnement encore peu équipé en infrastructures électroniques.

Selon cet expert, une pression accrue sur la demande de franc congolais, dans un contexte économique fragile, pourrait paradoxalement alimenter les tensions inflationnistes que la BCC cherche précisément à contenir.

Entre stabilisation et relance, un équilibre délicat

La réduction du taux directeur et les réformes annoncées traduisent la volonté de la Banque centrale du Congo de naviguer entre impératifs de stabilisation et besoins de relance économique. Toutefois, les débats qu’elles suscitent illustrent les défis complexes auxquels font face les autorités monétaires dans un environnement marqué par des contraintes structurelles et une forte sensibilité aux chocs externes.

Dans ce contexte, la crédibilité et la cohérence des politiques mises en œuvre apparaissent plus que jamais déterminantes pour asseoir durablement la stabilité macroéconomique du pays.

Par Pascal Kabeya
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À la UneEconomie

La RDC fait une entrée remarquée sur les marchés financiers internationaux avec une émission obligataire record

by admin9775 10 avril 2026
written by admin9775

Kinshasa a levé 1,25 milliard de dollars lors de sa première émission d’euro-obligations, dépassant largement ses objectifs initiaux et confirmant l’appétit des investisseurs pour les ressources stratégiques du pays.

La République démocratique du Congo a franchi, jeudi 9 avril 2026, un cap historique en réalisant sa toute première émission obligataire sur les marchés financiers internationaux. Une opération qui consacre l’entrée du géant d’Afrique centrale dans le cercle restreint des États émetteurs actifs à l’échelle mondiale.

Un succès au-delà des attentes

Initialement calibrée pour mobiliser 750 millions de dollars — dans le cadre d’un programme global pouvant atteindre 1,5 milliard —, l’opération a finalement permis de lever 1,25 milliard de dollars, selon des informations rapportées par Reuters. Ce dépassement significatif des objectifs témoigne d’un intérêt marqué de la communauté financière internationale pour la signature congolaise.

Deux tranches ont été proposées aux investisseurs :

  • Échéance 2032 (5 ans) : rendement indicatif d’environ 9,125 %
  • Échéance 2037 (10 ans) : rendement proche de 10 %

Les fonds mobilisés seront orientés en priorité vers le financement de projets d’infrastructures, considérés comme essentiels pour soutenir la croissance et améliorer la compétitivité de l’économie congolaise.

Les ressources stratégiques, moteur de l’attractivité

Cette réussite intervient dans un contexte de regain d’intérêt mondial pour les ressources naturelles de la RDC. Le pays détient des réserves considérables de cobalt et de cuivre, deux minerais indispensables à la transition énergétique et à l’électrification des transports.

Dans un contexte où les États-Unis et leurs partenaires occidentaux cherchent à diversifier leurs chaînes d’approvisionnement pour réduire leur dépendance vis-à-vis de la Chine, la RDC s’impose comme un acteur incontournable. Cette position stratégique a manifestement pesé dans la décision des investisseurs.

Des fondamentaux en amélioration

L’agence S&P Global Ratings souligne plusieurs facteurs ayant contribué à renforcer la confiance des marchés :

  • Une croissance économique soutenue
  • Une consolidation des réserves de change
  • Des efforts accrus de mobilisation des recettes publiques

Par ailleurs, une accalmie récente sur la scène internationale — notamment liée à une détente entre Washington et Téhéran — a contribué à améliorer les conditions de financement pour l’ensemble des économies émergentes, après une période de fortes tensions géopolitiques.

Des défis structurels persistants

Malgré cette avancée majeure, plusieurs facteurs de risque demeurent. L’économie congolaise reste fortement tributaire des exportations minières, ce qui l’expose à la volatilité des cours des matières premières. À ces vulnérabilités s’ajoutent :

  • L’instabilité sécuritaire persistante dans l’Est du pays
  • Le poids important des financements concessionnels dans la structure de la dette extérieure
  • La dépendance commerciale vis-à-vis de partenaires clés, en particulier la Chine
  • Les tensions régionales récurrentes

Un tournant stratégique

Cette première émission d’euro-obligations marque un tournant décisif dans la stratégie financière de la RDC. En accédant aux marchés internationaux de capitaux, Kinshasa diversifie ses sources de financement et affirme sa volonté de s’intégrer davantage dans l’économie mondiale.

Cette nouvelle donne impose toutefois des exigences accrues en matière de gouvernance, de transparence et de gestion rigoureuse de la dette publique — autant de défis que les autorités congolaises devront relever pour pérenniser la confiance des investisseurs.

Par Pascal Kabeya
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À la UneEconomie

Kinshasa : lancement de la souscription et de la formalisation à l’approche du nouveau marché central

by admin9775 8 avril 2026
written by admin9775

À l’approche de l’ouverture officielle du nouveau marché central, les autorités provinciales de Kinshasa ont enclenché, ce mardi 7 avril, une opération combinée portant sur la souscription aux étals et la délivrance des documents légaux d’exercice des activités commerciales.

À travers cette démarche, le gouvernement entend à la fois moderniser les espaces de négoce et renforcer l’encadrement du tissu économique local.

Intervenant lors de la cérémonie, le ministre provincial du Commerce, Fiston Lukwebo, a expliqué que cette initiative marque le début concret du processus d’intégration des commerçants dans le nouveau marché, tout en insistant sur l’obligation pour chaque opérateur de se conformer aux exigences légales, notamment la détention de la patente.

Pour faciliter cette opération, plusieurs sites ont été retenus à travers la ville, notamment le Jardin botanique de Kinshasa ainsi que les communes de Matete, Gombe, Bandalungwa et Limete, permettant ainsi un enregistrement de proximité pour les commerçants.

Représentant le gouverneur Daniel Bumba, le ministre provincial des Finances et de l’Économie, MaGloire Kabemba, a mis en avant la portée de cette initiative, qu’il considère comme une étape clé dans la transformation du commerce urbain.

Selon lui, il s’agit d’un engagement mutuel entre les autorités et les opérateurs économiques : offrir des infrastructures modernes et organisées, en contrepartie d’une meilleure conformité aux obligations fiscales.

Les modalités d’attribution des étals reposent sur des critères bien définis, notamment la nationalité congolaise, l’âge minimum de 18 ans, la détention d’une patente valide et la présentation d’un quitus fiscal, des conditions présentées comme des garanties de transparence dans le processus.

À l’issue de la cérémonie, MaGloire Kabemba a effectué une descente au Jardin botanique de Kinshasa afin de constater le déroulement des opérations sur le terrain.

Cette initiative a mobilisé plusieurs membres de l’exécutif provincial, des partenaires ainsi que de nombreux commerçants, venus s’informer et adhérer à cette réforme visant à structurer durablement les activités commerciales dans la capitale.

Par Pascal Kabeya
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À la UneEconomie

RDC : la guerre à l’Est pèse lourdement sur les finances publiques

by admin9775 26 mars 2026
written by admin9775

La dégradation de la situation sécuritaire dans l’est de la République démocratique du Congo a eu un impact significatif sur les équilibres budgétaires du pays, selon les dernières données disponibles.

Les dépenses de défense ont ainsi fortement augmenté, triplant en une année pour atteindre 3,4 % du PIB en décembre 2025. Cette hausse s’explique par l’intensification des opérations militaires face à l’insécurité persistante, notamment liée aux activités des rebelles du M23. Dans ce contexte, le gouvernement a également procédé au doublement de la rémunération des militaires et des policiers, afin de renforcer leur moral et de limiter les risques de défection.

Un déficit budgétaire en hausse

Cette pression sécuritaire a directement affecté les finances publiques. Le déficit budgétaire global est passé de 1,9 % du PIB en 2024 à environ 2,9 % en 2025. Cette dégradation résulte à la fois de l’augmentation des dépenses de sécurité et de la masse salariale publique, mais aussi de la baisse des recettes fiscales dans les zones affectées par le conflit.

La masse salariale de l’État a progressé de 0,6 point pour atteindre 4,9 % du PIB, représentant désormais près d’un tiers des dépenses totales.

Des recettes en baisse dans les zones en conflit

Les pertes de recettes sont également notables. La fermeture temporaire de plusieurs bureaux de l’administration fiscale dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, combinée au ralentissement de l’activité économique, y compris à Kinshasa, a entraîné un manque à gagner estimé à environ 0,5 % du PIB.

Des mesures d’austérité pour contenir la pression

Face à ces contraintes, les autorités ont mis en place des mesures d’ajustement budgétaire. Celles-ci ont permis de générer des économies équivalentes à 0,5 % du PIB, notamment à travers la réduction des dépenses en biens et services, une baisse de 20 % des salaires des hauts fonctionnaires, ainsi que la diminution de certains transferts et subventions.

Une priorité sécuritaire confirmée pour 2026

Dans le budget 2026, la priorité accordée à la sécurité se confirme. Les dépenses liées aux opérations sécuritaires et humanitaires sont estimées à 2,5 % du PIB, soit environ 12,3 % des dépenses totales. Le secteur de la sécurité représente à lui seul 15 % du budget sectoriel global.

Ces chiffres illustrent le coût élevé de la guerre pour l’économie congolaise, dans un contexte où la stabilité sécuritaire demeure un préalable essentiel au redressement économique et à la mobilisation des ressources publiques.

Par Marius Bopenga
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À la UneEconomie

RDC : face aux tensions internationales, le gouvernement rassure sur l’approvisionnement en carburant

by admin9775 26 mars 2026
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Dans un contexte international marqué par les tensions au Moyen-Orient et leurs répercussions sur le marché énergétique mondial, la ministre d’État en charge des Hydrocarbures, Acacia Bandubola Mbongo, a réuni ce mardi 24 mars 2026 les principaux acteurs du secteur pétrolier en République démocratique du Congo.

Autour de la table figuraient plusieurs entreprises majeures opérant dans la distribution et la logistique des produits pétroliers, notamment la SEP Congo, Engen, Cobil, la SOCIR, ainsi que LOG, CPPN, Lerexcom Petroleum et SPSA Cobil. L’objectif de cette rencontre était d’évaluer l’état des approvisionnements en hydrocarbures et d’anticiper d’éventuelles perturbations liées à la conjoncture internationale.

À l’issue des échanges, Joseph Mankondo Maboko, président du Comité Professionnel des Pétroliers Nationaux affilié à la Fédération des Entreprises du Congo, a qualifié la réunion de « très importante » pour la stabilité du secteur. Il a tenu à rassurer la population, affirmant que « le carburant est disponible en grande quantité » et qu’il n’y a « pas lieu de céder à la panique ».

Cette initiative s’inscrit dans le cadre des missions confiées au ministère des Hydrocarbures par l’ordonnance n° 25/293 du 15 décembre 2025, qui encadre notamment la gestion des stocks stratégiques, l’octroi des droits d’exploitation, le suivi des conventions pétrolières ainsi que le contrôle technique et commercial du secteur.

Dans un environnement international incertain, les autorités congolaises misent ainsi sur une coordination renforcée avec les opérateurs pour garantir la sécurité énergétique du pays et préserver la stabilité du marché intérieur, évitant toute spéculation ou rupture d’approvisionnement.

Par Pascal Kabeya
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À la UneEconomie

La Banque centrale du Congo ouvre une enquête après la diffusion d’une vidéo controversée

by admin9775 24 mars 2026
written by admin9775

La Banque Centrale du Congo a annoncé l’ouverture d’une enquête à la suite de la diffusion, sur les réseaux sociaux, d’une vidéo montrant des opérations financières impliquant d’importantes sommes d’argent en espèces, une affaire qui suscite de nombreuses interrogations au sein de l’opinion publique.

Dans un communiqué officiel, l’institution monétaire affirme avoir pris la situation très au sérieux et s’être rapidement saisie du dossier, en collaboration avec les services publics compétents, afin de faire toute la lumière sur les faits relayés en ligne et d’en déterminer la véracité ainsi que la portée.

Selon la BCC, cette démarche vise à vérifier la nature des opérations visibles dans la vidéo et à évaluer leur conformité avec les règles en vigueur en matière de gestion financière, notamment en ce qui concerne la manipulation des espèces et, plus particulièrement, les transactions en devises, un domaine strictement encadré par la réglementation.

L’enquête devra également permettre d’identifier les éventuelles responsabilités, les autorités n’excluant pas de situer les acteurs impliqués et d’établir d’éventuels manquements si des irrégularités sont avérées, ce qui pourrait conduire à des sanctions conformément aux dispositions légales en vigueur.

La Banque Centrale du Congo insiste, par ailleurs, sur l’importance du respect strict des normes qui encadrent les flux financiers, mettant en avant les principes de transparence et de sécurité comme fondements essentiels du bon fonctionnement du système financier national.

À travers cette enquête, l’institution réaffirme son engagement à garantir un environnement financier conforme aux standards établis, tout en veillant à préserver la confiance du public et à assurer l’intégrité ainsi que la crédibilité des opérations financières en République démocratique du Congo.

Par Marius Bopenga
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Daniel Mukoko Samba plaide pour des chaînes de valeur agro-industrielles en République démocratique du Congo

by admin9775 19 mars 2026
written by admin9775

Intervenant devant un parterre de journalistes et d’acteurs sino‑congolais, Mukoko a insisté sur le besoin d’un effort concerté -politiques publiques ciblées, investissements dans les infrastructures, formation et soutien aux transformations locales- pour que la richesse minière profite réellement à l’économie réelle. Sa prise de parole inscrit la question économique au cœur des priorités nationales: ne plus subir les cycles des matières premières, mais les utiliser comme catalyseur d’industries compétitives et d’emplois pour les Congolais. Le message est limpide: la rente minière ne doit plus être une rente stérile, mais le combustible d’une transition productive.

Le riz, le café, le chili, l’huile de palme, le blé, le cacao et le maïs figurent parmi les produits jugés stratégiques pour soutenir la diversification économique de la République démocratique du Congo, a indiqué mercredi le vice-Premier ministre en charge de l’Économie, Daniel Mukoko Samba, lors du Forum des médias RDC-Chine organisé à Kinshasa.

Selon lui, la transformation structurelle de l’économie congolaise passe par le développement de chaînes de valeur agro-industrielles capables de générer davantage de valeur ajoutée, d’emplois et d’innovation.

Il a expliqué que la diversification économique doit s’opérer à deux niveaux complémentaires, notamment en s’appuyant sur les ressources issues des secteurs traditionnels pour stimuler l’émergence d’activités économiques variées.

Dans ce contexte, les produits agricoles comme le maïs, le riz, le blé, l’huile de palme, le café, le cacao et le chili apparaissent comme des leviers essentiels pour bâtir une économie moins dépendante des matières premières

Le vice-Premier ministre a également souligné que la coopération entre la RDC et la Chine, longtemps centrée sur les industries extractives et les infrastructures, doit désormais évoluer vers un modèle basé sur la transformation locale et la création de chaînes de valeur complètes

Pour Daniel Mukoko Samba, la forte dépendance à un nombre limité de ressources expose l’économie nationale aux fluctuations des marchés internationaux, d’où l’urgence de convertir les recettes minières en investissements productifs dans d’autres secteurs

Il a notamment mis en avant le potentiel du cobalt, dont la RDC est l’un des principaux producteurs mondiaux, en insistant sur la nécessité de développer des capacités locales de transformation, notamment dans la fabrication de composants pour batteries destinées aux véhicules électriques.

Au-delà du secteur minier, il a également évoqué les ressources forestières du pays, encore largement exportées sous forme brute, plaidant pour leur transformation locale afin de stimuler des industries comme le mobilier, la construction, le papier et l’artisanat.

À travers cette vision, les autorités congolaises entendent amorcer un tournant économique visant à réduire la dépendance aux exportations de matières premières et à renforcer une croissance plus inclusive et durable.

Par Pascal Kabeya
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La Société nationale d’électricité relance les discussions avec la Zambie pour stabiliser l’approvisionnement en électricité

by admin9775 14 mars 2026
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Après près de huit années de différend énergétique avec la Zambie, la Société nationale d’électricité (SNEL) intensifie ses efforts pour restaurer une coopération durable et garantir une alimentation stable en électricité dans les régions frontalières de la République démocratique du Congo.

Le vendredi 13 mars 2026, le directeur général de la SNEL, Teddy Lwamba, s’est rendu à Lusaka afin de rencontrer les autorités zambiennes en charge du secteur énergétique. Il était accompagné du rapporteur de la commission Infrastructures de l’Assemblée nationale ainsi que de plusieurs députés représentant les territoires affectés par les difficultés d’approvisionnement.

Relancer la coopération énergétique régionale

Cette mission vise à relancer les discussions avec le Southern African Power Pool (SAPP) et la compagnie nationale zambienne ZESCO afin de trouver une solution durable au contentieux qui perturbe l’approvisionnement en électricité dans certaines localités frontalières depuis plusieurs années.

Pour les autorités congolaises, la reprise du dialogue constitue une étape importante pour stabiliser la fourniture d’électricité dans ces zones et rétablir une coopération énergétique plus structurée entre les deux pays.

Des initiatives nationales pour réduire la dépendance

Parallèlement aux discussions régionales, la SNEL met en avant plusieurs initiatives nationales visant à renforcer l’autonomie énergétique de certaines villes frontalières, notamment Sakania, Mokambo, Kasenga et Pweto.

Ces mesures ont pour objectif d’améliorer la desserte locale en électricité et de réduire progressivement la dépendance aux importations énergétiques.

Une stratégie d’intégration énergétique en Afrique australe

Pour Kinshasa, le rétablissement du dialogue avec Lusaka s’inscrit dans une stratégie plus large de coopération énergétique régionale. L’interconnexion des réseaux électriques est considérée comme un levier essentiel pour garantir la continuité du service et faire face aux fluctuations de production.

À travers cette démarche, la République démocratique du Congo affirme sa volonté de transformer ce différend historique en opportunité de coopération régionale, tout en assurant aux populations frontalières un accès plus fiable et durable à l’électricité.

Par Marius Bopenga
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